L’ancienne garde du PLQ sur la corde raide

Les policiers de l’UPAC s’approchent dangereusement de l’entourage immédiat de Jean Charest.

L’ancienne garde libérale ne doit pas bien dormir par les temps qui courent. Les perquisitions dans les bureaux du PLQ sont suivies de… perquisitions chez les grands argentiers de la formation sous le régime de Jean Charest.

Il faut lire en parallèle les comptes-rendus des médias sur les perquisitions menées jeudi au siège social de Shockbéton et sa filiale Saramac et Construction Garnier et le papier de Denis Lessard dans La Presse.

Les policiers de l’Unité permanente anticorruption (UPAC) poussent encore un peu plus loin leurs enquêtes sur le financement illégal du PLQ. Et ils s’approchent dangereusement de l’entourage immédiat de l’ex premier ministre, Jean Charest.

L’un des propriétaires de Shockbéton, Marc Bibeau, était le grand responsable du financement au parti. Il en menait si large que l’entrepreneur Lino Zambito avait dû lui demander la permission, en 2007, pour organiser un cocktail de financement impliquant l’ex-vice-première ministre, Nathalie Normandeau.

Quelques heures à peine avant cette nouvelle vague de perquisitions, le collègue Lessard racontait que le financement sectoriel était déjà à l’agenda de M. Charest du temps où il était chef de l’Opposition. Flanqué de Marc Bibeau, le chef libéral multipliait les tournées et les offensives auprès de certaines catégories de professionnels, dont les grands cabinets d’avocat, pour récolter des fonds.

On le sait maintenant avec les travaux de la commission Charbonneau, le financement sectoriel est dans l’antichambre de la fraude électorale. Ces pratiques étaient légales et légitimes, mais elles ouvraient la porte à l’utilisation de prête-noms et aux inévitables retours d’ascenseurs des politiciens élus envers leurs généreux bailleurs de fonds du monde des affaires…

L’UPAC a rencontré une quinzaine de personnes dans la journée de jeudi, alors que les policiers récoltaient des preuves documentaires chez Shockbéton, Saramac et Garnier. Tout comme Marc Bibeau, le patron de Garnier, Guiseppe Borsellino, était un proche des libéraux. L’ancien ministre de la Sécurité publique et de la Justice, Jacques Dupuis, était l’un des plus fidèles convives lors du bal annuel donné par l’entrepreneur. Pendant qu’il ne s’occupait pas de la collusion à Montréal, M. Borsellino trouvait du temps pour venir en aide aux enfants en difficultés, via sa fondation, Garnier Kids.

Depuis qu’un consortium de médias a mis la main sur les premiers mandats de perquisition au bureaux du PLQ, on sait que l’UPAC enquête sur un vaste stratagème de financement illégal au PLQ, en échange de contrats publics.

La grande inconnue, c’est de savoir jusqu’où les policiers iront dans leur traque à l’argent sale.

 

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Enfin nous y sommes rendus mais je me questionne sur la possibilité que l’UPAQ saura mener l’enquête sans avoir des bâtons dans les roues car nous savons qu’une enquête s’est arrêtée dans le bureau du premier ministre Jean Charest à une certaine époque sur entre autre une écoute électronique

Beaucoup de québécois pensent que Jean Charest ainsi que sa garde rapprochée devraient être finalement questionnés par les autorités policières et la Commission Charbonneau
Nathalie Normandeau qui vient de quitter son emploi après les perquisitions de l’UPAC de cette semaine auprès de la famille Bibeau, Jacques Dupuis qui était sur tous les plateaux de TV (mais que l’on ne voit plus) et bien sûr Jean Charest lui-même qui recevait un deuxième salaire de 75,000.00 dollars en plus d’instaurer un système de collection d’au moins de $100,000.00 par chacun et chacune de ses ministres auprès d’entreprises et d’individus sont les personnes qui ne peuvent pas être ignorés dans ce processus d’en finir avec la collusion et la corruption.
Les laisser filer serait une grosse erreur.