L’anglais: langue officielle de l’automobile française

Juste un mot pour vous dire que, lors d’un séjour en France cet été, j’ai pu ajouter deux éléments à ma collections de slogans anglophones de sociétés françaises.

* Les pubs de Renault à la télé française se terminent par ce slogan: Renault – Quality Made

Sur son site français on peut consulter son compte à My Renault, louer une voiture à Renault Rent, découvrir le nouveau moteur Energy ou s’abonner à la newsletter.

* L’autre grand voiturier français, Citroën, semble avoir un léger remord en ortographiant en français son slogan angliche: Citroën – Créatives solutions

C’est un slogan qu’il décline: Créative technologies, Créative tour, etc

Sur le site France du voiturier on peu d’ailleurs accéder au Car Store ou à son propre compte: MyCitroen. La section des voitures d’occasion, elle, s’appelle Citroën Select. On peut même avoir des conseils routiers sur Citroën Multicity. L’effort linguistique est donc constant.

Donc, a contrario, un bravo au troisième voiturier français qui a, lui aussi, modifié son image récemment avec le slogan: Peugeot – mOtiOn & emOtiOn.

L’accent est disparu sur le é de émotion pour permettre la lecture anglaise, y compris avec un symbole pour le « et ». C’est un compromis, pas une démission.

 

Sur son site, on peut certes vivre MyPeugeotExperience, mais c’est à peu près tout.

Dans ces conditions, on ne voit pas pourquoi les compagnies américaines se gêneraient.

Le slogan de Ford en France (comme ailleurs) ? Ford- Feel the difference

Au-delà du slogan unilingue anglais, son site français présente cependant moins d’angliche que ceux de ses concurrents de l’hexagone.

Quant à Chevrolet, ses pubs françaises se terminent par: Chevrolet – Make it happen

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Bah, c’est partout comme ça en France.
Mais ce que j’aime le plus c’est voir ou entendre quelque chose « live en direct ».

J’aurais envie d’ajouter:

Si la qualité de votre char est à la hauteur de la conscience de votre langage, vaut mieux se tenir très de vos produits.

Les modes sont toujours agaçantes quand on n’y adhère pas. Celle-là ne fait pas exception, mais ce n’est que cela : une mode. Les Français en reviendront, comme, d’ailleurs, nous reviendrons des nôtres comme celle qui consiste à dire un show plutôt qu’un spectacle, un band plutôt qu’un groupe, etc.

Dans l’excellent et désopilant « Les Français aussi ont un accent » (http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/7287), le journaliste Jean-Benoît Nadeau tire une conclusion terrible : ce sont les Français qui feront perdre la guerre à la francophonie, car ils ont baissé les bras (pour mieux faire lever autre chose peut-être…)

C’est de bon ton dans l’exagone. Ça fait « in », c’est « cool », c’est « fun ».

Y a pas que les « voituriers » qui s’amusent à ce jeu là, tous les secteurs du commerce en général le font.

Si nos cousins baissent la garde, nous sommes doublement dans la « shit » !

L’angle de la globalisation

Que d’autres nomment mondialisation ou l’inverse; j’ai gâché ma bibliothèque de proximité lors de mon dernier grand ménage et je ne suis pas en mesure de vous donner le titre exact du livre de M. Clarkson. J’assume le risque pour le plaisir de rire.

Les créateurs du ciel et de l’enfer s’en donnent à Bush que veux-tu ! C’est pas une question d’équilibre, comme chante Francis au sujet d’autre chose de fondamental, c’est une question de concurrence, non de revirement accidentel ou planifié, comme au football ou en danse carré; en fait, une question de contingence de renforcement ou de concours de circonstances; Camil Bouchard pourrait vous en parler et vous référer à des experts en retrait, moins fervents des aléas de la politique. Partis voir ailleurs, souvent, à quels escients …

Puisque vous poser la question, le monde est sérieux Francis. Jean-Pierre Ferland me souffle à l’oreille de préciser Cabrel, étant donné la diversité des lecteurs éventuels. D’accord.

– Est-ce que ces pubs a taingent l’Afrique, la Francophonie de demain, en particulier la Tunisie, l’Algérie et le Maroc ?

Est-ce qu’on aime assez notre langue au Québec pour chanter qu’elle est une question d’équilibre ? Écoutez !

Pour faire sympathiquement l’avocat du diable…puis-je rajouter qu’en France on n’a pas de flasher mais un clignotant, qu’un windshield est un pare-brise, que personne ne sait ce qu’un rim ou un mag, que l’on a pas une clutch mais un embrayage, un brake à bras est un frein à main…je passe sur les u-turn, les wipers et ton steerig wheel! L’automobile est-il plus tendance lorsqu’il est parlé en anglais?

Ce matin à R-C, Homier-Roy, à son habitude, y allait gaiment d’expressions anglaises. J’aimerai9s bien un débat Lebigot/ Homier-Roy portant sur la qualité de la langue à R-C.

Où est l’ayatollah de la langue ? A-t-il été remercié

Les Français et la France peuvent se permettre un certain exotisme linguistique, le jeu de ce qui est « in », à la mode, pour épater la galerie. Il n’y a aucun danger en France d’assimilation à la langue anglaise. Les Français ne sont en aucune façon contraints de vivre en anglais comme c’est le cas dans la colonie Kwibek où nous sommes envahis, en toutes les formes possibles et impossibles, par la culture et la langue anglaises. Beaucoup de francophones au Québec se déculpabilisent de leur laxisme pro-anglo, pour ne pas dire anti-franco, en citant ces exemples de l’usage de l’anglais en France.
Colonisés un jour, colonisés toujours; voilà en quoi le peuple québécois se distingue le plus d’entre tous les peuples. Comment un peuple peut-il le mieux se distinguer d’autres peuples si ce n’est par la folklorisation de sa propre culture. Jamais les Français ne favoriseront la folklorisation de leur culture, la canayennisation et l’acadianisation de leur peuple.

Si ce n’était que cela!!! Quand je vais en France, je dois prendre l’escalator et quand je vais chez McDo (hélas, ça m’arrive) il faut commander un best of (pour trio) et un filet-o-fish. Cependant, il ne faut pas oublier que ces anglicismes sont moins pernicieux que nos problèmes de syntaxe calquées sur l’anglais.

Je dirais qu’en général les Français utilisent beaucoup moins d’anglicismes que les Québécois dans leur langage courant. Par contre, les anglicismes sont beaucoup plus acceptés en marketing, parce que ça fait tendance, exotique. Je pense que les québécois vont perdre leur français avant les français, faut voir comment ils parlent anglais…

Pour nos cousins français, l’anglais est «fashion», «in».

On peut se consoler les Québécois. Nos anglicismes ne sont pas utilisés « volontairement », ils sont plutôt dû à des siècles de cohabitation/domination avec les Anglais. L’anglais est inscrit dans notre vocabulaire populaire depuis des siècles et, contrairement à nous cousins outre-mers, nous tentons (plus ou moins) de nous en débarrasser.

Les Français font plus de tord à la francophonie avec leur anglophilie que peuvent le faire les Québécois.

Et sans parler de la musique anglaise qu’on nous sert à chaque matin au réveil à radio tralala , sous le prétexte de demandes spéciales de ma tante tétine pour mon oncle Georges…. Comme si on était rendu à CKOI!!!!

Et sans parler de cette pollution de chansons canadiennes anglaises de Vancouver ou de Toronto, comme si il y avait une différence avec ceux qui proviennent des États-Unis, quand l’intention est la même, c’est-à-dire la propagation du bilinguisme à Trudeau et l’assimilation de la nation Québécoise.

Ces dernier sont rendus les fossoyeurs de notre dernier grand poste national francophone, que Trudeau s’est donné comme mission de vider de ses mauvais séparatistes. Ces derniers sont en train de finir la sale job!

Les Français et leurs médias entretiennent une relation d’amour-haine avec les USA et ce n’est pas d’hier.Ils rêvent à cette grande Amérique qu’ils ont perdu par insoucience après l’avoir carrément donné pour une pitance.Le recours aux termes et mots anglos leur donne la sensation d’être des coboys perdus dans le FarWest des films hollywoodiens.La maitrise de la syntaxe et la largeur de leur vocabulaire les sauvent d’une anglicisation qui nous gruge nous petit à petit.

Le débat qui suit la critique de notre industrie automobile est très intéressant. D’une part, il y a une langue québécoise, à base, solide, d’un français parlé au dix-huitième siècle, et d’expressions anglaises, dont la traduction est imagée. En France, on parle une langue qui emprunte, plus par snobisme que par nécessité, à toutes les langues connues. Mais que les québécois ne s’inquiètent pas. Le français écrit, qui sert de référence, ne pratique pas ces emprunts.

Ce qui est fabuleux, c’est que les Français qui tentent de parler anglais se couvrent de ridicule. Leur accent est tellement risible et leur acharnement à abâtardir leur si belle langue témoigne d’un mal-être dans leur peau. Snobisme ou colonialisme-masochisme inversé ?

Vite un tour sur le récamier du PSY !

Est-ce que notre pervertie OQLF – équivalent de leur Académie /Academy (?) française – pourrait envoyer à ces très françaises compagnies leur brochure « VOCABULAIRE de l’AUTOMOBILE »… s’il en reste encore (?) car tous les garages, fabriquants & agences québécois/es en furent jadis inondés/es au temps de ma jeunesse folle 1970-80. Il y en avait pour tous les domaines !

Je suis au Québec depuis quelques mois seulement et collectionne au hasard de mes rencontres les mots « étranges » que j’entends. J’en rédige ainsi progressivement un lexique que j’enverrai à ma famille et amis quand ils me rendront visite afin qu’ils soient préparés.
En effet ils vont être confrontés à un vocabulaire très différent de celui pratiqué en Belgique et en France car là, on « brake » pas, on freine; on ne raconte pas « une joke » pour avoir du « fun », on raconte une blague pour avoir du plaisir; on ne « tanke » pas son char, on fait le plein de sa voiture ou on rajoute de l’essence au lieu de faire un « refil »; on n’est pas « borde line » mais à la limite, on n’utilise pas une « drill » mais une foreuse……

Bref j’en ai déjà quelques pages et en ramasse encore (à) chaque jour.
N.B.: « coudon » cela m’amuse beaucoup de « jaser » avec des québécois, c’est comme de lire un bon « cartoon ».

Il y eut une époque où tous les snobs se piquaient de parler le français. Ne disait-on pas que c’était la langue de la diplomatie d’ailleurs.

Aujourd’hui c’est l’anglais qui prend le haut du pavé. Mais je crois que pour l’anglais, sa domination s’étiolera.

Déjà aux USA, l’espagnol est en train de supplanter l’anglais. Dans très peu de temps les langues chinoises (chinois du Nord, le mandarin, le wu, le cantonais, etc.)prendront beaucoup plus d’espace. L’essor économique de la Chine, en ce sens deviendra un bulldozer.

Si le déclin de l’empire américain s’installe et persiste, la crainte
de l’Hégémonie de l’anglais deviendra peut-être du folklore.

Avec l’informatique toujours plus performante et l’Internet rendant présent tous les outils et les données, l’essor des applications puissantes et perfectionnées de traduction devraient devenir de plus en plus disponibles. Alors, toutes les grandes langues du monde retrouveront un statut plus valable. Les langues deviendront de moins en moins un obstacle à la communication et l’homogénéité sera de moins en moins nécessaire.

«Le progrès n’est que l’accomplissement des utopies.»
[Oscar Wilde]

Une précision: le «symbole» entre «motion» et «emotion» s’appelle une perluète. En français, on ne doit l’employer que dans les raisons sociales.
Ex.: Dionne & frères. Son emploi est donc fautif dans cette publicité.

C’est pire que ça! Après la IIème Gerre, l’Europe est imprégnée de culture américaine: le plan Marshal n’est pas gratuit!
Quand l’Europe a montré le bout de son nez, beaucoup de linguistes ont précaunisé une langue commune qui aurait été l’Espéranto…Quelques écoles s’y sont mises… « On » a fait tombé le dossier entre deux chaises. Avec la mondialisation galopante, l' »Américain » fut la solution de facilité. On a laissé faire. Tout le monde, aujourd’hui, est quasiment obligé de parler le « Globish » (global-english), même les Chinois…Pourtant, même en Europe, certains pays se refusent à se laisser envahir par le Globish, à cause du contenu symbolique et politique de cette langue. Pour communiquer avec le Monde entier, êtes vous prêts à parler l’Espéranto?

http://www.freinet.org/espericem/pourquoi.htm

La tendance n’est pas récente. Déjà en 1964, Étiemble la dénonçait dans l’excellent Parlez-vous franglais, publié en 1964.

@ Ben #10 l’avocat de lucifer

Je suis un ex mécanicien.

Pour ce qui est du langage de la mécanique au Québec il faudrait vous recycler complètement. Même les mécaniciens n’emploient presque plus ce langage.

Par contre en France plusieurs ne savent même plus ce qu’est un stationnement ou un centre d’achats.

Allez donc visiter les blogues des Français pour voir à quel point ils ne maîtrisent pas leur langue. Ils sont souvent incompréhensibles. Il n’est pas rare de voir une faute par mots.

M. Puppin:

Vous mettez bien maladroitement tous les locuteurs québécois dans le même panier et tombez bêtement dans le piège de la caricature (bien européenne) du parler québécois. Nous disons, nous aussi, «faire le plein» et «freiner», «refill» ne fait pas partie de mon vocabulaire. Les mots «blague» et «plaisanterie» font aussi partie de notre vocabulaire courant. Vos quelques mois vous ont plutôt mal servi jusqu’à maintenant; un peu de respect pour votre terre d’accueil.

Quoi qu’il en soit, M. Lisée faisait ici référence à l’usage injustifié que font les sociétés françaises de l’anglais sur leur site Internet (donc aussi dans leurs écrits officiels). Vous ne pourrez faire un tel reproche aux sociétés québécoises.

Le tiers de la population française est médicamentée. Le tiers de la population canadienne est chlorophormé. Le tiers de la population québécoise est fédéraliste.

Un monde parfait quoi. L’interculturel, il n’y a que ça !

Bien à vous. Dupe.

Pendant ce temps, les Québécois composent leurs chansons en anglais et les chantent dans cette langue aussi, en exigeant en même temps, le renforcement de la loi 101 en de francisant nos CEGEPs et nos détaillants, principalement sur Ste-Catherine et St-Laurent.

Certains veulent séparer le Québec du Canada pour protéger le français bafoué en France. Allô les nonos ! Wake-up en anglais et à bas l’Espéranto qui est encore à terre, vu qu’il n’a jamais levé.

Est-ce que nous sommes destinés, ici au Québec, à sauver le français, pour la culture mondiale, tout en apprenant, pour améliorer nos finances personnelles, l’anglais international qui ne sera pas remplacé par une des langues chinoises, avec leurs petits dessins, même s’ils sont très nombreux en Chine.

Bonjour M. Lisée,
L’insertion ou l’utilisation de mots anglais par les français dans leur conversation ou publicité ne représente pas un gros problème en soi; chez eux, ces mots ou anglicismes sont plutôt employés par snobisme ou par « mode-isme ».
La différence au Québec est tout le contraire : la plupart du temps, on les emploie par ignorance du vrai terme, ce qui indique une réelle pauvreté de la langue. Et ceci ne serait pas si tragique en soi , et je dis bien tragique, si en plus, la structure grammaticale de la phraséologie des québécois n’était pas si déficiente. Il est extrêmement rare d’entendre une personne de la rue exprimer une idée clairement, et sans ahaner, à trouver les mots pour énoncer clairement un concept ou une opinion claire.
D’ailleurs, l’exemple nous en est donné par les commentateurs tv-radio-journaux de tout acabit qui « masturbent » la grammaire allègrement; la concordance des temps n’existe plus, le subjonctif a disparu, le verbe est pauvre, le vocabulaire réduit à sa plus simple expression ou nécessité!
Ça fait un peu pitié n’est-ce pas! C’est certain qu’ici, on doit se préoccuper de la survie, non pas de notre accent (pas si tant pire!) mais de la langue elle-même.
Pour ce qui est de la survie de la langue française en elle-même, je ne m’inquiète pas trop : sachez qu’il y a énormément, « très énormément », de mots français ou d’origine française dans la langue anglaise; et je vous renvoie à :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Anglais#Origine_des_mots
Comme disait Boileau : (non verbatim) Ce qui se conçoit bien s’exprime clairement, et les mots pour le dire viennent aisément!
Bye

Parfait M. André Dallaire, comme il y a beaucoup de mots français dans la langue anglaise, nous perdrons peu à nous angliciser. Quel soulagement !

M. Roberto Puppin, un Français de France, chez-lui, on ne tank pas le char. Il écrit : « on fait le plein de sa voiture.»

Faut pas dire le plein de sa voiture mais le plein du réservoir d’essence de sa voiture. Le plein de sa voiture, c’est quand il n’y a plus de place pour embarquer un autre passager. Chacun son tour de rire.

Une réalité chez les Québécois, que jamais les Français vivront, est la folklorisation de leur culture sur leur propre territoire; autrement dit, l’acadianisation, la rocanadianisation du Québec.

Une simple règle de trois confirme le recul linguistique et politique du peuple québécois sur son territoire. Il y a 15 ans nous étions 80% de francophones au Québec, en 2010 nous ne sommes plus que 78 %. Afin de maintenir 80% de francophones au Québec, il aurait fallu, lors des 15 dernières années, que 80% des nouveaux arrivants adoptent la langue française comme langue d’usage à la maison.

Alors, si l’objectif de franciser 80% des nouveaux arrivants, bon an, mal an, n’est pas rigoureusement respecté, les francophones deviendront minoritaires dans leur propre maison avant longtemps.

« Tant qu’un peuple n’est envahi que dans son territoire, il n’est que vaincu, mais s’il se laisse envahir dans sa langue, il est fini. » Louis de Bonald

« L’indépendance ne nous tuera pas, mais l’absence de solution à notre question nationale nous tuera certainement. Ce sera une mort lente, par désagrégation, par épuisement. » Gordon Lefebvre

Putain, de putain et de putain!…Quand j’ai besoin d’un moule à gâteau. Je ne dis pas, que j’ai besoin d’un moule à cake! Pourtant, depuis ma jeunnesse, je suis noyé dans un bassin anglophone. D’accord, je dis parfois, des choses qui résonnent dans les oreilles d’un français… Un jour, je vous expliquerai!

Jean-Claude Joannette

La dérive vers l’anglais n’est pas un phénomène du secteur automobile. C’est étonnant de voir qu’un grand nombre de Français ne connaissent pas certains mots très usuels au Québec et qu’ils utilisent couramment des emprunts ou barbarismes. Par exemple:

mastère = maîtrise
management = gestion
discount = rabais
mile = mille
sponsoring = commandite
showroom = salle de montre
parking = stationnement
charter = vol nolisé
mèl ou mail = courriel
ouèbe ou web = toile
drugstore = pharmacie
cranberry = atoca ou canneberge
high-tech = haute technologie
news = nouvelles
people, piple = personnes, vedettes
newsletters = info-lettres
car = bus
box = boîte (neufbox, freebox, …)
poster (verbe) = afficher
digital = numérique
multipack = emballage groupé
cash = comptant
remake = nouvelle version
casting = distribution
support = assistance ou soutien
teen-age = adolescence
… et ainsi de suite.

Dans le cas de des anglicismes chez nous, on aurait intérêt à revenir au français.

Dans nos médias, on entend et on lit beaucoup de mauvais français, tant par le vocabulaire qu’en tournures douteuses.

C’est dommage que plusieurs communicateurs professionnels ne font pas l’effort nécessaire pour parler une langue de qualité.

En matière de publicité automobile, les Allemands ont encore un peu de fierté, à preuve ces deux slogans :
« Volksvagen ! Das Auto ! »
« Vorsprung durch Technik » (Audi).
Par contre, sur ses voitures, Mercedes a abandonné « Kompressor » pour le remplacer par « Turbo », et on y parle aussi de la technologie « Bluetech »

Les mots anglais dont Homier Roy émaille ses propos me font ch … .

Se trouvera-t-il quelqu’un à Radio-Blablabla pour le mettre à sa place. Que fait l’Ombudsman du français?

M. Gascon écrit : «L’indépendance ne nous tuera pas, mais l’absence de solution à notre question nationale nous tuera certainement»

Est-ce que, selon vous, il serait plus mortel de perdre le français que de perdre son travail ?

Privilégions et protégeons notre français, oui d’accord… Mais écrivons-le correctement! « on peu d’ailleurs accéder au Car Store ». On peuT mieux faire!

«Est-ce que, selon vous, il serait plus mortel de perdre le français que de perdre son travail ?»

On peut toujours retrouver du travail après l’avoir perdu. Si le français disparaît d’Amérique, ce sera pour de bon.

La langue est un protocole de communication. Alors, aujourd’hui en cette ère de mondialisation, pourquoi ne pas tous parler la même langue? La Louisiane est passée à l’anglais et ils n’en sont pas morts. Est-ce que quelqu’un a déjà compté combien ça nous coute de vouloir rester différent? Si même la France abandonne le français, pourquoi y donner tant d’importance ici?

Les Français utilisent des mots anglais. Et alors? Ils ne sont pas à veille de perdre la maîtrise de leur langue. Les Québécois font des phrases comme « la fille que je sors avec » sans s’en rendre compte que la syntaxe est anglaise. Le vrai danger est là. L’autre danger est qu’un Québécois sur deux est pratiquement analphabète. Alors quelques mots d’anglais, please give me a break.

Excusez-moi mais je crois que leur « maladie » se répand déjà ici. Combien de fois par jour on entend « weekend », « sponsor », « pull », « smartphone », « email », … sans compter les tournures de phrases à l’anglaise comme : « je suis confortable avec ça », « Ah oui, définitivement », … Sans compter les médias sociaux où l’on retrouve très souvent des phrases où l’anglais et le français s’y mélangent allègrement, du genre « Moi, je préfère celà, just saying », « vous devez allez voir ça, NOW! » À mon sens, c’est l’assimilation par la porte d’en arrière. Ça pollue notre belle langue française qui va s’étouffer si on ne fait rien.

M. Madlaf, si nous perdons le français à jamais, il va nous arriver quoi de mortel, selon vous ? Nous allons perdre notre âme française et nous serons précipités en enfer éternellement et pire encore ? Une chose est certaine, nous ne serions plus menacés d’anglicisation, comme les autres anglophones ne le sont pas…normal parce que nous serions déjà des…Canadiens anglophones…Ayoye !

M. Laforest, “la fille que je sors avec” est ici à la place de « ma blonde », ce qui est plus joli « même si la fille ne l’était pas » et plus rapide aussi mais, nous avions, quand même, très bien compris que la fille sortait avec lui.

Nous aurons fini de nous angliciser quand nous parlerons tous anglais, ce qu’ont déjà compris nos compositeurs musicaux Québécois francophones qui composent principalement et souvent, exclusivement en anglais pour le son et le pognon.

Nous avons beaucoup d’anglicismes dans notre langue parlée ici au Québec et cela par nos artistes, commentateurs, etc. Des gens assez instruits qui emploient des weekend (fin de semaine) shows (spectacle), éligible (admissible), et j’en passe.

Est-ce à dire donc, que vous iriez dans le même sens que moi, soit que, jusqu’à preuve du contraire, il serait tout à fait inutile pour un président de la Société St-Jean Baptiste de faire un voyage en France notamment lorsque le but dudit voyage est d’aider à la protection de la langue française au Québec. À mon avis, le voyage cet été du président de la SSJB de Montréal en France était totalement inutile. J’aimerais avoir votre avis, monsieur Jean-François Lisée.

C’est vrai la publicité s’anglicise en France, d’année en année, depuis les années 60 (!), car apparemment la culture américaine fait encore vendre en France ( c’est un autre débat 🙂 ).

Par contre, les garagistes et autres vendeurs de voitures en France ont un vocabulaire bien francophone : vous entendrez en France les mots tel que Essuie-Glace, Parebrise et PareChoc, et non pas Whippers, Windchill et Bumper comme dans presque tous les garages automobiles que j’ai fréquentés au Québec ces 10 dernière années.

La perfection francophone n’est donc pas de ce monde apparemment. .. De deux maux, il faut choisir le moindre… Mais lequel d’après vous ?