L’après-Layton. Déjà!

Jack Layton a lui-même abordé le sujet de sa succession dans sa lettre aux Canadiens. Il voulait que cela se fasse vite et bien. Les conjectures ont donc déjà commencé sur de possibles successeurs, tant dans la presse francophone qu’anglophone (sans trop se soucier, dans ce cas, du bilinguisme des candidats potentiels). La Presse canadienne a lancé le bal hier en indiquant que le président du parti Brian Topp (parfaitement bilingue) pourrait être dans la course et que si tel était le cas, il pourrait être le meneur.

Comme je l’écris ce matin dans le Devoir, les mois qui viennent ne seront pas faciles pour le NPD tant les écueils à éviter sont nombreux. En plus de devoir se choisir un chef sans se déchirer, il doit voir à ce que le caucus en majorité néophyte soit fin prêt pour la session parlementaire qui débute le 19 septembre. À plus long terme, son défi sera de maintenir et d’accroître ses appuis populaires en s’appuyant sur la vision de Jack Layton plutôt que sur sa personne. Un travail que le défunt chef a tenté de soutenir avec sa lettre émouvante.

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Selon l’article de la Presse Canadienne, « Under the NDP’s constitution, every member of the party will be able to vote for a new leader. The results are not weighted to give equal clout to ridings or regions. »

Avant de spéculer sur quoi que ce soit, il faudrait savoir combien il y a de membres, et combien dans chaque région. Un membre, un vote c’est très bien. Ca me tenterait d’aller voter pour choisir le prochain leader de l’opposition. Je n’aurais même pas à retourner ma carte de membre du Parti libéral du Canada. Si Madame Turmel peut enfreindre les règlements du NPD et être membre de deux partis politiques au fédéral sans aucune représaille, je ne vois pas pourquoi je ne pourrais pas le faire moi aussi.

Avantage Topp, mais j’aimerais bien savoir si Gary Doer parle français. Doer pourrait battre Harper, s’il se présentait contre lui. (Un gros SI). C’est Harper après tout qui a nommé Doer ambassadeur à Washington.

Décidément, le sort semble s’acharner sur le NPD. Cela dit, parce que le présent gouvernement est majoritaire, les néo-démocrates ont au moins une assurance : ils disposent d’environ quatre ans pour acquérir une précieuse expérience politique dans le rôle de l’opposition. Et le temps en politique est un atout des plus précieux.

Certains êtres sont irremplaçables. Je ne vois pas qui pourrait remplacer Jack Layton à la tête du NPD et qui puisse concilier l’inconciliable comme il put s’y affairer avec tant d’énergie. Aujourd’hui encore les gens sont touchés, le poids des médias contribue évidemment à alimenter ce sentiment de sympathie naturel.

Et en effet, combien de temps va durer cette sorte de rêve éveillé, cet espèce d’entre deux qui nous donne ce sentiment réconfortant de l’éternité ? Lorsqu’il va falloir revenir à la vie quotidienne. Aux contraintes usuelle du temps. Les gens simples comme moi devront se rendre compte qu’il n’ont que peu de choses à attendre des partis politiques et que le NPD ne fait pas exception des autres partis.

Désormais trois partis politiques fédéraux sont en construction. Un quatrième d’ailleurs avec le Parti Vert. Tous ces partis sont égaux devant la voix du peuple et tous ont des chances égales de prendre ou de reprendre les voix et les suffrages qui leurs sont dus.

L’avenir politique des nations réside selon moi dans le multipartisme et la possibilité pour les citoyens d’être dûment représentés proportionnellement au choix et dans le respect de chacun conformément à la diversité sociale, culturelle et géographique. Les politiciens de l’avenir devraient être capables de travailler vraiment ensembles dans leurs diversité au service essentiel et existentiel de la population. À fin de développer des projets enlevant pour tous les canadiens. En ce sens, il n’était pas sain le 2 mai dernier de s’abîmer dans le monopartisme. Cela affaibli la démocratie et annihile le droit des gens d’être entendus en haut lieu.

Le Canada qui n’assumait que difficilement le bipartisme, vient de sombrer désormais dans l’absolutisme d’un seul parti. Je ne vois pas de quelle manière le (ou la) prochain(e) chef(fe) du NPD puisse redresser cette déplorable situation lorsque ce parti vit lui-même une crise identitaire, incapable qu’il est d’assumer ses assises socialistes.

Est-il possible d’envisager une fusion entre les deux partis qui n’ont pas de chef actuellement? Que les Libéraux et NPD profitent de cette occasion pour en discuter et choisir un seul chef pour les deux partis, qui pourrait potentiellement aider à la transition? La question suivante que je me pose est: est-ce que les québécois suivraient le NPD si il y a fusion evec les libéraux? (je sais par contre que moi je ne les suivrais pas).

Bonjour Mme Cornellier,

Maintenant que M. Layton est mort certaine mauvaise langue on commencer à parler de complot du npd visant à utiliser la popularité de m. Layton pour vendre le NPD aux quebecois.
J’ai vu cette affirmation sur le site de vigile.net et dans la presse. Personelkement je trouve ces affirmation déplacé et très mesquine. Comme quoi m. Layton aurait volontairement sacrifié ces derniers mois de sa vie aux NPD.

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