L’avenir du secteur public: ses salariés

Les infirmières du Québec ont proposé, à leur Congrès de juin, un virage majeur: proposer elles-mêmes des réformes pour assurer le succès et l’avenir du secteur public, dans le respect des salariés et des citoyens – plutôt que de subir les réformes venues d’en haut, la privatisation et l’impartition.

Leur syndicat, La Fédération interprofessionnelle de la santé m’a invité à leur dire ce que j’en pense. Il a récemment mis la conférence en ligne, si cela vous intéresse. C’est en deux parties:

Première partie:

Deuxième partie:

 

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Le changement passe par nous,

Beaudelaire ou Rimbaud avait raison, la femme est l’avenir de l’homme !

Beau projet ! Ne manque pas d’ambition, manque la majuscule peut-être.

là là là làààa
là là là làààà
Eh ! Eh ! Good bye !

Gault ! Gault ! Gault !

P.S. Je répète, Ça sent le Général de Gaulle avec une technologie qui ne grésille pas.

C’est de bon, ton ton ton, dirait le Capitaine Bonhomme !

Si l’employeur est assez con pour garder ses employés à l’écart de ce qui pourrait assurer la plus grande réussite de l’organisation, il ne reste plus aux syndiqué(e)s que de s’en occuper eux-mêmes.

Je fais la différence entre syndiqués et syndicat. Le second étant lui aussi engoncé dans une inertie extrêmement lourde.

Mais admettons qu’il n’y a rien de nouveau sous le soleil. Les principes qu’évoque M. Lisée dans cette conférence, je les ai étudiés il y a bien 35 ou 40 ans dans mes cours d’administration au HEC de Mtl. Pourquoi en sommes-nous à répéter les mêmes vérités ?

«Notre tête est ronde pour permettre à la pensée de changer de direction.»
[Francis Picabia]

Merci François 1 pour les deux liens.

Le premier ne fait que démontrer que si on compare des pommes avec des oranges on obtient des réponses qui ne veulent rien dire.

Si j’avais à comparer les conditions économiques des travailleurs syndiqués travaillant dans des usines de plus de 300 personnes avec les travailleurs non syndiqués travaillant dans des dépanneurs, il est certain que j’obtiendrais de grosses différences. Comment ne pas obtenir de différence entre la fonction publique et le reste des employés de la province?

Le deuxième graphique ne fait que démontrer qu’au Québec on confie plus de responsabilité au gouvernement et qu’il y a donc 2.1% plus d’employés de l’état (la différence en régression depuis plusieurs années). Il montre aussi que l’auteur ne sait pas compter.

1/4 = 25% pas 22.5%
1/5 = 20% pas 20.4%

Une belle comédie que cette conférence… 😀

L’expérience des cols bleus de Hull me paraît suspecte: il faudrait éplucher les comptes… Dire que la compétence est du côté des syndiqués, c’est de la démagogie! Expérience non renouvelée, donc…

Objectif du syndiqué: verrouiller sa job; faire des heures et, si possible, à temps double; diminuer la pénibilité de sa job; ne pas se faire mal voir par ses collègues…
Objectif du citoyen payeur de taxes: en avoir pour son argent; 50% des impôts et taxes qui finissent dans le système de santé: c’est trop!.
Objectif du gouvernement: augmenter le PIB, diminuer le taux de chômage, ne pas se faire mal voir par ses électeurs…

Objectifs de la conférence:
Syndiqués: comment mieux atteindre les objectifs des syndiqués…
Conférencier JFL: faire croire que les pseudo « cercles de qualité à la Toyota » vont permettre aux syndiqués d’atteindre leurs objectifs ainsi que ceux des « clients payeurs de taxes »; et, en plus, les syndiqués vont gagner un BBQ!… 😀 (LOL+MDR)
Leurs fourguer des livres…

Hilarité, faux-fuyants et démagogie de JFL; flagornerie amusée des syndiqués, qui ne sont pas dupes…
Un échange d’idées, surréaliste, entre autistes de circonstance!…

Demander à un syndiqué de diminuer (par exemple) les consommables: c’est aussi lui demander de diminuer les actes inutiles, de diminuer ses heures, mettre en péril sa job ou celle de son collègue!

Les objectifs des syndiqués et ceux des citoyens rackettés sont contradictoires. Les coûts de santé sont exorbitants. La solution ne viendra pas de la part des syndiqués, surtout s’ils ont un quasi monopôle (cf. Fortin). La réduction des coûts viendra de l’action du gouvernement, en sachant qu’un travailleur au chômage est mécontent, et fait aussi baisser le PIB!

On a commencé à fermer, à long terme, des « lits » au CHUS…

Monsieur Lisée,

Parlant des fonctionnaires, vous vous étiez insurgé il y a quelques mois parce qu’un de vos collègues a osé accuser le Québec d’être l’endroit le plus corrompu en Amérique. Vous l’avez varloppé publiquement à l’émission TLMEP (heureusement, il était fait fort, lui!) affirmant que nous étions une société modèle et tout le tralala gauchiste… Vous vous souvenez?

Allez voir ceci:

http://lejournaldemontreal.canoe.ca/journaldemontreal/actualites/national/politiqueprovinciale/archives/2011/09/20110914-213033.html

Notre État tentaculaire et omniprésent est donc « collectivement »
(i.e.: ministres, députés ET fonctionnaires avec la complicité des grosses centrales syndicales infiltrées par la mafia) corrompu jusqu’à l’os!!!

Pas beau ça? Et ce n’est qu’un rapport préliminaire. Imaginez la suite…

Vive la gauche!!!

Des excuses publiques seraient de rigueur Monsieur Lisée avec en plus une conférence en plusieurs volets sur les dangers du dirigisme étatique.

@Pierre Terrail

Démagogie, peut-être!

Mais doit-on répondre de la démagogie par de la démagogie ?!?!?!

Il ne faut pas oublier, c’est que les fonctionnaires, même syndiqués, sont aussi des payeurs de taxe.

« Objectif du syndiqué: verrouiller sa job; faire des heures et, si possible, à temps double; diminuer la pénibilité de sa job; ne pas se faire mal voir par ses collègues… »

En faite, ce sont aussi les objectifs de tout employé, syndiqué ou non.
Tout comme l’objectif d’un employeur de réduire les salaires, couper les coûts et faire plus de profit possible!
Faut croire que la nature humaine est ainsi fait…

Une chose est sûre, les avancées sociales ne sont jamais venues des entreprises mais des syndicats.

@ Benton (#9):

Notre modèle de société (que PERSONNE n’imite soit dit en passant…) mène tout droit à ce modèle de gouvernance corrompu.

@François 1

Jean Charest n’est pas plus du Québec que nous sommes du Canada. Il est de cet univers perverti par le déluge de l’argent de l’assiette au beurre.

Si partout la corruption existe, n’en faites pas celui qui tente de laver plus blanc parce que fédéré.

Vous vous réduisez à une pensée orientée par l’idéologie et non la pensée libre qui cherche des solutions aux problèmes humains.

@François 1

Le bon côté de la chose, c’est que dans certains pays, la corruption est légale, pas ici!

Pour le reste, chaque pays n’imite personne, à la rigueur, ils prennent a gauche et à droite, selon ce qui peut être applicable.

Par contre, vous confondez toujours modèle de société avec modèle de gouvernance.

@ Claude

Dans le billet nulle part je dis:

1/4 = 25% pas 22.5%
1/5 = 20% pas 20.4%

Je dis près de 1/4 et près de 1/5.

Et désolé mais quand on compare l’évolution historique du ratio on compare des pommes avec des pommes.

@ François 1

« Notre modèle de société (que PERSONNE n’imite soit dit en passant…) mène tout droit à ce modèle de gouvernance corrompu. »

Ici on parle de santé et cous parlez de corruption.

Bien c’est faux Monsieur. Il y en a qui imitent notre supposée corruption aux États. Vous souvenez pas du Monsieur du privé qui à facturé plus de 70 milliards au gouv américain pour des soins de santé?

Cherchez donc l’équivalent en santé ici.

Les infirmières sont bien plus honnêtes que votre modèle US idolâtré.

Le modèle que propose Jean-François Lisée me semble être un bon rempart contre la corruption. En obtenant que les employés de l’état entrent dans le jeu de la concurrence, il devient difficile de surfacturer ou de piper un appel d’offres. Difficile d’augmenter artificiellement les prix, d’ajouter des bonus…
Bref, ça mériterait d’être débattu mais pour certains, ça ne semble pas en valoir la peine. Plus important est ce débat à savoir si la corruption ici est la pire au Canada, la 2e ou la 3e. Parce que « comment en venir à bout », c’est secondaire, ça a l’air.
Ces gens sont toujours premiers pour blâmer le Québeeeec au compleeeet, son système socialissss, etc… et non le parti qui nous dirige. Ce sont aussi les mêmes qui vont déclarer qu’au Québec, ce n’est jamais la faute à personne, alors qu’ils sont prêt à tout blâmer, sauf ceux qui décident!
Quand on se réfère à un site qui s’appelle « antagoniste.net » qui contient une pub qui dit « annoy the medias, vote Harper », ça en dit long sur la nature puérile de cet argumentaire. Au fait, c’est quoi un antagoniste? Quelqu’un qui contredit pour contredire? Ça ressemble au comportement de certains, en effet.
Pour ce qui est d’ennuyer les médias, c’est une raison de voter?!? Savoir comment on dépense nos impôts, les programmes de parti, ça vous dit rien? NAAaah! Pourquoi regarder ces choses, bande de gauchistes!
Ils doivent être encore dans leur phase du « non ».

PS

Au fait, personne n’imite le modèle Québécois. Mais personne n’imite le modèle Américain non plus. En fait, personne n’imite personne. Chaque pays a ses particularités. En quoi, donc, le fait de ne pas être imité serait une mesure de notre insuccès?

@ Dupe (# 11):

NOTRE Premier Ministre, Jean Charest, que NOUS avons élu à TROIS reprises est aussi Québécois que vous et moi.

Et si vous croyez que le Parti québécois est à l’abri de la corruption, vous serez très surpris si jamais on a droit à une enquête publique.

Tout récemment, des firmes d’ingénérie-conseil ont largement contribué à la caisse de Mme. Marois lors de la course à la chefferie du Parti québécois et vous savez ce qu’elle a répondu au journaliste qui a levé ce lièvre? « Ce n’est pas pertinent! »…

Pas beau ça? Hein?

Source: La Presse d’aujourd’hui, page A 7

Journaliste: Charles Côté

@François 1

C’est que ce n’est pas Mme Marois qui octroie les contrats gouvernementaux, d’où le pas pertinent…

Inquiétant votre sens des priorités!!!

L’écoute d’une conférence sur la défense d’intérêts : les siens, ceux de syndiqués et ceux de leurs bénéficiaires change le mal de place de quelqu’un qui a les mêmes sauf les syndicaux mais qui en plus comme propriétaire, concrètement, rapidement, doit réparer un tuyau qui fuit et un ventilateur qui fait trop de bruit. M’en remettre à des cols bleus entrepreneurs ou à des experts pour faire à ma place ne serait pas une formule économique.

B.F Skinner a fait beaucoup d’observation systématique et d’observations théoriques subséquentes sur l’usage du fouet et de la carotte pour la maîtrise du comportement des organismes. Il n’a pas étendu à l’art de maîtriser des organisations. Comme vous, il est adepte de la carotte plutôt que du fouet, les bourses à qui contribuent à l’amélioration des services plutôt que les ordres et la menace de congédiements.

Bonne idée comme stratégie syndicale de revaloriser le chiâlage en proposant d’en faire un point de départ de correction plutôt qu’un mouvement de défrustration ou de consolation.

D’accord pour la résilience mais pas comme client de loto-Québec.

Je pense comme vous qu’on ne peut pas trop compter sur les politiciens pour réaliser des changements profonds mais il y a des exemples du contraire, vous en avez nommé en parlant de Lucien Bouchard.

Sachant que ça ne froissera pas votre modestie je témoigne que vous êtes un exemple résilient de quelqu’un qui comme les syndiquées et syndiqués de la FIIQ travaillez à chaque jour à « faire reculer la misère humaine » au Québec.

@ Benton (# 17):

« C’est que ce n’est pas Mme Marois qui octroie les contrats gouvernementaux, d’où le pas pertinent… »(sic)

Mais Benton, c’est justement ce qu’il y a de PLUS inquiétant: pourquoi au juste ces grosses firmes d’ingénieur-conseil et ces grosses centrales syndicales contribueraient-elles à la campagne à la chefferie d’un(e) candidat(e) voué(e) à l’opposition si ce n’est dans l’espoir d’un renvoi d’ascenceur si jamais la personne en question en vient à prendre le pouvoir?

Matante Pauline nage en pleine corruption!!!

@Francois 1

Que Mme Marois nage dans la corruption m’importe peu et m’est égale, ce n’est pas elle qui octrois les contrats. Que les firmes de génie-conseil versent de l’argent n’ai qu’à titre préventif mais cela ne me coût rien comme contribuable si ce n’est qu’il refile la facture au gouvernement en cours.
C’est la raison du non pertinent.

De plus, ce n’est pas Marois qui va prendre la décision de prendre les moyens pour mettre fin à la corruption mais le gouvernement. Il faut donc mettre la pression sur le gouvernement (et non Pauline Marois!!) pour que les choses changent, la pertinence est là!

Un enfant de 5 ans comprends ça et un adulte qui ne comprends pas ça, ne n’est pas une question d’intelligence mais c’est qu’il ne veut rien comprends….