Layton dans le piège-à-démocrates #C-20

À cause du Québec, Jack y a mis le pied!

Normalement il y a le chemin de croix, la mort, puis la résurrection. En ce qui concerne sa position sur la majorité requise pour la souveraineté du Québec, Jack Layton n’a pas suivi l’odre.

Il y a bien eu la mort, puis la résurrection, mais c’est seulement après qu’a commencé son chemin de croix. Je m’explique.

Mort. Mercredi dernier dans cet espace j’ai annoncé le décès de la position pro-Québec du NPD. La veille, Layton avait refusé, à neuf reprises, de réitérer l’élément le plus audacieux de la « Déclaration de Sherbrooke », celui indiquant qu’en cas de référendum québécois, une majorité de 50% +1 serait reconnue comme valide par le NPD.

Résurrection. Il n’aura fallu que 24 heures pour que le tollé combiné de tous les partis à l’Assemblée nationale, de plusieurs commentateurs dont votre humble serviteur et, on le présume, d’une mauvaise humeur de plusieurs députés NPD québécois pour que Jack Layton reconnaisse son erreur et annonce, devant la presse parlementaire, que la position du NPD était de respecter le 50% + 1, point à la ligne. Bravo.

Chemin de croix. Puis, le chemin de croix a commencé. Dans la twittosphère, un des chroniqueurs les plus suivis au Canada anglais, Andrew Coyne, a dégainé son C-20 pour affirmer:

« Le leader d’un parti qui démantèlerait le pays sur le vote de la moitié d’une province est simplement inéligible pour être Premier ministre. »

Coyne, connu pour avoir écrit dans Maclean’s que les Québécois étaient « pathologiquement corrompus » reflète le consensus canadien-anglais selon lequel la loi Dion-Chrétien qui donne au Canada anglais droit de véto sur l’avenir du Québec, adoptée en 2000 par tous les partis sauf le Bloc, est une bonne loi.

Ils ont cependant raison de souligner qu’on ne peut être à la fois en faveur de la loi Dion-Chrétien et en faveur du respect d’une décision à 50% +1.  En fait, la loi oblige le Parlement fédéral, après un référendum, à consulter très largement puis à déterminer si, oui ou non, la majorité québécoise favorable à la souveraineté constitue réellement une volonté de quitter la fédération. (Et ce, même si les parlementaires canadiens avaient validé, au préalable, le libellé de la question.)

Le piège de C-20

Donc, un futur gouvernement NPD qui accepterait la réponse québécoise sans avoir préalablement modifié la loi Dion-Chrétien sur ce point (et plusieurs autres points), ferait immédiatement face à des recours légaux.

Pire: ces recours légaux seraient intentés même en cas de modification de la loi, car la Cour suprême a statué que les acteurs politiques doivent juger de la « clarté » de la réponse, ce qui ne pourrait être fait, diront les mécontents, avant la tenue du vote.

Bref, même un Jack Layton démocrate vivrait un réel calvaire pour affirmer sa position — qui est pourtant largement reconnue et appliquée dans tous les référendums d’indépendance organisés sous l’égide de l’ONU depuis les années 1990. (Et c’est pourquoi j’ai écrit ici que seule une médiation internationale permettrait aux élus canadiens de s’extraire de l’absurde camisole de force que constitue la loi C-20.)

Il y a deux ou trois personnes intelligentes autour de Jack Layton qui, je le présume, lui ont expliqué ces difficultés et c’est pourquoi il refuse d’affirmer qu’il est contre ou qu’il modifiera la loi Dion-Chrétien.

Ce qui fait que la pauvre Peggy Nash, députée torontoise du NPD, fut envoyée au front pour expliquer la position néodémocrate. Sa seule défense fut de refuser systématiquement de répondre, à la CBC, à savoir si le 50%+1 contredisait, ou non, la loi Dion-Chrétien.

Jack Layton, closet separatist ?

Le National Post a pris le relai et, sous le titre « Jack Layton, un séparatiste dans le placard?« , l’ineffable Lorne Gunther écrit que

« sur la plupart des positions constitutionnelles importantes, le NPD est aussi nationaliste que les séparatistes du Bloc Québécois. »

Compte-tenu de la source (Hunter), cela n’est pas très grave. Plus important fut la chronique publiée samedi dans le même quotidien par le commentateur probablement le plus estimé chez nos voisins, Rex Murphy. Ses délicieux billets politiques produits chaque semaine au National (la version CBC du Téléjournal) sont, comment dire?, un délice.

Sous le titre « L’agenda caché de Jack Layton pour le Québec », Murphy est aussi vitriolique que Hunter.

« Interrogé sur des questions de base, comme s’il appuyait la loi sur la Clarté, sur ce qui constitue une ‘majorité claire’ dans un vote sur la séparation du Québec, sur l’existence dans son nouveau caucus de séparatistes purs-et-durs, Layton s’esquive. Je ne croyais pas que ce serait possible, mais il nous fait regretter la relative lucidité de ce grand esprit logique qu’était Jean Chrétien. […]

Nous ne voulons pas, nous ne pouvons pas nous permettre, une Opposition officielle qui ne défend que mollement le fédéralisme […]. La performance de Jack Layton cette semaine nous porte à croire que le chef de l’opposition a besoin de sa propre, personnelle, Loi sur la Clarté — pour clarifier ce qui est attendu de lui dans son nouveau rôle. »

Députés fédéralistes NPD du Québec: levez-vous !

Ce qui s’écrit dans les gazettes est une chose. Ce qui se passera dans les corridors du Parlement en sera une autre. Comme l’écrivait Dan Arnold, aussi dans le National Post, dans le passé:

Le NPD s’en est donné à cœur joie pour diviser le parti libéral chaque fois que possible. Maintenant, les Libéraux ont une chance en or de leur donner la monnaie de leur pièce […]. Il ne sera pas difficile de lancer quelques grenades fédéralistes dans la tente du NPD — quelques motions mal intentionnées déposées lors des journées de l’opposition feront l’affaire.

Arnold avait titré son texte: « Quelles sont les chances que leur position sur le Québec explose au visage du NPD ? 50%+1 ». En clair, les Libéraux, et d’ailleurs les Conservateurs, n’auraient qu’à déposer une motion demandant au Parlement de réitérer son appui à la loi Dion-Chrétien.

Puis, sourire au lèvres, ils regarderont qui, dans le caucus néo-démocrate, vote oui, non, ou s’abstient….  Les chances que cela se produire sont, à mon humble avis, de beaucoup plus que 50%+1.

Un indice, ce dimanche, à l’émission politique hebdomadaire Question Period, le député libéral et probable candidat à la chefferie Dominic Leblanc a tiré la première salve:

On ne peut pas être à moitié enceinte sur cette question. Ou bien vous êtes préparés à défendre le fédéralisme au Québec ou vous ne l’êtes pas. Cela inclut la Loi sur la Clarté. […]

J’aimerais voir tous les membres du caucus du NPD se lever et dire qu’ils croient au fédéralisme, qu’ils croient à la Loi sur la Clarté et qu’ils sont prêts à se battre pour le Canada au Québec.

Puis il a ajouté, comme si c’était nécessaire: « Le NPD est dans le trouble ».

Les commentaires sont fermés.

«Si Monsieur Harper peut se faire élire majoritairement avec 40%, le 50%+1 pour le peuple québecois est bien assez!» – Jack Layton

Trop drôle de voir les fédéralistes s’attaquer entre eux. Ils croient que la disparition du Bloc est la meilleure chose qui leur soit arrivée, alors que pour eux ce sera le pire scénario qui soit.

En tant que souverainiste, je regarde ça aller avec un grand sourire en coin.

Justement, j’avais besoin de rire :
« Je ne croyais pas que ce serait possible, mais il nous fait regretter la relative lucidité de ce grand esprit logique qu’était Jean Chrétien »

Concernant le NPD, il est effectivement dans le trouble à cause de plusieurs députés qui ont été souverainistes; se sont présentés et sont devenus fédéralistes l’espace d’une campagne électorale.

Juste à regarder ce qui se passe, l’électorat Québécois avait l’espoir de voir un « Bloc II » avec le NPD en espérant faire du PCC un gouvernement minoritaire.

Il y en a qui se sont mis le doigt dans l’œil jusqu’au coude! Et là, on est pris avec ça pendant 4 ans!

Mais c’est vrai qu’on ne l’a pas dit, ça, avant les élections!?!?!?!?!?!?!?!?!?

Dans un article, Stéphane Dion soutient que « serious and irreversible decisions that affect future generations should be made by consensus, not on the basis of a weak and uncertain majority. » Et que, par conséquent, un vote de 50%+1 ne serait pas suffisant pour diviser le Canada.

(L’article : http://www.ottawacitizen.com/news/plus+enough/4854485/story.html#ixzz1Nfg5AxDh)

Or, je dirais que la décision de rester dans le Canada est une décision sérieuse qui affecterait les générations futures. Elle devrait être prise par consensus, et un vote de 50%+1 pour le Non n’est pas une majorité claire pour décider de rester. : )

Patrice

Jack Layton , ni vous , ni moi ne vivront assez vieux pour voir un referendum positif sur la souveraoineté du Québec. Jack Layton ne prend aucun risque avec sa position, et s’il avait demandé mon avis je lui aurais dit d’accepeter tout de suite le 50% +1 puisque ça n’arrivera pas de son vivant.

Tellement de « si » dans ces élucubrations, on dirait Paris en bouteille.

De toute façons, 40%, c’est l’appui actuel a l’option souverainiste, et ça se maintien ainsi depuis quasiment 20 ans. Et 40%, c’est pas mal moins que 50%+1.

On pourrait pas être plus constructif dans nos discussion? Car là, on a accumulé un beau gros banc de nuages a force d’en pelleter…

M. Lisée, Il y a une certaine fixation M. Layton de votre part.
Il me semble qu’accorder de l’importance a M. Layton n’aide en peu de chose le mouvement souverainiste. Si c’est vouloir récupérer les électeurs qui ont votés NPD, c’est le statut quo, donc l’impasse de nouveau, et tourner en rond, c’est un peu beaucoup ce que les québécois sont tannés.

Mauvaise cible…

Je crois que M. Harper avec son mandat majoritaire va en faire plus pour le mouvement souverainiste comme jamais auparavant.

Si le PQ était capable de proposer aux Québécois un projet clair, conçis, logique, efficace et sans ambiguité, dans un souçis de notre avenir collectif réel, cette loi sur la Clarté n’aurait plus aucune raison d’être et le fédéral devrait se soumettre à la décision du peuple !!!!!!

Les séparatistes, incapables d’accepter 2 référendums ou le non la remporté avec de faibles majorités voudraient qu’on sépare le Québec du Canada avec une majorité a 50+1 et qu’on accepte ça. Vous n’avez pas fait de post mortem sur les 2 résultats précédants pour vous rendre compte qu’une aussi faible majorité n’est pas acceptable. Vous voudriez imposer une séparation quelle soit définitive ou temporaire (une entente de 15ans par exemple) sur une aussi faible proportion de vote (peut importe le pourcentage de la population qui se votera). Ben voyons donc. Si c’était acceptable on en serait pas a un troisième référendum. Une séparation a 50+1 n’est pas acceptable. Vous êtes irréalistes et trop gambler. On ne joue pas le destin d’une société sur la participation a une question claire défénitive d’une aussi faible proportion de la population. Ensuite quoi? On aura 3 référendum pour se confédérer? Si cette situation a été aussi pénible pour les séparatisssses n’allez pas croire que se faire rentrer la séparation en travers de la gorge sera plus acceptable et vivable. On en a notre voyage des chicanes. Aujourd’hui je crois que pour qu’un jugement de divorce (marital) soit prononcé ça prend une année de séparation de corps. Eh bien je pense qu’il faudra envisager un scénario de ce genre pour rendre acceptable une telle décision. Alors il faudrait d’abord définir qu’elles sont les changements consitutionnels acceptable et souhaité par une très la majorité de la population. Voter sur cette question a options voulez-vous le scénario 1-2 ou 3. Ensuite on adopte le mode de fonctionnement décidé par la population pour 10 ou 15 ans et là on demande à la population de se prononcer de nouveau sur la question 2 fois le même résultat donne une choix définitif. Sinon on adopte le mode de fonctionnement du dernier référendum et reviens 10-15 plus tard reposer la questions. Il y aura donc séparation de corps, si le résultat est majoritairement de séparation, mais pas de partage de patrimoine ni de séparation définitive avant 2 résultats consécutifs favorable, avec 10-15 ans d’intervale ça évite les décisions trop émotive et engage dans un processus assumé. 50+1 devrait être le pourcentage de population et non de vote. Si une proportion de 15-20% de la population ne comprennent pas l’importance de se prononcer on ne doit pas faire assumer a une société entière le résultat d’un vote sur une faible participation. Si on prend 50+1 ça doit absoluement être le pourcentage de personne apte a voter. Et déjà aux dernières élections des gens ont commencer à vouloir changer l’âge légal pour aller voter. Donc une petite gang d’étudiant qui n’a aucune expérience de la vie, aucune idée de l’imputabilité et des conséquences des impacts d’une séparation sur les différents aspects de la vie, la sécurité des personnes, la qualité de vie(l’éducation, la santé et l’environnement pas exemple) et l’économie auraient le pouvoir de nous imposer une décision aussi lourde de conséquence. Un instant. Minute, non seulement on va devoir définir le pourcentage, le pourcentage de quoi, mais qui, avec quel niveau de connaissance (économie, politique, social et expérience de vie). C’est un peu comme si vous disiez que vous accepteriez qu’un jury soit composé majoritairement de jeunes de 16-18ans. On s’entend-tu que la différence entre la théorie et la pratique doit compter. On sait jusqu’à quel point ils peuvent être influençable et plus facilement manipulable non seulement en classe, ça fait une couple d’années que nos syndiqués de l’enseignement y travaillent mais qu’avec les médias sociaux c,est devenu encore plus facile de les enflammer pour les impliquer dans une action politique. Et comme on le sait que la conscience des conséquences peut prendre jusqu’à 21-22 ans pour être développé donc avoir la maturité de prendre consciement une telle désicion en réalisant les implications réelles d’une décision, n’ayant pour la plus part avant cette âge jamais eu a vivre avec les conséquences d’un choix qui implique une responsabilité et des conséquences sur leur propre vie, n’ayant pas ou très peu d’expériences de vie. Il est d’autant plus primordiale que la décision ne soit pas définitive et qu’on doivent l’appliquer pendant une assez longue période pour en vivre les conséquences avant d’appliquer un point de non-retour.
L’Ouverture des canadiens a accepter un changement de termes dans notre association est une bonne chose mais l’imputabilité d’une décision émotive et immature en est une autre. On doit vivre avec les conséquences avant de la rendre définitive assez longtemps pour qu’on ait eu les impacts réels du changement. Et l’âge de vote tant qu’à moi sur une telle décision qui n’est pas juste de 4 ans sur le choix d’un député mais une décision avec autant de porté doit être prise par des gens avec plus de connaissances partaique de la vie. Travailler, payer des impôts, avoir assumé des choix de vie comme le choix d’une profession, avoir des enfants et conscience des besoins à long termes. Donc selon les études psychologique du développement des personnes qui confirment que la plupart sont plus responsable vers l’âge de 21ans, je psense qu’une décision comme ça doit être prise par des individus plus conscience des conséquences donc de plus de 21 ans. Dans la pluspart des pays la majorité est à 19ans. Alors qu’ici elle est à 18ans, on essaie de renforcer les règles pour le permis de conduire (présentement 17 avec 2 ans probatoires), pour l’assumation d’un héritage par exemple a moins de dispositions contraires on prévoit 21 ans, jouer à la loterie 18ans, acheter de l’alcool à 18ans. Mais avec pour conséquence qu’on envisagent cesser des rassemblement comme la fête de la St-Jean à Québec parce qu’on a trop de difficulté avec les comportements excessifs d’un nombre suffisament grand pour malgré des normes de surveillances élevées sont devenus presqu’impossible à gérer. Alors en ce qui concernent les rassemblements populaires au lieu d’y mettre un terme, on devrait imposer un taux maximum d’alcolémie et un code de conduite plus stricte. Donc ne pas admettre sur le site et expulser du site toute personne ayant un comportement à risque de nuire à la bonne marche de la fête. Donc obtenir les droits d’accès au préable, accéder au site assez tôt (avant la nuit), ne pas y vendre d’alcool, et terminer la fête plus tôt. En éliminant ainsi ceux qui arrivent dans un état innacceptable. Pour en revenir a nos moutons c’est une décision très lourde de conséquente elle doit être prise et assumée pas sur l’impulsivité d’un moment. On doit vivre avec les conséquences avant de la rendre définitive.

Tout esprit lucide et bien informé pouvait prévoir ce qui arriverait a un parti fédéraliste qui s’attaquerait a la loi sur la clarté , même indirectement ….. Le NPD va se retrouver au purgatoire pour ne pas dire dans la géhenne au Canada anglais ….. Ces anglos veulent tout faire pour nous garder de force mais sont allergique a toutes petites concessions envers cette nation !!!!!

Ma prédiction est que dans quatre ans les commentateurs qui souhaitaient le disparition du Bloc (gesca)vont vouloir le ressusciter.

Ils vont tenter cette rédemption via des sondages crop…

En tout cas cette fédération et ce drôle de pays, nous nous en éloignons un petit peu plus chaque jour.

Comme quoi, pour un journaliste de par delà la rivière des Outaouais un vote anglophone vaut bien 2 ou 3 fois celui d’un francophone.

Tout ceci me fait penser à cette belle coalition que Mulroney avait réussi à faire revivre: nationalistes patients au Québec, red tories en Ontario et dans les maritimes et réformistes dans l’Ouest. Ç’a avait duré presque 8 ans. La question nationale est venu tout foutre en l’air: les réformistes et les nationalistes ont déguerpis.

Ce qui me surprend, c’est que les controverses arrivent si vite. Les nationalistes patients de gauche et socialistes canadiens se surprennent à être dans le même lit. Mais ils sont jeunes et la relation est si récente qu’ils trouveront des compromis pour continuer leurs amourettes quelque temps.

Mais inévitablement, les fondements de cette union soudaine se mettront à trembler. Il ne peut en être autrement puisque des centaines de milliers de souverainistes ont donné leur appui à ce parti qu’ils croyaient, certes fédéraliste, mais plus ouvert aux revendications autonomistes traditionnelles du Québec que les libéraux (qui paient toujours le prix de 1982 et des commandites) et des conservateurs à l’idéologie repoussante.

Vous l’avez écrit vous-même dans un papier: pour les Québécois le NPD était le meilleur véhicule pour s’extirper d’un cycle politique bloqué sans voter pour autant voter pour ces détestables libéraux. Ce faisant, plus qu’un caucus fédéraliste (?) du Québec, nous avons livré à Ottawa un cheval de Troie.

Les fédéralistes, ont avec le NPD une chance en or de réconcilier les Québécois avec le fédéralisme, mais ils semblent partis pour exciter tout ce qui nous divise.

Nous verrons dans les prochains 4 ans ce qui les intéresse le plus: bâtir le Canada de demain avec le peuple du Québec ou détruire le NPD et museler les Québécois?

Le deux sont à leur portée.

Petite question du ROC: “I wonder who Layton’s Bouchard will be?”

Réponse que j’ai reçu: « En toute sincérité, je ne souhaite pas les petits « Z’artistes du NPD » au Bloc! »

Cette loi dite de la clarté est non seulement ridicule et illégitime, elle est et serait inopérante car comme le disait André Moreau dans une de ses jovialistes tirades: » on n’a pas le droit de se laisser donner ce qu’on peut prendre » ( périphrase).

Il faudra donc boire cette soupe jusqu’à la lie. Oui c’est plaisant de voir les fédéraleux se déchirer entre eux.

Après tout ce qui s’est dit sur les souverainistes, la preuve s’étale devant nous. Le Canada est une prison, et les barreaux de fer ont malheureusement été forgés par un Québécois.

Le temps passe et peut-être que le temps donnera l’occasion à certains de revoir leur position. La crise, c’est eux et entre eux qu’ils vont la provoquer.

Quelques défections dans cette bande hétéroclite de poteaux et la vraie nature du vote pourrait soudainement se voir réinterprétée.

Bonjour,
Quelle aporie ! Quel paradoxe ! Les nationalistes québécois seraient ils tellement dépourvus de fierté et d’honneur qu’ils se contenteraient d’essayer de fonder un nouveau pays avec seulement 50 % plus UNE voix alors que la cinquantaine de pays ayant fait sécession et acquis leur indépendance l’ont tous fait avec des majorités supérieures à 78 % excepté le Monténégro avec plus de 55 % imposé par la Commission de Venise, l’Union Européenne et toute la Communauté Internationale ? Pas fort ! Manque de fierté ou vains pelletages de nuages ! Serait ce par cet atavisme qui avait court avant le Siècle des Lumières ? Pauvres nationalistes québécois qui s’évertuent sur tous les blogues présentement à pelleter furieusement des nuages ! Pas étonnant que le Québec est sous un couvert NUAGEUX depuis le 2 de Mai !
Finalement, ce manque de fierté à la sauce québécoise n’a t’il pas eu pour origine de se faire un héros national de ce Monsieur Gilles Duceppe en faisant de lui un Pygmalion ? D’ailleurs, Monsieur Jacques Parizeau n’a jamais critiqué le très fugace Monsieur Stéphane Dion pour sa Loi sur la Clarté car Monsieur voulait une QUESTION CLAIRE lui aussi ! Bien à vous, John Bull.

Bravo aux fédéralistes…ils ont si peur des souverainistes qu’ils se crêpent le chignon entre eux maintenant qu »ils sont tous à Ottawa et au Québec Charest se prépare à livré le Québec à ses amis d’Ottawa alors pourquoi ils sont si nerveux?.

y a peut-être anguille sous roche?

Jack Layton est piégé. Il est pris entre l’arbre canadien et l’écorce québécoise. Au cours des 4 prochaines années, il va être obligé de « surfer » entre les deux, sans jamais trop se mouiller dans la vague, sans jamais choisir.Il va être amusant de voir les réactions des députés NPD québécois.Que vont-ils chosir, eux?

@JasonKeays: bonne réplique! Et j’insiste: un Harper majoritaire avec 25% de l’électorat seulement.

Mais comme on dit: « On traversera le pont quand on sera rendu à la rivière » (ou l’inverse?). Pour le moment le ROC (et le qc) avec leur « 50+1 » versus Chrétien-Dion débattent du sexe des anges et jouent de la musique sur le Titanic.

Les trois icebergs: pic pétrolier, réchauffement climatique et crise mondiale du capitalisme financier.

Harper au pouvoir comme cerise sur le sunday.

Y-a d’la joie!

C’est dont beau de voir le RduC s’entredéchiré sur la notion de ce que constitue un vote démocratique.

Quand ils auront trouvé leur consensus, on pourra leur demander de l’appliquer à leurs causes…

Marilène

«Juste à regarder ce qui se passe, l’électorat Québécois avait l’espoir de voir un “Bloc II” avec le NPD en espérant faire du PCC un gouvernement minoritaire.»

Heu… c’est parce que même si on avait élu le Bloc à la grandeur du Québec, Harper aurait quand même eu sa majorité. Il avait assez de sièges dans le ROC pour ça.

M. Lisée, il me semble que les conservateurs de Joe Clark (les progressistes-conservateurs de 2000) avaient voté contre la loi sur la clarté, non ?

Pas évident de faire l’unanimité dans tous les territoires dans une fédération. C’est le propre des fédérations.

Si j’étais Jack Layton, voici ce que serait mon message à l’égard du ROC:

« Une main ouverte est préférable à un poing fermé si l’on veut que ce pays fonctionne. Qui donc favorise le plus la souveraineté du Québec ? Est-ce ceux qui font preuve d’ouverture et de souplesse dans le fonctionnement du fédéralisme ou bien ceux, comme les récents commentateurs, qui veulent imposer la vision d’un fédéralisme crispé et monolithique ? Poser la question c’est y répondre. Les récents commentaires du ROC favorisent davantage la division du pays que la position actuelle du NPD qui vise un Canada qui inclut le Québec. »

« En clair, les Libéraux, et d’ailleurs les Conservateurs, n’auraient qu’à déposer une motion demandant au Parlement de réitérer son appui à la loi Dion-Chrétien. »

Si les libéraux et conservateurs ont juste 5 cents d’intelligence politique, ils ne le feront pas. Chaque fois que l’on reparle de cette inacceptable Loi sur la Clarté, un paquet de souverainistes endormis au Québec se réveillent soudain.

Par contre, je ne serais pas mécontent qu’ils le fassent!!

Les tourments du dualisme idéologique !

Pour ne pas employer le terme un peu lourd de “duplicité”…, reconnaissons que le dualisme idéologique qui tenaille le NPD, l’oblige dès à présent à des contorsions qui promettent un véritable spectacle de cirque d’ici peu. En effet, le revers de la médaille du “succès” inespéré du NPD au dans la “Belle Province” …, est la nécessité de bercer d’illusions au Québec les élus et la base militante, ainsi que ce quart (27% précisément) des citoyens de plus de 18 ans qui ont voté pour le parti “orangiste” sans lui donner un véritable mandat fédéraliste, puisqu’il s’agissait avant tout de se préoccuper des familles, des travailleurs, des chômeurs, etc… Qui pouvait être contre ces bons sentiments ?

D’ailleurs, à défaut de résultats concrets, les Québécois en auront pour leur argent (financement public du NPD, rémunération de ses élus et de ses centaines d’employés, etc…), puisque dans une envolée politique magnifiquement postmoderne, le NPD (voir son site : npd.ca) nous propose de parfaire notre correction politico-morale, car avoir été pratiquement guéris du racisme, de l’homophobie, du sexisme, etc., le parti “orangiste” se propose d’éradiquer la « transphobie » de nos pensées et de nos comportements (voir le site du NPD pour plus de précisions…).

Du côté de Québec solidaire, devenu en partie une succursale ou un appendice du NPD, le dualisme idéologique se porte également très bien : promotion des accommodements religieux traditionnalistes sous couvert de « laïcité ouverte », regrets très sincères de Monsieur Kadhir suite à une défaite du Bloc québécois à laquelle il a modestement contribué, etc.

Yves Claudé – sociologue
ycsocio[arobas]yahoo.ca

La Loi C-20 est en droit international nulle et sans effet dans le cas où les Québécois décidaient de leur souveraineté par une majorité simple 50% + 1.
Seul le peuple Québécois est apte à sortir le Canada du Québec avec une reconnaissance internationale en appui de cette volonté du Québec.

Ça me fait rire cette question. Comme s’il était possible d’avoir ce résultat (50% + un vote…).

On a autant de chances que ça arrive que moi j’ai de chances de gagner 10 fois de suite à la loto avec le même numéro!

Le dernier référendum était serré au max, il y avait quand même 10 000 voix de différences.

Que serait-il arrivé si les fédés avaient gagnés par une seule voix? Aurait-ils dit : c’est pas bon, on recommence? J’en doute.

La loi sur la clarté a fait à tous l’effet d’une injure, cependant l’avis de la Cour suprême est le bon sens même, et les indépendantistes devraient y voir une victoire: obligation pour le Canada de négocier la sécession du Québec en cas de référendum gagnant. Au lieu de jouer la politique du pire avec cette histoire de 50% + 1 (qui est juste en principe mais qui en pratique ne tient pas debout) et de forcer le NPD à se retourner contre le Québec, il ferait bon que les indépendantistes capitalisent sur le jugement de la CS et remettent l’obligation de négocier sous les nez de leurs adversaires à chaque occasion. Autrement, il faudra donner raison à André Pratte (!) et admettre que les Québécois transforment toutes leurs petites victoires victoires en défaites.

Bonjour,
Sondages après sondages suite à la promulgation de la Loi sur la Clarté, la très grande majorité de tous les québécois se disaient favorable à une question claire avec une majorité CLAIRE ! Mais qui donc peut être contre la VERTU d’une question claire excepté quelques nationalistes québécois frustrés ? Six mois sont une éternité en politique ! Imaginez vous quatre longues années pour le NPD d’accaparer l’espace médiatique québécois comme ce matin avec le bon vieux JACK ! Monsieur Jack Layton sait faire ! Mais où donc était le petit morceau restant du Bloc Québécois ce matin pour offrir une écoute attentive aux sinistrés de la Montérégie en même temps que le NPD ? Le NPD ayant l’argent requis échafaudera son énorme machine électorale à travers tout le Québec profond d’ici 4 ans, soyez en assurés vous les québécois et les québécoisssssssses et vous les verrez partout contrairement au petit Morceau de Bloc restant ! Qui sait si d’ici deux longues années, le NPD ne collaborera pas en prêtant son infrastructure et sa machine électorale à Québec Solidaire en fonction des élections provinciales à venir ? Et tant qu’à faire ayant toute la visibilité possible, pourquoi le NPD ne fonderait il pas une aile québécoise en ayant les assises requises pour l’alternative d’un vrai parti de gauche ? Nobody knows and good luck for our friends the péquistes…… Bien à vous, John Bull.

Lisée, regardez donc du côté de la droite, au pouvoir dans les deux capitales.

Le Québec, en votant massivement NPD, se doutait bien qu’il votait pour un parti fédéraliste, mais il voulait envoyer un message politique clair, contre les conservateurs.

Ils ne sont pas là pour défendre la souveraineté du Québec ni même le droit à l’autodétermination politique de son peuple. Ça n’a aucun rapport, et les bloquistes et péquistes sont en train d’écoeurer radicalement les souversinistes pragmatiques et non-querelleux.

Un NPD ouvert aux opinions de ses députés, leur demandant simplement de ne pas militer pour l’indépendance du Québec mais leur laissant le vote libre (ou l’abstention) et le droit à l’opinion personnelle sur C-20, voilà qui ferait amplement l’affaire des Québécois et qui serait jouable pour Layton sur la scène canadienne. Ils aurent alors les coudées franches pour faire ce pour quoi ils ont été élus: s’opposer aux politiques conservatrices. La situation impose, il me semble, que tous les partis d’opposition collaborent.

Si ça se trouve, mes parents se sont rencontrés dans un meeting du PQ, et j’ai toujours été un indépendantiste convaincu qui actualise le sujet à chaque fois que possible dans les conversations ou ailleurs. Mais les stratégies des vieux souverainistes (dont vous êtes, M.Lisée) sont ridicules de petitesse, peut-être parce que plusieurs d’entre vous désespèrent de voir l’indépendance survenir de leur vivant, qu’ils voient l’échéance s’approcher, et qu’ils préfèrent jouir de petites victoires minables dans l’immédiat plutôt que de développer une stratégie de vraie vague de fond. Et dans cette vague de fond, l’élection du 2 mai est peut-être significative.

Que plusieurs députés NPD soient souverainistes, cela ne fait pas l’ombre d’un doute, j’en connais personnellement deux d’entre eux. Mais qu’importe leur nombre, ou de les obliger à se découvrir tout de suite? Pourquoi ne pas avoir une connivence tranquille avec eux et elles, et les laisser agir avec le plus de force possible dans leur équipe actuelle? Pourquoi chercher à les piéger ou à piéger Layton dès le premier mois suivant l’élection? Pourquoi court-circuiter leur voix, celle de l’équipe actuelle du Québec à Tawa? QUI cela peut-il bien servir?

Tout ce que je vois pour expliquer cela, c’est une certaine aigreur émotive suite aux deux derniers référendums perdus. Mais moi je n’ai jamais voté, donc jamais perdu, et on est une trâlée d’électeurs dans cette situation.

Je suis d’aileurs un grand fan de Lisée sur tous les sujets, sauf en ce qui concerne à la fois le NPD (ou Khadir, ou Legault) et la souveraineté.

Les sorties de péquistes contre Legault, Khadir, ou le NPD énervent au plus haut point les électeurs québécois. Cessez, je vous pris, et dites-le aux péquistes autour de vous! Visez Charest, visez Harper! Layton a engrangé des voix au Québec essentiellement parce qu’il ouvrait la main à une coalition et à la collaboration. C’est ça son succès. Parizeau a tracé la voie en 95 en tendant la main à Dumont, alors voilà exactement le plan de match voulu par les québécois: une collaboration large, diversifiée, regroupant tous les acteurs politiques valables de la droite à la gauche, et non plus de réactions de mauvais-perdants.

Plus le PQ va prendre les souverainistes pour de l’électorat captif, plus il risque de connaître la débâcle du Bloc et des libéraux fédéraux. De deux choses l’une: Ou bien l’indépendance est un outil pour le PQ, ou bien le PQ est un outil pour l’indépendance. La vérité transpire par les paroles et les comportements. Plusieurs réactions récentes de bloquistes ou de péquistes laissent à penser que c’est la première option qui prime pour eux.

Bref, je ne vous félicite pas du tout pour votre acharnement contre le NPD ou contre QS. Ce sont éventuellement de futurs alliés.

François 1

Bien sûr qu’ils referaient la même chose! Moi-même, ardent souverainiste qui a voté Bloc, je voterais Layton tellement ça met la balle dans le camp fédéraliste et tellement ça les embêtent.

J’ignorais qu’un tel résultat aurait ces conséquences. Maintenant que je le sais, je l’endosse à 100%!

Les fédés sont coincés, ils vont bientôt réaliser à quel point. 🙂

Les fédés ne comprennent pas à quel point le Bloc était une soupape pour les nationalistes mous. Et nous les souverainistes ne comprenions pas à quel point le Bloc était un obstacle à la souveraineté.

Maintenant que cette soupape n’existe plus, les nationalistes mous seront de plus en plus frustrés par le fédéral, c’est écrit dans le ciel.

En tant qu’indépendantiste, je me réjouis de la mort du Bloc et souhaite sa disparition définitive. Le dysfonctionnement du fédéralisme canadien sera alors une évidence de plus en plus frappante. Merci vague orange pour avoir débloqué le Québec!

Et si l’on posait la question inverse? Comme : «Voulez-vous demeurer à l’intérieur du Canada» (une question claire, il me semble…). Le 50%+1 serait-il suffisant? À 52% pour, le Québec peut-il se déclarer indépendant?

Il est évident que le même pourcentage doit s’appliquer pour une question ou son inverse; sinon, il n’y a plus démocratie, certains électeurs ayant plus de poids que d’autres.

Messieurs les fédéralistes de tous partis, fixez le pourcentage et l’on choisira nous-mêmes la question!

@Francois 1.

Trés facile d’accuser M. Lisée de parti-pris quand vous-même envoyez un lien vers les andrépratteries, dont les écrits ne sont pas un exemple d’objectivité en matière politique.

Ce sondage dont vous gaussez fièrement avec un « Et Vlan! En plein dans la gueule! », il est encore bien tôt pour venir se péter les brettelles ici, surout qu’on n’a pas encore vu vraiment de quoi le NPD est capable. Et Dieu sait que l’opinion publique est comme le courant; il peut se passer bien des choses en 4 ans.

Vous devriez laisser tomber le mépris triomphaliste simpliste. Cela ne contribue pas à faire avancer votre cause de façon constructive.

@John Bull et lagentefeminine

Historiquement, Terre-Neuve a accédé à la fédération canadienne avec 52% du vote en sa faveur lors d’un référendum. Le Canada a-t-il contesté ce résultat comme étant une majorité insuffisante? Bien sûr que non!!!

La démocratie canadienne, c’est du deux poids-deux mesures en autant que cela lui fasse bien son affaire. Voilà le vrai but de la loi sur la Clarté. Même le concept de la question claire, en apparence justifiable, n’est que poudre aux yeux juste pour que le Canada décide lui-même de la question et manipule ainsi un résultat en sa faveur, tout en prenant le peuple québécois pour des idiots illettrés.

La France a mis 3 révolutions pour chasser la royauté comme régime politique. Et bien des pays ont mis du temps avant de décider de leur indépendance. Le Québec est jeune avant de décider quel sera son choix pour l’avenir. L’échec de deux référendums ne signifie pas plus que l’on veuille rester dans le Canada dans le statu quo, ni dans n’importe quelle condition.

Et si un jour le Québec tient tant à faire dans l’aplatventrisme comme vous, ce ne sera pas le choix de tout le monde, Et il serait étonnant que ce choix dépasse même 50%.

Les fédéralistes ont tellement peur du Québec consistant qui vote à gauche. Bloc ou Npd, même combat.

Alors de se rabattre sur des technicalités et des chipotages langagiers et arythmétiques.

On arrête pas un peuple en marche avec des virgules.

D’autant plus qu’Ottawa s’acharne à chaque décision de nous faire la démonstration de son incompétence : l’armée ridicule qui s’enlise à Venise en Québec et les salaires oboles aux policiers du G8. La liste est longue…

Un résultat clair = 50% + 1
Question claire:
« Acceptez-vous, Oui ou Non, que le Québec demeure une colonie du maître actuel, le Rocanada, qui jamais ne renoncera à sa sujétion imposée aux Québécois ni plus reconnaîtra le droit du peuple québécois à l’autodétermination et sa volonté exprimée démocratiquement d’assumer pleinement, seul et librement sa souveraineté ? »

Mon seul commentaire tardif. Selon tous ces aspects, le Bloc même réduit à 4 députés parfois pour ces derniers devant communiquer sur la colline du parlement pour compenser le temps de parole en chambre. Le BQ doit se reprendre et poursuivre la lutte.

Après le vote du 2 mai 2011, certains Québécois sont sans doute impatients de connaître comment Jack compte les inciter à accepter le Canada « dans l’honneur et l’enthousiasme »…

Mathieu Lemée

En plus, il a fallu trois référendum pour faire entrer Terre-Neuve dans le Canada. Et il a fallu leur donner de l’argent et trafiquer les résultats du dernier référendum…

@ Jean-Pierre Gascon #41

Pour allez dans votre sens, question encore plus claire et limpide:

Donnez-vous le mandat au gouvernement du Québec de ratifier la Loi constitutionnelle de 1982 tel que rédigée?

OUI ou NON ?

Je la formule de cette façon, car je crois que c’est le seul compromis que le RduC est prêt à accorder aux québécois, soit le statu quo. Le RduC veut finir par avoir le Québec à l’usure, et à lire bien des commentaires, l’option du Oui à cette question semble conquérir de plus en plus d’adeptes.

C’est comme si plusieurs commentateurs et politiciens canadiens, après avoir détruit le bloc en prétextant son inutilité, s’étaient organisés pour détruire le NPD, tout ça parce que l’appui au NPD vient du Québec.

Dans leurs efforts, ces fédéralistes ne voient pas qu’ils sont parfaitement en train de consommer la séparation du Québec : Peu importe qui on élit, ils les passent à tabac de toute façon, sans négocier, sans discuter, sans faire évoluer la fédération.

Aujourd’hui, avec Charest, Harper et Layton les fédéralistes ont leurs conditions gagnantes. Ignorer la situation c’est jouer avec le feu. On ne pourra plus dire que les Québécois n’ont pas essayer de renouveler la fédération. Ces commentateurs devraient plutôt voir cela…