Le baptême du feu d’Option nationale

À l’approche d’une campagne électorale qui s’annonce mouvementée, le chef du nouveau parti Option nationale, Jean-Martin Aussant, a déjà choisi ses priorités pour séduire l’électorat : la souveraineté du Québec, la nationalisation des ressources naturelles, la gratuité scolaire et la réforme des institutions démocratiques (élections à date fixe, scrutin proportionnel, financement public des partis politiques).

Le baptême du feu d'Option nationale
Photo : P.-L. Daoust

À l’approche d’une campagne électorale qui s’annonce mouvementée, le chef du nouveau parti Option nationale, Jean-Martin Aussant, a déjà choisi ses priorités pour séduire l’électorat : la souveraineté du Québec, la nationalisation des ressources naturelles, la gratuité scolaire et la réforme des institutions démocratiques (élections à date fixe, scrutin proportionnel, financement public des partis politiques).

Le député de 41 ans, élu sous la bannière du Parti québécois en 2008, a quitté ce parti en juin 2011, parce que, selon lui, Pauline Marois ne faisait pas suffisamment la promotion de la souveraineté.

Est-il en train de diviser le vote souverainiste avec son nouveau parti ? « Pas du tout, dit-il. Québec solidaire et le PQ pourraient faire la souveraineté, mais ils ne sont pas certains de le vouloir. Ils attendent le moment opportun. Ils manquent de courage. Ce sont eux qui divisent le vote. Nous sommes le seul parti clairement en faveur d’un référendum dans un premier mandat. » Un référendum qui porterait sur une nouvelle Constitution du Québec, dans laquelle serait intégrée une déclaration de souveraineté.

Le jeune parti, créé il y a cinq mois, compte près de 2 000 membres, dont les trois quarts ont moins de 35 ans. Une cinquantaine de candidats sont connus, mais Jean-Martin Aussant doute qu’il puisse en présenter dans les 125 circonscriptions à court terme. « Si les élections ont lieu ce printemps, ce sera difficile. On ne veut pas de candidats « poteaux » », dit-il.

Jean-Martin Aussant se fixe des objectifs « réa­listes » : faire connaître sa formation et assurer sa réélection dans la circonscription de Nicolet-Bécancour. « On va y mettre beaucoup d’efforts. C’est important d’avoir un porte-parole à l’Assemblée nationale. » La tournée du chef sera donc limitée à quelques circonscriptions clés où Option nationale sent un engouement : Hochelaga-Maisonneuve, Sainte-Marie¬Saint-Jacques, Mercier, Gouin et Rosemont, à Mont­réal, de même que cinq autres dans la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean.