Le biographe de Bourassa et l’honnêteté

En librairie dans quelques jours: Bourassa version JFL, sans le masque...

Quand Georges-Hébert Germain est venu me voir, il y a un an, pour avoir mon point de vue sur Robert Bourassa, il fut honnête. Il a admis d’emblée que les proches de l’ancien premier ministre avaient sorti leur chéquier pour mobiliser sa plume — une des meilleures au Québec — en espérant qu’il tirerait un portrait positif de leur ancien chef.

Mais Georges-Hébert, que je connais et estime depuis des décennies, m’a assuré qu’il allait aborder le sujet «en toute indépendance d’esprit». Je l’ai cru. Mais j’ai trouvé que les proches de Bourassa avaient été habiles de le choisir lui entre tous, car on sait, dans le métier, que Georges-Hébert déteste dire du mal de qui que ce soit. C’était couru, il allait dire du bien de Bourassa.

Combien de bien ? N’ayant lu qu’un bref extrait du livre, je ne puis le dire. Mais j’ai été frappé de l’entendre dire, à la radio il y a quelques mois, que  Robert Bourassa était non seulement un «honnête homme», mais au surcroît, un «homme honnête».

...et version GH Germain. Avec le masque?

Puisque je crois avoir fait la démonstration, dans Le Tricheur, que la malhonnêteté intellectuelle était le modus operandi de l’ancien premier ministre, une suggestion que Georges-Hébert m’avait faite lors de notre entretien m’est revenue en tête.

Pourquoi, m’avait-il demandé, n’avions-nous pas réédité Le Tricheur (qu’il venait de lire et dont il ne disait que du bien) au moment de la sortie, récente, d’une autre biographie de Bourassa, celle de Julien Brault?  «En voilà une idée, qu’elle est bonne», me suis-je dit au fond de mon for(t) intérieur.

Puisque Georges-Hébert allait démontrer, indépendamment du montant (à ce jour inconnu) du chèque reçu, l’honnêteté de Bourassa, il serait bien que je publie une version abrégée, remaniée et actualisée de mon ouvrage (produit sans que le moindre mécène ne m’ait ouvert son chéquier!). Aux lecteurs de faire la comparaison et de tirer leurs conclusions.

Les éditeurs de Québec Amérique trouvèrent l’idée fort bonne. (On me rapporte que chez Libre Expression Georges-Hébert fut, à la réflexion, moins enthousiaste.)

Un mensonge répugnant

J’attendais donc avec impatience l’opus positif de mon ancien collègue de L’actualité et avais hâte de comparer nos notes, côte-à-côte, ici et là dans les salons du livre. Jusqu’à ce qu’Antoine Robitaille, du Devoir, dépositaire du manuscrit de Georges-Hébert, me demande de commenter le passage du livre me concernant.

Et me consternant. Car je m’attendais à de l’honnêteté de la part d’un homme de la trempe de Georges-Hébert Germain. Mais voici ce que j’ai lu:

Dans son entourage [de Bourassa], par contre, on s’est scandalisé des propos de Lisée, d’autant plus que le journaliste, avant même la parution du Naufrageur, était devenu conseiller politique du chef péquiste, Jacques Parizeau.

C’est un assaut frontal et parfaitement mensonger sur mon intégrité. C’est en journaliste d’enquête que j’ai mené l’enquête, écrit et publié les ouvrages, en disant toute la vérité sur chacun des acteurs, fédéralistes ou souverainistes, et faisant plusieurs mécontents dans les deux camps. Personne ne m’a fait de généreux chèque.

Puis, au moment de la sortie du Tricheur et du Naufrageur, au printemps 1994, et après mon embauche comme conseiller de Jacques Parizeau plusieurs mois plus tard, en septembre, les proches de Bourassa m’ont traité de tous les noms d’oiseaux. Mais jamais une accusation aussi vile n’avait été formulée.

Georges-Hébert invente ici un répugnant mensonge. Il n’a pas eu le professionnalisme de vérifier la chose avec moi, ou avec l’entourage de Jacques Parizeau, ou de trouver la moindre preuve qui pourrait étayer cette affirmation, car il n’en existe pas. (En fait, je craignais après la publication du Tricheur que Parizeau ne m’adresse plus jamais la parole, car j’y avais inséré un long passage sur son problème d’alcool, ce qu’aucun autre journaliste n’avait fait avant moi.)

Je n’ai pas encore lu le reste du livre de Georges-Hébert. J’ose espérer que je suis la seule victime de son manque de professionnalisme.

Comment tricher avec le Tricheur pour mieux le critiquer

Voilà pour le journalisme 101. Voici pour l’honnêteté intellectuelle.

Georges-Hébert est un homme très intelligent, connu et apprécié pour son sens de la nuance, qu’il sait saisir et décrire avec brio. Il lui a donc fallu un effort considérable pour jouer aux ignares dans le résumé qu’il fait de mes ouvrages:

[Lisée] a échafaudé une prémisse artificielle qu’il a tenté de consolider pendant des années, cherchant et croyant trouver partout, à gauche et à droite et en bas et en haut, derrière et devant, des matériaux divers pour étayer une thèse souverainiste voulant que Bourassa ait contrecarré l’élan qui, au lendemain de l’échec e l’accord du lac Meech, portait selon lui le peuple québécois de façon certaine et irréversible vers l’indépendance politique. […] Lisée considérait que le premier ministre aurait du se plier à des sondages d’humeur passagère et faire la souveraineté.

Ridicule. Voici ce qu’il a lu dans Le Tricheur, à son point central, et qui en est la seule thèse: un appel à l’honnêteté. Je parle ici du jour de décembre 1990 où Bourassa est informé de la teneur du Rapport Allaire, le comité constitutionnel qu’il a formé, et dont la principale recommandation est la souveraineté:

Robert Bourassa est à la fenêtre. Il peut faire la souveraineté. Les conditions sont réunies comme jamais auparavant. Peut-être ne se représenteront-elles jamais dans un si beau bouquet. Il n’y est cependant nullement forcé. Personne ne peut lui reprocher d’être fédéraliste. Il a bien entonné quelques phrases vagues sur « la superstructure » et le caractère « non éternel » du fédéralisme. Reste qu’il vient d’être élu, en septembre 1989, pour quatre ou cinq ans. Pendant cette campagne, il n’a pas promis de faire la souveraineté, il n’a donc ni le mandat ni l’obligation de la faire.

Bourassa, dont l’esprit est fixé sur la condition la plus problématique de l’accès à la souveraineté –  les coûts – , peut légitimement penser qu’il ne faut pas la faire. Ou du moins qu’on ne peut pas la faire à un coût raisonnable.

Depuis la mort de Meech, il a laissé se dérouler le débat dans le public et dans son parti. Il a distribué des feux verts aux souverainistes. Aux jeunes de son parti et aux fondateurs du Bloc québécois, aussi. Il n’est pas intervenu dans les délibérations du comité Allaire, sauf pour les orienter dans une direction qui ne pouvait logiquement les mener qu’à la souveraineté. Il a donné tous les signes de celui qui entend «tranquillement s’orienter vers la souveraineté du Québec en se ménageant de l’espace de virage », pour reprendre l’expression du péquiste Landry. Mais rien encore n’est irréversible.

Il peut, c’est sûr, appuyer sur l’accélérateur, prendre son ticket pour l’histoire, franchir le rebord de la fenêtre. Faire comme Helmut Kohl [qui vient de réunifier l’Allemagne au pas de charge] et prendre, selon une expression qu’il affectionne, « un risque mal calculé ».

Mais ce n’est pas parce que la mer est belle qu’il faut prendre le large. Ce n’est pas parce que tous les matelots s’activent à gréer le navire qu’il faut hisser la grand-voile. Certes, sur la terre ferme, les voisins deviennent hargneux et il y a peu de chances –  en fait, aucune –  qu’une entente satisfaisante puisse être conclue avec eux. Reste que la troupe est au sec. Qu’elle mange à sa faim. Que, disait un autre capitaine, « ce n’est pas le goulag ». Et qu’au-delà de l’éclaircie et de l’horizon calme qui se présentent depuis la berge, il y a peut-être –  sûrement –  une zone de tempêtes. Et si on s’échouait sur une terre encore moins hospitalière que celle-ci? Et si, à mi-parcours, en plein remous, les mousses prenaient peur et réclamaient qu’on rebrousse chemin, pour débarquer, plus pitoyables que jamais, au point de départ?

Lorsqu’il prend l’appel de Pierre Anctil [le directeur général du PLQ], le 28 décembre 1990, dans sa chambre d’hôtel de Miami, Robert Bourassa est le chef du Parti libéral du Québec, le premier des ministres du gouvernement québécois. Il peut mettre le frein, arrêter la musique, déclarer que le jeu n’en vaut pas la chandelle. Annoncer aux Québécois, à son retour de convalescence, que, tout bien considéré, la souveraineté est une aventure trop risquée et qu’il ne faut pas compter sur lui pour les y plonger. En aucun cas.

Si certains veulent provoquer ce débat, il pourra les confronter, visière levée, et débattre argument contre argument. S’il est mis en minorité par son parti, il pourra, comme René Lévesque en 1984, tenir un référendum auprès des militants, un «Robertrendum ».

Si, à l’extérieur de son parti, les Québécois tiennent vraiment si fort à la souveraineté, s’ils descendent régulièrement dans les rues, peut-être devra-t-il mettre sa légitimité en jeu, comme de Gaulle après mai 1968. Comme lui, il en tirerait les conclusions. « Quel homme serais-je, disait de Gaulle avant le référendum sur la régionalisation de 1969, si je ne tirais pas sans délai la conséquence d’une aussi profonde rupture? » À minuit, le soir de sa défaite, il remettait sa démission. Il avait perdu ce pari, il en avait gagné bien d’autres, envers et contre tous, pendant sa carrière. Car, disait-il aussi, « ce qui est salutaire à la nation ne va pas sans blâme dans l’opinion ».

De Gaulle avait su affronter l’opinion, et le plus souvent la convaincre qu’il avait raison, qu’elle avait tort. Quand il réussissait ce tour de force, et emportait l’adhésion de l’opinion, il en sortait grandi et la France avec lui. Parfois, il échouait, et n’avait alors pas l’arrogance de se cramponner à un pouvoir qu’il aimait pourtant sans partage.

Le 28 décembre 1990, Robert Bourassa est donc placé devant un choix historique et éthique. S’il se rend aux arguments d’Anctil, donc de son parti, donc de son peuple, il aura la lourde tâche de créer un pays. Comme Churchill, il pourrait aviser les Québécois, avant de prendre la mer, qu’il faudra « de la sueur et des larmes » pour se rendre à bon port. On dira qu’il a évolué, qu’il a pris le virage de sa vie, qu’il a choisi le bon moment, qu’on avait bien fait de l’attendre. On le dira courageux, pionnier, timonier. Il aura sa photo en première page de The Economist. On écrira sa biographie.

Il entend l’appel du large, il sait que le bateau peut partir, et il le dira, six mois plus tard, dans une entrevue au quotidien Le Soleil: « J’aurais pu, il y a un an, passer à l’Histoire; si j’avais décidé de faire un référendum sur la souveraineté en septembre 1990, je pense bien que, là, ça y était.» À l’été de 1991, il ajoute: « Si on avait fait un référendum au mois de juin [1991], si on l’avait gagné, quelque chose comme 58% à 42%, on aurait fait quoi? » Une jolie marque, 58%.

S’il refuse les arguments d’Anctil, comme c’est son droit, il aura la très difficile mission de ramer contre le courant, de convaincre ses compatriotes de ne pas prendre le large. Cette tâche est ingrate. On le traitera de poltron, de briseur de rêves et de fossoyeur de peuple. On le dira cependant, aussi, homme de conviction et de détermination, comme un autre grand fédéraliste, Pierre Trudeau, qui appelle tous les acteurs du drame, en 1990, à « jouer cartes sur table, se battre pour ainsi dire à visière levée –  et se fier à la chance autant qu’à l’habileté». Si Bourassa est franc, direct et honnête dans l’adversité, on le dira homme d’État. On fera une série-documentaire sur sa vie.

Nous sommes loin, n’est-ce pas, de la caricature offerte par Georges-Hébert.

Mais voilà. Bourassa a délibérément décidé de ne pas être franc, direct et honnête dans l’adversité. Il a refusé de se dire fédéraliste pendant des mois. Alors qu’il l’était. Il a refusé d’exclure publiquement la souveraineté pendant près de deux ans. Alors qu’il l’excluait en privé avec les premiers ministres du reste du Canada.

De plus, il a pris sur lui de refuser des pouvoirs supplémentaires que lui offrait Ottawa sur la langue et la culture — des revendications historiques du Québec et de son parti — sans en souffler mot à qui que ce soit et alors même qu’il affirmait en public réclamer une « réforme en profondeur » du fédéralisme.

Ce n’est pas seulement la famille souverainiste que Bourassa a floué. C’est la famille réformiste fédéraliste. N’importe quel autre leader fédéraliste à sa place — Jean Lesage, Daniel Johnson, Claude Ryan — n’auraient pas gaspillé ce que l’on sait être maintenant, avec le recul, la seule fenêtre disponible pour la réforme de la place du Québec au sein du Canada.

Voilà l’argument central du Tricheur, et de mon nouveau Le petit Tricheur — Robert Bourassa derrière le masque: le manque d’honnêteté et de transparence. L’affront à la démocratie. La confiscation d’un débat à un point charnière de l’histoire d’un peuple.

J’ai hâte de trouver quelqu’un qui aura été payé suffisamment cher pour tenter d’y répondre avec professionnalisme, honnêteté intellectuelle et compétence.

(Lire un extrait et l’article de Johathan Trudel dans le dossier de L’actualité: Bourassa, bâtisseur ou tricheur ?)

Les commentaires sont fermés.

Les noms de Robert Bourassa et de Pierre Eliot Trudeau me glace le sang .Quel mal ont ils fais au Québec ,jamais nous ne pouront nous relevé.

A-t-il demandé à André Arthur de parler de la vie intime de Robert Bourassa?
Arthur a été le premier à lancer la rumeur sur l’homosexualité de Boubou. Et il n’a jamais lancé le morceau!

Tout le monde a son prix. Tout le monde peut être acheté. Georges Hébert-Germain vient de l’être. Et c’est à vomir.

Ho la la… et pan dans les dents… Qu’est que Georges-Hébert Germain, que j’estime également, a à répondre à ça ?

« Le Tricheur et le Naufrageur »
est le digne épitaphe de Robert Bourassa…

Jean Allaire et Mario Dumont démissionnèrent du Parti libéral du Québec parce que Robert Bourassa refusa d’honorer sa signature en bas du Rapport de la Commission Bélanger-Campeau.

Z

Lecture obligatoir pour JF Lisée: « guard your tongue; a practical guide to hte laws of loshon hora », de Zelig Pliskin.

Il faut toujours, encore et encore chercher à qui le crime paie !

Georges-Hébert Germain est un mercenaire.Il n’écrit pas pour la vérité. Il écrit pour la piastre. C’est connu. Il écrit pour ceux qui n’ont pas le talent de le faire.

C’est simple, Georges-Hébert Germain est un «nègre».

«Le métier de nègre consiste à donner des idées aux cons et à fournir un style aux impuissants.»
[Bruno Tessarech]

J’ai lu Le Tricheur et Le Naufrageur. Mais enfin, que fallait-il attendre de Robert Bourassa, un pissou qui a envoyé l’armée contre son propre peuple en 1970? J’ai connu Germain pendant mes études en géographie à l’université de Montréal. Un …… dilettante.

En plein dans le mille JF Tu me fais revivre de grands moments de mes années en politique. Il y a dans tes écrits, les faits et gestes authentiques de cet homme qui nous a tous trompés. Comment il était incapable d’un oui ou d’un non clair. Que des peut-être hésitants!!!

Je vais attendre avec impatience le petit
tricheur.
L’autre jour, je disais que vous devriez vous
lancer en politique.
Pour le moment du moins, je pense qu’il vaut mieux
attendre.
Je crois que votre plume (libre) nous ait beaucoup
plus utile que votre présence à l’assemblée.
J’espère que vous soufflerez mot du congrès de
l’Option Nationale.
Une petite décortition du refus de la Presse et
de PKP de parler de M.Aussant.

Bonne journée M.Lisée

Quant l’argent mène certains se laissent séduire mais autant de faussetés discréditent Germain et le disqualifie comme auteur …. Faudrait voir si dans ces richissimes libéraux s’il y a un chèque caché de la famille Desmarais qui essaie de toutes les facons de sauver son poulain Charest après avoir mis Sirois comme conseiller de Legault et sa CAQ pour essaiyer d’éliminer le PQ ….Pour trouver la réponse , il faut voir a qui le crime rapporte …..

Ce billet est une répartie cinglante mais méritée, et qui a sans doute été douloureuse à rédiger. Bravo Jean-François.
LD

Germain est-il un honnête biographe ou le portraitiste du roi chargé de l’embellir pour la postérité?

Au journaliste du Devoir qui l’interroge sur des erreurs factuelles qui essaiment dans son bouquin, il répond
»
«Moi, je suis un portraitiste. Des erreurs factuelles, c’est sûr, il y en a plein. […] C’est sûr que ça a une importance et que c’est regrettable. Mais moi, ce que j’ai voulu faire, c’est aller vers Robert Bourassa; tenter de voir qui était cet homme-là dans la vie de tous les jours et de quelles valeurs morales il était habité.>

http://www.ledevoir.com/politique/quebec/342813/combat-extreme-lisee-germain

Alors ce « portrait » de Bourassa commandé en pré-campagne électorale pour tenter de redorer le blason d’un parti libéral qui se cherche des héros pour pallier à son manque de crédibilité auprès de la population , semble un travail de mercenaire beaucoup plus qu’une oeuvre sérieuse sur laquelle s’appuyer pour connaitre le personnage.

En s’attaquant à votre honnêteté journalistique pour créer une polémique autour de la sortie de son livre, il ne fait finalement que souligner le manque de rigueur de son travail .

M. Germain affirme dans le Devoir n’avoir subi aucune pression de la fiducie ou de la famille. Je veux bien, mais comment peut-on être entièrement libre d’écrire de ce l’on veut quand il s’agit d’une commande. Aurait-il songé un seul instant à intituler son livre « Le Tricheur » par exemple? Bien sûr que non.
En plus, il avoue que ses livres contiennent plein d’erreurs factuelles, mais que ce n’est pas grave puisqu’il est davantage portraitiste que biographe…

M. Bourassa est celui qui a fermé la porte sur les doigts de M. Allaire avec son rapport, après la lui avoir ouverte. Ayoye ! De la part du tricheur.

Je vous cite: «Mais voilà. Bourassa a délibérément décidé de ne pas être franc, direct et honnête dans l’adversité. Il a refusé de se dire fédéraliste pendant des mois. Alors qu’il l’était. Il a refusé d’exclure publiquement la souveraineté pendant près de deux ans. Alors qu’il l’excluait en privé avec les premiers ministres du reste du Canada.»

Je ne veux pas me porter à défense de Bourassa, mais un politicien, le moindrement d’envergure, ne met jamais ses atouts sur la table tant qu’il ne sent pas le moment propice à le faire. Fédéraliste ou souverain, s’il ne s’est pas prononcé ne veut pas dire qu’il était dans l’un ou l’autre camp.

Je laisse le bénéfice du doute à Bourassa. Ne s’étant pas prononcé ni pour l’un ni pour l’autre camp, ça pouvait lui donner toute la latitude voulue de se positionner au moment opportun pour l’un ou pour l’autre camp. Quant à vous, M. Lisée, je ne doute absolument pas de votre honnêteté.

En mettant tous les arguments sur la balance, je pense que le poids de l’argent pèse plus lourd du côté des fédéralistes que de celui des souverainistes. Ainsi, avec l’argent des fédéralistes, c’est plus facile pour eux de faire avancer leur machine ou de mettre des bâtons dans les roues des souverainistes pour l’empêcher d’avancer.

Se pourrait-il que se manifeste maintenant la personnalité profonde de M. Lisée: vindicative, caractérielle? Que c’est cela qu’on trouve au delà de la façade artificiellement et théatralement olympienne? Bien sûr qu’il y a des erreurs dans le livre de M. Germain, comme dans la plupart des livres. Mais sachons distinguer entre les erreurs de détails et les erreurs fondamentales.

Que M. Lisée soit devenu conseiller de M. Parizeau quelques mois avant ou après la publication de son libre sur Bourassa fait partie des erreurs de détails. La conséquence qu’on a à en tirer demeure la même.

J’ai toujours le Naufrageur et le Tricheur dans ma bibliothèque…

Il y a déjà un certain temps…que j’ai lu avec délectation ces deux EXCELLENTS ouvrages…

Un Gros merci pour m’avoir aidé à comprendre, preuves à l’appuie, ce qu’est un ARNAQUEUR…j’ajouterais même, un TABARNAQUEUR.

Mille fois merci!!!

George-Hébert Germain est, et de loin, meilleur écrivain que Lisée:

1981 – Prix Brascan, portrait de Robert Charlebois
1985 – Prix Brascan, portrait de Saul Bellow
1987 – Prix Air Canada, reportage sur le Japon
1987 – Prix Judith-Jasmin, reportage sur New York
1988 – Médaille d’or au Grand Prix d’excellence, reportage sur l’Inde
1990 – Médaille d’argent au Grand Prix d’excellence, reportage sur le Saint-Laurent
1990 – Prix de l’Ordre des architectes, portrait de l’architecte Moshe Safdie
1991 – Finaliste au Prix du Gouverneur général
1994 – Prix de l’Association québécoise des éditeurs de magazines, catégorie lettres et beaux-arts
1995 – Prix de l’Association québécoise des éditeurs de magazines, catégorie lettres et beaux-arts
1995 – Prix Jules-Fournier
1996 – Prix Louis-Cantigny, Inuit. Les peuples du froid
1996 – Prix Genève-Montréal, Inuit. Les peuples du froid

Il est également moins tendencieux et moins partisan et nous devons tous être fiers que cet incroyable artiste-écrivain fasse partie de notre grand peuple.

J’achète son livre immédiatement.

Robert Bourassa, ce leader québécois si peu charismatique, semble susciter encore aujourd’hui beaucoup d’admiration. Voilà qui est étonnant. Comment expliquer cette fascination, somme toute assez inquiétante ? La triste vérité, c’est que beaucoup de Québécois d’aujourd’hui se reconnaissent encore en lui, de la même façon que ceux d’hier voyaient en Duplessis une image rassurante d’eux-mêmes.

Souvenez-vous de « l’écrasement » de Robert Bourassa à Charlottetown, en 1992; plus précisément, la décision de ce dernier, prise in extremis, d’aller négocier à Ottawa, tout en sachant pertinemment qu’à peu près tout, déjà, était décidé et que la cause était perdue d’avance; ensuite, les efforts déployés par celui-ci pour présenter cette humiliation comme « une grande victoire pour le peuple québécois »; puis enfin, ce triste aveu de sa part : « C’est mieux que rien »…

Robert Bourassa, s’il avait voulu, aurait pu mener son peuple à l’indépendance, et ainsi passé à l’Histoire. Il a plutôt choisi la minorisation : « Que voulez-vous, quand on est né pour un petit pain… ». Ce qui fait qu’aujourd’hui, il ne peut même pas recueillir l’appui populaire suffisant pour voir une rue nommer en son honneur.

Je dois avouer que j’ai été plutôt surpris de lire ce que M. Germain avait à dire sur l’exactitude (ou l’inexactitude) des affirmations contenues dans son livre sur Bourassa. Voici ce qu’il disait à Antoine Robitaille dans Le Devoir de ce matin:

«Moi, je suis un portraitiste. Des erreurs factuelles, c’est sûr, il y en a plein. […] C’est sûr que ça a une importance et que c’est regrettable. Mais moi, ce que j’ai voulu faire, c’est aller vers Robert Bourassa; tenter de voir qui était cet homme-là dans la vie de tous les jours et de quelles valeurs morales il était habité.»

Pour un biographe, je trouve que Germain aborde les questions de faits de manière bien cavalière…

Pour faire des milles sur l’invitation du commentateur « honorable » le 15 février à 22:14, et qui recommande à Lisée (et Germain) de lire le livre « Gard your tongue….. » …http://fr.wikipedia.org/wiki/Lachon_hara

…sur le pouvoir du verbe…sur la sagesse de faire bon usage des mots…pour ne pas créer des maux…
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Monsieur Lisée….je ne veux pas faire de disgression ici, et bien que vous ayez probablement raison de penser que Monsieur Bourassa ait dit des mensonges, comme je le dis à mes enfants, ce n’est pas parce que l’on dit des mensonges que cela fait de nous des menteurs. Nos mensonges ne nous définissent pas.

Cela étant dit, je vous invite à faire une biographie sur celui qui vous avez conseillé : Monsieur Lucien Bouchard. A t’il dit des mensonges aux Québécois ? A t’il trahi les Québécois ? Puisque vous êtes honnête, j’aimerais bien en savoir plus long sur celui qui défend actuellement l’industrie du Gaz de s…..

Au cas où vous n’ayez pas le temps de lire le texte du lien proposé:

« Un propos est considéré comme lashon hara – quel qu’en soit le vecteur – quand il est vrai, expose en public une chose négative qui n’était pas encore connue sur une personne, et n’a pas pour but de corriger ou d’améliorer une situation négative. »

J’aimerais bien avoir en main une entrevue complaisante à souhait de Louis-Paul Allard avec Robert Bourassa faite à une émission télévisé du midi à TVA en 1990 ou 91. Dans cette entrevue, Louis-Paul Allard fait remarquer à Robert Bourassa qu’il a la possibilité de faire du Québec un Pays selon les sondages. Bien sûr, comme lui seul savait le faire, Bourassa a noyé le poisson en évitent de répondre à LPA.

J’ai lu Le Tricheur et le Naufrageur tandis que j’étais encore au secondaire. Ce devrait être des lectures obligatoires! Je vais assurément me procurer le Petit Tricheur avant cette feuille de chou commanditée par le PLQ…
Bravo M. Lisée!

Germain, un asservi , un pleutre qui veut se faire voir,C’est dommage car il écrit bien mais là, il a dénaturé l’Honnêteté

Je fus courriériste parlementaire de Radio-Canada à Québec de 1971 à 1975. J’ai eu la chance d’observer l’ex-premier ministre de façon quasi-quotidienne. Même si l’homme Robert Bourassa avait le don indéniable de susciter l’affection de ceux qu’il côtoyait, sur le plan politique, il fut le champion de l' »approche oblique », c’est le moins qu’on puisse dire. Qu’on se rappelle seulement de son « ballon » sur la Souveraineté Culturelle, d’auguste mémoire. Le Tricheur et le Naufrageur ont fait la magistrale démonstration de cette approche « Janusienne » de la politique. Lié par son mariage à une famille encore puissante aujourd’hui, il est facile de comprendre que ces derniers ne sont pas particulièrement heureux de voir que ce que l’Histoire retiendra de Robert Bourassa passe obligatoirement par le Tricheur et le Naufrageur. Ces deux oeuvres constituent une référence, comme seuls les historiens de haut niveau peuvent en écrire: un témoignage sculpté dans la vérité des faits. Même si un mercenaire dévoué tente de nous imposer maintenant l’autre côté de ce visage à deux faces.

Gilles-Philippe Delorme

Mille fois bravo, Jean-François Lisé. J`ai lu vos deux livres mais je me précipiterai en librairie pour acheter Le petit tricheur. J`ai toujours pensé que Robert Bourassa nous avait floué, en fait il était probablement bien chapeauté par une certaine bourgeoisie business sans oublier son épouse. Bourassa n`a-t-il pas participé chez lui dans des discussions avec plusieurs personne dont René Lévesque qui voulaient réaliser la souveraineté pour en bout de ligne les laisser tomber; mais, pendant un bon bout de temps il les encourageait donc on peut se demander s`il ne jouait pas sur les deux tableaux. Mais au bout du compte, Bourassa n`avait tout simplement pas le courage d`aller de l`avant, il avait peur de son ombre. Quant à Germain mieux l`oublier.

Attention chers lecteurs : ceci est un pastiche. – Signé : Le vrai Jean-François Lisée

Cher JF, Merci infiniment pour tes conseils. On n’a pas été conseiller en communication de deux Premiers ministres du Québec pour rien. J’ai fait comme tu m’as dit. Je n’en étais pas certain, mais le coup de « l’espace promotionnel » c’est fantastique pour mon lectorat. Je ne fais pas dans la politique, je n’y connais pas grand chose. Moi j’écris pour gagner ma vie, pas par engagement ou idéologie. Tu ne peux pas savoir mais ce n’est pas facile les bio autorisées. Passe quand c’est Céline, parce qu’on ne peut aller que dans le bon, le beau et le positif et puis c’est vraiment bien payé. Ca s’est vendu dans le monde entier. Avec Bourassa, c’est plus difficile. J’ai la famille sur le dos et toutes ses groupies. Je t’envie de pouvoir dire ce que tu veux sans demander la permission à personne. J’espère que mon mensonge du « Naufrageur » écrit pendant que tu étais avec Pariseau va servir ton » espace promotionnel ». Je reconnais que ça fait assez dégueulasse, mais un, ça va marcher avec mon public et deux, je pense que mes excuses dans le Devoir vont donner du pep à tes ventes du côté souverainiste. . Je crois que l’on n’est pas mal partis. On se tient au courant pour les ventes. Encore merci pour ton coup de main et tes conseils
Bien amicalement
G-H G

Robert Bourassa, l’homme qui a demandé au premier ministre du Canada de proclamer la Loi sur les mesures de guerre contre son propre peuple.

Malheureusement, l’Histoire n’aura retenu que l’acceptation par Trudeau de la demande de Bourassa.

Il faut espérer qu’un jour, la véritable Histoire sera rétablie. Que l’héritage de Bourassa et de Trudeau, plutôt que de trôner sur nos autoroutes et nos aéroports, pourrira dans les tréfonds de l’Histoire. Alors seulement le peuple québécois pourra reprendre sa dignité.

Ah! ce biographe qui se dit portraitiste enfargé dans ses pinceaux d’impressionniste… Cela vous étonne ? Depuis quand un cabot va-t-il mordre la main qui le nourrit. Il a plutôt tendance à la lêcher passionnément.
Depuis toujours, je décerne à ces écrivains/vaines le titre de « Scribe à gages », métier dangereux s’il en est !
Merci, Jean-François Lisée, la vérité nous rend libre !

Vous le traitez de tricheur, parce qu’il n’a pas fait ce que vous auriez voulu ? Où est votre logique et votre rigueur ? Peut-on traiter quelqu’un de tricheur dans de telles conditions. Votre « thèse » résiste très mal à LA logique non partisane.

J’ai vécu toute l’aventure de Meech, du Rapport Allaire, de Bélanger Campeau, de Charlottetown.

J’ai lu, avec beaucoup d’intérêt, vos livres sur Bourassa.Sublime!

Vous avez rapporté les faits tels quels!

Dans mon « for intérieur »,le livre de M. Germain est suspicieux au départ! Payé pour raconter l’Histoire ou encenser?

Bien sûr qu’il y a des erreurs dans le livre de M. Germain, comme dans la plupart des livres. Mais sachons distinguer entre les erreurs de détails et les erreurs fondamentales
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Voyons voir qu’elles sont ces « erreurs de détails », telles que rapportées par Le Devoir ce matin.

M. Germain confie avoir eu recours aux services du fiduciaire Jean Masson — avocat chez Fasken Martineau et premier président de la Commission-Jeunesse du PLQ en 1970 — pour la recherche;

La fiducie et la maison d’édition ont aussi aidé à vérifier des faits. M. Masson a répondu à une «série de questions précises»

Le Devoir a constaté lors d’une lecture rapide, le livre comprend un certain nombre d’erreurs de faits. Dans un bas de vignette, on présente Claude Ryan comme un ancien premier ministre.

Plus important, M. Germain écrit qu’en 1984, «la Cour supérieure du Québec avait invalidé l’article interdisant l’affichage unilingue» du «projet de loi 101» alors que celui-ci, qui était bel et bien une loi, «imposait» l’affichage unilingue. M. Germain situe la conférence de la dernière chance de juin 1990 sur l’accord du lac Meech au… «lac Meech, dans le parc de la Gatineau», alors que les premiers ministres étaient réunis à Ottawa.

Selon ce qu’écrit M. Germain, en 1987, lorsque M. Bourassa a souhaité que le syndicaliste Louis Laberge obtienne l’Ordre national du Québec, il a demandé «à René Lévesque, chef de l’opposition» de présenter sa candidature. Or, M. Lévesque n’a jamais porté ce titre. Il a annoncé sa démission de la présidence du PQ en juin 1985. Pierre Marc Johnson, qui l’a remplacé en octobre 1985, a été chef de l’opposition de décembre 1985 à novembre 1987.

http://www.ledevoir.com/politique/quebec/342813/combat-extreme-lisee-germain

Bref une recherche effectuée par la fiducie qui a commandé le livre et des erreurs factuelles qui font de cette supposée biographie une oeuvre de fiction et de glorification posthume.

« Un propos est considéré comme lashon hara – quel qu’en soit le vecteur – quand il est vrai, expose en public une chose négative qui n’était pas encore connue sur une personne, et n’a pas pour but de corriger ou d’améliorer une situation négative »

hé! la génération passe-partout, les petits-zamis! on doit tous s’aimer, se tenir par la main et ne pas dire de gros mots méchants sur les autres; pourquoi parler en mal d’un menteur, tricheur? vaut bien mieux faire semblant que tout va bien! comme ça on est tous heureux….

volés, floués, exploités mais heureux…

et s’il y en a un (JFL) qui ose dire quoi que ce soit de négatif au poteau, ça presse…

heureusement germain va nous remettre sous un beau ciel étoilé que francois1er va pouvoir admirer.

Lorsque M. Bourassa était au pouvoir, j’étais toute jeune élève au secondaire puis, jeune adulte. Je suivais la politique d’une certaine distance, mais tout de même intéressée. Je me rappelle de mes sentiments à l’époque: le Québec enclin à avancer mais retenu par son PM. Je me souviens de m’être sentie paralysée par le NON dit de Robert Bourassa, par ses maudites hésitations continuelles… Alors là M. Lisée, vous me faites grand plaisir parce que vous confirmez que mes sentiments étaient fort justes. Merci et félicitations pour votre toujours EXCELLENT travail! 🙂

On peut mourir par manque d’imprudence…

Tous les maux qu’on nous annonçait advenant notre souveraineté nous tombent dessus maintenant.

« Un engagement solennel, modifier, transformer le fédéralisme en profondeur… » tromperie, fourberie, subterfuge, détournement de démocratie.

Commandites-vous?

Notre peuple n’en finit plus de se faire enfirouaper, de Québec à Ottawa, aller-retour.

Nous sommes abreuvés de mensonges, d’escroqueries.

Cent fois par jour, nous sommes trahis!

Nous sommes gouvernés par des serviles finis.

Jean-François Lisée nous dépeint les visages de la trahison…

mille fois merci!

Bourassa représentait la frange de Québécois peureux. Ces gens existent encore et votent « liberal » de manière automatique.

Charest et Bourassa se ressemble beaucoup au niveau du mensonge.

Que d’histoires pour deux moments d’histoire !

J’ai lu de Georges Hébert sa biographie de Guy Lafleur. J’en sais plus long sur l’un et l’autre. Céline et René, non.

Bien qu’il ne m’appartient pas, comme chante André Breton dans Un jour à la fois, l’avenir me travaille autant que la Coalition.

Je ne relierai pas Le tricheur ni Le naufrageur; pour notre régénération, plutôt relire du même auteur Sortie de secours ou ses rafraîchissants compléments NOUS et pour une gauche efficace ou en désespoir de cause, Walden Two de B.F. Skinner.

« Même si un mercenaire dévoué tente de nous imposer maintenant l’autre côté de ce visage à deux faces. »

Le même qui a écrit la bio de Céline et de son manager…

La prochaine bio sera-t-elle celle de PKP ou de Power?

Dommage qu’il soit un bon écrivain.

(J’ai lu Le Naufrageur et Le Tricheur. Il est difficile de nier dans ce cas-là une supposée mauvaise foi de l’auteur. C’est trop bien documenté et trop bien écrit pour ce que soit l’oeuvre d’une personne malhonnête.

Par contre, je trouve franchement étonnant que ces deux livres n’aient pas créé une onde de choc après leur sortie en librairie. Oui, cela m’étonne énormément qu’il faille une autre biographie, celle-là apparemment complaisante à souhait, pour qu’on en reparle du bout des lèvres.)

@ Francois 1

Il ne s’agit pas de décider qui est « le meilleur écrivain ». Mais plutôt qui dit vrai dans ce qu’il raconte!

Il a été les 2, un bâtisseur et un tricheur, un n’empêche pas l’autre et vice versa. Il a été, principalement, le conjoint de la famille Simard, au gran complet, des fédéralistes « intéressés », très intéressés.

Poiur avoir vécu tout les débats entouyrant les Accords de Meech, à titre de reporter politique sur la colline parlelentaire à Ottawa. Pour avoiur été en mesure d’observer les élans d’un Brian Mulroney, conseillé dans sa démarche par le sénateur Arthur Tremblay et un certain Lucien Bouchard alors fédéraliste et conservateur, je crois comprendre pour

S’il faudrait que nous comptions les tricheurs du PQ, nous y passerions la nuit. Des séances de « branwashing nationalisant » aux stratégies hypocrites, il n’y a pas grand-chose d’honnête dans les leaders du PQ. D’ailleurs René Levesque l’a bien senti avant son éjection du parti… Ça prend vraiment un parti ridicule pour rejeter deux des grands leaders que le Québec a connu (Levesque, Bouchard).

Mais si vous avez accéléré votre démarche pour sortir « Le petit tricheur », n’est-ce pas parce que vous supposiez, en partant, que Le bâtisseur » serait une donnée faussée ? Les faits parlent plus que les paroles.

Je ne vous accuse pas de l’avoir fait, mais vous m’enseignez jour après jour la transparence. Je me considère une bonne élève.

Sinon, eh bien, si ça continue, vous allez vous retrouver dans le livre des records Guiness. Dans un si petit milieu, en un seul mois, vous retrouvez dans une opposition, couverture contre couverture : Droite/Gauche – Tricheur/Bâtisseur.

J’ose tellement pas m’imaginer votre période du non à 2 ans !

Ceci dit, une chance qu’on vous a, les débats, rien de plus sains. En autant que ce soit dans la transparence qui ne se fait pas sans honnêteté.

@Venise
Oui, je pratique la transparence totale également dans l’intro du livre. Voici:
Les amis de Robert Bourassa souhaitent réhabiliter la mémoire de leur homme. C’est leur droit le plus strict et ils savent que, pour ce qui est de l’opinion publique au sens large, leur combat est déjà gagné.

Des sondages publiés en 2006 ont montré qu’une majorité de Québécois ont une image positive de Robert Bourassa. Je suis près à parier gros que, plus les années passeront, plus ce sera vrai. Les Québécois ont l’identité trop fragile pour accepter que plusieurs de leurs anciens Premier ministre étaient été, pour l’essentiel, nuisibles à leur vie collective. Duplessis tient déjà ce rôle, et cela suffit amplement. Ajouter Bourassa, ce serait avouer que nous en savons pas choisir nos chefs.

Mais les jardiniers de l’image de Robert Bourassa ne veulent pas se contenter de l’adhésion molle d’une plèbe oublieuse. Ils souhaitent mettre dans les bibliothèques et sur les ondes des œuvres solides faisant l’éloge de leur héros.

Ainsi, Radio-Canada a mis en ondes en 2005 une biographie radiophonique de l’homme qui empestait l’hagiographie. À l’entendre, on aurait cru que personne n’avait jamais critiqué ce pauvre Robert. « Ton livre l’avait assassiné, la série radio l’a encensé, les choses sont en équilibre » me raconta un ami de Bourassa qui avait gaiement participé à l’opération de béatification.

L’ex-conseiller en communication de Robert Bourassa, Charles Denis, se livra ensuite à une opération de blanchiment politique dans l’écriture d’une biographie en trois volumes (deux ont été publiés au moment d’écrire ces lignes).

L’opération fut un échec en librairie. Il faut dire que M. Denis a du admettre avoir travesti la vérité dans l’affaire des poètes emprisonnés. Il avait écrit que M. Bourassa était intervenu pour faire libérer Gérald Godin pendant la crise d’octobre. Or l’ex-premier ministre avait lui-même raconté en entrevue avoir pris la décision de ne pas se mêler de l’affaire – sauf pour donner aux policiers le feu vert pour les arrestations, y compris celle de Godin.

Les livres de Denis ne faisant pas le poids, il fallait trouver mieux pour réhabiliter Robert Bourassa dans les milieux intellectuels, chez les gens qui sont intéressés aux détails. Les amis de Bourassa se sont donc tournés vers une des meilleurs plumes au Québec : Georges-Hébert Germain.

Ils l’ont convaincu, lui, le biographe de Guy Lafleur, Céline Dion et de René Angélil, de mettre – en toute indépendance d’esprit, cela va sans dire – sa plume et son énergie au service de Robert Bourassa. Il a accepté et publie ce printemps le fruit de ses travaux. Un portrait où il démontrera, a-t-il expliqué en entrevue, que Robert Bourassa n’est pas seulement « un honnête homme», mais « un homme honnête».

Cette prétention prend l’exact contre-pied de la démonstration faite dans Le Tricheur et dans Le Naufrageur au moyen de citations qui, rappelons-le, sont toutes exactes. La malhonnêteté intellectuelle est, à mon avis, le mode de fonctionnement principal de Robert Bourassa. On ne peut imaginer, aujourd’hui, la vase mentale dans laquelle il a entraîné pendant de longues années un Québec qui avait pourtant soif de clarté.

On a également peine à imaginer le prix que le Québec paie, encore, pour le refus de Robert Bourassa de se battre visière levée pour ses convictions et ses opinions. Pour son choix parfaitement assumé de tromper, de louvoyer, d’éteindre. De tricher. Que dire d’autre d’un homme qui, pendant six mois cruciaux, a refusé de répondre à la simple question : « êtes-vous fédéraliste ? »

J’ai donc pensé rendre service aux lecteurs de 2012 qui veulent en avoir le cœur net en leur offrant, non une simple réédition des deux ouvrages, mais un précis. Une version courte des principaux éléments du récit avec des noms, des dates, des témoignages irréfragables.

jfl

@db: le monde se porterait mieux sans lashon hora. Faisons-en tous l’essai, car nous pouvons tous nous améliorer sous ce chapitre.

1) « C’est un assaut frontal et parfaitement mensonger sur mon intégrité. »
2) « Georges-Hébert invente ici un répugnant mensonge. »
3) « Georges-Hébert manque de professionnalisme. » (JF Lisée )

Le jupon de prima donna de M. Lisée me semble dépasser un peu trop. C’est ce qui arrive quand on passe trop de temps dans un bocal unanimiste.

Pourquoi ne pas avoir écrit « c’est une erreur », au lieu de la première insulte primaire?

Pourquoi pas « Georges-Hébert se trompe de quelques mois », au lieu de la 2ème insulte primaire?

Et titrer « Le tricheur » un livre sur un homme qui a été premier ministre pendant 15 ans, puis « Le naufrageur » un autre livre sur ce même homme, c’est quoi au juste: de la grandeur d’âme? Du journalisme d’enquête de la part de celui qu’on connait comme un activiste suravéré? Allons donc, M. Lisée.

Et que font ici tous ces innuendos de mercenariat envers M. Germain, comme si c’était le combre du négatif que de se faire payer pour écrire un livre? C’est tout de même moins intéressé et plus objectif que des Mémoires ou une autobiographie…

On vous lirait avec intérêt sur Parizeau ou Bouchard. Mais sur Bourassa? Non. Pas plus qu’on lirait le « journaliste d’enquête » Conrad Black sur René Lévesque ou Jacques Parizeau. Mais lire Conrad Black sur Duplessis, Nixon ou Roosevelt? Oui bien sûr.

@honorable
Le Tricheur et Le Naufrageur, ainsi que le Petit Tricheur, regorgent de récits et d’anecdotes, loin d’être toujours flatteuses, sur Parizeau et Bouchard.
jfl

O vérité, O vérité, que de mensonges ne dit-on pas en ton nom. Le temps agit sur la mémoire pour arrondir les angles qui iritent notre bon souvenir. pour reprendre le mot des Cyniques : » Quand Robert Bourassa touche ses lunettes, il dit la vérité; quand il se gratte le nez, il dit la vérité, c’est quand il remue les lèvres qu’il ment. »

Si le temps crée la distance, à beau mentir qui vient de loin. Faut croire que G.H-G ne contrôle pas ses dépenses pour manquer autant d’argent.

Jean Duquette
Avez-vous lu les deux volumes de M.Lisée et si oui
l’avez-vous lu attentivement, et si oui, vous ne vous exprimeriez pas ainsi.

M. Lisée ce que vous dites de M. Bourrassa est une interprétation personnelle, même si elle est basée sur des fait. Personne ne sais vraiment ce qui se passe dans la tête de l’autre. Qui sais peut-être que Bourrassa a vraiment songé à l’option indépendance mais qu’au bout du compte il s’est ravisé par peur ou par manque de conviction. A voir le résultat des 2 référendum ce n’est pas le seul à qui l’idée d’indépendance aura fait peur. Personnellement Bourassa m’a toujours paru bien plus comme quelqu’un d’indécis et de peureux que comme un Machiavel.

La classe identifiée comme l’élite canadienne française puis québécoise majoritairement conservatrice depuis l’Union entre le Haut et le Bas Canada en 1840 fait tout pour que le peuple s’accommode de l’ordre établi, du statu quo. Conservatrice dans le sens maintien du Québec dans le Canada.

Pendant qu’aucun lieu ou bâtiment ne porte le nom du défenseur défunt de la langue française et du Québec épanoui et souverain, Pierre Bourgault qui est ignoré comme s’il n’avait jamais existé, un travail de commande tente de créer un mythe sur un Robert Bourassa qui -aura été- un visionnaire qu’il n’est pas en fait et qu’il ne sera jamais.

Un homme politique comme Bourassa n’a jamais été qu’un politicien notable comme des centaines d’autres depuis la confédération britannique du Canada. Il a selon ce qu’on appelle en sociologie appliqué comme premier ministre des normes, évalué selon une normalité établie le sort et la condition du Québec selon le statu quo le plus plat possible en considération de l’existence dérangeante d’un mouvement souverainiste qu’il fallait contenir autant que possible sans pouvoir le faire disparaître.

Du coup de la Brink’s en passant par les mesures de guerre à travers des campagnes électorales d’épouvante; de campagne de peur contre la séparation et la perte des chèques de pension, Bourassa s’est comporté comme un petit politicien qui au pire ou au mieux a pratiqué la politique du bâton et plus tard de la carotte pour abattre ou contrôler les séparatistes.

Si notamment l’hydro électricité a été développé sous les libéraux de Bourassa et que l’assurance maladie s’est mise en place à cette époque, le bilan gouvernemental de Bourassa a été résolument provincial sans envergure ouvert à la corruption tout en étant le produit d’une campagne de dénigrement contre l’espoir national souverainiste systématique entre 1970 et 1976.

Bourassa a été un homme normal issu d’une classe de notables qui a voulu et qui a assuré une politique de normalisation de la place du Québec dans le Canada dans la continuité d’une élite qui a dit aux Canadiens français de se tenir tranquilles face aux conséquences de la conquête anglaise qui évidemment comme hier et aujourd’hui continue d’imprimer notre destin involontaire à chaque jour.

Autour de 20% bientôt de francophones dans le Canada, la condition francophone donc québécoise dans le Canada ne saura être normale puisque elle enlève aux francophones majoritaires dans le seul Québec, la gouverne de leur destiné.

Avec un gouvernement fédéral qui s’assimile à un gouvernement républicain à l’américaine, plus que jamais la place du Québec dans le Canada est celle d’une perte de parole, de perte de moyens souverains et de liberté. Si J.Trudeau commence à se poser des questions c’est que notre condition québécoise est plus que jamais celle d’une solitude glaciale dans le Canada.

R.Bourassa lui n’a rien vu et n’a rien voulu voir.

J.F.Lisée est intègre, crédible. Comme journaliste connu, il a joué franc jeu, analyse l’actualité sous un biais à la fois objectif et subjectif dans le sens que toute pensée ou analyse connaît un axe de pensée déterminé. Contrairement à un journaliste de Radio Canada, il ne prétend pas à une objectivité scientifiquement impossible.

Lisée est souverainiste et de centre gauche c’est suffisant ici pour que cette position politique dérange relativement Radio Canada pour l’unité nationale comme nos deux grands médias à droite convergents et en guerre, en l’occurrence Gesca de Power Corporation et Québécor.

Entre Germain et Lisée, je choisi Lisée haut la main!

@honorable:
Il y a quand même l’accusation d’avoir inventé une « fiction ». C’est quand même énorme de la part d’un auteur en service commandé qui fait une job de propagande à quelques mois d’une élection.
Surtout, lisez l’article du Devoir (où George Hébert Germain ne s’en fait pas imposer en tant que prima-donna lésée), particulièrement quand le biographe de vedettes se plaint qu’on « empiète sur son espace promotionnel! » S’ensuivent les cris outrés, les appels à l’odieux…
D’après ce qu’on en sait, sa biographie sucrée contient bon nombre d’erreurs factuelles embarassantes, comme de dire que René Lévesque était chef de l’opposition alors qu’il ne l’a jamais été, ou situer au lac Meetch une conférence qui n’y étaient pas. Il en ressort une impression de grand n’importe quoi et M. Lisée, qui a eu droit à seulement un extrait avant publication, ne pouvait savoir qu’il n’était qu’une des erreurs de ce bric-à-brac.
Les livres de m. Lisée ont laissé une forte impression sur le bilan de Robert Bourassa. En plus, il en sort une nouvelle version question de contredire leur réinvention de l’histoire! Comme il s’agit d’une commande promotionnelle, peut-être y avait-il une demande expresse de matraquer le bouquin concurrent par le biais d’une phrase mesquine? En tout cas, si j’étais les commanditaires de GHG, j’y penserais.
Vu sous cet angle, le paragraphe de GHG sur Le Tricheur et Le Naufrageur m’apparaît encore plus mesquin.

@Gina B.

Il a écrit « mon for(t) intérieur ». C’est un jeu de mot, son for intérieur et son intérieur fort (de ses convictions pourrait-on dire).

@M. Lisée

G-H G se fait payer pour écrire des bouquins sur certaines personnalités, il vend son talent au plus offrant et effectivement, il ne dit jamais de mal de personne. Une belle écriture, mais rien de plus, c’est plaisant et inoffensif et cela enchante ceux qui paient. G-H G n’est pas méchant, il est non signifiant et comme tous les « nègres » il se censure automatiquement, sans même le réaliser. Ceux qui le paient fournissent la matière brute, celle qu’ils veulent bien fournir et G-H G la met en forme et son indépendance d’esprit est à vitesse variable, selon l’importance du chèque.

Cela produit des bouquins qu’on lit sur les plages et qui ne laissent pas de traces entre les deux oreilles, ni dans l’âme, ni dans le cœur. Une écriture élégante, mais qui ne va pas à la quête de la substantifique moelle, car elle ne la cherche pas. Son but n’est pas la vérité, mais un portrait flatteur et bien léché, une biographie romancée en quelque sorte.

Je partage entièrement la position de M. Delorme (31) et ayant vécu l’époque Bourassa, je l’ai retrouvée intacte dans Le tricheur et Le naufrageur. Une œuvre absolument incontournable pour qui veut se souvenir ou pour ceux qui ne l’ont pas vécu, comprendre un chapitre important de l’histoire du Québec, un chapitre important et avorté.

G-H G n’est pas de votre trempe, M. Lisée et souvenez-vous qu’il est non signifiant. Il méritait par contre la volée que vous lui avez infligée, parce qu’il a trahi votre confiance et démontré sa mauvaise foi et son manque de rigueur intellectuelle, mais le chèque pesait probablement en faveur de son émetteur et de ses intérêts. Il se devait donc de lui prêter une oreille attentive, un peu comme Nipper, la mascotte de RCA « La voix de son maître ».

@ Pierre Bouchard (# 59):

De grâce Monsieur Bouchard, relevez-vous…

Ça devient gênant à la fin tout cet aplatventrime.

ÉLU TROIS fois par le peuple du Québec dont 2 fois sur un retour, Robert Bourassa a été l’un des PLUS grands Permiers ministres qu’ait connu le Québec, loin devant les Lévesque, Parizeau, Bouchard, Landry et autres.

La Baie James (dont nous sommes TOUS fiers)? C’est lui.
L’assurance-santé? C’est lui.
La loi de protection des consommateurs? C’est lui.
Le Conseil du Statut de la femme? C’est lui.
L’Aide juridique? C’est lui.
La Cour des petites créances? C’est lui.
Le refus de signer la Charte de Victoria? C’est lui.
La loi 22 (ancêttre de la loi 101)? C’est lui.
Radio-Québec? C’est lui.
Charte québécoise des droits et libertés de la personne? C’est lui.
Convention de la Baie James? C’est lui.
Etc…

Ce que vous lui reprochez surtout, c’est d’avoir atteint, par le jeu de circonstances exceptionnelles et qui ne se sont jamais reproduites depuis, le fait que près de 60% de Québécois voulaient se séparer du Canada tout de suite après Meech, sommet qu’AUCUN Premier minsitre séparatiste n’a été en mesure d’imiter et qu’il ait plutôt choisi de demeurer dans le Canada.

Vous savez pourquoi les Québécois ont eu cette attitude à l’époque? Simplement parce que le peuple québécois faisait totalement confiance à Robert Bourassa et aucun de vos Premiers ministres séparatiste n’a été capable d’établir ce niveau élevé de confiance.

Que vous ne l’appréciez pas? Soit mais respectez sa mémoire et ses grandioses réalisations.

Avec le recul historique et devant nos graves problèmes économiques et financiers, on remercie Dieu à tous les jours du choix judicieux de Robert Bourassa. Ça nous permet d’au moins fournir un minimum de confort à nos concitoyens via la généreuse péréquation Canadienne.

Ce petit échantillon d’intervenants ne représente peut-être pas la population du Québéc, mais force est de constater qu’à part les quelques habituels dénigreurs qui se livrent davantage à ergoter sur JFL qu’à contester les faits et les conclusions qu’il avance, force est de constater donc, que la balance penche franchement du coté du blogueur.

Le biographe est talentueux mais sa plume devra désormais se méfier du principe de Peter, éviter de se mêler de politique et surtout, se rappeler que les faits ont la tête dure.

Pour ma part, ce que j’ai surtout retenu de la lecture des 2 volumes très fouillés, par le journaliste d’enquête professionnel JFL: »Les 11 désengagements de Bourassa »:

1-p. 35 Négocier dorénavant à 2 et « jamais » à 11:23 juin 1990,Salonrouge, réaffirmé en mars 1991, puis en mars 1992.

2-p. 142 et p. 313 et 423 Nécessité de redéfinir le statut politiquedu Québec:Loi instituant la commission Bélanger-Campeau, 4 sep 1990.
2bis-Obligation de résultat:présentation du rapport Allaire, 29
janvier 1991.

3-p. 325 Le statu quo est la pire solution pour le Québec: Discours d’ouverture, congrès libéral de mars 1991.

4-p. 424 Organiser un référendum sur la sougeraineté, au plus tard le26 octobre 1992:rapport Bélanger-Campeau, 29 mars 1991; loi 150, le 15mai 1991.

5-p. 424 Seule une offre liant formellement le gouvernement du Canadaet les provinces pourra être examinée: idem.

6-p. 424 Réforme en profondeur,sinon,souveraineté:Addenda
Bourassa-Rémillard, rapport Bélanger-Campeau, mars 1991.

6bis- p. 424 Dans ce cas, la pleine souveraineté, toutes les lois,tous les impôts:rapport Bélanger-Campeau,29 mars 1991; loi 150, 15 mai1991.

7-La réforme doit être fondamentale, en profondeur, pas uneréformette »:entrevue au Soleil,septembre 1991.

8-Ne rien décider avant d’avoir vu les textes juridiques:25 octobre1991,Iles-de-la-Madeleine.

9-Ne pas organiser de référendum sans être sûr de le gagner:Conseilgénéral du PLQ, mars 1992.

10-Trois conditions à satisfaire avant de négocier à 17:mi-juillet1992.

11-En cas de rejet de Charlottetown, rediscuter de
souveraineté:Congrès libéral,29 août 1992.

Un article qui me donne vraiment le goût de lire Le Tricheur car j’ai toujours pensé, de même que Jean-François Lisée, que ce premier ministre Robert Bourrassa avait mal servi le Québec.

Je me souhaite Bonne lecture, assurée de trouver là une information franche.

@François 1:

Quoi??? Encenser l’Assurance-maladie? La loi de protection des consommateurs? Radio-Québec? Après tous ces billets sur l’État qui est trop gros au québec avec tous ces maudits fonctionnaires, voilà qu’on vous lit en train d’encenser la g…g…gauche? Le conseil du statut de la femme, ce repaire de méchantes féministes? Ce gros gouvernement irresponsable plein de méchants gauchistes qui ont endetté les générations futures?
Ah bin! Vous avez fait ma journée! Je mettrais bien en pièce votre éloge de Bourassa mais… non. Camarade François, pourquoi vous critiquer alors que vous êtes en si bon chemin?
Soyons –>Solidaires!
Le prolétariat vaincra!

Monsieur François, vous avez évacué tout ce qui dérange dans mon texte.

La popularité de la souveraineté à l’époque de Meech est tributaire du refus du Canada de reconnaître les conditions du Québec essentiellement.
Que R.Bourassa est poursuivi certaines politiques issues de la révolution tranquille je l’ai mentionné dans mon texte. Par contre, si Bourassa est un premier ministre supérieur à J.J.Charest, nous ne lui pardonnerons jamais sa politique de peur, de bonhomme sept heures durant octobre 70 et les campagnes électorales de 70, 73, 76 point! Et sa duplicité pendant l’après Meech!

Et n’oublions pas que R.Bourassa en 1992 a perdu par bien plus de 50% le référendum sur les mesures légères de Charlottown pour réintégrer le Québec dans la constitution. Remettons les pendules à l’heure!

Ortelan. La liberté d’expression est grandement respecté dans l’Actualité.

Parce qu’autrement votre ligne méprisante et odieuse n’aurait pas passé publication!

@ Jean-François Trottier (# 68):

Ah…j’ai « encensé » ces horreurs? Dites-moioù…

J’ai énuméré les réalisations de Robert Bourassa et rien d’autre.

Faut surtout pas compter sur Lisée et sur ses domestiques pour le faire alors je me vois contraint de rétablir les faits.

@ Pierre Bouchard (# 69):

Votre théorie ne tient pas.

Meech était, à l’époque répudié par 2 parties: les séparatistes ET par les fédéralistes « purs et durs », soit Trudeau et Chrétien vous vous souvenez? C’était d’ailleurs égayant de voir Parizeau et Trudeau en parfait osmose… Un pur délice pour l’intellect, les 2 s’égosillant et s’empourprant pour la même cause!

Comment ce même refus de Meech, qui faisait l’affaire des 2 parties extrémistes, aurait-il, à lui seul, servir de déclencheur passager et volatil à un élan du séparatisme? Les 2 parties ci-haut mentionnées y gagnaient et se rebiffer contre le refus de Meech était, en partie, se rebiffer contre le séparatisme qui appuyait, lui, ce même refus.

Selon moi, il y a eu une certaine frustration chez les Québécois à l’époque et Bourassa a su bien la canaliser lors de son fameux discours (HISTORIQUE!!!) où il a dit:

« quoi qu’on dise et quoi qu’on fasse, le Québec est, aujourd’hui et pour toujours, une société distincte, libre et capable d’assumer son destin et son développement. Merci. » (sic)

C’est à ce moment que les Québécois ont senti que Bourassa était LEUR VRAI leader et ils étaient prêts à lui faire totalement confiance dans les choix qu’il ferait. Je suis absoluemnt assuré que si Parizeau avait tenu le même discours, que les appuis au séparatisme n’auraient jamais évolué dans le même sens à cause de la méfiance des Québécois envers cet individu.

En quelques mots très simples: Le chroniqueur Jean-François Lisée est un souverainiste pur et dur qui a consacré sa vie et sa plume à la cause.

Pourquoi devrais-je lire ce livre sachant très bien que le Tricheur et le Naufrageur dans les années 90 étaient déjà des ouvrages tendancieux et fallacieux.

@Francois 1:

Vous voulez rétablir les faits en nommant ENCORE PLUS d’horreurs que JF Lisée le fait dans son livre? Pour « rétablir les faits »? Super! Très apprécié! Mais est-ce qu’on en avait besoin? Je veux dire, JF Lisée en énumère beaucoup et vous surenchérissez? En plus d’être de gauche, vous êtes rendu souverainiste?

Mais je m’écarte du sujet. Vous me demandiez « Ah…j’ai “encensé” ces horreurs? Dites-moioù… ». Laissez-moi vous prendre par la main et vous amener à la dernière ligne de votre avant-dernier paragraphe (#47)

« Que vous ne l’appréciez pas? Soit mais respectez sa mémoire et ses grandioses réalisations. »

On n’écrit pas « grandioses réalisations » (pas juste grandes… GRANDIOSES!!) pour dire ensuite que ce sont des « horreurs », à moins de se contredire à force de contredire. Ça arrive.

Au fait, est-ce une grande réalisation de NE PAS signer une entente? Surtout si ladite entente (Victoria) nous aurait donné des pouvoirs dont on n’aurait pas rêvé avec Meetch? Selon ce que j’en sais, Bourassa avait des exigences tellement n’importe quoi qu’il semblait vouloir faire échouer l’entente. Ça me semble un bel exemple de duplicité.

En fait, il a tellement rendu tout le monde furieux avec ses interminables louvoiements qu’une foule d’anglos en colère a piétiné le drapeau du Québec à Sault-Ste-Marie ce qui a amené son pays au bord de l’éclatement. Pas que je m’en plaigne mais euh… il n’était pas supposé vouloir le contraire?

Si c’est ça l’un des plus grands premier-ministres Québécois, je vous le concède, ça en prendrait d’autres comme lui!

@ Jean-François Trottier (# 75):

Votre désarroi est quelque peu compréhensible devant le grand Premier ministre que fut Monsieur Robert Bourassa qui a été élu QUATRE (4) fois par le peuple québécois (combien de Premiers ministres séparatistes peuvent en dire autant?) et il l’aurait été 5 ou 6 fois s’il n’avait été frappé par la maladie.

Le peuple québécois se reconnaissait dans son attitude et dans ses louvoiements (on veut toujours un Québec indépendant dans un Canada fort et uni).

Quelques fois dans la vie, nos meilleurs coups sont ceux qu’on ne fit pas et Victoria fut l’un de ceux-là.

Pour ce qui est de vos fabulations sur Meech, je vous rappelle que votre Jacques Parizeau et tout son troupeau de brebis passives campait du même côté que Pierre-Elliot Trudeau et Jean Chrétien: le baraquement du NON! C’était jouissif de les voir en osmose non?

J’admire Bourassa en ce sens qu’il a été beaucoup moins dommageable et funeste pour le Québec que ne le furent tous les Premiers ministres séparatistes. Bien sûr, la province serait en bien meilleure posture s’il avait campé plus à droite mais il fut un moindre mal.

Tous les Premiers ministres du Québec ont connu des passages à vide. Rappellez-vous le deuxième mandat de Lévesque, lâchement abandonné par presque tous ses ministres dont votre Jacques Parizeau. Sans compter que sa vie personnelle était plutôt « rock ‘n roll » mais je m’égare…

Voici un extrait qui devrait vous intéresser:

Au sujet de Meech, s’il se dégageait à ce moment-là une exceptionnelle majorité en faveur de la souveraineté, cette petite poussée de fièvre tenait précisément au fait que les électeurs, ambivalents comme d’habitude, savaient très bien que le gouvernement Bourassa n’était pas souverainiste. On pouvait donc, sans prendre de risque, agiter le drapeau comme on ne l’aurait jamais fait si un parti souverainiste avait été au pouvoir.

Comme l’écrivait ici très justement le politologue Robert Asselin, «une démocratie ne se gère pas à coup de sautes d’humeur ou d’impulsions du moment.»

Source:

http://www.cyberpresse.ca/chroniqueurs/lysiane-gagnon/201202/17/01-4497183-rip-une-bien-mauvaise-idee.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_lysiane-gagnon_3265_section_POS1

@Christian Ouellet

Comment pouvez-vous traiter de tendancieux et de fallacieux des ouvrages que vous ne vous êtes même pas donné la peine de lire.
Ce n’est pas parce que Monsieur Lisée est souverainiste qu’il ne peut être honnête. D’ailleurs, vous aurez le bonheur de lire quelques informations peut élogieuses à l’égard de Messieurs Parizeau et Bouchard Lucien. Si l’auteur était aussi borné que vous le laissez entendre, il n’aurait jamais révélés ces faits.

Vos préjugés vous empêchent de vous informer… Le Naufrageur et le Tricheur sont des oeuvres magistralement bien documentés et basés sur des des faits vérifiables et des sources fiables.

Comme dit l’adage, « rien de pire que d’assayer de faire boire un ÂNE qui n’a pas soif »…de savoir.

@ François 1

Arrêtez donc avec le lac Meach qui est un échec lamentable de Bourrassa d’un océan à l’autre.

@Christian Ouellet

Les 2 livres de JFL seraient fallacieux? Auriez-vous l’obligeance svp de nous dire sur quel(s) fait(s).

Je vous rappelle que les livres ont écrits par le journaliste d’enquête Lisée, à l’époque.

Dites-nous quel(s) fait(s) est/sont fallacieux?

Journaliste d’enquête….un peu comme Alain Gravel de la SRC, mettons ! Vous savez que, si cela était vrai, des proches de Bourassa auraient vu à demander des corrections ou mises au point à l’auteur…ou même envisager le libelle diffamatoire.

Les ouvrages de Monsieur Lisée entrent dans la catégorie des essais, pas dans celle des biographies et encore moins dans celle des livres d’histoire. Or, Monsieur Lisée se garde bien de faire cette distinction, ce qui en dit long sur ses motivations profondes.

@Francois 1:

J’ai bien peur que vous n’ayez répondu à quelqu’un d’autre puisque je trouve bien peu qui n’ait rapport avec ce que j’ai écrit. Enfin, ce qui vous allume vous regarde, mais je trouve quand même étrange d’imaginer Pierre Trudeau, le défenseur de votre Canada, frayer avec une partouze de méchants séparatistes.
Je cherche une quelconque défense de vos points de vues… Vous avez dit que vous avez écrit que Bourassa avait des oeuvres grandioses, puis des horreurs, et là, il est redevenu admirable même après avoir pondu le plus gros poste de dépense du gouvernement, ce que vous devriez abhorrer plus que tout si vous étiez Libertarien pour de vrai. Je ne m’étendrai pas trop, vous avez peut-être déjà rechangé d’avis.
Face à mes affirmations sur Meetch, je lis une réaction de déni. Avant de qualifier mes propos de « fabulation », sachez que votre collectionneur de prix a dit à TLMEP qu’effectivement, Bourassa s’était aliéné les anglos, la base pourtant fidèle du parti Libéral. Si ça vient de quelqu’un de si titré, vous allez le croire, n’est-ce pas? J’avoue, il n’est pas toujours très documenté quand il affirme des choses, mais il passe à l’occasion un passionnant documentaire sur Historia qui portait sur le règne de Robert Bourassa. Vous constaterez que oui, des passages à vide, y en avait pas mal.
Rien non plus sur Victoria, à part réitérer que vous trouvez cette entente mauvaise sans dire pourquoi. Pourtant, vos ouailles ont braillé longtemps après René Lévesque au sujet du droit de véto perdu qu’on n’a jamais eu dont eux-même disaient qu’ils ne le voulaient pas mais ils disaient ensuite qu’ils le voulaient… Et Charlottetown, c’était quand même « moins ».
Pour le reste, je vois des affirmations gratuites en plus de jouer le vertueux sur la vie personnelle de Lévesque. Je préfère me fier à des arguments, ça a le mérite de renseigner.
Tenez! Quelqu’un pourrait même me dire, preuve à l’appui, que Victoria était une mauvaise chose. C’est facile: prendre l’entente, montrer les points les plus problématiques, dire pourquoi c’était négatif… J’ai parlé du droit de véto, mais vous avez dit quoi? Répété votre position comme un mantra.
Évidemment, vous pouvez laisser aller votre imagination et décrire une osmose de vieux monsieurs à la place, c’est plus facile. Mais j’en conclus que vous admirez Bourassa sans trop savoir pourquoi, vous approuvez Charest (vous avez même déjà écrit qu’il luttait contre le déficit alors qu’il l’avait lui-même créé!), et les séparatisses sont toutte mauvais. Finalement, il y a rien de libertarien là-dedans, c’est du « plain old Liberal » dans sa forme la plus basique!
Pourquoi cherchez-vous à vous faire passer pour autre chose?

@ Daniel Fortin qui écrit: »Les ouvrages de Monsieur Lisée entrent dans la catégorie des essais, pas dans celle des biographies et encore moins dans celle des livres d’histoire ».

Mon commentaire:

C’est tout le contraire: les 2 livres de Lisée entrent à plein dans l’Histoire avec un grand « H » parce que ils sont solidement documentés et étoffés. L’époque de Bourassa comprend notamment: l’épopée de Meech, Bélanger campeau, le Rapport Allaire, Charlottetown. Ce sont des moments très forts de notre Histoire racontés par Lisée avec fes faits très précis et de nombreux témoignages.

Qu’il sufisse de dire que si des faits illustrés dans ses 2 livres avaient été faux, depuis 1994 de amis de Bourassa, des libéraux et des historiens se seraient fait forts de réclamer des mises au point…

Relisez ce que vous avez écrit dans « Le naufrageur », page 132, monsieur Lisée.

Je n’ai pas le livre sous les yeux, mais vous y disiez que si la souveraineté retombait nettement sous les 50%, quelques années après la parution de votre livre, Robert Bourassa aurait alors eu raison d’agir comme il a agi. Nous sommes maintenant près de vingt ans après la parution du « Naufrageur », et la souveraineté n’est plus en vogue depuis un bon moment.

D’accord, Bourassa fut fourbe: il a trompé les Québécois, parce qu’il les croyait trop immatures pour prendre une décision basée sur la raison et non sur l’émotion du moment (et parmi ces Québécois, il y avait plusieurs de ses propres ministres, qui sont aujourd’hui redevenus fédéralistes sans que le Canada ne nous ait fait la moindre véritable concession).

Peut-on vraiment en vouloir à Bourassa de nous avoir protégés contre notre propre passion ? Si vraiment nous avions voulu la souveraineté, nous aurions pu la faire à n’importe quel moment. Nous le pouvons encore. Mais voilà: nous ne le voulons pas vraiment.

J’ecoutais National Geographic ou ils montraient des plngeurs qui exploraient une grotte sous-marine remplie de Requins… Je crois que je viens d’en decouvrir une belle ici.

C’est donc ici que se cache la belle élite intelligentia gauchiste utopienne sur l’heroine du savoir imaginé… Que de plaisir a vous lire l’un l’autre cracher sur des Quebecois qui tentent de remettre le Quebec ds le monde moderne et forcer celui-ci a quitter le social-demonstratif, permettant a trop de talentueux citoyens paresseux de vivre au depend d’une population active qui se fait sucer le sang et ou la de-responsabilisation des citoyens est le mot d’ordre.

Merci pour le spectacle…

@ Richard Sauvé

« Nous sommes maintenant près de vingt ans après la parution du “Naufrageur”, et la souveraineté n’est plus en vogue depuis un bon moment. »

Quand Trudeau a déclaré « Nous allons mettre nos sièges en jeux… », mon père m’a dit « Le chien de Lévesque est mort »

30 ans plus tard C’est le parti libéral à Trudeau qui est mort et le séparatisme est plus populaire que dans ce temps.

L’espoir de la souveraineté s’éteindra en même temps que le français au Québec.

@ Lawrence

« …permettant a trop de talentueux citoyens paresseux de vivre au depend d’une population active qui se fait sucer le sang… »

Les susseux de sang, les vrais, ceux qui sussent le fric, les piasses de la population active, se réclament avec orgueil et grande fierté d’être de la droite.

M. Lisée,
J’ai lu la plupart de vos livres avec intérêt. Je suis d’accord avec certains de vos arguments bien que le portrait que vous peinturez du Québec est souvent bien plus rose que la réalité.
Par contre, votre attitude dogmatique anti-Bourassa tient de la manipulation des faits. Il est d’un ridicule consommé de parler d’un des plus grands hommes politiques québécois comme d’un tricheur simplement parce qu’il n’a pas épousé votre option souverainiste. Au contraire, il va de soi de croire que M. Bourrassa aurait été un tricheur s’il avait justement accepté de renier ses convictions fédéralistes.
Je peux dire honnêtement qu’il y a eu autant de tricheries au PQ qu’au PLQ au fil des années. La plupart des électeurs des deux camps le savent très bien.

Monsieur Lisée,
Député libéral de 1989-1994, j’ai cru en mon chef Bourassa, et surtout en son entourage, ministres élus de haut calibre : tel Gil Rémillard un expert en matière constitutionnelle. Présent en chambre en juin 1990, j’étais si fier du « Quoi qu’on dise… ». J’ai vu Parizeau traverser la Chambre pour serrer la main à un Bourassa mal à l’aise. Émouvant. Présent également au Salon Rouge le lendemain, je n’ai pu, alors, m’empêcher de faire immédiatement une relation avec De Gaulle,pour qui j’ai beaucoup d’admiration et dont j’ai lu plusieurs biographies. Je vibrais de fierté. Puis, progressivement le doute s’installa. Longue, coûteuse et complexe cette Commission Bélanger-Campeau me répétais-je de mon siège de député de l’équipe ministérielle ? Où est-ce qu’on s’en va avec cette trop lourde commission ? Toutefois, comme ancien officier commandant militaire, de par ma formation, j’ai suivi mon chef jusqu’au bout, soit jusqu’à son départ en 1994. Je n’ai jamais pensé qu’un chef pouvait ainsi cacher ses intentions à ses troupes, et pire à la nation qu’il défendait par l’institution démocratique que représente L’Assemblée nationale (Loi 150). À son départ, devenu convaincu qu’il avait été de mauvaise foi envers ses députés et pire envers son peuple avec cette loi, dont il ne désirait pas, de toute évidence, respecter l’esprit , j’ai claqué la porte du Parti libéral. Je suis devenu le premier député de l’ADQ, même si je n’avais nullement l’intention de me représenter. Ma conscience était ainsi libérée de ce parti et d’un chef qui ont manqué un rendez-vous avec l’histoire. J’en demeure convaincu 18 ans plus tard. Je ne suis pas un « séparatiste » mais le rapport de force, on le détenait et nous aurions pu débloquer ce fichu de dossier constitutionnel qui tue le Québec et affecte le Canada depuis des décennies. « Le pouvoir ça ne se négocie pas, ça se prend dans une situation de force ». On la détenait. J’ai cru qu’il avait prévu qu’il en serait ainsi en cas d’échec de Meech. S’il ne voulait pas s’en servir, il n’avait qu’à le dire honnêtement et à faire comme De Gaulle. C’est là, je pense votre argument central et je vous donne raison. Il a préféré cacher son jeu, mais pourquoi ? Que dire de « l’Honorable » Sénateur Rivest ? J’ai en bibliothèque Le Tricheur et Le Naufrageur. Je viens d’y ajouter Le Petit Tricheur. Je donne beaucoup de crédibilité à vos écrits puisqu’ils rejoignent de mon point de vue les faits, ceux du moins que j’ai vécus de mon humble siège de député…. assis à l’arrière devant les calorifères et les pots de fleurs artificielles. J’étais,politiquement naïf,car je n’ai jamais pensé qu’on pouvait aller jusque-là, dans une cause aussi noble et fondamentale pour notre société, tous partis politiques confondus. Une expérience de vie qui m’a marqué à tout jamais, puisque ça me fait encore vibrer.
Yvon Lafrance

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