Le cadeau empoisonné

Photo: Paul Chiasson / PC

Débutons par la fin tragique de la soirée électorale où il y a eu mort d’homme. Toutes nos pensées vont à sa famille et à la seconde victime, blessée gravement par ce tireur présumé, dont on sait encore peu de choses.

Continuons, si vous le permettez, avec la meilleure nouvelle de cette élection : un taux de participation frôlant les 75%.

Après le taux anémique de 2008 – à peine 57% -, on mesure à quel point les semences du «printemps érable» ont sonné la «repolitisation» d’une population québécoise désengagée du politique depuis de nombreuses années.

Pour ou contre la grève étudiante, l’impressionnante mobilisation du printemps aura redonné vie à la parole des citoyens.

En cela, nous devons une fière chandelle à tous ces jeunes et tous ces moins jeunes qui ont su rendre leurs lettres de noblesse à la «rue»…

Or, malgré ce taux de participation élevé, le «vent» de changement n’aura été en bout de piste, qu’une brise.

L’offre politique aura beau s’élargir, de toute évidence, aucun parti n’aura inspiré suffisamment d’électeurs pour se démarquer d’une manière nettement plus forte.

Sauver les meubles

En perdant le pouvoir, le gouvernement Charest est certes puni pour sa mauvaise gestion du bien commun et pour les multiples allégations de corruption et de copinage qui ne cessaient de s’accumuler depuis trois ans.

Pourtant, il a réussi à sauver les meubles. Ce faisant, le PLQ a évité le syndrome des commandites. Celui-là même qui aura tant coûté à son cousin fédéral. Du moins, pour le moment, soit avant que la commission Charbonneau ne fasse son oeuvre…

Jean Charest a donc sauvé les meubles pour son parti. Et plusieurs, à part ça.

Avec ses 50 sièges et un appui de 31% des électeurs, le PLQ, contre toute attente, formera l’opposition officielle. La déconfiture annoncée ne s’est tout simplement pas produite.

Pour la suite des choses, que Jean Charest reste ou quitte, les libéraux auront toutes les ressources nécessaires pour tenir le coup jusqu’à la prochaine élection. À moins que la commission Charbonneau ne lui coupe les ailes.

Mais entre temps, il pourra tenir amplement tête au gouvernement minoritaire du Parti québécois.

Un pouvoir amputé

Le moment est historique. Le Québec aura en effet sa toute première femme à occuper le poste de premier ministre.

Toutefois, Pauline Marois le fera avec un gouvernement minoritaire.

Ce qui, au fil des prochains mois, pourrait s’avérer être un cadeau empoisonné. D’autant plus que cette minorité est courte. À 54 sièges seulement, le PQ se retrouve à 9 sièges de la majorité qu’il convoitait.

C’est donc avec un bloc de 69 députés libéraux et caquistes ayant récolté ensemble plus de 58% des voix, que Mme Marois devra composer.

À 31,94% des voix, le PQ dépasse le PLQ par moins d’un point. Et fait moins bien encore qu’à l’élection de 2003 au moment où il perdait le pouvoir.

Même en 2008, alors qu’il retournait à l’opposition officielle, le PQ avait récolté 35,17%. En 2012, il se retrouve avec 3 points de pourcentage en moins.

Avec ou sans la CAQ, cette baisse dans ses appuis, le PQ devra l’analyser en toute lucidité.

Cette perte, il l’a subie même après avoir mené ce qui fut, dans les faits, la campagne la plus clientéliste de son histoire. Mme Marois tentant, tour à tour, de courtiser souverainistes et fédéralistes, la gauche, le centre et la droite.

Quant à l’option souverainiste, le programme du PQ fut même purgé de tout engagement référendaire pour tenter de ratisser encore plus large chez les francophones. Le tout étant remplacé par une «gouvernance souverainiste» qui, dans les faits, empruntait plutôt la voie de revendications autonomistes face à Ottawa.

Bref, sur son option, le PQ a tout fait pour paraître le moins «pressé» possible.

Malgré tout, son vote final est inférieur à celui de 2008 et sa victoire, minoritaire. De quoi faire réfléchir au Parti québécois sur la notion d’authenticité dans le message qu’il véhicule à l’électorat. Qui trop embrasse, mal étreint…

Avec un gouvernement minoritaire, le PQ sera même incapable de mettre en branle ce minimum qu’est le volet autonomiste de son programme sous forme de revendications de nouveaux pouvoirs avec Ottawa.

Pour Stephen Harper, c’est un vrai cadeau. La paix absolue, sur tous les fronts. Au point où il s’amusera peut-être même à inviter Mme Marois à l’aider à améliorer le fonctionnement du fédéralisme avec une ou deux demandes, disons, plus raisonnables…

Même au NPD, on doit nettement mieux respirer ce matin.  Devant la majorité de son caucus au vote des Québécois, mais ayant besoin d’élargir en même temps sa base dans le reste du pays, un gouvernement péquiste minoritaire est pour lui un excellent scénario.

Ce faisant, le NPD ne risque pas de se retrouver écartelé entre des demandes nationalistes venant de Québec et une réaction nécessairement négative venant du ROC.

Avec sa victoire minoritaire, le PQ se retrouvera tout aussi paralysé sur le front «identitaire».

(Rappelons qu’au PQ, en 2008, après le choc d’être passé en 2007 au rang de deuxième parti d’opposition et d’avoir vu l’ADQ faire du millage sur les accommodements raisonnables, la décision fut prise de ne plus se laisser damer ce thème nationaliste par les adéquistes auprès des francophones. D’où ce virage «identitaire» du PQ – le même terrain qu’avait abandonné Lucien Bouchard dans les années 90. Ce choix d’ouvrir le front identitaire n’était donc pas dû à une Pauline Marois cédant à son aile «radicale», comme certains l’ont écrit, mais à une décision d’ordre tactique.)

Or, aujourd’hui minoritaire, Mme Marois devra aussi mettre une croix sur son projet de renforcer la loi 101. Tout comme ceux, encore plus contentieux, d’une charte de la laïcité, d’une constitution et d’une citoyenneté québécoises.

Bref, la nouvelle première ministre pourra gérer la «province» du Québec, mais il est fort probable qu’elle aura beaucoup de difficulté à la gouverner.

Apprenant les résultats, la chef péquiste et quelques uns de ses députés élus les plus en vue parlaient d’ailleurs déjà des «compromis» et des «consensus» qu’ils devraient apprendre à faire.

Un euphémisme avec seulement 54 sièges, une opposition officielle libérale de 50 députés et une CAQ qui, malgré ses modestes 19 députés, est néanmoins proche du PLQ, politiquement et idéologiquement.

C’est donc face à un bloc de 69 députés unis sur un certain nombre de points de vue, que le PQ se retrouvera souvent menotté.

Car exception faite des votes de confiance où ni le PLQ, ni la CAQ, n’auront avantage pour eux-mêmes à faire tomber le gouvernement Marois trop tôt, autant les libéraux que les caquistes prendront plaisir – par intérêt et conviction – à rendre la vie la plus difficile possible pour ce gouvernement fragile quand viendra le temps d’aborder son menu législatif.

Et qui sait si, au cours des prochains mois, Mme Marois n’aura pas droit, aussi, dans ses propres rangs, aux remontrances de ceux et celles dont les ambitions de chefferie ne s’évaporeront pas, loin de là, avec les résultats du 4 septembre.

Mais ça, c’est une autre histoire.

Le «défi» Québec solidaire

En faisant élire Françoise David dans Gouin, Québec solidaire a remporté son pari : doubler son caucus aux côtés d’Amir Khadir dans Mercier.

On mesure ici l’intelligence de leur stratégie qui était d’envoyer Mme David au débat des chefs, et non Amir Khadir. Question de maximiser la visibilité de Mme David et celle des idées de QS. Mais on mesure aussi l’impact négatif qu’aura eu pour Jean-Martin Aussant, chef défait d’Option nationale, le fait de ne pas avoir été invité au même débat…

Pour le PQ, ces deux députés de QS constituent un défi de taille.

En fait, le PQ devra revoir sa propre stratégie de confrontation avec QS.

La sortie virulente contre Amir Khadir d’un Gilles Duceppe en début de campagne – et l’an dernier, du président du PQ, Raymond Archambault – atteste de la profonde rancune qui s’est installée au PQ contre un QS qui ne cesse, quant à lui, de lui tendre la main…

Or, à moins de 32% des voix, le PQ ne pourra pas continuer encore très longtemps à traiter un autre parti souverainiste en adversaire forcené. Ayant toujours refusé, dans les faits, une alliance stratégique avec QS, Pauline Marois serait sage de revoir ici son cadre d’analyse.

Le principe de réalité étant celui-ci: hier, Québec solidaire et Option nationale, combinés, ont obtenu 8% des voix. Ce sont là, deux partis souverainistes…

Partie remise pour la CAQ?

On a dit que François Legault était le grand perdant de l’élection.Et il est vrai que la CAQ n’a remporté que 19 sièges sur 125, alors que ses ambitions étaient nettement plus élevées.

Sûrement une grande déception pour cet ex-ministre péquiste qui, après s’être vu devenir premier ministre, se retrouve chef du deuxième parti d’opposition.

Or, la CAQ a tout de même récolté 27% des voix. Ce qui n’est pas rien. En 2008, l’ADQ n’avait eu que 16% des voix et un tout petit 7 sièges. Ce qui avait provoqué la démission illico de son chef, Mario Dumont.

Aujourd’hui, la CAQ jouira tout de même assez bien des ressources parlementaires que ses 19 députés lui permettront. François Legault, même privé de certains de ses candidats-vedettes, pourra travailler à tenter de consolider ses appuis.

Autre avantage : de centre-droit, proche du milieu des affaires et ayant opté en fin de campagne pour un discours clairement fédéraliste, la CAQ pourra sûrement aussi compter sur la collaboration des libéraux dans un certain nombre de dossiers…

Une élection de transition

Le haut taux de participation de presque 75% aura accouché d’un résultat divisé entre trois blocs de plus ou de moins 30% – le PQ, le PLQ et la CAQ.

Le tout, avec un quatrième bloc, plus modeste, de 8%, lorsqu’on combine QS et Option nationale.

Bref,  le grand changement, le grand ménage, risquent de se faire pas mal plus avec un petit balai qu’avec un gros aspirateur.

Incluant pour le projet souverainiste, lequel, déjà fortement dilué dans le programme du PQ, est voué  maintenant à prendre le chemin des oubliettes le temps où siégera ce parlement.

Le gouvernement Marois sera sous haute surveillance. Et c’est peu dire.

En 2008, Jean Charest avait les «deux mains sur le volant».

En 2012, Pauline Marois dirigera un gouvernement qui, plus souvent qu’autrement, aura les deux mains attachées derrière le dos.

Bref, on dirait bien que les Québécois viennent de se donner un parlement de transition.

Mais une transition vers quoi?

La réponse: à la prochaine élection générale. Peut-être…

L’important, entre temps, étant que les Québécois continuent à reprendre goût de s’occuper des affaires de leur propre Cité.

Avant, pendant et après les élections.

 

 

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81 commentaires
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Vous avez tout dit. Il ne reste qu’à extrapoler au-dela de ce qu’un chroniqueur peut se permettre. Je le fais.

Le PQ ne pourra RIEN faire et décevra tout le monde. PLQ et CAQ le laisseront (peut-être) réaliser des miettes de son programmes pour le garder sous respiration assistée le temps se préparer à l’évincer, mais subtilement le discréditeront complètement. quand il perdra le pouvoir il disparaitra.

Ca me rappelle tristement ces gazelles blessées que les pygmés ramenent à leur camp sans les achever, pour que la viande ne s’en décompose pas durant le voyage. Vite, la chute de ce gouvernement et un projet de société crédible.

PIerre JC Allard

Notre société est bien malade. L’heure était venue de donner une leçon au PLQ, parti corrompu au delà de tout bon sens. Mais non! Une part importante de l’électorat à donnée son aval à l’innommable qui donnait pourtant envie de vomir.

Le PQ, que je n’apprécie guère, est au pouvoir pieds et poings liés. Charmante perspective. De 18 à 24 mois à tourner en rond et à s’invectiver à qui mieux mieux.

La CAQ promet de collaborer dans la lutte à la corruption. On ne peut que s’en réjouir. Fasse le ciel qu’elle collabore aussi à l’amélioration des soins de santés. Ce n’est pas le travail qui manque.

Les étudiants devront accepter une hausse des frais de scolarité équivalente à la hausse du coût de la vie. Ils seraient bien mal venus de protester. Tant que la fiscalité n’aura pas été revue, et ce n’est pas demain la veille, c’est désormais le programme pour les étudiants.

Je déplore le fait que QS n’ait pas eu la cote. De toute évidence, nous ne sommes pas prêts.

Ce n’est que partie remise, mais en attendant, on va ronger notre frein. La corruption est moins effrayante que le programme du PQ.

«Pourtant, il a réussi à sauver les meubles. Ce faisant, le PLQ a évité le syndrome des commandites. Celui-là même qui aura tant coûté à son cousin fédéral.»

Paul Martin a été élu à la tête d’un gouvernement minoritaire AVANT la commission Gomery… et s’est fait montrer la porte après ladite commission.

Jean Charest, lui, a perdu le pouvoir avant même le début des audiences de la commission Charbonneau. Le PLQ n’est probablement pas au bout de ses peines, tous comme le PLC ne faisait qu’entamer sa chute aux élections de 2004.

Votre analyse ne tient pas compte d’une réalité: Mme Pauline Marois. Elle fera la différence que vous ne semblez pas reconnaître. L’avenir nous le montrera.

Les problèmes du Québec demeurent entier, cette élection n’aura rien réglé.

D’ailleurs comment l’aurait-elle pu puisque l’offre politique ne comportait pas de solution.

En tout cas pas si comme moi le on est convaincu que redressement du Québec passe par une diminution du rôle et du poids de l’état et une diminution des charges que doivent supporter les citoyens.

Au mieux cette élection aura écarté le plus grand des risques: le cauchemar qu’aurait été le PQ majoritaire.

Mais au bout du compte on perd du temps, on tergiverse et pendant ce temps le Québec coule.

Il semble bien que rien ne pourra empêcher le naufrage et à la fin si les politiciens finissent par bouger ça ne sera pas à cause d’une élection mais parce que le huissier sera à la porte.

Bien résumé Madame Legault. Seulement, pourquoi dire que M. Charest a été puni pour sa mauvaise gestion du bien commun? Quant à moi, je suis attristée de voir que M.Charest s’apprête à donner sa démission. Il a été et restera pour moi un excellent premier ministre qui a beaucoup fait pour le Québec durant son règne qui aura duré 9 ans. J’aimais M.Lucien Bouchard mais il m’a décu alors que ce ne fut pas le cas pour M. charest.

40% c’est le % du vote souverainiste alors que plus personne n’en parle depuis 17 ans.

Pour moi c’est la seule nouvelle qui compte. Un peu de fièvre, et ca monterait facilement à 50%
Je compte sur un ancien blogueur de l’Actualité pour attiser la flamme.

Je comprend le raisonnement de tous les analystes par rapport à la gouvernance souverainiste.

Si le PQ croit que d’exiger des pouvoirs augmentera les appuis au OUI, logiquement, il doit croire que cela augmentera aussi ses appuis.

Et faire des demandes à Ottawa ne nécessite pas l’approbation de l’Assemblée nationale. Minoritaire, majoritaire, ça ne change rien.

D’ailleurs, avant d’être interrompu dans son discours, Pauline Marois s’adressait à la nation canadienne en lui rappelant que le gouvernement du Québec est un gouvernement souverainiste.

Le PQ vient tout juste de réitéré son intention de raffermir la loi 101, malgré son statut minoritaire. Le PQ n’ait pas fou. Ils savent que le PLQ va se retrouver en pleine course à la chefferie et sera donc temporairement très faible. La CAQ, quant à elle, vient de recevoir toute une claque au visage. Ils ne renverseront pas le gouvernement de si tôt. De plus, ils ont perdu Gëattan Barrette et l’effet Duschesneau sera inexistant aux prochaines élections puisque le PQ aura déjà mis en place des mesures éthiques, et ce, avec l’appui de la CAQ.

Oui, le PQ est minoritaire. Mais dans les trois premiers mois de mandats, cela ne change pas grand chose et l’opposition n’est pas en position de force malgré les 50 députés libéraux qui subiront, anyway, la colère populaire avec la Commission Charbonneau que certains semblent déjà oublier.

Je n’aurais jamais souhaité à mon pire ennemi ce qui arrive à Pauline Marois.

En plus d’affronter les tirs du PL et de la CAQ, espérons que ses « amis » du PQ ne recommenceront pas en plus à lui tirer dans le dos!

Le PQ n’a pas reculé de 3% par rapport à 2008, mais de trois points de pourcentage. Ce n’est pas pareil. En fait, il a perdu 11 % des suffrages exprimés, un signe manifeste de son incapacité à canaliser le mécontentement contre un régime libéral pourtant usé jusqu’à la corde. Politique à droite ou à gauche, marche à la souveraineté ou attentisme, Mme Marois doit cesser de transmettre des messages contradictoires. Elle n’a pas 4 ans pour changer son fusil d’épaule, mais au plus quelques semaines, d’ici le retour de la Chambre.

Le parti québécois passe en finale.
Jean Charest va faire ses valises pour aller rejoindre une firme d’avocats à Toronto ou ailleurs, un grand jour pour le Québec.
Clotaire Rapaille avait raison de dire que les québécois sont sado-maso. Élire un gouvernement minoritaire, c’est la grenouille qui se laisse ébouillanter à petit feu sans réagir plutôt que de sortir de la marmite fédéraliste une fois pour toute.
Le parti québécois est très bien équipé pour aller en supplémentaire et terminer ça en tirs de barrages.
Avis aux libéraux
La finale aura lieu en même temps que les conclusions de la Commission Charbonneau.

Contrairement à Michel David du Devoir qui lorsqu’il critique le PQ crument continue à ressentir un certain attachement au PQ. Il faut le dire c’est son droit mais il apparaît que Josée Legault à travers l’ensemble de ses textes ressent une hostilité viscérale pour le PQ dans 85% des sujets traités. A croire même que le PQ serait l’un des plus grands résidus des partis politiques québécois parce qu’il aurait trahi profondément son objectif premier.

On n’en sortira pas c’est au lecteur ou blogueur de décider si ça vaut la peine de venir souvent sur cette page ou non.

La victoire défaitiste du PQ fait plaisir dans tous les camps c’est une évidence également pour ceux des souverainistes qui ont la croix sur le coeur.

J.Legault ne parle jamais du peuple de ses choix et non choix ce qui contribue à ce que des partis souverainistes puissent prendre la voie de l’autonomisme évolutif par défaut pas seulement par un électoralisme qui serait profond. Qu’importe, il ne sert à rien d’en ajouter. Au fil des événements, des élections, on retrouve ici la chasse au PQ pendant qu’Option Nationale devra se construire sur un temps long, que le PLQ fera son petit jeu tout comme la CAQ puis QS.

Sur l’entente envisagée PQ-QS, QS n’a guère manifesté d’enthousiasme non plus malgré certaines apparences. Le PQ ne l’a pas souhaité par alignement centriste par rapport à la CAQ mais du côté des solidaires en assimilant carriérisme et droite péquiste les militants n’en voulaient pas non plus.

La question du peuple qui doit toujours tout attendre des partis qui ne peut jamais développer une pensée citoyenne et forcer les partis a prendre en compte ses besoins cette question là elle se pose. La majorité des gens ne sont pas impliqués même souvent pour voter. La pédagogie ne vient pas que de l’extérieur, de l’intérieur aussi.

La manifestation des gens de Québec pour la pelle bleue du nouveau Colisée c’est de la grande implication sociale ça! Certains crient Canada, Canada devant P.Marois.

Bref, il y a des analyses particulières assez sélectives.

Je crois que, comme les libéraux fédéraux, qui ont vécu leur purgatoire après un délai (les révélations avaient déjà commencé avant le troisième mandat de Jean Chrétien), les anciennes troupes de Charest ne font que commencer leur lente descente aux enfers. La comission Charbonneau leur fera mal au moment même où ils se chercheront un chef. Comme au PLC, aucun candidat vedette ne se pointera le nez. L’avenir s’annonce très sombre pour le PLQ.

Je suis sûrement idéaliste, mais pourquoi les différents partis ne peuvent pas arriver à s’entendre et prendre des décisions qui vont améliorer le Québec et non lui nuire? J’ai l’impression d’assister à des conflits comme avec mes enfants, moi je dis noir parce que lui a dit blanc!

Bonsoir Mme Legault.Moi qui vous lit depuis le temps du Voir je trouve que vous êtes encore l’analyste politique la plus PERSPICACE et la moins subjective de la situation politique au Québec. Ce « cadeau empoisonné » est tout à fait approprié comme conclusion de cette campagne politique abracadabrante mais nécessaire pour distinguer « le bon grain de l’ivraie » au sein des forces indépendantistes!
En espérant une vraie coalition des forces souverainistes, je continuerai de vous suivre pendant les mois que survivra ce chétif gouvernement péquiste qui paiera son large ratissement et son manque de promotion de la souveraineté.Puissions-nous espérer que l’éléquent et intègre Jean-Martin Aussant se fasse connaître du grand public pour CONVAINCRE LE PEUPLE QUÉBECOIS DE SA NÉCESSAIRE SOUVERAINETÉ.

Bonsoir.

Pas d’accord avec vous Mme.Legault car la démocratie à parler et surtout avec un taux de participation de 75% les contribuables dans l’ensemble de la population de la nation québécoise, pour permettre la transition démocratique que le Québec a besoin en arrêtant la division entre les parties politiques et être concentré sur une chose l’économie et ensuite les améliorations à notre constitution québécoise de nation pour toujours aller de l’avant et avoir plus pour autonomie de nos institutions de services et de législation pour le trésor québécois..

Le peuple a donné par le vote dans chacune de leur région les meilleures représentants pour porter à bout de bras la constitution québécoise de la nation.

Nous avons vécus une participation historique pour le bien de notre démocratie à tous peut importe les partis.

Le respect du vote et le déplacement de l’ensemble de la population lancent un message très claire à tout les représentants qui ont été élus pour gouverner, d’autre ont subi la sanction et le but du vote et de la démocratie en est une de la part de la population soit de voter pour la gouvernance et ou de sanction.

Les confrontations des parties, et les idées de divisions et de négociation et de dénigrement et de non respect doit arrêté à l’assemblée nationale et doivent faire place à une maturitée politique pour le respect de la démocratie pour faire avancer la constitution québécoise de nation et mettre de l’argent dans les coffres du trésor québécois pour payer les services de nos institutions à tous.

Voilà,mais il y a un mais les représentants qui vont avoir la chance de débattre à l’assemblée nationale doivent prendre cette chance, pour faire avancé toujours les revendications, les négociations,et surtout arrêter les lois baillons pour élever le respect de l’assemblée nationale que chaque représentants qui sont en place parce que ils ont été élus par la population qui veut des discussions responsables et des plus hauts niveaux à la hauteur du privilège que vous avez tous solicités de la part de la population, et il y a un mais peut importe la provenance politique de chacun, votre vote à l’assemblée nationale doit en être un pour faire avancer le Québec et surtout améliorer la constitution de nation sur les terres du Canada dans l’harmonie,la bonne diction,et le respect mutuelle de chacun, car les terres du Canada qui est le deuxième au monde pour sa supercifie territoriale est une chose mais il y a un mais le système politique Britannique avantage une seule et unique personne le premier ministre,et en est une de parti et donne tout les droits de nominations à une seule et unique personne et surtout à des fin partisane de partie et le passé me donne malheureusement raison.

Voilà pouquoi? Il faut que le Canada fasse l’indépendance du Canada de la Monarchie Brittannique pour être le pays de toute les nations fondatrices et qui a défendus les terres du Canada, pour laisser la place à une République Fédéral qui va donné tout les pouvoirs au peuple .

Car la République Fédéral va élire le président au sufrage universel entre les treize États au lieu de 10 provinces et trois-territoires.

Les treize États vont avoir un conseil des États.

Les treize États vont avoir chacun leur gouvernement, pour respecter les spécificités propres à chacun d’entre eux.

Les Ambassadeurs,les Sénateurs et les Gouverneurs et les représentants seraient élus à l’intérieur de chacun des États le peuple (au lieu de nomination partisanne).

La Monarchie Britannique serait encore dans la constitution, mais il y a un mais à titre historique, pour notre histoire à tous.

Il n’y a pas de cadeau empoisonné si le cadeau est magasiné,négocier par nous sans intermédiaire et surtout sans division et offrir à d’autre d’une manière respectueuse de nos alliance passé et de notre futur pour le bien de l’ensemble de la politique et de la démocratie et nous offrir une constitution québécoise de nation pour un État soit par association et ou de pays.

Les deux options sont positives dans des politiques progressive et démocrate voilà.

Bonne réflexion.

Je crois qu’il y a un petit creux dans le commentaire qu’on entend depuis le soir de l’élection dans nos journaux télévisés. On sait que M. Charest pensait pouvoir ‘se sauver’ avec la victoire (comme on dit en mauvais français) en déclenchant une élection précipitée pour échapper aux révélations de la Commission Charbonneau et en faisant une campagne de la loi et l’ordre contre le mouvement étudiant et le formidable élan citoyen qu’il a inspiré en défense de la démocratie contre la loi 12. Mal lui en prit: Mme Marois va abolir la hausse des frais de scolarité et elle annonce l’abrogation de la loi 12. En prime, M. Charest est battu par les électeurs et les électrices de sa circonscription. En d’autres mots, le plus vaste mouvement social des dernières décennies a triomphé du gouvernement et renvoyé chez lui celui qui incarnait le refus de négocier et l’arrogance du pouvoir. Ce n’est pas rien! Et il faut le voir! Le résultat ne doit pas être analysé uniquement en fonction des dizaines de votes qui ont manqué à l’un, puis à l’autre etc. Les proportions ( 32%, 31% et 27% ) ont été connues dès le début de la soirée, et n’ont pas bougé: sur cette base, on a annoncé à un moment jusqu’à 61 sièges pour le PQ, chiffre qui est descendu à 54 MAIS avec les mêmes proportions du vote global pour chaque parti. Ce n’est pas de l’analyse qu’on nous présente, plutôt d’ennuyantes conjectures sur un avenir, tenons-nous bien, d’où sont entièrement absents les mouvements sociaux. En ajoutant presque: tout le monde a gagné sauf…Mme Marois. Faut le faire!
Serge Denis

Mais il y a pire…

Cette grande défenderesse de la démocratie qui ne manquait jamais de s’offusquer publiquement lorsque Jean Charest utilisait le décret ou la baillon pour faire passer une loi, cette promotrice des référendums d’initiative populaire qui doivent donner le « pouvoir au peuple », cette « rassembleuse du peuple québécois » n’a qu’un mot en bouche et ce, seulement 24 heures arpès sa courte élection: DÉCRET!

Elle veut utiliser cette mesure d’urgence (un décret!!!) pour annuler les nouveaux droits de solarité bien que 99.9% des étudiants soient déjà retournés en classe, que la population de Montréal ait grandement souffert des manifs de moins de 20% des étudiants pour finalement faire en sorte que cette augmentation soit acceptée, et que près de 70% de la population soit d’accord avec ces nouveaux frais qui favorisent les parents pauvres et ceux de revenus moyens et font « payer les riches »…

Au final, Pauline favorise les riches au détriment des pauvres et ce, à l’aide d’une mesure d’urgence.

Bravo Pauline!

Quelle excellente analyse! Je suis tout à fait d’accord avec vous, surtout quand vous parlez d’une élection de transition. Cependant, pour ma part, je considère que le grand gagnant est la CAQ qui, malgré un résultat mitigé, détient la balance du pouvoir et pourra faire pencher la balance à son gré par ses alliances avec le PQ ou le PLQ, selon l’enjeu. La CAQ n’a aucun intérêt à faire tomber le gouvernement Marois et profitera des années à venir pour établir sa réputation et sa crédibilité auprès des électeurs. De belles joutes politiques en perspective!

Bonjour, Madame Legault. Vos papiers sont toujours un éclairage assez cru sur les motifs des uns et des autres pour mousser leurs options ça c’est normal. Mais il faut réaliser une grande différence entre le PQ et le PLQ, le parti libéral est un bloc. Il n’y a pas de division entre eux comme les indépendantistes qui se divisent sur des insignifiance comme les vieux partis, des idées plus jeunes etc on sépare les gens alors que l’on vise tous un PAYS. Autrement dit tant et aussi longtemps que la question de l’indépendance ne sera pas règler les élections au Québec seront toujours en bout de ligne un combat entre fédéralistes et séparatistes. Les programmes des partis sont des politiques de gestion de l’État qui se poursuivraient dans un Pays du Québec. Pour les gens moins informés ou politisés ils deviennent tellement mêlés et c’est ce qui s’est passé. Les libéraux on voté pour l’ option fédéraliste y compris la CAQ et les autres sont des souverainistes. D’ailleurs l’attentat, le discours des médias anglo. et les commentaires sur facebook et autres vont dans le sens de ce que je pense. En bout de ligne les souverainistes manquent de cohérence, de solidarité et d’ analyse et font des grosses gaffes.

« En 2012, il se retrouve avec 3 points de pourcentage en moins.
Avec ou sans la CAQ, cette baisse dans ses appuis, le PQ devra l’analyser en toute lucidité.
Cette perte, il l’a subie même après avoir mené ce qui fut, dans les faits, la campagne la plus clientéliste de son histoire. Mme Marois tentant, tour à tour, de courtiser souverainistes et fédéralistes, la gauche, le centre et la droite.
Quant à l’option souverainiste, le programme du PQ fut même purgé de tout engagement référendaire pour tenter de ratisser encore plus large chez les francophones. Le tout étant remplacé par une «gouvernance souverainiste» qui, dans les faits, empruntait plutôt la voie de revendications autonomistes face à Ottawa. »

Je pense que les deux derniers paragraphes cités expliquent beaucoup la question au début.
L’électoralisme, c’est peut-être payant à court terme, mais désastreux à long terme. Or, le PQ, depuis Bouchard, a remisé la souveraineté (ne la ressortant que pour remobiliser les troupes quand ça va mal) et toute idée d’une société plus juste avec un retour à la sociale-démocratie.
Le tout dans un fallacieux espoir d’aller « gratter » des votes du côté plus conservateur de l’électorat.
Résultat: Peu de gains de ce côté, démobilisation des militants les plus progressistes et renforcement du courant fédéraliste conservateur (quand le principal parti qui est censé véhiculé les idées de souveraineté et de social-démocratie semble en avoir honte, cela pousse l’électorat plus indécis dans l’autre camp).
J’ai hâte que la direction du PQ se réveille au lieu de toujours chercher à reporter la faute de ses déboires sur les autres (depuis le désastre de 2007, QS est le bouc émissaire des malheurs du PQ).

Le Parti Québecois pourra réaliser tout son programme incluant le Référendum qu’il peut préparer durant 2 ans puis tenir une élection décisive incluant des référendums dont le Référendum proclamant l »indépendance de Notre Pays le Québec
Les Québecois devront alors décider entre la dépendance coloniale canadian ou l’indépendance Onusienne .
MICHEL

Un Royal gouvernement fédéral avec une «strong and stable National majority» avec 34% des suffrages exprimés.

versus

Un Souverain gouvernement péquiste minoritaire avec 32% des suffrages exprimés.

Le temps fera bien son oeuvre…

Mme Legault, les commentaires viennent corroborer votre analyse du contexte politique qui prévaudra au Québec suite à ce scrutin du 4 septembre 2012.

Je comprends d’ores et déjà que nous sommes toujours en campagne électorale jusqu’au prochain scrutin qui aura assurément lieu d’ici le printemps 2013.

Pour ma part, depuis trois ans j’ai apporté mon humble grain de sel sur divers blogues politiques afin de participer à faire tomber le régime Liberull, des acteurs d’un régime les plus pourris et incompétents de l’Histoire contemporaine du Québec qui pendant neuf ans ont fait régresser le Québec à moult égards. Aujourd’hui et en les mois qui suivront, en un contexte politique tout autre, dans un climat certes incertain mais réjouissant, je n’aurai de cesse de dénoncer tous les propagandistes déclinologues et réducteurs du peuple québécois, les ennemis du bien commun et les marchands de tout acabit de l’identité québécoise et de la langue nationale officielle du Québec.

La lutte pour l’affranchissement d’un Québec dans le concert des nations comme pays souverain, pour une maîtrise entière du peuple québécois de son propre destin en une quête légitime de liberté qui seule lui permettra une pleine émancipation politique, économique, culturelle et sociale, se poursuit.

À bon entendeur, salut !

@ PBrasseur

Qui croit encore que les élections en elles-mêmes règlent les problèmes? Si le PQ continue à avoir la même attitude par exemple que le PLQ de Charest avait avec la moralité publique, rien absolument rien ne sera changé. Idem pour le Plan Nord libéral.

Mais les chances sont que le PQ ne sera pas une pâle imitation du PLQ ! 😉

Alors que Alice Parizeau disait : «Les élections, ce n’est que de la poudre aux yeux. Les partis changent, mais à l’intérieur, derrière les portes fermées, ils s’entendent et distribuent des rôles.», j’aime la citation suivante :

«Les élections n’effacent pas les problèmes.»
[Jean-Pierre Raffarin]

« – atteste de la profonde rancune qui s’est installée au PQ contre un QS qui ne cesse, quant à lui, de lui tendre la main… »

« 2- Un accord avec le PQ rencontre bcp de résistance dans nos rangs. Une telle décision requiert de part et d’autre, de laborieuses consultations et l’approbation de la base des partis. Vous devez sans doute savoir que notre congrès a repoussé une telle hypothèse en mars 2011. Donc on ne peut rouvrir le débat que devant des circonstances exceptionnelles. » Amir Khadir – 12 février 2012 (http://www2.lactualite.com/jean-francois-lisee/union-des-souverainistes-la-fenetre-est-elle-fermee/13438/)

Est-ce cela votre main tendue ?

En 1998, Jean Charest « remportait » les élections: le parti libéral obtenait 0,7 % plus de votes que le PQ. Mais c’est Lucien Bouchard qui fut assermenté comme premier ministre.

En 2012, Pauline Marois remporte les élections: le PQ obtient 0,7 % plus de votes que le parti libéral.

« Cette perte, il l’a subie même après avoir mené ce qui fut, dans les faits, la campagne la plus clientéliste de son histoire. Mme Marois tentant, tour à tour, de courtiser souverainistes et fédéralistes, la gauche, le centre et la droite. »

Vraiment pas d,accord avec cette portion de votre analyse, Mme Marois ne parlait qu’aux progressistes souverainistes. POINT! Rappelez-vous le petit rire narquois de Mme Marois lorsqu’on lui a demandé pour qui devrait voter les conservateurs souverainistes? La réponse : les autres!

@ François 1

Charest était majoritaire et il utilisait le décret pour faire des « passes », signer des contrats secrets, …. Pourquoi Pauline Marois, minoritaire, refuserait-elle de l’utiliser. D’autant plus qu’elle avait dit qu’elle abolirait l’augmentation des frais de scolarité dès son élection.

Madame Legault,un plus un ça fait toujours seulement deux.
Avec toute la publicité que les médias ont fait à ce parti qui de toute évidence n’existe vraiment qu’à Montréal,on a même invitée une porte parole de ce parti( non élue) au débat des chefs tout en refusant un chef de parti,député en plus d’y assister,je ne crois pas que ces marginaux aient de quoi pavoiser.

La plus grande utilité de ce parti, c’est c’est de faire élire des fédéralistes.

Sur ce point,je leur dis bravo c’est réussi.

P/S Lire Louis Gilles Francoeur dans le Devoir de ce matin.(21 comtés)

Vous savez, on ne cesse de dire que le PQ a reçu un cadeau empoisonné… Peut-être. Mais c’est quand même mieux d’être élu que d’être dans l’opposition pour faire avancer ses idées!
Je crois qu’on exagère la proximité entre la CAQ et le PLQ. La CAQ, comme l’ADQ de 2007, a tablé sur les mécontents. Ils étaient au PQ en 2007, ils sont au PLQ en 2012. On tablait sur l’identité en 2007, on table sur l’économie et l’intégrité en 2012.
Il y a plusieurs dossiers populaires qui pourront avancer très vite: les mesures contre la corruption, l’abolition de la taxe santé, la participation plus active du gouvernement dans les investissements du grand nord… Ce sont des thèmes qui peuvent recevoir l’appui de la CAQ.
Il y a tout un éventail de stratégies sur la façon de faire passer des mesures controversées mises en pratique par Steven Harper lui-meme. Ex: Des projets de lois omnibus qu’on n’osera pas défaire parce qu,elles contiennent des mesures très populaires juxtaposées à des mesures qui le sont moins… On ne peut pas faire passer une nouvelle loi 101 avec ça mais on peut au moins annuler les hausses de scolarité.
Il y aura aussi moyen de jouer avec l’avidité de la CAQ. Cette dernière voudra bien paraître en l’absence du PLQ qui se cherchera un chef. Ce sera le temps d’adopter des mesures plus difficiles – dans une version diluée par rapport aux promesses, peut-être, mais qui montreront le sérieux du PQ sur certaines questions.
Bref, le PQ devra être habile mais il ne sera pas paralysé. À terme, il peut bâtir sa crédibilité de gouvernement et permettre à la CAQ de remplacer le parti Libéral.

Ce que je retiens de cette élection, c’est:

-la décevante campagne du PQ. Rien qui inspire et qui mobilise. La division du vote souverainiste a permis à quelques adversaires de se faire élire. Pas trop bougé et d’être à la remorque des autres partis, n’a pas provoqué de vague, de mouvement en faveur d’un parti qui, de tradition, mobilise.

-le cour règne de Mme Marois sera difficile. À écouter les commentaires de Bernard Landry à Radio Canada, mettons qu’il a déjà quelques réserves

-le PQ a gaffé à plusieurs reprises sur des dossiers normalement faciles comme le dossier de la langue et de la culture.

-les jeunes qui se sont déplacés, ont votés beaucoup plus pour QS et OP que pour le PQ. Cette mobilisation étudiante n’aura pas donner d’ailes au PQ.

-la CAQ a fait peur avec son changement non documenté et échevelé. N’arrivant pas à passer la rampe de la crédibilité, tout son vote de sympathie, représenté par les indécis, est aller au PLQ.

-le talent naturel de Jean Charest de toucher l’essentiel a fait son oeuvre. Pourquoi l’instabilité quand le PLQ est une valeur sûre.

@ François 1 #19

Un décret n’a rien à voir avec une mesure d’urgence, c’est un texte réglementaire adopté par l’exécutif qui peut avoir une portée générale ou personnelle.

« Il n’est rien de pire que d’imaginer le pire. »
Didier Decoin

Finalement je crois les Québécois sont pour le changement, à la condition que ça ne change rien!!!

J’ai écrit, avant les élections que si le PQ se retrouvait à devoir former un gouvernement minoritaire, il n’aurait que lui à blâmer.

J’en suis toujours convaincu. Maintenant reste à savoir si l’épreuve de la réalité permettra aux apparatchiks péquistes de bien évaluer les retombées de la présente situation.

Personnellement deux choses s’imposent comme une tonne de roc.

1) Il y a une nécessité absolue d’unifier, d’une façon ou d’une autre TOUTES, TOUTES et encore TOUTES les forces pro-souverainistes au Québec. Il y là une obligation de résultat. Les derniers résultats le montrent clairement.

2) La pédagogie pro-souverainiste a encore énormément de chemins à faire. Je suis extrèmement surpris de constater qu’une majorité de la population préfère les aléas du fédéralisme canadien ainsi que les allégations sérieuses de corruption envers le PLQ à la simple hypothèse de voir un parti souverainiste au pouvoir. Ces citoyens voient moins de danger à être gérés par un parti corrompu mais fédéraliste que par un parti dont l’intégrité n’est pas vraiment en question mais qui est souverainiste.

Le job de pédagogue est loin d’avoir été fait. Les luttes intestines en sont sans doute la première cause. Il faut impérativement prendre tous les moyens pour y remédier. Ne pas s’y atteler immédiatement serait tomber littéralement dans la pensée magique.

Allons les souverainistes arrêtons de chialer, de s’entredéchirer et reprenons notre bâton de pèlerin et remettons-nous au tableau noir comme le faisait si bien René Lévesque.

« S’efforcer de se convaincre soi-même de la vérité qu’on a entrevue est le premier pas vers le progrès; persuader les autres est le second. Il en est un troisième, peut-être moins utile, mais fort enviable néanmoins, qui est de convaincre ses adversaires. »
[Louis Pasteur]

«En cela, nous devons une fière chandelle à tous ces jeunes et tous ces moins jeunes qui ont su rendre leurs lettres de noblesse à la «rue»…

Quelle fière chandelle et quelle lettres de noblesse? La rue est certes un endroit pour boycotter mais pour refléter la démocratie comme tel, permettez-moi d’en douter: c’est l’apanage des groupes de pression élargis, vulnérables aux vandales parasitaires. Quant aux étudiants boycotteurs, ils ne font que retarder le moment où ils auront à payer… s’ils restent qu Québec. Et leur recette pour enrayer la hausse des frais de scolarité fera école : les émules ne manqueront pas de suivre leurs traces… tout comme les politiciens clientèlistes!

La seule faute de Pauline est de parler trop fort d’un référendum qu’on sait qu’il n’aura pas lieu, le reste n’est que broutille.
Si vous comptez les votes des «petits» du PQ dont la CAQ et les appliquez dans les comptés , en fait tout ceux qui sont sur le bulletin de vote contre le PLQ vous constaterez que le PLQ à reçu, en nombre de votes contres dispersés en plusieurs partis, tout une raclée… Ce qui à sauvé PLQ c’est le système électorale qui est tordu…
Pour moi le système électorale est a revoir si on veut avoir une représentation plus juste de la population et de ses tendances.

Madame Legault, votre texte comporte pourtant, de manière explicite, la solution du problème du « cadeau empoisonné ». Dans un paragraphe, vous dites :

« Le principe de réalité étant celui-ci: hier, Québec solidaire et Option nationale, combinés, ont obtenu 8% des voix. Ce sont là, deux partis souverainistes… »

Vous voyez bien qu’avec ce pourcentage en plus, le PQ aurait été largement majoritaire.

Alors je vous demande pourquoi, au lieu de reprocher au PQ de ne pas s’allier avec les deux autres, ne demandez-vous pas aux deux autres de se rallier au Parti Québécois, dont ils se sont détachés ?

En apparence, le gouvernement du PQ aura effectivement les mains menottées dans le dos. Mais ce nouveau gouvernement ne risque pas d’être renversé avant 12 ou 18 mois, les partis d’opposition ne pouvant se permettre la témérité de déclencher une autre élection prématurée. Ce qui donne, dans une certaine mesure, les coudées un peu plus franches à Madame Marois pour faire adopter, notamment, sa « nouvelle » loi 101 revue et corrigée, même si cela devait déplaire à la CAQ et au PLQ qui seront littéralement forcés de diluer leur opposition et de voter avec les péquistes. La stratégie péquiste est de démontrer dès le départ que, même sérieusement minoritaires, ils sont capables d’une certaine efficacité législative au moins en ce qui concerne des mesures qui récoltent un consensus très large dans la population (Loi 12 / 78, par exemple). Madame Marois aura à démontrer au peuple québécois qu’elle est capable de gouverner — et pas seulement gérer le Québec — et d’agir, même minoritaire, si elle veut se faire réélire la prochaine fois. Je crois personnellement Madame Marois capable de forcer certains consensus législatifs sur un nombre de thèmes stratégiques qui ont la faveur populaire. Le PLQ et la CAQ ne peuvent provoquer une autre élection prématurément, les électeurs ne leur pardonneraient pas. Ces deux partis le savent très bien et c’est ce qui les forcera à avaler de travers certaines lois pour lesquelles ils devront voter malgré leur inconfort.
La situation est peut-être un cadeau empoisonné pour Madame Marois, mais elle peut, aussi, être l’occasion pour elle de se propulser comme première ministre et de démontrer qu’elle a réellement « une main de fer » dans un gant de velours. Gardons en mémoire que Madame Marois a « géré » son propre parti dans des tempêtes qui lui auront servi d’expériences dans le poste qu’elle occupe maintenant. Je ne pense pas que les oppositions CAQ/PLQ « empoisonneront » Madame Marois même s’ils mettront des bâtons dans l’engrenage parlementaire. Rappelons-nous que Stephen Harper a tout de même été un bon bout de temps minoritaire et qu’il s’est faufilé — parfois grâce à des raccourcis pas très démocratiques — malgré tout.
Par ailleurs, le pétard mouillé caquiste risque peut-être plus que le PQ de subir les ressacs de cette élection par « blocs » partisans. En effet, il est à prévoir que le ciment encore frais des fondations caquistes risque de s’effriter par endroits; quelques personnalités fortes, un programme échevelé qui se situe à nulle part et qui ressemble plus à une liste d’épicerie rédigée sur le bout du comptoir de cuisine, des candidats transfuges venus de tendances disparates manquant d’homogénéité, voilà les ingrédients qui permettent d’entrevoir des conflits (de personnalité notamment) internes majeurs, des défections retentissantes et des imbroglios. Situation qui pourrait éventuellement aider d’une certaine façon le gouvernement du PQ. Quant aux libéraux, si la Commission Charbonneau devait confirmer les rumeurs et les allégations qui circulent depuis deux ans au moins, on peut prévoir qu’il en sera affaibli grandement, voire qu’il perdra peut-être des élus qui sont actuellement députés. Même si ce scénario ne s’avérait pas, la Commission pourrait affaiblir, à l’aube rapprochée d’une autre élection, l’apparente résilience du Parti libéral qui doit beaucoup à l’épouvantail référendaire brandi compulsivement par Jean Charest.
Bien que très difficile, je ne vois pas la situation de Madame Marois aussi empoisonnée qu’elle n’y paraît en première analyse.

Madame Legault,
Vous êtes championne dans l’art de briser la joie, l’espoir, la foi des Quebécois en la capacité et la combativité de notre nouvelle Première Ministre et de son parti. C’est clair que vous n’êtes pas de son côté. Je vous aurais cru plus objective…
Donnez la chance au coureur, elle le mérite.
Si ça avait été un homme, aurait-elle été traitée de la même manière. Je suis une femme et je suis très fière de son élection. Attendez un peu avant de la défaire, elle peut vous surprendre et c’est bien ce que souhaite. J’espère qu’après quelques-uns de ses bons coups, vous aurez l’humilité de lui reconnaître sa grande capacité à gouverner le Québec envers et contre certain(e)s qui semblent jaloux(ses) de ce pouvoir donné à une FEMME.
À bon entendeur, salut.

Félicitations à l’université de Montréal pour montrer que, même en sociologie et en anthropologie, le concept d’enseignement de qualité existe, et qu’il y a une limite (d’ailleurs trop étirée) au delà de laquelle un cour doit évidemment être annulé.

Attentat au Métropolis
Deux sommités… sur la question se sont prononcés.
Le doc mailloux invité à l’émission de Denis Lévesque (LCN) et Alain Dubuc à 24 heures en 60 minutes (RDI) ont mis leur compétance indiscutable à contribution ; on ne devrait pas aborder de ces questions là présentement si ce n’est pour dire aux québécois de cesser d’être parano. Le fruit n’est pas mûr pour remettre en question les médias haineux anglophones, encore moins les nôtres.

Suite à cette victoire qui ressemble plus à une défaite , les caribous vont fort possiblement se liguer contre Pauline . J’espère qu’ils vont enfin mettre à leur tête , le chef parfait , pur , dur , entêté . Apres Lucien Bouchard , Bernard Landry , who’s next ??? Quand ils l’auront trouvé peut-être admettront-ils enfin que leur cause ne recueille pas plus de 40 % d’adhérents , dans le meilleur des cas et qu’enfin on passera à autre chose .

@ Marc Sauvageau (# 34):

Mais pourquoi diable Madame Marois, grande défenderesse de la démocratie et grande rassembleuse utilise-t-elle ce stratagème exceptionnel au lieu de s’en remettre à la démocratie de l’Assemblée nationale?

N’oubliez pas que près de 70% des Québécois et des Québécoises ont voté CONTRE elle!!!

Madame Legault, les cadeaux empoisonnés seront
des deux cotés de la chambre. Les partis refusant, le cas échéant, un projet de loi de Madame Marois, auront l’odieux de la chose…Et par extension pourraient provoquer une dissention dans leur rang. Ne pas oublier que le parti québécois « présente » et les autres partis « acceptent ou refusent ». Les stratégies marqueront alors le pas. À l’extrême des possibilités, Madame Marois pourrait négocier tout, voire même le vote libre. Il existe déjà, sur certains projets, une belle ouverture de la CAQ.

Pauline Marois a perdu son élection

On a beaucoup parlé de la division du vote souverainiste, mais on oubli que c’est la division du vote fédéraliste qui a permis au PQ de gagner cette élection, car le PQ a reçu moins de vote en pourcentage que la dernière élection. C’est grâce à la CAQ que le PQ est au pouvoir.

Certains ont été un peu trop naïf de croire que les électeurs de QS allait retourner au PQ, car la plupart d’entre eux savaient très bien qu’ils divisaient le vote du PQ en votant pour QS et ceux qui croit qu’ils ont agit ainsi par insouciance et bien c’est de la pure fantaisie de leur part. On ne retourne pas dans un bateau qu’on ne digère plus et cela même si on change le capitaine.

Pour ce qui est des électeurs d’Option Nationale, je doute fortement qu’ils vont récompenser le PQ d’avoir présenté un candidat contre Jean-Martin Aussant, leur opposition et leur amertume contre le PQ ne va que grandir d’un cran.

Alors, le PQ peut oublier ce 8% d’électeur que représente QS et ON.

Le PQ malgré cette victoire coule assurément, lentement et de façon durable et il y a encore trop de gens qui préfèrent mourir à petit feu avec le PQ plutôt que de le quitter.

Si mme Marois gouverne comme si elle était majoritaire,elle subira le sort qu,a vécu M,Charest ce très rapidement!
Ceux qui croient que le parti Libéral est mort ou désorganisé ,ont mis des lunettes roses!

Mais qui a eu la brillante idée de demander à Mme David de participer au débat….1 – Elle n’est pas chef…. il n’ya pas d’autre candidat qs. d’élu….Donc nous avons un parti avec 2 co-chefs et aucun candidats. Avec un Charest qui lui ouvre la porte avec le plus beau de son sourire sans jamais l’interrompe…Et voilà la grande victoire du débat, car elle a su s’exprimer sans se faire intérrompre…..elle est même devenu une grande vedette de tous le médias…
BRavo radio Canada,,, on a tous compris que la commamde était de diviser les souverainistes…ce qui fut fait….Je me souviendrai…..

François 1 #46

Je vous le répète un décret n’a rien d’exceptionnel le gouvernement (tout parti confondu) en adopte des centaines par session.

La règle n’est pas le nombres de votes mais le nombre de députés élus c’est tout ce qui compte. Avec votre raisonnement par l’absurde on a voté à 68.06% contre Marois, 68.79% contre Charest, 72.94% contre Legault, et à 93.97 contre le duo Khadir-David. Où voulez-vous aller avec ce faux raisonnement ?

Bonsoir,

En réaction au commentaire No 48 du Père Léon, si au moins les nationalistes québécois avaient cette objectivité et ce réalisme que vous portez dans votre court commentaire, les nationalistes québécois auraient depuis longtemps cessé de faire rire d’eux autres et de leur belle poignée dans le dos. Et félicitation pour votre réalisme qui touche au mien en vous disant merci. Avec plaisir, John Bull.

Je pense comme L Saillant. José Legault joue à quoi? Notre pythie professionnelle commence à radoter. Qu’elle se taise un peu, qu’elle retourne dans l’Olympe et cesse de nous faire entendre ses croassement de mauvais augure. NM

@ J-C, Joannette (# 47):

« les cadeaux empoisonnés seront
des deux cotés de la chambre. Les partis refusant, le cas échéant, un projet de loi de Madame Marois, auront l’odieux de la chose… » (sic)

Quand on sait que près de 70% des Québécoises et des Québécois ont voté CONTRE Pauline Marois, « l’odieux » sera plutôt léger…

Comme d`habitude les Québecois ont vote -nioui-
On veut le beurre,mais on garde l`argent dans sa main.Le Parti Libéral a gagner beaucoup de votes
en raison de sa position ferme dans le dossier
étudiant, et Jean Charest fût défait pour son entêtement à créer la Commission Charbonneau.
Mme Marois a une bonne équipe qui va causer des
surprises. La dégringolade prévue pour les Libéraux se réalisera au prochain scrutin qui lui
confirmera la valeur de Mme Marois.

Les caquistes et les libéraux s’en taperaient les bretelles si c’étaient eux qui avaient été élu minoritairement.
Le successeur de Jean Charest risque de manquer de panache dans l’opposition avec la grenouille caquiste François Legault à ses côtés à la période des questions et réponses; ça va être la foire agricole à l’Assemblée nationale.

Un cadeau, pas du tout empoisonné. Le PQ de Mme Marois est au pouvoir mais un des plus beaux cadeaux de sa vie.

L’opposition va y penser avant de défaire le PQ sur un projet de loi populaire. Le PLQ sans chef et la CAQ, probablement sans le sou, suite à ses nombreuses dépenses électorales, de plus de 4 millions de beaux dollars canadiens. Ce n’est pas Québec solidaire ni l’ON de M. Aussant qui va vouloir retourner en élections avant un ou deux ans…minimum.

Les Québécois sanctionnerait les partis de l’opposition qui voudraient défaire le PQ sur une niaiserie, juste pour le plaisir de risquer d’arriver au pouvoir, à leur tour, au cout de plus de 70 millions, cout d’une élection générale…encore.

J’ai écrit il n’y a pas longtemps que si le PQ devait être minoritaire il n’aurait que lui à blâmer. Je suis toujours du même avis.

Mme Marois et son parti avaient une chance en or d’offrir à QS et ON de faire une alliance stratégique pour certains comtés bien identifiés en contre-partie de quoi deux postes au conseil des ministres seraient donnés, un à QS et un à ON.

Ceci aurait démontré à la population que le PQ est capable de s’élever au-dessus de la partisanerie politique. Que le PQ est capable d’être inclusif et qu’il est capable d’accueillir des idées de l’extérieur. Ça aurait aussi démontrer que la cheffe du PQ a toute la force nécessaire et l’envergure voulue pour gérer les affaires de l’État, voire même d’un pays souverain.

Ça aurait évidemment permis à QS et à ON de démontrer également à la population leur capacité réciproque à travailler au plus grand bien des citoyens. Ils auraient eu la chance d’encore mieux faire connaître leurs valeurs et leurs objectifs. Bref, tant QS que ON y auraient trouvé leur compte.

Au final, nous pouvons aujourd’hui légitimement prétendre que si une telle alliance avait été faite le PQ aurait formé un gouvernement majoritaire.

De plus si ma fiction politique s’était avérée, peut-être qu’avec le temps nous aurions dit qu’une nouvelle façon de faire de la politique était née avec cette noble initiative qui aurait ouvert la porte à une réelle unification des forces progressistes et souverainistes.

Par contre je rejette complètement l’espèce de réaction de faire du PLQ et de Charest des héros bien que tous les deux soient des PERDANTS. Ce sont eux qui ne sont plus au pouvoir. C’est Marois et le PQ qui forment maintenant le gouvernement. Même que j’ai confiance de voir ce gouvernement faire un excellent travail malgré leur position de commande pas très confortable. Faudrait tout de même cesser d’encenser les perdants et de présenter les vainqueurs comme les vrais perdants. Même si on a tous de bonnes raisons d’être déçus, ça ne doit pas nous empêcher de vivre dans la réalité. Dans deux semaines c’est Mme Marois qui annoncera SON conseil des ministres, pas Charest.

«Il te montre la Lune et tu regardes son doigt.»
[Proverbe africain]

@ Père Léon # 48

«Pauline Marois a perdu son élection.»

Où vivez-vous pour l’amour de Dieu ? Le choque de voir partir Charest et de voir le PLQ occuper les banquettes de l’opposition doit être pour vous terriblement grand. Incapable de prendre acte de la réalité, vous vous réfugiez dans un monde imaginaire qui vous fait prendre l’un pour l’autre.

Hé Père Léon, Charest n’a même pas été élu. Quand allez-vous le comprendre ?

Avant de vendre la peau du PQ, je vous conseillerais au moins d’attendre les conclusions de la commission Charbonneau. On verra bien qui s’enfoncera dans les abimes.

«Les hommes trébuchent parfois sur la vérité, mais la plupart se redressent et passent vite leur chemin comme si rien ne leur était arrivé.» [Winston Churchill]

Un point que je voudrais apporter , selon moi ,QS est composé d’au moins 50% de son électorat fédéraliste (étudiants anglophones et autres rêveurs), le premier sur la liste est Amir Khadir lui qui a dit avoir voté pour le NPD fédéraliste au fédéral

Si je fais une analyse très sommaire, je dirais que le choix des électeurs s’est basé en très grande partie sur l’axe fédéraliste-souverainiste.
L’argument le plus répété chez le PLQ comme la CAQ, c’est l’éventuel référendum du PQ au pouvoir majoritaire. Ce n’est pas loyal des campagnes de peur lorsqu’il s’agit de faire un choix pour l’avenir du Québec. Tous les électeurs sont déçus des résultats de cette élection et avec raison. Nous ne sommes pas plus avancés.

C’est l’impopularité de madame Marois due à certaines choses qui se sont passées au temps ou les péquistes étaient au pouvoir qui a empêché le PQ d’avoir une majorité.
J’espère qu’elle va finir par comprendre cela.
Gilles Duceppe aurait fait beaucoup mieux.

Bonjour,

Bien sur que le Parti Québécois hérite d’un cadeau des plus empoisonné. Tout en affirmant même de la pire situation de ses histoires de péquistes. Le plus grand cadeau que la Dame de Béton s’offrit l’an dernier fut un solide examen de la vue ainsi que de nouvelles barniques dont une paire de Bleue. Car cette pauvre dame était myope comme deux taupes et n’avait jamais pu voir un péquiste de proche.

Et c’est ainsi qu’avec cette nouvelle vision périphérique, cette honnête mère de famille pouvait apercevoir dans ses angles morts des Purs et des Durs qui voulaient de façon vicieuse l’attaquer au flanc. Si ce n’était pas dans le dos mais rarement de face.

Ainsi, la Dame de Béton décida de passer violemment au batte de bois franc toute la trâlée des caribous, soit la talle des Purs et des Durs ainsi que toute la gang des belles mères péquistes. Un vieux péquiste me disait ce matin à l’aube : C’ta craire qu’elle a d’la pogne la fille à Grégoire. Anna changé des flats su les tailleurs de char pis des pick up quand elle était jeunesse au garage à Grégoire.

Ainsi, le Parti Québécois dont les caribous sont maintenant castrés doit se contenter de manger Mou et de faire les Mous sous un semblant d’affirmation nationale et rien de plus que l’Union Nationale d’autrefois. Au plaisir, John Bull.

Bien oui, M. Lamontagne, M. Duceppe s’est fait laver au fédéral. En plus de se faire battre par une inconnue dans son comté, il ne lui est resté que 4 députés du Bloc. Bravo pour votre analyse !

Personne ne semble se rendre compte qu’il y a 60 % de fédéralistes au Québec. C’est déjà beau que le PQ puisse prendre le pouvoir avec 3 partis séparatistes qui se séparent 40 % des votes.

Je crois que Mme Legault a raison dans son analyse,je pense aussi que le parti québecois aura une tâche difficile pour convaincre un plus grand nombre d,électeur de lui faire confiance,il faudrait dabord qu,il tienne toujours le même langage afin de savoir ou l,on va avec ce parti.

Les sondages étaient justes : 70 % des électeurs n’ont pas voté pour le PLQ.

Ça nous fait une belle jambe! 68 % des électeurs n’ont pas voté pour le PQ non plus.

Comme Mme Marois affectionne les décrets, pourquoi ne pas en profiter pour décréter que désormais les élection seraient à la proportionnelle et à deux tours. Finies les folies!

Il est permis de rêver.

Des citoyens ont voté QS et ON ne voulant pas cette fois-ci voter PLQ ou PQ; les Québeccois ne sont pas , je crois, rendus un peuple de plusieurs partis

À lire les commentaires de John Bull, nous serions amenés à croire que le PLQ a conservé le pouvoir, que Charest est toujours premier ministre et qu’il a été réélu dans son comté. Faut bien se rendre compte que le « Père Léon » a une grande influence sur ce pauvre colonisé.

C’est tout de même remarquable à quel point certaines personnes sont incapables d’admettre la réalité : c’est le PQ qui est rendu au pouvoir et c’est Marois qui sera la première première ministre du Québec, que ça leur plaise ou non.

Alors qu’elle passera à l’histoire pour une bonne raison, le démon blond de la politique Québécoise risque lui aussi de passer à l’histoire très bientôt. Mais lui, pas de pour de bonnes raisons. En effet, la commission Charbonneau reprenant ses travaux, nous pourrions bien apprendre des bizarres de choses. Comme par exemple qui versait au PLQ les sommes qui servaient ensuite à payer secrètement leur cheuf ?

Les mois qui viennent seront très passionnants et y a des anciens élus qui risquent d’avoir un peu plus de cheveux blancs et moins de blonds …

«Les gens sont trop bien élevés, les méchants peuvent s’en donner à coeur joie.»
[Dan Powell]

Bonjour,

Mais cadeau empoisonné ? Le Parti Québécois joua low profile avec les deux pieds sur les brakes avec la pauvre Cause qui, de toute façon ne gigote même plus même avec une talle de péquistes qui hurlent à s’époumoner le mot Québec. La Cause ne grouille même plus en ayant perdu tous les poils de sa bête et le peu de chien qui lui restait dans le corps.

Que feront la talle de caribous, ces cervidés avec un profil grégaire et cet esprit de meute qui caractérisent les nationalistes ? Car en ne parlant même pas de référendum dans la semaine des quatre jeudis où les poules auront leurs premières sa dents, imaginons nous la dégelée que nos amis de la trâlée de péquistes auraient subi en parlant d’un possible référendum.

En conclusion, il y a pourtant des péquistes dans le Québec des régions qui se demandent maintenant si la fantastique Dame de Béton osera proposer un référendum dans le premier mandat au lieu du deuxième par peur de voir le Parti Libéral reprendre le pouvoir après sa médiatique course à la chefferie…. Car pour bien des péquistes, l’important, c’est de bien se péter la fiole pour en finir…… Au plaisir, John Bull.

Supposons que M Harper résiste à l’idée de collaborer avec Mme Marois. Que faire ?

Nous avons vu que Stephen colle des photos de la Reine un peu partout. En agissant ainsi il nous indique que c’est elle la patronne qu’il vénère.

Il nous montre qu’il se comporte en subordonné d’Élisabeth II. Au mieux un messager, au pire un colonisé de l’Angleterre.

C’est pourquoi, devant une éventuelle turpitude de M Harper Mme Marois devra sans gène le contourner et aller discuter de femme à femme avec la vraie patronne. À l’étage au dessus.

Pauline pourra faire valoir que les Québécois sont de bien meilleurs sujets de sa Majesté du fait qu’ils parlent français alors que les anglophones du ROC ne souhaitent qu’une chose, devenir membres des États Unis; ce qu’ils sont déjà à plusieurs égards.

Pauline pourra démontrer que les intérêts québécois concordent mieux avec les intérêts de l’Empire britannique.

Sa majesté ne pourra qu’être convaincue du bien fondé de notre démarche historique et de notre attachement à sa couronne.

En devenant souverain le Québec pourra alors devenir un nouveau membre du Commonwealth et faire rayonner sa culture dans tout l’empire britannique. Ce qui ouvrira de nouveaux marchés économiques.

(on peut rire un peu)

Une page d’histoire arrachée? Quand en 2007, Mario Dumont s’est présenté comme opposition officielle avec 41 élus pour l’ADQ; c’était après les fusions municipales forcés du PQ et les « défusions ratés » du gouvernement Charest. Deux ans après les « défusions ratés », on ne parles plus de ces fusions municipales forcés. Ma ville a été une « victime » de ce massacre dont on veut taire l’exécution. Je ne me rappelle pratiquement pas « du millage sur les accommodements raisonnables » mais mon compte de taxe me rappelle à chaque années les fusions forcés.

O. Lessard (8 sep) écrit <>. Quand on élève le « spectre » de la « disparition de la langue française sur l’île de Montréal » n’est-ce pa là aussi une campagne de peur ? Pourquoi vouloir agrandir le champ d’imposition la loi 101 au CÉGEPs et aux petites entreprise ?

Un cadeau empoisonné et pas à peu près…

Imaginez…au moment où de sombres nuages s’accumulent dans l’horizon économique mondial, le Parti québécois n’a aucune, absolument AUCUNE politique économique digne de ce nom. Et il y a pire: il n’y a personne d’envergure pour occuper les postes à saveur économique…

Certains diront que Pauline Marois a déjà été Ministre des finances. Hum…y avez-vous cru?

C’est ce que je pensais.

Avec les ignares économiques que sont les Drainville, Lisée et Deschênes, on est vernis…

C’est comme si Microsoft (ou Apple, c’est selon) avait nommé un gérant de dépanneur à sa tête…

Catastrophe assurée!

Il ne faut pas trop compter sur la commission Charbonneau…et si effectivement Duchesneau a quelque chose sous le coude, cela pourrait être pénible pour la FTQ, et le PQ, sans blanchir le PLQ….tous pourris le grand bénéficiaire pourrait être la CAQ…

Totalement absente des élections, l’économie qui va faire un retour en force dans le débat…les déficits du Québec, l’impossibilitée comptable de répondre à certains engagements (caisses de retraite de la fonction publique, de la ville de Montréal, pompiers, police, etc..), le taux de chômage endémique chez les 17-25 ans (20 %), la pauvreté grandissante, la baisse de la compétitivité du Québec, les redevances minières qui seront à la baisse a cause du ralentissement généralisée de l’économie mondiale, tout ceci permet de conclure que nous pouvons nous attendre a des coupures supplémentaires sur les dépenses régaliennes de l’état (santé, éducation, etc). Pas exactement la tasse de thé du PQ, sans compter l’option à oublier pour le moment…

On pourra continuer a distraire la population avec des escarmouches avec Ottawa ou tenter de résoudre des problèmes qui n’existent pas ou sont sans significations réelles (accès aux CEGEP par exemple).

@ François 1:

Soyons cartésiens et surtout réaliste, 40% des électeurs ont voté pour des partis croyant à un Québec indépendant. Le Parti québécois est au pouvoir et décidera donc de l’orientation du gouvernement. Quant au 11% manquant pour atteindre la note de passage, il se trouve chez la CAQ. Or, assumer que tous ces votes sont fédéralistes est irréaliste. Le 50%+ est atteignable, considérant que M. Legault, le cas échéant,ne joindra pas le camp du non.

Mme Legault, vous écrivez : »un QS qui ne cesse, quant à lui, de lui tendre la main… » « …le PQ ne pourra pas continuer encore très longtemps à traiter un autre parti souverainiste en adversaire forcené. Ayant toujours refusé, dans les faits, une alliance stratégique avec QS… »

Vous semblez sous-entendre ici que s’il n’y a pas eu d’alliance stratégique entre le PQ et QS, le PQ en était le seul responsable. Si vous creusiez le dossier de QS, vous verriez que sa main tendue n’est qu’une opération marketing. En raison de l’opposition des Collectifs trotskistes, aucune alliance avec le PQ ne peut passer aux “instances” de QS. Comment pouvez-vous considérer QS comme un parti souverainiste (avec 50% de fédéralistes) ???

Bonjour,

Bien sûr, le Parti Québécois obtient un cadeau des plus empoisonnés car ce pauvre parti risque d’être vampirisé dans peu de temps par le Parti Libéral et la CAQ qui vont essayer de tester si la mollesse du PQ signifie la fin imminente de la pauvre Cause qui ne grouille pu pantoute me disait un vieux nationaliste ce matin. Attendons que Vigile.net se mette le nez dans cette situation loufoque du parti politique essayant par tous les moyens de se cacher de son option…. Au plaisir, John Bull.

M. François 1 croit que les ministres doivent bien connaitre le domaine du ministère, dans lequel le PM les nomme…faux.

La Belgique fonctionne sans gouvernement depuis assez longtemps. Ils n’ont même pas de premier-ministre. Ça fonctionne très très bien, avec les fonctionnaires de l’état qui, eux, doivent connaitre la façon de gouverner.

si les gens auraient fait ce qu’ils avaient décidé de faire: soient de voter PQ et non PLQ on serait moins dans la merde n’est-ce pas?? Le cadeau empoisonné ne serait pas là aujourd’hui! Pauline serait MAJORITAIRE et non minoritaire n’est-ce pas!!!