Le Canada acquiesce

À la fin août, on apprenait que le Canada faisait partie d’un petit groupe de pays qui s’opposait au libellé d’une déclaration devant être adopté cet automne par un sommet des Nations Unies sur les maladies non transmissibles. Le passage qui l’agaçait supposait une action plus vigoureuse contre le tabagisme et la présence du sel et du sucre dans les aliments préparés. Ottawa a rectifié le tir. Il a annoncé lundi (19 septembre) la signature de la déclaration en question.

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Est-ce que l’on sait si la déclaration aurait été adouci afin de rallier les pays récalcitrants?

Par ailleurs, quels autres pays faisaient parti de ce petit groupe de récalcitrants?

Pratiquement, on ne peut que se réjouir que le gouvernement du Canada ait fait volte-face et décidé d’adhérer à cette déclaration. Toutefois une telle adhésion ne saurait résoudre encore le problème. – Pourquoi ? Parce que certes, le sel en trop grande quantité, le tabac en trop grande quantité et d’une manière ou d’une autre les excès. Tout cela concourt à ne pas faire de bien en matière de santé.

Si ce n’est que pour moi – peut-être est-ce dû à ma formation initiale – toujours est-il qu’un facteur élevé de risques pour la santé réside dans la forme urbanistique et aussi dans les choix en matière de construction et d’enveloppes architecturales.

Ces préoccupations en matière de santé publique et de luttes efficaces contre la maladie, dont celles chroniques étaient déjà au cœur de la « Charte d’Athènes » présentée dès 1933 au IVième Congrès International d’Architecture Moderne par Le Corbusier.

Depuis croyez-vous que les choses aient tellement changées ? La seule chose qui ait changée, c’est le prix des maisons, ce qui favorise la ségrégation sociale et le développement de diverses affections plus spécifiquement propres à certains secteurs donnés.

Ce n’est d’ailleurs pas la ministre Leona Aglukkaq qui me contredirait, quand on connaît les conditions de vies pénibles de certaines communautés aborigènes du Canada.

Ainsi tout est lié et même notre état de santé est intrinsèquement lié à nos choix ou notre absence de choix de société. À ce titre rien n’indique que nous ne nous acheminions pas vers une régression progressive des bienfaits qui pourtant devraient à ce jour nous être sensément acquis.

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