Le capitalisme à visage mesquin

« Ah, nous disent-ils l’air penaud, c’est un grand malheur, c’est sûr, mais on n’y peut rien. Dans le nouveau grand marché du travail mondial, un employé sur quatre est chinois. Et en Chine, vous savez, il n’y a pas de vrais syndicats. Les salaires sont bas. Les conditions de travail pitoyables. [Soupirs !] Alors, il faut s’adapter. Travailler plus pour moins cher. Si seulement les Chinois étaient mieux traités, mieux protégés, mieux organisés, mieux payés. Mais ce n’est pas demain la veille… »

Pendant la saison estivale, je vous offre, en rappel,
quelques textes déjà publiés dans L’actualité ou ailleurs
et qui pourraient chatouiller votre intérêt…
Bon été !

Et si c’était hier la veille ? Les députés chinois ont adopté en 2007 une réforme des lois du travail qui entraîne une véritable révolution, augmentant le pouvoir de négociation des salariés et celui du syndicat national, qui, bien que complètement à la botte du Parti communiste, fait preuve ces temps-ci d’un regain d’énergie, promettant par exemple de syndiquer les usines des grandes entreprises étrangères.

Pourquoi cette volte-face des autorités chinoises? Bon an, mal an, 30 000 poursuites judiciaires, 300 000 conflits de travail, quatre millions de grévistes, voilà ce qui se passe. Le gouvernement chinois craint pour la paix sociale. Les employeurs, vivant dans un véritable far west du capitalisme, abusent. Selon la loi chinoise, le salarié n’a de protection que s’il a un contrat individuel, signé par son patron. Or, 80% des patrons n’en signent pas. Plus de 12% des salariés ne reçoivent même pas le salaire minimum, dérisoire, fixé par l’État. Lorsqu’ils sont payés. Selon l’Organisation internationale du travail, dans la province du Guangdong, plus de la moitié des employeurs retiennent illégalement une partie ou la totalité des salaires. Ça ne peut pas durer.

Dans un geste surprenant de réalisme politique, le gouvernement a donc déposé ce projet de loi qui a pour effet de renverser le rapport de force en faveur de l’employé et de son syndicat. Pas de contrat ? On présumera qu’il existe. Changements aux conditions de travail ? Négociation obligatoire avec le syndicat ou avec des « représentants élus ». Contradiction entre la version de l’employeur et celle du salarié ? À moins que l’employeur n’ait une preuve écrite, le juge présumera que le salarié dit vrai. L’État a mis à la disposition des travailleurs pendant 30 jours un site Internet pour obtenir leurs commentaires. Près de 200 000 salariés y ont déversé leurs malheurs et leurs espoirs.

Ils n’étaient pas les seuls à commenter. Les grandes entreprises américaines et européennes ont lu le projet de loi. Elles furent catastrophées. Loin d’y voir une occasion de rehausser le niveau de vie des travailleurs chinois et de commencer à combler l’écart avec celui des salariés occidentaux, elles ont craint pour leurs marges de profit et ont laissé planer la menace de la délocalisation. Un lobbying intense leur a permis de convaincre les législateurs de diluer le projet de loi avant son adoption. Version encore trop généreuse au goût de la Chambre de commerce américaine, de Wal-Mart, Microsoft, Intel et General Electric, mais encore considérée comme un progrès réel par les organisations de travailleurs et de défense des droits de la personne.

Vous l’aurez compris, ce débat législatif n’est pas chinois, il est planétaire. En Europe, les syndicats ont forcé la Chambre de commerce européenne à un retournement complet. Hier opposée au projet de loi, elle y est devenue favorable. La suédoise Ericsson, par exemple, s’est dissociée des lobbys patronaux qui ont voulu faire reculer l’État chinois.

Aux États-Unis, les travailleurs du textile sont montés au créneau, ralliant des représentants démocrates. La société Nike s’est soudain trouvée mal et s’est désolidarisée des efforts du lobby patronal américain à Pékin. Beaucoup d’autres (dont Google) se sont tus.

Depuis l’adoption de la loi, qui a selon le professeur Zhan Su, de l’université Laval, augmenté d’environ 20% les coûts de production en Chine, au profit des travailleurs, les grandes sociétés occidentales ne sont pas restées les bras croisées. Plusieurs tardent à appliquer la loi, réclament un moratoire – invoquant la crise – et certaines ont licencié des salariés pour les réembaucher en modifiant, à la baisse, les termes de leurs contrats. (Cela est vrai aussi de certaines grandes entreprises chinoises.) La situation est mouvante, en 2009 : d’une part les salariés ont été plus nombreux que jamais à se syndiquer et à revendiquer leurs droits, avec le point d’appui de la nouvelles loi; d’autre part l’État et son syndicat national unique mettent le pied sur le frein et n’appliquent que timidement les dispositions de la loi, du moins en l’attente d’un retour de la croissance économique. Or elle pointe à l’horizon, la Chine étant fin 2009 en pleine reprise.

Dans cette affaire, les masques sont tombés. De grandes entreprises qui se gargarisent de « responsabilité sociale » et qui prétendent avoir, dans les pays émergents, un comportement exemplaire se sont battus bec et ongles pour interdire aux travailleurs chinois des droits obtenus il y a des décennies par les salariés occidentaux. Il faut savoir de plus que la pression à la baisse sur les conditions de travail et les salaires, dans nos secteurs manufacturiers, provient non des manœuvres condamnables d’entrepreneurs chinois véreux dans le Guangdong, mais des pratiques des grandes sociétés occidentales installées en Chine. Les deux tiers de la fulgurante augmentation des exportations chinoises furent attribuables aux entreprises étrangères en sol chinois. Toute amélioration des conditions de travail des travailleurs de ces entreprises — donc de nos entreprises établies là-bas — aura un effet positif sur la qualité de vie des salariés, partout sur la planète.

La mondialisation nous a entraînés vers le fond du baril. Mais voilà que le fond du baril monte. Honte à ceux qui freinent cette ascension.

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67 commentaires
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Tant que l’équilibre des forces n’est pas atteint , il y a toujours danger pour la paix sociale ! Ce déséquilibre en Chine conduit tout droit a une multitude de conflits car les travailleurs sont abusés et leur santé , vie et sécurité sont constamment en danger et leur révolte devient un moindre risque …. Cette nouvelle loi va donner a moyen-long terme des coûts de production accrus et forcera ce pays a accroitre sa productivité par d’autres moyens que la sueur de ses employés … La Chine devra s’ajuster comme tous les pays industrialisés car l’alternative sera le chaos et la rébellion . Le parralèle pourrait se faire aussi dans le domaine de l’environnement et de l’écologie …..

Impossible de devenir milliardaire sans voler les fruits des travaux des travailleurs ou sans payer sa part équitable à la collectivité pour les services publiques .
Car l’argent ne pousse pas dans les poteaux elle est toujours le fruit du travail des travailleurs
Le vol légalisé est l’unique cause de la trop grande pauvreté de l’indigence et de la misère .
Car dans toutes les circonstances et concernant tous les sujets, légaliser le mal accentue le mal et alors il y a un prix à payer et ce prix c’est la misère les désastres et les violences
En Chine il y a déjà plus de milliardaires que dans toute les autres pays rassemblés et s’ils n’y a pas des mesures sociales démocratiques établies ce sera encore une fois la Révolution sanglante car les pauvres n’accepteront pas de mourir de faim sans grogner , racler et vociférer contre l’humanité entière.
Donc préparons nous à payer les chinoiseries

Monsieur Lisee, svp, n’abusez pas trop du terme « révolution », sinon vous allez vous faire comparer a un vendeur de balayeuse Dyson. 😉

Cela dit, il est intéressant de constater que l’expansion de l’économie de marché en Chine suit la même tangente que l’impérialisme multinational de la Révolution industrielle.

Curieusement, personne ne le remarque parce que le capitalisme extrême est une idéologie qui ne dit pas son nom et qui n’expose aucun drapeau national, n’entretient aucune ambassade et ne gère aucun conflit lui-même. Il fait de la sous-traitance en matière de gestion de relation industrielle. Et compenser le tout en investissant massivement dans les relations publiques n’y changera rien. Nous vivons dans un village global ou tout finit par se savoir. Même pas le temps de faire une piastre de profit mal acquise que vous vous retrouvez sous le follow spot des médias du monde entier.

Pas trop wise pour une multinationale qui se respecte et qui voudrait qu’on la respecte en tant que « personne morale ».

Le capitalisme débridé, telle une Hydre de Lerne, impose sa loi foudroyante sur des millions de citoyens en les transformant a l’entrée de l’usine en employé a la merci d’un système inhumain. Une espece de Leviathan indomptable a l’aide de moyens raisonnables ou individuels sans faire appel a Dieu… Ou a ce qui remplace celui-ci: l’Etat Providence ou Totalitaire.

D’ou la formule du « remerciement » lorsque les employes du monde entier se font congedier. « Merci beaucoup de votre asservissement. »

Car avant tout, un bon contrat de travail porte avant tout sur les conditions d’exploitation mise en place par l’employeur, pas uniquement sur le salaire. D’ou la naissance de syndicat. Qui sert alors de prophete (« on va former une union si cela continue »). Par la suite, quand les choses dérapent encore plus, un tiers parti se forme et entre dans la négociation. Bravo. A force de ne pas écouter et impliquer le salarié dans l’organisation qui génère son revenu, vous créez un sentiment d’exil au lieu de renforcer le sentiment d’appartenance. Car sentiment d’appartenance et sentiment de propriété vont de pair.

En d’autres termes, ce type d’exploitation stupide et dangereuse produit des conflits de travail qui force les États* doivent par la suite prendre en main afin de mieux traiter la population en lieu et place des entreprises qui ne savent pas que « ressources humaines » = « êtres humains ».

* ses vaches a lait qui réparent les bévues post-industrielles ou speculatives de tous les cancres du capitalisme en pigeant dans le Trésor public détenu par une entité dont ces mauvais citoyens corporatifs méprisent les règles a domicile pour faire des économies de bout de chandelle a force de mépriser le progrès des Lumières…

(en passant, il ne s’agit pas de dire que la Revolution francaise est une revolution bourgeoise, il s’agit de s’en rappeler)

D’ailleurs, ce n’est pas sombrer dans le communisme ou le socialisme que de dire cela. Peter F. Drucker, professeur en sciences sociales et en gestion des affaires, ecrivait dans le Harvard Business Review, un mag qui coute 25$ CAN le numéro lorsqu’on l’achetée en kioske, en faisait état dans ses pages, au coeur du numéro de Février 2002, en page 70-77, intitulées « They’re Not Employee, They’re people ».

Bref, le problème des entreprises américaines, c’est qu’elle ne suivent même pas les conseils de leurs propres penseurs en matière de gestion du « capital humain », et celui des États est de ne pas être en mesure de dialoguer avec leur classe affaire autrement qu’en passant des lois toujours plus contraignantes au lieu de passer par l’éducation et l’invitation a mieux faire a LONG terme.

Dommage puisqu’il y aurait beaucoup a apprendre et a enseigner simplement en lisant le numéro spécial du même HBR de janvier 2003, intitulé Motivating People, How to get the most from your organisation. On y parle de comment on construit des compagnies de citoyens, comment on évalue parfois très mal la performance ou le potentiel latent des employés, etc.

Une mine d’or d’information qu’on sous-exploite alors que lorsqu’il s’agit d’exploiter une mine d’uranium, on ne se prive pas de se servir. C’est tellement plus simple et primitif de s’enrichir de la sorte…

En résumé, ressources naturelles + richesse culturelle = ressources humaines + une société corporative civilisée intelligemment.

Avec la mondialisation des marchés, les syndicats n’auront pas le choix de se mondialiser eux aussi.

En Chine des usines sont obligées de ralentir leur production, dans certains cas elles doivent même arrêter complétement leurs activités.

Pourquoi ?

Pas à cause de l’intervention de l’État…

C’est plutôt parce que ces usines n’offrent pas des salaires assez élevés pour retenir leurs employés ou en attirer de nouveaux !

Bref, en Chine il y a surenchère de la part des patrons pour attirer et garder leur main-d’œuvre.

http://www.nytimes.com/2007/08/29/business/worldbusiness/29labor.html?_r=3&hp&oref=slogin&oref=slogin

De 1990 à 2005, l’inflation en Chine a été de 121% alors que les salaires dans l’industrie manufacturière ont augmenté de 661% !

Le capitalisme dans toute sa splendeur: la demande croissante de main-d’œuvre a fait augmenter les salaires de manière exponentielle. La loi de l’offre et la demande dans sa plus simple expression.

«Le vol légalisé est l’unique cause de la trop grande pauvreté de l’indigence et de la misère.»

On s’entend là-dessus.

L’impôt sur le revenu et les taxes de toutes sortes font en sorte de tous nous appauvrir.

De l’égalisation des conditions en allant vers le bas.

On peut déjà remercier ces petits apports de liberté et de capitalisme en Chine (un peu comme la NEP – Nouvelle Politique Économique – de Lénine), même si l’État manipule et distortionne encore pas mal l’économie.

Cet air frais a permis de sortir plusieurs centaines de millions de Chinois de la pauvreté, de créer une large classe moyenne et de nouveaux riches mêmes.

Je ne m’entends juste pas avoir vous sur les «chinoiseries».
Encore le commentaire qui frise la xénophobie nationaliste, juste parce que l’humain dont il parle n’est pas né dans son pays.

@ MichelG:

Vous venez tout juste de finir de lire le « petit livre rouge de Mao » et vous en êtes fraîchement imprégné? Parce qu’avec votre vision du monde, on se croirait dans la Chine ou la Russie des années trente.

Votre combat pour la libération des masses prolétariennes (qui deviennent de plus en plus rares soit dit en passant…merci au capitalisme) en est un d’arrière-garde qui a disparu depuis longtemps des mentalités modernes sauf dans certains esprits qui hantent Québec-Solidaire.

Je vous laisse sur ces sages paroles de Winston Churchill: « Le vice inhérent au capitalisme consiste en une répartition inégale des richesses. La vertu inhérente au socialisme consiste en une égale répartition de la misère. »

C’est la simple logique du marché qui s’applique en Chine. Si tu n’es pas instruit, ton pays n’a pas d’infrastructures alors c’est normal que ta seule richesse soit la main d’oeuvre à bas prix. Sans la main d’oeuvre à bas prix les dirigeants compétents ne viendront pas dans ton pays.

Maintenant que certains chinois sont plus qualifiés grâce à l’apprentissage qu’ils ont eut dans nos usines occidentales. Plusieurs peuvent payer de meilleurs études à leur progéniture. Les infrastructures se sont améliorées grâce à tous les investissements occidentaux ou indirectement des occidentaux.

Mais évidemment les gauchistes nous rabattent la tête en nous disant qu’on a exploité les chinois. Non c’est faux ce sont les chinois qui s’étaient dôtés d’une seul avantage pour attirer les étrangers: Les bas salaires.

Que voudraient ces gauchistes? Qu’on délocalise Bombardier au Vietnam et qu’on garantisse là-bas les mêmes salaires que les Québécois?

Dans les faits les gauchistes ne comprennent tout simplement rien au capitalisme et à l’évolution des lois de l’offre et de la demande. Si les Chinois se syndicalisent maintenant ce n’est pas qu’ils viennent de se réveiller mais bien que leurs conditions s’améliorent ainsi donc que leur pouvoir de négociation tout comme ce fut le cas ici en amérique et puis au Japon.

Certaines compagnies qui seront affectées par l’obligation d’augmenter les conditions de travail vont nous refiler simplement la facture.

Personnellement, ça me fatigue pas trop.

Toutefois, je me rappelle de l’ouragan Katrina qui avait endommagé des installations pétrolières. C’est à ce moment que le prix de l’essence avait monté à 1$ le litre créant un précédant. Bah! Il faut « supposer » que c’était toujours correct.

Il avait même monté à 1,60$-1,80$ le litre…
Ça c’était plus louche. On est encore en mesure de se poser des questions 5 ans plus tard.

@ David

J’ignore si vous comprenez l’anglais autant que l’économie de marché mais l’article que vous citez ne fait pas l’éloge du capitalisme magique.

De plus, je suis absolument stupéfié par le fait que vous puissiez affirmer sans rougir de honte tellement votre affirmation est absurde que l’état chinois n’intervient PAS dans l’économie de ce pays!

La République Populaire de Chine est toujours et encore la même dictature. Tout comme Cuba en est une. La première s’est sortie du trou « comme par hasard » lorsqu’on a décidé de réorienter la production vers l’industrialisation de produits de consommation hyper cheap (mais de bonne conception) comme Cuba se spécialise dans le tourisme de luxe a bas prix. Un luxe pour les locaux offerts aux plus riches de ce monde a un prix indécent.

Le reste de la différence vient de l’embargo qu’on peut se permettre contre Cuba, le fait que la Chine a l’organisation sociale coercitive lui permettant d’obtenir la masse critique lui permettant d’être membre du club select de l’OMC depuis le début de ce siècle.

Rien a voir avec le monde merveilleux de la finance pure et dure qui se déplace dans l’ethernet. Tout a voir avec la politique étrangère que nous entretenons avec nos voisins rebelles et les actions des différentes ambassades commerciales situées dans les pays industrialisés dans l’univers des pays du Tiers-Monde ou en voie de développement.

Bref, il est complètement absurde de claironner que la Chine n’intervient nulle part dans les affaires industrielles du pays alors que l’état totalitaire, par définition et dans les faits, est PARTOUT. Même dans les chambres a coucher de la Nation. Ce qui explique le « succès » de la politique dénataliste chinoise du « un enfant par foyer ».

L’article que vous citez en fait d’ailleurs mention, cher David…

Vous me faites penser, cher monsieur, a tous ces intellectuels de Gauche des années de l’après-guerre qui voyaient l’URSS comme le fer de lance de l’avènement de l’Homme nouveau ou de la libération de la classe ouvrière.

Vous portez les mêmes lunettes roses du changement sans vous apercevoir que ce qui inspire votre idéologie n’est rien d’autre qu’un Leviathan qui se présente sous les traits mythologiques d’un dragon. Pas besoin de vous rappeler ce que St-Georges faisait des dragons pour vous dire que ce qui apparaît tout puissant aujourd’hui sera bien plus fragile demain lorsque sur les écailles de ce monstre collectif on verra miroiter des millions de « tu dois » au soleil des Lumières.

A ce moment-la, vous comprendrez peut-être que ce qui embrase votre point de vue hautement discutable est tellement opposé au concept même de la liberté d’expression dont vous vous servez pour faire l’apologie d’un système qui permet du même souffle a un régime politique répressif qui empêche le bon peuple de profiter de vos « lumieres », parce que le bon gouvernement,justement, qui les laisse entre les mains d’une bête sauvage, assoiffée de sang, le capitalisme sauvage autrement dit, refuse que ces citoyens tombent sur vos encouragements sur le net.

Cela devrait vous mettre la puce a l’oreille. Mais non…

Toute une promesse d’avenir pour un individu si celle-ci doit se faire de l’extérieur de la prison ou survit ce « glorieux travailleur » des temps nouveaux invités courtoisement a se tuer sur une chaîne de montage comme certains de nos ancêtres le faisaient, dès l’age de 10-12 ans chez les Tisserands du pouvoir. Et devinez comment on nous appelait aux USA? Les « white chinese ». How surprising!

Anyway, j’exagère. Je suis un original qui cultive son pessimisme comme un dilettante sans drapeau et sans blason. L’histoire ne se répète pas. Zola est passé date. Le capitalisme a foutu une étiquette sur « L’argent » de cet auteur et lui a même mis une date d’expiration au verso.

En quatrième de couverture on dit sûrement: récit de fiction d’un autre âge qui n’apprend rien sur le monde d’aujourd’hui. Voir la préface d’un autre « con » qui dit le contraire.

Ce que je trouve fascinant chez les libertariens, c’est leur profonde ignorance des faits, leur peu de connaissance des systèmes d’exploitation et, surtout, tout ce qu’ils ont en commun avec le neo-conservatism qui fleurit a l’ombre des bombes en fleur.

Comme si il n’y avait d’histoire que pour les états. Comme si il n’y avait de justice que pour les hommes. Comme si les multinationales et la classe affaire s’était vus attribuer l’infaillabilité du pape au détour de ce siècle. Comme si les illuminés dangereux n’étaient que des chefs d’état comme celui de la Corée du Nord.

Après tout, l’équipe de soccer de ce pays s’est classée parmi les 32 meilleures équipes du monde au dernier mundial. Pourquoi ne pas se servir aussi de cet argument pour faire l’éloge de cette dictature-la également, un coup parti dans le décor?

Ah oui, c’est vrai. Kim-Jung Il n’est pas encore un adepte de la divine économie de marché. Il ne commerce pas avec l’élite aristocratique de ce monde qui tire sa seule légitimité de son pouvoir monétaire. Pouvoir économique qui ne peut souffrir la critique ou la moindre opposition parce que la Pensée Unique et Magique sauve le monde en ce moment.

En attendant, la paysannerie chinoise est tout aussi négligée que la russe était écrasée par Staline lors de son traitement de choc industriel et ce traitement provoquera autant de misère a grande échelle dans les capacités vivrières de ce pays.

D’ailleurs, l’autarcie mise a part, la Chine vit sa révolution industrielle comme l’URSS a vécue la sienne, la cybernétique en sus. A l’exception près que tout semble a vendre dans ce pays. Moyennant certaines conditions, bien entendu. Soyons civilisés, quand même, nous ne sommes pas des sauvages!

En tous cas, une chose est certaine pour moi, c’est que ce qui triomphe en Chine en ce moment, ce n’est pas le capitalisme. C’est plutôt l’effet conjugué d’une chute de la Muraille de Chine qui s’effectue en même temps que se construit l’édification de son économie de pointe. Celle qui passe par l’économie du savoir. Et qui pourrait sauver ce pays de son effondrement prochain, tellement ses bases économiques sont encore fragiles.

Ce qui est a l’oeuvre en Chine, c’est le capitalisme de Disney. Le génie collectif chinois sorti des griffes de la révolution culturelle et mis a la sauce marchande.

Le problème, c’est que si la Chine ne prend pas assez soin de son secteur primaire, si elle n’oriente pas assez ses culture vivrières issues du rendement de sa classe paysanne, elle deviendra dépendante doublement du reste du monde, alors qu’elle pourrait très bien éviter ce piège en protégeant son secteur agricole, comme la plupart des pays Occidentaux le font.

Extraits de l’article que vous citez, que je vous invite a relire:

« This lack of laborers of desirable age is hardly making China a worker’s paradise. Factory wages remain extremely low by Western standards: roughly $1 an hour for better-paid workers near the coast, compared with as little as 50 cents early this decade.

The pay looks especially low in dollar terms, partly because China has intervened in the currency markets to hold down the value of the yuan and keep exports competitive. The cost of living is low in dollar terms for the same reason; entrees at an air-conditioned restaurant three blocks from the bicycle factory here start at 50 cents for a large plate of fried rice.

And wages are stagnating in the middle of the labor market — workers who consider themselves too educated for entry-level jobs in a garment factory, but lacking the skills or experience to command a premium salary elsewhere. “It’s easy to find a job with not a very high salary,” said Chen Zheng, a 24-year-old auto worker and high school graduate in Ningbo. “It’s not easy if you want a higher wage.”

Tout ce qui est évoqué et discuté par les différentes personnes se résume en un seul concept : le capitalisme est un cancer qui ne vise qu’à se répandre universellement.

Le communisme n’a fait qu’entretenir des illusions et a démontré, en plus de sa fatale faiblesse intrinsèque, qu’il n’était qu’un pâle avatar du capitalisme.

Quand la Chine et l’Inde auront franchi un certain point de non-retour, d’autres guerres mondiales sont à prévoir car la planète ne pourra pas supporter cette poussée de croissance et elle sera dévastée au profit des plus nombreux. Que pourrons-nous faire pour résister à la marée de ces milliards d’humains qui voudront accéder à la nourriture, l’eau, la richesse et qui auront de plus en plus, d’ailleurs ils l’ont déjà dans une certaine mesure, les moyens technologiques pour y arriver ?

L’humanité devra changer. Le capitalisme tel qu’on le connaît ne pourra survivre que dans la mort et le sang. Les États d’aujourd’hui défendent le capitalisme qui ne profite réellement qu’à une poignée de milliardaires qui ne se gênent pas pour imposer en fin de compte leurs vues à leur seul profit.

Quand j’entends les entreprises, petites ou grandes utiliser l’expression «ressources humaines» j’éprouve un certain malaise. En effet, nos entreprises n’ont en général qu’un seul objectif devant leurs ressources : les exploiter.

Où est la solution devant ce qui me semble aujourd’hui un cul de sac ? Je l’ignore mais la seule piste à explorer intensivement pourrait bien être celle des organisations communautaires comme celles qui s’organisent selon le mode coopératif et qui ne visent pas la croissance perpétuelle qui ne peut que provoquer le saccage de la planète entière avec sa population évidemment.

On a l’étiquette du « gauchiste » facile pour certains.

Aussitôt qu’un personne parle dans l’intérêt de « la » société avant l’intérêt « des » sociétés, il est taxé de gauchiste ou de communiste!!!!

Pourtant, il y a un fait bien simple que l’histoire nous démontre qu’en réduisant au minimun les réglements ou les lois, comme la nature a horreur du vide, les plus forts établissent leurs propres règlent et lois.

Il est utopique, voir condescendant, de penser qu’il n’existe par de corrélation entre le pouvoir et l’argent.
Certains diront que le libre marché finit toujours par s’autorégulariser. Le problème, c’est qu’il s’autorégulatise toujours lorsque la situation est à l’extrême avec tout les conséquences que cela implique. (Exemple: Les bulles bousières) Finalement, c’est toujours les moins nantis, de leur nature même ceux qui ont le moins de pouvoir, qui paient la facture…

Tout cela n’est guère démocratique!

Personnellement, je prévilégie d’abors la démocratie ainsi que les gens avant même le libre marché, qui finalement n’est libre que de nom.

Si cela fait de moi un gauchiste ou un communiste aux yeux de certains, qu’il en soit ainsi…

@Benton
Vous avez bien raison de mettre en doute l’autorégulation des marchés. Ce n’est qu’un mythe entretenu par ceux qui profitent de l’absence justement d’organismes régulateurs : les capitalistes sauvages sans foi ni loi.

Pour votre information je vous conseille la lecture suivante :

«Quand le capitalisme perd la tête»,

écrit par un prix Nobel d’économie,

Joseph Eugene Stiglitz est un économiste américain né le 9 février 1943. Facile à lire mais surtout très instructif.

Bonne lecture

Mon opinion a été forgé entre ces penseurs:

– Marx (totalitaire) et Keynes (interventionniste étatique, pour des libertés hautement contrôlées);

– entre Castro (totalitaire) et Krugman(interventionniste étatique, pour des libertés hautement contrôlées);

– entre Mao (totalitaire) et Rawls(interventionniste étatique, pour des libertés hautement contrôlées);

– entre Pol Pot (totalitaire) et Stiglitz (interventionniste étatique, pour des libertés hautement contrôlées).

Mon savoir vient aussi de médias, de profs «conscientisés» ou d’autres auteurs collectivistes (avec un penchant nationaliste et/ou socialiste, contre les droits des individus, pour une concentration de tous les pouvoirs à une poignée de personnes, élues ou pas).

Tout cela fait de moi quelqu’un de très crédible pour parler de la liberté, du libéralisme, de libertarianisme, de minarchisme ou d’anarcho-capitalisme, de la théorie nozickienne, randienne, hayekienne ou rothmannienne, pour parler de l’école néoclassique ou autrichienne, de Von Mises, de Frédéric Bastiat ou de Schumpeter…

Puisque je n’en sais absolument rien sinon que les préjugés enseignés dans ma Caverne, par des gens qui n’en perçoivent que les ombres tout comme moi.

« …des masses prolétariennes (qui deviennent de plus en plus rares soit dit en passant…merci au capitalisme) en est un d’arrière-garde qui a disparu depuis longtemps des mentalités modernes sauf dans certains esprits qui hantent Québec… »

Alors M. François premier si ce vous dites est vrai, mais certainement faux sachez que le Québec est l’endroit de l’Amérique du nord qui est passé au travers de la crise avec le meilleur succès.

Sachez aussi que ce dernier est celui qui à la meilleure progression économique en Amérique depuis les derniers dix ans.

Mais les libertariens et les droiteux trouveront toujours un petit article écrit par leurs pairs pour nous tenter de de nous prouver le contraire.

Ce n’est pas certainement sur ces derniers ou sur vous qu’il faut compter pour une meilleure prospérité et peu importe où que ce soit.

@ Denis Drouin

« Où est la solution devant ce qui me semble aujourd’hui un cul de sac ? »

La solution est simple.

Des employés qui sont heureux de travailler sont plus productifs.

Quand les entreprises essayent de d’aller chercher de l’argent en coupant sur les employés, ces derniers se virent contre elles, sur la qualité, elles se donnent un coup de pied au cul, ou en essayant de « fourrer » leurs clients ils la délaissent. Finalement, elles finissent toujours par la déchéance. GM en est un très bel exemple.

J’en ai fait l’expérience toute ma vie.
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Les gens qui possèdent les capitaux se foutent éperdument des entreprises. Quand l’une d’elles va mal, ils finissent toujours par trouver un poisson pour vendre leurs actions.

En trichant bien entendu.

C’est ce que nos droitistes et libertariens défendent, et je suis convaincu que ces grandes langues sont tous des très petits salariés.

Que voulez-vous, faut bien arrondir ses fins de mois.

Je voudrais remercier Benton # 15 et Steve Boudrias # 13 pour leur commentaires très éclairants.
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Les Gens qui possèdent les capitaux ont horreur des règles contre lesquelles ils travaillent toute leur vie.

Pour eux c’est une entrave pour berner la population.

Les voleurs de banque n’ont jamais aimé la loi et les règles qu’ils ont toujours détourné et bafoué.

Le gouvernement chinois se devait de faire un compromis pour sa politique intérieure. Tôt ou tard, il y aurait eu – et peut-être y en aura-t-il? – des révoltes de travailleurs.

Et en politique extérieure, un autre défi attend le gouvernement chinois: un réajustement majeur de la valeur de la monnaie chinoise.

C’est à se demander si les nouvelles lois du travail n’ont pas en arrière-plan cette prochaine modification. En effet, si au bout de 6 mois ou un an, la balance commerciale chinoise connaît un ralentissement, peut-être ne seront-ils pas obligés d’apporter une rectification majeure de leur monnaie.

Pensez-y.

@Yvon Fleurent
Ce que vous dites des employés heureux et de leur impact sur la productivité n’est pas faux. Mais les gains de productivité ne viennent pas seulement du bonheur des employés. L’adoption de nouvelles technologies, de nouvelles machines, de nouvelles façon de faire ont aussi leur importance. Et là c’est le patron qui mène le bal. L’employé ne décide pas lui-même de ces domaines de gestion. À moins que l’on se situe dans des entreprises d’économies sociales du type coopératif. Alors là ce n’est plus la même chanson.

Laissée à elle-même GM n’a fait que «scraper» son marché. Il a fallu l’intervention gouvernementale et les obligations l’accompagnant pour lui permettre de survivre et de mieux faire quant à ses produits.

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La dialectique gauche/droite me semble de plus en plus futile et inappropriée. Il faut regardé ailleurs.

Em lisant minutieusement votre article M. Lisée, je crois que les normes du travail son en pleine mutation dans le monde.

Ce n’est plus un secret de polichinelle pour personne; le but des entreprises est de faire du profit et non de rendre les employés heureux. Plusieurs théoriciens du comportement organisationnel persiste et signe – plus les gens seront heureux dans leur travail, plus il y aura une productivité.

Depuis maintenant plusieurs années, les grandes entreprises mondiales « anti-syndicalistes » n’ont pas analysé cela de la même oeuil. Ils ont plutôt opté vers du « cheap labour » dans les pays dont les normes du travail n’avaient pas d’importance.

Je suis content, par contre, que la pendule va vers la syndicalisation en chine…d’ou viens la base du communisme.

@ Steve Boudrias

Extrait de l’article:

« Chinese wages are on the rise. No reliable figures for average wages exist; the government’s economic data are notably unreliable. But factory owners and experts who monitor the nation’s labor market say that businesses are having a hard time finding able-bodied workers and are having to pay the workers they can find more money. »

La demande pour des emplois en Chine surpasse l’offre. Que dit la loi de ‘offre et de la demande en pareil circonstance ? Que le prix va montrer, ici le prix c’est celui pour embaucher un travailleur.

Pour Cuba…

La gauche, qui est d’ordinaire opposée au libre-échange (surtout avec les Américains), réclame que Cuba puisse commercer librement avec le pays de l’Oncle Sam. Comme quoi « l’impérialisme économique » des Américains est préférable à l’absence de commerce avec les États-Unis.

Cette situation illustre parfaitement la profonde incohérence des mouvements antimondialistes.

Pour ces gens, l’impérialisme économique américain est foncièrement mauvais. Faire du business avec les américains c’est se faire spolier de ces ressources et voir sa population être exploitée. On devrait donc s’attendre à ce que les pays n’entretenant aucun lien économique avec les États-Unis constituent le paradis des travailleurs.

Grâce à l’embargo des États-Unis sur Cuba, les cubains ne sont pas soumis aux terribles effets de l’impérialisme économique des américains. Pourtant Cuba désire ardemment la fin de cet embargo pour enfin voir des investissements américains se réaliser dans l’île…

Résumons…

Si Cuba va mal, c’est parce que les États-Unis ne font pas de business avec l’île et si le monde va mal, c’est parce que les États-Unis font du business partout… Pas très cohérant tout ça…

@ Benton

Les libertariens disent que chaque individu est propriétaire de sa vie. Si elle devait appartenir à la société, ou à un quelconque régime, l’individu deviendrait tout simplement un esclave. Pour les libertariens, plaquer un couteau sous la gorge d’un être humain pour le forcer à vivre d’une certaine manière est une trahison. En somme: aucune société n’est plus importante que les individus qui la composent.

Les gauchistes disent que les individus sont trop stupides pour être propriétaire de leur vie. Ainsi, il est légitime d’avoir un régime politique autoritaire qui imposera ses dictats au nom du bien commun. Pour les progressistes, plaquer un couteau sous la gorge d’un être humain pour le forcer à vivre d’une certaine manière est une chose nécessaire. En somme: aucun individu n’est plus important que la société à laquelle il appartient.

Bref, les progressistes veulent votre bien et ils vont l’avoir… de gré et surtout de force !

@ David

La liberté d’un individu commence ou celle d’un autre s’arrête.

Le contrat social qui s’applique sur un territoire en particulier permet aux habitants d’un état de jouir de certaines garanties, de certains droits fondamentaux.

Ces droits sont bases sur la reconnaissance et la défense par l’état, sa constitution et ses plus dignes représentants de ces libertés fondamentales qui font ou défont les gouvernements de ce monde.

Le problème d’incohérence que vous percevez chez les « ANTImondialistes » est véritable. Je ne vous dirai pas le contraire.

Par contre, l’ALTERmondialisme ne s’articule pas de la même manière. Il est plus subtil, plus équitable au niveau économique et ne présente pas nécessairement les échanges commerciaux comme mauvais en soi.

D’ailleurs, le libre-échange commercial n’est pas mauvais en soi. Pas plus que la mondialisation.

Cette dernière existe d’ailleurs depuis la Rome Antique et son réseau de routes et d’aqueduc traversant l’Empire.

Mais Rome ne s’est pas construit en un jour, comme on dit, et Rome n’a pas évité son déclin non plus lorsque ses forces vives ont commencé a s’éloigner de leurs idéaux de base pour embrasser le christianisme.

Cela dit, prétendre que les États-Unis sont une puissance impériale responsable de tous les maux de la terre est erronée. Les USA ne sont pas un État responsable, point. Ni responsable envers ses propres citoyens, ni responsable de l’avenir de l’humanité, en passant.

Mais quand vous allez vous enthousiasmer en voyant que la Chine quitte le berceau du communisme a la sauce Mao pour probablement devenir un paradis libertarien ou l’individu devient propriétaire de sa propre existence, vous charriez autant que la go-gauche que vous dénoncez. Et ce, SANS même prendre la peine de nous dire en quoi ce trop-plein de soi libertarien et ce rejet des règles sociales au profit des seules règles économiques est un progrès en soi.

Et ou est votre mépris de la société quand vous vous aplat-ventrissez devant une société en capital d’actions? Il aurait-il des sociétés plus honorables que d’autres au royaume des libertariens? La socite corporative serait-elle moins une société que la société civile tout d’un coup? L’organisation des affaires serait-elle miraculeusement une machine a faire des hommes libres fixes a une chaîne de montage ou branche sans fil a un portable? Ce n’est pas parce qu’on ne voit pas les fils de la marionnette qu’il n’y a pas de théâtre ou de pantins dans cette histoire…

N’est pas Guignol qui croit l’être mais bien celui qui se fait taper dessus constamment parce qu’il est trop con pour vivre comme du monde ou penser avec sa tête.

Mais vous parliez d’incohérence, n’est-ce pas? Alors comment expliquez-vous le fait que la liberté ne peut exister dans un pays si le plus faible membre de cette « société idéale » que vous avez en tête ne peut pas s’en prévaloir contre toute forme d’autorité illégitime ou abusive?

Si vous laissez-faire constamment les lois du marché, si vous opinez du bonnet a chaque fois que la pensée marchande renverse l’équilibre interne d’un état pour en supprimer plus aisément la contestation, la dissidence ou la liberté d’expression; en quoi êtes vous plus libre ou plus important que la société qui ne vous arrive pas a la cheville en terme de respectabilité?? En quoi tes vous libre de changer d’idée? Car il n’y a que les fous, dit-on, qui ne change pas leur fusil d’epaule lorsque vient le temps de tirer. Le Second Amendement des USA porte avant tout sur la lutte contre la tyrannie, pas sur la nécessité d’être armée jusqu’au dent individuellement. Et aujourd’hui, un homme bien protégé se balade sans arme car il peut se défendre avec des mots, des idées, une pensée plus ou moins cohérente. Le folklore du Far West ne résiste pas a une véritable étude critique de la Constitution américaine, cher ami.

Anyway, votre définition de l’esclavage est abusivement exagérée. Elle ne tient en aucun cas compte des dérapages du capitalisme pur et dur qui ne supporte aucune contestation dans les limites de son terrain d’influence.

Autrement dit, en quoi un citoyen d’un pays démocratique, une social-démocratie qui penche définitivement vers la droite en passant par les mauvaises habitudes de centre-gauche, en passant, m’empêche-t-elle de voyager, immigrer ou attaquer carrément la constitution d’un pays (le Canada, par exemple) pour en construire un autre (le Québec)?

Ah oui, parce que je ne veux pas devenir l’esclave de plus misérables ou plus stupides que moi… Mais en quoi la « dictature de la majorité » est-elle moins bonne pour un individu que cette « dictature du tout-a-l’égout de l’économie » qui cherche a détourne l’anarchisme individuel vers un anarcho-capitalisme qui est loin de fournir les bénéfices, les garanties ou la protection que peut offrir un État de droit muni d’une excellente Constitution a un citoyen désarmé par son manque d’éducation?

Vous dites que les gauchistes veulent protéger les gens contre eux-mêmes et prennent le bon peuple pour un imbécile? Certes.

Vous dites que les progressistes enchaînent l’individu a une société qui méprise la toute puissance du consommateur « tout puissant »? Vous avez une bien drôle de définition de l’esclavage… Ou vous aimez beaucoup la civilisation égyptienne, cher monsieur. Je l’aime bien également mais je ne me vois pas très bien porter le titre de pharaon ou demander a Urgel Borgie de me construire une pyramide en attendant ma mort par pré-arrangement.

Mais, admettons juste un instant que vous ayez raison et que j’ai tort, pour le plaisir de la conversation, comment voyez-vous l’économie sans entrave comme une forme de fournisseur infini de libertés individuelles??

Non, franchement, vous vous faites le chantre d’une dictature (la Chine) pour nous faire les louanges du commerce tous azimuts des États-Unis… Alors que les USA eux-mêmes ne pratiquent pas le fameux libre-échange que vous préconisez. Le protectionnisme existe encore et il était pratiqué par l’Angleterre tout comme il est pratiqué dans l’excroissance utopique qui fleurit toujours aux États-Unis… Au benefice, aujourd’hui, du « stupid white man ». Quel progrès fulgurant!

Je vais terminer sur les mots du penseur qui est a la source de la division des pouvoirs aux USA, Montesquieu, et vous offrir a la fois la définition de la bonne gouvernance et de l’esclavage souhaitable: un bon chef d’état est un homme qui se donne lui-même des millions de maître par le biais d’une élection (sous la supervision du Congrès, du Sénat et avec la bénédiction du Pentagone ajouterait Benjamin Franklin, j’imagine… Avec ou sans le concours des medias et des esclaves?).

Bonne méditation.

Le 20 ième siècle hyper-violent à prouvé que les communistes et les capitalistes sont des ennemis de toute l’humanité des exploiteurs esclavagistes et des voleurs ,
La solution est la sociale démocratie de la révolution tranquille au Québec et cette solution Québecoise est bonne pour toutes les nations du monde et c’est notre sociale démocratie que Charest et ses commandités royalistes du 19Ième siècle tentent de détruire depuis 2003. il ne faut pas le laisser détruire ce que nous avons construis sur la justice le partage , l’équitabilité et l’harmonie entre les entreprises privées et les entreprises d’État .

Vive la Sociale démocratie Québecoise et vive le Québec libre , décolonisé indépendant et exemple pour le monde

@David

Vraiment simpliste comme philo! Philo 101….zéro!
J’ai mes réserves sur les gauchistes, même que je suis loin de les aimer. Ils sont naifs, rêveurs, idéalistes, et très intolérants. Ce sont aussi de grands émotifs. Mais bon.

L’être humain ne peut vivre seul. Dès la naissance, l’enfant doit compter sur sa mère pour le nourrir. Lorsque cette dernière n’y arrive pas, qui va le faire, si ce n’est pas la société?
Qui va éduquer l’enfant? Qui va le soigner? Qui va construire des routes, des infrastructures?
Tout ça demande une organisation, une planification et des moyens,ie de l’argent qu’on va chercher dans les poches des contribuables.
Je ne voudrais vraiment pas vivre dans votre jungle où l’individu est laissé à lui-même

@ David

«Les gauchistes disent que les individus sont trop stupides pour être propriétaire de leur vie»

C’est peut-être vrai, mais c’est peut-être que vous prenez ceux que vous appelez «les gauchistes» pour le miroir de votre propre pensée.

Le mépris que vous affichez pour les gens qui ne pensent pas comme vous, vous qualifient d’emblée pour la catégorie «bonnet blanc et blanc bonnet».

Êtes-vouis un bonnet blanc ou un blanc bonnet monsieur la vérité ?

À lire certains commentaires, il semblerait que tout ce qui n’est pas libertarien est gauchiste.

Je suis pour un meilleur partage de la richesse. Suis-je gauchiste?

Je suis pour une bataille continuelle contre la pauvreté. Suis-je gauchiste?

Je suis pour la protection de l’environnement. Suis-je gauchiste?

Je suis pour le faible contre le puissant. Suis-je gauchiste?

Je suis pour le syndicalisme même si j’ai été gestionnaire toute ma vie.
Suis-je gauchiste?

Je suis pour le partage équitable des biens, richesses et dettes de mon peuple.
Suis-je gauchiste?

Si être gauchiste c’est de souhaiter que chacun, selon ses moyens, trouve sa niche et s’y sente bien dans nos sociétés pas toujours facile à vivre. Alors, je suis gauchiste.

David, tu pourrais nous parler de ton modèle libertarien suédois ? Tu sais, celui dont les charges sociales pour les employeurs sont autour de 35$ pour chaque 100$ de salaire versés et qui a la fiscalité la plus élevée des pays de l’OCDE.

@c. perron

Finalement, vous êtes un social-démocrate, ce qui fait de vous effectivement un « gochiste » au yeux du libertarien, puisque selon lui, tout ce qui est a gauche de lui est ou bien gauchiste, ou bien communiste.

@Steve Boudrias

Vous allez donner des mots, pardon, des maux de tête à David. La vie serait bien plus simple si tout était blanc ou noir… on aurait pas besoin de carte de crédit!

Le capitalisme comme le communisme à Visage Mesquin ce sont les assassinats selectifs de ceux qui osent lever la tête , les polices terrorristes les fausses guerres de préventions les mercenaires massacreurs les fausses accusations de pédophilie ou de viol ou autres contre les ennemis connus de leur système , le contrôle dictatorial des médias, les contrats pipés d’avance avec enveloppes brunes, les marchands de canons suscitant les conflits pour vendre leurs armes, la fondation de partis bidons pour diviser les votes de leurs adversaires etc… ce capitalisme morbide empèche près de 40% de tous les êtres humains d’avoir l’essentiel pour vraiment vivre

Depuis 10 ans grâce au Web nous pouvons les dénoncer mais ils continuent avec mépris à commettre leurs crimes contre l’humanité ( cf la personne qui a publié sur son site les secrets criminels de l’armée des bandits US et autres est recherché et poursuivi dans le monde entier car il a osé parler et dénoncer )

« La gauche, qui est d’ordinaire opposée au libre-échange (surtout avec les Américains), » (David)

Au Canada, c’est pourtant avec cette gauche telle qu’imaginé par les libertariens et les droiteux, c’est-à-dire le le Québec, le Bloc, et le PQ que le libre échange promu par Mulroney, un Québécois PM du Canada, a pu se réaliser avec les États Unis d’Amérique.

Pour ajouter au commentaire de David # 24, selon lui, Henry Ross Perot le milliardaire complètement opposé au libre échange et encore aujourd’hui est un partisan multi-milliardaire de la gaugauche.

Cela ne correspond pas tout à fait à la description de la gauche à David.

@ Denis Drouin

« Ce que vous dites des employés heureux et de leur impact sur la productivité n’est pas faux. Mais les gains de productivité ne viennent pas seulement du bonheur des employés. L’adoption de nouvelles technologies, de nouvelles machines, de nouvelles façon de faire ont aussi leur importance.” (Denis Drouin)

Évidemment M. Drouin.

Selon le gouvernement fédéral, j’ai acquis la 251 ème machine numérique au Canada en 1986. Je vous dirais que je suis toujours resté sceptique depuis que j’ai lu ce texte. De plus, plusieurs entrepreneurs de ma région se sont moqués de moi en disant que c’était une « bébelle » de centaines de milliers de dollars.

Aujourd’hui plusieurs ont suivi cet exemple et sont devenu très productifs et prospères. Les autres ont disparu ou resté de petites entreprises en survie.

Je voudrais ajouter, concernant les employés heureux, que ces derniers ne sont non seulement plus productifs, mais participent aussi à l’organisation de leurs milieux de travail. C’est surtout cette organisation qui les rend plus productifs, tous en minimisant leurs efforts. Évidemment vous conviendrez qu’ils méritent amplement leur salaire.

PS. C’est un de mes employés qui m’a éveillé pour l’achat de machines robots numériques.

@ Steve Boudrias

Les altermondialiste sont des antimondialiste qui ont simplement changer de nom.

Si 2 individus désirent faire une transaction volontaire ce n’est pas à l’État de dire nom sous prétexte que ces 2 individus habitent 2 territoires différents.

En passant, la chute de Rome a justement été causé par son étatisme:

http://www.quebecoislibre.org/10/100615-9.htm

@ rod

Les libertarien n’ont JAMAIS dit que les humains devaient vivre seul, en fait ils disent exactement l’inverse.

Je cite Ludwing Von Mises:

« What distinguishes man from animals is the insight into the advantages that can be derived from cooperation under the division of labor. »

Tu utilises l’éducation comme exemple. Une des solution, de loin supérieur à celle actuellement implanté au Québec est l’utilisation de « voucher » comme c’est le cas en Suède.

@David

En passant, la chute de Rome a justement été causé en grande parti par son externalisation. A court terme, il en venait moins chère a sous-traiter sa défense… ce qui a été coûteux à moyen et long terme!

De plus, ce qui me fait rire avec IEDM, c’est qu’un état interventionniste comme la Suède sert de modèle aux libertariens.
Comme Mlle Elgrably qui affirme qu’il n’y a par de salaire minimum fixé par l’état en Suède. Normale, 85% des employés sont syndiquées et régie par un contrat de travail. La fixation d’un salaire minimum est alors inutile.
Évidemment, l’IEDM ne retenant se qui cadre dans sa doctrine est très sélective dans ses exemples…
C’est la démontration du dogmatisme de l’organiste…

Pour l’instant les chinois sont très peu productifs et leur capacité de créer est presque à zéro. Je suis inquiet pour leur avenir.

Pour l’instant ici, le désir d’un certain libertarien est d’avoir les avantages de la Suède, mais sans payer les impôts en conséquences.

@ Bention

La Suède est certes interventionniste MAIS elle l’est moins que le Québec !

Se débarrasser du modèle québécois pour adopter le modèle Suédois serait une avancé énorme pour la Québec.

En Suède, on a libéralisé l’équivalent d’Hydro-Québec et les transports en commun de même les postes ont été confiés au privé. De plus, les gens ont désormais la possibilité de se retirer du système public de pension ou d’assurance-chômage pour aller vers le privé.

Les réformes néo-libérales ont aussi permis l’introduction de bons en éducation (voucher) et le privé a une place de choix dans le système de santé. Du côté de la fonction publique, la rémunération les employés de l’État s’effectue selon la performance et non plus uniquement selon le principe d’ancienneté (ils ont des syndicats rationnels en Suède).

Et que fait le gouvernement suédois en ce moment pour contrer les effets de la récession ? Il diminue le fardeau fiscal de la population !

@David

Florent l’a dit, le beurre et l’argent du beurre, le même objectif qu’une corporation, sauf qu’en plus, cette dernière veut aussi la ferme et la fermière…

En passant, la privatisation de l’électricité en Suède est un fiasco. Les suédois paient plus chère pour moins de services. On parle de re-nationaliser l’électricité en Suède.

J’aimerais bien connaître le fardeau fiscal des entreprises suédois….

Parlant de capitalisme mesquin – et de socialisme mesquin, le G&M ce matin publie un éditorial fort intéressant sur les inégalités du socialisme tel que pratiqué au Vénézuela, éditorial qui devrait intéresser les lecteurs de l’Actualité qui recherchent un regard équilibré sur le monde.

« Pour l’instant les chinois sont très peu productifs et leur capacité de créer est presque à zéro. Je suis inquiet pour leur avenir. »

C’est vrai que seuls les travailleurs exploités sont productifs. (ironie)

Incroyable comment en moins d’un an on peut passer du discours: « il faut être productif comme les Chinois » à « les Chinois ne sont pas productifs ». Le slogan de l’Internationale Néo-libérale: « Travailleurs de tous les pays, exploitez-vous! »

P. Lagassé

La productivité n’a rien avoir avec l’exploitation ou avec le nombres heures travaillés. Tout est en rapport avec le produit final. Moi je travail dans l’équipement dentaire. Notre cie à fait faire des chaises de dentiste en Chine. Laissé moi vous dire que c’était une gaffe monumentale. Les chinois ont passé des heures et des heures à tenter de copier une chaise de dentiste fait en europe. Le produit final était un vrai désastre. La morale de l’histoire: c’était plus productif pour notre cie d’importer des chaises de l’europe et de payer des gens à 35 euro de l’heure pour les fabriquer.

David nous dit « Se débarrasser du modèle québécois pour adopter le modèle Suédois serait une avancé énorme pour la Québec. »

Il faudrait pour ça que plus de 90% des travailleurs québécois soient syndiqués (environ 40% au Québec)

Il faudrait pour ça que le Conseil du patronat du Québec milite pour une hausse des charges sociales pour les employeurs de plus de 240% (de 16,44$ par 100$ de salaire au Québec par rapport à 31.56$ en Suède)

Il faudrait augmenter le taux de pression fiscale (1) de 38,3% au Québec à 50,8% en Suède

Il faudrait que l’on puisse payer notre dentiste avec la carte soleil (comme en Suède)

Bref, je laisse David fantasmer avec son modèle et je travaille à le réaliser.

(1) https://acpcol01.usherbrooke.ca/prod/recherche/chairefisc.nsf/alldoc/349DFB3647603D1185257288006062CF/$file/Prelevements_obligatoires_compares_Final.pdf?OpenElement

@ Benton

le fardeau fiscal des entreprises en Suède est inférieur à celui du Canada et des USA.

Suède: 26,3%
Canada: 29,5%
États-Unis: 39,2%

http://www.oecd.org/dataoecd/26/56/33717459.xls

P.S. Je voudrais ta source d’info sur la re-nationalisation de l’électricité en Suède car je n’ai absolument rien vu la dessus. Même que c’est le contraire, le gouvernement de droite récemment élu a pousser encore plus loin la privatisation:

http://www.csmonitor.com/World/Global-News/2009/0514/sweden-hardly-a-socialist-nightmare

@David
Selon Eurostat, l’électricité pour les particuliers entre 2002 et 2007 a augmenté de 55% en Suède! (Début de la privatisation en 1996-97.)

Pour la source, je vais rechercher dans mes affaires et te revenir là-dessus.

Reste que pour l’électricité, par simple pour un particulier de changer de fournisseur ! Vive la concurrence!?!?!

Pour le Canada, Harper veut ramener l’impôt des entreprises à moins de 20% d’ici 5 ans.

Selon KPMG, les pays qui imposent le plus les entreprises sont les États-Unies, le Japon et l’Allemagne.
Cela doit drôlement freiner l’investissement dans ces pays!!!!

@ Benton

Quand on paye le VRAI prix c’est normal qu’il augmente. Le débat n’est pas là.

Le fait est, la Suède n’a jamais ralenti son mouvement de privatisation débuté dans les année 90.

Je site un extrait du lien de l’article du CS Monitor:

“To speak of Sweden as socialist today is pretty far off the mark,” he says. “Neoliberal reforms have gone much further here in some sectors than in the US. Sweden has become a sort of laboratory for privatization in a way that the Heritage Foundation or the American Enterprise Institute could only dream of.”

@ Benton:

N’oubliez pas d’ajouter l’impôt provincial dans vos calculs.

Le Québec compte beaucoup d’impôts indirects pour les sociétés (taxes sur la masse salariale, RQAP, FSSS, etc…) ce qui fait qu’une entreprise québécoise paie des impôts même si elle fait des pertes!

Cherchez l’erreur…

@David
« Quand on paye le VRAI prix c’est normal qu’il augmente. Le débat n’est pas là. »

Le débat est plutôt contourné.

Avant que l’électricité soit privatisé en Suède, le citoyen payait déjà l’électricité au VRAI prix parce qu’elle générait déjà des profits! (comme au Québec)

En tout cas, je ne connais pas de gouvernement en démocratie qui « donne » de l’électricité à ses concitoyens!

@Francois 1
Évidemment, le Québec est sans doute le seul endroit au monde a imposer indirectement les entreprises!
Je comprends alors moins pourquoi que dans tous les pays du monde, les entreprises (tout comme le citoyen) se plaignent toujours de trop payer d’impôt et que leurs charges sociaux sont trop lourdes! (Même en Asie, faut le faire!)

J’imagine que KPMG ne doit pas connaître ce que c’est un impôt indirect et une charge sociale!

P.S.: Au Québec 37% des citoyens ne paient pas d’impôt… contre 50% des entreprises, qui plus est, la grande majorité des entreprises qui en paient pas font des profits.
Par contre, la grande majorité des citoyens qui n’en paient pas sont sous le seuil de la pauvreté!

Cherchez l’erreur comme vous dites!

@ François 1 #54

Encore absolument faux votre no 54.

Une entreprise peut accumuler ses pertes en banque pendant des années et les déduire dans les années où elle fait des profits.

@ Benton

Tu dis qu’au Québec on paye le VRAI prix de l’électricité ?

@ Yvon Fleurent

Une étude qui date de plus de 10 ans…

Pendant ce temps, j’attends toujours un lien sur l’importance du mouvement pro-nationalisation de l’électricité en Suède…

C’est exactement le contraire qu’on voit. Le parlement de l’Union Euro a adopté une résolution récemment qui stupide que tout les pays membre devront libéraliser leur marché de l’électricité.

Bref, c’est la privatisation qui a le vent dans les voiles.

@ Benton & Yvon Fleurent:

La taxe québécoise sur la masse salariale, les FSSS, le RQAP…ça vous dit quelque chose ou non?

Une société DOIT payer ces taxes et ce, même lorsqu’elle fait des petes…

Pout attirer les sociétés au Québec, l’État doit les subventionner plus que TOUTES les autres provinces canadiennes réunies qui vivent pourtant dans le même Canada.

Pourquoi d’après vous???

@David

Cela dépends ce que l’on entends par « vrai » prix. Si l’Hydro-Québec ne perds pas de l’argent et fait un profit raisonnable, on est pas loin du « vrai » prix!

@Francois 1

Pourquoi ?

Pour plusieurs raisons, le fait français est est une. L’influence des firmes auprès du gouvernement, une autre. Un culture d’équité en est une autre. Une politique familliale aussi, et cela se rattache aussi au fait français…

Sûrement pas la charge des coûts sociaux, elle est équivalent sinon un peu plus élevé qu’ailleurs. De plus, quand est n’est pas à la charge des gouvernements, comme les garderies et la santé, alors elle est a la charge des entreprises. (En exemple l’industrie automobile aux USA demande depuis des années l’universalité des soins de santé. Mais le lobby assurance/médecin/pharmaceutique est plus puissant!)

« La taxe québécoise sur la masse salariale, les FSSS, le RQAP…ça vous dit quelque chose ou non?
Une société DOIT payer ces taxes et ce, même lorsqu’elle fait des petes… » (François 1)

Je répète, lorsqu’une société subit des pertes dues aux taxes sur la masse salariale ou autre comme le taux de change, elle peut déduire de ses revenus lors des années où elle fait des profits.

Pour ce qui est FSSS et RQAP ce sont des protections sociales que les Québécois se sont données, comme l’assurance chômage au Canada et même si sa ne fait pas votre affaire. Si ces mesures cause des pertes à cause de sa mauvaise administration de l’entreprise c’est encore déductible pour plusieurs futures années de profits. Quand une entreprise se met dans le trou pour 3% de la masse salariale c’est qu’elle est médiocre et comme les libertariens diraient, elle ne mérite même pas de vivre.

Je répète aussi que le Québec et le Canada sont l’endroit où les impôts sont les moins chers pour les entreprises en Amérique du nord. De plus, quand dernièrement le Canada a baissé le taux d’imposition pour les entreprises afin qu’il devienne le plus bas, il a récolté une baisse des investissement plutôt qu’une hausse, ce qui est contraire au dogme des libertariens.

Alors M. François 1, pour satisfaire vos visions de libertarien, déménagez de continent. Allez au Tchad vous y serez très heureux de voir votre rêve déjà réalisé.

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Finalement ce que veulent les très riches investisseurs capitalistes riches et sauvages, les extrêmes droite et les libertariens qui les approuvent et qui sont de petits salariés, c’est reculer 100 ans en arrière là où les travailleurs avaient de la peine à trouver à manger, étaient habillés avec des guenilles (Juste à voir les photos du temps) et dans un logement insalubre.

Si cet état de chose progresse et persiste, et c’est déjà commencé, pratiquement tous les services à la population tels que restaurants, boutiques de linges, magasins d’électronique, vendeurs de moto, vendeurs automobiles, informatique, etc disparaîtront ainsi que les industries qui les fournissent.

Allez voir quels genre de commerces il y avait au début du siècle et vous aurez une bonne idée de ce qui restera.

La population de États Unis est de moins en moins instruite et de plus en plus religieuse et c’est sur cela que le capitalisme sauvage compte pour tout empocher.

L’exemple de Benton pour l’industrie de l’automobile est un très bon exemple.

Le seul prix payé pour l’assurance santé payé par les constructeurs auto est supérieur aux congés parentaux, le chômage et toutes les charges sociales payées par les entreprises au Québec

Quand on parle de 3 à 4000 dollars juste pour la santé, ici c’est de la petite bière.

Si ma mémoire est bonne GM a déjà parlé de plus de mille dollars par automobile.

@ Benton:

Le vrai prix c’est celui qui vient de l’offre et de la demande.

Tu trouves ça normal de donner l’électricité aux industrie ?

Ton exemple de l’automobile est aussi mauvais car les constructeurs asiatiques présent aux USA (Toyota, Honda, Nissan) n’ont pas ces problèmes.

@David
Toyota a justement le problème.
Elle fait beaucoup de pression, parlant même de déménager ses usines au Canada si le gouvernement n’agit pas.

@ Benton

Toyota vient a commencer la construction d’une usine dans le Mississipi en 2007 pour la Highlander et en janvier 2010 ils ont annoncé la construction, toujours dans le Mississipi d’une usine pour ses Corolla.

Ce qui tue les compagnies américaines ce sont les « legacy cost » associés aux syndicats. Les japonais ont été assez intelligents pour ne pas s’embarquer la dedans en s’installant dans des États avec un « Right-to-work law ».

P.S.: Le « Right-to-work law » annule l’équivalent américains de la formule Rand.

«P.S.: Le “Right-to-work law” annule l’équivalent américains de la formule Rand.» >>david

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En quoi est-ce si révolutionnaire ?

Toyota n’a pas le choix pour pénétrer le marché américain. GM pour se permettre de délocaliser ses usines à l’extérieur du pays mais pas une compagnie non américaine…