Le chiffre: Des non-francophones peu accommodants

49%

C’est la proportion de non-francophones qui estiment que le gouvernement du Québec est trop accommodant face aux demandes d’accommodements raisonnables pour des motifs religieux.  C’est ce que révèlent les tableaux détaillés du sondage Léger mise-en-marché (ma traduction) publié jeudi dernier dans Le Devoir et dont votre blogueur favori a obtenu copie.

Le chiffre est intéressant car il permet de mesurer dans quelle mesure les non-francophones sont, ou non, en phase avec la majorité. L’échantillon est plus faible et la marge d’erreur plus élevée, mais les proportions sont très tranchées.  Un sur deux, donc, estime le gouvernement trop accommodant, 24% croit que la situation actuelle est la bonne et seulement 9% désire davantage d’accommodements.

Le refus du régime actuel des accommodements (donc le statu quo et la position du Manifeste des pluralistes) par les non-francophones est donc net, même s’il n’est pas aussi massif que chez les francophones (82%).  Sur la question de l’interdiction des signes religieux dans la fonction publique, l’intensité de la revendication est clairement majoritaire, quoique moins unanime, chez les francophones (63% contre 27%) et minoritaire chez les non-francophones (35% contre 49%). Minoritaire, mais significatif.

Ces chiffres devraient suffire à indiquer que le malaise envers l’attitude actuelle face aux phénomènes religieux dans l’espace public n’est pas limité à la majorité francophone. Elle traverse la québécitude dans toute sa pluralité. Cela est à la fois sain et rassurant pour notre capacité à dégager un autre équilibre, nettement plus rassembleur que la position actuelle.

Le radicalisme des libéraux

Les tableaux révèlent également une autre intéressante réalité : l’opinion de l’électorat libéral.

Sur la question de l’interdiction des signes religieux, 48% des électeurs libéraux y est favorable, contre 40%.

Interrogés sur l’attitude du gouvernement en matière d’accommodements religieux, les deux-tiers des libéraux trouvent leur gouvernement trop accommodant ! Oui, oui, 65% trop, 5% pas assez et 19% trouve les choses juste bien.

L’effet Bouchard

Le gouvernement Charest souffre donc d’une grave vulnérabilité sur ce thème dans son propre électorat, y compris chez la moitié des non-francophones.  Malheureusement pour lui, s’il avait une quelconque velléité d’infléchir sa position pour se rapprocher de son électorat, l’intervention de Lucien Bouchard contre le «radicalisme» lui a enlevé sa marge de manoeuvre.

Pendant qu’on est sur le sujet de l’effet Bouchard, on a vu son impact dans le caucus péquiste: il a suscité une grande cohésion autour de la chef et une volonté de défense nouvelle du thème de la souveraineté.

Il y en a un troisième. En dramatisant comme il l’a fait la situation du Québec, à quelques semaines d’un budget, M. Bouchard a placé bien haut la barre pour le ministre des Finances Bachand et son premier ministre. Si le budget, comme c’est probable, n’accouche que de demi-mesures et refuse d’appliquer avec fougue les remèdes de cheval que demandent les lucides, M. Charest n’aura même pas l’excuse de prétexter qu’il était trop occupé à promouvoir la souveraineté pour s’attaquer aux «vrais problèmes» !

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D’après le sondage d’Angus Reid (sur 804 individus), l’appui à la souveraineté se situe au alentours de 35%. Comme c’est marrant. Bouchard a tellement raison.

Il est rassurant de voir que de plus en plus de non-francophones et de voix musulmanes s’élèvent contre les accommodements religieux. On apprécie chez ces personnes le désir de s’intégrer au Québec moderne et laïc, et de ne pas se réfugier dans un communautarisme fermé.

Malheureusement, il y a par contre d’autres québécois qui se disent lucides et ouverts mais qui ne voient pas les dérives qui s’en viennent si on n’affirme pas fermement la laïcité qui est le meilleur gage de paix sociale dans le respect réciproque de tous. La religion doit rester une affaire privée.

Le vieux dicton: “À Rome, comme les Romains” contient une certaine sagesse.

Des accommodements raisonnables pour motifs de santé ou de handicap, oui.

Des accommodements pour accommoder les idiosyncrasies souvent farfelues des multiples religions, non.

En effet les accomodements raisonnables monsieur St-Arnaud, c’est une notion juridique qui a pour but précis de réduire les barrières que rencontrent une personne pour s’intégrer à des activités normales. Ce fut à l’origine une notion devant s’appliquer en particulier aux personnes handicapées, pour leur permettre d’avoir une vie normale : intégration professionnelle scolaire et sociale.

Avec toutes les dérives que l’on connaît depuis plusieurs mois voire des années, cela étant nourri par la clause interprétative de la charte Canadian des droits, l’article 27, l’accomodement devient, une mesure qui sert à des personnes et des groupes pour rester en marge des valeurs communes de la société.

C’est là qu’on en est rendu. Confusion par dessus confusion = confusion des genres.

Tout ce que cela prouve, c’est que l’étroitesse d’esprit est bien présente parmi non seulement les francophones mais aussi les non-francophones. Ici, comme partout au monde, il est facile de trouver des majorités en faveur de toutes sortes de positions intolérantes.

Les déclarations de Lucien Bouchard sont complètement déplacées et non pertinentes. C’est quoi cette idée saugrenue de reprocher au Parti Québécois, un parti d’abord et avant tout souverainiste, de parler de souveraineté, de « prioriser » cette idée? Si un parti souverainiste doit cesser de parler de souveraineté, aussi bien lui demander carrément de se saborder. Demande-t-on au Parti Vert de mettre son discours écologique de côté pour se concentrer sur le problème des finances publiques? Demande-t-on à Québec Solidaire, un parti socialiste, de cesser de parler d’un partage des richesses plus équitable pour consacrer son discours à l’assainissement des finances publiques?

Pourquoi ne peut-on pas parler de finances publiques et de souveraineté dans une même journée? Est-ce que tous les citoyens doivent se préoccuper uniquement des finances publiques, 24 heures sur 24, 7 jours par semaine, 365 jours par année, jusqu’à ce que le problème semble être réglé? J’attends d’un gouvernement responsable et compétent qu’il puisse mener de front plusieurs dossiers à la fois, qu’il puisse s’occuper des finances publiques et de la place de la nation québécoise sur la planète.

Et puis, c’est quoi cette supposée « urgence » des propos de Lucien Bouchard? Pourquoi nous sort-il ces idées à ce moment-ci? La souveraineté du Québec ne pointe pas à l’horizon. Tout le monde sait qu’il n’y aura pas d’élections avant 3 ans, qu’il n’y aura pas de référendum avant au moins 4 ans et que le gouvernement actuel est profondément fédéraliste. C’est ce gouvernement qui a le contrôle complet de l’agenda politique et des priorités de l’État. Ce gouvernement n’a qu’à mettre ses priorités du côté des finances publiques et ne pas se préoccuper de l’option souverainiste. Ce n’est pas l’opposition qui impose l’agenda politique du gouvernement. Pourquoi vouloir bâillonner l’opposition quand le gouvernement est en plein contrôle de ses priorités et qu’il est majoritaire? Une tendance totalitaire peut-être?

Selon moi la sortie de Lucien Bouchard avait pour but de détourner l’attention médiatique des préoccupations des québécois sur la place du Québec dans le cirque olympique et sur les pressions publiques pour une commission d’enquête sur les malversations dans l’industrie de la construction.

Que 57% des québécois donnent raison à Lucien Bouchard et ne désirent pas un autre référendum n’a rien d’étonnant. C’est la proportion exacte des québécois qui diraient non maintenant à une question portant sur la souveraineté. Ces gens-là ne veulent pas d’un référendum parce qu’ils ont peur de le perdre. Il suffirait que seulement 7% des québécois passent du camp fédéraliste au camp souverainiste pour que ce dernier ait des chances de gagner un référendum. Ça fait peur aux fédéralistes, bien sûr. Jean Charest va certainement brandir ce 57% dans les prochains jours, oubliant les plus récents sondages qui confirment un taux d’insatisfaction envers son gouvernement de plus de 60% et le fait que plus de 80% des québécois réclament une enquête publique sur l’industrie de la construction.

Concernant la question des accommodements raisonnables, 75% des québécois trouvent le gouvernement Charest trop accommodant. Enlever ceux qui bénéficient de ces accommodements et c’est probablement 100% de ceux qui restent qui s’y opposent. Sauf Lucien Bouchard, bien entendu. Il n’en voit pas l’utilité, affirmant n’avoir jamais vu, en personne, une femme porter la burqa dans son entourage. Faut-il attendre que Lucien Bouchard voit des burqas partout pour légiférer ou ne vaut-il pas mieux justement interdire le port de cet habit de camouflage avant qu’il soit trop répandu?

Il faudrait voir également à accorder une place à la majorité francophone québécoise dans le gouvernement québécois. Cette majorité est tenue à l’écart du pouvoir depuis 7 ans. C’est complètement absurde et contre productif pour le Québec. Actuellement c’est un regroupement de minorités qui nous gouverne. Ça n’a aucun bon sens.

Il y a certainement des raisons cachées pour que Lucien Bouchard fasse une si virulente sortie contre la souveraineté alors qu’elle n’est même pas présente dans un proche horizon. Je soupçonne Jean Charest de vouloir bientôt tenter sa chance du côté fédéral. Il rêve depuis toujours de devenir maître du Canada. Il doit en avoir assez d’être simple premier ministre du petit Québec. Peut-être que Lucien Bouchard songe à un retour en politique, à la direction du gouvernement québécois, sous la bannière du PLQ cette fois-ci. Après tout c’est Popol qui contrôle la politique québécoise et Lucien Bouchard est devenu un ami de Popol depuis qu’il a déserté la direction du Parti Québécois. Deux hommes de paille, profondément conservateurs, à la gouvernance du Canada et du Québec est une perspective qui doit réjouir profondément le Popol en question.

Qui sont les intolérants, ceux de la majorité qui refusent des mesures d’accommodement envers des groupes plutôt extrémistes, ou ces groupes minoritaires extrémistes qui ne veulent pas s’intégrer au milieu social québécois ? Je pense que plusieurs ont la généralisation facile envers les « Québécois de souche » qui seraient « xénophobes ». Comme le disait M. Charles Taylor à l’émission « Tout le monde en parle » hier soir, ce qui attirent les étrangers au Québec, c’est la « liberté »; peut-on se demander si cette liberté est menacée par des mesures d’accommodement envers des groupes ouvertement misogynes et favorables à la ségrégation religieuse ?

P.S.: Je travaille avec des personnes d’origines ethniques et religieuses différentes. La différence en tant que telle n’est pas un problème.

Gilles de NDH terminait son propos récent sur ce fil de discussion en mentionnant :
« Confusion par dessus confusion = confusion des genres ».

Parlons donc de « confusion extrême »

Lors de sa présence à Tout le Monde En Parle, hier soir, Guy A. Lepage à matraqué Charles Taylor de questions très précises sur les « accomodements ».

M. Taylor est donc :

Pour le cours d’éthique et religieuse
Contre la prière avant les scéances municipales
Pour le port du voile de la part de représentants de l’état et de professeurs
Contre les unions polygames
Pour la loi 101
Contre l’exigence de citoyens de se faire servir par un médecin ou un fonctionnaire du même sexe ou de l’autre sexe pour raisons religieuses.

Qui plus est, M. Taylor est :

Contre l’aménagement de locaux de prière dans les écoles, si ils sont exclusifs à une seule religion

mais

Pour l’aménagement d’un espace commun de prière dans les écoles, si cet espace est ouvert à toutes les religions et croyances.

( Oufff ! ! ! )

Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?
Parce que la pensée simple est l’apanage du « petit peuple » ignare et inculte ?

Chose certaine, il ressort de la pensée générale de Charles Taylor une immense bouillabaisse génératrice de « confusion extrême » qui, si appliquée telle qu’elle, serait un cauchemar de gestion des affaires publiques pour n’importe quel gouvernement, tout en ouvrant la porte grande ouverte aux abus « cas par cas » de toutes sortes provenant de groupuscules minoritaires fondamentalistes ou orthodoxes.

Mais qui donc pourrait être en faveur d’une telle confusion extrême ?
Les tenants d’une déstructuration de la majorité québecoise francophone de souche ?
Les mandarins du Conseil pour l’Unité
Canadienne ?

Pour qu’une société puisse fonctionner en harmonie, celle-ci doit être guidée avec des règles simples, sans ambiguité et avec un minimum de possibilités d’interprétations diverses.

Au Québec, trois règles simples devrait s’appliquer :

1.
La primauté de l’égalité des femmes et des hommes sur toute autre règle.

2.
La laicité. ( pas ouverte, pas fermée, pas stricte )
La laicité.
Point à la ligne.

3.
La primauté de la langue francaise sur toute autre langue, en toute situation.

On appelle cela du Gros Bon Sens !

Guy LeVasseur
Rimouski

Ce chiffre de 49% ne me surprend aucunement ayant épousé une magrhébienne depuis vingt ans et ayant un gendre égyptien . C’est la lecture qu’eux en font en tant que musulmants , car ils réalisent que les accomodements demandés dans leur pays d’adoption sont la plupart du temps des accomodements ou des libertés qu’ils n’ont pas dans leur pays d’origine et profitent des largesses des chartes et de la crédulité des Québécois pour augmenter leurs libertés et leurs privilèges ! A titre d’exemples , lorsque ces revendicateurs exigent des endroits spécifiques pour la prière dans les universités , ils demandent une chose qu’ils n’ont pas dans leur pays d’origine …..
C’est une poignée d’activistes qui revendiquent sur tout pour donner une importance indue a la religion musulmane et cela horripile la majorité des musulmants qui en voient les tactiques et les exagérations et il n’est pas surprenant que 49% des allophones soient en accord avec la majorité ! Cessons d’être crédule et naifs et placons nous les yeux devant les trous …..

On s’en doutait pas mal l’intolérance n’est pas une question de langue et de parti politique quoiqu’en pense le ministre libéral Tomassi.
Pour ma part j’aurais répondu la même chose que Charles Taylor aux questions de Guy A. Lepage hier à TLMEP et je ne partage surement pas la même vision politique que lui sur le Québec en général.

Le nationalisme religieux insidueux.
Avant de céder aux demandes des dirigeants religieux, le gouvernement devrait ce questionner sur les motifs de ces demandes. Si toutes ces demandes ont pour effets d’augmenter l’asservissement des masses envers leurs dominants religieux, ce qui me semble la cas, le gouvernement joue le jeu des extremistes, le cahot des gettos social. fragmentation des masses, ou plus simplement, diviser pour gouverner. C’est vraiment tout avec les libéreaux!

Charles Taylor à tlmp a défendu avec vigueur la thèse du multi culturalisme de Trudeau.Jamais de ce que philosophe défend ne passera au Québec.La religion dans l’espace publique c,est non,le modèle Canadian nous n’en voulons pas! Pauline Marois a très bien défendu nos valeurs et notre identité à l’émission de Guy A,chapeau Pauline! Ceux qui veulent se joindrent à nous sont bienvenus mais en s’intégrant. Dans ce dossier on a souvent l’impression de se répéter mais on a comme pas le choix si on ne veut pas devenir une grosse Acadie.

De plus depuis une semaine ,corriger moi si je me trompe,mais tout le monde parle de souveraineté.c’est étonnant comment cette option soulève des passions.Depuis la sortie de Lucidius,j’ai entendu plein de gens se prononcer dans la continuité de la lutte avec une grande foie…À contrario ,je n’ai entendu aucune grande ferveur fédéraliste…comme si cette option devenait de plus en plus moribonde.

En tout cas, ça semble vouloir brasser au Québec.Les planètes sont comme dans un alignement pour qu’enfin l’on se dirige vers quelque part. Mais l’obstacle est Charest tant qu’il va être là rien ne se passera…

La laïcité non athée, l’unilinguisme français d’ouverture aux langues du monde , l’égalité mais dans la complémentarité ====================================1) Si la laïcité est l’avenir du Québec il ne faut pas que ce soit une laïcité athée et brimant la liberté de conscience donc la liberté des croyances et la liberté religieuse sinon le Québec deviendrait avec certains pays islamistes connus la pire dictature au monde , et une croyance doit pouvoir absolument s’afficher car c’est le propre d’une croyance de s’afficher avec grande fierté.
Donc la laïcité gouvernementale et institutionelle , oui , mais dans le respect des croyances religieuses. Mieux vaut exclure à la base les immigrants ayant des croyances trop incompatibles avec la laïcité non athée .
2) Il existe des accomodements raisonnables comme la permission d’afficher ses croyances en tous temps et partout au nom de la liberté de conscience et les accomodements absolument non raisonnables commme les mutilations, les meurtres familiaux, la polygamie etc….
3) Même phénomène au niveau de la langue
nationale le français pour tous les citoyens du Québec et dans tous les emplois , donc contre le bilinguisme pour tous en une seule autre langue au lieu d’un bilinguisme au choix de la seconde langue pour ouverture au monde donc pour utilisation hors Québec ou comme traducteur au Québec .
Le bilinguisme en une seule autre langue pour tous est une fermeture au monde en plus de devenir très vite une langue d’assimilation anglicisation. comme c’est le cas au Québec, donc s’avère être une destruction systémique pour notre nation ou toute autre nation qui tomberaient dans ce piège linguistique divisionniste
4) Suite aux trois point soulevés par le Parti Québecois en plus de la laïcité et la langue , l’égalité homme femme .
Encore ici cela dépend quelle égalité car l’égalité non complémentaire peut détruire la féminité et détruire la masculinité donc détruire les familles en empèchant la bonne identification homme ou femme
Donc oui à l’égalité homme femme dans la complémentarité donc le respect des différences hommes et femmes et enfants , c’est à dire des droits différents des devoirs différents et des responsabiltés différentes .

NB= les trois points( Laîcité . français, égalité H/F ) soulevés par le Parti Québecois , oui mais avec ces précisions car sans ces nuances ces trois points deviendraient des véritables facteurs de destruction contre la mnation Québecoise
NB = pour ce qui est des sondages ils peuvent être très trompeurs sans ces nuances .

#1 Alain Bernard :
février 21, 2010 à 20:02

D’après le sondage d’Angus Reid (sur 804 individus), l’appui à la souveraineté se situe au alentours de 35%. Comme c’est marrant. Bouchard a tellement raison.
– – – – –
Moi, la question que je me pose toujours est la suivante:
Quel est le pourcentage de Québécois (zé Québécoises) qui accepte la constitution actuelle du Canada?
C’est fort probablement moins que le 40% habituel d’appui à l’indépendance du Québec.

Dans un commentaire précédent, je me demandais quelle était la pertinence des propos de Lucien Bouchard à ce moment-ci. Le fond de ses propos m’importe peu. Tout le monde a droit à ses opinions. Ce qui me chicotait c’était de savoir POURQUOI Lucien Bouchard faisait cette sortie maintenant alors que l’agenda des priorités politiques est entièrement contrôlé par le gouvernement Charest depuis 7 ans, que le PQ n’y peut rien changer, que ce n’est pas au PQ de définir des priorités gouvernementales et que la tenue, par le PQ, d’un référendum sur la souveraineté est impossible avant au moins 4 ans. En réponse à une question de Christiane Charette à son émission du 22 février 2010, une question portant sur la réaction de Biz des Loco Locass face aux déclarations de Lucien Bouchard, Biz en arrivait à-peu-près aux mêmes conclusions que moi et se questionnait finalement sur le POURQUOI de cette sortie. En politique les choses ne se font pas sans raison.

J’ai fourni une explication hypothétique à cette question dans un commentaire précédent. Selon moi Lucien Bouchard prépare depuis un bon moment un retour en politique active à la tête d’un nouveau parti politique ou peut-être même à la direction du PLQ, en remplacement de Jean Charest qui rêve depuis toujours de devenir le maître du Canada. Pourquoi alors la sortie de Lucien Bouchard à ce moment-ci, à un moment nullement pertinent pour une telle sortie? Pour répondre à Biz j’en arrive à la conclusion que la sortie de Lucien Bouchard ne peut être motivée que par une seule chose, comme pour toutes ses mémorables sorties précédentes. Cette « chose » est le besoin essentiel qu’a Lucien Bouchard de tester régulièrement sa popularité avant d’effectuer un éventuel retour en politique. Je ne peux comprendre autrement ses sorties toujours un peu curieuses et inappropriées. D’ailleurs il faut se demander également pourquoi c’est généralement CROP et La Presse qui testent constamment la popularité éventuelle de Lucien Bouchard à titre de potentiel futur premier ministre. Encore une manipulation de l’opinion publique par Gesca?

Bon il y a la journée sans fumée. Il y a la journée sans auto.
Maintenant il faut songer à une journée sans accommodement raisonnable.
Et une année ou deux sans immigration.

Bonjour Jean-François,

Les défenseurs des accommodements comme Charles Taylor utilisent une conception réifiée du droit afin d’imposer, contre une volonté populaire quasiment unanime, des modifications de structures dans la culture et dans le pacte social. Or, normalement, le droit doit non seulement tirer sa légitimité dans la volonté collective, mais également protéger la culture et le pacte social. Dans la crise des accommodements, c’est précisément l’inverse qui se produit! Nous sommes en présence d’un droit culturicide et majoritophage.

Ce raisonnement bancal d’un droit réifié place ce dernier au dessus de la volonté collective, comme si le droit était descendu du ciel sans concours de la matrice sociale. Selon toute vraisemblance, cette situation est le fruit du rapatriement de la constitution de 82; il s’agit d’un pacte social descendu du ciel et imposé aux Québécois sans concours aucun de leur part.

Cette conception réifiée du droit ne changera pas tant que nous n’aurons pas refait le pacte social à travers un référendum.

Cela doit être expliqué aux Québécois.

Que va faire Monsieur Charest qui mise sur la tolérance de l’intolérance?

Devra-t-il, pour gagner ses prochaines élections, miser sur l’intolérace de la tolérance de l’intolérance?

A force d’être trop opportuniste on est fourré.

Et s’il ne règle pas tous les problèmes de l’état dans la prochaine année, il sera difficile de blâmer l’inaction des souverainistes face à l’urgence.

À ceux et celles qui croient que nos soi-disant accommodements nous aient été imposés par les méchants fédéraux, il serait peut-être important de souligner que la Charte québécoise a été adoptée bien avant la Charte canadienne de 1982. La Charte québécoise garantit exactement les mêmes droits et libertés que la Charte canadienne.

La seule différence entre les deux est que la Charte québécoise s’applique à la fois aux rapports privés (citoyens-citoyens, citoyens-entreprises) ET aux rapports entre les citoyens et l’État, alors que la Charte canadienne ne s’applique uniquement qu’aux rapports avec l’ÉTAT.

Je trouve étrange que plusieurs critiquent la Charte canadienne. Le plus scandaleux c’est que les souverainistes comme Pauline Marois ou Jean-François Lisée savent que la Charte canadienne ne diffère en rien à la Charte québécoise, mais préfèrent se taire pour attiser la haine.

Qu’on critique l’adoption de la Constitution de 1982, c’est tout à fait légitime, cependant le contenu de cette constitution est difficilement contestable puisque c’est en tout point similaire avec les Chartes du monde entier, Québec, France et États-Unis compris.

Concernant la suprématie du droit à l’égalité des sexes sur TOUS les autres droits fondamentaux, je trouve ça complètement ridicule.

Le droit à l’égalité, dans nos chartes, implique une non discrimination face à une série de caractéristiques intrésequement liées à ce que l’on est. Notre origine ethnique, notre sexe, notre langue maternelle, notre orientation sexuelle et biensur notre sexe en font partie.

Ainsi, si je suis un homme noir victime de discrimination à l’embauche, cela serait justifié si on embauche à ma place une femme blanche. En effet, selon la mentalité dominante, la discrimination envers quiquonque est justifiée s’il s’agit de promouvoir l’égalité des sexes, puisqu’il s’agit d’une valeur au-dessus de toutes les autres dans notre société.

Pour moi, rights are rights are rights et on ne peut hiéarchisé des droits fondamentaux qui nous appartiennent tous.

« Or, normalement, le droit doit non seulement tirer sa légitimité dans la volonté collective, mais également protéger la culture et le pacte social. »

Alexis, je vous tire ma révérence. Vous souligner un point important.

Peut-être que certains penseurs voudraient instaurer une république platonicienne ou seules les opinions des sages font loi.

Bien qu’il soit vrai qu’une bonne proportion d’anglophones et de néo-québécois soient contre les accomodements déraisonnables, je vois peu de rapprochements à faire avec la majorité francophone (encore plus forte chez les francophones péquistes).

La différence statistique demeure énorme! Les anglos pourraient avec un tel raisonnement nous dire que finalement une bonne proportion de francos étaient pour la conscription!

Voici mon opinion dans ce débat : « Les Québécois ont besoin d’un leader fort pour achever leur thérapie collective sur les accommodements et le vivre ensemble et ce n’est pas avec Charest, ni Marois, ni QS… Notre allié charismatique, notre « messie », notre Obama n’est peut-être pas encore né… Jusques à quand durera notre « somnolence collective » ?? L’union fait la force, Québécois réveillez-vous !
Pendant ce temps au Canada anglophone et majoritairement francophobe…
Conflit de valeurs IRRÉDUCTIBLE entre les francophobes du ROC et les francophiles de tout crin à l’est de la ligne Borden (Ottawa) ou la rivière des Outaouais. C’est une guerre de tranchées culturelle que seule la séparation politique et l’arrêt des hostilités viendra peut-être un jour résoudre définitivement. Toutes les thérapies conjugales ont été expérimentées sans résultat tangible pour ce couple irréconciliable. Des négociations de divorce se doivent d’être entreprises dans les meilleurs délais avant qu’on ne se retrouve devant une guerre civile sanglante ou pire encore… Le rêve Canadian de Trudeau et Cie « d’un trou d’eau à l’autre » ou plutôt le cauchemar de la perspective d’une rupture éclatée autant qu’éclatante du Canada – comme ce fut le cas pour l’URSS – est déjà en germe dans les Premières Nations autant que dans celles qui composent le Canada actuel, non seulement sur le « bilinguisme officiel » mais sur la volonté réelle de vivre harmonieusement ensemble sur un territoire démesuré, humainement et difficile, sinon impossible à gouverner, avec une Constitution désuète dont nos politiciens passés et actuels jugent toujours « tabou » toute idée de modification ou d’accommodement un tant soit peu raisonnable ; bref : un panier de crabes, une boite de Pandore, un cancer généralisé, appelez çà comme vous voudrez !
Qui ouvrira le bal masqué ou la « Danse à St- Dilon » ?
En attendant les prochains débats au Parlement Fédéral ou à l’Assemblée Nationale !

Directement de la « Perle du Pacifique »
André Lacombe-Gosselin
Mazatlán, ce lundi 15 février 2010

Monsieur Paolo Mitriou,

Vous avez un bon point lorsque vous dites qu’un parti politique ne peut pas être blâmé de faire la promotion de l’option par laquelle il se définit.

Par contre vous errez totalement quand vous suggérez que le 57% des Québécois voteraient contre un référendum par peur de le perdre.

La raison pour laquelle ces Québécois font parti de de 57% de ceux qui sont contre… c’est… qu’il sont contre!

C’est direct.. c’est propre… ca laisse même pas place à l’interprétation.

Et ca évite au promoteurs de la souveraineté de gaspiller des millions de dollars à investir dans des scéance d’exorcisation de la peur des fédéralistes, pour se concenter sur le vrai problème redéfinir l’option de facon plus inclusive.

@mathias #19

Vous écrivez:

« Ainsi, si je suis un homme noir victime de discrimination à l’embauche, cela serait justifié si on embauche à ma place une femme blanche. En effet, selon la mentalité dominante, la discrimination envers quiquonque est justifiée s’il s’agit de promouvoir l’égalité des sexes, puisqu’il s’agit d’une valeur au-dessus de toutes les autres dans notre société.

Pour moi, rights are rights are rights et on ne peut hiéarchisé des droits fondamentaux qui nous appartiennent tous. »

= = =

Quand c’est trop simple, ça devient simpliste. Ou simplet.

J’ai le droit de m’exprimer, et vous avez droit au respect. Si mon droit a même valeur que le vôtre, qu’est-ce qui m’empêcherait de vous accuser faussement (droit à la libre expression) d’être un pédophile qui habite à tel endroit?

Comprenez-vous pourquoi, dans cet exemple, votre droit à la dignité et au respect de votre réputation, devrait avoir priorité sur mon droit de m’exprimer (et de mentir)?

= = =

L’exemple que vous donnez est boiteux.

Si on donne le poste à une femme blanche moins qualifiée que l’homme noir, c’est de la discrimination. Si on donne le poste à un homme noir moins qualifié, c’est de la discrimination.

Votre exemple ne situe pas la question au niveau approprié. Donner priorité au droit à l’égalité sur les droits religieux, ce n’est pas donner priorité au droit à l’égalité des sexes sur le droit à l’égalité des ethnies.

En ce sens, l’exemple que vous donnez tient de la démagogie…