Le comité du Non, jour 1

On peut lire dans La Presse de ce samedi deux éminents porte-paroles du nouveau Comité du Non: l’éditorialiste en chef, André Pratte (M. Harper doit dire « Non »), et l’ex chef du PLC, Stéphane Dion (L’indésirable dévolution).

Le débat n’est pas commencé, le gouvernement québécois n’a encore rien demandé, les propositions n’ont été ni étayées ni justifiées ni débattues, mais la réponse est déjà là: Non.

Un des exemples utilisés est cette idée, semble-t-il loufoque, de réclamer le rapatriement au Québec de l’Assurance-emploi. La chose semble cependant assez intéressante pour que l’actuaire en chef de l’Assurance emploi au fédéral de 1990 à 2003, Michel Bédard, y soit favorable, comme d’ailleurs l’estimé économiste Pierre Fortin. (Voir leurs textes ici.)

Il est savoureux de trouver, comme premier membre canadien du Comité du Oui, un des anciens conseillers de Stephen Harper, Tom Flanagan, qui écrivait ce qui suit dans le Globe and Mail du 27 août (ma traduction):

Après 70 ans de mauvaise gestion fédérale, le programme d’Assurance emploi (AE) est une courte-pointe folle de subventions croisées dont l’effet net est d’accroître le chômage, particulièrement dans les régions moins fortunées du pays, en rendant le chômage plus attractif qu’il ne devrait l’être. Il est difficile d’imaginer que cela se serait produit si les provinces avaient eu à gérer leurs propres programmes avec leurs propres et moindres ressources, tel que l’envisageait la constitution canadienne d’origine.

Plusieurs tentatives ratées ont démontré que le gouvernement fédéral ne sera jamais capable d’introduire des réformes majeures de l’AE. Dans ce contexte, le désir exprimé par le PQ de reprendre cette compétence est un don du ciel. Il pourrait ouvrir la porte à une transformation de l’AE en véritable assurance, avec une variable de récompense aux entreprises et salariés en faisant le moins usage, pour que le programme soit vu comme un véritable filet de sureté, pas un hamac.

Les barrières constitutionnelles à ce changement sont importantes mais pas insurmontables. L’AE est en ce moment une responsabilité fédérale exclusive, donc un transfert complet aux provinces ne pourrait s’accomplir que par une modification constitutionnelle approuvée par sept provinces représentant plus de 50% de la population — une impossibilité. Cependant, il pourrait être possible d’utiliser une procédure bilatérale (avec l’approbation du Sénat, de la Chambre des communes et de l’Assemblée nationale québécoise) pour un transfert ciblé vers le Québec.

Cela provoquera un tollé contre le fédéralisme asymétrique, mais la création de la Régie des rentes du Québec offre un précédent robuste. Quelqu’un de l’extérieur du Québec a-t-il jamais perdu de sommeil parce que le Québec avait son propre régime de pension ?

Ne refusons pas de transiger avec les séparatistes tout court. On peut s’opposer au séparatisme tout en restant ouverts aux bonnes idées que les séparatistes peuvent avoir. S’ils pensent qu’ils peuvent gérer l’AE plus efficacement, pourquoi ne pas les laisser essayer?

Ah si seulement certains membres pressés du comité québécois du Non pouvaient méditer cette dernière phrase !

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22 commentaires
Les commentaires sont fermés.

Si vous croyez que M.Pratte et M.Dion sont sensibles à vos propos, alors vous faites fausse route. Des personnages bornés au plus haut degrés.Je n’ai jamais lu quelque part un texte de M.Pratte qui encensait ne serait-ce qu’une simple proposition de débat. Parler avec lui c’est comme parlé à une pierre, dure et insensé. Quant au prof Dion, lui aussi fait des boutons lorsqu’il s’agit des revendications légitimes du peuple Québécois. Ne perdez pas uniota d’énergie avec ces deux bornés, c’est peine perdue.Mettez plutôt tout votre talent à convaincre les citoyens du Québec, qui ont cette ouverture d’esprit.

Le texte de Tom Flanagan est lumineux, surtout quand il écrit :

«On peut s’opposer au séparatisme tout en restant ouverts aux bonnes idées que les séparatistes peuvent avoir.»

Si les fédéralistes avaient agi et agissaient en accord avec cette opinion de Flanagan, il est absolument certain que peut-être, même le PQ n’existerait tout simplement pas du moins n’aurait pas obtenu tous les succès politiques connus.

Dans l’état actuel des choses, le fédéralisme est une idéologie qui n’est pas embrassée par beaucoup de citoyens du Québec. Or, au nom de cette idéologie on refuse systématiquement les propositions concrètes, réalisables et efficaces qui ne cadrent pas avec les idées et les a priori des fédéralistes.

«L’idéologie, c’est ce qui pense à votre place.»
[Jean-François Revel]

M.Lisée
Grâce à la qualité de ses députés élus le 4 septembre, le parti québécois a deux ans devant lui pour remettre sur ses rails la locomotive souverainiste envoyée à la casse par Jean Charest, le fédéraliste rampant.
En démontrant aux québécois le bien-fondé de certaines revendications des champs de compétance fédéraux comme le rapatriement de l’assurance-emploi au Québec dominera la scène médiatique et insufflera un vent nouveau au printemps québécois devant la fermeture d’esprit des conservateurs de Stephen Harper à Ottawa.
A la recherche d’un nouveau gourou et affaiblis par les révélations de la Commission Charbonneau, les libéraux ont perdu le monopole de la défense du Canada grâce aux caquistes droitistes à tout crin de François Legault à qui on devrait envoyé une lettre de remerciement pour la division du vote fédéraliste pour la grande finale au printemps 2014.

Stephen Harper coupe les ponts avec l’Iran et le Québec.

Grâce à la qualité de ses députés élus le 4 septembre, le parti québécois a deux ans devant lui pour remettre sur ses rails la locomotive souverainiste envoyée à la casse par Jean Charest, le fédéraliste rampant.
En démontrant aux québécois le bien-fondé de certaines revendications des champs de compétance fédéraux comme le rapatriement de l’assurance-emploi au Québec dominera la scène médiatique et insufflera un vent nouveau au printemps québécois devant la fermeture d’esprit des conservateurs de Stephen Harper à Ottawa.
A la recherche d’un nouveau gourou et affaiblis par les révélations de la Commission Charbonneau, les libéraux ont perdu le monopole de la défense du Canada grâce aux caquistes droitistes à tout crin de François Legault à qui on devrait envoyé une lettre de remerciement pour la division du vote fédéraliste pour la grande finale au printemps 2014.

Quand je lis les éditoriaux d’André Pratte , je pense à un ventriloque qui parle au nom de son maitre, Power C .
Quand je lis Foglia , Michele Ouimet, Vincent Marissal, Pat Lagacé- des Chroniqueurs, je me dis :
» Bordel , Graton, pourrais-tu travailler sous la tutelle de Pratte qui est ton antithèse,,même s’il te permet de contredire ses niaiseries…
Power, ce ne sont pas des 2 de pique:
La Presse peut alors le meilleur des 2 mondes :
Les fédéralistes et les séparatisss.
Je » switchrais » au Devoir.

correction :…
» La Presse a alors le meilleur des 2 mondes :
une clientèle fédéraliste et une clientèle séparatisss : money in the bank,,

L’idéologie conservatrice est à la pensée ce que les caillous blancs étaient au Petit Poucet : une nourriture grapillée par les éléments régressifs de la société Canadienne faisant disparaître ainsi toute trace de la route conduisant à l’autonomie.

Ou l’art et la magie de contrôler les destins humains sous prétexte de développement harmonieux.

Le peuple c’est exprimé! Voila le changement attendu. Naissance d’un Triumvirat. Unissons-nous, marchons ensemble. Nous serons invincibles!

André Pratte est un fédéraliste centralisateur pure et dure. La « phobopéquisterie » habituelle.

Voilà comment des gens comme Pratte attisent les moins solides d’entre nous. Moi, juste à lire comment il amène ses sujets et je bouille. Le pire c’est que tous appellent au calme en passant par des insinuations que ce sont ces méchants de séparatistes qui sème la violence, celle des mots, celle de la haine et celle de l’autre soir.
Je n’ose même pas imaginer ce que ce sera au prochain référendum.

Est-ce qu’on pourrait se pratiquer en demandant cette question par un référendum le programme de l’AE.?

Cher Vous ,j’espère que vous prendrez bientôt votre place et que votre blog ne sera plus seulement comme candidat mais bien comme élue démocratiquement; comme tête pensante de notre jeune sociétée démocratique;amenez rondement vos politiques d’avant-garde(hausse des tarifs d’hydro, hausse de l’aide de premier recours, supression de certains tarifs de la santée, soins à domicile augmenté et j’en passe,afin que nous soyons un peuple autonome d’ici pas trop longtemps.Notre 1ère Ministre a besoin de gens de votre intelligence/maturitée/expérience pour nous conduire vers le grand jour; lachez-pas on est derrière vous .

J’sais pas quoi mais ch’uis pas pour…

On reconnais bien là l’ouverture de certains québécois envers les intérêts de leur peuple.

Et les porte-paroles en question parlent sur le ton qu’on connaît d’un (futur) comité de la « SépaNONration ». André Pratte :

« … la culture. Dans ce dernier secteur, par exemple, Ottawa verse chaque année aux organismes culturels et aux artistes du Québec une part beaucoup plus importante de ses fonds que la part de la population de la province dans l’ensemble canadien (un gain annuel de 180 millions, selon une étude publiée par L’Idée fédérale) »

Le ton de la soumission, de la pâmoison béate, du Tanguy. On est gras dur au Canada. Et on devrait même remercier les Canadiens de nous tolérer !

Stéphane Dion :

« Si le gouvernement fédéral devait céder l’une de ses responsabilités au gouvernement du Québec sur la base d’un référendum qui y aurait été tenu, comment pourrait-il rejeter les résultats d’un référendum tenu dans une autre province qui seraient contraires aux intérêts des Québécois?

Par exemple, comment le gouvernement fédéral pourrait-il dire non à une province riche qui aurait voté massivement pour que la péréquation, dont le Québec est le plus grand bénéficiaire, soit réduite de moitié? »

Le ton du plan B et, sous-jacente encore une fois, l’idée que nous sommes les sempiternels bénéficiaires (ingrats/chialeux/etc) de ce pays qu’il qualifie de « l’une des fédérations les plus décentralisées au monde ».

La réponse à ce discours doit émaner d’une participation citoyenne forte à toute démarche d’affirmation du Québec vis-à-vis d’Ottawa. Le texte de Michel Venne (http://www.ledevoir.com/politique/quebec/358769/appuyez-vous-sur-nous)dans le Devoir de ce matin tape sur le bon clou. Reste à voir comment « instancier » la participation citoyenne.

Ce que n’ont pas compris le Pratte à penser et stéphanne dit non, c’est que le Canada de Trudeau qu’ils veulent protéger au détriment des intérêts supérieurs du Québec, n’existe plus.

En fait depuis cette menace « séparatiste » venu de l’Ouest lors de l’élection de 2008 et que Dion a reçu en plein front:

« Alberta Premier Ed Stelmach even warned that national unity could become an issue if any federal political parties try to make electoral gains at the “expense” of certain regions. (…) Both Mr. Stelmach and Saskatchewan Premier Brad Wall are worried that the Liberals’ proposed environmental policies, including a carbon tax, would kill off foreign investment in the energy sector and raise production costs”.

(http://www.theglobeandmail.com/servlet/story/RTGAM.20080909.welxnwest0909/BNStory/politics/home)

Depuis le PLC s’est couché devant les Cowboy et sa doctrine politique d’un gouvernement central fort a laisser place à une nouvelle doctrine qui est celle de L’Alberta’s agenda, énoncée par P Manning :

What should be increasingly apparent is that if new and stronger bridges are to be built between Quebec and the rest of Canada, they will have to be primarily constructed not by federal politicians on constitutional grounds, but by private-sector decision makers and provincial leaders on the grounds of economic and interprovincial relations.

http://www.theglobeandmail.com/…/article2028815 )

Cette nouvelle doctrine contient un volet qui nous concerne directement :l’Alberta’s dialogue with Quebec . Quelles sont les termes de ce dialogue ? La fin de la péréquation et en contre partie un transfert de pouvoir et de points d’impôts (Daniel Smith, lors de la rencontre à Mtl, printemps 2011, rapporté par Patrick Lagacé)

Le Plan de gouvernance souverainiste est compatible avec les intérêt de l’Alberta. Or la politique est affaire d’intérêt d’abord et avant tout.

Comment peut-on être fédéraliste et être positif? Il est bien évident qu’ils vont dire non a tout ce qui vient du Québec et pourtant qur vont-ils perdre s’ils deviennent nos voisins canadiens? A moins qu’ils ne nous disent pas tout,,,, ce qui ne me surprendrait nukkement! Voyez donc, ils ne savent même pas a quoi ils disent non,,, imaginez-vous ce que ce sera quand ils le sauront! Comment se fait-il qu’une tête carrée ca ne se raisonne pas?

Je serai le premier a crier: Vive le Canada Libre après que j’aurai crier Vive le Québec Libre pour célébrer mon nouveau pays. Alors Messieurs et Mesdames les anglais pourquoi voulez-vous forcer une union déja brisée dans les faits? Le conservatisme n’a jamais été le progrès…. mais il est vrai que votre gouvernement «canadian» est plus conservateur que son nom l’indique….

Qui ne demande rien n’a rien. Nous voulons les pleins pouvoirs et nous les aurons. Un à la fois ou tous à la fois, tôt ou tard, nous réussirons. J’en ai la conviction car telle est l’Histoire de notre nation.

Quoi que l’on dise, quoi que l’on fasse…

Tout ce que nous entreprenons, nous le réussissons, nous sommes une formidable nation.

Monsieur Lisée, nous sommes avec vous. Chaque parole, chaque geste, chaque pas, c’est ensemble que le vivons, au quotidien. Ensemble nous traverserons toutes les épreuves, comme nous le faisons depuis des générations.

Plus que jamais, unis et solidaires avec notre gouvernement national.

Pratte vient de résumer toute la stratégie fédéraliste: ne rien faire. Ne rien faire car tout concourt à alimenter les thèses souverainistes. À cette politique de l’immobilisme qui a caractérisé les années de gouvernance libérale il faut donc se réjouir que la nouvelle gouvernance péquiste fera avancer le Québec. Oui, M. Pratte le Québec avance lorsqu’il se fait dire non par Ottawa et il avance aussi lorsqu’il se fait dire oui. C’est-tu assez formidable!

Ce que je trouve le plus triste dans l’intervention d’André Pratte c’est la façon « démocratique » de La Presse de tracer la ligne de conduite de ses chroniqueurs pour les années à venir.

lequuel des deux va prendre le rôle de yvette en chef et nous ressortir l’amour des rocheuses,comment brassens chantait déja ,quand on est cons .on est cons,petits cons d’la dernière averse ou confédéré d’antan.lalali.lala