Le commencement de la fin ?

Il est trop tôt pour dire si les ratés des libéraux feront perdre le pouvoir à Justin Trudeau. Mais la politique de l’image et les carences de communication pourraient bien se retourner contre eux.

Photo : Daphné Caron

Si les libéraux perdent le pouvoir à l’issue du scrutin fédéral de l’automne, il faudra remonter au début rocambolesque de cette année pour trouver le moment où le gouvernement de Justin Trudeau a commencé à perdre le nord.

Du remaniement ministériel mal ficelé du mois de janvier à la démission fracassante de l’ex-procureure générale Jody Wilson-Raybould, suivie de celle de Gerald Butts, secrétaire principal du premier ministre, en passant par le congédiement, en pleine crise diplomatique entre le Canada et la Chine, de John McCallum, l’ancien ministre que Justin Trudeau avait dépêché à Pékin, on assiste cet hiver à une série de dérapages à Ottawa.

À ce rythme-là, c’est un premier ministre très diminué qui ira à la rencontre de l’électorat d’ici quelques mois. Car, en marge des versions contradictoires des uns et des autres au sujet de la gestion politique du dossier judiciaire de la société SNC-Lavalin, c’est la performance en dents de scie de Justin Trudeau qui risque le plus de laisser des traces.

Pendant plusieurs jours après la publication dans le Globe and Mail d’allégations d’ingérence politique destinées à épargner à SNC-Lavalin un procès au criminel relativement à des accusations de corruption en échange d’une entente négociée, le premier ministre a été incapable de fournir des explications cohérentes sur les principaux éléments du dossier.

D’un jour à l’autre, les explications du premier ministre ont contribué à embourber son gouvernement plutôt qu’à le mettre sur la voie d’une sortie de crise.

Même ceux qui sont portés à donner raison à Justin Trudeau par rapport à son ex-ministre de la Justice et à croire qu’il serait plus productif de négocier un règlement avec la firme d’ingénierie plutôt que de mettre son avenir en péril en l’exposant, si elle est reconnue coupable, à être exclue de tout contrat fédéral pendant 10 ans ont dû en convenir.

Depuis que Justin Trudeau est chef, les libéraux ont misé davantage sur son image que sur sa capacité de communiquer efficacement du contenu. Cet hiver, ce pari a atteint ses limites.

On se demande encore où était la nécessité, alors qu’il ne restait que quelques mois avant la fin du Parlement actuel, de déplacer la ministre-vedette de la communauté autochtone d’un poste prestigieux comme la Justice à un ministère souvent assimilable à une voie de garage, comme celui des Anciens Combattants.

Ou encore pourquoi, devant des allégations provenant de sources anonymes mais que le Globe a néanmoins pris suffisamment au sérieux pour les rapporter à la une, le premier ministre s’est précipité pour tout nier en bloc plutôt que de promettre de chercher au préalable à faire toute la lumière sur le sujet. Au cours des jours qui ont suivi ce démenti, M. Trudeau a tellement nuancé ses propos qu’au bout d’une semaine il n’en restait à peu près rien.

Dès la première lecture du reportage, il était évident que le cabinet du premier ministre et la ministre Wilson-Raybould n’étaient pas sur la même longueur d’onde. Dans ces circonstances, comment M. Trudeau a-t-il pu affirmer, moins de 12 heures avant qu’elle démissionne, que le fait qu’elle soit encore au Conseil des ministres tenait lieu de preuve que tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes ?

Depuis que Justin Trudeau est chef, les libéraux ont misé davantage sur son image que sur sa capacité de communiquer efficacement du contenu. Cet hiver, ce pari a atteint ses limites. La politique de l’image pourrait se retourner contre eux.

À force de souvent parler pour ne rien dire, c’est comme si le premier ministre avait perdu la capacité de s’exprimer clairement sur des enjeux sérieux pour l’avenir de son gouvernement. Les carences de communication du gouvernement Trudeau ne se limitent pas au dossier SNC-Lavalin. Elles plombent son message sur une foule d’autres fronts, y compris sur celui de sa politique de lutte contre les changements climatiques.

Il est trop tôt pour dire que les ratés libéraux de ce début d’année électorale marquent le commencement de la fin du règne de Justin Trudeau. Son équipe a encore le temps de se reprendre en main.

La faiblesse relative des rivaux du premier ministre, la fragmentation du vote d’opposition à droite comme à gauche, au Québec comme dans le reste du Canada, sont autant de conditions potentiellement gagnantes pour le Parti libéral.

Cela dit, si la tendance se maintient, il pourrait suffire de presque rien, peut-être simplement d’un NPD minimalement performant, pour que Justin Trudeau perde sa majorité gouvernementale ou même le pouvoir l’automne prochain.

Dans la même catégorie
Boutique Voir & L'actualité

Obtenez jusqu’à 40% de plus pour votre prochaine sortie

32 commentaires
Les commentaires sont fermés.

Le Canada en entier ainsi qu’à Quebec, on en a plein le dos des LIBÉRAUX!!!

Faites disparaître ce parti maudit …… que de l’ingérence et de la corruption au fil des années.

C’est le parti qui représente le
moin le peuple et s’ingère des gros lobbyistes.

OUT

On est dû pour une démocratie directe pour le peuple et par le peuple.

La « démocratie directe pour le peuple et par le peuple… » (formule qu’Abraham Lincoln, un gros méchant amerloque, a prononcée lors du discours de Gettysburg, soit dit en passant…) je veux bien mais pourriez-vous SVP nous donner un exemple où ce genre d’organisation a bien fonctionné à long terme dans le monde?

Oh… en passant, c’est au Québec que Justin Trudeau est actuellement le plus populaire et le scandale des commandites est très loin dans le psyché des gens.

Votre analyse est dure Madame Hébert mais je crois qu’elle est très juste. Mais ce qui m’inquiète le plus, c’est la réaction du Canada anglais. N’y voyez-vous pas l’expression d’un sentiment anti-Québec?
Ce pourrait-il qu’un jour le Québec accède à l’indépendance malgré lui? Simplement rejetté par le ROC?
Justin Trudeau était-il au courant de la relation entre son père et le père de Jody Wilson-Raybould? Si oui, il aurait dû se méfier.
Et en acceptant la démission de Gérald Butts il a non seulement envoyé un mauvais message, mais il s’est considérablement affaibli en vu des prochaines élections. Et à lire les commentaires des partis de l’opposition ces jours-ci, rien de très brillant ne s’annonce à l’automne. Andrew Scheer qui connaît la différence entre le bien et le mal?
Bien sûr… W Bush disait la même chose.
Avec Dick Chenny derrière lui?

Le PM Trudeau a été très mal conseillé ces derniers temps, surtout depuis le voyage en Inde et que Butts démissionne, c’est certainement une bonne chose pour le parti libéral. Les bourdes se suivent les unes après les autres au point où le gouvernement Trudeau a perdu toute crédibilité. Il a renié la majorité de ses promesses électorales, souvent avec tambours et trompettes, comme la réforme électorale…

Mais là où je tique encore plus c’est quand on voit dans cette histoire une affaire anti-Québec. Si le ROC réagit plus c’est que les gens sont beaucoup plus sensibles à l’indépendance des procureurs et du Procureur général mais il reste le fait que SNC-L a encore plus d’employés dans le ROC qu’au Québec; alors que soi-disant Quebec bashing dans cette histoire fait plus partie d’une paranoïa imaginaire que de la réalité.

En 1983, Bill Wilson, père de Jody, irrité par le paternalisme du gouvernement envers les premières nations aurait déclaré à Pierre Elliott Trudeau que ses 2 filles envisageaient de devenir Premier Ministre du Canada. Justin aurait dû savoir et il aurait dû se méfier. Ses multiples excuses aux peuples autochtones et la légalisation du calumet de paix n’auront pas suffit à enterrer la hache de guerre ni à calmer les ambitions politiques de Jody.

Denise Leclerc
Quel bon jugement que nous fournit encore Chantal Hébert
Elle voit très bien l’ensemble de la situation et ses propos sont très pertinents et exprimés avec un grande
Intelligence
Merci

Je pense que vous devez votre statut de journaliste pour passer votre point en ne tenant aucun des infos fournies. Quand on est ministre on n’est pas premier ministre.

Une autre excellente raison pouvant en partie expliquer les désaccords entre la ministre Judy Wilson-Raybould,le gouvernement Trudeau et SNC-Lavalin.
https://www.nationalobserver.com/2019/03/05/news/snc-lavalin-lawyer-iacobucci-urged-resign-trudeaus-trans-mountain-envoy

23 février 2019
« De son son côté, Judy Wilson, la secrétaire-trésorière de l’Union des chefs autochtones de la Colombie-Britannique (UBCIC), continue de promettre que l’expansion du pipeline ne se produira jamais. « Nous disons toujours non au projet », soutient-elle. »
https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1154215/expansion-transmountain-rapport-reexamen-one

En définitive,la ministre Raybould avait peut-être des comptes à régler tant avec SNC-Lavalin,qu’avec le gouvernement canadien et son représentant.
Son opposition avouée au projet Transport-Mountain pourrait-elle aussi,être une des raisons expliquant la démotion de ses fonctions en tant que Ministre de la Justice et Procureure Générale du Canada?

Frank Iacobucci
https://www.cbc.ca/news/politics/tasker-trans-mountain-frank-iacobucci-indigenous-consultation-1.4849012

http://www.trudeaufoundation.ca/en/community/frank-iacobucci

Il manque d’options, le parti conservateur demeure toujours le parti conservateur et le npd est n’importe quoi.

Il a toujours été de notoriété publique que le PM Trudeau fils était plus une image que substance. Dans ce cas, ce sont ses conseillers qui lui disaient quoi dire et quoi faire en public et ce sont eux qui sont responsables de la débâcle dans laquelle se trouve le parti libéral. Lui et son cabinet, le Conseil privé de sa majesté, ont très mal géré cette affaire des les débuts.

Faut se mettre à la place de la Procureure générale quand cette affaire commence en septembre dernier: elle doit être solidaire du gouvernement mais, en même temps, elle doit aussi être solidaire des procureurs de la couronne dont l’indépendance a été renforcée par la loi constituant le Service des poursuites pénales du Canada en 2006. Même pendant son témoignage devant le comité de la justice, elle est restée digne et solidaire autant que possible – elle a bien dit que rien de criminel n’a été commis.

Mais, il faut se souvenir que rien de tout cela serait devenu public si le Globe & Mail n’avait pas sorti cette histoire (que Trudeau a commencé à nier catégoriquement) ET si Mme Wilson Raybould n’avait pas été démise de son poste de PG et ministre de la Justice. D’ailleurs, le fait qu’elle ait été démise de son poste clé dans l’affaire SNC-L, prouve selon la balance des probabilités qu’elle dit vrai et qu’elle a été l’objet de menaces voilées, surtout de la part de M. Wernick. C’est ce dernier qui devrait démissionner car il est responsable du Conseil privé, le ministère du PM, et il a extrêmement mal conseillé son patron depuis un bon bout de temps. Il devrait faire comme l’autre grand conseiller du PM, M. Butts, et démissionner.

Dans toute cette histoire, celles qui semblent avoir gardé un peu de leurs principes sont Mesdames Wilson Raybould et Philpott qui ont démissionné du conseil des ministres parce qu’elles ont perdu confiance dans le PM et son équipe rapprochée. Ce ne sont pas seulement ces deux éminentes libérales qui ont perdu confiance mais une grande partie des Canadiens et les libéraux fédéraux ont très peu de temps pour tenter de retrouver cette confiance.

Avez-vous déjà eu confiance aux partis libéral autant au provincial qu’au fédéral? Tous des magouilleurs. Toujours des scandales à n’en plus finir et qui se terminent par des commissions d’enquête que nous payons le gros prix. Les québécois ont enfin délogé les libéraux du Québec et les canadiens délogeront les libéraux fédéraux. Malheureusement, un bon nombre de québécois n’ont rien compris à la politicaillerie des libéraux fédéraux.

Il y’a une différence entre communication et rôle et responsabilité, le rôle du Premier Ministre est de voir aux intérêts des canadiens, çà responsabilité et de s’assurer que l’on utilise tout les moyens disponibles pour assurer la pérennité de la Nation. En d’autres mots c’est lui le BOSS des ministres, et c’est clairement justifié de demander à une Ministre ( as-tu
regardé toute les options dans ce dossier). À ce stade il ne s’agit pas d’ingérence, de plus les ministres ne sont pas élus à ce poste ils sont nommés! Pour être nommé il faut qu’il soit élue sous une bannière, par la suite le Premier Ministre nomme son conseil des Ministres. La Madame à oublié qui l’a nommé et à qui en autre
elle doit rendre des comptes. La Madame à pris une décision mais ne veux pas en parler, c’est un manque soit de courage, où de vision de l’environnement politique/ juridique, j’opte pour les deux, elle savait très bien que le conseil des Ministres tout comme le Premier Ministre questionneraient sa décision. Questionner ne veut pas dire intervenir, je pense qu’il était et est toujours légitime de demander si on à regarder toute les options disponibles. En terminant petite message aux Canadiens, (le Canada ce n’est pas de l’Ontario aux Provinces de l’Ouest) j’ajoute pour les Canadiens qui vois le chef du partie Conservateur futur Premier Ministre, je vous dit qu’il est franchement PATHÉTIQUE! C’est quoi son problème, la prochaine étape il envoie Trudeau en prison à perpétuité, du calme, du calme, une bonne gorgée de conscience, d’intelligence, de maturité, plus mercantile que ça pas sûr que ça existe. La Madame à une excellente mémoire chronologique, elle à simplement oublié qu’une Ministre ce doit de ce donner toute les possibilités devant un dossier, pas seulement son point de vue personnelle, ce qui me semble être le cas, dissimulé sous l’indépendance Juridique.

Avec tout le respect que j’avais pour vos opinions avant,maintenant que je trouve donc que votre jupon dépasse Mme Hébert.Je ne sais ce qui vous a rendu tel,mais je vous souhaite de ne pas pleurer trop si jamais Justin perd aux prochaines….ce que je souhaite ardemment .Sans rancunes chère dame.

« Cela dit, si la tendance se maintient, il pourrait suffire de presque rien, peut-être simplement d’un NPD minimalement performant, pour que Justin Trudeau perde sa majorité gouvernementale ou même le pouvoir l’automne prochain »
Ne sous-estimez pas le Bloc qui pourrait faire toute la différence dans cette campagne. La force de Trudeau au Québec est uniquement à Mtl. Les 50 autres comtés sont ouverts. C’est là que l’élection va se jouer et le Bloc pourrait faire un copie-coller de la CAQ dans ces comtés.

Depuis que Trudeau est au pouvoir, je ne sais pas pour vous mais pour moi il me semble bien plus à la recherche d’un Siminovitch que quoi que ce soit d’autre. Au final quel aura été son seul apport aux canadiens à part le pot sinon la honte de ses sortis déguisées ou de ses excuses théâtraux comme encore aujourd’hui devant les Innus. Il ne pouvait se retenir de leur lâcher une petite larme, s’en est vraiment gênant.

Et qui est-il lui pour s’excuser au nom de tous les canadiens quand nous savons tous que les responsables de ces atrocités sont le clergé et la classe politique colonial anglaise de ces époques avec les tapis de services francophones à leurs bottes.

Mes ancêtres ne sont point responsable de quoi que ce soit envers les peuples premiers et faudrait surtout qu’il soit plus précis dans ses scénarios théâtraux car ces dérapages mènent aux récriminations qu’on entends partout aujourd’hui sur les de souches blancs franco surtout, hein le Justin.

Vous avez raison et ce peuple des premiers arrivants ainsi que nous avons été vaincu par l’envaisseur et laisse pour contre par la mère patrie

Outre les multiples versions de l’affaire fourni par Justin Trudeau; ce qui est déplorable, dans cette histoire, est sa constante et l’unique préoccupation de sa réélection. Inquiété par le nouveau chef du NPD, le bureau du PM organise un voyage en Inde. Distraient par les pitreries du Premier Ministre,lors de ce voyage, plusieurs auront peut-être oublié l’obsession de ce gouvernement de plaire aux sikhs du Canada. D’ailleurs, cela avait fortement indisposé le gouvernement indien. Passons sur la confusion entourant la présence, au sein de la délégation canadienne, d’un individu coupable d’avoir tenté d’assassiner un ministre indien, en visite au Canada, en 1986. À la fin de son voyage, Justin Trudeau rencontre enfin le ministre responsable du Penjab, Amarinder Singh. Ce dernier lui a remis une liste de personnes soupçonnées de participer à des crimes haineux au Canada. En réponse, notre premier ministre aurait comparé le terrorisme sikh au mouvement indépendantiste québécois. Il se disait tout à fait conscient des risques de violence liés aux mouvements séparatistes… et c’est tout. Aucune suite à l’affaire. Les conseillers du PM ont réussi à détourner l’attention des canadiens. Au diable les intérêts du Canada et le développement de nos relation avec ce pays. La campagne de charme auprès du frange de l’électorat était un succès. Les derniers sondages est l’unique raison pourquoi il s’intéresse à la démission de Mme Raybould.

Les élections ne se tiendront que dans plusieurs mois et une seule semaine est une éternité en politique.

Personnellement, je crois que la majorité des électeurs auront oublié complètement ce dossier d’ici 2 ou 3 semaines et encore plus après les vacances estivales.

Ça pourrait être le commencement de la fin d’une démocratie saine et de la prospérité pour les Québécois aussi.

Si Trudeau tombe, il y a un rempart contre la séparation du Québec qui vient de tomber. Avec Andrew Sheer en apprenti sorcier à Ottawa et le toujours séparatiste ou nationaliste, comme vous voudrez, François Legault à Québec, il va y avoir des grands pas vers la séparation qui vont se faire (comme l’impôt unique, le changement de méthode de vote ) et peut-être qu’il ne sera plus possible de revenir en arrière après ça.

Je pense que le plus fâchant c’est Legault n’aura même pas eu à débattre de la souveraineté ou pas. C’est la souveraineté par la porte d’en arrière qui ne demande pas de référendum en effet. Les fédéralistes ont perdu le contrôle de leur destinée à forcer de se faire promettre mont et merveilles.

Et alors, quel mal y aurait-il à ce que le ROC nous rende ce qu’il nous a volé en 95 ? La différence serait alors que ce ne serait plus le Québec qui voudrait se séparer du ROC, mais plutôt l’inverse. Ce qui reviendrait au même. Par contre, le Québec serait peut-être en meilleure position de négociation que s’il avait forcé la main lors d’une séparation unilatérale.
S’il advenait que les choses se passent ainsi, il ne faut pas oublier qu’au moins trois chefs libéraux ont déjà dit ou laissé entendre que le Québec a tout ce qu’il lui faut pour être un pays autonome, riche et qualifié.
Le talent ne manque pas au Québec, alors, pourquoi avoir encore peur ?

il y aurait peut être de la place pour un parti populiste pan canadien avec communication de masse.

Encore des diversions pour nous au Québec. Pendant ce temps, Justin achète un pipeline pour l’ouest, continue à verser des milliards pour la future flotte navale à Irving et à Victoria et Toronto mène le bal avec notre $$$. Et Justin sera réélu grâce au Québec, en s’excusant à tous les peuples de la terre pour les péchers de nos ancêtres, sauf aux victimes québécoise de la crise d’octobre…

Il la perdu sa fais longtemps le Nord maintenane j’espère qu’il va perdre les élection

Trudeau est la tortue sur le poteau comme mentionnait Boucar Diouf (La Presse). Pour le cas SNC Lavalin, tous les pays sont dans une compétition économique, on est dans un cycle infernal ou il faut être indulgent evers les fautes commises par nos transnationales. Cette économie send nos principes élastiques, alterables ou achetables. . Nos démocraties sont prisent en otage par le »too big to fail »… La mondialisation de l’économie est chose faite mais pas celle des lois et des droits. Les états agissent sous le dictat des grands de se monde. Les citoyens doivent respecter les lois et payer leurs impôts tout en competitionnant avec des pays qui ne repectent pas les mêmes droits. Les transnationales s’enrichissent et profitent de l’ignorance, de l’impuissance et surtout de la crédulité des politiciens. Les lobbies se payent les plus grands avocats, financiers et spécialistes pour court circuiter le processus. Les politiciens sont des humains et ils ont une grande responsabilité. Ils sont le dernier rempart de la démocratie. Ont-il dans leurs intérêts de sauver le bien publique ou juste sauver leur peau? Le bureau du PMO semble bien plus vouloir sauver sa peau

Espérons. La trahison de la nation par Trudeau et ses complices lâches ne peut rester impunie.

Vous avez bien raison de douter de Bébé Trudeau pour la prochaine élection…et je me demande comment on va s’en sortir !
Faut admettre qu’on n’aura pas grand choix, ayant été trop longtemps aux mains des cons- servateurs, il ne reste que le
Mr Singh qui, avec son chignon enveloppé de papier de toilette,
me rappelle l’ancien dicton romain: « Quand tu vit à Rome, vit comme les romains ! »
Je me suis toujours demandé pourquoi les adversaires de Trudeau ne l’ont pas soupçonné d’avoir exigé quelques millions de SNC Lavalin pour les protéger ainsi ?