Québec-Canada : le côté obscur de la force… d’inertie

Vous voulez savoir si un de vos amis est vraiment heureux dans son couple ? Il vous dit que oui. Vous avez des doutes. Je vais vous donner un truc.

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Une question « révélatrice ». Mais attention, je ne garantis pas que votre ami va aimer la question — ni la réponse. Parfois, c’est une question qui tue.

Il (ou elle, c’est égal) vous a dit : « Divorcer ? Jamais ! » Main­tenant, demandez-lui : « Suppo­sons que tu ne con­naisses pas ta conjointe et que tu la rencontres demain. Sou­haiterais- tu vivre avec elle ? » Pour certains, il y aura un silence gêné. Un troupeau d’anges passera. Portant avec lui la plus grande force que l’humanité ait connue : la force d’inertie. On y reste parce qu’on y est. Mais si on n’y était pas, on n’irait pas. Vous me suivez ?

Le couple Québec-Canada n’est pas différent.

La force d’inertie dans le couple Québec/Canada

Il s’appuie aussi sur la force d’inertie. L’électorat québécois, d’ail­leurs, n’a jamais dit oui à ce mariage. Ni en 1867, année où le référendum promis par les pères fondateurs n’a jamais été tenu (ils l’auraient perdu). Ni en 1982, lorsque la Cons­titution a été modifiée contre le vœu des Québécois. En fait, on peut arguer que les seuls moments où les Québécois ont « choisi le Canada », c’est lorsque les souverainistes leur ont proposé d’en sortir, en 1980 et en 1995. Et encore, ils sont restés après avoir entendu des promesses de « changements », lesquels ne sont jamais venus. Le seul moment où le Canada a demandé aux Québécois d’accepter un traité commun fut lors de la proposition dite de Charlottetown, en 1992, à laquelle 57 % des Québécois ont dit non. Le lien est donc ténu.

La question qui tue

Comme les astrophysiciens à la recherche de la matière noire, invisible, dans l’espace, on peut déduire la présence de l’inertie dans le couple Québec-Canada. Mais comment l’estimer ? Nous savons que, ces jours-ci, lorsqu’on leur demande s’ils sont favorables à l’indépendance, les Québécois sont environ 35 % à se dire partants. Donc, pour la majorité des Québé­cois, le couple va assez bien. Pas question de divorcer. J’ai décidé de leur poser, par l’intermédiaire de la maison de sondage CROP, ma question révélatrice : Sup­po­sons que le Québec soit devenu un pays indépendant depuis longtemps. Dans ce Québec indépendant, il y aurait un référendum pour que le Qué­bec redevienne une province du Canada. Dans ce réfé­rendum, voteriez-vous pour que :

• Le Québec indépendant redevienne une province du Canada ?

• Le Québec indépendant reste indépendant ?

Autrement dit, si vous rencontriez le Canada aujour­d’hui, voudriez-vous habiter avec lui ? Beaucoup d’anges passent, car les Québécois sont alors moins, beaucoup moins sûrs. Les indépendantistes grimpent de 35 % à 49 %. Évidem­ment, 91 % des non-francophones se remarieraient sur-le-champ. Mais chez les francophones, 58 % n’envisagent pas de refaire maison commune. Fait étonnant, plus les francophones sont âgés, moins ils veulent de leur ancien conjoint : 68 % des plus de 55 ans préféreraient rester seuls plutôt que de réemménager avec le Rest of Canada. Les hommes sont plus prompts (64 %) à ne pas se refédéraliser que les femmes (51 %), les membres de la classe moyenne (69 %) plus prompts que les pauvres et les très riches (49 %).

Le mystère de Québec, encore !

La ville de Québec, toujours distincte, choisirait de retourner dans la fédération (à 56%) au contraire des francophones de Montréal (59%) et des régions (60%) qui tiendraient à rester indépendants. De toute évidence, les gens de Québec ne veulent tout simplement pas être la capitale d’un pays. Il faudra un jour respecter leur volonté !

Et si le conjoint s’améliorait ?

Dans une autre question, j’ai fait demander si les Québécois croyaient que, d’ici 10 ans, la situation du Québec dans le Canada allait s’améliorer (12%), rester la même (66%), ou se détériorer (21%).

J’ai été intéressé de noter (mais je ne vous demande pas de partager mes goûts) que, parmi les francophones qui croient que la situation va s’améliorer, on en trouve un grand nombre (58%) qui voudraient tout de même rester indépendant.

Ils nous disent donc ceci : 1) je ne veux pas quitter ma conjointe;  mais 2) si je la rencontrais aujourd’hui, je ne voudrais pas vivre avec elle; à tel point que  3) même si elle s’améliorait, je ne voudrais toujours pas vivre avec elle.

Ça, monsieur, madame, indique qu’il y a beaucoup de force d’inertie dans le système.

*  *  *

Ceux que ce genre de chiffres intéresse peuvent lire aussi Identité et estime de soi: piliers d’une future majorité souverainiste

Ou voir la vidéo de ma conférence sur ce sujet, récemment mise en ligne ici

Illustration : Steve Adams

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Je vais dabord préciser que je nai pas répété, répété et répété l’expérience j’en suis encore a ma première expérience de mariage (après de nombreuses et quelques … longues années). Bon ça n’est pas une romance a publier et ma foi assez banal et pas non seulement toujours mais souvent rose. Mais qui a dit que la vie devait être facile? Que ça demande parfois plus d,effort d’apprendre et de comprendre que la faiclité ne fait pas grandir. En tout cas. Si la vie doit avoir un sens je crois qu’on apprend plus sur soi et grandit plus si ça demande des efforts.
Il y a bien des théorie sur ‘après la mort’ peut importe si on a adhéré à l’une ou l’autre je pense que les apprentissages y sont pour quelque chose et je ne parle pas du genre d’apprentissages sur le devenir millionnaire ou la célébrité… quoi que n’ayant ni l’envie ni l’expérience de l’un ou de l’autre je parle un peu à travers mon chapeau. Parlant de chapeau je le lève a tout ceux qui n’ont pas abandonné c’est a dire qui persistent a essayer de grandir ce qui veut dire ne pas partir ni s,enfermer sur soi. Bonne chance.

Je suis toujours fédéraliste… humainiste… optimiste devant la capacité des être de bonne foi de s,entendre.

Cette force d’inertie dans son identification, vous vous en doutez J.F.Lisée c’est l’individualisme de masse dans une société de marché qui neutralise tout à part la circulation perpétuelle de la marchandise. Les lieux publics les plus immédiats dans les villes sont généralement des lieux commerciaux aseptisés ou des gens qui s’ignorent regardent les objets matériels qu’ils pourraient se procurer.
Autrement dit, c’est le marché, le marché et son discours publicitaire qui fait tenir par défaut le Québec dans le Canada. Ce que Pierre Falardeau avait compris.

La solution, dans ce type de civilisation, créer à notre tour des lobbys plus d’un afin de défendre l’intérêt national québécois. Les Juifs le font et ça leur réussit. Manière d’entretenir la flamme et redonner des couleurs à la Société Saint Jean Baptiste, le PQ et le Bloc. Ce n’est pas seulement d’insécurité économique dont il est question ici déjà traité dans nombre de textes mais du sentiment de l’individualisme possessif qui rend l’individu occidental dont le Québécois de plus en plus apatride. Tout n’est pas perdu mais la situation de la force d’inertie est grandement préoccupante.

Vous dites «Il s’appuie aussi sur la force d’inertie. L’électorat québécois, d’ail­leurs, n’a jamais dit oui à ce mariage. Ni en 1867, année où le référendum promis par les pères fondateurs n’a jamais été tenu (ils l’auraient perdu).»…

Je vais faire comme si je ne e savais pas. Si je compnrend bien, il n’y a pas eu de référendum pour entrer dans le Canada, mais il faudrait un référendum pour en sortir.

Vous avez oublié de dire que c’est par une voix à l’Assemblée Législative nommée ainsi à l’époque, que le Québec est devenu partie du Canada. Donc 50% + 1. Aujourd’hui, il en faudrait plus pour en sortir.

De plus les Gouvernements du Québec n’ont jamais accepté la constitution de 82. Plus, la cour Suprême a dit que le rapatriement était illégitime. Mais ça n’a aucun effet. Et les gouvernements du Québec se soumettent au système et appliquent sans coup férir les jugements dela Cour Suprême.

Où est la logique dans ce jeu ou les dés sont pipés en permanence ?

C’est peut-être un peu simpliste de réduire tout ça à l’inertie, non? Cette « question qui tue » me semble pas mal artificielle. Si on considère tout ce qu’on a partagé avec son époux ou son épouse pendant une vie, et si on a le moindrement de respect pour l’autre, peut-on, en toute justice, le mettre sur un pied d’égalité avec le premier jeunot venu? (d’ailleurs, dans l’analogie entre couple et pays, il faudrait que l’alternative offerte soit le célibat – ironique n’est-ce pas?).

Si on entendait plus souvent pourquoi on veut notre nation à nous, qu’est-ce qu’on y voit de beau, qu’est-ce qu’on entend y créer, quelle sorte de fierté on compte en dériver, quelle sorte de solidarité on veut éprouver avec nos concitoyens, alors peut-être commencerions-nous à vaincre cette « inertie ».

Mais c’est peut-être là le hic… on semble avoir été endormi avec le reste de l’occident par le capitalisme, son fidèle ami l’athéisme, et leur loi commune du plus fort. Alors pour la solidarité, on est bien mal équipé.

J’ai toujours dis que si la souveraineté se faisait, un retour en arrière serait impossible.

On comprendra pourquoi Ottawa dépense une fortune pour tenir le Canada attaché.

Canada Québec est un mariage de raison.

Une autre preuve que Parizeau a raté sa cible en 1995. La région de Québec, royaume des radio-poubelles, un microcosme distinct dans la pseudo-nation. La solution? Un stage dans la région de Montréal. Leur stupide sentiment de sécurité identitaire serait ébranlé. Ils ne se rendent pas compte que si Montréal tombe, c’est le début de la fin pour eux aussi, et Montréal est assiégée.

M. Lisée, votre analogie avec la force d’inertie est géniale et elle est vraie. J’ai toujours pensé (C’est peut-être pour ça que je la trouve géniale car j’y adhère ;-)) que la force d’inertie se retrouve dans la physique de la matière, des corps, mais aussi dans le monde des idées. «Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas, disent certains.» Il n’y a rien de plus difficile que de sortir de ses ornières intellectuelles.

Mais votre analogie est encore plus éclatante si on reprend un peu l’énoncé de cette loi : «Tout corps reste au repos ou en mouvement tant qu’une force extérieure ne lui est pas appliquée.» Enfin c’est ce que je me rappelle de mes cours de physique élémentaire. Dans un autre domaine nous pourrions aussi parler de résistance au changement. Mais on fait alors intervenir une foule d’autres facteurs comme la peur, l’avidité, etc.

Les souverainistes ont donc à se battre contre la force d’inertie engendrée par 143 ans d’un fédéralisme imposé. Évidemment si la population du Québec dans son entier, près de 8 millions de personnes, venait, chaque personne à son tour, une par une, donner une petite poussée à la grosse roue pesante du fédéralisme, cette dernière ne manifesterait que de légers tremblements et rien ne bougerait.

Alors la question qui se pose: quelle est la masse critique qui doit mettre l’épaule à la roue pour la faire bouger ? Quels efforts faut-il déployer pour amener encore plus d’épaules sur cette satanée masse ?

Il est donc évident que la concertation est une des clés pour vaincre cette inertie, mais pas la seule. Le PQ peut-il à lui seul assurer cette concertation ? Peut-il à lui seul assurer la promotion de la cause suffisamment pour augmenter la masse critique nécessaire pour vaincre cette inertie ?

On le constate d’expérience, à l’évidence la tâche est très lourde.

«Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait.» [Mark Twain]

Ha! Le fameux mariage obligé. Je t’aime moi non plus. Comme un couple dysfonctionnel.

Dans un couple délirant, il n’y a que la folie qui tient les deux ensemble.

Curieux que vous, à travers tout ça, apportiez le cas de la ville de Québec. «Ces gens qui ne veulent pas être au centre de l’aventure» ou le «centre du-pays-qui-naît».

Pour en choquer plusieurs (j’étais à Québec lors de mes études en philosophie) je dois admettre que «Clotaire was right». La relation entre les deux villes principales est tordue. Et la relation à l’indépendance l’est aussi. Comme si une ville (qui ne réclame que plus d’attention, ou encore, l’attention qu’elle mérite) hésitait à posséder la gloire qu’elle réclame. C’est une ville où on croit encore que le fédéral donnera plus, alors qu’elle est la capitale désignée des souverainistes.

Peut-être ont-ils compris? Ils sont le parfait exemple du voteur. Comme un frère et une soeur: l’un veut de l’attention mais si l’attention vient de papa (ou maman) et que je veux l’attention de maman (ou papa) cela ne signifie rien du tout. C’est la prime à l’urne irrationnelle: ce que j’ai l’impression d’avoir ne me permet pas de le demander. Pour les souverainistes québécois: nous sommes la capitale mais je veux protester; pour les fédéralistes de Québec: j’ai voté non mais j’aurais voté oui s’ils m’avaient écouté.

Partie perdante/perdante. S’il y a un mouvement souverainiste ou réconciliateur, il viendra de québec. S’ils cessent de voter pour des pseudo-politiciens qui n’ont pas d’études ni de vécu. Franchement, je fais confiance à la ville de Québec. Il sont notre colonne vertébrale.

Hé puis. Québec sait faire. C’est eux qui donneront la fierté à la province. On réintègre le Canada ou on s’en sépare. Mais sans eux, nous ne serions pas ce que nous sommes.

Je ne m’imagine pas qu’en le quittant j’aurais une chance de rencontrer l’homme parfait.

Le Québec sera toujours à l’intérieur du Canada, comme une tranche de jambon entre deux tranches de pain.

Il n’est pas nécessaire de faire tous ces détours
pour prendre la décision de se séparer. Nous avons reçu le titre de…nation…mais rien qui va avec ce titre. Tu es ma femme ou mon mari mais rien d’officiel.

Après tant d’affronts de la part du fédéral, pourquoi persister à vivre dans ce pays et ne pas prendre la décision de s’assumer enfin. Il faut lire dans l’Actualité le texte de Benoît Pelletier qui décrit bien la situation. La souveraineté n’est pas seulement l’apanage du PQ mais de tous les partis politiques québecois y compris des libéraux qui savent très bien que le Québec devrait être un pays depuis longtemps.

lagentefeminine: Vous avez tout a fait raison. Sauf que grandir et ne pas s’enfermer sur soi, dans mon cas, ca veut dire faire partie d’un pays qui se nomme Québec. Même constat; conclusion différente. Vous préférez avoir des ministres qui ne parlent pas votre langue et dont vous ignorez même le nom pour vous représenter sur la scène internationale? C’est votre droit.

Pierre Bouchard: Quel bon point que vous soulevez. La principale force d’inertie qui s’oppose à la souveraineté est effectivement l’individualisme. Un projet *collectif*, dans un tel contexte, est difficile à promouvoir.

La ville de Québec est probablement la ville au Québec ou cette valeur (individualisme) est le plus encouragée. On y revient toujours mais si certaines radio-poubelles étaient en faveur de l’indépendance plutôt que de prôner un fédéralisme lèche-cul, nous pourrions facilement inverser les chiffres concernant le support au *oui*. Or, depuis 15 ans, cette radio poubelle fait des ravages.

Ce n’est pas un mariage de raison monsieur Fleurent. C’est un mariage arrangé.

6.3 québécois francophones sur 10 ont voté oui pour le référendum de 1995.

C’est donc dire que 3.7 québécois francophones sur 10 ont empêché la majorité de se faire un pays, le tout combiné aux anglophones et aux allophones.

Parizeau avait raison avec sa déclaration. Mais dans le contexte, il avait oublié de dire qu’une minorité de francophones s’étaient joints aux anglophones et aux allophones pour empêcher les québécois francophones de se doter d’un pays.

Le syndrome de la cage à homards de Parizeau est encore très présent chez nos séparatistes à ce que je vois: pas de retour possible en arrière.

Et c’est bien ainsi.

S’il y avait un retour possible et connaissant les Québécois, ces derniers seraient déjà entré dans la cage mais l’inéluctabilité du processus les force à réfléchir profondément et le résultat de cette intense méditation est que par deux (2) fois, ils ont sagement refusé de croire les chimères des séparatistes et leur ont montré la porte.

Et le peuple a toujours raison!

En 1980, l’épouse avait peur. C’était un peu le syndrome de la femme battue. On ne peut passer 220 ans de colonialisme sans que cela laisse des traces.

En 1995, l’épouse s’est fait « avoir » – pour employer une formule polie – par l’argent et le chantage émotif (I love you). Depuis ce temps, elle est comme un zombie et son mari abuse d’elle de plus en plus. Sa force de résistance est amoindrie.

De toute façon, ce n’est pas un vrai mariage. C’est un mariage forcé, car l’épouse est un butin de guerre qui n’a pas plus de droits que les 9 autres enfants du couple. Pour quitter le foyer, elle doit demander la permission au mari et aux enfants….Pas évident.

Pierre Cloutier

91 % des non-francophones se remarieraient sur-le-champ, contre seulement 56% des Québécois de Québec

Évidemment, ce sont les Québécois qui vont manger la clac.

Frapper sur les Québécois, no problem. S’offusquer que, 40 ans après la fondation du PQ, 91% des non-francophones ne veulent toujours rien savoir du Québec libre, est toujours politiquement incorrect

Canada- Québec n’est pas un mariage mais un viol ( 1763- 1838-1867=1910- 1970-1980, 1990-1995 et 2003)
Comment un francophone peut marier un unilingue anglophone
Comment un démocratique peut marier un totalitaire royaliste
Comment un catholique universel peut marier un protestant sectaire
Comment un tiers mondiste non violent peut marier un impérialiste violent
Comment un colonisé peut marier un colonisateur
Comment un intellectuel peut marier un matérialiste
Comment un etc……
Totalement incompatible ce mariage forcé .

Je suis tout à fait d’accord avec celui qui suggère de nous décrire les pourquoi et avantages de devenir un pays. D’abord, je comprendrais mieux les enjeux et ensuite, ça me donnerais plus d’arguments à appuyer ma position de souhaiter que mon Qc devienne un vrai pays … autonome dans cette mare nord américaine anglophone … qu’il soit seul propriétaire de son économie avec tous les services interreliés et non en contante bataille versus les doublages fédéraux qui ne cesse de mettre son nez dans tout ça.

je suis très positif en l’avenir, et de voir le Qc devenir autonome et seul maître de sa destinée, serait mon seul et unique rêve que j’aimerais voir se réaliser de mon vivant.

Bon avenir prometteur à tous!

C’est pourquoi la meilleure manière de clore le débat et de pouvoir passer à autre chose serait que les Québécois se dotent d’une constitution (ou l’équivalent). Mais pas un texte dicté unilatéralement par un parti unilatéralement par un parti devenu majoritaire (comme l’ont été toutes les décisions importantes jusqu’ici), mais bien par une sorte d’Assemblée Constituante.
On pourrait ainsi décider de ce qu’on veut: protection du français, valeurs fondamentales communes, accueil et intégration des immigrants, laïcité et droits individuels, pouvoirs économiques, culturels, sociaux et politiques que devraient avoir le gouvernement du Québec, qu’est-ce qui peut être partager ou laisser à l’extérieur (gouvernement canadien, ALÉNA, organisations supra-nationales), etc.

Après quoi, on pourra aller discuter avec le Canada. Si cela peut être réalisé dans le cadre canadien, alors finie la souveraineté : le Québec signera la constitution vraiment « dans l’honneur et l’enthousiasme ». Si le Canada refuse de discuter, le Québec se bâtira lui-même et renégociera son adhésion à l’ALÉNA, l’OTAN et autres organisations internationales. Dans un cas comme dans l’autre, le débat sera réglé et surtout nous aurons réglé dans la foulée les questions d’identité nationale.

Drôle, j’ai cru que dans le nouveau discours inclusif des souverainistes que tous les gens qui habitaient le Québec étaient des Québecois à part entière! Si c’est vrai, ça veut dire que 51% des Québecois choisirait de retourner au mariage!

D’un point de vue scientifique, «force d’inertie» n’est pas le bon terme. Il faudrait simplement dire «inertie». Il n’y a aucune force qui est appliquée, sinon des forces «fictives», dans une situation d’inertie. Il faut faire attention quand on fait des métaphores avec des concepts qui viennent d’un autre domaine. «Force d’inertie» ça existe, mais ce n’est pas approprié du tout pour la situation.

Aussi, on peut regarder les chiffres. Des 49% ne voulant pas se «remarier», 35% sont prêts à se séparer de toute façon. Ce qui indique que l’inertie n’a d’importance que pour 14% de la population, et qui dit que cette inertie ne fonctionne pas dans les deux sens? Ils ne veulent pas se remarier car ils sont inertes.

Bref, ça mine (lire : anéantie) la crédibilité de la proposition.

@François I
Chimère souverainiste vs réalité fédéraliste ? Personnellement j’aime mieux tenir compte d’une situation que je peux contrôler que celle sur laquelle je n’ai que très, très peu de prise. La réalité fédéraliste me semble plus destructive. On l’a vu à répétition dans les décisions de la cour suprême. On le constate également dans le projet de la réforme de la carte électorale qui diminuera le poids politique du Québec dans la fédération canadienne. Dans le Canada tel qu’il est maintenant ainsi que dans un avenir prévisible si la fédération canadienne n’est pas réformée (ce que n’a pas réussi faire Meech), l’avenir du Québec équivaut à sa «louisianisation». Ce qui ne me souri guère.

Mais le peuple a-t-il vraiment toujours raison ? N’oublions pas que dans les années 30, la montée du nazisme et l’arrivée au pouvoir d’Hitler se sont fait en s’appuyant fortement sur l’appui populaire. D’une façon tout à fait opposée, à peine le tiers des Canadiens ont votés pour Harper aux dernières élections. Si le peuple avait toujours raison, Harper et sa gang seraient aujourd’hui dans l’opposition.
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@Vincent
Je peux écrire des équations hermétiques et scientifiques. Ça pourrait être intéressant mais ça ne changerait pas la réalité. On pourra s’enfarger autant qu’on le veut dans les fleurs du tapis, ça n’empêchera pas la terre de tourner. Et la réalité sera toujours qu’un corps ou un esprit en mouvement rectiligne continu ou au repos reste en mouvement rectiligne continu ou au repos tant qu’une force extérieure ne lui est pas appliquée. Appelez ça comme vous voulez ça ne changera pas cette loi.

À quand une discussion sur la boiterie des comparaisons ? 😉

J’ai lu quelque chose sur internet dernièrement que j’ai trouvé pas mal bon. On pourrait peut-être l’appliquer à la relation Québec-Canada et ainsi voir si une séparation, un divorce ou une garde partagée ou un cessé le feu serait une solution.

C’est un pretre américain qui a écrit un livre sur l’homme qu’on ne devrait pas marier…
-celui qui ne peut concerver un emploi
-qui n’a pas d’ami
-qui se montre plus affectueu en public qu’en privé
-qui remarque tout vos défauts mais jamais les siens
-que ça première femme a du poursuivre pour la pension alimentaire
-que c,est enfants n’aiment pas
On devrait toujours prendre une année entre le moment de la décision de se marier et la réalisation
Est-ce que l’amour a grandit depuis le moment de la décision?
Voit-on dans cette personne les quallités qu’on voudrait retrouver chez nos futurs enfants?
Est-ce que cet amour est d’égal intensité?
Est-on certain qu’il n’est pas a sens unique?
Etre très prudent face a l’envie et la jalousie.
Ne jamais accepter un code de conduite des règles de fréquentations car elles pourraient devenir des ultimatum.
J’ajouetais qu’habituellement on est pret a s’engager dans une relation quand on en a assez de se regarder le nombril et veut développer un projet commun qui devrait nous faire grandir et donner laisser un héritage qui pourra continuer de se développer… pour ne pas avoir fait que passer.

« Et le peuple a toujours raison! » Sauf quand il vote BLOC. C’est ça mon François the first ta fameuse démocratie?

On l’aime cette analogie du couple Canada/Québec.

Un couple où le Québec n’a accès ni au pouvoir décisionnel du maître, ni au portefeuille.

Avec la minorité de députés Québécois élus au Canada, nous n’avons que trop peu de pouvoir législatif.

Avec la minorité de ministres Québécois délégués, nous n’avons que des miettes de pouvoir exécutif. (J’ai beau être pour l’indépendance du Québec mais le Bloc Québécois ne nous aide pas ici.
« Il faudrait voter du bon bord »)

Heureusement, il n’y a pas d’agression physique dans le couple…
On s’en réjouit, on dit alors que tout va bien et que l’on aime notre bon Canada.

Très intéressante réflexion. je commencais à désespérer de la capacité québécoise de vincre les «forces d’inertie» (que Vincent note mon désaccord avec son assertion. La philosophie n’est pas inerte, elle évolue. es concepts aussi, voire les dogmes de la science. L’inertie qui est l’absence de forces endogènes de mouvement, ne signifie pas absence absolue de forces externes opposées dont la résultante est nulle. Ce sont des forces d’inertie).
Revenons à la pensée de Mr Lisée, doit-on comprendre que les souverainistes devraient abandonner leur rêve?

Vous dites

1) je ne veux pas quitter ma conjointe; mais 2) si je la rencontrais aujourd’hui, je ne voudrais pas vivre avec elle; à tel point que 3) même si elle s’améliorait, je ne voudrais toujours pas vivre avec elle.
Un couple qui fonctionne sur ce schéma de pensée n’est plus un couple, c’est de l’hypocrisie. On ne peut faire des projets futurs avec quelqu’un qui nous inspire si peu. C’est normal que les gens de Montréal ne soient pas interessés par le couple dysfonctionnel Canada-Québec: ils sont confrontés chaque jour à leur élimination issue de la passivité. En fait, le terme à utiliser est passivité; des bovins qui regardent les trains passer et ne voient pas celui qui va leur passer dessus. Avec l’anglicisation galopante et l’immigration débridée sans balises, il n’y aura bientôt plus de couple, il n’y aura que des frères et des soeurs canadians. ouah, quelle belle famille nous ferons, mare usque ad mare. Tiens, ça me déprime.

Le Québec serait, selon l’expression de Mme King, à l’intérieur du Canada comme une tranche de jambon entre deux tranches de pain. Voilà qui en dit long sur l’image que se font les fédéralistes de la position du Québec dans ce pays, la tranche de jambon coincée entre deux tranches de pain. Cela est très révélateur du problème qui se manifeste même dans l’évocation qu’on fait d’une relation qu’on compare à une relation de couple. Le Québec est bel et bien coincé entre deux tranches de pain. Décrire ainsi une relation de couple, en y octroyant automatiquement à l’autre la position dominante et multipliée. En effet, le pain, il y en a deux tranches et ce sont les deux tranches qui coincent le jambon, les deux tranches de pain peuvent abandonner le jambon, mais pas le jambon prisonnier des deux tranches de pain. En fait il s’agit d’un couple dominant dominé ou l’un des membres contrôle la relation à tel point qu’il est vue comme double pour mieux encadrer l’autre membre.

Selon Mme King toujours, si le Québec quittait le couple, ce serait pour une autre relation de couple. Bizarre comme les fédéralistes sont des gens dépendants. Ils ne peuvent voir le Québec autrement que dans une relation de couple, impossible pour lui de vivre par ses propres moyens.

@ Denis Drouin:

Vous trouvez que le fédéral est « destructif » pour le Québec? Eh bien, prenez-vous en aux bloquistes et non au fédéral. Ce sont eux qui prétendent « défendre SEULS les intérêts du Québec à Ottawa » et manifestement, selon vous, ils ne font pas la job!

Si le Québec avait élu des Conservateurs au lieu des inutiles bloquistes, nous serions beaucoup mieux servis car le vrai pourvoir réside dans l’exercice de celui-ci et non dans l’opposition éternelle sinon, pourquoi le Parti québécois voudrait-il se l’approprier, le pouvoir?

Pour ce qui est de la Cour Suprême, elle a pris beaucoup de décisions qui favorisaient le Québec mais ça, les séparatistes préfèrent le garder secret et alimenter le mythe de la Cour qui « penche toujours du même bord »:

« Pourtant, cette Cour qu’ils honnissent a bien souvent penché «du bon bord». À la fin du XIXe siècle, c’est elle qui a annulé des élections parce que l’Église catholique avait fait campagne en chaire contre les candidats progressistes. Quelques décennies plus tard, elle a puni Maurice Duplessis parce qu’il avait abusé de ses pouvoirs en faisant retirer le permis d’alcool de Frank Roncarelli, un restaurateur qui avait le malheur d’être Témoin de Jéhovah.

C’est la Cour suprême qui a invalidé la loi fédérale criminalisant l’avortement, créant le vide juridique dont tant de Québécois ont récemment vanté les mérites, y compris Mme Marois elle-même (soulignant alors l’importance de «reconnaître les droits et respecter le libre choix des personnes»…).

C’est la Cour suprême qui a forcé les provinces anglaises à respecter leurs obligations envers les francophones hors Québec. Et, dans un avis que ne cessent de citer les souverainistes, ce tribunal a affirmé l’obligation pour le reste du pays de négocier avec un gouvernement du Québec qui aurait obtenu une majorité claire de OUI en faveur de l’indépendance.

Source: http://www.cyberpresse.ca/place-publique/editorialistes/andre-pratte/201006/04/01-4287045-couchons-nous.php

Le peuple a TOUJOURS raison surtout lors d’un référendum où les résultats représentent un choix entre deux options et non entre une multitude de candidats ou partis politiques.

Le Québec n’est même plus une même réalité sociale, économique et linguistique pour Montréal, Laval, les banlieues du grand Montréal, les hautes Laurentides, l’Outaouais, l’Estrie, Québec et les Régions. Les disparités sont tellement grandes qu’on arrivent plus a concillier un projet de société commun. S’Il y avait une séparation du Québec d’avec le Canada, les Montréalais ne tarderaient pas à vouloir sans dissocier. Ils sont tellement nombreux a ne jamais être sorti de leur Ile pour aller ailleurs au Québec, ils préférent sortir du Canada et aller aux EU. Ils ne sont pas non plus majoritairement anglophones, allophones ou immigrants. Non ce sont bel et bien des Québécois d’origine pure laine comme certain disent. Mais pour eux le reste du Québec n’est pas à la hauteur, la vrai vie c’est la ville, la grande et le nombrilisme dont ils font preuve nous coute une fortune en impots puisqu’ils ont réussit a centraliser les sièges sociaux ils croient le reste du Québec dépendant d’eux. Alors que c’est le contraire. C’est une ville de services. Et sans activité primaire, secondaire il n’y a que des services pour les assistés sociaux. Ça prend de l’activité économique de base et matières premières les villes sont des centres de services pour les collectivités. Ce mode de développement doit changer. Ceux qui veulent un québec indépendant devraient commencer par se demander ce que c’est qu’un Québécois aujourd’hui et qui veut vraiment adhérer a un tel projet. Les alliés et les discidents ne sont pas toujours ceux que l’ont croient.

Bien la comparaison de couple. En fait ce sont les fédéralistes les premiers qui nous l’ont sorti (« séparation » du Québec = divorce, constitution = contrat de mariage, la grande famille canadienne, etc.).
Malheureusement, l’histoire de couple (comme celle du « pacte entre deux peuples ») n’est servie qu’aux Québécois. Pour les Canadiens, il n’y a jamais eu « mariage » entre deux peuples (c’est à peine si certains acceptent de reconnaître qu’il y a deux peuples): le Canada est un pays anglophone dans lequel, par bonté ou nécessité, on accepte de laisser un peu de place au français (la minorité geignarde).

P.S. Mes excuses aux peuples amérindiens qu’on laisse de côté dans ce débat.

M. Lisée

De grâce, posez aussi la même question aux canadiens hors Québec.

J’aimerais tellement savoir s’ils veulent de nous!

@Linda Hart – je parlais évidemment de la situation géographique du Québec par rapport au reste du Canada. Et la situation géographique d’un pays dicte bien des choses. Vous n’êtes pas la première indépendantiste qui rêve de voir le Québec un jour s’envoler au dessus de l’Atlantique pour aller s’installer dans les Antilles ou dans la Mer du Nord. D’autres plus réalistes avaient suggéré une association avec le Canada. Jacques Parizeau et René Lévesque seraient donc selon votre évaluation des êtres dépendants.

Je ne partage pas votre attitude envers le mariage. On peut vivre avec quelqu’un pendant 40 ans et apprécier qu’une personne n’est pas parfaite sans tomber dans le discours du dominant/dominé. Dommage que vous ne pouviez vous imaginer une telle situation.

Moi Mme King je parlais de vos réflexes inconscients et votre affaire de sandwich les démontre très clairement. En passant, il y a une différence entre vivre de manière indépendante tout en créant des liens avec des partenaires et vivre de manière dépendante comme un adolescent attardé.

Pour ce qui regarde sa situation géographique, je suis d’accord avec vous que si le Québec était à un bout ou à l’autre du Canada, il y aurait longtemps qu’on lui aurait montré la porte. On nous tolère dans ce pays, nous les pas comme les autres, parce que sans nous, le Canada n’aurait pas cet aspect uni.

Dans le cas d’un viol, est-ce cela peut produire un couple? Et un viol à répétition? Et un viol avec séquestration? Un viol permanent est-ce que ça peut être considéré comme une vie de couple? Si la partie agressée cherche à se libérer est-ce que c’est un comportement sain, normal? À partir de combien de jours, de mois, d’années et de sciècles devons-nous cesser de vouloir notre liberté?

Le Québec se trouve très bien dans le Canada. Lorsqu’on reçoit 8,5 G$ en péréquation, cela fait oublier bien des petits travers.

“Canada Québec est un mariage de raison”? NON
Canada Québec est un mariage sans raison.

« De toute évidence, les gens de Québec ne veulent tout simplement pas être la capitale d’un pays. Il faudra un jour respecter leur volonté ! »

Si je vous saisis bien, monsieur Lisée, vous suggérez que Québec ne soit pas choisie comme capitale d’un éventuel Québec indépendant ? C’est de bonne guerre…

Mais je doute fort que l’indépendance du Québec se produise jamais! Nos jeunes s’américanisent de plus en plus. Je ne le déplore pas, je constate simplement.

Richard Sauvé,
Québec.

Bonjour M.Lisée, toujoours un plaisir de vous LIRE

Si je suis un anglophone et que je lis ce que les Québecois ont a dire sur leur pays, et bien je retoourne au dodo, tout va bien, on les a eu plus d’une fois et on les aura encore et encore et encore, ca prend des Québecois pour enterrer les Québecois.