Le Courrier des Internautes

Les claviers chauffent ! (Photo Wikipedia Commons)
Les claviers chauffent ! (Photo Wikipedia Commons)

Beaucoup de trafic sur les pages commentaires du blogue cette semaine.

Le climat a fait chauffer les claviers, la langue a délié les arguments, la hanche a étonné et fait réagir, comme le coup de Poker.

À vous la parole:

* Le billet 5 choses indispensables à savoir sur le climat a suscité un débat épique entre ceux qui nient l’existence du problème, ceux qui en sont conscients et ceux qui pensent que ce sera une bonne chose pour le Québec. Je donne la palme de la meilleure réplique à Warren Peace, qui nous signale cette intéressante carte interactive qui nous permet de constater les dommages causés par une élévation du niveau de la mer. Et de voir que le Québec est une région très résiliente. Il ajoute:

À une élévation de 3 mètres correspond:

a) la disparition d’une partie d’Israël, le long du Jourdain, dont la partie nord deviendra un lac – très large!
b) Alexandrie, en Égypte, disparaîtra
c) le sud du Vietnam (jusqu’à et incluant Saigon) sera submergé
d) les banlieues sud de Karachi, au Pakistan, disparaîtront sous l’eau
e) la côte de l’Adriatique sera engloutie, de Ravenne à Venise et au delà
f) Adieu Amsterdam, Rotterdam et la Haye, aux Pays-Bas; les zones submergées vont de Calais, en France, à Hambourg, en Allemagne; elles incluent la côte ouest du Danemark.
g) au Québec, les îles de Sorel disparaîtront, de même que certaines îles à l’est de l’Île d’Orléans. Des quartiers complets de Trois-Rivières seront menacés.
h) aux USA, des millions de personnes devront être relocalisées, car la côte Atlantique (région de Washington à New-York en particulier) sera dûrement touchée…

= = =

Mais il y a lieu de se réjouir, nous disent (ses collègues internautes), car ils pourront agrémenter leur jardin de nouvelles variétés de pivoines pendant que les forêts du Nord du Qc flamberont.

Une mention, quand même, pour Jacques Noël:

J’ai passé ma jeunesse avec les Marxistes. J’ai traversé ma vie adulte avec les féministes puis les gays et lesbiennes. Là, chu poigné, depuis le début du 21e, avec les verts. (…) On en a pour des décennies…

Et je note avec un soupçon de fierté que ce billet fut référencé sur le blogue de l’économiste Gilles Raveaud, de la revue Alternatives Économiques, en France.

* Au sujet de la Révolte des étudiants trop branchés, ces lycéens français refusant de fermer leurs cellulaires en classe, Benjamin-Hugo Leblanc offre ce commentaire/témoignage:

Comment lui faire prendre la moindre altitude s’il n’existe plus aucun savoir partagé sur sa fondation, et si l’on se préoccupe davantage de discourir sur le maillet (méthodes pédagogiques) que sur la taille même des pierres? Ce savoir minimal, morcelé, méfiant à l’égard de ses formes instituées (et donc collectives), renvoie l’étudiant à lui-même, et tout charisme de fonction (Weber) ayant été destitué, il n’y a plus qu’une compétition des charismes personnels, à laquelle les étudiants sont évidemment prompts à prendre part. En fait, tout porte à croire qu’ils y sont de plus en plus encouragés. J’en veux pour témoins ces plans de cours dans un cégep de Québec que je ne nommerai pas, lesquels doivent désormais porter la signature du professeur et de l’étudiant – véritable contrat entre égales parties. L’involution progressive du maître vers l’”enseignant”, puis de l’enseignant vers l’”accompagnateur-animateur” illustre bien le processus par lequel on a éliminé tout modèle susceptible de susciter une émulation; l’irrespect et les incivilités en classe, aujourd’hui, ne peuvent y être étrangers.

* Au sujet de Après les cégeps: l’université, le lien vers ma proposition de réforme des frais de scolarité, j’engage avec l’ex-président de la FEUQ, Pier-André Bouchard-St-Amant, maintenant étudiant à la LSE, un intéressant échange. Atim Léon répond sur le oikosblogue avec sa propre contribution, qui ne me convainc pas mais qui vaut le détour.

* Au sujet du billet  Langue: l’exode et l’épicentre du séisme, Guillaume apporte ce témoignage du West Island:

L’exode des anglophones est un sujet TRÈS discuté dans la communauté anglophone, qui l’assimile à une épuration ethnique. Je viens du West Island, j’ai fait mes études à McGill et je peux confirmer que le phénomène est très répandu.

Ceux qui n’apprennent pas le français et ceux qui n’ont aucune intention de vivre ou travailler en français partent très rapidement après leurs études. Après 1995, mes voisins anglophones plus âgés ont suivi leurs enfants déjà partis en Ontario. En général été remplacés par des immigrants qui vivotent entre l’anglais et le français, selon les cas.

Il est très facile de passer toute sa vie à Montréal sans parler français du tout, surtout si on travaille dans certains domaines. Mais je dis à tous les anglos et immigrants d’apprendre le français et d’envoyer leurs enfants à l’école française pour la simple et bonne raison que s’ils veulent demeurer ici, ils doivent tisser un réseau social francophone. Avec tous les départs de gens qui ne trouvent pas leur place ici, un réseau social anglophone ici est beaucoup trop fragile pour résister plus d’une décennie. En ce sens, la communauté anglophone montréalaise ressemble maintenant beaucoup plus à une communauté d’exilés en territoire exotique (avec beaucoup plus d’institutions évidemment), qu’à une véritable minorité bien établie.

Joël Cuerrier ajoute aussi cette expérience personnelle fort instructive:

j’ai vécu deux ans à Lasalle, dans un quartier italien. Près de chez moi, il y avait une épicerie indienne, où je n’étais pas bienvenu, où je me sentais regardé de travers… et où on ne parlait pas français du tout. Devant chez moi, un dépanneur vietnamien. Sympathique le propriétaire, travaillant 16 heures par jour, sept jours semaine, toujours le sourire… mais pas un mot en français, même pour dire bonjour, pas possible. Le petit bar à côté de ce dépanneur, là aussi, j’étais un étranger, pas bienvenue, c’était des jamaïcains surtouts… enfin, des caribéens anglais. La serveuse parlait français, mais ça ne semblait pas être une place pour moi du tout. Idem pour le petit café d’à-côté, fréquenté pour des italiens uniquement, idem pour la boulangerie italienne, tout se passe en anglais. J’en ai eu marre un moment donné. J’imagine que c’est pour cela qu’il y a si peu de francophones dans l’ouest de l’Île, on en vient à se sentir si étranger qu’on sacre notre camp de l’autre bord du pont.

Quand c’est tout le temps, à tous les jours, partout, dans les commerces qui t’entourent, tu as beau prétendre pouvoir exiger d’être servi en français, c’est perdu d’avance. Tous ces commerces étaient ethniques et servaient majoritairement leur minorité ethnique, toutes les trucs à distance de marche de chez moi, en général, c’était en anglais. Ma rue en entier était majoritairement italienne et indienne. Qu’est-ce qu’on peut y faire ? Dans tout cela, c’est toi le minoritaire. Alors, j’utilisais quand même ce dépanneur parce qu’il était à 30 secondes de chez moi. J’allais toujours à cette épicerie, parce que c’était de l’autre bord de la rue… et je ne disais pas un mot. Mon autre option, m’allonger de dix minutes pour marcher jusqu’à un autre dépanneur… ou prendre la voiture pour aller à une autre épicerie, c’est moi que je pénaliserais.

C’est beaucoup plus facile à vivre comme vous le faites, comme je le fais, quand on ne vit pas au cœur de ce problème. Maintenant, je suis en banlieue, je peux moi aussi me vanter d’exiger le service en français, puisque je n’habite plus à Lasalle et que je n’ai plus ce problème. Ça a été une des raisons qui m’ont décidé à partir, il n’y avait absolument aucune camaraderie dans ce voisinage. Je ne connaissais pas mes voisins.

Pierre Desrochers offre un autre témoignage, depuis Lanaudière:

Ici, dans la région de Joliette, nous arrivent depuis plus ou moins 8 ans des réfugiés Colombiens(il y aurait actuellement une soixantaine de familles), et, cette année, des Bhoutanais-Népalais.

Or, une bonne partie des réfugiés Colombiens, après un séjour variable ici, s’en vont à Montréal.Il s’agit, le plus souvent, des plus scolarisés ou, encore, des familles avec des enfants.Ils vont à Montréal pour:les études, l’emploi….pis l’anglais. Eh oui! Dans certains cas, pour apprendre l’anglais. Certains s’en sont allés en Alberta.

Jean-Sébastien Marsan pense cependant que le futur choc pétrolier sera bénéfique au français:

À propos de l’étalement urbain, il existe une piste de solution (qui s’imposera qu’on le veuille ou non, personne ne pourra l’empêcher): la hausse du prix de l’essence.

Vous n’êtes pas sans savoir que l’ère du pétrole à bon marché s’achève, que nous sommes en train de brûler ce qui reste de pétrole cheap. Le pétrole de demain, plus difficile à extraire et plus rare, sera plus coûteux. Ce sera la fin d’un mode de vie axé sur la liberté de se déplacer dans une voiture individuelle, donc la fin de la banlieue; le coût financier de ce mode de vie sera tout simplement hors d’atteinte pour la majorité des ménages.

Nous assisterons alors à un exode inversé, cette fois vers la ville. Montréal retrouvera ses francophones! (En investissant dans les transports en commun, il y aura peut-être moyen de densifier et de sauver du déclin les banlieues de première couronne.)

* Au sujet du Mystère de la hanche disparue, où je parle d’une photo sans doute retouchée de l’actrice Demi Moore, P. Bouchard écrit:

Mémo à monsieur Lisée , vous devriez changer de code d’accès pour faire des entrées sur votre blogue apparement Nathalie Petrowski on Marie-Claude Lortie s’en servent.

Je comprends qu’il trouve que j’ai des sujets parfois trop légers. Mais j’ai comme devise de prendre au sérieux les sujets légers et avec légereté les sujets sérieux.

Mfrance, elle, pose la question qui tue:

ce que je ne comprends c’est:  pourquoi enlever une hanche ? les hommes adorent les hanches non ??

Gébé Tremblay nous fait une confidence:

Et alors ?Ma femme me demande de faire la même chose sur les photos que je prend d’elle et qu’elle télécharge sur internet pour sa famille et amis à l’extérieur du pays.

Je suis graphiste de métier.Lorsqu’on se présente en public, est-ce qu’on se met sur son 36 ou pas ?C’est normal de s’avantager et de donner bonne impression. C’est la définition même du “maquillage”. On efface les défauts et met en valeur les qualités.

Le maquillage n’est pas un métier réservé à l’image, il est tout autant pratiqué par les ouvriers des mots. C’est la différence entre le bijoutier et l’artiste.

En effet, Demi est demie. Elle a été “taillée” comme un diamant. L’artiste exprime la beauté qui nous a échappée.

Julien David a le dernier mot:

La Moore, la Moore, que de crimes on commet en ton nom.

* Au sujet du Coup de poker de Loto Québec, Raphael P. voit une source de profit chez les joueurs étrangers.

Je suis bien d’accord avec vous que Loto-Québec à un devoir de retenue sur le territoire du Québec. Cela dit je trouve l’idée d’un site de poker en ligne intéressant dans la mesure ou cela pourrait permettre à loto-Québec d’aller trouver des revenus à l’étranger. Cet univers, celui du jeu en ligne, est en ce moment un nid de vipères contrôler par des groupuscules louches et sans aucun doute mafieux. Si loto-Québec réussi à mettre quelque chose en ligne d’intéressant je crois qu’un site de poker en ligne soutenu par un gouvernement (et donc beaucoup plus légitime) pourrait avoir beaucoup de succès auprès des adeptes du jeu en ligne partout dans le monde.

François Dorlot, lui, se fait enthousiaste et expansionniste:

Loto Q a tout à fait raison de vouloir “rapatrier” tous ces millions qui vont ailleurs. Mais il faut voir plus grand. Un seul exemple, celui des travailleurs et des travailleuses du sexe. Ils sont la proie des mafias, gangs de rues, et autre associations qui ternissent notre image. Que de taxes et d’impôts perdus! Honte! Pour rapatrier tous ces beaux millions, il est grand temps que Loto Q devienne Loto Cul et organise partout au Québec des lupanars, maisons de passe et autres lieux de saine distraction. Les casinos seraient des lieux d’excellence et de référence de ces pratiques. Ça couperait l’herbe sous les pieds de la pègre et nous permettrait d’investir tout cet argent au soutien des prostitué(e)s en détresse, à l’enseignement de la saine sexualité à l’école, etc. Mais bien sûr, pour protéger notre belle jeunesse, les praticien(ne)s seront recruté(e)s exclusivement à l’étranger, en particulier dans les pays les plus pauvres, afin de maximiser les profits, vu les maigres émoluments qui pourront dans ce cas leur être versés. Je compte sur vous, Monsieur Lisée pour pour vous faire le champion de ce grand virage social.

Je vous rassure, c’est déjà fait. Je défends, avec moins de truculence, une thèse semblable dans Pour une gauche efficace.

* Finalement, Gilles de NDH, au sujet de mes Vidéo-clips du samedi, écrit ceci:

J’ai comme l’impression que vous sortez directo de Dawson, l’essentiel de vos références culturelles sont anglo-saxophones…

Excellente remarque. Cela m’avait fait tiquer aussi. Je fais un effort cette semaine, mais je suis aussi, un toute petit peu, tributaire des suggestions que l’on m’envoie.

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13 commentaires
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CorrigéLe réchauffement climatique fait monter le niveau des océans à chaque siècle depuis 120 siècles : 20 cm de montée au 20ème siècle, vraisemblablement 40 cm de montée au 21ème (1). En Israël, un village vieux de 80 siècles est présentement situé à 400 m des côtes et à 12 m de profondeur. Cela signifie que la mer Méditerranée est montée de 15 cm par siècle depuis 8 000 ans.

20 cm au 20 ème siècle et 40 cm au 21ème siècle ! Nous sommes loin des 3 m mentionnés par certains alarmistes qui me font penser à ceux qui prévoyaient une apocalypse de boucane au 19ème siècle à cause de l’invention des trains à vapeur, ou un enchevêtrement invivable de fils électriques dans les ciels citadins du 20ème siècle à cause de l’invention de l’électricité. Ces prévoyants, la plupart dépourvus de toute formation scientifique sérieuse, prédisent tout, sauf le progrès de la science !

Avoir peur d’une découverte scientifique, ou d’une conséquence technologique, largement exagérer cette peur, en sortir des scénarios alarmistes, catastrophistes ou apocalyptiques, fait partie de la nature humaine. Particulièrement de celle qui a peu ou pas de formation scientifique. Cette nature humaine dépourvue de formation scientifique, c’est elle, malheureusement, qui domine le monde des médias, qu’il s’agisse des journaux, de la télévision, de la radio, des blogues, ou des officines de communication. Je ne critique pas : je constate.

Il été ennuyant de vivre le 20 cm d’augmentation du niveau des océans au 20ème siècle. Mais cela n’a pas été catastrophique. Il est triste que ce village israélien et la vieille Alexandrie soient 12 m et 5 m sous l’eau, respectivement. Mais Israël et l’Egypte ont survécu à ces drames au demeurant non anthropogéniques. Les 40 cm de montée du 21ème siècle seront ennuyants, mais cet ennui pâlira comparativement à des problèmes tellement plus importants et, surtout, plus solubles : l’accès à l’eau potable, la gestion des déchets, la lutte contre la vraie pollution, entre autres.

La montée des océans est associée à la montée de la civilisation humaine (je n’ai pas dit qu’elle en était la cause). Nous n’avons jamais tant progressé, en tant que race humaine, depuis que l’océan monte. Nous avons su nous y faire, nous y adapter ; nous saurons continuer de le faire. C’est mon acte de foi.

Copenhague n’est en rien une panacée. Une application radicale de tous les Copenhague du monde ne changera presque rien: les océans vont monter quand même au 21ème siècle, tout comme ils ont monté au 20ème, au 19ème, au 18ème, et pendant les 100 siècles qui les ont précédés.

Heureusement, ces montées, nous les voyons venir, et elles sont presqu’insignifiantes à l’échelle de la vie adulte d’un individu. On peut essayer de les mitiger, mais pas au coût de réduire notre lutte contre des problèmes bien plus importants, et surtout, bien plus solubles.

Les 3 m de montée mentionnés par warren peace, alias papitibi, se produiront sans doute (préfèrerait-il une ère glaciaire qui remette 1 km de glace en permanence au-dessus de Montréal? Pas moi). Tout comme les 12 m au-dessus du village israélien se sont aussi produits. Mais 6 siècles seront vraisemblablement nécessaires pour atteindre ce 3 m de montée. Nous saurons nous y préparer.

Table ronde intéressante autour du professeur et géophysicien Vincent Courtillot :

http://www.slate.fr/story/13619/faut-il-bruler-les-climatosceptiques

Référence:

(1) Nature Geoscience, vol. 2, pages 571-575 (numéro d’aout 2009) : « Constraints on future sea-level rise from past sea-level change.

(2) http://www.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1242212435540&pagename=JPost/JPArticle/ShowFull

Hummmm! pour moi vous êtes amblyope sur les bords Jean-François. Si j’étais de NDG comme vous dites, il est probable que je n’aurais pas fait de remarques sur vos références …tuturelles.

Mais j’apprécie que vous les preniez en considération.

Alors pourquoi ne pas parler des lunettes à ornières rectangulaire à la mode qui vont causer des centaines de morts en empèchant les Québecois etles Québecoise de voir dans les côtés en voilant les points morts.
Ces lunettes ridicules à côtés larges et épais voilant la vue de côté sont une mode style les voisins gonfables et en plus déforment entièrement les visages ronds pour en faire des visages carrés pour ne pas dire des têtes carrées car cette mode vient d’un des héros violent des USA dont j’oublie le nom.
Comment des designers , des scientifiques et des professionnels peuvent -ils imposer une mode aussi débile à une population entière ( de colonisés) ?

Chaque année il tombe 5 mètres de neige à Québec. Il faut voir les bancs de neige en banlieue qui dépassent le toit des maisons en mars! C’est la ville (de plus de 100k hab) où il neige le plus au monde.

Ben fin avril, il ne reste plus rien. En mai, tout a fondu. Toute l’eau s’est retrouvé dans le fleuve pour aboutir dans l’Atlantique sans que la mer ait monté d’un centimètre à Amsterdam ou Tel Aviv. Alors où est que Warren Peace va prendre sa neige et sa glace (surtout qu’avec le « réchauffement » il va en avoir de moins en moins) pour faire monter les océans de la planète de 3 mètres??
—-

Les grands courants idéologiques, qui frappent l’Occident, mettent toujours un certain temps avant d’atteindre les rives du St-Laurent. Mais lorsqu’ils frappent c’est l’ouragan.

Dans les années 70, on a eu le marxime 10 ans après la Rive Gauche. Ca frappé fort dans les cégeps et universités. Le nec plus ultra était le modèle….albanais! Parlez-en à Gilles Duceppe et Alain Dubuc.

Dans les années 80 on a la vague féministe 10 ans après la France et les USA. Un jour les logues expliqueront que c’est cette vague qui a profondément marqué le cerveau déjà perturbé de Gamil Garbi, alias Marc Lépine.

Dans les années 80, on a eu la vague gay, 10 ans après Frisco, et dans les années 90, la vague lesbienne 10 ans après Greenwich Village.

Là, depuis le début du siècle on est poigné avec la vague verte, 20 ans après la Californie et le Nord de l’Europe.

A chaque fois, il s’agit de dire le mot « retard » comme dans « on est en retard » pour que le feu poigne. Pour qu’on se lance dans une campagne de rattrage ridicule

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Vs avez trouvé la recette pour faire marcher votre blogue: réchauffement de la planète (qui divise les Québécois en deux) et accommodements raisonnables (qui horripilent 110% des Québécois) Avec ca vous êtes assuré de devenir le plus blogueur le plus populaire au Québec

Une chose est claire depuis climategate: l’idéologie du consensus scientifique sur la nature du réchauffement climatique et ses conséquences, idéologie du consensus répandue, dirait-on, par tous les marxistes de la Terre, ou du moins tous les marxistes dépourvus de formation scientifique (et certains autres—pas nécessairement marxistes– aussi), est une fabrication de l’esprit.

On voit tous les efforts faits par de nombreux journalistes pour minimiser les « fuites » mises en évidence par ce climategate. Tous ces efforts ne changeront rien à l’essentiel: le pseudo consensus qu’on nous a présenté dans tant de journaux depuis quelques années est une vue de l’esprit.

S’il y a consensus, c’est plutôt autour des résultats plus modestes que je présente et ai présentés sur ce blogue et ailleurs. Consensus, il me semble, assez rarement décrit ainsi dans nos journaux et nos médias.

Ce consensus ne nie pas le réchauffement climatique; ne nie pas la montée des océans; ne nie pas une certaine contribution (qui reste à définir) du C02 anthropogénique à ce réchauffement et à cette montée. Mais il ne les présente pas de manière alarmiste, catastrophiste, ou apocalyptique. Et, au contraire des officines de propagande marxiste, verte, socialiste et autres, il présente à la fois les avantages et les inconvénients de ce réchauffement, ou d’une lutte contre ce réchauffement qui dépasserait des objectifs vraiment consensuels de lutte contre la pollution et le gaspillage énergétique.

Les marxistes rêvent d’un monde statique.

Au lieu d’affronter les changements en s’adaptant aux nouveaux contextes d’un monde en constante transformation, ils souhaitent que l’homme et l’environement s’adaptent à un système idéologique qui devrait, jurent-ils, assurer une stabilité éternelle.

Une sorte de ruche géante.

Mon doux seigneur, les îles de Sorel vont un jour disparraître ! 🙂

Les données brutes du CRU (Climate Research Unit) de l’Université East Anglia auraient été presque toutes jetées! Les seules données du CRU maintenant disponibles sont les données modifiées et « ajustées » par les activistes-et-scientifiques du CRU. Nul ne peut juger de la valeur scientifique de leurs modifications et « ajustements ». On se croirait presqu’au conseil des droits de l’homme de l’ONU!
http://www.timesonline.co.uk/tol/news/environment/article6936328.ece

C’est fou à quel point les sceptiques des changements climatiques semblent déterminer à dire que… si ceux-ci ne sont pas la catastrophe appréhendée, cela voudrait dire que tous les efforts sont en vain. On croit vraiment qu’on peut bouffer du pétrole pour trois quatre générations comme on l’a fait dans les trois, quatre dernières. Idem pour le charbon, pour le gaz naturel. La réalité est que l’on a des technologies pour améliorer la qualité de la vie humaine et qu’il n’y a pas de raison probante de s’en passer.

Même si les changements climatiques étaient de la foutaise ; ils ne le sont pas, mais si c’était le cas ; ce qui est proposé pour fixer le problème va dans le sens d’une amélioration de la façon dont fonctionnent nos sociétés.

On peut continuer de prolonger la vie humaine, d’explorer l’espace, de mieux comprendre l’histoire de l’Univers, on peut faire tout cela et plus encore… et on peut le faire sans brûler toujours plus d’énergies fossiles et l’envelopper dans trois couches de plastique.

Pour être sérieux pour une fois, disons que compte tenu que votre blogue est encore à ses débuts, je suis étonné que de ce que je connais de vous que vous traitiez de ces sujets.

Ceci dit, un blogue est comme la maison du blogueur,il peut discuter de tout les sujets si cela lui chante et si on n’y aime pas les conversations ou les sujets de discussion on n’a qu’à rester chez soi.

En ce qui concerne j’ai bien l’intention de continuer à prendre mon café en votre compagnie.

Je ne suis sans doute pas convainquant sur la question des frais de scolarité, car justement je souhaite élargir le débat.
Or, Le Devoir de ce matin nous informe que deux provinces canadiennes sont à expérimenter une formule dont je parle dans mon texte (http://www.oikosblogue.coop/?p=2155 ) avec des résultats qui semblent positifs (je le copie car certains liens du Devoir sont payants):

Accès aux études universitaires – Un soutien personnalisé pour les moins nantis
AMÉLIE DAOUST-BOISVERT
30 novembre 2009

Au Nouveau-Brunswick et au Manitoba, la barrière entre les élèves à faible revenu et les études universitaires est moins infranchissable lorsqu’ils reçoivent un soutien personnalisé.

L’initiative Un avenir à découvrir a haussé d’environ 10 % le nombre de jeunes francophones à faibles revenus du Nouveau-Brunswick qui souhaitaient présenter une demande d’admission dans une université par rapport aux jeunes qui ne participaient pas au projet.

Des chercheurs de la Société de recherche sociale appliquée ont suivi 5400 jeunes de 51 écoles secondaires engagés dans le programme. Ils bénéficiaient, tôt dans leur parcours, d’ateliers d’éducation au choix de carrière plus approfondis que ceux normalement dispensés, et d’une promesse de bourse de 8000 $ pour leurs études postsecondaires, sans aucune exigence de performance.

La moitié des enfants provenant de familles à faible revenu ne poussent pas leurs études au-delà du secondaire.

La proportion d’élèves manitobains prévoyant que l’argent freinerait leurs aspirations est passée de 22 à 10 % dans la cohorte d’élèves soutenus.

«Chaque année, on déposait un montant dans un compte en banque virtuel aux étudiants qui poursuivaient dans le projet», explique la chercheuse Heather Smith Fowler. «La seule preuve qu’ils devaient faire, c’est que leur famille était à faible revenu.»

Les deux cohortes étudiées devraient maintenant avoir fait leur entrée à l’université ou sur le marché du travail, mais les chercheurs n’ont pas encore pu compiler le taux réel d’inscription.

«On cherche des moyens d’encourager les études postsecondaires dans des familles où ce n’est pas la tradition ou dans lesquelles les revenus sont faibles. Ce n’est pas clair ce qui fonctionne, et c’est ce qu’on essaie de comprendre», dit la chercheuse.

Monsieur Noel,

« Alors où est que Warren Peace va prendre sa neige et sa glace (surtout qu’avec le “réchauffement” il va en avoir de moins en moins) pour faire monter les océans de la planète de 3 mètres?? »

Avez-vous déja GoogleMappé sur le Groenland, sur l’Antarctique et sur les Hymalayas? On parle ici de neiges éternelles continentale. C’est la qu’il est caché le fameux 3 mètre.

@jacques noël #4
« Les grands courants idéologiques, qui frappent l’Occident, mettent toujours un certain temps avant d’atteindre les rives du St-Laurent. Mais lorsqu’ils frappent c’est l’ouragan. »

Vous pouvez parler pour vous, Noël.

Mon habitat est plus éloigné des rives du St Laurent que le vôtre, que je sache! Un Bostonnais habite plus près du St-Laurent qu’un Abitibien…

Nice try. Come back later…