Le désordre des ingénieurs

L’Ordre des ingénieurs du Québec (OIQ) se targue d’avoir initié une trentaine d’enquêtes disciplinaires sur ses membres depuis le début de la commission Charbonneau.

La Presse nous apprend aujourd’hui que les allégations de corruption d’élus et de fonctionnaires, de collusion et de financement illégal des partis portis politiques ne sont pas les seuls problèmes de l’Ordre.

Un des ingénieurs impliqués par Michel Lalonde dans le cartel des firmes de génie détenait un poste au conseil de discipline de L’OIQ! François Perreault, vice-président de Génivar pour l’ouest du Québec, a démissionné de ce poste. C’était la seule option pour éviter l’expulsion, a confirmé le président de l’OIQ, Daniel Lebel.

M. Perreault a été identifié par le p.-d.g. de Génius, Michel Lalonde, comme le responsable de la collusion chez Génivar. Le cartel des firmes de génie a sévi de 2004 à 2009 à Montréal. En échange de ristournes de 3 % à Union Montréal, les firmes ont pu se partager de lucratifs contrats d’infrastructures.

M. Perreault a été nommé au conseil de discipline de l’Ordre en 2011. Déjà à cette époque, les journalistes d’enquête avaient exposé les liens troublants entre les firmes de génie dans le partage des contrats, et Génivar avait été identifiée comme l’une des firmes faisant partie du problème. Bien sûr, le travail des journalistes n’avait pas le même degré de précision et d’exactitude que le témoignage de Michel Lalonde. On ne peut donc pas accuser l’OIQ d’avoir fermé les yeux sur le cas de François Perreault.

Il est tout de même inquiétant de constater qu’un ingénieur qui aurait marché dans le stratagème de collusion puisse se retrouver en position de faire la leçon de discipline à ses collègues. C’est comme si le Service de police de la Ville de Montréal confiait à la policière Stéfanie Trudeau, «Matricule 728», la responsabilité de formes les recrues en éthique et usage de la force.

Le président de l’OIQ assure que François Perreault n’a siégé sur aucun dossier relatif à la corruption, la collusion ou la fraude. Le problème n’est pas là. Le simple fait qu’on puisse associe un ingénieur à la collusion et au respect des règles de discipline dans une même phrase est suffisant pour instiller le doute dans l’esprit du public sur le sérieux de l’Ordre. Déjà qu’il ne se préoccupait pas des problèmes de collusion et de financement occulte avant 2009, c’est à se demander quel sort sera réservé à d’éventuels coupables. Une tape sur les doigts et des trucs pour ne plus se faire prendre, peut-être?

 

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Quand un Ordre se revele incapable d accomplir ses fonctions de discipline, c est au Ministere d intervenir pour mettre cet Ordre sous tutelle temporaire pour la protection du public.

Vous n’avez qu’à lire la revue Plan, produite pat l’OIQ et constaté que la majorité des ingénieur qui subissent les foudres de l’ordre le sont pour avoir apposé leur sceau sur des plans qu’ils n’ont pas préparés eux mème…..ou quelques délis du genre.
Jamais un ingénieur de SNC ayant donné des millions en pot de vin ou un autre de Génivar responsable de finacement illégale aux partie politique ne sera inquété par les syndic de l’ordre…oublié ça.
Un ingénieur peux être suspemdu par l’ordre s’il n’as pas complété ses 30 hres de formation…mais ne sera pas suspendu mème s’il avoue avoir reçu ou donné des pots de vin à la Commission Charbonneau…..assez hypocrite le comportement de l’Ordre consernant la discipline.

L’enfant roi devient le parvenu roi. La société dans laquelle nous vivons met l’accent sur la reconnaissance et le culte de la profession avec ces (ordres) et ces associations de professionnels, ce qui fait en sorte que ces jeunes et futurs ingénieurs, médecins , avocats et les autres vivent dans un cocon qui enfle leur égaux. Ces associations agissent ensuite avec leurs membres en vase clos et régissent eux -mêmes un code d’étique, qui devrait être plutôt surveillé par un organisme externe indépendant. Le jour ou les citoyens verront les professionnels comme des citoyens ordinaire et non pas comme une élite que l’on doit traiter avec déférence, cette supposé élite dévergondée et corrompu aura l’impression d’appartenir a un type de gang de rue plutôt qu’a une association élitiste.