Le duel

Jacques Boissinot - La Presse Canadienne

Plus on s’approche du 4 septembre, plus Jean Charest, aussi combatif soit-il, est de plus en plus relégué par ses adversaires au statut de simple figurant.

En fin de campagne, c’est le coût à payer par le Parti libéral alors qu’il semble bel et bien coincé au troisième rang dans les intentions de vote.

Pauline Marois et François Legault l’ignorent presque.

Et lorsqu’ils le mentionnent, c’est de plus en plus pour s’en servir comme d’un ballon politique avec lequel ils jouent pour mieux rappeler à l’électorat pourquoi on lui demande de voter pour le PQ ou la CAQ.

Prenez la dernière sortie du candidat caquiste, Jacques Duchesneau.

Mercredi, au 29e jour de campagne. l’ex-patron de l’Unité anticollusion déterre cette histoire de ministres libéraux qui auraient séjourné sur le luxueux yacht de l’omnipotent entrepreneur en construction, Tony Accurso. (N.B. : M. Accurso fut arrêté par la GRC en début de campagne.)

En passant, cette allégation de ministres libéraux s’amusant en mer aux frais du magnat de la construction date en fait de 2009.

À l’époque, Sylvie Roy avait lancé ce pavé dans la marre libérale. À l’époque, elle était députée de l’ADQ. Aujourd’hui, elle est candidate pour la CAQ. Ces allégations sont rejetées par le premier ministre Charest.

Fidèle à son habitude, M. Duchesneau a de nouveau refusé de donner des noms.

Et pourtant…

On peine à croire que la sortie de M. Duchesneau vise à affaiblir un Parti libéral déjà dans les câbles au point d’être menacé, pour la première fois, de se retrouver troisième parti, le 4 septembre prochain.

En situation de duel électoral à finir avec le PQ, cette sortie vise plutôt à:

1) ramener au devant de la scène le toujours populaire Jacques Duchesneau;

2) rappeler aux électeurs la thématique centrale de la campagne caquiste : le «changement», ça passe par le «grand ménage» des écuries de la corruption.

Même chose pour ce qui est de la présence étonnante du candidat péquiste, Jean-François Lisée, à un discours de François Legault devant la Chambre de commerce de l’Est de Montréal.

«Étonnante», parce qu’il est fort inhabituel pour un candidat d’un parti de se pointer à un événement public dans le but de haranguer le chef d’une formation adversaire. Et ce, avec ou sans la permission de son propre chef.

Pénétrer de cette manière sur le «terrain» de l’adversaire pour tenter de l’embarrasser et de lui voler une partie de l’attention médiatique du jour est un geste risqué.

Pour les uns, ce sera vu comme de l ‘arrogance ou du désespoir. Pour les autres, comme une preuve d’audace. Ce sera selon les préférences partisanes des uns et des autres.

Or, au-delà de ces considérations, autant la sortie de M. Duchesneau que la présence de M. Lisée à un discours de M. Legault constituent surtout une preuve éclatante de la férocité de la lutte que se livrent les deux partis par médias interposés.

Au PQ, l’inquiétude palpable est de prendre le pouvoir, mais sans majorité. Ou pis encore pour lui, de se réveiller face à un gouvernement minoritaire caquiste.

Par contre, à la CAQ, on sait fort bien que pour un parti venant à peine d’être créé, prendre l’opposition officielle ou remporter une victoire minoritaire serait en fait une réussite exceptionnelle.

Ce que vise François Legault, c’est le poste de premier ministre. Cette fois-ci… ou la prochaine.

Un duel entre vieux collègues…

La lutte semble donc vouloir se terminer à deux. Ou à deux et demi…

Chez les francophones, le duel se jouera essentiellement jusqu’à mardi prochain entre deux ex-collègues du conseil des ministres des Bouchard et Landry : Pauline Marois et François Legault.

Et en effet, «duel» est le mot juste – un duel étant un combat que se livrent deux personnes, selon des règles établies, devant arbitres, et dont l’une demande «réparation» à l’autre pour une offense passée.

Ici, les duellistes sont connus. Les règles sont celles d’une élection générale et les arbitres sont les électeurs.

Seule exception à la métaphore : chacun semble avoir été «offensé» par l’autre par le passé.

Pour François Legault, le couronnement de Pauline Marois en 2007 après le passage catastrophique d’André Boisclair à la tête du PQ, signifiait la fin de ses propres ambitions de leadership. Du moins, dans ce parti-là…

Son départ éventuel du PQ était aussi prévisible que l’atterrissage en douceur d’un Philippe Couillard et d’une Nathalie Normandeau sur les coussins moelleux du privé…

Pas étonnant que M. Legault, avec Charles Sirois, se soit activé rapidement par la suite pour se créer un nouveau véhicule politique dont il pourrait être le chef.

Dans mon billet «Les retrouvailles», je rappelais le profond sentiment de «trahison» qu’avait ressenti Pauline Marois en janvier 2001.

François Legault, après lui avoir promis son appui pour la succession de Lucien Bouchard, l’avait larguée à la dernière minute pour se ranger derrière  Bernard Landry – le rival de longue date de Mme Marois.

Ce genre de choses laisse des traces indélébiles.

Preuve à l’appui : en entrevue avec La Presse, non seulement elle traite le chef caquiste de «gros parleur, petit faiseux» /sic/,  mais elle ne manque pas elle-même de rappeler aux électeurs cet épisode de 2001.

Le double appel

Le PQ conservant son avance chez les francophones; la CAQ y augmentant ses appuis et les sondages indiquant pour le moment la possibilité d’un gouvernement minoritaire péquiste, faut-il s’étonner de voir Pauline Marois et François Legault lancer tous deux aux Québécois un appel à leur donner chacun un gouvernement majoritaire?

Mme Marois avance que c’est la seule manière de lui donner les «coudées franches» face à ce qu’elle annonce comme étant la création éventuelle d’une coalition «libéralo-péquiste».

Quant à M. Legault, il prévoit déjà ne pas être très «patient» si, en situation minoritaire, le PQ et le PLQ n’adoptaient pas SES politiques. Traduction :  il y aurait alors de nouvelles élections dès 2013. Du moins, c’est ce qu’il dit maintenant…

Pour le PQ, l’objectif est de convaincre les électeurs tentés par Québec solidaire ou Option nationale de voter PQ pour «bloquer» les libéraux et la CAQ.

Pour la CAQ, l’objectif est de consolider ses appuis et de convaincre les électeurs tentés par le PLQ  de voter pour elle, question de «bloquer» les péquistes.

Bref, la question est : voter stratégique ou selon ses convictions?

Qui a peur des gouvernements minoritaires?

Or, l’argument du «j’ai besoin d’un gouvernement majoritaire» passera-t-il la rampe alors que bien des électeurs, dans les faits, à tort ou à raison, tendent à apprécier les gouvernements minoritaires?

D’autant plus dans la campagne électorale actuelle où, après tout, aucun des principaux partis ne se détache fortement du lot auprès des Québécois.

Réponse : le 4 septembre prochain.

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Mauvaises promesses et vieux souvenirs

Certains critiquent les promesses du PQ, mais passent sous silence les «mauvaises» promesses de la CAQ et de M. Legault.

Rappelons qu’en 1985, des ténors libéraux, issus du milieu des affaires, comme M. Legault et son bras droit, M Christian Dubé, avaient promis de mettre la «hache dans la fonction publique» et de «réduire la paperasse et la règlementation des bureaucrates» Pensons notamment à Paul Gobeil,. Pierre Macdonald, Marc-Yvan Cote et cie, qui promettaient un gros ménage et des bons coups de balai. Ces promesses d’un «Etat minceur», si chère aux néo libéraux, sont maintenant reprises, 25 ans plus tard, sans retenue, par la CAQ. Résultats ?

Le test de la réalité a vite rattrapé nos grands ténors. A la fin du mandat libéral 1985-1993, ô surprise, la fonction publique avait augmenté, et la règlementation avait proliféré, comme jamais. Quelques commissions ou régies inutiles ou vides de fonctionnaires, supprimées, ici et là, mais l’essentiel est demeuré. Bien mince, comme bilan.

Quant aux promesses d’affrontement, tous azimuts de M Legault, avec les médecins, les syndicats, les fonctionnaires, et un peu tout le monde, une telle approche aussi peu subtile risque d’être efficace et très peu productive. Qui sème le vent, risque de récolter la tempête.

On jettera le Québec, dans un chaos social, bien pire, que celui qu’on laisse entrevoir sous un gouvernement de Mme Marois.

On ne peut diriger une société moderne et complexe, à coup de balais, d’ultimatums et de menaces, comme le promettent MM. Legault, Barrette et cie. On n’est plus au temps du «crois ou meurs», de Duplessis. Gouverner nécessite du doigté, de la finesse, de la compétence, une ouverture d’esprit, de la sagesse, et de la compassion, ce dont Mme Marois est capable. Avant d’endosser aveuglément les promesses simplistes de «grand ménage caquiste», on ferait bien de regarder un peu le passé récent, qui nous donne de riches leçons politiques. Je me souviens.

Merci.
Raymond Nepveu
Sept-Iles

C,est fou comme en un texte on retourne en arriere, mais pas si lointain, mémoire d’électeur, une chance que vous êtes là pour nous le rapeller j’adore lire ce genre de texte avec autant de loyauté des faits merci Josée (*_*)

Jean Lapierre de TVA va rencontré Gilles Duceppe demain, et comme il ne parle pas avec la langue de bois, ça promet.
Hamir Khadir n’a qu’à bien se tenir.

Serait-ce croire au Père Noël que de souhaiter que Pauline et François réalisent ensemble leurs projets les plus bénéfiques pour l’ensemble des Québécois?
#QC2012 

Legaul a dit qu’il ne soutiendrait pas un gouvernement minoritaire. Charest n’a jamais dit qu’il ne soutiendrait pas une CAQ minoritaire Le reste du scénario est enfantin…

Pierre JC Allard

Il n’y a pas que la santé qui pose problème. Il n’y a pas de Justice non plus au Québec pour le monde ordinaire et il faudrait en parler. Il faudrait aussi des « juristes de famille ».
Pierre JC Allard, qui fut avocat durant plus de 40 ans…

Idéalement, les résultats du 4 septembre doivent nous donner un gouvernement minoritaire péquiste avec 60 péquêteux + Amir Khadir, Françoise David et Jean-Martin Aussant élus. Ne serait-ce pas merveilleux ?

le geste inhabituel de m. lisée est-il sans précédent?

est-ce souhaitable?

avez -vous une opinion à ce sujet?

M. Duchesneau a raison de laisser à la Commission le soin de rappeler les nom des navigateurs invités.

On les connait déjà. Il revient aux journalistes de faire leur devoir, de rafraîchir les mémoires.

En complément. L’idée phare pour le centre gauche souverainiste celui qui regroupe des citoyens qui ne veulent plus de la droite fédéraliste au pouvoir. C’est que la CAQ qui est très en avant devant QS et O.N en tant que parti qui pourrait prendre le pouvoir minoritaire ne va que reprendre si au pouvoir que l’essentiel des composantes gouvernementales du PLQ en se rappelant que des libéraux fédéraux sont associés à la CAQ pas seulement d’ex adéquistes ou ce groupe d’ex péquistes bouchardiens de droite dont F.Legault au premier chef est du nombre. La CAQ est aussi lié à un C.Sirois associé aux libéraux provinciaux tout comme M.Bertrand.

Le PQ au pouvoir minoritaire si le cas. Ce qu’on peut voir. Un gouvernement minoritaire péquiste devrait user de patience et faire comme les conservateurs de S.Harper faire comprendre aux gens que le programme de gouvernement est bloqué par les partis d’opposition. S.Harper au Canada sans le Québec a fait comprendre aux Canadiens que les partis d’opposition nuisaient au gouvernement élu la première fois en 2006. Le PQ si minoritaire à un modèle: le gouvernement Harper devenu majoritaire depuis sans oublier le gouvernement libéral de Charest en 2007.

Le problème avec Duchesneau, c’est qu’il lance des accusations à jet continu. À ce compte là, on peut dire n’importe quoi.

C’est facile il ne dit rien de concret en fait, et il n’assumera pas le poids de son errance si jamais il s’avère que ce ne sont que des bobards… Accuser quelqu’un c’est une chose. Le confondre avec des preuves s’en est une autre. Cela dit je n’ai aucune sympathie pour les libéraux. Aucune.

Je ne voterai pas pour Duchesneau. Un monsieur net qui s’est déjà lui-même affiché avec un mafieux. Ça va faire!

Une chose est certaine ! Malgré l’expérience de Legault, la CAQ comme entité, comme parti politique n’a pas la moindre expérience ni du pouvoir, ni même de siéger à l’Assemblée nationale. Nous pouvons très légitimement nous demander si la CAQ pourra, comme groupe démontrer toute la cohésion nécessaire à l’exercice du pouvoir. Aujourd’hui, la preuve n’est pas encore faite.

Le Québec peut-il prendre la chance de mettre aux commandes un parti politique sans expérience et dont les composantes ont encore à démontrer leur capacité de faire preuve de cohésion. Pour ma part je ne suis pas prêt à prendre ce risque qui pourrait nous coûter très cher. D’autant qu’il semble bien avoir au sein de la CAQ plusieurs gros égos qui auront très fortement le réflexe de tirer la couverte de leur côté.

Le PQ par contre nous a démontré sa capacité de gestionnaire de l’État Québécois. Nous devrions en tenir compte.

Avant de prendre les commandes de l’État, la CAQ doit nécessairement faire ses devoirs et elle doit nous démontrer qu’elle capable d’abord d’assumer ses responsabilités comme parti d’opposition.

L’exemple de feu l’ADQ est pédagogique. Quand en 2007-2008 l’ADQ a compté 41 députés, les élections suivantes il n’en comptait plus que 7 en décembre 2008. Profitant du passage de l’ADQ bien représenté, ils ont pu juger que ce parti était loin de remplir ses promesses. Les citoyens avaient jugés que l’ADQ n’avait pas la capacité de remplir des fonctions plus élevées au Québec.

Avant de lui offrir le pouvoir, la CAQ doit subir le même test. Alors les citoyens sauront à quoi s’en tenir avec ce parti dont son histoire n’est pas en mesure de garantir son avenir.

Les citoyens se doivent d’être prudents et vigilants. Si nous ne pouvons pas regarder loin en arrière, il nous sera impossible de regarder loin en avant. La CAQ doit nécessairement montrer ce dont elle capable d’abord dans l’opposition.

«Il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué.»
[Dicton populaire]

Quand allez vous nous parler des F.I.E.R de Charles Sirois que François Legault a martelé à l’Assemblée National et qu’on entend plus parler?
Est ce la raison de leur union pour créer leur parti politique?Il y a un trou noir à ce propos et personne n’en parle.Pourquoi.

Le Parti québécois minoritaire c’est donner le pouvoir aux fédéralistes corrompus encore pour 4 ans car alors le PQ aura aucun pouvoir pour réaliser ce qu’il a promis.
MICHEL

« Mme Marois avance que c’est la seule manière de lui donner les «coudées franches» face à ce qu’elle annonce comme étant la création éventuelle d’une coalition «libéralo-péquiste». » Ne serait-ce pas plutôt « libéralo-caquiste » ?

Moi je ne voterai pas stratégiquement mais je réponds aux sondages stratégiquement: je réponds que je vais voter CAQ question de faire vivre de faux espoirs… cela dit, je ne fais que perdre mes élections depuis des années alors c’est probablement moi qui vit de faux espoirs.

Moi, si je ne considère pas mon parti parti, je voterais stratégiquement pour un gouvernement minoritaire du PQ et la CAQ comme premier parti dans l’opposition.

Je verrais bien la CAQ chauffer le PQ alors que le PLQ panse ses plaies. Je verrais aussi déjà au PQ les têtes fortes comme M.Lisée et M.Drainville paufiner les stratégies et gauger leurs appuis pour une future course à la chefferie.

M.Legaut a tout intérêt de faire un séjour dans l’opposition, histoire de passer l’épreuve du retour à l’assemblée Nationale. Il doit aussi faire l’unité autour de lui et discipliner les fortes personnalités qui l’entourent. J’imagine mal, pour l’instant, voir M.Legault à la tête d’un gouvernement.

Je pense que certaines politiques du PQ doivent s’inspirer de la CAQ entre autre au niveau de gestion des affaires de l’État. Je pense qu’avec un PQ majortaire, le tour de visse nécessaire pour mettre de l’ordre ne serait pas fait. S’il est minoritaire, nous pourrions voir un PQ prendre ses responsabilités et timidement commencer à faire un certain ménage.

Désolant les caquistes qui ramassent les votes. Troublant ce Légo arrogant se faisant doubler par Duchesneau, Barette… et pas toujours dans le même sens que leur cheuf… danse maladroite sur les fils du pouvoir. Désolantes ces chicanes de famille qui en viennent à diviser une nation… déjà bien fragile. Ici on ne pense ni on n’agit en fonction de la population; non… on aime mieux Légo…

¨Les deux mains sur le volant¨! … Ça devrait rappeler pas mal de choses à pas mal de québécois, n’est-ce pas? – Dans les faits, on est sous la coupe de deux gouvernements majoritaires présentement et chacun peut constater des exemples flagrants de manque de démocratie, d’abus de pouvoir, de mépris pour certains groupes, et de corruption. Est-ce qu’on veut vraiment perpétuer ce genre de chose?

Par ailleurs, je ne crois pas un instant que que l’avènement de la CAQ ne soit que le résultat ou la conséquence d’une chicane de clocher (ou d’égos) entre François Legault et Pauline marois. Si c’était le cas, ce parti ne viserait le pouvoir que pour proposer des aménagements semblables aux deux autres, alors qu’il propose des changements importants et structurels sans idéologie corporative comme le PLQ ou souverainiste comme le PQ.

Mme Legault,

Vous écrivez : Mme Marois avance que c’est la seule manière de lui donner les «coudées franches» face à ce qu’elle annonce comme étant la création éventuelle d’une coalition «libéralo-péquiste».

Ce n’est pas plutôt « libéralo-caquiste » ?

Dites-moi si je fais erreur. Merci.

Si pour la CAQ faire «le ménage» ça passe par des allégations, des procès d’intention, de la culpabilité par association, du lynchage sur la place publique, et bien, pour ma part: «non merci».

L’État de droit et la démocratie sont des instruments trop facile à fragiliser avec ce genre de politique populiste et de démagogie.

Ayez donc le courage d’étayer vos preuves, si vous en avez. Se cacher derrière l’immunité parlementaire ou le voile de la commission Charbonneau, c’est d’une lâcheté que j’ai peine à nommer.

Oui, j’ai bien peur que les libéraux fasse le pire «score» de leur histoire mardi prochain. Mais, ils le méritent. Ils devraient, en tout état de cause, devenir la deuxième opposition officielle à leur tour.

Quand au PQ, on sent un certain vent de panique et une certaine improvisation (le cas Lisée en est un bel exemple). Ils s’embourbent dans des contradictions afin de plaire à leur base électorale (les fameux caribous). Pas très différent d’Harper sur ce point.

Que le meilleur gagne! Mais en politique, c’est souvent le plus «ratoureux».

@ Denis Drouin (# 12):

« Malgré l’expérience de Legault, la CAQ comme entité, comme parti politique n’a pas la moindre expérience ni du pouvoir, ni même de siéger à l’Assemblée nationale. » (sic)

Là réside tout l’avantage de ce parti.

Contrairement à ce que vous écrivez, le Parti québécois a depuis très longtemps fait la preuve de sa totale incompétence en matière d’administration publique et les Libéraux sont sur des charbons ardents.

Les gens veulent du CHANGEMENT (et Dieu sait qu’ils l’ont crié sur toutes les tribunes)?

En toute logique, ils devraient voter pour un NOUVEAU parti serti de NOUVEAUX personnages.

Les séparatistes peuvent imiter leur Jacques Parizeau, un séparatiste, LUI, un VRAI, et voter Option nationale ou même Québec solidaire, l’un des deux NOUVEAUX partis qui représentent une alternative au VIEUX Parti québécois.

La CAQ représente un NOUVEAU parti doté de NOUVELLES idées qui rassemblent de plus en plus de Québécoises et de Québécois.

Quant à moi, j’aimerais qu’on me parle plus, non seulement de cette homme de la coulisse qu’est Sirois, mais aussi du co-signataire du cadre financier de la CAQ, monsieur Marcel Boyer, un autre homme de coulisses.

Il s’agit de l’économiste le plus à droite du Québec, plus néo-libéral que ça on ne trouve pas de ce côté-ci de la frontière des USA.

Un homme qui se cherche une voie vers le pouvoir depuis longtemps. À entendre les positions économiques, les mitraillages du type Faire-le-ménage, on croit entendre l’écho des positions de Boyer. Boyer, le ventriloque de Legault assis sur ses genoux?

La montée des caribous du ménage m’inquiète. Pressés,peu nuancés, abonnés aux solutions simplistes et démagogiques, ils sont préoccupés de structures, de plans, d’organigrammes mais peu sensibles aux incidences de leur réingénérie sur les êtres de chair et de sang.

Commet être à la fois monsieur intégrité et manquer à ce point d’éthique. Voici un flic étonnamment pressé de passer du oui-dire à la condamnation, sans passer par une enquête et un procès. Autrefois, on appelait cela du lynchage.

Et il y a ce vieux fond de mépris de ceux qui ont réussi pour le gagne-petit; des médecins spécialistes pour les généralistes, des entrepreneurs pour les simples employés ou fonctionnaires: tous des flemmards qu’on peut foutre à la porte pat milliers sans que personne ne s’en aperçoive ou qu’il y ait quelque baisse que ce soit dans la qualité des services.

François 1 # 22 écrit :

«Les gens veulent du CHANGEMENT (et Dieu sait qu’ils l’ont crié sur toutes les tribunes)?

En toute logique, ils devraient voter pour un NOUVEAU parti serti de NOUVEAUX personnages.»

Son affirmation démontre une puissante imprudence que le bon sens nous commande d’éviter.

Le gouvernement, le Premier ministre, ses ministres et ses députés, ne sont ni plus ni moins que les employés de l’État que les citoyens embauchent pour gérer les affaires de l’État.

En tant qu’employeur, je veux bien embaucher de nouveaux administrateurs. Mais je ne leur donnerai pas tout de go un contrat ferme de quatre ans. Il me semble que cela va de soi que ce serait une impardonnable imprudence.

Aussi,avant de leur donner les plus hautes responsabilités, je les mettrai en probation, question de voir si nous avons raison de leur faire confiance. Un CV c’est une chose, l’expérience c’en est une autre. Or dans le cas qui nous occupe, un nouveau parti politique, comme tout nouvel employé, doit faire ses preuves et c’est sur les bancs de l’opposition qu’on peut le mieux voir ce qu’ils ont dans le ventre sans risquer de mettre l’État sans dessus dessous.

Selon M. Jean Marc Léger, en février 2011, les Québécois seraient divisés comme suit :

12,5 % de séparatistes
27,5 % de souverainistes pour un Québec souverain, dans le Canada

60 % de fédéralistes.

Aussi longtemps que le PI, l’ON, Québec solidaire et le PQ vont préconiser la simple souveraineté « la séparation du Québec du Canada », quels que soient les chefs de ces partis, ils pourront bien gagner une élection mais ils vont faire patate avec la séparation. Pas difficile à vérifier.

Même si Mme Marois parlait nuit et jour des bienfaits de séparer le Québec du Canada, elle ne ferait que diminuer les chances du PQ de gouverner afin d’augmenter la souveraineté du Québec…dans le Canada.

M.Legault comprend ça, M. Charest comprend ça, Mme Marois comprend ça, les chefs de Québec solidaires comprennent ça mais, Messieurs Tremblay du PI et Aussant de l’ON, en plaçant la séparation en haut de leurs priorités, se coupent de la grande majorité. Les sondages ne peuvent se tromper autant. La CAQ, qui ne veut pas encourager la séparation, va chercher 27 % des intentions de votes pendant que l’ON n’obtient que 2 à 3 %, même si ces 2 partis ont été fondés à peu près en même temps.

@ Gilles Bousquet
Votre commentaire comporte plusieurs erreurs.
La première: Le PI ( http://parti-independantiste.org/ ) n’est plus dirigé par M. Tremblay mais par M. Michel Lepage. On dirait une idée fixée dans le temps de votre part. M Lepage est l’ancien sondeur du PQ sous les Levesque, Parizeau, etc

De plus ON n’a pas les scores de la CAQ car dans le camp souverainiste il existe une alternative : le PQ alors que la CAQ se nourrit surtout de la déchéance des libéraux corrompus. Le 5 septembre on ramassera le PLQ avec un balai à poussière, vous verrez.

Mais je vous rappellerai que la CAQ met sur la glace l’indépendance pour 10 ans. On appellerait ça de l’étapisme extrême.
On s’en reparle à ce moment-là ?

@ Denis Drouin (# 25):

Le problème avec votre raisonnement, c’est que les gens de la CAQ ont DÉJÀ fait leurs preuves dans leurs différentes sphères d’ectivités respectives et vous tenez mordicus à l’ignorer.

À moins d’être totalement abruti, pas besoin d’avoir usé ses culottes sur les bancs de l’opposition pour savoir que la santé, l’éducation, les infrastructures et tout le tralala ont besoin d’un redressement immédiat au Québec, et que les deux vieux partis qui ont pourtant usé plusieurs fonds de culotte dans l’opposition, sont RESPONSABLES par leur négligence épouvantable de la situation catastrophique que vit actuellement le pauvre Québec.

Nous avons besoin de sang NEUF et NON corrompu et seul un NOUVEAU parti politique au pouvoir pourra nous le fournir.

Comme probation, je vois plutôt la CAQ minoritaire!

Le PQ va former le prochain gouvernement et la CAQ avec François Legault Barette battu dans son comté.
Va se lancer dans une course à la chefferie.Tout déends du déroulement de la Commission Carbonneau, Duchesneau s’il n,est pas battu dans son comté va s’aggripper à l’os caquiste.Dirigé par un ex-policier, Deltell ,Sylvie Roy joindont-ils un autre parti. Charest défait, il y aura une course aussi.

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