Le «facteur» Option nationale

L’électorat francophone étant plus divisé que jamais, pas étonnant qu’on entende de plus en plus parler du vote «stratégique» par opposé au vote de conviction.

Autant au PLQ, qu’à la CAQ et au PQ, les trois chefs multiplient les appels au vote stratégique. Du jamais vu.

Inquiété par les sondages qui, du moins pour le moment, le placent en terrain minoritaire, le Parti québécois enfilent les appels et les publicités demandant aux électeurs de lui donner un gouvernement majoritaire.

Son argument : bloquer ce qu’il prévoit être une «coalition de blocage libéralo-caquiste». Bref, bloquer le blocage…

Également inquiète, la chef du Parti québécois, Pauline Marois lance un avertissement de fin de campagne:  l’option souverainiste reculerait si le PQ n’obtenait pas une majorité de sièges. Et d’ajouter que de penser qu’«un ou deux sièges de Québec solidaire pourraient faire la différence» n’est qu’une «illusion».

Faisant du surplace dans les sondages depuis le début de la campagne et conscient qu’en situation minoritaire, être au pouvoir serait tout pour lui sauf un jardin de roses, le PQ appelle au vote stratégique.

Sans compter que pour Mme Marois, une victoire minoritaire risquerait aussi de déstabiliser à nouveau son leadership au sein de son caucus et de ses troupes.

La plus grande crainte au PQ: que dans un certain nombre de comtés, Québec solidaire (QS) et Option nationale (ON) ne viennent lui gruger suffisamment d’appuis pour le priver d’une majorité.

L’ironie pour le PQ étant que ON et QS sont deux formations souverainistes aptes à offrir un autre «choix» à une partie, tout au moins, de son électorat traditionnel.

Or, dans un paysage politique qui se complexifie de plus en plus; aux prises avec un mode de scrutin ingrat pour les «petits» partis; dans le cadre d’une élection où les enjeux sont majeurs et où, le taux de participation pourrait être élevé, ces mêmes «petits» partis, avec des moyens limités, ont néanmoins réussi à se tailler une place dans la campagne nationale.

Ce faisant, une question se pose:

Pour une plus grande diversité de perspectives à l’Assemblée nationale, y aurait-il chez ces petits partis, de manière globale, des voix susceptibles d’être vues par suffisamment d’électeurs comme étant devenues «essentielles» dans la dynamique politique québécoise qui se dessine?

Des voix essentielles pour la suite des choses? Seuls les électeurs sauront le dire.

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Le facteur Option nationale

Photo: site web Option nationale

Lorsqu’il a quitté le caucus péquiste en juin 2011 pour siéger comme indépendant, Jean-Martin Aussant n’a pas mâché ses mots.

Appelant à la démission de Pauline Marois, il laissait tomber qu’elle  ferait certes une bonne première ministre, mais que «la liste des libérateurs de peuple est malheureusement beaucoup plus courte que la liste des personnes exceptionnelles».

Selon lui, la chef péquiste n’aurait «pas assez de tirant» pour gagner un référendum. «Je suis loyal à la cause souverainiste», lançait-il, «et non pas à une personne qui voudrait la porter».

Or, son départ fracassant et sa création par la suite d’Option nationale feraient perdre au PQ une de ses jeunes voix les plus prometteuses.

Aujourd’hui, M. Aussant travaille à sa réélection dans Nicolet-Bécancour. L’appui qu’il recevait tout récemment de l’ex-premier ministre Jacques Parizeau et le dévouement absolu de ses militants sur le terrain lui ouvrant ce possible.

Jeune père de famille et musicien dans ses temps de loisirs, Jean-Martin Aussant est aussi un économiste passionné par son sujet et formé au Québec, en Angleterre et en Espagne.

Son principal reproche au PQ est qu’il serait devenu essentiellement un parti de pouvoir. Un parti «comme les autres». Plus attaché à la gouvernance qu’à l’avancement de son option.

Bref, sa marque de commerce est la clarté.

Contrairement au PQ, ses préoccupations sont moins axées sur les questions «identitaires» et nettement plus sur ce qu’il appelle la pédagogie active et positive de son option. Sans oublier la plateforme d’ON, laquelle ratisse large – d’une éducation de qualité et gratuite en passant par la nationalisation des ressources naturelles.

Cette clarté explique son succès auprès d’un nombre croissant de jeunes Québécois. L’assiduité et l’enthousiasme de ses militants n’est d’ailleurs pas sans rappeler ceux des premières décennies du PQ.

Cette clarté explique aussi l’appui soutenu de Lisette Lapointe, ex-député péquiste elle-même et épouse de Jacques Parizeau. De même que celui de M. Parizeau  à sa réélection dans Nicolet-Bécancour.

En entrevue téléphonique accordée quelque part entre ses activités de fin de campagne, Jean-Martin Aussant liste les raisons qui militent en faveur de sa réélection :

–  Pour faire «une pédagogie positive de la souveraineté». Comment? «En prenant des thèmes de l’actualité quotidienne pour faire la démonstration de ce qu’un Québec indépendant pourrait faire dans son propre intérêt». «Il faut un chien de garde de la souveraineté au parlement», plaide-t-il, «pour illustrer les avantages positifs de la souveraineté.»

– Pour «garder les acquis d’Option nationale, se faire connaître et élargir notre «membership» qui dépasse déjà les 5,000 membres en moins de dix mois».

– Pour tenir un «langage clair, direct, factuel et pragmatique» auprès des jeunes qu’il dit «allergiques à la langue de bois».

– Pour «répondre à toutes les questions, même les plus difficiles dans un contexte de mondialisation».

– Pour «faire mentir le cliché selon lequel les jeunes sont dépolitisés ou que la souveraineté est la cause dépassée d’une seule génération» – celle des boomers.

Sur les questions identitaires, il dit reconnaître qu’elles forment «le socle du projet souverainiste», qu’elles sont «importantes», mais que «certains progrès sont déjà faits».

Selon lui,  c’est «sur le plan économique et pragmatique qu’il faut échanger avec l’«homo economicus». Dans la mesure, dit-il, où «il reste encore beaucoup de travail pédagogique à faire pour démontrer aux Québécois qu’ils ont intérêt à devenir souverains».

Face à Ottawa, Jean-Martin Aussant préférerait ne pas perdre son temps en cherchant à créer des crises pour mousser les appuis à la souveraineté par le biais de revendications de pouvoirs «à la pièce» comme entend le faire le PQ.

Son argument: «je voudrais que les Québécois votent pour les raisons fondamentales de faire un pays. Je ne veux pas miser sur une crise ponctuelle. Je veux miser sur le «convaincre», basé sur les vraies raisons de devenir souverains».

Et d’ajouter : «quand des crises sont l’essentiel d’une stratégie – miser sur des rejets pour faire avancer un projet – je trouve que c’est beaucoup moins solide à la base. Il faut convaincre les gens. C’est pour ça qu’on est nécessaire dans le paysage actuel».

Cette clarté, conclut-il, «c’est la seule façon de s’assurer qu’on n’aura pas une troisième défaite référendaire».

***

Bref, à parier que les électeurs qui voteront pour M. Aussant dans son comté, ou ailleurs pour d’autres candidats d’ON, le feront essentiellement pour les mêmes raisons qui ont motivé le soutien de Jacques Parizeau.

Réponse : le 4 septembre au soir.

(*À lire sur le même sujet: la chronique de mon collègue Michel David du Devoir.)

***

À venir :

2e partie : le «facteur Québec solidaire»

3e partie : le facteur «jeunes»

 

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Je suis un boomer Péquiste et MM. Aussant m’impressionne pour avoir eu le courage de quitter le PQ pour aller faire à sa manière la promotion de l’indépendance, je crois aussi que son approche pour convaincre les québécois d’opter pour l’indépendance en le
approche : convaincre les québécois est la meilleure ( mieux que de miser sur le faux pas des adversaires ).

Mm Aussant est indispensable pour la cause, mais il faut être pragmatique / réaliste aussi, il faut agir maintenant pour empêcher les Libéraux decfaire plus de dégats encore ou la CAQ de prendre sa relève, un nouveau parti comme l’ON ne peut espérer être au volant du Québec demain matin tandis que le PQ le
peut et qu’un coup au pouvoir un parti a plus de visibilité et plus de moyen de mettre son option en avant, alors à court terme partis les deux sont complémentaires, l’ironie c’est qu’avec le mode de scrutin actuel l’ON comme vous le dites peut empêcher le PQ d’être majoritaire au 4 sept.

Jean-Martin Aussant a une arme secrète: ses lunettes. Evidemment, c’est une blague, n’est-ce pas ? On en reparlera. Pour l’instant, je ne souhaite que du bien à JMA dans un paysage politique qui a bien besoin de décideurs.

Bien besoin, car le Québec d’après cette élection sera somnambulesque par déni; il voudra dormir plutôt que voir le vide sidéral de tout projet de société qui suivra.

Supposez en effet l’élection d’une CAQ bien raisonnable, comptablement correct, se faisant un devoir de couper, de réduire et de rembourser la dette. Voyez-vous là quoi que ce soit pour faire quitter la rue à toute un génération qui s’aperçoit qu’on lui a menti ?

Qu’attendez-vous d’une jeune qui comprend qu’il a perdu une partie de sa vie a acquérir des connaissances qui ne lui serviront pas, et qui comprend qu’on lui passe maintenant le message de s’insérer dans le marché du travail pour y réaliser des tâches sans intérêt et mal payées ?

Triste, mais supposez maintenant l’élection du PQ. L’élection d’un PQ émasculé, velléitaire – par couardise comme par manque de moyens – reculant sous n’importe quel prétexte sur cette question d’indépendance qui n’a plus de sens, mais pour laquelle il devra pourtant prétendre avoir reçu un mandat. Il offrira quoi, le PQ, comme projet immédiat motivant à ces jeunes qui lui auront fait confiance ?

La déception, la frustration puis la colère pourraient créer une situation encore pire que sous une gouvernance de caquistes ou de libéraux qu’on pourrait traiter en adversaires loyaux, alors qu’un PQ qui déçoit, c’est la fin d’une chimère qui a fait rêver le Québec depuis deux générations.

Il va falloir alors au Québec des « violents, des forts, des hasardeux ». Des décideurs. Et à qui retroussera ses manches on ne regardera pas la couleur de sa chemise.

Aussant ne fera pas l’indépendance. Mais il ne sera peut-être pas juste un incident passager dans la vie politique du Québec. Je ne sais pas pour quoi il roulera, mais où qu’il aille il pourrait être suivi. Regardez bien ses yeux quand il retirera ses lunettes.

Pierre JC Allard

M. Aussant est clair mais, il est aussi clair que son ON à 2 % dans les intentions de vote des Québécois a été enregistré à peu près en même temps que la CAQ de M. Legault qui récolte plus de 25 %.

Un sondage, publié par La Presse aujourd’hui, indique que seulement 28% des Québécois voteraient Oui à un référendum proposant que le Québec devienne un pays souverain. Ayoye, les séparatistes !

Les discours de M. Aussant ne semblent pas avoir amélioré la place de la souveraineté du Québec plus que ceux du PQ ou de Québec solidaire ou ce ceux du PI de M. Tremblay…au contraire.

M.Bousquet, donnez autant de place dans les médias à JMA qu’a M.Legaut et « on verra » quel seront les résultats des sondages a ce moment la. Pour ce qui est de la souveraineté M.Aussant est, a mon avis, le meilleur promoteur de la souveraineté depuis M.René Levesque.

Vos analyses sont, comme toujours, impeccablement d’actualité. Comme si votre plume sculpterait dans la dynamique des évènements aléatoires pour nous présenter l’essentiel. Votre plume est un vrai couteau suisse, comme dirait mon père!!!!!!!

J’aime cette formation politique, cette génération de jeunes. Comme si cette formation parvenait à élever le niveau d’intelligence politique d’un bon cran…un bon gros cran.

Vote stratégique? Le peuple a toujours fait ça. Ce sont les journalistes qui viennent de voir comment ça se passe!

Je m’empresse de vous rassurer, madame Legault, il n’y aura pas de troisième défaite référendaire.

Croyez-vous vraiment que nous aurons un jour les conditions gagnantes pour tenir un troisième référendum?

Quand les médias occultent le fait que $60 milliards des ressources publiques québécoises en taxes et impôts sont versés bon an, mal an, au gouvernement central du Rocanada (Ottawa) alors que les services essentiels à la population québécoise sont rendus et défrayés par notre gouvernement national situé à Québec, Option national et Jean-Martin Aussant ont un lourd handicap, lequel entretenu même par les soi-disant souverainistes péquistes, à surmonter. Dans la confusion la plus totale, François Legault vous rappellerait qu’il faut voir, on verra !

Allons donc! Des nuances, considération de la variation du vote stratégique, faire la différence entre un nouveau parti et un parti établi. Le PQ mérite sa dernière chance.

Le PQ est un parti qui va si majoritaire particulièrement éteindre le feu à Montréal, celui de la dégradation du français de plus de tenter de récupérer des pouvoirs, d’améliorer la situation politique du Québec c’est en soi un progrès et tout progrès doit être considéré comme tel.

En réalité, le Québec est confronté par la société de consommation à un état relatif mais important de dépolitisation chronique comme toutes les nations occidentales. Un projet de souveraineté expressif ou latent spécifiquement comme en Catalogne, Flandre, Écosse; des nations dans des États industrialisés qui sont en manque de souveraineté mais qui ne réussissent pas à obtenir l’obtention du 50 plus un ou du 60% des voix pour atteindre l’indépendance.

Il y a une explication à cela, l’individualisme de la consommation a réduit le sens de la vie le sens du collectif, il faut donc agir en dehors du grand soir systématique pour changer les choses.
De par ce type de situations, la clarté d’O.N, la pédagogie d’O.N dans un contexte où les événements au parlement accaparent toute l’attention à travers des médias omnipotents n’est pas chose facile. Il faudra un développement des réseaux sociaux plus grand pour faire taire les grands médias téléradios qui nourrissent plus que le conservatisme en fait le statu quo le plus plat.

Plus superficiellement en complément, faire la promotion analytique d’O.N fait fi de la possibilité d’un gouvernement minoritaire caquiste qui tenterait la réingénierie de l’État non complété par les libéraux de 2003.

Voter pour le Parti Québécois est la voie pour bloquer la CAQ et puis ce qui reste du PLQ.

Ma position secondaire est celle ci, j’invite les électeurs péquistes de Nicolet-Bécancour d’opter pour un vote stratégique pour J.M.Aussant, rempart contre l’élection d’un député caquiste et capable d’être un député souverainiste social démocrate de qualité et député d’opposition prompt a briser les prétentions de QS, de s’opposer aux caquistes et libéraux et d’être il est vrai une -bougie d’allumage- contre les faiblesses d’un gouvernement péquiste majoritaire de peu voire minoritaire.

Oui pour J.M.Aussant comme voie d’avenir possible avec O.N, une police d’assurance souverainiste. Mais contre un vote d’adhésion prématuré de masse pour O.N. Pour O.N dans Nicolet-Bécancour, pour le PQ dans les 124 autres comptés.

Option Nationale en comparaison de QS est déjà plus crédible mais pas maintenant.

Je suis un »fan » de monsieur Aussant , que je trouve un vrai indépendantiste didacticque, si j’étais dans son comté , c’est sûr que j’aurais voté pour lui , mais , il y a pour le reste , le PQ , QS pour moi est une imposture fédéraliste qui s’ignore, leurs dirigeants introduisent dans le mouvement souverainiste un »fibrome » , un cancer qui s’insurge , selon moi les »progressistes Npd fédéralistes » font au moins 40% de la clientèle de QS, Amir est le premier de cette imposture (se dire souverainiste ,et voter Npd fédéral… indépendantiste, Amir et beaucoup de ses admirateurs , ils en ont rien à cirer, ce qui compte prioritairement , c’est les causes sociales), la souveraineté numéro 29888 des priorités

J’ai été charmé par la première vidéo de la candidate ON de ma circonscription, Catherine Dorion. À mesure que je faisais connaissance avec Jean-Martin Aussant, il m’impressionnait davantage. J’ai décidé de voter ON cette fois-ci, d’autant plus que le parti Vert, pour lequel je vote souvent, semble encore plus mal organisé que d’ordinaire.

Je ne crois plus à la souveraineté depuis longtemps: les Québécois francophones sont trop divisés à ce sujet, alors qu’il leur faudrait être assez massivement d’accord pour la faire. Un référendum gagné à 55% risquerait d’aboutir à la partition d’un Québec indépendant, car il n’y aura pas de police internationale pour venir défendre l’intégrité du territoire du Québec si Montréal et l’Outaouais, par exemple, décident de nous quitter.

Mon vote sera un coup de chapeau à l’énergie, à l’optimisme et à la générosité de cette jeunesse que monsieur Aussant a réussi à entraîner à sa suite.

Si la volonté de Mr Aussant est claire et sa pédagogie efficace, le processus d’accession à la souveraineté qu’il propose est caduque et selon moi anti-démocratique. Enclencher le processus d’accession à la souveraineté après avoir pris le pouvoir signifie que l’on commence à rapatrier tous les pouvoirs avec 30 à 40% des voix que ce soit dans un système uninominal à un tour ou dans un système proportionnel. Jamais les autres acteurs de la société n’accepteront un tel processus, encore moins Ottawa. Jamais René Lévesque selon moi n’aurait accepté cette solution. En ce sens Mr Aussant est loin d’avoir la stature du premier chef du PQ. La démarche du PQ est très claire quoi qu’en pense Josée Legault, amorcer un référendum quand les électeurs seront prêts, à condition évidemment de parler de souveraineté une fois au pouvoir. Ce qui n’est pas clair, c’est le moment du déclenchement mais cela fait partie de la stratégie qui est selon moi gagnante. Ne pas se laisser imposer un agenda par quiconque est la clé du succès. Rappelons à tous que deux grands premier ministres ont perdu ce référendum, faute dans un cas d’en avoir parlé et dans l’autre cas par des failles stratégiques, pas du tout comme on aime le penser dans les cercles péquistes parce que l’on s’est fait voler le référendum. Mais il ne faudrait pas que le mouvement souverainiste perde Mr Aussant, mais la démarche souverainiste implique que l’on puisse faire l’unité du peuple face à un objectif. En divisant le vote, Mr Aussant passe à côté du premier pas d’une démarche de souveraineté : la solidarité malgré les différents. Nous ne pouvons nous permettre de perdre ce référendum, une extrême prudence est nécessaire et ON devrait être un mouvement et non un parti politique.

J-M Aussant est le premier politicien qui m’inspire confiance. Son argumentation est claire, positive et surtout, il ne joue pas la carte de l’épouvantail. Il tente de construire et non de dénigrer. Vous serez probablement surpris lors du dépouillement. Pas qu’il vont obtenir le pouvoir mais le % d’appui qu’ils obtiendront malgré qu’ils n’auront eu presque pas de couverture médiatique. C’est rafraîchissant.

Bon matin.

Le facteur de « option nationale »est une voie de parti et voilà ou est le problème avec les options de partis car la population est très sensible sur la manière de le faire avec nos partenaires dans le reste du Canada tout comme le pensait M.René Lévesque la manière québécoise de le faire en étant « le gentie fermier ».

La manière de le faire est de prendre notre avenir en main, ou la population du Québec va voté sur une constitution État et la faire ratifié
à l’assemblée nationale pour être présenté au gouvernement fédéral comme entente constitutionnelle, le Québec sera un État à l’intérieur du Canada ,et si il y a une réponse positive du gouvernement fédéral, pour être la souveraineté association.

Si le gouvernement fédéral refuse bien la constitution État que tout les québécois ont voté fera cessation avec la Monarchie Britannique pour être un nouveau pays, la Monarchie Britannique sera dans notre constitution État que à titre historique pour notre histoire à tous.

Le Canada sont des terres et la nation québécoise est l’une des nations fondatrices et qui a défendus ses terres alors nous avons un État ou un pays sous nos pieds à nous de choisir et surtout de prendre notre avenir en main pour arrêter les autres de prendre les décisions à notre place pour le respect de nos spécificités à tous la nation québécoise les deux options sont positives.

Voilà la recette il y a deux options positives à nos représentants de conclure une maturité politique pour le peuple et avec le peuple.

Bonne réflexion.

Et si Le PQ faisait l’offre suivante à QS et à ON:
Si vous acceptiez de vous retirer de certains comtés névralgiques pour que le PQ obtienne un majorité d’élus, en contre-partie je nommerais un représentant de QS et un de ON ministres de mon gouvernement. Ce serait encore mieux pour ces deux formations que d’avoir un ou 2 représentants sur les bancs de l’opposition ou pire, n’avoir aucun représentant élu.

«Toutes les grandes vérités commencent par être des blasphèmes.»
[George Bernard Shaw]

La langue de Aussant est séduisante. Et tellement nouvelle dans le paysage politique du Québec. J’essaie d’imaginer qu’elle aurait été son accueil s’il avait une audience médiatique. Pour le moment devra-t-il se contenter de 2%?

Bonjour,

En tout respect pour ceux qui iront voter, je n’irai pas. Vous pouvez être en désaccord avec mon choix, mais celui-ci m’appartient. Maintenant, si vous voulez comprendre pourquoi je n’irai pas, je vais vous l’expliquer pour autant que vous respectiez mon choix.

Voilà, beaucoup iront voter par conviction et bien d’autres de façon stratégique. Cette division est causée par le mode de scrutin. On se laisse croire que tout ceci représente la quintessence d’une saine démocratie. Je crois au contraire que c’est un pis-aller. Tant que nous aurons un mode de scrutin qui biaise de façon si grotesque la volonté populaire, je n’irai pas voter, car voter c’est nécessairement endosser le mode de scrutin. Vous conviendrez dans une situation où le taux de participation aux élections serait très grand (90% et plus), peu de gens remettrait en cause – et avec raison – notre mode de scrutin.

Si vous pensez que vos enjeux politiques, peu importe s’ils sont de gauche ou de droite, souverainiste ou fédéraliste, doivent avoir préséance sur la démocratie, alors sachez que je crois tout le contraire. La fin ne saurait justifier les moyens.

Je n’irai pas voter. Par contre, j’ai signé cette pétition pour un mode de scrutin proportionnel-mixte au Québec.

Bonjour,effectivement le vote stratégique semble être une bonne affaire…Il ne faut pas Que Pauline Marois doitbélue majoritaire…Ca va être la débandade!!!Comme vous voyez je ne suis pas péquiste…La chef me donne envie de vomir….Pus capable….

Quoique plusieurs en pense le PQ ne souffrira probablement pas tant que ça de l’existence d’ON. ON va chercher ceux et celles qui se préparaient à annuler leurs votes. ON donne envie aux jeunes de s’intéresser un tant soi peu à la politique et à y prendre part. Le PQ est incapable de les atteindre pour une multitude de raisons et je refuse de leur donner mon vote sous prétexte que le Québec risque pire. Si la CAQ ou le PLQ sont élus c’est que certaines personnes au Québec les ont choisi… Le problème est plutôt là! Et ce sera contre mes idéaux mais démocratique. Amis péquiste, plutôt que d’exiger le vote d’ON ou même de QS, pourquoi ne pas convaincre les autres que vous êtes une meilleure option?

Le parti et le pari de monsieur Aussant mise sur le moyen-long terme. À moins d’une crise grave, il s’appuie sur la jeunesse et non pas seulement sur les vieux caribous pour faire du Québec un état de droit moderne et indépendant.

Personnellement étant moralement indépendant, j’ai depuis longtemps étudié le pour et le contre de la souveraineté ; comme j’ai un grand respect pour Jacques Parizeau, je pense qu’il a très souvent mis de l’avant des arguments très convaincants. Comment se fait-il cependant que la pédagogie du professeur Parizeau n’ait pas depuis le temps fonctionnée ? En quoi celle de monsieur Aussant sera-t-elle un succès ?

Ce que je remarque, c’est que beaucoup de souverainistes le sont pour de mauvaises raisons, que tous ne souhaitent pas s’y engager de manière réaliste, objective, pragmatique et opérationnelle. La pédagogie peut-être… mais elle passe par la réussite, incluant la réussite scolaire.

Curieusement, monsieur Aussant donne raisons à monsieur Legault qui a fait de l’éducation sa priorité, ce dernier ayant aussi fait son cheminement. Implicitement, les deux pourraient bien avoir raison (du moins sur ce chapitre) en même temps., La majorité des québécois ne sont toujours pas matures assez pour s’engager sur la voie de la liberté laquelle est seule précurseur du changement.

Aussi un gouvernement majoritaire responsable du Parti Québécois ne ferait probablement pas du Québec un pays de si vite, mais il pourrait donner à la province une très bonne administration. Il est temps de vivre en confiance.

Avoir un pays aujourd’hui et maintenant est-il si fondamental quand la liberté n’a pas de frontières ? Le général de Gaule n’a jamais parlé pour rien dire, un Québec libre, c’est d’abord un petit coin de pays avec des gens qui se tiennent debout et qui apprennent ensemble à faire fructifier leurs affaires.

Vote stratégique Mme Legault?:

Mon père m’a toujours dit qu’il votait pour «l’homme» dans son comté plutôt que pour le parti (il faut l’excuser, c’était un homme de son époque, il voulait dire la meilleure personne pour servir ses commettants dans sa circonscription électorale).

Alors en suivant son principe, si j’étais dans:

Mercier, je voterais Amhir Kadir
Gouin, je voterais Françoise David
Nicolet-Bécancour, je voterais Jean-Martin Aussant
Sherbrooke, je voterais Serge Cardin (la meilleure chance pour déloger Jean Charest)
L’Assomption, je voterais Lizabel Nito (la meilleure chance d’empêcher François Legault d’obtenir un siège)
Mais je suis dans Taschereau, alors deviné pour qui je vais voter? Non, mais Oui (ma préférence va à Catherine Dorion, mais Agnès Maltais demeure la meilleure chance que la CAQ ne rafle pas toutes les circonscriptions de la région de Québec)

Mes deux parents sont des boomers et ils sont séparés depuis belles lurettes.

Hors, je viens d’apprendre, que tous les deux on voté pour Option Nationale. Eux, qui étaient des péquistes convaincu depuis 40 ans.

Je suis fier de mes parents, je suis content d’apprendre qu’il y a des boomers qui ne sont pas endormit dans le confort qu’ils ont acquis au fil des ans, et qu’ils sont toujours combatif et éveillé.

JMA est un homme dont la politique québécoise a besoin en ce moment. On devrait le clôner.

Bien sûr, la crise actuelle nous mène au constat qu’il y a urgence de se «libérer des Libéraux». Mais où mèneront les promesses de bonne gouvernance provinciale à saveur «souverainiste» (PQ comme QS)?

Le scandale des commandites a démontré A + B combien la corruption et le cynisme de l’élite politique sont des conséquences innées sinon systémiques du maintien du Québec dans le Canada. Ni plus ni moins qu’un effet collatéral du fédéralisme canadien pour le Québec.

En regard des 40 dernières années, il est évident que même avec la meilleure volonté du monde, la bonne gouvernance provinciale est nécessairement exceptionnelle et le cas échéant, de courte durée. La manipulation des médias de masse et la corruption vont demeurer les armes de ceux qui tirent avantage du maintien du Québec dans le Canada, et Dieu sait qu’ils ne s’en priveront pas plus qu’avant. En ce sens, l’oeuvre dévastatrice des Libéraux est davantage un symptôme qu’une cause, et l’on ne modifiera jamais durablement cette cause en s’attaquant strictement à ses symptômes. Au mieux, on pourra les atténuer quelque temps. Mais le naturel reviendra bientôt au galop, comme en 1982 ou au lendemain du référendum de 1995.

La grande majorité des Québécois est consciente que la souveraineté du Québec est indispensable à l’épanouissement social, culturel et économique du pays. Mais au lieu de prendre le taureau par les cornes, comme le propose fort judicieusement Option nationale, elle préfère attendre dans le confort que descendent du Ciel d’improbables conditions gagnantes ou faire carrément l’autruche en ignorant le problème, dans l’indifférence.

@Richard Sauvé # 10

En fait, si je vous comprends bien vous pensez toujours que la souveraineté est éminemment souhaitable pour le Québec. Mais ne croyez plus à sa réalisation.

Donc, théoriquement votre défi, et sans doute celui de beaucoup de personnes comme vous est de réussir à convaincre ceux qui pensent encore que le fédéralisme est la seule voie possible pour le Québec que le souveraineté, loin d’être une solution utopique et fantaisiste, est dans la pratique la meilleure façon pour le Québec de réaliser au maximum son plein potentiel.

Que voila un bel objectif pour les quelques années à venir. Extrêmement exigeant mais néanmoins, selon moi, réalisable.

Je lis le texte ici et je me dis que le PQ a bien peu d’amis en cette fin d’élection …

On dirait pratiquement un appel a élire Jean Martin votre affaire …

—-

le plan

http://www.lapresse.ca/debats/votre-opinion/201208/29/01-4569394-lautre-vote-strategique.php

Le PQ prend pas le pouvoir = crise

Le PQ prend le pouvoir mais minoritaire = une possibilité de crise

La crise pourquoi …

« La terrible vérité est la suivante: sur le vrai plan «stratégique», celui des rapports de force, pour que QS ou ON puisse un jour faire élire plusieurs députés, il faut que le PQ se discrédite, implose, voire disparaisse. »

Pour qu’ON et QS puisse avoir une couple de député.

Et dans tout cela la CAQ qui récupere le morceau plus a droite et nationaliste …

Et puis l’objectif …. remplacer le parti qui peut prendre le pouvoir par une couple de député …

Ensuite quoi …

« ou, mieux, un parti issu de leur fusion – aura des chances réalistes de devenir le vrai grand parti souverainiste de gauche »

Donc tout cela pour reformer a la fin un parti souverainiste expurgé des gens de centre et centre droit ….

La souveraineté après tout cela doit surement etre en meilleure posture.

Ah…le vote « stratégique » si cher au péquistes premiers responsables de LEUR descente…

Que voici un petit bijou de texte signé Simon Jodoin de Voir sur ce aujet qui, je l’espère, saura dissuader les disciples de cette « stratégie »:

http://voir.ca/chroniques/theologie-mediatique/2012/08/29/la-mauvaise-strategie-du-vote-strategique/

EXTRAIT:

« Soyez bien certains d’une chose. En donnant un simple «appui statistique» à un parti ou à un autre, vous lui offrez aussi une caution morale. Dans le flot des communications, un seul message sera désormais martelé afin de justifier tous les choix subséquents de l’aspirant au pouvoir qui sera élu: «Nous avons eu un mandat clair de la part de X% des citoyens.»

Ce mandat, vous ne pourrez pas le récupérer. Il aura été cédé sans garantie de retour. Jamais vous ne pourrez réclamer votre monnaie, tenter de faire valoir que vous n’étiez pas d’accord avec tel ou tel point ou que vous vouliez simplement voter contre l’autre, Jean Charest, en l’occurrence. Non. Une élection n’est pas un buffet chinois. Si votre candidat remporte son comté, il ira raconter que vous lui avez donné la permission de dire «nous» en parlant de vous, quoi qu’il dise. »

Tenez-vous le pour dit!!!

Je rêve à un gouvernement péquiste avec une opposition QS et ON. La CAQ c’est du PLQ réchauffé non fiable, vire-capot… danger pour le Québec; que ces deux partis mordent la poussière. Permettez-moi de rêver.

@j.Cardinal.

M.ou Mne Cardinal il y a surement un représentant dans votre région avec la maturité politique pour conduire à terme peut importe les partis la constitution québécoise de nation et de composer avec d’autre représentants et de redonner le pouvoir à la population et vous pouvez convaincre et je suis sur du devoir que nous avons tous par le vote de nous et surtout de exprimer par le vote car le choix doit en être un de gouvernance ou de sanction moi personnellement mon vote va être de sanction et de deux mon vote va être peut importe les partis de représentant régional pour toujours conduire à bien la constitution de la nation québécoise voilà il n’y a pas de parti mais il y a un mais la CONSTITUTION point.

Bonne réflexion et bon vote.

@Denis Drouin:

Je ne partage pas votre optimisme. En 1980, on pouvait dire: « Nous n’étions qu’une poignée en 1960, maintenant nous sommes 40%, alors continuons! »

Aujourd’hui, il est clair que l’idée de souveraineté stagne ou même régresse. Beaucoup de francophones y sont viscéralement opposés, alors que les anglophones et les allophones se sentent presqu’unanimement Canadiens. La population vieillit. Ajoutez à cela que l’état de nos finances publiques ne va pas s’améliorant, ce qui ajoute au sentiment d’insécurité des gens.

Bien entendu, personne ne connaît l’avenir. Mais si l’indépendance du Québec se fait un jour ce sera peut-être, comme le disent certains, parce que le Canada nous aura jetés dehors. En gardant de beaux morceaux du Québec, parce que les habitants de ces régions ne voudront pas nous suivre.

Je me demande même si le Québec-pays ne devra pas se trouver une nouvelle capitale, tant l’intérêt des gens de la région de Québec pour la souveraineté est bas.

« Son principal reproche au PQ est qu’il serait devenu essentiellement un parti de pouvoir. Un parti «comme les autres». »
Y a-t-il un parti qui n’aspire pas à prendre le pouvoir?
OP est un parti, si je comprends bien, qui ne cherche qu’à être dans l’opposition ou qu’à élire qu’un seul député qui criera haut et fort : « Vivre le Québec libre ». Comment faire l’indépendance de cette façon?

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