Le «facteur» Québec solidaire

 

Dans mon billet précédent, j’analysais le «facteur» Option nationale dans cette élection aux résultats proprement imprévisibles.

Le tout,  dans un contexte où l’électorat francophone étant plus divisé que jamais et où les principaux partis multiplient les appels au vote stratégique pour tenter de «bloquer» l’autre.

En avance dans les sondages, mais faisant du surplace depuis le début de la campagne tout en demeurant en «terrain» minoritaire, c’est par conséquent au PQ que cet appel se fait le plus pressant.

Je rappelais aussi ceci :

Dans un paysage politique qui se complexifie de plus en plus; aux prises avec un mode de scrutin ingrat pour les «petits»; dans le cadre d’une élection aux enjeux majeurs et où, le taux de participation espéré s’annonce élevé, ces mêmes «petits» partis, avec des moyens limités, ont néanmoins réussi à se tailler une place dans cette campagne.

Et donc, une question se pose.

Pour une plus grande diversité de perspectives à l’Assemblée nationale, y aurait-il, de manière globale, parmi ces «petits» partis, nonobstant les préférences partisanes des uns et des autres, des voix que l’on pourrait dire essentielles dans la dynamique politique québécoise?

Seuls les électeurs sauront le dire.

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2e partie : le «facteur» Québec solidaire

Une question : le 4 septembre, ce qui inquiète le plus le PQ deviendra-t-il, ou non, un avantage pour Québec solidaire?

Du moins, c’est ce que QS espère.

En fait, plus Madame Marois appelle au «vote majoritaire» et tente de minimiser la contribution possible de QS dans le prochain parlement, plus Françoise David et Amir Khadir lui offrent en retour leur collaboration éventuelle si le PQ obtenait une victoire minoritaire.

Espérant détenir la «balance du pouvoir», les deux coporte-parole s’engagent non seulement à soutenir un gouvernement péquiste pour l’adoption de politiques «progressistes», mais aussi, en fin de campagne, ils ajoutent qu’ils vont même tenter de le «tirer vers le centre gauche».

Bref, d’influencer son menu législatif en échange de le soutenir lors des votes de confiance pour l’empêcher de devoir retourner rapidement en élections.

Reste à voir, le 4 septembre, si ce message aura porté auprès de ces électeurs souverainistes qui, dans certains comtés serrés, sont déchirés entre le PQ et QS.

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Les origines de Québec solidaire

On peut dire que d’une certaine manière, le Parti québécois et l’ADQ sont tous deux nés des entrailles du Parti libéral du Québec.

Le PQ fut fondé par René Lévesque, ex-ministre du gouvernement Lesage. L’ADQ, quant à elle, le fut par Jean Allaire et Mario Dumont, tous deux provenant également des rangs du PLQ.

Si la filiation d’Option nationale avec le PQ est plus directe et immédiate – son chef Jean-Martin Aussant ayant quitté le caucus du PQ l’an dernier – celle de Québec solidaire, plus complexe, existe néanmoins. Rappelons d’ailleurs qu’à l’élection fédérale de 2000, Amir Khadir fut aussi candidat pour le Bloc québécois dans le comté d’Outremont.

Sans en refaire l’historique complet, disons que QS est né en 2006 de la fusion d’Option citoyenne (OC), fondée par Françoise David, et de l’Union des forces progressistes (UFP), où Amir Khadir militait aux côtés, entre autres, d’universitaires renommés tels que Gaétan Breton et Omar Aktouf.

L’UFP elle-même était née de l’union de plusieurs groupes de gauche, dont le RAP – le Rassemblement pour l’alternative progressiste, fondé quant à lui dès le milieu des années 90.

Bref, que ce soit QS, OC, le RAP ou l’UFP, ils sont tous un peu nés de la déception de souverainistes progressistes face au virage conservateur pris par Lucien Bouchard à la tête du PQ.

À l’époque où j’écrivais pour Le Devoir, je les avais d’ailleurs baptisés les « orphelins de Bouchard« …

Aujourd’hui, QS compte un peu plus de 12,000 membres.

Et si on leur ajoute la CAQ, dirigée par l’ex-ministre péquiste François Legault, cela fait pas moins de trois nouveaux partis politiques en six ans à être  nés soit directement des rangs du PQ, soit indirectement dans le cas de QS et ce, en bonne partie pour créer un nouveau véhicule politique clairement progressiste face au régime Bouchard.

Quoique, dans le cas de la CAQ, on pourrait dire que, dans les faits, elle est née de deux parents politiques – le PLQ et le PQ.  Pour ceux qui l’auraient oublié, la CAQ fut fondée par François Legault et l’ex-recruteur libéral Charles Sirois.

Donc, trois nouveaux partis en six ans… Deux souverainistes et un fédéraliste. Ce n’est tout de même pas rien…

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Le «facteur» Amir

Photo: site web Québec solidaire

Au-delà de ces considérations à géométrie et géographie variables, la meilleure carte de visite électorale de QS jusqu’au premier débat des chefs demeurait Amir Khadir.

Élu en 2008 pour la première fois dans le comté «mythique» de Mercier, il a su démontrer, même aux plus sceptiques, que dans certains dossiers, un seul député, avec une petite équipe solide, pouvait jouer un rôle important de contrepoids idéologique dans un parlement.

Même dans les dossiers complexes de corruption et de collusion, cette toute petite équipe a su exposer des pratiques douteuses dans un certain nombre de grandes firmes bien branchées sur le pouvoir politique.

Ce faisant, d’une certaine manière, face au public, il a fortement contribué à redonner ses lettres de noblesse au travail de «simple député», comme on les appelle.

(Prenant en compte, par contre, que la plupart des députés, contrairement aux perceptions populaires, travaillent beaucoup, eux aussi.)

En jouant ce rôle de contrepoids, c’est une vision nettement plus à gauche, plus proche de segments de la population trop souvent négligés par les grands partis, qui a pu s’exprimer dans cette enceinte.

Tout au long du «printemps érable», comme on l’a baptisé, QS a également su offrir un appui indéfectible aux étudiants et à leur cause. Ce qui n’est pas passé inaperçu auprès des moins de 35 ans..

Plusieurs se souviendront aussi, par exemple, d’un Amir Khadir, seul à oser confronter directement Henri-Paul Rousseau, en pleine commission parlementaire, après les pertes colossales essuyées en 2009 par la Caisse de dépôt et placement du Québec.

Ce fut un véritable moment d’anthologie parlementaire.

Idem pour sa confrontation avec l’ancien premier ministre Lucien Bouchard après que ce dernier ait choisi de se mettre au service rémunéré de la puissante industrie du gaz de schiste. Amir Khadir fut le seul à lui dire, face à face, le sentiment de trahison que cela avait provoqué chez de nombreux Québécois.

Le «facteur» Françoise

Photo: site web Québec solidaire

À cette élection-ci, Québec solidaire a les yeux rivés sur quelques autres comtés.

Mais tout particulièrement celui de Gouin où Françoise David se présente à nouveau contre le populaire député péquiste sortant, Nicolas Girard.

D’autant plus depuis le premier débat des chefs où, contrairement au parti Option nationale, Québec solidaire y fut invité.

Cette visibilité tant espérée par QS, combinée à la bonne performance de Françoise David, aura réussi à augmenter sa visibilité et celle de son parti. Autant dans Gouin qu’à l’extérieur du comté.

Pour bien des électeurs de ce comté montréalais, considérant la qualité du travail accompli par M. Girard dans le comté et à l’Assemblée nationale, le choix est déchirant.

Et pour plusieurs, la question sera la même : la voix de QS est-elle essentielle pour mon parlement? Si oui, dois-je aussi contribuer à y envoyer une autre députée?

D’autres, dans Gouin et quelques autres comtés-clé, se demanderont plutôt s’ils veulent ou non contribuer à augmenter le pourcentage final des votes pour QS. Rappelons qu’en 2008, ce pourcentage était de 3,78% et que, pour le moment, il se maintient dans les sondages autour des 7 à 8%.

Pour QS, l’inquiétude maintenant est que les sondages de fin de campagne, lesquels indiquent toujours une forte possibilité d’un gouvernement péquiste minoritaire, mais peut-être aussi majoritaire, fassent hésiter un certain nombre d’électeurs souverainistes fortement tentés à voter pour Québec solidaire, mais dont le vote final n’est pas encore totalement arrêté.

À moins que ces mêmes données, au contraire, aident QS à consolider ses appuis dans l’espoir de lui donner la «balance du pouvoir».

Réponse : le 4 septembre au soir.

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À venir :

3e partie : le facteur «jeunes»

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La destinée manifeste de QS est de recupérer l’aile gauche du PQ quand celui-ci explosera, comme celle de ON est de recueuillir son aile nationaliste pure. Il en résultera deux partis significatifs, mais sans points d’entente, toujours minoritaires, incapables de prendre le pouvoir, laissant pour longtemps la gouvernance a une alternance PLQ-CAQ.

Je pense aussi que cette « destinée » a été minutieusement pensée et mise place par ceux qui nous gouvernent et continueront ainsi de nous gouverner, derriere une facade de démocratie qui est un conte pour les enfants que nous sommes.

Pierre JC Allard

La « balance du pouvoir » (n’est-ce pas un anglicisme ? mais je ne sais s’il existe une expression admise en français) pour QS ? La probabilité est si réduite que ça ne vaut pas la peine d’en parler. Il faudrait que QS ait ses deux députés, ce qui n’est pas sûr, et que le PQ en ait 62 à peu près exactement. Pas 60 ni 64. Si Aussant est élu, ça augmentera un peu la possibilité d’une « balance », à condition que QS et ON s’entendent.

Portrait et analyses fort intéressants.

Quoiqu’il advienne mardi soir, une fois toutes les pièces de la nouvelle donne mises en place, j’ai extrêmement hâte de vous lire sur ce qui pourrait attendre la gauche québécoise ces prochaines années, les pièges, les espoirs, les défis. Les crises aussi, sans doute.

J’aurais bien aimé lire votre opinion de politicologue durant la campagne (mais quand vous voudrez à son lendemain, ça ira!) sur la marge de manoeuvre dont disposera réellement Mme Marois pour tenter de régler la crise étudiante, tant dans le scénario d’un PQ minoritaire avec QS détenant la balance du pouvoir que dans celui ou la balance serait plutôt entre les mains des CAQ-PLQ. Il me semble évident que dans le second cas, la CAQ et le PLQ vont adopter la position que le PQ et QS n’ont pas la légitimité d’annuler la hausse (et que nous verrons bien sûr des sondages sur la question – j’ai quelque espoir que l’option « indexation » ait progressé pas mal) peu importe jusqu’au où, en bout de ligne, la CAQ et le PLQ seront prêts à aller sur la question(eg: défaire le PQ dès le budget… ou se contenter d’engranger des points électoraux avec leur bases).

On a bien peu entendu parler de la crise étudiante dans la campagne, j’ai l’impression que ce ne sera plus le cas au lendemain de l’élection, d’autant plus que de nouveaux enjeux plus à court terme n’attendent que l’élection pour prendre la place qui leur revient… les problèmes de la session accélérée, les dérapages sur l’aide financière coupée ou réduite, les coûts réels de la crise du printemps etc. On peut comprendre Mme Marois de s’inquiéter drôlement de devoir gérer « la rentrée » déjà en mode électoral parce que minoritaire – et on n’a pas fini de récolter les fruits de la polarisation irresponsable créée par le PLQ, que M. Legault n’aura qu’empirer sur un nouveau front, lui qui au lieu d’avoir fait le pari de la responsabilité en menant une campagne pour convaincre les souverainistes et progressistes de la justesse de son projet a choisi le populisme divisif, semblant considérer 39% des francophones comme obsédés par les « tests sanguins », extrémistes radicaux, auxquels le bon Dr. Barette a ajouté hier « socialistes » et « extrême gauche » (synonymes selon lui, apparemment).

Merci de rappeler que Amir Khadir a été le seul à voler dans les plumes de M. Rousseau et à froisser M. Bouchard.

Qui se ressemble s’assemble. Donc, si on élit d’avantage de députés de QS on aurait d’avantage d’Amir Khadir à l’Assemblée Nationale. CQFD

Malgré la certitude que dans mon comté le candidat de QS n’a aucune chance d’être élu, je vais exprimer ma préférence pour ce parti car il est le seul à se tenir debout devant le un % qui nous contrôle, gouverne, bien malgré nous.

Votez tôt! Votez souvent! 🙂

Au PQ l’important est l’alternance du pouvoir colonial et l’écriture de nouveaux faits divers aux notes de bas de pages des livres d’Histoire du Québec.

Depuis 1996 « y a rien à l’épreuve » de ce parti. Formant un gouvernement minoritaire, il ne serait pas surprenant de le voir tenter de séduire certains élus de la CAQ en leur offrant des charges ministérielles, en les faisant traverser l’allée de l’Assemblée nationale du côté péquêteux jusqu’à atteindre le nombre d’élus nécessaire à la formation d’un gouvernement majoritaire. Ainsi, le PQ couperait l’herbe sous le pied de QS qui espère jouer un rôle déterminant dans le prochain parlement avec seulement deux députés. Effectivement Mme Legault, à suivre…

Bonjour.
Le peuple va décidé le 4 septembre des représentants avec une maturitée politique peut importe les partis pourquoi?

La nation québécoise a besoin d’eux peut importe la provenance politique, l’important est de nous livré la constitution québécoise ou la population aura a voté tous ensembles sur nos spécificités propre à nous tous.

Cette constitution d’État sera ratifié a l’assemblée nationale pour être présenter au gouvernement fédéral comme entente constitutionnel, si le gouvernement fédéral accepte l’entente, alors nous serons un État à l’intérieur du Canada pour être la souveraineté association.

Si il y a une réponse négative de la part du gouvernement fédéral alors la cessation avec la Monarchie Britannique sera faite car dans notre constitution hybride vu une acceptation et ou un refus la constitution de la nation québécoise sera de ne plus regarder en arrière, mais il y a un mais toujours plus en avant pour être un nouveau pays.

Les deux options sont positives pour la nation québécoise et aussi le Canada car suite a notre demande le Canada lui même va peut-être changer la fédération a une confédération et avoir treize États pour devenir une République et faire cessation avec la Monarchie Britannique,pour la garder dans la constitution d’une facon historique seulement pour notre histoire à tous.

Voilà avec des représentants peut importes la provenance politique, alors il suffit d’avoir le GLOBAL des représentants dans chacune de nos régions ayant la maturité politique, pour conduire à bien la destinée de la constitution québécoise qui est l’une des nations fondatrices et qui a défendus les terres du Canada .

Le Canada sont des terres et le politique autre chose,et le Canada sera un vrais pays si il fait l’indépendance lui-même de la Monarchie Britannique pour devenir une République Fédéral.

Alors le Québec va prendre sont autonomie en main sans que les autres décident pour nous,pas intermédiaire et offre en même temps au autres provinces et trois-territoires, et au Canada de se moderniser des provinces et trois-territoires en treize États avec chacun le respect de leur spécificités propres à chacun et à l’heure des années 2012 et pour le futur pour le respect des nations fondatrices et qui ont défendus les terres du Canada.

Voilà maturité politique pour redonner le pouvoir au peuple au lieu de pouvoir que a un seul parti politique et surtout à une seule personne.

Car dans le système Monarchique Britannique ses le premiers ministres qui décident de tout, et par la répartition des sénateurs,et des ambassadeurs les nominations de parti est la plus populaire et malheureusement le passé me donne raison .

La différence entre une République fédéral ou à titre exemple le Canada deviendrait une République Fédéral le président serait élu au suffrage universel entre les treize États.

Les treize États seraient représentés par le conseil des États.

Chaque État aurait chacun leur gouvernement.

Les Gouverneurs,et les Sénateurs,et les représentants seraient élus à l’intérieur de chacun des états voilà l’énorme différence de redonner le pouvoir au peuple au lieu d’une seule personne comme le système Monarchique Britannique le permet voilà un donne le pouvoir aux parties politiques et l’autre au peuple.

Autrement dit au Québec prenons nos décisions sans intermédiaires et arrêtons les autres de décidés pour nous l’heure des choix est là.

Nous avons dans chacune de nos régions des personnages qui ne demandent à mettre a terme la destinée de la nation québécoise.Par nos vote donnons nous les représentants avec la maturité politique de composer ensembles.

Bonne réflexion et surtout bon vote dans chacune de vos régions.

La vision provincialiste de Québec solidaire
http://www.lautjournal.info/default.aspx?page=3&NewsId=3880
09 août 2012
Marc Laviolette et Pierre Dubuc
Faire de la réforme du mode scrutin une priorité, c’est accepter qu’il y aura d’autres élections « provinciales » avant l’accession du Québec à l’indépendance. C’est reporter l’indépendance aux calendes grecques. C’est s’enfermer dans une approche purement provincialiste.
Cette approche, c’est celle de Québec solidaire. Avec une telle perspective comme programme politique, il faut être drôlement culotté pour donner des leçons de souveraineté au Parti Québécois!

Concernant la balance du pouvoir … c’est fascinant que des analystes complaisants comme Mme Legault enver QS et ON semblent pas evoquer que la balance du pouvoir est un vote strategique en soi …

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» le Canada lui même va peut-être changer la fédération a une confédération et avoir treize États pour devenir une République et faire cessation avec la Monarchie Britannique »

lachez les cigarettes popeye … manifestement c’est hallucinogene …

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@Pierre JC Allard

Bien dit … mais vous oubliez aussi que QS et ON ne recupereront pas tout. La CAQ va aussi recuperer un bout plus centre, centre droit et je pense que c’est le but de l’operation. Purger le mouvement souverainiste de son centre et de sa droite.

Moi ce qui me fascine c’est qu’on semble du cote des analystes politiques pas trop pousser la reflexion dans cette direction.

Je pense que si on ecoute bien les militants de Qs ( pas monsieur chose qui vote car il aime ben Madame David )

Ecoutons ici un militant

http://www.lapresse.ca/debats/votre-opinion/201208/29/01-4569394-lautre-vote-strategique.php

« La terrible vérité est la suivante: sur le vrai plan «stratégique», celui des rapports de force, pour que QS ou ON puisse un jour faire élire plusieurs députés, il faut que le PQ se discrédite, implose, voire disparaisse »

la stratégie loufoque … on fait imploser le PQ, on recupere le bout a gauche, ON le bout des souverainiste, on laisse a la CAQ le bout centre, centre droit,

QS et On fait elire une couple de depute …

pendant ce temps la les liberaux et la CAQ en ont une majorite …

on fusionne ensuite éventuellement ON et QS …

C’est ca faire avance la souverainete ?

Sur le fait que le PQ ne lui avait fait aucune offre à Mme David:

N’est-ce pas faire de la politique de maniere traditionnelle que de faire cette rhetorique ?

Dans le fond j’imagine n’importe quel politicien evoquer n’avoir eu aucune offre ( concrete ) …

Faire la politique autrement autre pas ete pour QS de faire lui meme des demarches et de se donner les moyens de pousser cet agenda.

Une autre question que je posais … il y a un video you tube foireux sur l’impossibilite mathematique de la division du vote …

Est-ce que Francoise David au lendemain d’un scrutin ou l’on verrait une division du vote … est-ce qu’elle evoquerait toujours que la division existe pas comme le feraitn’importe quel politicien ?

C’est ca ffaire la politique autrement ?

Si on avait des analystes un peu moins complaisants, un peu moins aveugle par leur ideologie … peut etre qu’on poserait ce type de question ….

J’en ai une autre … advenant que QS ait une hypothetique balance du pouvoir …

Est-ce que QS se ralierait a la majorite des souverainiste concernant la demarche pour la souverainete ou il tenterait d’imposer leur strategie a la majorite des souverainistes qui ont vote PQ ?
Dans le fond Quebec solidaire tenterait -il d’imposer son affaire de constituante meme si les quebecois souverainiste ont decide en majorite d’adopter la demarche par la guvernance souverainiste et le referendum ?

Mais encore une fois on verra pas un analyste s’aventurer dans de telles questions …

C’est bien mieux de faire des tirs amis sur le
PQ c’est bien plus amusant …

Ce texte pour Vigile va trouver un terrain approprié ici aussi puisque le sujet est presque le même.

La responsabilité d’une coalition souverainiste n’est pas exclusive au PQ, QS en demandant de voter pour le NPD a suffisamment démontré sa nature équivoque sur la souveraineté pour que leur refus du carriérisme péquiste en dise long sur leur manque d’enthousiasme délibéré à soutenir le PQ.

Option Nationale connaît un statut supérieur c’est un vrai parti souverainiste qui ne sera pas en risque d’être absorbé par un éventuel NPD-Québec téléguidé par T.Mulclair.
Son existence est probablement prématuré mais comme il existe maintenant, les électeurs souverainistes sont les premiers Responsables d’Élire J.M.Aussant à Nicolet-Bécancourt. Le bloc de 20% d’électeurs péquistes subsistant de Nicolet doit accélérer son mouvement vers le chef d’Option Nationale afin de barrer le candidat caquiste.

Évidemment oui Aussant doit être élu plutôt qu’un caquiste de plus. Il faut encourager l’élection du chef d’O.N tout en pouvant appuyer le PQ dans les 124 autres comptés selon moi et plusieurs autres. Certains vont soutenir QS. D’autres ne soutiendront pas QS tout en ayant une oreille pour l’élection de M.Aussant.

La colère contre le PQ nourrit plusieurs gens ici (Vigile) pourtant une bonne partie des péquistes de droite bouchardiste ont investis la CAQ. Quoi qu’il en soit, il y aura des sympathisants péquistes ouverts aux nouveaux partis en plus et en moins sans s’attendre à ce que le PQ s’engage a appuyer spécifiquement un parti qui le conteste surtout dans ses premiers mois d’existence.

Oui c’est la génération actuelle des étudiants qui est celle qui va se préparer à des gouvernements de coalition pendant que le résultat de l’élection du 4 pourra en donner les premiers signes forcés.

Pour l’élection d’Aussant malgré la division souverainiste, la division du vote francophone. L’appui dominant au PQ maintenu pour plusieurs centaines de milliers et plus de souverainistes moyens, semiconvaincus, etc qui peut enrager les souverainistes purs et durs. On vivra la division malgré tout puisque c’est ainsi et on ne se laissera pas déranger dans nos convictions et choix malgré la colère de tous les autres ! Les contradictions, les écartèlements, etc.

Deuxième son de cloche ici pour dire que le parti actuel de Lucien Bouchard (sans lien de parenté direct et d’importance avec l’internaute ici) c’est on s’en doute la Coalition avenir Québec.
Après l’affaire Michaud que Bouchard a organisé cyniquement en 2000 avec Charest alors chef de l’opposition, l’ex ministre conservateur de Mulroney a rompu avec le PQ directement et indirectement à la fois en démissionnant radicalement du poste de pm en janvier 2001.

La question qui se pose pour deux catégories de souverainistes de centre gauche voire du centre.

Lucien Bouchard a t-il été l’âme du PQ chronique, durable ou d’une période déterminé temporaire?

L.Bouchard est un moment du PQ selon moi et malgré tout pas le pire du Québec.

À travers l’obsession du PQ sous Bouchard.

Veut t-on remplacer la question nationale par la question gauche droite?

Ah!

Bravo Mme Legault pour la clarté de votre propos, ainsi que l’historique de tous ces « petits » partis, comme vous le mentionnez. Il y a toujours des David(e)s contre des Goliath(e)s. Et qui vivra verra! J’ai beaucoup apprécié vous lire. Merci! c’est ce que l’on appelle de la véritable information!

Si j’étais souverainiste, je ne voterais pas QS et je donnerais mon vote au PQ. Pourquoi faire un détour? Autant voter pour la vrai patente.

Si le Parti Québécois est minoritaire à cause du Qs des nouvelles élections suivront et le QS disparaîtra pour le NPD QUÉBEC ultra fédéraliste.
Aujourd’hui si David et Kadir sont vraiment indépendantistes ils demanderont à leurs électeurs de voter PQ sauf dans les deux ou trois comtés ou ils dépassent 10% SINON nous aurons la preuve qu’ils sont fédéralistes déguisés en indépendantistes pour diviser le vote .
MICHEL

La crise étudiante, le printemps érable… pourquoi n’en parle-t-on pas ? Mystère… Et la division de la gauche en de multiples identités de partis… PQ, QS, ON, Vert, Union Citoyenne, Unité Nationale, Indépendantiste, Coalition pour la Constituante… Troublant quand la droite est partagée entre le PLQ et la CAQ… Qu’arrivera-t-il demain ? Mystère québécois.

Le facteur QS ne durera pas tres lontemps…avec la création du NPD Québec de mononc Mulcair la moitiée sinon plus des menbres de QS vont migrer la ,,meme Amir peut etre. Ha fini la bi-céphalitée.

La mémoire est une faculté qui oublie… Merci Madame Legault pour ce texte.
Nous pouvons aussi nous rappeler que l’Appel au front uni demandé par la société civile au printemps a malheureusement échoué.
Pourquoi le PQ a-t-il enlevé de son programme le changement de mode de scrutin? Il semble vouloir fermer les portes de l’Assemblée nationale aux partis et aux citoyens qui sont plus à gauche et qui ont des projets progressistes plus ambitieux que lui.
La crise de 2008, la cupidité du monde financier, une fiscalité injuste, la crise étudiante du printemps et le mouvement Occupy de l’automne dernier ne sont que le reflet de la révolte des gens de la classe moyenne face au modèle néolibéral qui nous domine.
Avec Québec solidaire par exemple, les institutions financières qui font des milliards de profits (aucune surprise à chaque trimestre et je suis indignée à chaque fois!) sont ciblées pour financer l’éducation. Il y en a de l’argent et c’est cette fiscalité injuste qui augmente les écarts entre riches et pauvres d’ici et de partout sur la planète…
Le gouvernement Harper a baissé les impôts des entreprises et il les supplie maintenant de remettre de l’argent dans l’économie. Ne serait-il pas mieux que notre état aille chercher la juste part des impôts des entreprises pour ensuite faire les choix que les citoyens demandent à leurs élus ? Le report d’impôt et les paradis fiscaux sont une aberration !
Je dis NON au vote utile car on a besoin de députés qui remettent en question le néolibéralisme et la vision à court terme. Que laisserons-nous à notre jeunesse dans l’avenir? C’est la question que je vais me poser le 4 septembre et c’est le programme de Québec solidaire qui présente un projet de société qui correspond le mieux à mes valeurs.

Je trouve un peu court quand vous dites que le PQ est né du Parti Libéral. Bien que René Lévesque venait de ce parti, permettez-moi de vous rappeler qu’il a d’abord fondé le Mouvement Souveraineté-Association (MSA)auquel s’est joint un autre parti indépendantiste appelé Rassemblement National de Gilles Grégoire (parti de droite issu lui-même du Créditisme) et du Rassemblement pour l’indépendance national alors dirigé par Pierre Bourgault (parti de gauche) dont M. Lévesque ne voulait absolument. Plus tard, les unionistes tels Mes. Biron et Chevrette se sont rallier à cette option. Alors, à l’époque on aurait pu parler d’une véritable coalition (bien différente de celle d’aujourd’hui). Il a fallut bien des efforts et des compromis pour que tous ces gens s’entendent et fassent de l’indépendance un but commun. Je les considèrent tous comme des héros.
Aussi, en même temps, la GRC infiltra tous les groupes indépendantiste (étudiants, syndicats, etc..). Elle mît même des bombes et arrêta près de 400 personnes (crise d’octobre). Plus tard on apprit qu’elle avait noyauté le FLQ. Elle était présente au Collège Ste-Marie, futur UQAM. J’en garde un mauvais souvenir.
C’est pourquoi, lorsque je vis l’arrivée de Québec solidaire, je me suis demandé si ce parti n’était pas téléguidé d’Ottawa!!! Aujourd’hui, QS peut dire mission accomplie, on a divisé le vote. Et foutez-moi la paix avec cette gauche qui n’en n’est pas une!

Petites corrections historique non négligeables… Avant la fusion avec l’UFP, le mouvement de Françoise David s’appelait « D’abord solidaire », appellation qui a inspiré le nom de QS. Le nom Option citoyenne n’a duré que quelques semaines… Il regroupait surtout des gens issus des groupes sociaux ou communautaires déçus du passage à droite du PQ avec les Lucien Bouchard, Joseph Facal et… François Legault! Quand à l’UFP, il avait déjà présenté des candidats à des élections. Issus du RAP (Rassemblement pour une alternative politique, qui, sans être un parti officiel, avait aussi supporté des candidats, dont Michel Chartrand contre Lucien Bouchard dans Jonquière) qui a fusionné avec le NPD-Québec et d’autres petits partis de gauche. QS est donc une coalition qui a bien peu à voir avec le PQ. L’option de la souveraineté a d’ailleurs été ajouté assez récemment dans la plate-forme.

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