Le faux mystère de Québec

Une parcelle de la ville de Québec. Photo: La Presse canadienne

Demandez à un passant de Québec le moindrement politisé — et il y en a beaucoup — qu’il vous explique le mystère de la capitale, qui passe d’un parti à l’autre aux élections sans état d’âme. Il vous répondra du tac au tac qu’il est grand temps que les journalistes s’intéressent… au mystère de Montréal!

«Vous votez de la même façon depuis presque 40 ans! Au point où les partis ne se préoccupent plus de Montréal. Ils savent pour qui vous allez voter, il n’y a rien à gagner», me dit Martin, un résident de Québec, début quarantaine, croisé sur la Grande-Allée cette semaine.

Touché.

J’ai tenté de lui servir l’argument des convictions. Il m’a lancé celui du pragmatisme.

Je n’allais pas m’en sortir.

Deux coups de téléphone plus tard, j’avais rendez-vous avec Gérard Deltell (CAQ) et Agnès Maltais (PQ), pour jaser de ce qu’ils nomment le «faux mystère de Québec». «Il n’y a pas de secret ici, c’est très simple», dit l’ancien chef de l’ADQ, qui a fusionné son parti avec celui de François Legault.

Vrai que Québec a un comportement électoral différent, mais ce n’est pas un mystère, dit Gérard Deltell. Ceux qui se plaisent à l’affirmer ne veulent pas le comprendre, dit-il. Assis sur la terrasse du restaurant Sagamité, dans sa circonscription de Chauveau, au nord du centre-ville de Québec, Gérard Deltell ajoute que la capitale ressemble à plusieurs autres régions du Québec (Mauricie, Centre-du-Québec, banlieues de Montréal…) qui n’hésitent pas à changer d’allégeance aux élections.

Et il semble que Québec s’apprête à le refaire mardi soir prochain.

En 2008, 7 des 11 circonscriptions de Québec sont devenues libérales (2 au PQ et 2 à l’ex-ADQ), mais les troupes de Jean Charest tirent de l’arrière présentement.

Le dernier sondage Léger Marketing accorde 15 points d’avance à la CAQ dans la région de Québec. (Sondage de dimanche 2 septembre)

CAQ 40%  PQ 24 %  PLQ 25 %  QS 6 %

Un coup de sonde Segma donnait quant à lui 5 points d’avance aux troupes de François Legault.

CAQ 34 %  PLQ 29 %  PQ 24 %  QS 7 %

Le plus récent Crop accorde aussi une avance à la CAQ à Québec

CAQ 35 %  PLQ 27 %  PQ 24 %

Pourtant, le Parti libéral n’a pas lésiné sur les moyens pour garder Québec dans son giron, arrosant la ville d’argent pour toutes sortes de projets, allant d’un amphithéâtre pour le hockey jusqu’à la Promenade Samuel-de-Champlain en bordure du fleuve, en passant par les promesses d’une nouvelle salle de spectacle pour Robert Lepage, d’un anneau de glace pour les futurs Olympiques, et ainsi de suite.

Le ministre responsable de la région, Sam Hamad, répète sur toutes les tribunes que le gouvernement Charest a dépensé 3,9 milliards de dollars à Québec depuis 2008. Jean Charest aime dire qu’il se considère comme le «vice-maire de Québec».

«Pourquoi changerait-on de gouvernement dans la région de la capitale nationale quand, depuis les quatre dernières années, il n’y a pas un gouvernement qui en aura fait autant pour la capitale nationale? Et de bon coeur à part ça», a dit Jean Charest le 27 août dernier, conscient que les électeurs de Québec ne sont pas acquis.

Et pourtant…

Agnès Maltais, députée sortante de Taschereau, l’avoue candidement: les électeurs de Québec peuvent être cruels. «Ça fait partie du jeu démocratique à Québec. Ils nous ont fait le coup en 2003, alors qu’on avait été très généreux avec la région quand on était au pouvoir», dit-elle, rappelant que Québec avait voté pour le Parti québécois entre 1994 et 2003, puis pour le PLQ, avant de faire une excursion avec l’ADQ en 2007, avant de revenir au PLQ en 2008.

Assise à l’arrière de son local électoral, rue Saint-Joseph, dans le quartier Saint-Roch, Agnès Maltais affirme que Québec «aime voter du bon bord». «Les gens sont pragmatiques», dit-elle, alors qu’un cuisinier de son équipe prépare, à deux pas de nous, des tortellinis aux crevettes pour le souper. Il est 16h45. À l’odeur, on sent que l’équipe de pointage du soir va se régaler.

Voici quelques clés pour tenter de comprendre la dynamique politique, déroutante et fascinante, de la capitale.

Une ville politisée

À Québec, les gens baignent dans la politique. Les radios abordent des sujets politiques et sociaux à tous les jours. Et elles dominent les cotes d’écoute. Le Parlement est bien visible, les fonctionnaires sont nombreux… Et la taille de la ville, relativement petite et homogène, facilite les débats. «On est très intéressés à la politique ici. Et on n’a pas peur de débattre», dit Agnès Maltais, députée depuis 1994. «Même nos potins sont politiques. S’il se passe quelque chose sur la Grande-Allée un soir avec un politicien, le secret est éventé en 24 heures!», rigole-t-elle.

Résultat: les citoyens sont curieux et critiques de la politique. Ils suivent l’actualité de près. Et peuvent changer d’idées.

L’influence des radios?

Qui n’a pas entendu parler de la puissance présumée des radios privés de Québec, le FM 93 et CHOI Radio X, des fréquences de débats animés qui s’ajoutent à la radio de Radio-Canada. Oui, elles sont plus à droite sur l’échiquier politique, convient Gérard Deltell. «Mais si elles ont du succès, c’est parce que des gens s’y reconnaissent. Les gens les écoute par choix. Ils peuvent aller ailleurs, il y a plein de postes de radio ici», dit-il.

Agnès Maltais acquiesce. «Deux radios plus à droite, ça joue dans l’ambiance, mais pas autant que les gens hors de Québec le pensent. Il y a toutes les tendances médiatiques ici. Il ne faut pas exagérer», dit la députée du PQ. Plus généralement, elle souligne la présence d’un pôle médiatique très vivant qui canalise les débats, contrairement à d’autres régions de la province.

Le pragmatisme

«À Québec, le député qui pense être propriétaire de sa job, il est dans le champ!», lance Gérard Deltell, qui éclate d’un grand rire. Les citoyens de la capitale aiment donner un coup de balai de temps en temps. On l’a dit, Québec aime voter «du bon bord». Mais il y a plus. «Les gens apprécient qu’on ne prenne pas leur vote pour acquis. Ils aiment qu’on se force pour garder nos sièges et donner le maximum pour la région», dit Agnès Maltais.

Il y a aussi un penchant pour les sujets terre à terre, concrets, comme la gestion de la dette, le réseau de la santé, la justice, l’éducation. Le débat souveraineté-fédéralisme est au second plan des considérations à Québec. Tout comme les sujets identitaires.

L’importance de la campagne nationale

L’allure de la campagne nationale a une influence à Québec. Les citoyens suivent les 35 jours avec attention et aiment récompenser ceux qui font une bonne campagne. Pour beaucoup de citoyens, encourager la meilleure campagne, c’est aussi «voter du bon bord». Stephen Harper en a profité en 2006 et 2008, l’ADQ en 2007, le NPD en 2011. La CAQ semble aussi en profiter cette année. Les sondages montrent que les résidents de Québec estiment largement que François Legault fait la meilleure campagne. Ça se reflète dans les intentions de vote.

La région n’est pas désincarnée du reste du Québec, dit Agnès Maltais. «Les gens ont vu les scandales et les controverses des libéraux. Ça joue ici aussi.»

Regarder en avant

Québec est un peu comme l’enfant qui regarde les bonbons que tu montres dans ta main et qui demande, l’air coquin, ce qu’il y a dans l’autre main cachée derrière ton dos. L’analogie fait sourire Gérard Deltell. «C’est vrai, tu peux tout donner à Québec pendant des années et les gens vont dire: « Parfait, mais dans les 4 prochaines années, ce sera quoi? ». Ils regardent vers l’avant», dit-il. Le PQ y a goûté en 2003, les conservateurs en 2011 et le PLQ, peut-être, mardi prochain…

Le respect des fonds publics

Par contre, promettre tout et sa mère ne fonctionne pas davantage. «Le respect des fonds publics, c’est un thème majeur à Québec», dit Gérard Deltell. Le PLQ a promis près de 300 millions pour la région de Québec s’il est réélu. L’aiguille des intentions de vote a continué de chuter. «Les gens ont eu l’impression qu’on tentait de les acheter. Ici, ça ne passe pas», dit Gérard Deltell.

Le mirage des promesses et l’ambiguité des positions déplaisent à Québec. Le Parti conservateur a amorcé sa chute lors du débat sur l’amphithéâtre de Québec. «Ce n’est pas leur refus de le financer qui leur a nuit, c’est d’avoir fait semblant pendant des mois que c’était une possibilité, alors que la porte d’Ottawa a toujours été fermée. Ici, le flou, ça ne passe pas. Il faut que tu assumes tes décisions», dit Gérard Deltell, qui en veut pour preuve les critiques de l’ADQ contre le fait que l’amphithéâtre n’avait pas un partenaire privé assez important pour obtenir du financement public. «Malgré notre position, on n’a jamais perdu de plumes. On était cohérent», dit Deltell.

Une ville confiante et consensuelle

Québec est une ville confiante en ses moyens. «Les gens se disent que peu importe le parti au pouvoir, les politiciens ne pourront pas ignorer leur volonté», dit Agnès Maltais. Ça leur donne la liberté d’aller d’un parti à l’autre, sans trop s’inquiéter. C’est ce que Gérard Deltell nomme «une ville consensuelle», où rapidement, tous les acteurs politiques et sociaux poussent dans le même sens.

Par exemple, la salle de spectacle de Robert Lepage, Le Diamant, va se réaliser, peu importe la couleur du gouvernement. Personne n’en doute ici. Au point où Robert Lepage a appuyé le PQ, même si la subvention a été promise il y a à peine un mois par Jean Charest!

Il n’y a qu’un maire, qu’une chambre de commerce, qu’un office de tourisme… «C’est facile de se mettre ensemble pour avancer», dit Agnès Maltais. La présence du maire Labeaume, que tous les politiciens veulent comme ami en raison de sa popularité, aide à fédérer l’action.

Régis Labeaume a-t-il autant d’influence qu’on le dit? «Il est fort, il a de l’influence, mais il ne faut pas la surévaluée. Les gens font la part des choses. Les citoyens aiment bien Régis, mais pas tout ce qu’il fait ou dit. Il attire l’attention, il amène les gens à réfléchir, mais les gens sont assez indépendants d’esprit ici», note Gérard Deltell.

Rien pour acquis

Québec ne fige pas ses intentions de vote au début de la campagne. On le disait, elle regarde le déroulement de la bagarre avec intérêt. Et jusqu’à la fin. «J’ai déjà vu des candidats perdre leur siège dans la dernière fin de semaine!», dit Agnès Maltais. Gérard Deltell n’est d’ailleurs pas encore triomphant, malgré l’avance de la CAQ à Québec. «Ce n’est pas la terre promise. Québec reste imprévisible. Je serais fou de considérer la victoire en poche», dit-il.

 

Ça promet mardi soir…

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48 commentaires
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Si ce n’est pas la terre promise à Québec pour la CAQ, il faudrait en avertir Éric Caire qui est en train de se promener dans le comté en disant à qui mieux-mieux qu’il n’avait pas besoin de faire campagne dans la dernière semaine parce qu’il était sûr de gagner. Quand j’ai entendu ça, de sa bouche, j’ai décidé que je vais annuler mon vote au lieu de le donner à M. Caire. En effet, à Québec, il ne faut pas prendre les votes pour acquis et c’est exactement ce qu’il a fait.

Le mystère Québec c’est ses 2 radio « talk » de droite. Ils traitent de sujet politique et d’actualité de 5 heures le matin à 18h le soir. C’est une tribune exceptionnel pour leur idées. Quand un CAQuiste passe en entrevu, il est accueillit avec des roses, quand c’est un parti moindrement à gauche, il est accueillit avec une brique.
Il n’y a pas d’équivalent à gauche. La radio de Radio-Canada ne compte pas vraiment. Quand on a un reportage sur la culture du rutabaga en Asie sud-sud-est là et qu’on veut de la radio « talk », il n’y a que les 2 radios de droite qui remplissent la description.

Bravo pour cet article qui reflète parfaitement la réalité de Québec. Ceux qui parlent de mystère, ce sont des personnes qui sont condescendantes et qui se prennent pour d’autres. Habituellement, ce sont des intellectuels. Nous aimons, à Québec, avoir le pouvoir de choisir et de remettre en question les acquis. C’est aussi ça la démocratie.

Bonjour M.Castonguay
La région de Québec est très influencée par les radios de droite où les animateurs tournent en dérision du matin au soir les étudiants, les syndicalistes, les souverainistes et les artistes québécois subventionnés par les mamelles de l’état québécois; la subvention 200 millions de Jean Charest pour le nouvel amphithéatre passe comme du beurre dans la poêle cependant.
Bien que chacune des régions du Québec ait ses radios locales jouant dans les mêmes talles pour s’assurer les meilleures cotes d’écoute, il est à se demander si la clientèle radiophonique de la région de Québec est plus influençable qu’ailleurs en étant toujours à sa remorque ou presque. La vague orange du NPD les a grandement débousellés au point où on n’invoque maintenant Stephen Harper qu’avec beaucoup de nostalgie.

Ce que je retiens de vos explications c’est que les gens de Québec sont opportunistes, qu’ils votent pour le parti qu’ils pensent qui va prendre le pouvoir. Si ça colle réellement à la réalité ça soulève la question suivante :
1) où sont les principes des gens de Québec ? Comment peuvent-ils comme ça passer d’un extrême à l’autre comme ça ?

Très bon article. Les commentaires sont quand même bizarres. Agnès Maltais et Gérard Deltell disent qu’il n’y a pas de mystère et que les radios ne jouent pas un si grand rôle que ça et deux des commentaires soutiennent qu’elles sont responsables du mystère (!). C’est à se demander si ces gens ont lu le texte.

Merci! Ça fait du bien de voir quelqu’un regarder plus loin que les fameuses « radio-poubelles ». On commence à être tanné de se faire casser les pieds avec ça. Les gens de l’extérieur surestiment beaucoup l’influence de ces radios.

C’est assez impressionnant de voir comment ca peut etre perçu de la part de certains. Au bout du compte, le vrai mystère, celui évoqué par l’élite, c’est qu’ils ne comprennent pas pourquoi ils ne sont pas capable d’endoctriner les gens de Québec comme ils le font avec ceux d’une autre région à forte concentration et concertation médiatique. Oui il y a des radios talks qui peuvent influencer une partie des auditeurs, mais ca vaut autant a Québec qu’à MTL non ? par surcroit, MTL a le ‘pouvoir’ télévisuel avec ses tribunes comme ‘Tout le monde en Parle’ qui font passer les messages qu’ils veulent bien passer.

Correction il y a un vrais mystère à Québec et un vrais mystère qui est répendu à la grandeur de la province,car lors de élection fédéral avec la grande vague orange NPD et cela s’appelle démocratie avec le choix du peuple.

La population à deux choix lors des élections un vote pour la gouvernance ou un vote de sanction pour punir ou comme récompence pour le gouvernement en place voilà, ou un vote stratégique pour dans quatre ans à vous de choisir le choix est là .

Bonne réflexion.

La ville de Québec est aussi celle en proportion de sa population qui compte le plus de fonctionnaires provinciaux (environ 10% de la population active), ajoutez à cela tous ceux qui de près ou de loin touchent à la fonction publique : municipale, fédérale, les forces, les services de santé, l’éducation et j’en passe ; vous vous apercevez que la cité compte un énorme contingent de fonctionnaires de toutes parts ou de postes associés aux offices publiques. Sans compter les nombreux retraités qui sont d’anciens serviteurs des divers paliers étatiques. Ajoutez à cela, tous ceux qui vivent en partie ou en totalité grâce à cette clientèle et vous réunissez des ingrédients qui servent cette sorte de pragmatisme somme toute mitigé d’un généreux soupçon d’opportunisme.

Un autre paramètre en grande partie conséquent de ce qui précède, tient dans le fait que la ville de Québec est en proportion de la population, la localité la mieux éduquée de la province. On déchiffre alors qu’il n’y ait pas de véritable mystère de Québec. Ces gens là sont les mieux placés pour voter suivant leurs intérêts corporatifs et s’adapter prestement aux changements de gouvernail.

De la même façon, dans le West-Island de Montréal, le monde vote aussi selon leurs intérêts corporatifs, si ce n’est qu’il n’y a jusqu’à présent qu’un seul parti, le PLQ qui serve leurs propositions. S’il y a une certaine unité électoraliste dans ce cas, c’est faute de choix.

Dans d’autres quartiers de Montréal maintenant, comme dans Gouin notamment, les gens ont désormais le choix, ils ne se déterminent pas selon le « bord » ou pour un seul parti, mais suivant d’autres paramètres qui s’exercent en harmonie de la conscience sociale partagée par un grand nombre des habitants.

– N’est-ce pas en soi une manière plus intelligente que d’exercer ses choix où que ce soit avec la voix et la voie du cœur ?

En tout cas, ils n’ont pas de convictions profondes et le pays n’est pas une priorité pour eux. Je suis de Montréal et je vais voter pour le parti qui va avoir au moins une chance de faire l’indépendance car moi, j’y crois. S’ils n’y croient pas, c’est désolant car c,est quand même le berceau de notre peuple.

La région de Québec aime voter du côté du pouvoir, dites-vous, et s’apprête à voter massivement pour le parti (CAQ) qui, selon tous les analystes sérieux, n’a qu’une faible chance même de former un gouvernerment minoritaire, et se retrouvera probablement soit 2e groupe d’opposition, soit opposition officielle. Bravo!
En passant, je vis à Québec et suis bien découragée parfois de la popularité de certains partis ici (ADQ, Conservateurs, CAQ). Je pense que contrairement à ce qui est dit dans l’article, les radios ont une influence certaine.

Une différence qui existe entre Québec et Montréal c,est qu’à Québec les gens se laissent beaucoup moins guider par leurs émotions.On pourrait presque dire le flegme de la capitale. Je dirais aussi que nous sommes probablement moins rêveur, moins nostalgiques de ce qui a été et est passé et ce qui n’a pas été et ne sera probablement pas. Je m’explique; Nous avons eu une certaine époque où le rêve souverainiste a été aussi présent à Québec que dans la région de Montréal, le PQ a gouverné pendant plusieurs années depuis quarante ans et, d’après moi, je ne crois pas qu’il nous ait démontré dans ses périoodes de gouvernance, qu’on aurait eu raison de le suivre dans son rêve de bâtir un «pays», en tout cas, pas jusqu’à ce jour. Nous sommes je crois des gens plutôt pragmatiques et réalistes en premier lieu et les émotions ne sont pas toujours bonnes conseillères, voilà pourquoi d’après moi, mais je peux me tromper, la capitale garde une certaine distance avec un gouvernement péquiste qui a pour but premier de nous amener à la souveraineté sans toutefois nous garantir de protéger la paix sociale. La ville de Québec est une ville où les gens vivent en harmonie les uns avec les autres et ce climat social paisible fait que souvent nous décidons qu’on peut changer le style de gouvernance (de parti).

Simple et complexe à la fois, mais j’ajouterais un élément: Québec est moins « ghettoïsée » que Montréal, tout en y retrouvant autant de diversité d’idées politiques. Compte tenu que les courants politiques sont moins concentrés dans certains comptés qu’à Montréal, ça laisse beaucoup plus de place aux changements en fonction des courants « du jour ».

La différence fondamentale entre Québec et Montréal, c’est qu’à Québec, la banlieue est en ville 😉

Pour moi, le mystère de Québec est: pourquoi certains d’entre-eux votent-ils toujours pour la Maltais??

Quoiqu’en dise les Deltell et Maltais, les radios poubelles de Québec ont une grande influence sur tout un troupeau de leur supporteurs qui nous servent à satiété les mêmes arguments simplistes qu’ils entendent de ces maîtres de l’insulte que sont leurs animateurs.

Pour ceux qui s’y connectent à la journée longue ça doit ressembler à du lavage de cerveau.
On a qu’à penser par exemple à la fameuse peréquation qui ferait de nous les BS du Canada.Un argument non seulement faux ,mais carrément démagogique répété à satiété qui vise à dénigrer collectivement ceux qui ne pensent pas comme eux.

Tout ça sans jamais parler des 50 millards d’impôts qu’on envoie annuellement à Ottawa en tant que deuxième province contribuant le plus à remplir les coffres du gouvernement fédéral et en passant sous silence toute la mécanique des programmes de transferts fédéraux, pour plaire à des auditeurs bornés qui ne veulent pas se donner la peine de penser par eux-mêmes.

Selon moi il y a beaucoup de cela dans le fameux mystère de Québec , en plus bien sûr de la jalousie d’une partie de la population à faible revenus qui envient les fonctionnaires et qui préfèrent tirer les autres vers le bas plutôt que de tenter de s’élever dans la hiérarchie sociale.

À Québec la ville , les gens sont des hypernerveux , comme il est dit, se sont des enfants un peu irréfléchies,mais cela est bien, tandis qu’à Montréal il y a plusieurs ghettos et chacun de ses ghettos se font manipuler et personne se parle , on a qu’à voir les anglos de l’île qui votent pour les libéraux même s’ils sont incompétents.

Malheureusement dans la région de Montréal (450) ce cancer du ghetto se développe .

C’est vrai qu’à Montréal, c’est Libéral d’un bord, Péquiste de l’autre ou a peu près depuis 35 ans!

Peu importe les enjeux, les débats du moment, à Montréal la réponse est de voter pour la même chose. Il est là le mystère.

Québec devrait être la ville désirant le plus la souveraineté du Québec. Honte à ses citoyens faisant image de très petit peuple.

Je suis né à Québec en 1944 et j’y demeure depuis.
Mon impression sur mes concitoyens:
Population vieillissante, donc timorée, insécure et conservatrice. Taux de scolarisation générale assez bas et surtout, taux de littératie très médiocre. Donc population influençable, frustrée et décadente. Ont élu un maire mégalomane et des députés populistes. Désolant et décourageant.

Je crois qu’il faut faire une distinction en Québec,la ville,et la grande région de Québec.
La cause principale,selon moi est que les gens de Québec et de la région,n’ont pas en majorité le désir de se donner un pays.Ils préfèrent rester une province dans le Canada.
De cette façon,ils ne courent aucun risque en conservant leur tradition conservatrice de perdre un peu de leur sécurité.
Ma suggestion serait de changer le nom de capitale Nationale pour celui capitale Provinciale.
Ce nom conviendrait beaucoup mieux

On peut dire beaucoup de mal des radios-poubelles, elles ont au moins le mérite de susciter des débats.

A Montréal la situation est figée à cause de la pensée unique qui prévaut dans l’intelletgenstia nationaliste et gauchiste d’une part, et du vote anglo-allo d’autre part. L’arrivée massive des allos depuis 30 ans fait avancer le rouge et reculer le bleu sur l’ile, si bien que les élections maintenant se passent dans le 450.

Est-ce que vous pourriez me dire où est-ce que Sam Hamad a mis son 3,9 milliards?
Oui il y a eu la Promenade Champlain (90 millions) un cadeau pour le 400e. La réfection du Vallon (250 millions) et quelques millions dans l’aéroport, mais à part ca? (le 200 million dans le Colisée c’est pour l’an prochain)

Québec a une particularité unique au Québec. Ce pourrait-il que ça soit le seul endroit où l’ont peu aspirer a devenir millionnaire sans jamais avoir à traiter avec personne d’autre que ses amis d’enfances.

Faudrait mesurer l’indice de réussite professionnel de l’autochtone (le québécois natif de Québec) de la ville de Québec.

Lorsque tout est possible, et cela sans l’aide de l’État, c’est normal qu’on vote pour des partis (de droite) qui vous promettent de vous crisser patience dans votre vie professionnel.

Les Québéciens, comme dans martiens, a toujours eu une réputation de famille provinciale tricotée serrée, ville soumise au gouvernement de son maître Rocanadian (Ottawa), siège de la gouvernance coloniale de la Province of Kwibek, ville fermée à l’idée d’ouverture sur le monde et le reste du Québec, son pays. Ville conservatrice, de droite, rétrograde et frustrée, bref tout ce qui définit le complexe du colonisé.

Ses habitants bénéficient d’un site patrimonial historique hors de l’ordinaire qu’ils ne méritent pas du peuple tout entier en raison d’un déficit en fierté pour le pays Québec, sa culture et sa langue nationale.

A mesure que la fin de la campagne électorale approche, François Legault s’enfonce de plus en plus dans la démagogie simpliste utilisée par les radio-poubelle de Québec.
Je n’ai jamais vu quelqu’un se métamorphoser en son contraire aussi rapidement à part l’incroyable Hulk qui lors d’un accident de laboratoire a reçu une dose mortelle de radiations gamma.

Très bonne synthèse M. Castonguay.

Vous avez bien senti le pouls, ça demeure un grand village et c’est ce qui fait tout son charme. (Assez gros (en terme de population) pour avoir une pléiade de produits et de services et assez petit (en terme de population) pour demeurer à dimension humaine).

D’un gars de Québec qui va essayé de voter «du bon bord».

Je suis d’accord avec Tantrika. J’ai vécu, étudié à Québec, j’ai été guide touristique pendant dix ans, j’ai aimé cette ville malgré son système de transport en commun déficient, sa température d’hiver à arracher les cornes d’un boeuf, mais je ne pardonnerai jamais à cette bourgade de m’avoir privé d’un pays lors du dernier référendum. C’est tellement fermé comme milieu que j’y ai passé trois mois à un moment donné sans jamais avoir fait la connaissance d’une seule personne, moi qui ne rencontre jamais d’étrangers à Montréal, Paris, New York ou Chiang Mai! Sortir dans la rue à 50 000 pour Jeff Filion, faut le faire!

@Tantrika
Mais où avez-vous pêché que les gens de Québec sont peu scolarisés ! Sortez-vous de votre cuisine parfois ? À moins que vous ne vous citiez en exemple! Je suis sonnée, voire insultée; les gens de Québec sont au contraire des gens assez instruits et cultivés, des gens aussi très politisés (Québec est la ville où l’on retrouve le plus de fonctionnaires au prorata de la population dans la province). Je suis une retraitée ayant 4 diplômes universitaires et je connais beaucoup de gens qui comme moi ont fait des études universitaires ou du moins ayant faits de bonnes études que ce soit de niveau secondaires ou de niveau collégiale.Si vous parlez des gens qui ont plus de 80 ans, ce sont de nos parents que vous parlez et pas de la population actuelle, celle qui ira voter mardi le 4 septembre alors, ne généralisez pas s.v.p. Nous sommes loin d’être des ignares incultes.

moi je comprends pas a Québec. pourquoi qu’y nous appuyent pas les etudiants qui sont sortis dans la rue. moi je me suis battu pour defendre le quebec libre, et il faux autre chose que juste la croissance du niveau de vie et les emplois. avez-vous le plq ou la caq porter le carré rouge? cé justement ça que je dis. il faut le PQ pour defendre ceux qui ont bloque les cours et sortis avec des casseroles. et il faut la DÉcroissance économique, pour plus de juste sociale. et sa aussi juste le PQ le promet. alors le choix est clair.

On veut vraiment du « changement » à Montréal?

Come on…

On veut du « changement » si ça ne change RIEN dans NOS habitudes.

Montréal devrait s’inspirer des gens de Québec et voter en masse CONTRE le Parti québécois et ses politiques xénophobes et rétrogrades.

Il n’y a personne, ab-so-lu-ment PERSONNE de crédible au Parti québécois pour s’occuper des ministères à vocation financière.

Imaginez…on s’apprête à laisser des dizaines de Milliards de NOTRE argent entre les mains d’amateurs qui seraient incapables de gérer un dépanneur…

Eh misère!

J’ai ma place. François Legault

Le message de François Legault mal interprété dans la région de Québec.
Il voulait dire:
J’ai ma place, au Domaine Sagard.

La ville de Quebec c est comme
la ville d Ottawa.

On peut bien voter a droite ou
a gauche
quand on vit des largesses du gouvernement.

Le siege du gouvernement sera toujours la,
les musees et institutions seront toujours la,
Le Parlement sera toujours la

Il faut venir a la capitale pour rencontrer les ministres et leurs adjoints et loger dans les hotels et manger dans les restaurants de la ville .

La SEULE facon de changer la mentalite des residents, ce serait de DEMENAGER la capitale.
Mais cela….

Je pense pas que les vieux parti politiques aideront le Québec. Ils demeurent avec leurs vieilles querelles et le Québec évolue très peu dans beaucoup de domaines.

Si un jour les Québécois réalisent ce phénomène peu être ils délasseront les vieux parti politiques.

Si la CAQ faisait élire onze députés à Québec avec 35% des voix exprimées, cela ne ferait qu’une minorité ayant voté pour eux.

Lorsque les sondages ont montré qu’il y aurait une vague caquiste dans la région de Québec, je n’y ai jamais cru. En quelques semaines seulement, la majorité libérale a fondu au soleil suite au revirement des radios de droite qui ont abandonné Jean Charest malgré ses grosses sbventions dont celle de 200 millions pour le nouvel amphithéatre. Mais ce n’est pas la première fois que les électeurs de Québec ne suivent pas aveuglement comme des moutons les animateurs de radio de Québec dans leurs phantasmes matinaux comme à la dernière élection fédérale.
Malgré ce qu’espère François Legault, il n’y aura pas de vague caquuiste à Québec; la présence de Jean Charest à côté du Maire Labeaume dans le dernier droit ramènera au bercail les libéraux qui ont été tenté par la mongolfière gonflée à l’hélium de François Legault et divisera le vote permettant au P.Q. d’arracher quelques sièges supplémentaires pour atteindre la majorité à l’Assemblée nationale.

Il ne faut pas sous-estimé l’influence des radios à Québec. Les deux grandes radios véhiculent les mêmes idées. Il s’agit de supporteurs traditionnels de l’ADQ, donc maintenant de la CAQ. Quelqu’un qui veut écouter autre chose, que du populisme, a bien peu de choix ici. C’est comme ça, il faut faire avec!

Amphithéâtre : honte aux hueurs de Québec

Aujourd’hui à Québec avait lieu la première pelletée de terre pour l’amphithéâtre de la ville. Tout se passait bien et dans l’allégresse, jusqu’à ce que monsieur Labeaume remercie monsieur Charest, qui a eu droit à des applaudissements, bien que les libéraux soient en danger dans la région de Québec. Labeaume a ensuite remercié madame Marois. Surprise… cette dernière s’est fait huer. Par la suite, dans la foule, d’autres l’ont huée en criant : « Vive le Canada ! ».

Je n’en reviens tout simplement pas. Dois-je rappeler que madame Marois a appuyé ce projet, que cela a créé beaucoup de division dans son parti, mais qu’elle a tenu son bout ? Dois-je rappeler qu’Agnès Maltais du PQ accompagnait Labeaume lors de la conférence de presse durant laquelle il confirmait la venue de l’amphithéâtre ? Dois-je rappeler que Harper est contre cet amphithéâtre et ne veut pas le financer ? Alors, quelle est la logique de huer Marois et crier « Vive le Canada » ? Quelle ingratitude envers une femme qui a soutenu leur projet contre vents et marées. C’est vraiment incroyable, indigne et ingrat.

http://www.lapresse.ca/debats/le-ce

Le faux mystère Québec ou comment nier l’évidence. Donner raison aux morons qui huent Pauline Marois pour avoir endosser le pacte Labeaume-Péladeau et crier «Vive le Canada» alors que le gouvernement Harper n’a rien fait pour l’amphithéâtre et vous osez répliquer par le «Mystère Montréal» ? Mais c’est quoi, là ? Vous travaillez pour Mr Big ?

En politique, Québec a tous les défauts d’un village : oeillères, absence de vision, copinage, dépendance aux qu’en-dira-t-on, suffisance entraînée et entretenue par une machine étatique dont la présence et les retombées semblent éternelles et, par-dessus tout, absence totale d’esprit critique au regard de la richesse et de l’importance vitale de son héritage intellectuel et culturel. Dommage, puisqu’on a la triste impression que cette belle ville, ce premier joyau de l’Amérique du Nord est devenue non seulement une coquille vide, mais encore le havre d’une population gâtée, majoritairement inconsciente de ce qui menace gravement le Québec en tant que nation et société riche d’une langue de génie sans laquelle nous nous retrouverions au niveau des peuples les plus démunis, spoliés et exploités. Faire abstraction de cette réalité et de la nécessaire indépendance qu’elle commande est carrément autogénocidaire.

le respect des fonds publiques ????????,wtf vous étiez ou cal… de tabar… quand y’on fait l,annonce du nouveau colisé,amnésie collective ou folie pure ,là est la question.

J’ai beaucoup réfléchi au « mystère Québec », habitant cette ville depuis ma naissance( j’ai 69 ans). Je crois aujourd’hui que cette ville, que j’aime par ailleurs profondément, a malheureusement toutes les caractéristiques de ce qu’Albert Memmi décrit dans son célèbre livre « Portrait du colonisé… ». Sa population, formée à environ 95% de francophones de souche, vit encore sous les effets de la conquête: manque de confiance en nous, en notre capacité d’assumer notre destin, admiration pour tout ce qui vient d’ailleurs, en fait admiration du colonisateur et haine de soi. La radio poubelle ne fait qu’exploiter ces faiblesses en dénigrant continuellement notre État national et ce que nous sommes.

à benito

200 millions pour l’amphithéâre c’est des pinottes comparé à ce qui se dépense à Montréal. L’échangeur Turcot, l’OSM, le quartier des spectacles, le CHUM…

@ vero ,montréal nous a mener au bord du gouffre financier ,québec va nous faire faire un pas en avant???lol,la jalousie et l’envie c’est comme le confort et l,indifference,c’est meilleur en film.

Il n’y a pas de mystère Québec… il y a beaucoup de tits bonzhommes en noir de la Nordic Nation (prononcé à l’anglaise, svp) … tout ça entretenu par la pourriture de la radion poubelle ! C’est ça pour moi la basse-ville de Québec, un ramassis de petites mesquinnerie colonisée !
Les progressistes douvent être bien frustrés de côtoyer constamment cette engence !

je vous suggère de lire sur le syndrome du larbin,ça devrait éclairer votre lanterne.ou encore d’écouter la chanson du capitaine nô ,personne ne m’aime,personne ne veut m’aimer.ou encore, moins drole, de lire sur le darwinisme social si chère a cette collectivité tant mystérieuse et dont arthur buies fesait mention, déja, dans ces lettres sur le canada en ±1890, c’est dire le progrès(sic).