Le faux naïf

On ne voit plus, mais vraiment plus, comment Gérald Tremblay pourra s’entêter à s’accrocher au pouvoir jusqu’aux prochaines élections municipales de l’an prochain.

Le maire de Montréal, celui-là même que Benoît Labonté , son ancien dauphin passé en 2009 au parti de Louise Harel, avait qualifié de «faux naïf», doit partir.

Pour la plupart des Montréalais, la chose n’est même plus négociable.

Ce mardi matin, à la commission Charbonneau, Martin Dumont, un ex-organisateur d’Union Montréal, le parti du maire, leur aura probablement fourni la proverbiale goutte qui fait déborder le vase.

M. Dumont a raconté comment, en 2004,  l’agent officiel d’Union Montréal, lui aurait expliqué que le parti tenait deux comptabilités – une «officielle» et une «officieuse». Cette dernière était la «vraie» puisqu’elle permettait au parti de dépasser, sans le déclarer, la limite des dépenses permises par la loi.

Et Martin Dumont de laisser tomber sa bombe politique.

À ce moment-là, se rappelle-t-il, Gérald Tremblay s’est levé pour quitter la réunion en lançant : «Je n’ai pas à savoir ça

Je n’ai pas à savoir ça… En 2004… Il y a donc de cela un bon huit ans déjà…

Ce n’est évidemment là qu’une «allégation».

Or, le problème est que les «allégations» de financement illégal, de détournement de fonds publics pour cause de gonflement artificiels et répétés des coûts de contrats publics, de corruption de l’ex-entourage immédiat du maire et enfin, d’une proximité dangereuse avec le crime organisé, s’accumulent très sérieusement pour l’administration Tremblay.

Résultat : la pression monte de plus en plus pour que le maire quitte.  Et elle monte de partout.

Pendant ce temps, au gouvernement, on ne sait plus trop par quel bout prendre cette patate chaude politique.

Une patate chaude qui, cet après-midi, s’est terminé sur le témoignage dramatique de Martin Dumont.

M. Dumont relatait les menaces de mort qui lui auraient été proférées à l’époque par Nicolo Milioto – identifié par Lino Zambito comme étant «Monsieur 3%» – un entrepreneur du cartel des égoûts proche de la mafia et qui aurait remis un 3% de la valeur des contrats obtenus au parti du maire.

Bref, malgré la plus pure dénégation dans laquelle il baigne, la situation de Gérald Tremblay devient de plus en plus intenable pour lui. Politiquement et moralement.

C’est à se demander comment il finira politiquement. Comme Gilles Vaillancourt, parti se cacher avec un «billet de son médecin»? Ou forcé de démissionner sous pression?

Alors, un «faux naïf», le maire? Qu’en pensez-vous?

Ce matin, à son émission, l’animateur Paul Arcand l’a résumé en ses propres mots : «il a ouvert la porte aux voleurs». Et d’aucuns ajouteraient qu’il leur a probablement donné les clés.

En 2001, à sa première campagne pour la mairie de Montréal, le slogan d’Union Montréal était «Avec Tremblay, ça va marcher».

Aujourd’hui, force est de se demander pour qui, au juste, son règne de 11 ans aura si bien «marché»?

Encore ce matin, Martin Dumont rapportait également des scènes au parti du maire dignes d’un très mauvais film de gangster. Incluant des échanges d’argent comptant devant des urinoirs, des vestons qu’on ne peut pas fermer parce qu’on y cache trop d’enveloppes de cash, des coffres-forts qui ne ferment pas, non plus, pour la même raison.

Même Les Soprano se seraient gardé une petite gêne…

Côté financement illégal, gonflements de prix, corruption et collusion, les «Monsieur TPS», «Monsieur 3%» et «Monsieur Trottoir» viennent pimenter le tout.

Et le maire?

Comme si rien n’était, il continue à jouer son rôle de «Mister Chance»…

Ce matin, le maire devenait aussi «Monsieur 3,3%». Ça, c’est la hausse de la charge imposée aux contribuables montréalais pour le budget 2013 de la Ville.

Son «processus de maire»?

Après avoir annoncé cette hausse aux Montréalais pourtant littéralement détroussés depuis des années, Gérald Tremblay, questionné durement sur son intégrité, a lancé cette perle :

Je vous demanderais de respecter mon processus de maire de Montréal. Je suis en train de travailler pour la ville de Montréal. Il y a une commission qui est en cours, et que nos avocats posent des questions.

Son «processus de maire»?

Le maire n’est plus qu’en simple dénégation, il semble maintenant vivre sur une autre planète et il y parle une autre langue – celle d’un maire irrévocablement déconnecté de la réalité.

Alors, un «faux naïf», le maire?

Une genèse de carrière politique fort intéressante

Même lorsqu’il était au Parti libéral du Québec, cette impression circulait déjà dans les corridors.

Ce qui ne va pas sans rappeler certaines des circonstances bien particulières de la genèse de sa première carrière politique – celle qu’il a menée comme député du PLQ de 1989 à 1996 et comme ministre, de 1989 à 1994.

Prenons cet épisode fort peu connu, mais qui s’avérera décisif pour le succès du premier saut de Gérald Tremblay en politique active.

Cet épisode, il était raconté en 2009 par Robert Libman dans le cadre de la série «Mémoires de députés» produite par l’Assemblée nationale.  (Rappelons qu’entre autres choses, M. Libman fut chef et fondateur du Parti égalité – un parti anglo-montréalais créé en 1989 en opposition au renforcement de la Loi 101 par Robert Bourassa.)

Constatant qu’en 1989, à sa première élection générale, le Parti égalité, bizarrement, n’avait présenté aucun candidat dans le comté d’Outremont  où Gérald Tremblay était candidat pour le PLQ, l’animateur en demande la raison à M. Libman.

Voici ce que M. Libman répond à sa question :

Ça, c’est une histoire intéressante. Une des personnes qui était très impliquée dans notre parti était Morty Brownstein, le propriétaire des chaussures Brown, qui a ramassé pas mal d’argent pour d’autres partis. Lui, il est venu nous voir parce qu’il connaissait bien Gérald Tremblay. Il travaillait avec lui dans le monde des affaires. Il nous a demandé si on peut considérer la possibilité de ne pas présenter un candidat à Outremont.

Parce que à Outremont, il y a une forte concentration des anglophones qui appuient typiquement le Parti libéral, mais le pourcentage de votes à Outremont entre francophones est divisé entre libéraux et péquistes. Alors, si on présentait un candidat à Outremont, on risquait de diviser le vote, au moins, d’arracher le vote anglophone à Monsieur Tremblay, qui pourrait faire élire le Parti québécois.

Alors, on a décidé de ne pas présenter un candidat à Outremont. Et Gérald Tremblay a été élu, Sinon, s’il a perdu les 3, 4 ou 5,000 votes qu’on pourrait avoir à Outremont, ça se peut qu’il ne sera pas élu.

Bien sûr, il n’y avait rien d’illégal dans ce genre de pratique. C’est ce qu’on appelle de la stratégie politique.

Or, ce qui étonne particulièrement dans cet épisode est qu’une personne aussi influente et proche du Parti égalité, tout en étant proche de Gérald Tremblay, ait approché un Robert Libman pour protéger le comté d’Outremont pour M. Tremblay. Et ce, malgré le fait que M. Libman venait tout juste de créer un parti dont l’objet était de punir le PLQ en lui prenant un certain nombre de comtés.

De la stratégie politique? Bien entendu.

Mais dans ces circonstances bien spécifiques, avouons que l’épisode tient de tout sauf de la naïveté.

Comme quoi, la fin – soit la victoire de M. Tremblay dans Outremont – aura justifié ce moyen qui consistait à pactiser avec le même Parti égalité, qui accusait le PLQ et son chef des pires péchés politiques.

Or, M. Tremblay serait sûrement tenté aujourd’hui de répondre qu’à l’époque, il n’était «pas au courant»…

 

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Si jamais Gérald Tremblay devait être reconnu coupable à la suite d’un procès en bonne et due forme, je souhaiterais qu’il soit condamné 25 ans de travaux communautaires, question qu,il remette un peu des millions qu’il aura soit volé, soit permis d’être volés aux citoyens.

Pendant que lui et ses sbires s’enrichissaient illégalement avec l’argent des citoyens, les écoles rendaient malades les profs et les enfants, les routes s’effondraient et les malades ne recevaient pas les soins requis et mourraient parce qu’il manquait des millions dans les coffres de l’État qui se retrouvaient littéralement dans les coffres-forts des bandits qui étaient sensés travailler pour les citoyens.

Toutes les compagnies qui seront reconnues pour avoir participé à toute ces immenses magouilles devraient être tout simplement mises sous séquestres et nationalisées par l’État qui les administreraient temporairement, le temps de les offrir à des coopératives de travailleurs. Tous les biens des bandits devraient de droit revenir à l’État, aux citoyens. Après tout, c’est nous, les citoyens qui avons payé pour tout ce qu’ils ont. Tout ce qu’ils ont nous appartient.

«Les gens sont trop bien élevés, les méchants peuvent s’en donner à coeur joie.»
[Dan Powell]

On est en plein Boardwalk Empire… du Nucky Thompson en pleine réalité. Il se prend pour le père de famille qui sauve le pauvre peuple tout en naviguant dans la corruption et la manipulation.

Le pire, c’est que ce genre d’homme n’auront jamais à se pardonner, ils sont certains qu’ils ont fait ça pour la cause de la ville, du peuple… c’est d’une tristesse… humaine.

On va de tempête en tempête. Being There

«Faudrait pas que tu te retrouves dans mes fondations de trottoir», lui aurait dit l’entrepreneur pour Mivela Construction.

A la veille de l’Halloween, on sait maintenant que les fantômes ne se cachent pas uniquement dans les cimetières.

Bonsoir,

La situation du maire de Montréal, Gérald Naïf Tremblay, me fait penser au film Réjeanne Padovani, de Denys Arcand dans lequel le maire corrompu et corrupteur de la place, qui laisse faire le sale boulot par ses organisateurs, demande à l’un d’eux de « voir à ce que Réjeanne ne lui porte pas ombrage,» elle sera tuée, mais le maire n’en saura jamais rien parce qu’il ne demandera jamais à son organisateur comment il a réglé le problème.

Monsieur le maire « fâché » a dit qu’il ne répondra plus aux questions des journalistes sur les allégations à son égard…De toutes manières, monsieur le maire, on ne vous écoute plus, on ne vous croit plus. En restant accroché à votre « processus » de maire encore un an, vous nous faites plaisir. Votre départ dans la déchéance n’en sera que plus savoureux pour nous.

Pierre Brodeur

Hausse des taxes salée pour le budget 2013 de Montréal. Et si tous les montréalais refusaient cette hausse? Ce serait trop beau! Mais ne pensez-vous pas que ce serait le meilleur message à envoyer à l’administration Tremblay??

Je pense que c’est carrément un recours collectif qu’il faudrait intenter à l’égard du parti Union Montréal et de ses dirigeants. Les agissements du parti, la collusion qui en découlé, ont coûté cher aux montréalais. Si cela mène le parti à la faillite, ce ne serait que tant mieux. Ça serait la meilleure façon pour nous de passer un message clair aux profiteurs en puissance.

Tout ce que j’ai à dire au maire Tremblay est ce fameux mot du printemps arabe : DÉGAGE!

le gros de l’argents qu’ils nous onts volées est déja rendu dans des paradis fiscaux, et ce sont nos enfants et petits enfants qui payeronts pour la dette publique, pendant ce temps on fais la chasse au travaileurs au noir, on donne des ticket a tours de bras , on installe des photo radar pour emplir les coffre , le stationements coutent la peau des fesses quand on veut aller encourager nos commercant locaux et plus et plus et plus , cest toujours le citoyen qui paye. des salaud s’en sortent toujours. et ca cest sans parler de laval , mascouche et toute les autres municipalitées ou les ptit maire on compris comment marchais le systeme

Me Legault, je ne crois pas en la naiveté de M. Gérald Tremblay. Je pense que la collution, corruption n’est possible que si les politiciens sont d’accord avec le processus. Que ce soit par de l’aveuglement volontaire ou autrement le résultat est le même. Il n’y a personne qui va venir me dire sérieusement que tous, municipalités et gouvernement marchent ensemble. Les contrats à la ville de Montréal ou autres chantiers comme le CHUM etc tout ça est infiltré par le crime organisé finalement je me dis que ce sont eux qui mènent. Aussi, rien n’est isolé tout est interrelié. Une ville comme Montréal qui est gérée comme elle l’a été depuis des années, venez pas me dire que les ministres responsables à Québec n’ont pas vu la danse des billets. Bien sûr que oui et ils avaient intérêt à taire ces magouilles parce qu’eux mêmes ayant les mains dans le pot de biscuits. Le vol est tellemnt gros et la crocherie tellement dans toutes les fibres de la société que ce n’est pas de l’angoisse fiscale que les gens font c’est une dépression collective. Comment y arriver? Trop d’avocats sont dans la gestion de l’État et pas assez de citoyens ben ordinaires. Ils devraient y avoir des gens du peuple parmis tous ces fraudeurs pour forcer l’intégrité style Jean Garon. Les gens ordinaires doivent entrer dans la machine j’en connaît que ça leur ferait plaisir de ramener quelques véreux. On devrait collectivement refuser de payer taxes et impôt avant que la maison soit propre. Il y en a de l’argent au Québec mais nous nous faisons voler à tour de bras.

Pendant ce temps, la « mafia » des trottoirs continue de faire son oeuvre de dilapidation des fonds publics.

Au rythme où les trottoirs en bon état se font remplacer à Montréal (et les trottoirs en très mauvais état laissés à l’abandon sans doute pour témoigner de “l’immense” travail qui reste à faire), l’incompétence seule peut difficilement expliquer un tel comportement. Il faut donc presqu’assurément invoquer un subtil mélange d’incompétence, de corruption, de paresse et de ristournes.

Devant mon entrée, une dalle de trottoir n’ayant qu’une infime fissure invisible pour quiconque marcherait les yeux bandés, que ce soit pieds-nus ou non, vient d’être remplacée. Pour ce faire 8 intervenants étaient impliqués à tour de rôle:
1- le scieur de ciment.
2- le briseur de dalles de ciment et d’asphalte.
3- le tracteur en charge de charger tous ces morceaux dans un camion.
4- le camionneur et le site d’enfouissement.
5- le poseur de moules.
6- le poseur de pierraille.
7- le couleur de béton.
8- le réparateur de l’asphalte enlevé dans mon entrée afin de réparer la dalle de trottoir à peine endommagée.

Résultat: la fissure à peine visible dans l’ancienne dalle est maintenant remplacée par deux fissures plus grandes et plus larges que la fissure originale. Ces 2 fissures sont dans l’asphalte de mon entrée: le scieur de béton a fait son travail négligemment, faisant chacun de ses deux traits de scie 7-8 cm trop longs dans l’asphalte de mon entrée.

Bien sûr, le rectangle d’asphalte que la ville a remplacé dans mon entrée, va se fissurer 10 ou 20 ans plus tôt que l’asphalte du reste de mon entrée, expérience à l’appui…

En somme, des prix faramineux pour faire du travail inutile et négligent qui empire les choses dans mon cas, et n’améliore absolument rien dans d’autres cas. En échange, nous acceptons de payer les taxes municipales les plus élevées en Amérique…

PS: Curieusement, il y a un trottoir qui mène de la rue à mon entrée de maison. Il est vieux de 63 ans et en très bon état: il possède quelques fissures entièrement tolérables. Imaginez les sommes faramineuses qui auraient été dépensées sur ce trottoir si la philosophie de la ville avait été appliquée…

Je partage votre avis M. Drouin.

Mais comme le Code criminel relève d’Ottawa et que les Conservateurs trouvent que l’Italie est trop sévère avec les mafieux… 🙁

Au Canada, les criminels bien organisés ont la cote d’amour auprès des politiciens, aussi bien provinciaux que fédéraux.

Au Québec, ont a l’honnêteté de faire le ménage malgré ce qu’il en coûte pour notre image. Dans le reste du Canada on ne mange pas de ce pain-là, on dirait.

Pour la santé mentale des Montréalais, il doit partir. On parle d’allégations, mais il ne faut pas oublié que les personnes qui témoignes à la Commission Charbonneau sont assermentés et ne peuvent pas dire n’importe quoi sous peine d’outrage au tribunal.

J ai eu plusieurs innondation chez moi avec les refoulements des egouts qui ne founissent plus . Ils ont remplacer la partie visible sans changer la dimention de l egout. de l argent gaspiller encore aujourd hui le probleme est encore pas regler.Les Taxes et Surtaxe de Charets et Tremblay nous egorge .Tou ce monde la merite la prison plus le remboursement de cette somme.

En prenant connaissance des révélations qui ne cessent de débouler, je comprends tellement ceux qui ont fait la révolution française ainsi que la révolution russe de 1905.

Aujourd’hui nous avons encore l’impression, j’espère à raison, que notre système de justice agira pour le meilleur bien des citoyens. Mais si ça ne devait pas être le cas, ou si nous avions l’impression que tout ce théâtre ne serait que des coups d’épées dans l’eau, peut-être devrions-nous envisager d’autres moyens d’action.

Si notre appartenance à un système fédéral, avec sa séparation des pouvoirs, nous empêchait de modifier ou même d’adopter des lois afin de se prémunir contre la corruption, afin de contrer ses effets les plus pervers et mettrait de facto à l’abri la mafia et toutes les crapules qui nous ont soutiré des milliards de dollars à leurs seuls profits, alors on ferait la preuve éclatante qu’il y a au Québec un pallier de gouvernement de trop : le fédéral.

Je pense que si à la fin de la commission Charbonneau on se rend compte que les lois criminelles doivent être changées et que le fédéral se traîne les pieds, je suis d’avis que le Québec devra de facto prendre des mesures légales à l’encontre du fédéral pour protéger la société québécoise.

Et au diable les fédéralistes !

«Deviens ce que tu es. Fais ce que toi seul peut faire.»
[Friedrich Nietzsche»

Un faux naïf, ce sont les bons mots, «Je n’ai pas à savoir ça.» c’est justement le contraire, en tant que chef du parti, il devait être au courant de tout, 1-soit qu’il est vraiment naïf. 2-soit qu’il joue bien la naïveté, permettant de s’en laver les mains. Il a perdu complètement sa crédibilité, sa nous prend un Denis Coderre à la mairie au plutôt?

Ce maire est l’incarnation d’un système complètement pourrit. Combien de fois des augmentations de taxes ont étés effectués alors que sans cette corruption, aucun besoin monétaire existerait. Combien de conflit de travail auprès des employés municipaux auraient étés évités? Et Gérald veut encore aller piger dans la caisse de retraite des pompiers et policiers?

Ce maire ne pourra plus jamais dire: « il faut respecter la capacité de payer des citoyens ».

Tellement frustrant.

J’en reviens pas comment on peut donner tant de foi au témoignage de « crosseurs » et de minus qui font des allégations plus souvent qu’autrement basés sur des ouïe-dire ou qui interprètent des événements à leur avantage, pour se donner bonne conscience ou tout simplement régler des comptes personnels en faisant autant de salissage par association. Et qu’on ridiculise ceux qui sont éclaboussés dès qu’ils tentent une explication ou remettre en perspective des allégations qui ne sont pour moi que des allégations. À ce que je sache, le maire Tremblay n’a jamais et ne fait toujours pas face à des perquisitions ou des enquêtes comme le maire Vaillancourt de Laval.

En le traitant de tous les noms, le taxant de tous les péchés du monde, les médias et commentateurs mettent sur lui une pression énorme qu’il n’a pas besoin. L’opposition à Montréal lui fait déjà assez la vie dure depuis tant d’années, on n’est pas obligé d’en rajouter.

Vous voulez tous qu’il démissionne? Pour moi, c’est comme du lynchage public. Et le remplacer par qui? Bergeron? Coderre? Ben voyons donc! Quatre trente sous pour une piastre et demi?

Un fier Montréalais qui n’en peut plus de tout ce taxage.

Il y a une limite à la partisannerie (c’est la faute du fédéral, on devrait se séparer…..) j’ai bien hâte de voir si les correctifs (mérités) des élus municipaux seront aussi appliqués au niveau des élus provinciaux!!! Entretemps il y a un problème grave au Québec et ce n’est pas en reluquant le fédéral, les autres provinces qu’on va le règler. On est peut-être pas les seuls, mais on est pas bon!

@ Denis drouin (# 16):

« Si notre appartenance à un système fédéral, avec sa séparation des pouvoirs, nous empêchait de modifier ou même d’adopter des lois afin de se prémunir contre la corruption, afin de contrer ses effets les plus pervers et mettrait de facto à l’abri la mafia et toutes les crapules qui nous ont soutiré des milliards de dollars à leurs seuls profits, alors on ferait la preuve éclatante qu’il y a au Québec un pallier de gouvernement de trop… » (sic)

Et expliquez-nous ça un peu plus Monsieur, à savoir comment le gouvernement fédéral pourrait bloquer une loi anti-corruption au Québec actuel.

Et à contrario, comment le gouvernement fédéral ferait-il en sorte que la corruption serait plus endémique au Québec qu’ailleurs au Canada?

@ Serge Gingras (# 13):

« Au Canada, les criminels bien organisés ont la cote d’amour auprès des politiciens… » (sic)

Petite correction: AU QUÉBEC, les criminels bien organisés ont la cote d’amour auprès des politiciens etc…

Voilà… C’est maintenant conforme à la réalité!

Tremblay est une des marionnettes du PLQ qui dit «oui» à chaque 5 cents qu’on lui met dans sa fente !!!
Depuis la dé-fusion voulu par le PLQ pour garder ses votes anglophones la ville est en perdition, trop de «Roi Maire», trop de taxes, et en plus un maire qui ne sait rien de la magouille immense mais tout de comment taxer les automobilistes !
Si la gangrène est dans le municipale c’est que depuis le règne de Charest aucune enquête sérieuse n’a été permise sur la mafia qui sait que son règne fini dans la construction avec la défaite de Charest…C’est normal depuis Fava tout le monde avait compris que la caisse électorale du PLQ est bourrée de magouilles des constructeurs, surtout, malheureusement pour eux, italiens…
La preuve, depuis la défaite du PLQ, il y a pas une semaine ou la police ne fait pas une perquisition intéressante dans des châteaux forts libéraux…

Comment interprétez-vous dans tout ce glauque marasme de soupçons de copinage le passage d’André Lavallée, ex-bras droit de Gérald Tremblay jusqu’à tout récemment, à la direction du cabinet du nouveau ministre des Affaires municipales, Jean-François Lisée qui, lui non plus, ne se cache pas (ho, à peine…)pour faire savoir publiquement au maire sa pensée sur ce que ce dernier devrait faire… Une autre source de déni ? Manque de classe ?

À chaque fois que le maire disait : « Je ne sais rien », cela voulait dire en fait son contraire : « Je savais ». Monsieur le Maire est en apparence dans le déni total. Je dis bien en apparence.

C’est mon opinion personnel depuis multes années.

M. Bourbonnais, seriez-vous un vrai ou un faux naïf? Ce ne sont plus que des allégations, beaucoup de faits ont été corroborés.