Le Festival de l’autopeluredebananisation

Un sport péquiste ?

Il existe au Québec un très petit nombre de personnes qui croient qu’en cas de prise de pouvoir par le Parti québécois, le Québec pourrait devenir souverain, contre toute attente, avant la fin de son premier mandat. Je suis une de ces personnes.

Il existe au Québec un très grand nombre de personnes — environ 100% — qui croient que si le Parti québécois ne prend pas le pouvoir lors du prochain scrutin, la souveraineté ne se fera pas dans l’avenir prévisible. Je suis, aussi, une de ces personnes.

Or le sort électoral du PQ pourrait se jouer au cours des cinq prochains jours. Pas complètement tapi sous le débat entourant le futur amphithéâtre de Québec, on trouve le résultat d’un festival de l’autopeluredebananisation — selon le beau terme de mon ancien patron Jacques Parizeau — qui pourrait faire tomber le pot au lait, mettant à risque, pour Pauline et les siens, veau, vache, cochon, couvée.

L’état du jeu, début juin 2011

Faisons d’abord un portrait de la conjoncture politique:

1. Depuis bientôt deux ans, les sondages indiquent qu’une élection porterait le PQ au pouvoir, contre des Libéraux dont la marque de commerce semble durablement discréditée.

2. L’élection fédérale du 2 mai, bien évidemment, nous met en garde contre toute prédiction fondée sur la non-volatilité de l’électorat.

3. Le maintien de fortes intentions de vote pour la Coalition Legault nous rappelle que le goût de l’électorat pour le changement, en soi, reste un ressort encore comprimé, et dont le PQ ne semble pas pouvoir bénéficier.  Un Legault transformé en parti, alllié ou non à une ADQ ressucitée par Gérard Delteil, s’appropriera dans un premier temps un grand nombre d’indécis, les soustrayant au PQ et au PLQ.

4. Le printemps politique phénoménal d’Amir Khadir, qui attire sur son action solitaire autant d’intérêt que ne le faisaient en 1970 les sept premiers députés péquistes, doublé de l’arrivée dans 59 comtés de personnel néo-démocrate proches de son parti, lui garantit une progression électorale au prochain scrutin. Progression qui ne pourra se faire qu’au détriment du PQ.

Pour l’heure, le Parti québécois de Pauline Marois constitue toujours le navire amiral de la flottille de l’opposition. Mais dans la meilleure des hypothèses, la prise du pouvoir, majoritaire, du parti souverainiste s’érige comme un défi contre le fractionnement de l’électorat. Malgré l’obtention d’un vote de confiance par 93% de ses militants — plus éclatant donc que ceux obtenus par Landry, Bouchard ou Parizeau — Mme Marois n’arrive pour l’instant qu’à consolider ses appuis dans l’opinion, pas à les augmenter.

Si, demain (ou, littéralement, après-demain), elle devait perdre quelques députés, a fortiori des députés de haut profil, le navire amiral frapperait un iceberg qui, sans doute, ne le ferait pas couler, mais qui le rendrait vraisemblablement inapte à se rendre au port du pouvoir, donc à celui du pays.

La prise de risque

Vous avez lu comme moi, dans Le Devoir de ce samedi, que ma grande et chère amie Louise Beaudoin songe à démissionner du caucus péquiste pour cause de projet de loi sur l’amphithéâtre. Sa collègue de Crémazie, Lisette Lapointe, épouse du leader historique du PQ, se refuse aussi à voter pour ce projet de loi. Pierre Curzi y est également opposé, comme le député Jean-Martin Aussant. Or un mot d’ordre a été donné à tous les députés de se présenter pour voter, sur la ligne de parti et sans tolérance pour les absences. D’où le clash.

J’en viens au rôle de la banane dans l’histoire politique du Québec contemporain. Le maire de Québec, Régis Labeaume, et le co-commanditaire du projet d’amphithéâtre, le gouvernement Charest, se sont d’abord autopeluredebananisés en omettant de se rendre compte, avant la date limite de dépôt des projets de loi réguliers, de la nécessité de faire avaliser par les élus l’entente intervenue avec Quebecor.

Convaincue par la chef de sa députation de la Capitale Nationale, Agnès Maltais, Pauline Marois a choisi de se saisir de cette faute politique Labeaume-Charest et de mettre le PQ en pointe dans la sécurisation d’un amphithéâtre qui est devenu cause célèbre à Québec et, par conséquent, gisement électoral propre à assurer des gains électoraux (d’autant que l’ADQ, autre puissance locale à Québec, est tétanisée sur la question, ne pouvant se résoudre à appuyer une telle intervention de l’État).

La décision de Pauline Marois est signifiante. La dame donne l’impression d’une grande prudente. Mais force est de constater qu’elle ne recule pas devant la prise de risque. Elle l’avait montré en prenant de front, quelques mois avant le Congrès où se jouait son avenir politique, sa député Lisette Lapointe et son mari sur la question de la souveraineté. Elle l’avait montré en misant le tout pour le tout dans la partielle de Kamouraska-Témiscouata, puis en remportant la mise. Elle le signale encore en mettant son parti en pointe sur un sujet très controversé, en en espérant un dividende politique, local, certes, mais peut-être crucial le soir où les comtés seront comptés. Cette acceptation de la prise de risque nous dit également quelque chose sur la posture qu’elle adoptera lorsqu’il sera question de diriger son gouvernement dans une trajectoire souverainiste.

Son autopeluredebananisation est d’avoir mis son caucus des députés devant le fait accompli. Le contre-argument, avancé me dit-on par plusieurs, fut le risque posé par cette tactique de politique locale sur la marque de commerce éthique que le Parti s’était construite depuis l’arrivée de Pauline Marois. Les jours passants, et alors que s’amplifia le crédit politique pris par Amir Khadir enfourchant, lui, le cheval des grands principes, mirent les députés montréalais déjà vulnérables à la popularité nouvelle du héros de Québec Solidaire, comme Louise Beaudoin et Lisette Lapointe, encore plus pressées de se dissocier de la mesure.

Pas un prétexte, mais un exutoire

Un PQ divisé ? Un Charest hilare !

Jean Charest est évidemment mort de rire et obligera cette semaine la députation péquiste à un vote nominal, et sur le projet de loi privé promis à une mort certaine, courtoisie d’Amir, et sur le projet de loi omnibus qui en reprendra les termes et dont l’adoption ne fait aucun doute.

Les mauvaises humeurs combinées des Aussant, Beaudoin, Curzi et Lapointe se cristallisent autour de ces votes qu’on veut leur imposer contre leur intime conviction et, dans le cas de Beaudoin et Lapointe, contre leur intérêt électoral local.  Mais elles s’ajoutent à d’autres frustrations portant, on le sait pour Mme Lapointe, sur la stratégie souverainiste elle-même. Sa proposition de création d’un comité de suivi de la souveraineté qui ferait rapport, non à la chef, mais à une instance du parti, fut combattue et battue par la direction. Le cas de Pierre Curzi est complètement différent, lui qui a emporté toutes ses batailles linguistiques au Congrès.

Mais nous sommes en fin de session — période où les nerfs sont toujours à vifs. Mais plus encore à la fin d’une année où les combats entourant la tenue de Congrès ont réclamé leur dû en stress et affrontements. Le députés sont dans une bulle, dans un concentré de politique, d’épuisement, de menaces de bâillon. Ils ont trop vu le gouvernement. Ils se sont trop vus les uns les autres. Ils sont à cran, alors même que le reste des Québécois sont en mode décrochage, attentifs plutôt aux séries éliminatoires, aux BBQ et aux terrasses.

Règle générale, la fin de session est toujours la plus mauvaise des conseillères. Aucune décision majeure ne devrait être prise dans ce climat. Aux portes du gouvernement comme des oppositions, le personnel de l’Assemblée devrait afficher, chaque début juin, une grande affiche: « Il est urgent d’attendre ».

Il y a plus. Les membres du caucus péquistes sont à la fin d’une année qui a vu s’effondrer le parti frère, le Bloc québécois. Ce n’est pas banal en soi, ce l’est encore moins car la fin de l’histoire d’amour entre l’électorat et le Bloc rend, dans tous les esprits, plus incertain la réalisation du rêve souverainiste.

Or, au sein d’un Parti où les têtes sont bien faites, les opinions fortes et les égos en excellente santé, l’horizon souverainiste offre l’indispensable ingrédient de la solidarité: la colle. Lorsqu’elle faiblit. les dissensions ont moins de raison de se taire.

La mère de toutes les autopeluredebananisation

Le mouvement souverainiste pourrait s’offrir, dans les cinq jours qui viennent, une de ses plus mémorables chutes.

Dans la pire des hypothèses, Louise Beaudoin, pilier des relations internationales du parti, Lisette Lapointe, remarquable dans sa défense des aînés et victorieuse dans un comté difficile à tenir, Pierre Curzi, la voix linguistique du parti et, par la force de son émotion, porteur d’une partie de son âme, et Jean-Martin Aussant, un des plus brillants représentants de la relève et une partie de son savoir économique, quitteraient le parti.

Dans la pire des hypothèses, Pauline Marois les laisserait partir — comme elle l’avait fait naguère avec Diane Lemieux, inexplicablement.

Ce faisant, ces cinq personnes feraient pour les Québécois la démonstration que l’avenir du Parti québécois est derrière lui. Que les nouvelles forces vives s’appellent Québec Solidaire et Coalition Legault. Ce faisant, ces cinq personnes rendraient plus étroit encore le corridor qui peut mener à la double victoire souhaitée: électorale et référendaire.

Ces cinq personnes détiennent, dans les cinq jours qui viennent, une partie de notre avenir. La pelure de banane est là, devant elles, gigantesque. Sauront-elles l’éviter ?

Trois femmes qui envisagent le même objectif. C'est toujours possible?
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M. Lisée, j’adore cette chronique et vous misez juste.

Sachez que cet appui du PQ, à un projet de loi qui nie l’un des principes fondamentaux en démocratie, soit celui de pouvoir porter en justice un acte qui va contre la loi, fait en sorte que je quitte la barque…

Il y a au Québec actuellement un autre parti souverainiste qui défend haut et fort les principes de justice démocratique comme le faisait un certain René Lévesque dans les années 1970, et je suis désormais convaincue que l’avenir passe par un certain Khadir…

Quand est-ce que les trips de pouvoirs passeront après la cause d’un pays du Québec?

Québec Solidaire, Legault, le PQ ne cessent de fractionner le vote souverainiste. Les gens en ont assez des chicanes? (je trouve tellement cette expression ridicule, mais le monde aime ça) alors unissez tous ces mouvements pour en faire un:

– nommez un nouveau chef (côline, madame Marois a l’expérience en or pour l’être; mais si le monde veut que ça change, acceptera-t-elle d’être en arrière pour la cause?)

– changez de nom (appelez-le comme vous voulez!)

– faites un pays !!!

Nous sommes toujours à vanter la jeunesse; et l’expérience elle? la nouveauté; et la connaissance elle?

L’objectif est un pays du Québec. Parlez-vous pour la cause!

M.Lisée, je crois que vous seriez une meilleur chef du PQ que P.Marois si très bien entouré pour compenser votre non expérience politique. Cela donne une idée de mon appréciation du charisme inexistant de P.Marois battue par Khadir sur ce plan et peut être Legault.

Crise du politique au Québec et crise du PQ c’est ça!

Le seul principe qu’à Kadir c,est de prendre position contre tout pour s’attirer les flash des caméras. Le bloc la jouer longtemps cette chanson, et le peuple a fini par s’en écoeurer. Alors il peut bien reprendre cette chanson mais il ne capitalisera rien avec ça. La donne a changé, autrefois les médias traditionnels menaient le bal de l’opinion publique. C’Était facile, pas parce que les gens n’y comprenaient rien, mais parce qu’ils voulaient faire parti de la majorité. La solidarité c’est plus qu’un concept ici. Sauf qu’avec les médias sociaux, tout le monde peut influencer l’opinion publique. Les gens n’attendent plus de se faire dire par les médias quelle est l’opinion des citoyens, ils les prennent le poul directement. Kadir fait parler de lui mais pas dutout dans le sens que les médias essaient de lui attribuer, le crédit d,opinion. Opinion et principe mon oeil, il ne dupe personne. La manière qu’il a de se garocher sur les flash de demander plus de temps d’antenne, et d’essayer de se donner de l’importance, s’il était dans une télé-réalité il aurait été éliminé la semaine dernière c,est évident.
Il n’y aura pas de séparation tant qu’on aura des impôts plus haut que les autres provinces pour moins de services. Il faudra faire la preuve qu’il y a une garanti d’une meilleure administration et d’un plus haut niveau de vie. On dit que les québécois ne s’intéresse pas à l’économie, mais c’est faut. Il ne changera pas 4 trente sous canadiens pour une piasse américaine, car vous avez beau vous illusionner, on est pas dupe. La séparation c’est un aller-simple pour l’américanisation, Floride du Nord.
En politique on doit prouver qu’on est un bon joueur d’équipe. Si vous avez tout les chefs de parti qui s,en vont a un congrés dans le même char avec le premier ministre au volant dans une tempête et qu’il perd son chemin on ne passera pas le volant a celui qui assis dans son coin ne fait rien que dire je le savais, on y arrivera pas. Celui qui a le plus de chance de se retrouvez au volant est celui qui au lieu de critiquer continuelement le chauffeur fait des efforts pour travailler avec a retrouver le chemin quand l’autre sera fatiguer les autres lui feront confiance et voudrons travailler avec. C’est ce qu’à fait Harper, durant ces mandats minoritaires il a travaillé en équipe avec les autres. Résultat il est encore au pouvoir et pourra faire des choses constructives avec ses vis à vis. Kadir fait le même jeu que Duceppe faisait, et Pauline faisait ce que iggy faisait. Vous avez vu ce que ça leur a donné. Le changement d’attitude de Pauline lui permet de jouer un bon rôle d’oposion sauf quand il lui arrive (ça doit être de vieux conseillers) de demander la tête des autres pour faire comme iggy renverser le gouvernement. Avoir le pouvoir de cette façon c’est la même chose que d’essayer de profiter d’un bien voler, ça ne vous appartient pas et tôt ou tard vous le perdrez. Et vous pensez que Kadir se fait du capital, moi je gage que non et je crois que Plus Pauline se montre capable de faire avancer des projets, peut importe qui les a initiés, plus elle obtient de respect de la population et met des atouts dans ces cartes. Au pouvoir ou dans l’opposition elle aura plus de pouvoir comme ça qu’en faisant comme Iggy qui jouait à la victime du rçole d’opposition… pas dutout la position de Jack au contraire c,est une opportunité de montrer ces qualités de principes mais aussi de joueur d’équipe. Pas dutout a courrir après les flash de kodac, il est présent s’implique et joue son rôle, un bon exemple a suivre. Il ne fait pas le suiveux, ni le contraireux mais l’homme de principe, là pour représenter les intérêts de ses électeurs et faire avancer leurs priorités malgré les différences de plate forme politique. Harper en tiendra compte, il ne le laissera pas mener à sa place, mais tiendra compte des priorités (on a vu quels sont les minstères qu’il a donnés aux ministres québécois), parce que s’il y a une chose de sur des élections il y en aura d’autres.

Je l’espère.

Il y a des intérêts supérieurs à une simple question de protection de l’entente Labeaume-Péladeau. Quitter le Parti pour des broutilles du genre en dirait long sur la qualité de leur jugement.

Quand Jacques Parizeau avait quitté le PQ, c’était sur la question du beau risque à Lévesque: l’enjeu était fondamental. Là, ce serait d’un ridicule clownesque de voir ces gens intelligents – qui ont tellement de potentiel pour faire avancer (et aboutir) la cause – quitter à cause de l’amphithéâtre de Labeaume. Tout ne mérite pas qu’on se rebelle contre son Parti.

À moins que l’amphithéâtre ne soit qu’un prétexte et qu’il y ait des raisons cachées ?

Cet évènement est seulement la goutte qui fait déborder le vase

Madame Marois cause elle-même cette grogne en ne défendant pas les intérêts des québécois adéquatement. Elle évite surtout de ne pas aller à l’encontre des oligarques qui ont placé Jean Charest à la tête du Québec.

Aucune opposition à l’acquisition dans les fait de ce qui restait de la bourse de Montréal par celle de Toronto.

Refus de se joindre à Mario Dumont pour sortir Jean Charest du pouvoir et faire enquête sur les pertes de la Caisse de Dépôt alors que Mario Dumont lui avait offert le poste de Premier Ministre.

Vente des droits d’exploration en hydro-carbure dix mille fois moins que leur valeur marchande. Elle ne conteste pas cette transaction. Se contente de demander un moratoire.

Reproche à J. Charest de ne pas avoir réussi l’achat de la Brunswick Power alors qu’un prof de l’université d’Ottawa a démontré qu’on aurait été soumis à certaines lois fédérales qui auraient pu forcer la vente d’Hydro-Québec pour le bien du Canada.

Aucune inquiétude au sujet du contrôle du territoire par les compagnies privées alors que la loi des mines les rend rois et maitres.

Silence au moment du passage du dernier hôpital francophone du West-Island sous supervision de McGill.

Appui à la construction du complexe hospitalier universitaire anglophone payé à partir des deniers des francophones. Les subventions à la recherche y seront dirigées. Il y a 6 hôpitaux universitaires à Boston et tous sont anglophones.Il faut dire qu’elle était le ministre d’État à la Santé quand Lucien Bouchard leur a fait ce cadeau impliquant aussi un budget annuel récurant.

Aucune intention de rendre le français comme langue officielle de travail dans toutes les institutions et compagnies. Forcer les québécois à étudier en français au CEGEP dans les conditions d’embauche actuelles sans l’obligation du travail en français va à l’encontre des intérêts immédiats des québécois au niveau de l’emploi et renforce le clivage dans le peuple québécois et renforce la polition de Charest.

Il est heureux de constater que certains députés veulent se dissocier et redevenir responsables envers les assises de l’État.

On a exhumé le corps de René Lévesque. Il était couché sur le ventre. -Simon Jodoin

D’un point de vue stratégique, les députés sont tous conscient que le projet de loi de Mme. Maltais ne passera pas considérant le refus d’Omar Khadir de l’appuyer. Bref, malgré leur opposition, je pense qu’ils ne devraient pas faire chambre à part puisque qu’un ultimatum réelle ne viendra pas cette fois-ci. Certains marcheront sur leur orgueil mais ils ne devraient pas défier, la décision de Mme. Marois …sauf pour Lisette Lapointe qui peut être encline à agir contre la chef (suivant ainsi son mari). La discipline péquiste est depuis toujours assez fragile si on la compare avec celle libérale qui est, avouons-le, très bien respectée (c’est une force pour le PLC et ce, même en congrès…).

Autour de moi, dans la famille, les amis et mes réseaux, la fidélité au Parti québécois est terminée, comme elle s’est terminée pour le Bloc.

Non pas à cause de l’indépendance, mais à cause de la « chouveraineté ronronnante » du PQ et du Bloc, cet espèce de dogme mollasson d’une petite caste de politiciens professionnels carriéristes et arrivistes.

On ne les croit plus. La confiance n’est plus au rendez-vous. Ce n’est plus de la défiance, mais de la méfiance.

Le coeur n’y est plus, non pour l’indépendance mais pour le péquisme. C’est fini. Terminé. On passe à autre chose.

Pas Legault, ce carriériste de droite, petit politicien sans envergure et disons le mot, traître et opportuniste.

Khadir. Oui peut-être. Comme Layton, les gens l’aiment parce qu’on sent chez lui la passion, l’intégrité et l’honnêteté. Il inspire confiance. Tout est là.

Ce sera donc QS en ce qui me concerne. Cette idée de constituante dans les 6 mois de l’élection me plaît bien. En tout cas, c’est plus emballant que l’insipide Plan Marois.

M. Lisée,

Je suis tellement fâché de l’attitude du PQ dans cette histoire de vouloir museler le droit fondamental d’un citoyen d’utiliser la justice que je souhaite que ces cinq personnes et sans doute quelques autres avec le temps, quittent le PQ et aillent siéger avec M. Khadir et QS. Il y toujours bien une limite à faire, comme Mme Maltais, la putain. ;-(

«Dans un monde où une énorme distance semble séparer un ministre d’une prostituée, il est bon de dire, à l’un comme à l’autre, qu’ils font le même métier.» [Philippe Bouvard]

Personnellement, je suis d’accord avec la position adoptée par le PQ et Mme Marois dans ce dossier à 100%. La question n’est pas de savoir si nous aimons ou non le maire Labeaume, la vraie question c’est si on est d’accord avec le projet qu’il véhicule. Labeaume a choisi une façon de faire discrète pour faire les choses et les entreprises qui se sont montré intéressées ont pu faire valoir leurs proposition et Quebecor avait la meilleur et la plus sûre. Il a répondu, après coup à toute les questions en commission parlementaire. Des projets spéciaux nécessitent des interventions spéciales et des lois spéciales. C’est simple à comprendre bordel.

On oublie parfois que le gouvernement du Québec est le plus gros employeur au Québec et surtout le plus gros employeur à Québec (33% des emplois) malgré les efforts de diversification économique. Il faut arriver à comprendre que c’est normal que le gouvernement s’implique financièrement dans des projets de toute sorte, particulièrement quand ce sont des projets qui ont lieu en dehors de la Grande région de Montréal parce que les partenaires privés sont plus difficiles à trouver.

Quand Bell et Molson s’entendent pour acheter le Montreal Canadian (une dizaine de joueurs canadiens anglais dans l’alignement – on devrait les appeler les Maroons ou les Molson Canadian comme la mode est à la convergence) avec offre de garantie de prêt du gouvernement de 100 millions$, tout le monde est d’accord, même si la facture est refilée aux clients de Bell et Molson et aux contribuables de Montréal et du Québec. Où étaient les Kadir et compagnie à ce moment-là? On boit de la bière, on paye pour les Canadiens, on fume une cigarette, on paye pour le stade olympique.

PKP, même si je n’apprécie pas son côté antisyndical, est déterminé à amener une équipe de hockey à Québec. Est-ce que Bell en aurait fait autant? Est-ce que Bell n’aurait pas plutôt tout fait pour ne pas attirer d’équipe pour ne pas mettre en péril son placement dans les Molson Canadian?

Quand le gouvernement et la ville de Québec se mettent avec Quebecor pour monter un financement qui permettra de contruire un amphithéâtre multifonctionnel, c’est le scandale.

J’en ai ras-le-bol! Quand on a voulu célébrer le 400e de Québec, c’était la même chose. Ça marchera pas! Ça vous coûter cher! Une fois que c’est un succès, où est l’opposition? Elle se sauve comme les coquerelles quand on allume les lumières! Il faut parfois savoir prendre des risques…

Moi je souhaite que le PQ meurt. Je ne suis pas souverainiste, mais indépendantiste. Seul un parti incarne l’Indépendantismte il s’agit du Parti indépendantiste. Il n’est pas gros. Il n’est pas connu, mais il est clair. Pas comme au PQ ou on se chicane sans cesse et on nesait pas comment arriver au pays. Nous on sait comment: en déclarant unilatéralement l’indépendance du Québec ! http://www.parti-independantiste.org

Je crois que ces personnes éviteront l’énorme pelure de banane qui est devant elles, mais les dissensions créées demeureront et risqueront fort d’empoisonner l’atmosphère du caucus au cours des prochains mois.

La solidarité de parti, si nécessaire pour sécuriser la population, en prendra un solide coup.

Mon petit goigt me dit que, même si elles ne démissionnent pas au cours des prochains jours, les personalités en présence sont trop fortes pour se ranger docilement derrière la chef, d’autant plus si elles les a mis, comme vous dites, devant le fait accompli.

Et la population n’accordera certainement pas le pouvoir même minoritaire à un PQ divisé.

Le PQ s’expose-t-il alors à connaître le même sort que le Bloc Québécois ? Je ne crois pas, mais sortira-t-il affaibli de cet exercice du Colisée ? Indiscutablement.

Je crois que madame Marois vient de prendre une mauvaise décision qui pourra se révéler très coûteuse pour le PQ et pour son leadership à court et moyen terme.

L’ADQ pourra-t-il profiter de la situation ?

Le parti encore inexistant de François Legault formera-t-il le prochain gouvernement dans 2 ans ?

Ou, Amir Khadir et son parti émergeront-ils ?

Jean Charest et le PLQ se faufileront-ils ?

Plusieurs questions sans réponse pour le moment.
Mais rien n’est assuré pour qui que ce soit, ça devient de plus en plus évident.

Merci pour votre excellent tableau monsieur Lisée, la population et les partis en présence en avaient présentement besoin.

Bon billet M. Lisée, bien équilibré!

Le Bloc est mort… mais avec les Québecoison ne sait jamais…tout est possible. Ils sont toujours sur la clôture, penchant d’un côté et de l’autre. Je m’attend à tout ce qui peut être radical et incompréhensif d’une élection à l’autre.

Si jamais il y avait un référendum…et si le Canada acceptait le fameux 50%+1 ce serait parce qu’ils ont hâte de se débarasser du Québec au plus vite et ceçi serrait une bonne manièere de le faire. La plupart des pays exigent 60 ou 70%.

Jean Chrétien a réussi à détruire toute la classe politique en employant son arme de destruction massive, à savoir les commandites afin de sauver son Canada coute que coute. La douloureuse bataille sur la souveraineté laisse des séquelles à morosité profonde chez les protagonistes. Depuis lors, toutes alternatives gagnent en force. C’est le début d’un long cycle de régénération de la forêt politique québécoise et comme toute jeunesse, la turbulence et l’inexpérience précède la stabilité. Sur ce point, le Canada est en meilleur posture, puisque les conservateurs furent préservées de cette bataille.

Pour démentir cet état de fait les libéraux fédéraux n’ont pas d’autre choix que de d’ouvrir le débat constitutionnel pour compter sur l’effet Mulroney au Québec, en guise de dernière convulsion, et surtout a contrario de leur idéologie tandis que les Péquistes n’ont même plus la capacité de provoquer un électrochoc en s’étant paralysé par un vote de confiance aussi fort.

Au moins, durant cette bataille nous avons prouvés que nous pouvons lutter avec autant d’acharnement que nos adversaires. Enfin, Requiem pour les générations précédentes.

Il va falloir se contenter de l’idéalisme de Québec Solidaire pour un temps, mais il ne faut pas être inquiet, le pragmatisme va les rattraper en proportion de leur croissance.

Le seul scénario minimalement possible pour une souveraineté d’ici 10 ans serait une collaboration entre le Pq et Qs en se partageant la carte électorale pour ensuite former une coalition vers la souveraineté. Cela n’arrivera pas, l’uninominalisme britannique nous a trop bien dressé à la querelle nationale. Nous débattons dans un cadre politique qui n’est même pas le notre sans y voir d’alternative. En cela je félicite la gestion coloniale anglaise pour sa capacité naturelle à nous diviser.

Pauvre de nous

Peut-être que les péquistes comprendrons un jour que l’indépendance d’un pays est annoncée par une déclaration et non un référendum. En ce sens, Lesage et Bourassa ont été bien plus près de déclarer l’indépendance du Québec que Lévesques et Parizeau!

Depuis quand les intérêts du peuple sont-ils activement défendus par les élus? Dans le systême actuel, la carrière des élus est financée par la richesse des dons des riches. On peut donc prédire sans erreur que les élus sont au service des riches.

Tant que nous aurons une assemblée nationale dirigée par la partisanerie politique, nous seront dans le trouble!
Tant que nous ne récupéreront pas une assemblée législative, nous seront dans le trouble!
Tant que nous n’avons pas une séparation claire entre les trois pouvoirs sociaux, exécitif, législatif et judiciaire, nous seront dans le trouble!
etc.

Avant de courrir, il faut apprendre à marcher!

Des questions sans réponses
La commission parlementaire, opération planifiée et dirigée par le PQ et le PLQ, n’a pas permis de répondre à des questions qu’ont soulevées les Khadir, Caire et Picard.A savoir:
Comment a-t-on pu fixer le loyer alors que les coûts de construction ne sont pas connus? Bien sûr, on parle de 400 000 000. Ce n’est qu’une approximation qui pourrait être majorée d’au moins 25%.
Pourquoi le loyer convenu n’augment-il que moins de 1% par année? Pourquoi ne pas l’avoir indexé au taux d’inflation?
Pourquoi protéger contre toute poursuite judiciaire non seulement l’entente de principe, qui n’est même pas signée, mais aussi tous les contrats qui découleront de cette entente? Contrats qui n’existent pas. Donc un véritable chèque en blanc.
Pourquoi donner un droit de regard à Péladeau sur la construction de l’amphithéâtre alors qu’il ne contribue rien à sa construction?
Pourquoi tous les risques sont-ils assumés uniquement par la ville de Québec?
Pourquoi ne pas exiger de Péladeau qu’il s’engage à garder la nouvelle équipe à Québec pour un certain nombre d’années? 20 ans? 25? Non, il lui sera possible de la vendre, à son seul profit, quand bon lui semblera. Pourquoi?
Je suis membre du PQ depuis ses débuts. Je trouve ce dernier épisode vraiment navrant.Il illustre fort bien la caducité du parlementarisme à la britannique où les députés ne sont que des pions au service de leur chef. Lors de la commission parlementaire, j’avais honte des questions posées par les députés du PQ. Ils ne recherchaient pas la vérité mais plutôt des raisons pour appuyer le projet de loi.

C’est le projet à Québec qui rassemble 80% de la population!

De Belleval a réussi à foutre la merde dans ce dossier parce que ,j’en suis convaincu ,ce monsieur n’aime pas le hockey et déteste la culture populaire main pourtant rassembleur de Québécor.

Cette entente a été mal expliqué à la population,je crois lorsque elle le sera la grogne se calmera et les gens comprendront mieux Labaume qui aime gérer la ville comme le pdg d’une multi nationale.

Le toit du stade,un toit!!!(le troisième!…) coûtera $300,000,000.à l’état pourtant peu de gens en parlent…

Tant qu’aux députés du Pq , personne n’est irremplaçable et l’élection n’est que dans deux ans.

D’un côté Denis DeBelleval, Clément Girard, Jean-Paul L’Allier, Pierre Curzi, Lizette Lapointe, Louise Beaudoin, Jean-Pierre Aussant.
De l’autre: Régis Labeaume, Pauline Marois, Agnès Maltais, le gros du caucus

Une chicane de péquistes comme on les aime…

Au fait, combien de déchirements sur les 300 millions à mettre sur le toit du Stade Olympique?

M. Lisée,

Je suis tellement fâché de l’attitude du PQ dans cette histoire de vouloir museler le droit fondamental d’un citoyen d’utiliser la justice que je souhaite que ces cinq personnes et sans doute quelques autres avec le temps, quittent le PQ et aillent siéger avec M. Khadir et QS. Il y toujours bien une limite à faire, comme Mme Maltais, la vente de son corps aux plus offrants ;-).

«Dans un monde où une énorme distance semble séparer un ministre d’une prostituée, il est bon de dire, à l’un comme à l’autre, qu’ils font le même métier.» [Philippe Bouvard]

Plus important que la primauté du droit!?!… le problème c’est que même si ces 5 députés décidaient de « piler sur leurs principes », pour le bien d’une hypothétique soiveraineté « à n’importe quel prix », comme citoyennes et citoyens, on aura quand même compris que ce ne peut être, en aucun cas, dans notre intérêt!

Je disais dernièrement que la député Agnès Maltais se faisait hara-kiri en marrainant ce projet de loi privé. Hélas ce n’était qu’une demi vérité.Ce ne sera pas seulement Agnès mais tout le parti Québécois qui en payera le prix fort…

Je pense qu’ici Pauline Marois a choisi la voie de la facilité pour essayer de faire des gains à Québec: choisir le très émotif dossier de l’amphithéâtre*. Le problème est que ce dossier est très mal ficelé depuis le départ et ouvre de larges brèches à l’éthique et au simple bon sens. Le PQ y perd beaucoup en terme de crédibilité, en sacrifiant les principes d’éthiques, de transparence et de bonne gouvernance au profit de visées électoralistes.
Essayer de faire des gains à Québec sur d’autres dossiers (en enfonçant la question de la corruption, en proposant un projet de société, etc.) serait effectivement plus difficile et probablement moins rentable localement, mais beaucoup plus cohérent.
Et l’erreur est d’exiger une discipline de fer de tous les députés: vous devez voter contre conscience pour suivre la ligne de parti. Et pas question de s’abstenir ou d’être absent. Ça ressemble trop aux manières de faire des autres partis pour projeter une image de démocratie** et froisse fortement des députés, militants et sympathisants qui sont encore péquistes justement pour des raisons de principe.
L’image projetée est donc: le PQ n’est plus un parti de principes, mais bien un parti très traditionnel. Il ne se distingue que par la cause qu’il prétend défendre (la souveraineté). Qui apparaît déjà souvent comme une simple bannière pour rallier les militants convaincus (donc un argument électoraliste).

*émotif parce qu’on l’associe au retour, selon moi très hypothétique des Nordiques, mais cela est une autre histoire.

**Quand un parti, quelqu’il soit, oblige ses membres à marcher sur ses principes au nom de décisions prises par la direction, sans consultation des membres ou de la population, cela jette un doute sur son sens du respect de la démocratie. De quoi peut avoir l’air un gouvernement dirigé par des gens qui imposent, aux leurs, leurs décisions sans tenir compte de la démocratie ? Tiendront-ils plus compte de l’opinion du peuple une fois élus majoritaires ?
La question se pose.

Je suis souverainiste dans l’âme depuis Chaput et Bourgault. Je n’arrive toujours pas à comprendre ce qui a pu motiver le soutien de Madame Marois au projet farfelu et rocambolesque du petit empereur. Des gains de sympathie dans la régiion de Québec, peut-être, mais quel manque de vision globale.

Vivement que le PQ révise sa position: Oui au stade, non au soutien du contrat de gestion. Ce serait là la voie du milieu. Il y aurait certes un prix à payé politiquement, mais le PQ éviterait la débâcle au sein du parti et retiendrait la sympathie de tous les Québécois qui rêve d’un pays où les armes dernier cri et la la loi et l’ordre répressive n’aurait pas sa place.

Regardons les choses en face: Les étoiles sont bien alignées sur la scène fédérale, pourquoi se tirer dans le pied alors que l’occasion nous est donnée de nous donner un pays à notre image????

Bonjour M. Lisée,

Avouez que Pauline Marois est tombé dans un panneau installé par Jean Charest avec ce projet de loi privée. Elle a pris un risque mais risque mal calculé!

Elle aurait du savoir que Jean Charest n’avait pas le choix de passer cette loi et que quoi qu’il arrive il utiliserait le papillon!

Le PQ c’est fait avoir comme on se serait attendu que le NPD se fassent avoir dans leur nouvelle responsabilité de parti d’opposition officielle. Tout comme l’ADQ lorsqu’il a été propulsé à l’illusion officielle.

On aurait pû excuser le manque d’expérience à l’ADQ et au NPD mais pas au PQ! Pauline Marois, comme ça semble souvent être le cas, a été « out coacher » par Jean Charest.

Je crous que ça fait parti de ce que les députés dissidents du PQ reprochent à Mme Marois.

Personnellement, je ne crois pas que le PQ puisse faire l’indépendance du Québec. C’est dommage mais c’est la réalité. Le PQ c’est tiré dans les deux pieds avec un bazooka quand il a donné un vote de confiance de 93% à Mme Marois. Là, les militants et députés sont pognés solide.

Imaginez s’il fallait qu’il y ait une révolte au sein du parti à ce moment-ci! Le PQ perdrait toute crédibilité, Charest serait tordu de rire à en pleurer!

Je souhaite que Legault parte un nouveau parti politique et qu’il y ait un balayage similaire à celui qu’on a vu aux élections fédérale de 2011. On étouffe là, on a besoin d’air. On ne peut plus continuer à être dirigé par des gens qui se preocuppent seulement du

parti adverse. Nous avons besoin d’un parti qui va gouverner pour TOUS les citoyens.

Ce n’est pas le PQ, l’ADQ ou le PLQ qui va y arriver. Ça prend du sang neuf, beaucoup de sang neuf!

Sylvain Plourde

Pauvre PQ ! Avec Mme marois à la barre, on dira bientôt de lui (comme du Vaisseau d’or de Nelligan):

Mais il vint une nuit frapper le grand écueil
Dans l’Océan trompeur où chantait la sirène (Kadir, Legault)
Et le naufrage horrible inclina sa carène
Aux profondeurs du Gouffre, immuable cercueil.

Pauvres de nous! Notre beau grand bateau prend l’eau; notre beau grand rêve n’est plus qu’un minuscule point à l’horizon.

Je suis d’accord que la stratégie du PQ est risqué mais je demeure dans la région de Québec et je peux vous dire ça risque d’être payant si le PQ réussit à maintenir plus ou moins ces acquis dans la région de Montréal. Par contre, Mme Marois devrait laisser le libre vote à certain de ces députés de la région de Montréal pour éviter les vagues et surtout les défections. Sans me fier sur un sondage mais plutôt ce que j’entends à gauche et à droite depuis quelques jours, le discours d’Amir Khadir a peu d’intérêt dans la région du Québec et je dirais même dans les régions de Saguenay-Lac St-Jean, Côte-Nord, Gaspésie. Son discours est moins rassembleur que dans la région de Montréal.

Par contre, ça nous démontre qu’il manque une personne comme Jean-François Lisée pour éviter les pièges et espérer remporter la victoire aux prochaines élections.

Sans vouloir dénigrer cette personne, qui s’occupe des stratégies au PQ?

Excellent tour de la question. Reste à voir ce qui arrivera. J’avoue que tout cela m’attriste un peu.

À un média, M. Legault a déclaré que son parti à venir, le CAQ, n’accepterait les 4 ou 5 députés du PQ quoi songent à démissionner à cause de l’affaire de l’amphithéâtre de Québec. Il a ajouté que la raison est qu’ils sont encore souverainistes « séparatistes » pendant que son parti sera nationaliste, dans le Canada. C’est un peu comme la déclaration du fédéral à l’effet que nous formons une nation québécoise dans le Canada.

Le PQ et Québec solidaire feraient mieux de prendre, le plus rapidement possible, acte de cette menace nationaliste à venir en préparant une riposte en conséquence, avant leurs descentes probables aux enfers électoraux.

Les véritables souverainistes convaincus, les purs et durs, les véritables séparatistes ne sont qu’environ 25 %, ils ont voté pour le Bloc au fédéral. L’autre 20 % qui se déclarent souverainistes, les mous de la constitution qui se contenteraient d’une autre solution qui offrirait plus de souveraineté ou d’autonomie au Québec, en demeurant dans une forme de Canada, risquent de sauter la clôture majoritairement vers ce probable nouveau parti nationaliste, plus une partie des 18 % des Adéquistes plus les Libéraux déçus sauf un certain nombre d’Anglos de l’ouest de Montréal qui ne comprennent pas très bien ce que veut dire nationaliste, ce qu’ils peuvent mélanger avec séparatiste, qui vont encore voter pour le PLQ.

25 ou 30 % de souverainistes purs et durs restant, se sépareraient leurs votes, probablement en deux parties presque égales, entre le PQ et Québec solidaire, ne donnerait presque pas de députés souverainistes, peut-être une dizaine, dans le meilleur des cas et une vingtaine, s’ils fusionnaient avant la prochaine élection générale provinciale sauf si le PQ sort une solution constitutionnelle qui ne sortirait pas complètement le Canada du Québec.

Constat : réalités et perspectives pour le Québec

Il y a déjà pas mal de temps qu’un nombre significatif de souverainistes a pris des distances avec le PQ, et ce à travers divers regroupements. Ce clivage s’est fait en raison de dérives droitières, et à cause de la rigidité de la structure du PQ. Notons aussi le passage de certains élus ou personnalités dans un camp pro-sioniste (d’ailleurs majoritairement fédéraliste …) qui nie en pratique le droit à l’autodétermination de la nation palestinienne, ce qui est plutôt paradoxal lorsque l’on revendique l’exercice du même droit pour le Québec.

Quant à Amir Kadhir, son opportunisme politique assez éloigné des principes qu’il prétend défendre commence à se révéler, au moins pour les citoyens attentifs. Par ailleurs le co-chef de Québec solidaire est de moins en moins l’émanation de son parti, mais plutôt une personnalité atypique parmi les élus québécois. Une improbable vague orange qui sortirait QS de sa marginalité nous réserverait des surprises … quant au type d’individus qui seraient projetés sur la place publique, de quoi oublier le parcours étonnant de Madame Ruth Ellen Brosseau comme députée-surprise du NPD à Berthier.

Au risque de me répéter, une stratégie difficile mais essentielle devra être mise en œuvre par le PQ : il s’agit de la proposition d’une entente avec QS pour des candidatures uniques laissant le champ libre à ce parti dans quelques circonscriptions, avec une plateforme basée entre autres sur la défense et la promotion des acquis sociaux, de la culture québécoise, des droits linguistiques, du développement économique, et sur une réelle laïcité (sans compromis avec le multiculturalisme sexiste de QS).

Yves Claudé – sociologue
ycsocio[arobas]yahoo.ca

Je paraphrasais à ce moment-ci Françoise David lors des élections de 2007: Le PQ a pas besoin de QS ou de personne d’autre pour perdre. Il est amplement capable de le faire seul!

Après ça, que je vous entende encore nous casser les oreilles avec la division du vote de QS…

Tant qu`on va nier l`exiistance des services secret canadiens,les progres accomplis dans le domaine cognitif depuis la seconde guerre mondiale,le projet souverainiste sera gere par des gens qui ne realisent pas necessairement l`utilite du projet pour l`avenir de l`union economique canadienne.
Andre de Calgary

« Le P.Q. divisé, Charest hilare! »
« Rira bien celui qui aura encore des dents pour pouvoir le faire » (proverbe d’origine Méningique, pour faire plaisir à mon ami Drouins…)
Compte tenu de la précarité de la situation économique mondiale, tout le monde a conscience de sa propre précarité! Plus rien n’est vraiment acquis. Personne ne sait plus sur quel pied dancer; alors, si en plus il y a des peaux de bananes…C’est bien la preuve que la fin d’un monde a déjà commencé…

Je pense que, si le PQ gagne les élections majoritaire, ce qui est fort douteux, il ne serait même pas capable de faire la souveraineté même si le fédéral l’offrait sur un plateau d’argent tout cuit dans le bec.

D’aucuns invoquent l’approche disciplinée, le respect de la ligne de parti. Et l’on cite en exemple le PLQ où tous les discours n’ont qu’une seule voix: Charest. Les autres ne font que répéter ses propos. Mais c’est là une attitude hautement antidémocratique.
Un élément essentiel de la démocratie est le débat.Autrement, c’est de la dictature. D’ailleurs avec le parlementarisme à la britannique, c’est exactement ce que nous avonsÈ une dictature. Pendant 5 ans, le premier ministre, à cause de la ligne de parti, est roi et maître du gouvernement.

Nous nous devons de bonifier notre système démocratique. Si nous croyons véritablement en la démocratie, nous n’avons pas le choix. C’est devenu une nécessité.

Donnons-nous une constitution qui établit une nette distinction des pouvoirs : législatif, exécutif et judiciaire.

Élisons notre président, ou chef de l’état, au suffrage universel.

Permettons à nos députés de voter selon leur conscience et selon les besoins de leurs commettants.

Revoyons le financement des partis politiques afin qu’ils demeurent la propriété de la population et non des machines au service des riches.

Donnons-nous un système électoral (à deux tours, ou une proportionnelle, ou une combinaison des deux) qui permettra d’avoir une députation vraiment représentative de toute la population.

Il y a bien longtemps, le PQ voulait faire toutes ces choses. Aujourd’hui……

Le Parti québécois est prêt à étrangler TOUT le Québec (INCLUANT leurs propres membres qui sont en désaccord!!!) pour de basses considrations électorales. Pour vendre leur âme à Labaume…

IMAGINEZ maintenant quelle basesse…quelle putasserie ils seraient prêts à faire s’ils dirigaient un pays!!!

Le Parti québécois me dégoûte!

Pauvre René!!!

Le Colisée de Québec n’est pas une question de vie ou de mort.

Alors qu’on cesse de s’exciter le pompon et qu’on laisse les députés voter selon leur conscience.

Ce n’est pas tant le projet de loi qui me choque, que la complaisance et la partialité que les députés du PQ ont démontrées dans toute cette affaire. Adieu les grands principes éthiques pour quelques votes locaux… Décevant et pathétique! Je serais très fiers des députés qui démissionneraient.

Pauline Marois dois jeter du lest et laisser les députés dissidents s’absenter. Même Jean-Claude St-André, farouche partisan d’Yves Michaud, avait eu le droit de s’absenter durant la chambre inquisitoire de Lulu et ses n’amis.

Une obligation de présence et de vote « AYE », de Pauline Marois, serait catastrophiques pour la cause indépendantiste en tant que telle. En effet, ce genre de manigances laisse paraitre un Québec indépendant totalitaire, anti-démocrate, anti-judiciaire. Soit un Québec où les opinions des minorités, l’état de droit, voir mêmes l’opinion de la majorité sont méprisées et bafouées.

En tant que péquiste désabusé, je dois avouer que je sais pertinemment que le PQ n’est plus le lieu de la démocratie. Mais c’est comme le Père Noel… ou le Bon Dieu. T’essaie d’y croire, d’un coups que …

Mais la poignée de ma valise a une limite. Mme Marois et Nicole Léger sont en train d’en tester la solidité. Ce n’est pas en faisant les courbettes devant le Duke of Cambridge, Lulu, ou Regis 1er, que les zouaves péquistes auront mon vote.

M. Lisée, nous attendons votre réaction!

L’avenir du PQ est derrière lui? Ça y est?

Bon, ça va mal en maudit, 3 députés du PQ démissionnent soit Curzi, Lapointe et Beaudoin.

Mme Marois va être obligée de démissionner prochainement car ça va être insoutenable pour elle dans les prochains jours. Et plusieurs risquent de suivent la parade.

M. Lisée,

D’emblée je vous dis: excellente analyse et non moins excellente mise en garde.

Il est vrai d’affirmer que l’électorat québécois est ingrat, frivole et volage. Il nous l’a encore une fois démontré le 2 mai dernier et à quelques reprises auparavant.

Il est également indéniable que la défection des Beaudoin, Lapointe, Curzi et Aussant porterait un dur coup au parti Québécois.

Toutefois, je ne partage pas votre pessimisme à l’égard de «la cause». N’oubliez pas que sur les quatre partis représentés à l’Assemblée-Nationale, un seul est résolument fédéraliste (PLQ). L’ADQ est «autonomiste», le PQ souverainiste et Québec-Solidaire indépendantiste.

Vous semblez croire qu’un 15 novembre 1976 pour la droite québécoise soit réalisable. Je conviens que ce n’est pas impossible.

Néanmoins M. Lisée, l’on dit que six mois en politique c’est une éternité, imaginez deux ans!

Vous souvenez-vous que lorsque M. Jacques Parizeau est devenu chef du parti Québécois (19 mars 1988) à quel point ce parti était devenu moribond et que la ferveur pour la souveraineté du Québec était à son plus bas. Cette période se situait après la signature par les 10 provinces canadiennes de l’Accord du Lac Meech, le 30 avril 1987, où la province de Québec avait espoir de réintégrer le giron constitutionnel canadien dans «l’honneur et l’enthousiasme» après la réussite du «beau risque».

Cette euphorie fut donc de courte durée et le RduC fidèle à lui-même, a fait dans les mains du Québec, renié sa signature et déchiré l’accord constitutionnel.

Qu’est-il advenu de cet enthousiasme le 23 juin 1990 et de la ferveur souverainiste? Comme un vent de résurrection!

On connaît la suite de l’histoire: naissance du Bloc québécois, tentative de noyer le poisson (Accord de Charlottetown), référendum où la décision de demeurer au sein du Canada s’est prise par quelque 54 288 voix de majorité (est-ce que ce nombre (50%+54288) constitue une majorité claire?), Renvoi de la Cour Suprême du Canada relatif à la sécession du Québec, Loi sur la clarté et finalement lassitude des québécois sur la question et débandade du Bloc québécois.

Comme je vous l’ai écrit dans un précédent billet, le RduC nous donnera assurément quelques raisons d’avoir le goût d’aller voir du côté obscur un de ces quatre…

Tout le monde s’est jeté sur la pelure de banane, et tombe sans pirouette. Pis c’est pas drôle du tout.

S’il y a une constante dans l’histoire du Québec, c’est bien l’autopeluredebananisation, ce que j’appellerais plutôt l’auto-sabotage.

Et le PQ, en matière d’auto-sabotage, contrairement au PLQ, est devenu une référence incontournable en la matière.

Comment fait-on pour finir par appuyer le PLQ dans un projet saugrenu dégoulinant de clientélisme? Le mot magique est « amphithéâtre ». Et le mot mystère est « PKP »…

Le «navire amiral» ne semble plus sur les bons rails, comme aurait dit Guy Chevrette dont l’action politique la plus éclatante, et pas nécessairement la mieux inspirée, a été surtout la plus prémonitoire : LE VIRAGE À DROITE.

Corridor très étroit

Si le corridor pouvant mener à l’indépendance politique du Québec est si étroit que le voit M.Lisée, cela veut dire que les Québécois ne veulent pas de cette indépendance.

Il y a des limites à entraîner le peuple dans un projet dont il ne veut pas, à force de stratégies.

Pauvre Mme Marois , comment avez-vous pu abandonner ces partisans des première heures pour appuyer des gens qui désirent rien d’autre qu’un colisée (pour des jeux et des parties de hockey), et comment avez-vous pu croire que la promesse d’un colisée pourrait attiser la ferveur souverainiste?

C’est l’Histoire, ça. Un jour, un certain René Lévesque a quitté un PLQ vigoureux, un autre jour, un certain Pierre Bourgault a sabordé son parti, et puis un certain Monsieur Parizeau a mis de côté son confort et choisi de faire du porte-à-porte… Le PQ n’est plus celui que nous avons fondé… Il est finalement bien proche du PLQ, maintenant. L’indépendance? Oui, mais par des opportunistes prêts à n’importe quelle compromission? Moi, ça me ferait craindre une entourloupette quelconque une fois arrivés au pouvoir. La pire autopeluredebananisation ne serait-elle pas de créer une république de bananes?
A moins que vous pensiez réellement que ce projet de pays était vraiment générationnel?

Pour endosser votre conclusion en forme de question, il faut faire partie du petit nombre de croyants qui, comme vous, pensent que ce PQ peut faire et gagner un référendum dans son premier mandat. Pour ma part, je crois (je suis également croyant) que c’est un scénario impossible. Pour les opportunistes obséquieux qui hantent l’actuel PQ, le concept de la souveraineté du Québec n’est qu’un outil de harponnage d’un échantillon de l’électorat. Et pour ceux d’entre eux qui croiraient encore à la souveraineté, ils ne peuvent prononcer les mots «indépendance du Québec» sans frémir de peur. Bien sûr, il y avait 2 ou 3 braves dans le lot, mais à l’heure où j’écris ces lignes, en reste t’il un seul ???

C’est drôle de voir un Québec, se proclamant uni, débattre sur une question de maladie mentale ; le nouveau Colisée de Québec. Voir que c’est rendu un enjeux politique interne-québécois… Il n’y a rien à faire pour cette province mendiante, le nationalisme est tir à sa fin.

Pour ce qui est du démissionement de Mme Beaudoin, bon débarat.

Bon débarras! Il y a quelques mois, Curzi disait qu’il ne fallait pas « s’ouvrir les veines » avec la question de la loi 101 et de l’anglicisation de l’Île de Montréal. Pourtant, il juge approprié de s’ouvrir les veines sur la question du Colisée?!? C’est quoi, il est frustré d’avoir été battu à la chefferie du PQ par Marois? Il veut devenir chef du Bloc?

Quand aux deux jalouses de la femme au pouvoir, bon débarras! J’espère qu’une motion de répudiation permanente de ces pitoyables traîtres sera discutée au prochain caucus du PQ.

Et l’histoire ne dit pas encore si d’autres députés. libéraux cette fois-ci pourraient faire faux bond à un project controversé mais bonne foi à leur promesse de servir les intérêts du peuple Québécois ! Restons à l’écoute ! Le québec est live !