Le financement de la culture dans la mire?

Les compressions budgétaires en culture avaient coûté bien des votes aux conservateurs en 2008. S’il faut en croire le ministre des Finances, Jim Flaherty, les organismes culturels ont intérêt à surveiller leurs arrières. Hier, à Toronto, il a déclaré que les organisations et événements culturels devaient cesser de tenir pour acquis le financement gouvernemental lorsqu’ils font leur budget. N’eut été d’une dépêche de la Canadian Press, la chose serait passée inaperçue.

Pour mémoire, voici ce qu’il a dit:

«Nous ne croyons que les festivals et les institutions culturelles doivent présumer recevoir, année après année, du financement gouvernemental. […] Ils ne doivent pas présumer qu’ils ont un droit à des subventions… Aucune organisation ne devrait partir du principe, en faisant son budget que, chaque année, le gouvernement du Canada lui versera des subventions. Il y a beaucoup de concurrence, beaucoup de festivals et de nouvelles idées qui émergent. Ce serait donc une bonne idée que tout le monde reste sur le qui-vive et ne présume de rien.»

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Au dernier G20, dans le comte de Clement il y a eu des toilettes publiques qui furent érigées à 100 km de la réunion et c’est sans parler du lac artificiel pour 3 jours.
On pourrait faire du financement ici au Québec et comme pour ce faire attraction un petit, très petit singe déguisé en Jim Flaherty à qui on lancerait des « peanuts »….un prix d’admission incluant les « peanuts » à déterminer.

Ne venez pas me dire que vous en êtes surpris et que vous tombez des nues!

Avant le gouvernement Harper minoritaire, un des critères d’attribution de subventions du ministère du Patrimoine canadien était que l’événement devait véhiculer les valeurs canadiennes.

Depuis l’avènement du gouvernement Harper minoritaire, le critère a été modifié pour «véhiculer les valeurs du gouvernement du Canada».

Avec l’élection du gouvernement Harper stable, fort et majoritaire pousseront-ils l’audace jusqu’à «véhiculer les valeurs conservatrices du gouvernement Harper»?

Qu’adviendra-t-il du principe «at arm’s length» qui sous-tend l’attribution de subsides dans tous les pays démocratiques digne de ce nom?

Pour ma part, je crains le pire. C’est à dire comme quelque chose qui s’apparenterait aux ex-États du bloc de l’Est, du genre «t’es qui toé?» ou «tu frayes avec qui toé?» en lieu et place de la reconnaissance des pairs.

J’ai hâte au 19 octobre 2015.

Le financement de la visite « royale » en cours, ce n’est pas de la culture (?), c’est de l’aplaventrisme à nos frais… IGNORANTS DE NOTRE HISTOIRE ASSIMILATRICE ET GÉNOCIDAIRE, qui va accepter de bénir et d’ovationner nos tortionnaires, pas comme personnes individuelles, mais pour ce qu’ils représentent. S’ils payaient -au moins – les frais qu’ils vont générer, ce serait « normal »… On peut se consoler pour la publicité internationale qu’il vont susciter.

Pourquoi est-ce une surprise?

Le deux mai, tout le monde a perdu, sauf les conservateurs et les verts. Malgré le babillage du NPD (c’est vrai, la plupart des députés sont encore au couches ;), la réalité c’est que ce sont des fondamentalistes chrétiens qui ont le pouvoir absolu (je répète absolu) pour 4 ans, minimum. Il faut se faire à l’idée que le critère des subventions sera le copinage…

60,4% des canadiens vont se faire dicter la « vérité » et voir la transparence disparaître au profit des annonces officielles. Dire qu’il y en a qui osent mettre Harper et Chavez en opposition, pourtant, on a droit aux mêmes méthodes…

Bref, si le ROC n’avait pas rechigné à partager le pouvoir avec le Québec, on aurait un gouvernement qui représenterait 60,4% des canadiens…

C’est triste. La culture est l’énergie qui fait battre le coeur d’un pays. Je ne comprends pas pourquoi le gouvernement s’attaque aux organisations culturelles, au lieu de travailler à ne pas gaspiller de l’argent. Honnêtement, j’ai du mal à croire qu’il y a une connection entre les problèmes économiques du Canada et le soutien gouvernemental au patrimoine culturel.

Je savais que ça allait se passer, mais quand il n’y a pas vraiment de bonnes alternatives parmi les parties politiques c’est difficile à savoir pour quel démon il faut voter cette fois—ci. D’un côté on aime bien la culture, de l’autre on veut la sécurité… personellement j’aimerais avoir les deux. À mon avis tous les parties sont dépassés. Ce qui m’énerve le plus est que notre gouvernement n’invite pas vraiment les opinions du public à part de notre vote, simple. C’est vrai qu’on a tous le droit d’écrire une lettre à notre représentatif gouvernemental, mais croit-on vraiment que ça fera une différence? Par contre, on aime bien se plaindre en-ligne, mais ceux qui doivent entendre nos harangues ne surveillent surement pas les blogues d’Actualité, alors on ferait mieux si on imprimait aussi une copie de nos commentaires pour l’envoyer à son membre de l’assemblée. On n’a plus de confiance que notre gouvernement travail pour nos intérêts, car il y a un manque de transparence à tous les niveaux du gouvernement.

La perte des festivals et des institutions culturelles sera nuisible à notre qualité de vie et aussi à nos futurs artistes, danseurs, chanteurs, artisans. J’aime bien ce que Pataway a dit : « la culture est l’énergie qui fait battre le coeur d’un pays. » On voit les programmes d’art dans les écoles se défendre aussi contre les réductions budgétaires, car cela doit signifier la fin de certaines projets considérés comme étant non-académiques. À mon avis ce type de décision vient toujours d’en-haut et a souvent des effets épouvantables sur les gens au premier rang. Nos élèves ont également de potentiel à devenir des artistes à succès que des businessmen dans notre système social alors pourquoi refuser l’éducation artistique à nos élèves? Si le gouvernement federale supprime la puissance du secteur culturel et artistique les autres niveaux du gouvernement peuvent en faire autant.

Dans un contexte d’une gestion réfléchie des finances publique, tout organisme, financé par l’état, culturel ou non, ne devrait pas tenir pour acquis et nécessairement récurrant son financement. Comme contribuable, je trouve rigoureuse et pragmatique la stratégie conservatrice de requestionner toute dépense de l’état et la précision du ministre Flaherty m’apparaît plutôt rassurant.

@ Paul Jacques

Quand le financement dans la culture donne un rendement de 300% de l’investissement, je me demande alors pourquoi les conservateurs évitent de subventionner la culture!

Vous subventionnez un festival comme le festival Jazz de Montréal ou bien le Festival d’été de Québec et vous créez emplois, tourisme et présence internationale pour ces villes, des effets avec une valeur monétaire réelle, calculable et surtout vitale. Pourquoi rechigner à subventionner?

Tout bon calculateur investit où il retire des bénéfices! Alors on pourrait tout simplement dire que les conservateurs ne sont pas de bon économistes, mais de bons idéologues…

La droite et leur fusils, ils finissent toujours par se tirer dans le pied!

Comment voulez-vous qu’on puisse se protéger de la droite conservatrice, quand on s’aperçoit que même le PQ est à droite ?

Ceux qui croient que le PQ recherche le centre, se font duper. Mme Marois essaie d’endormir l’adversaire en entretenant cette idée.

Le véritable objectif est d’obliger de gré ou de force le Québec à virer à droite. On cherche ainsi à favoriser l’unité canadienne, et défendre les intérêts des grandes entreprises.

La droite tue progressivement l’option souverainiste, et nos péquistes réagissent comme des grenouilles que l’on fait bouillir lentement. Leur affaiblissement devient de plus en plus évident, et ils semblent de plus en plus incapables de voir d’où cela provient.

Mais…pourquoi subventionner au max la culture et pas la plomberie?

À lire dont voisi un extrait: « Il n’existe que deux raisons pour lesquelles un artiste vit dans la misère. La première est que son talent n’est peut-être pas en demande. La deuxième est qu’il est peut-être tout simplement dépourvu de talent. »

Que de sages paroles n’est-ce-pas?

http://www.iedm.org/fr/35219-non-au-mecenat-public?print=yes

et les riches pétrolières subventionnées ,elles, continueront à s’engraisser royalement à nos dépens tout en massacrant le territoire dans son ensemble.
Belle mentalité de créationnistes qui se complaisent dans l’ignorance crasse.

Les coupures virtuelles dans la culture, ce sont des fictions inventées pour démoniser Harper, au même titre que « il va interdire l’avortement », « il va mettre les enfants en prison », et les autres histoires de bonhomme sept-heures dont les Québécois sont abreuvés par les média.

C’est quand même rassurant de voir que Harper regardera les dépenses pour régler son déficit, au lieu de simplement aller puiser plus d’argent dans la poche du contribuable (approche du gouv. du Québec).

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