Le financement public des écoles privées n’est pas un droit

Une démocratie libérale qui défend la liberté d’association et l’autonomie parentale peut difficilement abolir les écoles privées, mais elle n’est pas tenue, au nom de la justice sociale, de les financer.

ecoles_largeLe financement des écoles est l’une des questions dont on aime débattre au Québec.

Les écoles publiques et privées ont leurs pasionarias. J’ai tenté d’expliquer dernièrement, dans une lettre ouverte au Devoir, pourquoi le dossier du financement de l’école privée était plus compliqué qu’il en avait l’air, y compris pour les progressistes qui valorisent le réseau public et qui pensent que le système scolaire doit contribuer à la réduction des inégalités.

Je voudrais maintenant répondre à un argument souvent utilisé par ceux, généralement à droite, qui défendent le financement public de l’école privée. Joanne Marcotte l’a évoqué récemment dans une discussion à l’émission Medium Large sur les ondes de Radio-Canada.

L’argument va comme suit : les parents qui envoient leurs enfants au privé paient les mêmes taxes et impôts que les ménages qui choisissent le public. Alors que les places dans les écoles publiques sont financées à 100 % par l’État, les parents qui envoient leurs enfants au privé acceptent de recevoir un financement plus bas et de combler la différence avec leurs propres ressources. Les parents qui choisissent le privé paieraient deux fois, en quelque sorte, pour l’éducation de leurs enfants.

Or, comme ces parents ont en principe droit à un financement public égal pour l’éducation de leurs enfants, il serait tout à fait acceptable, sur le plan de l’équité, de maintenir ou même d’augmenter le financement des écoles privées.

C’est sur cette base, si j’ai bien compris, que Mme Marcotte s’appuie lorsqu’elle affirme qu’il faut cesser de dire que les écoles privées sont «subventionnées» par l’État. Les écoles privées ne sont pas subventionnées ; les parents qui choisissent le privé reçoivent plutôt un financement moins important que ceux qui optent pour le public. Au fond, on devrait les remercier !

Cet argument repose toutefois sur une prémisse, d’inspiration libertarienne, erronée. Mme Marcotte présuppose que tous les parents ont droit à un montant donné — disons 5 000 dollars — qu’ils doivent pouvoir utiliser comme bon leur semble. C’est l’approche des vouchers (ou des bons d’éducation) souvent discutée aux États-Unis.

Si l’on suit cette logique, il faudrait aussi envoyer des chèques de 5 000 dollars aux parents qui choisissent l’école à domicile. Considérant que les enfants éduqués à la maison doivent apprendre les matières de base et réussir les examens uniformes, je ne vois pas comment Mme Marcotte pourrait s’y opposer.

Heureusement, notre système est différent. La prémisse est qu’un système d’éducation commun est un bien collectif de grande valeur. L’école publique sert évidemment à éduquer les enfants et à favoriser leur épanouissement individuel, mais elle permet aussi de réaliser des objectifs collectifs, comme promouvoir l’égalité des chances et le brassage culturel entre des enfants qui viennent de milieux familiaux très différents.

Une école publique mixte, tant d’un point de vue socioéconomique que culturel, favorise la mobilité sociale ascendante et les rapprochements entre des jeunes d’origines ethniques diverses. C’est l’idée, populaire en France, de l’école comme «creuset» de la démocratie ou de la citoyenneté.

En somme, il n’existe pas de «droit» d’obtenir un financement public pour les places dans les écoles privées. Une société peut bien entendu choisir de financer les écoles privées, mais celles qui ne le font pas ne sont pas inéquitables pour autant.

En d’autres termes, il me semble légitime de demander aux parents qui ne souhaitent pas participer au système public de financer complètement leur choix.

La raison principale est que leur choix a pour effet de rendre plus difficile la réalisation des missions collectives du système public, dont l’égalisation des chances et la création d’une citoyenneté commune. Une démocratie libérale qui défend la liberté d’association et l’autonomie parentale peut difficilement abolir les écoles privées, mais elle n’est pas tenue, au nom de la justice sociale, de les financer.

Il reste bien sûr à déterminer si, sur le plan des politiques publiques, il est préférable de continuer à financer les écoles privées pour qu’elles demeurent accessibles à la classe moyenne, ou d’abolir le financement public.

C’est une question difficile. Sans régler cette question de fond, il me semble clair que l’école publique ne peut se rétablir si le privé continue sa razzia auprès de la classe moyenne. Des mesures peuvent rapidement être mises en œuvre pour stopper l’hémorragie. J’y reviendrai.

* * *

À propos de Jocelyn Maclure

Jocelyn Maclure est professeur à la Faculté de philosophie de l’Université Laval. Il a publié, avec Charles Taylor, Laïcité et liberté de conscience (Boréal), qui a été traduit en plusieurs langues.

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52 commentaires
Les commentaires sont fermés.

Le terme libertarien, utilisé par erreur dans ce texte, m’énerve considérablement. N’est pas libertarien celui ou celle qui décide d’envoyer son enfant à l’école privée. On le fait par choix oui mais pour le bien de l’enfant qui y obtiendra une éducation supérieure à celle rendue disponible dans bien des écoles publiques (pas toutes mais beaucoup).
En ce qui concerne le financement, il ne s’agit pas d’un droit, on est d’accord là-dessus, mais il demeure vrai que les parents financent ainsi de façon très importante le réseau de l’éducation au Québec. Une preuve simple à faire, le réseau ne serait pas en mesure de recevoir au vol la majorité des enfants qui passeraient du privé au public si le financement public cessait du jour au lendemain. Les coûts seraient plus élevés pour l’état, les écoles manqueraient en nombre et en capacité, et cela acculerait à la faillite la plupart des écoles privées qui, ne l’oublions pas, sont des PME de grande qualité pour la plupart.
Cette idée de couper le financment public serait une erreur grave.

Pour revenir sur le terme libertarien, en voici la définition (rien à voir dans le contexte des écoles privées): Les libertariens désignent des libéraux radicaux qui prônent la liberté absolue des individus de faire ce qu’ils veulent de leur personne et de leur propriété, avec pour conséquence qu’ils n’empiètent pas sur cette même liberté des autres.

« C’est sur cette base, si j’ai bien compris, que Mme Marcotte s’appuie lorsqu’elle affirme qu’il faut cesser de dire que les écoles privées sont «subventionnées» par l’État. Les écoles privées ne sont pas subventionnées ; les parents qui choisissent le privé reçoivent plutôt un financement moins important que ceux qui optent pour le public. Au fond, on devrait les remercier ! » (sic)

Et Madame Marcotte a parfaitement raison.

Le contribuable qui envoie son enfant au privé paie toujours 100% des taxes scolaires et en plus, il envoie son enfant ailleurs, n’utilisant ainsi aucun des services du public. En fait, il paie et ne reçoit aucun des services pour lesquels il paie. C’est finalement LUI qui subventionne l’école publique. Et qui plus est, s’il enverrait son enfant au public, ça coûterait à l’état environ $5000.00 par année DE PLUS que lorsqu’il l’envoie au privé.

La subvention à l’école privée est un droit acquis et l’état n’a aucun, mais alors aucun avantage (financier ou autre) à le violer.

La problématique majeur de l’école public c’est son image. Classe ingérable du à la clientèle et au manque de moyen. École de quartier avec des clientèles difficiles ou de mixité extrême. Les parents fuient ces diffcultés pour protéger et assurer la réussite de leur enfants au lieu d’apporter un appuie à l’améliorer. Cette situation va nous amener à agrandir le faussé des classes sociales pour ceux qui ne peuvent payer. Il faut réagir au deux niveaux, améliorer l’école public et ralentir le développement d’une école de prévilégiés.

Je ne suis pas d’accord. Les établissements privés jouent aussi un rôle de justice sociale en autant que le finacement gouvernemental est maintenu. En stoppant le financement, on créé automatiquement un système parallèle élitiste, ce qu’il faut éviter. L’accès à ces institutions de premier plan à la classe moyenne doit demeurer. Pourquoi toujours niveler par le bas lorsque l’on subit des pressions financières ? Le système d’éducation est comme le système de santé: c’est un gouffre infinie de resources financière… on ne peut pas tout régler en y ajoutant de l’argent. Pourquoi ne pas capitaliser sur ces institutions ? par exemple, créer des places « gratuites » pour les enfants doués de familles moins fortunés ?

Je ne vois pas comment une certaine aisance finançière ( puisque ça implique quelque peu celà ) puisse permettre à des jeunes étudiants de bénéficier de meilleurs——soi-disant——enseignants et aides générales à l`éducation ; nous nous devons de permettre à TOUS l`égalité des chances.
Que l`élite financière se débrouille et arrête de quémander à tous une participation obligeante et divisante.

Les parents qui décident d’envoyer leurs enfants au privé sont généreux puisqu’ils contribuent au financement du publique à la hauteur de 40 %. De plus ils diminuent le nombre de fontionnaires et allègent le payement de retraite. Donc le privé est plus que rentable, merci aux parents qui font ce choix et l’on que dans bien des cas cela leur demande de gros sacrifices.

J’ai lu l’article et les commentaires avec intérêt et je suis estomaquée de voir les idées préconçues et les généralisations que font certaines personnes.

Lorsque mon fils a débuté sa vie scolaire, notre école de quartier a été un vrai désastre pour nous et ce, en lien avec ses besoins à lui.
Après trois années difficiles où certains professeurs comptaient les jours jusqu’à leur retraite, et où notre fils a subi de l’intimidation (sans agissement de la direction malgré nos interventions), nous avons décidé de nous tourner vers le privée. Et ceci a été notre meilleur choix pour nos enfants!

Nous sommes de la classe moyenne, comme un grand nombre de parents faisant le même choix que nous, et avons décidé de faire des sacrifices pour envoyer nos enfants au privé.
Leur école véhicule des valeurs de respect, fierté, humanité, entraide, etc. Et un certain pourcentage d’enfants en difficulté s’y trouvent, leur permettant certainement d’avoir un encadrement pour persévérer et poursuivre des études plus poussées.
Et puisque nous devons faire des sacrifices pour supporter notre choix, il va sans dire que l’école est mise en priorité chez nous, et que nous suivons de très près le cheminement scolaire de nos enfants (probablement aussi un facteur qui contribue au faible taux de décrochage, car les parents sont derrières les enfants et s’attendent à des résultats).

Oui, nous avons actuellement la possibilité financière d’en faire une priorité pour nos enfants mais il est important de mentionner que depuis 2009, nous payons 800$ de plus annuellement par enfant. Si les frais de scolarité du privé augmente davantage, plusieurs parents (dont moi) devront reconsidérer leur choix public / privé. Et ça, nous savons déjà que le réseau public n’est pas en mesure d’absorber le mouvement de masse qui en résulterait…

Il est tellement dommage de constater à quel point ce débat est davantage politique qu’économique et qu’encore une fois, notre société ne met pas ses efforts sur les vrais problèmes!

Signé: une contribuable, parmi tant d’autres, qui subventionne les fonds publics en versant la moitié de son salaire annuellement à l’État, en payant ses taxes scolaires et municipales, mais qui n’a que très rarement eu l’occasion de bénéficier des services publics et qui conclut en rappelant que les fonds publics sont financés en bonne partie par les contribuables, proportionnellement à leurs revenus

Vous écrivez :« notre école de quartier a été un vrai désastre ». Donc vous avez chercher une solution pour vos enfants. Et les autres enfants qui fréquentent l’école publique restent dans le «désastre». Tant mieux pour vous, tant pis pour eux.

Les sacrifices que vous avez dû faire devraient être de la même difficulté pour tous les parents. Or actuellement, les parents ayant de meilleurs revenus que vous ne font pas de gros sacrifice. Alors que ceux qui ont des revenus plus faibles auraient à faire des sacrifices énormes ou ne peuvent tout simplement pas se payer l’école privée. Il faudrait que les subventions varient selon le revenu des parents pour que le poids soit mieux réparti. L’autre solution est d’améliorer l’école publique et d’éliminer toute subvention aux écoles privées.

« Et les autres enfants qui fréquentent l’école publique restent dans le «désastre». » Donc si votre école de quartier est un désastre, vous proposez qu’en tan que parent, vous reformiez l’école ? Le commun des mortels fait ça comment ? C’est dommage mais je doute fort que si Lucie avait été voir le directeur de l’école ou encore mieux, les syndiqués de profs, elle n’aurait pas déclenchée un révolution dans l’école. Ce qui est réalisable pour un parent c’est de changer d’école. C’est dommage mais la seule solution réaliste.

« Or actuellement, les parents ayant de meilleurs revenus que vous ne font pas de gros sacrifice » Encore une belle réflexion de quêteux zéro visionnaire. Vous proposez quoi ?d’appauvrir les riches afin que l’on soit tous égaux? Si non, je ne réussis pas comprendre quel est votre argument?

En passant, mon frère et sa blonde sont tous deux de jeunes professeurs. Ce qui se passe grâce au syndicat est vraiment désolant. Le mode de fonctionnement actuelle des écoles primaire et secondaire au Québec est très clair ; L’école est là en d’abord pour offrir un salaire au professeurs et d’une façon très secondaire, instruire les enfants. Par exemple, il y a un professeur qui prend une pré-retraite en prenant 2 semaines de congés au 2 mois. Il ne laisse rien aux remplaçant puisqu’il ne veut pas que ces dernier « brûlent » ses activités. Je crois que ce serait impossible de se foutre plus des enfants. L’école n’y fait rien. Ça me donne réellement envie d’envoyer mes enfant dans le privé.

Bonjour

Je ne suis pas d’accord du tout. L’argent présentement économisé par le gouvernement par son apport réduit au privé , permet de consacrer plus de ressources au public. Si tant est que l’argent est bien utilisé à cette fin.

Moins de charge pour le gouvernement au privé = plus de ressources pour aider les autres.Alors la go-gauche suivant son raisonnement se dit , on ne finance plus les élèves du privé et le public ira bien mieux. En quoi cela fera t’il diminuer le coût par élève au public ? Il n’y aura que MOINS de ressources par élève.

Il est absolument injuste d’accorder MOINS de financement par élève au privé qu’au public tel que fait actuellement. . C,est ridicule mais la go-gauche aime bien ces idées farfelues : nivelons par le bas et nous serons tous meilleurs. .

Les autres arguments quand à la mixité réduite etc restent à démontrer : voyons , les enfants sont tous sur leur I Pad de toute manière.

Bonne journée

Bon matin,
J’ai enseigné pendant 35 ans dans des écoles publiques; je suis convaincu que les étudiants qui ont fréquenté ces écoles ont reçu un enseignement au moins égal à celui des écoles privées.
J’ai vu des chauffeurs d’autobus de mon école dont les enfants fréquentaient des écoles privées; en plus, ils devaient y être pensionnaires …
Je crois que les parents qui envoient leurs enfants dans des écoles privées ont le choix de le faire et les moyens financiers d’en assumer les coûts …
Bonne journée à vous,

Sans verser dans la notion de « voucher » à l’américaine, il n’en reste pas moins que nos taxes collectives doivent servir à l’éducation de nos enfants. Que l’on choisisse le privé ou le public, notre système basé sur la démocratie prévoit actuellement le financement total du public et partiel du privé.

Remettre en cause cet état revient à changer les règles en cours de route. Avant d’y songer, il vaudrait la peine de s’assurer que l’argent investi de part et d’autres l’est intelligemment. J’ai malheureusement des doutes du côté du public…à commencer par les Commissions Scolaires en tant qu’Entité.

ON ne peut régler la question du financement du privé sur un coin de table. La réflexion doit être faite de façon totale.

Pour l’instant je pense toujours que le privé est financé et non subventionné!

Je voudrais faire remarquer à Mme Maclure que les gens qui possèdent une maison sans avoir d’enfants paient des taxes scolaires au gouvernement…ils n’ont pourtant pas d’enfants!!?? Pourquoi payons-nous des taxes scolaires lorsque nous possédons une maison et n’avons pas d’enfant??

Pour contribuer comme les autres à l’éducation des enfants. Les parents doivent en plus assumer différentes dépenses pour faire vivre leurs enfants.

N’oubliez pas, Nancy, que ce sont les enfants des autres qui vous donnerons des services et payerons des impôts. Certainement pas les enfants que vous n’avez pas eu. Qui seront les médecins, les infirmières et autres employés du système de santé qui vous fournirons des soins quand vous serez vieille? Les enfants des autres. Alors que vous payez vos impôts et vos taxes scolaires est la moindre des choses!

Bonjour ,
j’ai oeuvré au sein des deux systèmes d’éducation,public et privé. Je suis contente de constater qu’au moment où on s’apprête à vivre des coupures très importantes,en éducation et ailleurs, on ose enfin questionner le financement des écoles privées au Québec.Si l’on remet en question des pans entiers du financement public dans plusieurs secteurs ,il n’est que très légitime de se questionner sur la pertinence de maintenir un financement de l’école privée aussi important que celui que l’on constate au Québec. Je ne crois pas au scénario apocalyptique qu’on agite comme argument en voulant nous faire croire que l’abolition des subventions au privé va engorger ,au-delà de ses capacités ,le système public. Il y aura toujours des clients pour ces écoles, subventionnées ou non. Et l’école publique. à qui l’on confie tous les mandats, de celui de s’occuper de tous les élèves en difficultés à celui de développer des programmes hyper attirants et parfois même élitistes pour garder ses bons élèves, pourra peut-être souffler un peu et remplir son mandat d’instruire de socialiser et de qualifier les enfants du Québec dans un souci d’équité entre les classes sociales et les régions d’où ils proviennent.

Longtemps, je me suis interrogée sur le financement des écoles privées puisque j’ai envoyé mes 2 enfants dans une école privée au secondaire. Il en va de même pour la santé puisque je suis une une utilisatrice du système de santé privé, car résidant à Baie-Comeau, nous ne bénéficions pas de tous les services en santé ou si c’est le cas, le temps d’attente est trop long. Ceci étant dit, je m’interroge à savoir s’il ne serait pas préférable d’abolir le financement des écoles pour ceux et celles qui désirent envoyer leurs enfants dans des écoles privées en leur redonnant la quote part qui leur est dû puisqu’ils n’envoient pas leurs enfants dans une école publique. Mais, le gouvernement ne le fera jamais car les parents qui ont la possibilité d’envoyer leurs enfants au privé sont les véritables payeurs d’impôt et que sans eux, le gouvernement ne pourrait vivre. En effet, la réalité est que les riches paient d’importantes sommes d’impôt pour que les autres puissent avoir des services, mais souvent ils doivent payer en double ou davantage pour avoir ces services. Alors, madame Maclure, s’il vous parait » légitime de demander aux parents qui ne souhaitent pas participer au système public de financer complètement leur choix », je demande alors le remboursement des impôts que je paie actuellement pour que d’autres bénéficient du système public. La justice s’applique à tous et surtout pour ceux dont leur salaire est amputé de la moitié pour le remettre au gouvernement.

@ Nancy, Pourquoi payer lorsqu,on n,a pas d,enfant? Mais parce que c,est la responsabilité de tout gouvernement d, instruire sa population PARDI!!

A ce compte pourquoi payer des taxes pour soigner les malades qui ont fumés toute leur vie car vous ne fumez pas!! Quel raisonnement!
Je lis les commentaires et je me rend compte que c, est souvent la go-gauche VS le libertarisme! Mais c,est plus que ca; il faut surtout se centrer sur la mixité et conclure que la lutte des classes fait et fera partie( advitam eternam) de toute démocratie qui se respecte.

Jocelyn Maclure: votre conclusion est que SI LE PRIVÉ CONTINUE SA RAZZIA AUPRES DE LA CLASSE MOYENNE DES MESURES PEUVENT RAPIDEMENT ÊTRE MISES EN OEUVRE POUR STOPPER L, HÉMORAGIE!!! La question a se poser est pourquoi il y a une razzia? Et si oui est-ce au privé qu, il faut s, attaquer ou bien au public? Dans votre commentaire je sens une attitude de fonctionnaire au ministere de l, éducation qui pense tout changer les programmes a tout bout de champ et faire comme un enfant a la maternelle qui efface constamment son dessin car il ne sait pas quoi dessiner!

Comme nous ne pouvons choisir la langue d’apprentissage pour nos enfants, ne nous enlevez pas en plus le choix entre l’école publique et l’école privée subventionnée car alors seuls les riches pourront envoyer leurs enfants dans les écoles privées. Il y a des limites à limiter nos choix et à orchestrer le Québec en fonction des situations particulières vécues à Montréal (ex. écoles privées confessionnelles) . Nous avons d’excellentes écoles publiques ici dans notre région ainsi que d’excellentes écoles privées. Et comme je ne suis pas millionnaire, je veux avoir le choix pour nos enfants et ce choix est sacré.

Bonjour,

Il est regrettable de constater le nombre de préjugés qui accompagnent nos jugements au Québec quand vient le temps de parler de l’école privée. Ce qui m’embarrasse encore plus, c’est lorsque ces opinions émanent de personnes qui n’ont jamais les pieds dans une écoles privées. C’est désolant.

Quand on affirme haut et fort que les écoles font une razzia auprès de la classe moyenne, je demeure estomaqué. Je poserais deux questions: est-ce que madame Maclure fait une distinction entre les écoles privées des grands centres et celles en région; et laisse-t-elle entendre que la classe moyenne ne fréquente pas l’école publique ou en moins grand nombre que l’école privée?
l’inviterais à en visiter quelques unes, particulièrement à l’extérieur de Montréal et de Québec, car ce serait t avant tout ces écoles qui seraient touchées par un retrait du financement de l’état. Elle constaterait alors à quel point ces écoles font des efforts inhumaines pour maintenir leurs activités face à la concurrence que leur livre l’école publique qui offre les mêmes programmes mais à des coûts beaucoup moins élevés.

Enfin, un dernier préjugé que je sens en filigrane à travers le raisonnement de madame Maclure est qu’on ne retrouve que des élèves forts au privés et des élèves moyens et faibles au public.

Voilà pourquoi je lui suggère de visiter quelques écoles privées en région.

On ne doit pas financer les écoles privées….Et pourquoi pas un service de limousines….et un « p`tit pain« au chocolat avec cela !

On dit souvent que les gens plus à l’aise devrait payer plus pour les services gouvernementaux. Les écoles privées sont un domaine pour mettre ce principe en application. Elles sont subventionnées à 60%. Si tous les élèves du privées allaient au public, donc financés à 100%, imaginez les coûts additionnels pour le MEQ.

Je voudrais signaler qu’un grand nombre de couples n’ayant jamais pu avoir d’enfants contribuent au même titre que les parents au financement du réseau scolaire. Ces taxes frôlent le mille dollars par an dans mon quartier à cause de la spéculation financière. Pourtant, il ne me viendrait pas à l’idée de demander un remboursement. Je souhaite cependant que mon investissement contribue essentiellement au financement et à l’épanouissement du système public au sein duquel j’ai étudié avec bonheur dans ma jeunesse.

Ok, alors s’ils cessent de subventionner les école privées, est-ce que nous on peu arrêter de payer les taxes scolaires qui vont dans les écoles publiques?

Le financement public des écoles publiques n’est pas un droit non plus M. Maclure. C’est un « choix de société ». Si le financement aux écoles privées est coupé, chaque enfant qui sera transféré du privé au public entraînera une diminution du montant disponible par enfant dans l’école publique. Il me semble que c’est pourtant assez simple à comprendre.

Une grande partie du 60% de financement au privé devrait être re- distribué à l’école publique

Je trouve ça « drôle » d’une certaine façon que les gens s’offusquent à ce que l’état finance l’école privé, et qu’ils ne s’offusquent pas quand ce même état finance des compagnies privées et des multinationales… L’individualisme est puissant et fait en sorte de rendre les actions collectives très difficiles, car à court terme, ces personnes ne voient pas d’avantages pour eux! Je pense qu’un choix devra se faire bientôt car l’état ne pourra mettre de l’argent dans 2 systèmes d’éducation…

Trève d’hypocrisie.. le cours classique naguère était le fait d’un e sélection.. au public en 2014, sélection il existe également.. les plus doués se retrouvent dans des classes « internationales »..

Sous le noble couvert égalitariste, les pourfendeurs de l’école privée (dont se retrouvent de nombreux profs au public) défendent un nivellement par le bas indigne d’une société avancée.

Pauline Marois avait été conséquente en envoyant ses enfants à l’école publique. Combien parmi notre gauche caviar choisissent pour leurs enfants le privé? Plusieurs dont entre autres les Facal, Lagacé,

L’époque Groulx élitiste plus jamais..

Les subventions au privé étendent à la classe moyenne l’accès aux écoles privées. Ce serait scandaleux de leur enlever ce choix.

Ce n’est pas sans raison que les palmarès des écoles ont disparu du paysage québécois. C’est que les écoles publiques faisaient pâle figure face au privé..

Mais la concurrence ainsi étalée au grand jour avait eu aussi des effets probants. le classement de certaines écoles publiques reprenait du gallon.. Mais nos bien-pensant ont aboli le palmarès!!!

La jalousie motive ceux qui ne supportent pas l’excellence. Mais sans la valorisation de l’excellence, de l’émulation, adieu société distincte
sinon dans la médiocrité..

L’homogénéité va à l’encontre de notre monde ouvert dans lequel les meilleurs se frottent aux meilleurs . Il est utopique de croire pouvoir les rendre captifs d’une société repliée sur elle-même..

Une société développée ne peut se permettre le luxe d’étouffer le talent sous le fallacieux prétexte égalitaire.

Ce sont les éléments forts qui dans une société deviennent des créateurs d’emplois et de richesse, des payeurs d’impôts, sans lesquels oubliez! les programmes sociaux dont la vocation est justement de sortir les plus démunis de la pauvreté…

L’hypocrisie d’une élite qui ira quant à elle chercher sa formation là où se retrouvent les meilleurs écoles, soit , à Londres, à Boston, en France..

Les Jean-Martin Aussant, Jacques Parizeau, Bernard Landry, et tutti quanti, du haut de leur superbe se réservent le haut savoir, le
bilinguisme.. qu’ils mettent au service de leur idéologie indépendantiste.

Alors plus que jamais dans le contexte de délire souverainiste ambiant, il faut dire OUI aux subventions à l’école privée.. le potentiel du plus grand nombre de Québécois se doit d’être exploité aux moyens d’une diversité de choix. viser l’excellence, peu importe la discipline qu’ils choisiront.. c’est une urgence….

Philosophie et economie… clairement deux departement differents.
Vous nous dites, le plus serieusement du monde, que les parents qui veulent pas participer au systeme publique, paient completement leur ecole prive. Ma plus vieille a commencee le primaire prive cette annee (5e annee) et la raison pour laquelle ma femme et moi avons pris cette decision est pour motiver le devloppement de notre fille. Le plus beau cadeau que nous pouvions lui offrir. Par ailleurs, malgre les couts faramineux de cette annee scolaire, nous participons neanmoins a systeme publique sans pour autant l’utiliser. Si ous oses encore une fois de dire que nous ne faisons pas notre part, vous demontrerez ne serait ce que plus encore, votre isignifiance.

Arrêtons de blâmer l’école privée pour les déboires de l’école publique! Si les gouvernements priorisaient vraiment l’éducation nous aurions une majorité d’écoles publiques de qualité. Et c’est là que nous voudrions envoyer nos enfants! Car qui aime se priver financièrement (pas de vacances, des dépenses « nécessaires » seulement, etc) pour donner une excellente éducation à ses enfants (afin de briser le cycle du « pain durement gagné »)?
Une autre façon d’aider toute école est d’y faire du bénévolat… Car c’est aussi nous qui pouvons changer une partie des choses. Merci.

Plusieurs points importants ont été soulevés dans ce débat, mais n’ont pas été vraiment analysés à fond.

Commençons par regarder l’égalité des chances. Les enfants ne sont pas tous égaux, contrairement à ce que pensent plusieurs. Certains sont plus intelligents que d’autres: le volume du cerveau peut être plus gros, la vitesse de conduction nerveuse plus rapide, etc. Il y a des facteurs génétiques associés à l’intelligence. D’un autre côté, un manque d’oxygène au cerveau à la naissance, ou une commotion cérébrale, peut diminuer les capacités d’apprentissage. En plus, l’environnement social est aussi très important. Certains enfants veulent apprendre, d’autre ne veulent rien savoir. Certains sont encouragés et soutenus par leur parents, d’autres se font dire que l’école n’est pas importante (elle ne sert que de garderie dans ces cas-là).

Devant ces inégalités, donner une éducation nivelée par le bas est bien la pire chose que notre société puisse faire, et malheureusement, c’est bien ce qu’elle fait… De plus, avec un taux de décrochage de 50% pour les garçons dans certaines écoles publiques, on peut conclure à une faillite partielle ou locale du système.

L’autre problème avec le système public, c’est que nos fonctionnaires utilisent tous les enfants québécois comme cobayes avec leurs réformes. Certaines de ces réformes ont été de vrais fiascos (comme l’apprentissage de l’écriture au son qui a généré un paquet de jeunes qui ne savaient pas écrire), d’autres sont abandonnées avec le temps (les compétences transversales, l’éducation sexuelle (et c’est dommage pour la sexualité des jeunes)). Il y a cependant eu certaines améliorations notables, comme le cours d’éthique et culture religieuse (même s’il doit être amélioré) et la capacité des jeunes de faire des présentations orales devant un public.

Je pense que nos systèmes d’éducation doivent s’améliorer pour favoriser l’apprentissage chez les jeunes plus doués. On devrait les mettre dans des classes à part. Bien sûr il y a le programme d’éducation internationale, mais on pourrait faire davantage de classes différentes. Dans ma jeunesse, il y avait des classes allégées, régulières et avancées. Pourquoi ne pas revenir à ce système dès le primaire? On semble en faire déjà pas mal pour ceux qui ont des problèmes d’apprentissage, et on doit aussi continuer dans cette direction. Et pour ceux qui ne veulent rien apprendre, on devrait probablement leur donner un métier à partir du secondaire 1 (comme ça se faisait il y a 35-40 ans) et ne pas les empêcher de travailler parce qu’ils sont trop jeunes.

L’avantage d’avoir un système d’éducation privée, c’est qu’elle agit un peu comme un compétiteur: ça force le public à comparer le résultat de ses écoles à ce qui se fait au privé, et à modifier son système s’il n’est pas bon. Le privé peut aussi tester des approches différentes, sans utiliser tous les petit québécois comme cobayes.

Finalement, si on voulait vraiment donner les même chances à tous (en fonction de l’intelligence et pas en fonction du revenu des parents), la meilleure façon serait encore de financer les écoles privées au même niveau que les écoles publiques. Comme ça, les moins fortunés pourraient y envoyer leurs enfants. Et ça règlerait bien des questions soulevées dans ce dossier. N’oublions pas que dans la grosse majorité des écoles privées, ce sont les mêmes cours qui sont donnés, comme au public, et les professeurs sont formés dans les mêmes universités.

Cependant, je suis d’avis que les écoles (publiques et privées) devraient continuer de mettre en place une certaine sélection des élèves. Les meilleurs doivent avoir droit à la meilleure éducation possible. On ne doit pas les mettre dans les mêmes classes que les cancres, sinon ils se découragent et décrochent eux aussi. L’école privée l’a bien démontré, avec des taux de décrochages très bas.

Il y a cependant un bémol concernant le privé, et ce sont ces écoles ethniques ou religieuses qui donnent une éducation complètement différente de celles des autres écoles privées et publiques, avec des éducateurs provenant d’autres pays. Il est vrai que ces élèves ne s’adaptent pas à la société québécoise, et c’est pourquoi le financement de ces écoles privées religieuses devrait être examiné à fond, et peut-être même éliminé. Si l’école n’est religieuse que parce qu’elle inclut un cours de religion, ce n’est pas bien grave: son financement ne devrait pas en être diminué. Mais si l’apprentissage est vraiment criblé de fond en comble de principes et dogmes religieux, et/ou réservé à une ethnie particulière, son fonctionnement devrait être analysé fréquemment pour éviter de faire des intégristes catholiques, musulmans, juifs, ou autres. De plus, elle ne devrait pas être financée (et elles ne le sont probablement pas à l’heure actuelle).

À lire certains commentaires on pourrait penser que monsieur Maclure a changé de sexe récemment.

Pour ceux qui se gargarisent dans le prêt-à-penser, une étude de Louise Tremblay (économiste) pour le compte de la fédération des commissions scolaires du Québec a établi ce qu’il en coûterait au MELS, advenant le cas de la baisse et même de l’abandon des subventions aux écoles et collèges privés.

Ainsi une baisse des subventions dans l’ordre qui suit, donnerait une économie potentielle pour l’État de :

20 % : 65,1 M $
40 % : 116,3 M $
50 % : 135,5 M $
60 % : 153,7 M $
80 % : 178,2 M $
100 % : 185,8 M $

En plus de constater « Si l’État cherche à améliorer l’efficacité et l’efficience du système d’éducation québécois, les résultats présentés précédemment nous amènent à conclure qu’un retour des élèves du privé au réseau scolaire public permettrait d’optimiser le financement public de l’éducation au Québec. Puisque les commissions scolaires sont plus efficaces et efficientes que les établissements d’enseignement privés, cette option devrait être envisagée sérieusement. » (p. 122 Le financement public de l’enseignement privé, Conséquences sur le réseau des écoles publiques)

« …pour le compte de la fédération des commissions scolaires du Québec… » (sic)

ET

… »Puisque les commissions scolaires sont plus efficaces et efficientes que les établissements d’enseignement privés… » (sic)

Voilà…tout est dit.

Crédibilité de « l’enquête »? NULLE!!!

À chaque fois que vous répliquez à mes commentaires, vous vous ridiculisez davantage. Vous vous permettez de porter un jugement sur une étude (pas une enquête) que vous n’avez jamais lu. On voit ici qui a de la crédibilité et je me garde d’exprimer mon opinion sur votre premier commentaire d’un simplisme troublant.

Vous êtes sérieux là?

… »Puisque les commissions scolaires sont plus efficaces et efficientes que les établissements d’enseignement privés… » (sic)???

Presque tout ce qui vit et qui respire au Québec se rend clairement compte que les Commissions scolaires québécoises sont inefficaces, improductives et incapables de répondre adéquatement aux besoins de leur clientèle, d’où l’extrême popularité des écoles privées. Bref, elles sont totalement nulles et inutiles!

Et vous mettez en cause MON jugement???

« L’étude » comme vous dites, a été commandée ET payée par LA « Fédération des commissions scolaires du Québec… » Et vous croyez que l’organisme qui a fait « l’étude » était pour la faire mal paraître? Était pour démontrer leur incompétence et leur futilité? Vraiment?

Et en plus, vous accordez de la crédibilité à ce genre de chose?

LA meilleure étude est celle du terrain et sur ce terrain (la vraie vie quoi!), l’école publique perd sur toute la ligne. TOUTE. Ce qui veut dire que je suis loin d’être le seul au Québec à défendre la cause des écoles privées. D’ailleurs, demandez autour de vous à ceux dont les enfants fréquentent l’école publique s’ils avaient le choix juste pour voir.

Vous devriez consulter le dictionnaire plus souvent, ainsi vous connaîtriez le sens de l’expression « porter un jugement ». Dans le dictionnaire du CNRTL (disponible en ligne) on dit : « Démarche intellectuelle par laquelle on se forme une opinion et on l’émet; résultat de cette démarche. Porter un jugement. »

Quant à votre lamento habituel, vous n’avez pas lu l’étude (l’auteure emploie le terme rapport) vous ne pouvez donc pas savoir ce que signifie « efficace et efficient » qui sont définis dans le rapport et ça n’a rien à voir avec ce que vous pensez.

Personnellement, je ne mets pas en doute le professionnalisme et l’intégrité de Louise Tremblay, l’auteure du rapport, dont la partie qui analyse les comparaisons entre le public et le privé a été fait par madame Valérie Vierstraete, professeure agrégée, directrice du département d’économique de l’université de Sherbrooke qu’on ne peut accuser d’être biaisée.

S’agissant de crédibilité, je préfère accorder mon choix sur ces deux personnes plutôt qu’à vous, qui n’hésiter pas à lancer dans toute les directions des affirmations prises d’on ne sait où, probablement dans le creux profond de votre esprit.

Il y a quelques années, le coût de l’éducation publique était de $7500 par an par enfant. Au privé, en incluant la contribution de parents, c’était $7000. Où est votre économie?

De plus, si la participation gouvernementale au financement de l’école privée était abolie, ça coûterait deux fois plus cher au parents et plusieurs retourneraient leurs enfants au public, parce qu’ils n’auraient plus les moyens de payer. Alors adieu les économies. Pour chaque enfant qui retourne au public, il faudra dépenser environ $4000 de plus que s’il restait au privé. Votre tableau présentant les économies de l’état ne tient pas compte de ce phénomène.

Les parents qui envoient leur enfants au privé ne sont pas tous millionnaires, loin de là. Ils veulent simplement la meilleure éducation dans un bon environnement pour leur enfant et sont prêts à payer un certain montant pour ça.

Regardez cet article: http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/education/201409/26/01-4804047-ecoles-privees-des-coupes-massives-deplaceraient-30-des-eleves-vers-le-public.php

Je ne suis pas l’auteur de ce rapport (je suis incompétent dans ce domaine), ce ne sont donc pas mes économies, mais à lecture du rapport, je suis convaincu qu’il y aurait des économies (potentielles) profitables à tous les payeurs de taxes et d’impôt.

Selon l’analyse faite, en tenant compte des dépenses comparables entre le public et le privé, les établissements privés ont dépensé en 2011-2012, 8 600 $ (en dollars constant 2011) par élève ETP (équivalent à temps plein) tandis que les commissions scolaires ont dépensé 8, 400 $ par élève ETP.

Le rapport constate : « Les commissions scolaires dépensent davantage pour les services d’enseignement et de formation de même que pour les activités de soutien à l’enseignement et à la formation en réduisant le plus possible leurs dépenses administratives et celles pour les biens meubles et immeubles.

Par contre, on observe que les établissements d’enseignement privés ont des dépenses administratives par élève plus de 2,5 fois supérieures à celles des commissions scolaires et des dépenses par élève pour l’entretien des biens meubles et immeubles près de 2 fois supérieures à celles des commissions scolaires. » p. 65 du rapport cité plus haut. Tirez-en vos conclusion.

Dans votre commentaire vous dites « Au privé, en incluant la contribution de parents, c’était $7000. » C’est un raisonnement erroné puisque dans votre évaluation des dépenses d’un élève au privé, vous ajoutez un revenu dans le coût, en mentionnant la contribution des parents. Ce n’est pas en raisonnant de cette façon que vous allez me convaincre avec vos arguments.

Il y a plus de 5 ans, lorsque mes enfants étaient à l’école primaire privée, les salaires des professeurs étaient moins élevés qu’au public. Je ne sais pas comment étaient les dépenses en administration, mais le fait d’avoir des professeurs non-syndiqués amenait une certaine économie au niveau de l’éducation, économie qui pouvait peut-être compenser une administration plus dépensière. Mentionnons ici que les salaires des professeurs ont été bonifiés depuis.

Quant au montant de $7000 que je mentionnais, c’était le coût total de l’éducation pour un élève. Je n’ajoutais pas ici un revenu dans un coût, je ne voulais que souligner que ce montant de 7000 était défrayé par une contribution des parents qui s’ajoutait au montant payé par le gouvernement. Ces chiffres datent, mais à l’époque, l’éducation privée coutait moins cher que l’éducation publique. Vos chiffres sont plus récents et montrent une augmentation des coûts, de même qu’une inversion de cette tendance, mais avec seulement une petite différence de $200 en faveur du public en 2011.

Maintenant, si les dépenses administratives sont si élevées au privé comparé au public, comment se fait-il que la différence de coût pour l’éducation ne soit que de $200 par an? A cause de programmes spéciaux pour les élèves en difficulté?

Concernant les coûts administratifs plus élevé du privé… Est-ce que la surveillance des élèves dans les cours de récréation, de même qu’à l’entrée et au sortir de l’école, fait partie de ces coûts? Si oui, je suis en faveur de dépenser davantage pour ça. Si votre efficience du public passe par l’abandon de la surveillance, cette efficience me semble bien discutable, surtout avec la taxage, la violence et la drogue qui circule dans les cours d’école.

Pour toutes vos questions lisez le rapport, c’est la solution la plus simple. Je remarque, cependant, votre difficulté à séparer un coût et un revenu. Vous évaluez le coût d’un élève en fonction des revenus que reçoivent les institutions scolaires, alors que ce sont deux formes de comptabilité différentes. Les écoles (publiques ou privées) ont des dépenses qui demandent un certain montant et elles reçoivent des revenus qui ne sont pas nécessairement les mêmes, c’est ainsi qu’il peut résulter un déficit ou un surplus.

J’ajouterai aussi, que les dépenses par élèves donnés en exemple sont des montants à des fins de comparaisons, mais que les dépenses par élève sont supérieurs, autant du côté privé que du côté public, dans les deux cas avec des coûts supérieurs à 10 000 $ par élève.

Enfin, aux revenus des écoles s’ajoutent autant chez le public que chez le privé, des revenus provenant de fondations et d’activités externes qui complètent pour le public les revenus venant du MELS et des taxes scolaires et pour le privé des revenus venant aussi du MELS et des parents des élèves.

Je viens d’examiner le rapport de Mme Tremblay sur le financement des écoles. Il est accessible à http://www.fcsq.qc.ca/fileadmin/medias/PDF/Financement_public_de_l_enseignement_prive/Etude-Finacement-Public-Enseignement-Prive.pdf

Ces hypothèses et calculs sont tout à fait irréaliste. On a au Québec 123000 élèves au privé, soit 12.6% des élèves (p 11). En Ontario, où il n’y a pas de subventions aux écoles privées, il n’y a que 5.2% des élèves au privé (p 77-78).

En tenant compte de ces données, on peut supposer que, si le gouvernement coupe totalement les subventions au privé, on observera probablement une baisse de fréquentation du privé jusqu’à un pourcentage proche du 5% de l’Ontario. On parle ici d’une migration de 74000 élèves environ, et non de 40000 comme dans l’hypothèse de Mme Tremblay. Je n’ai pas tenu compte que les revenus moyens par famille sont moins élevé au Québec qu’en Ontario, ce qui ferait augmenter encore plus ce nombre d’élèves.

Le coût additionnel que le système public devra dépenser passera donc à 575 M (au lieu de 310 M). L’élimination des subventions au privé restent à 494 M. (voir p 121 du rapport).

Au total, il en coutera donc 80 millions de plus au gouvernement. On est loin de l’économie de 184 millions que Mme Tremblay fait miroiter.

Toujours les mêmes problèmes qui perdurent. Pour faire avaler la RAMQ aux médecins, on leur a laissé le statut de travailleurs autonomes et des dizaines d’années plus tard, c’est encore un problème. Pour faire avaler la réforme Gérin-Lajoie, et aussi pour se donner le temps d’implanter le système, on a subventionné les écoles privées, et des dizaines d’années plus tard, le problème persiste.

Je paie encore des taxes scolaires et il y a longtemps que je ne vais plus à l’école. Je paie pour les congés parentaux, et nous n’avons jamais eu d’enfant. Je n’ai pas de problème à payer pour ça. C’est un choix de société et je suis solidaire de celle-ci. Je me considère comme un citoyen, pas comme un utilisateur-payeur.

Les Ontariens, dont les écoles privées ne sont pas subventionnées, paient-ils encore des taxes scolaires lorsqu’ils envoient leurs enfants au privé?

On applique le même principe aux soins de santé privés. La clinique privée reçoit du gouvernement le coût de base et le patient, pour passer devant les autres, paie un supplément.

Je n’ai rien contre le privé, mais le vrai privé, pas celui à moitié subventionné. C’est un choix de société, et ce sera toujours un problème d’appliquer une chose et son contraire. Un système de santé public, tout en maintenant un système semi-privé; un système d’instruction public, tout en maintenant un système semi-privé.

C’est dans l’air du temps, c’est très américain comme mode de pensée, individualiste et égocentrique. J’ai un problème, je le règle. Les autres, arrangez-vous. Et ne me dites pas que c’est pour le bien-être de vos enfants, parce que si c’était vraiment le cas, vous prendriez les moyens pour que vos enfants et vos petits enfants puissent recevoir une instruction adéquate au public. Si vous voulez que l’école publique change, envoyez-y vos enfants et impliquez-vous dans les écoles et les commissions scolaires.

En passant, j’ai fait une partie de mon secondaire au privé

« C’est dans l’air du temps, c’est très américain comme mode de pensée, individualiste et égocentrique. » (sic)

Parce que nos valeureux pompiers, policiers et fonctionnaires PUBLICS de tout acabit qui tiennent mordicus à conserver leurs incroyables privilèges, allant jusqu’à saccager la propriété publique ce n’est pas être « très américain comme mode de pensée, individualiste et égocentrique »???

Le domaine public n’a pas le monopole de la compassion vous savez. Si le gouvernement québécois n’extorquait pas plus de 50% des revenus des Québécois, peut-être auraient-ils les moyens d’en démontrer, de la compassion et d’être moins « américains ». D’ailleurs, si notre mode de vie était si charmant et délicieux par rapport à celui des égoïstes américains, où est la vague d’immigration venant des USA?

Hein?

Le choix de l’école privée de certain parents est le reflet d’un certain snobisme vis à vis de la populace. Ces concitoyens veulent être une classe de privilégiés et ne sont que des quêteux de privilèges aux dépend du reste la société. Si ils veulent faire bande a part ils devraient en payer le prix et non pas quémander une parti des côuts .

Ce ne sont certainement pas des « quêteux de privilèges » comme vous l’écrivez.

Ils PAIENT 100% de leurs taxes scolaires pour financer le système public mais ils n’utilisent AUCUN des services éducatifs du public. Ils envoient leurs enfants au privé.

Dans le fond, si on y pense bien, c’est le système public qui est quêteux.

Les utilisateurs du système privée ne sont pas seulement des quêteux, mais des »snobinards » qui ne veulent pas fréquenter la populace ordinaire. Ces parvenus croient qu’ils ont droit a des services privés en éducation comme si ils étaient une classe supérieur. Si ces citoyens pensent que leur progéniture ne doit pas fréquenter le peuple et bien qu’il payent à 100% leur écoles et ne viennent pas siphonner 60 % de leur budget au reste de la société. Il faut qu’ils assument leur fantasme, autrement ce sont que des »quêteux montés a cheval ». Comment se fait t’il qu’au Canada une société qui comme le Québec ne glorifie pas le royauté et prône l’égalité de ses citoyens créé en éducation une classe de privilégiés.

Petite nouvelles pour toi, j’ai eu quatre enfants, trois d’entre eux ont fait leur primaire et secondaire au public et ont très bien fonctionné. J’ai inscrit le plus vieux au privé car il avait un urgent besoin d’un meilleur encadrement, ce qui n’était pas offert au public. Je ne trouve rien de snobisme la dedans quand il s’agit de donner le meilleur possible à nos enfants; ne vous en déplaise.

Si le privé ne recevait pas 60% de subvention peut-être que le public fournirait plus d’encadrement a votre fils et ferait en sorte que tous vos enfants fréquenteraient le public sans que soiyrer obliger de payer 40% pour ce service et un plus grand nombre de parents qui n’ont pas les moyens de payer pour le privé en bénéficierait comme vous. Je crois qu’il y a une grande parti des parents qui utilise le privé ne veulent pas que que leurs enfants fréquentent la populace.
Si vous n’êtes pas de cette race et bien bravo!

On apprend en dernière heure que les « investissements » (mot chéri par les gauchistes!) dans les écoles privées ne seront pas touchés.

BRAVO au Parti Libéral du Québec!!!

Connaissez-vous le slogan américain qui a mené au Boston Tea Party ? « No taxation without representation »! Ça veut dire: « Ne venez pas me taxer si je ne peux être représenté ». En gros, comme en français, ça veut dire que si je paye des taxes scolaires, il est de mon droit de m’attendre à recevoir un service pour le paiement de cette taxe. Et c’est exactement ce qui se passe avec les écoles privées. Elles ont le droit fondamental de recevoir un retour des taxes que tout le monde paye pour un service d’enseignement qu’elles donnent aux enfants. Elles pourraient même réclamer 100% de son financement sans que personne ait un mot à dire. Le jour où le système public cessera toutes ses expériences farfelues et bouffonnes d’enseignement qui n’aboutissent que sur la médiocrité (il y a de plus en plus d’illettrés et d’analphabètes chez les jeunes, prouvez moi le contraire! ), eh bien, peut-être que les écoles privées seront de moins en moins nécessaires. D’ici là, ces écoles seront plus que nécessaires pour maintenir un niveau minimum décent de la société.