Le français à Vancouver ? Bof !

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Je suis ahuri. Je n’en crois pas mes oreilles. De la portion congrue du français à Vancouver ? Pas du tout. Ahuri de constater qu’autant de Québécois soient ahuris de la portion congrue du français dans un grand événement organisé ailleurs au Canada. Je m’y attends. Je m’y suis fait. Je trouve ça normal. Car je crois au pouvoir déterminant de la démographie. Je ne suis pas le seul. Voici ce que le secrétaire général de la Francophonie, Abdou Diouf, avait à dire hier au sujet du français aux Olympiques (devant une Céline Galipeau qui avait vraiment l’air ahurie):

Je pensais que nous étions dans un pays où le français étant langue officielle au même titre que l’anglais, il n’y aurait pas de problème. Mais je me suis rendu compte que nous sommes dans une province très anglophone, où il y a à peine 1,7% de francophones. [En fait, 2,5%]

Colombie-Britannique, langue maternelle parmi les non-anglos, 2006.
Colombie-Britannique, langue maternelle parmi les non-anglos, 2006.

Ben voilà. Il ne faut pas chercher plus loin. Le français est quasi inexistant en Colombie-Britannique. En fait, le français n’y est pas la première langue minoritaire. Vous le savez, c’est le mandarin. Il n’est pas la deuxième langue minoritaire, c’est le pendjabi. Il n’est pas la troisième, c’est le coréen. Il n’est pas la quatrième, c’est le tagalog, langue des Philippins. Il n’est pas la cinquième, c’est le vietnamien. Il n’est pas la sixième, c’est le perse. Le français y est la septième langue minoritaire.

Ontario, langues maternelles parmi les non-anglos, 2006.
Ontario, langues maternelles parmi les non-anglos, 2006.

Bon, vous me direz, c’est la Colombie-Britannique. Un micro-climat linguistique, balayé par les vents du Pacifique. Pourtant. Le dernier recensement, celui de 2006, a confirmé qu’un cap historique a été franchi dans le Rest of Canada. Pour la première fois de son histoire, au Canada-hors-Québec, le français n’est plus la première langue minoritaire. C’est vrai en moyenne. C’est vrai aussi dans le coeur du pays: l’Ontario. Le chinois y est désormais la  langue maternelle de 18% des non-anglophones, devant le français, avec 13%.

La marginalisation démographique des francophones hors-Québec sonne lentement le glas de la place spéciale dont bénéficiait le français, depuis Pierre Trudeau et Brian Mulroney, dans l’univers canadien. Combiné au reflux démographique du Québec au sein de l’ensemble canadien — hier le tiers du pays, maintenant moins du quart, bientôt un cinquième — le fait français ne peut simplement plus maintenir la magnifique fiction qu’a représentée l’idée d’un pays bilingue. Ce pays qui, hors des bureaux gouvernementaux d’Ottawa et de Toronto, n’existe dans la rue qu’à deux endroits: à Montréal et en Acadie.

Comme au moment du rejet de Meech il y a maintenant 20 ans, lorsque la majorité de l’opinion canadienne rejetait l’idée de la reconnaissance du Québec, le pays canadien réel rejette aujourd’hui l’idée que le français est un élément important de la réalité canadienne hors-Québec. Ce n’est pas de la mauvaise volonté, moins encore de la méchanceté.  Le français est absent de leur vie sociale, économique, politique, culturelle. Pourquoi en deviendraient-ils des promoteurs sereins lorsque vient le temps d’exprimer ce qu’ils sont, dans une grande cérémonie. C’est trop demander.

Pensez-vous que ce serait un changement majeur dans la nature du Canada ?
Pensez-vous que ce serait un changement majeur dans la nature du Canada ?

Des cerveaux fédéralistes ont vu venir le danger. Ils ont même compris que ces tendances démographiques pourraient mettre en cause la permanence de la loi fédérale des langues officielles. Les sondeurs du très regretté Conseil pour l’unité canadienne avaient donc testé cette hypothèse dès 2005, incluant deux questions dans leur sondage annuel, pour mesurer quelle serait l’étendue des dégâts politiques, lorsque la chose arriverait.

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Ils avaient d’abord voulu savoir si l’abandon de la loi des langues officielles constituerait un changement majeur de la nature du Canada. 81% des Québécois ont dit oui. Puis, ils ont voulu vérifier si ce changement serait perçu négativement ou positivement. 86 % des Québécois ont jugé que ce serait un changement très négatif (64%) ou négatif. (Et je suspecte plusieurs séparatistes d’avoir répondu que ce serait un changement positif. Vous les connaissez…)

L’incident de Vancouver n’est qu’un des nombreux signes avant-coureurs d’une marée montante, celle d’un pays réel où le français ne fait plus le poids.

Les commentaires sont fermés.

Tout ce que vous dites est vrai M. Lisée. Il est tout de même thérapeutique de rappeler qu’eux et nous, ça fait deux.

En tout cas, toute la présente situation démontre l’absurdité de l’interminable psychodrame canadien : le couple se lance de la vaisselle par la tête dans la cuisine pendant que les invités attendent d’être servis dans la salle à manger. Quelqu’un de raisonnable peut-il demander le divorce?

Oui, tout à fait d’accord.

Mais souvent, la solution est tellement évidente.

Vous faites remarquer le déclin du fait français, d’accord. Mais le déclin démographique ne touche pas que nous. Le ROC aussi s’européanise, c’est à dire que sa fécondité est tellement médiocre, l’est depuis tellement longtemps, que ça se multiculturalise à vitesse grand V.

L’ami collabo de Duplessis, celui de l’Action Française qui est débarqué ici après la deuxième guerre mondiale. Il croyait que le Canada retournerait à la France, de par la force démographique de la population française. Comme il se trompait, ce plouc fasciste. Éventuellement, on a fait la Loi 101, sachant pertinemment que le fait français ne se perpétuerait plus dans la chambre à coucher des québécois, comme il l’avait été pendant 200 ans.

Aujourd’hui même, dans les banlieues de Londres, on peut trouver des écoles dites de la « Church of England » où il ne reste pratiquement plus aucun WASP dans les couloirs. C’est une réalité saillante là aussi, ils n’ont pas eu d’enfants.

Ici, on a beau toujours rager les uns contre les autres, ça ne change pas grand chose au final. Une question comme ça, vous vous souvenez de «La grosse femme d’à côté est enceinte». De ce mépris, du dégoût qu’inspirait la femme enceinte… et bien, j’ai un exercice que n’importe qui ici peut faire. On chiale souvent qu’il n’y a que des jeunes à la télé, alors que la population est vieillissante. Remarquez bien la chose suivante, au cinéma comme à la télé, comme dans toutes les représentations culturelles, on n’a pas juste évacué les vieux, mais tout ce qui est trop conventionnel (c’est plate). La jeunesse ne rime plus jamais avec le couple ou avoir des enfants, surtout pas avec une femme enceinte. Un homme et une femme qui baise ensemble pour le plaisir, ça va. Mais c’est quand la dernière fois que vous avez vu une femme enceinte à la télévision, né d’une union heureuse? Des mères monoparentales pognées, ouais, ça fait toujours chic. Un couple avec une femme enceinte, pas trop, c’est plus dans notre culture depuis longtemps. Elle est déjà avortée avant que ça paraisse. Michel Tremblay l’avait compris, ce n’est que pire depuis.

Donc, oui, vous démontrez un problème, mais il n’est pas que québécois, il est européen et canadien, il est clairement japonais (une compagnie de jouet pour enfants là-bas s’est recyclée dernièrement pour faire une poupée robot qui continent mille phrases pré-enregistrées pour tenir compagnie aux personnes âgées). Parce que, malgré toutes les mangas avec les étudiantes en mini-jupes. Ce qu’il reste maintenant au Japon, c’est des vieux né du temps de l’Empereur Hirohito! Et le Japon, contrairement à l’Occident multiculturellement progressive, elle ne veut rien savoir de «régler son problème» démographique avec l’immigration. Résultat: L’une des populations les plus âgée au monde. Vous êtes de gauche, vous pouvez absolument l’expliquer en deux mots: Programmes Sociaux. Le Japon, souvenez-vous dans les années 80, tout le monde disait que ce serait la prochaine grande puissance. Ce n’était qu’une question de temps. Mais non, leurs ingénieurs partent aujourd’hui à la retraite et il n’y a personne pour prendre leur place. Le problème? Une fertilité à 1.21, une des pires au monde… ça veut dire en gros que leur population diminue presque de moitié à chaque génération, ça donne un méchant coup quand tu essayes d’amortir ça avec des programmes de pension gouvernementaux, avec une population active qui ne pourra jamais couvrir la facture. Même la Chine avec sa politique d’un enfant a une fertilité plus haute que nous, c’est dire.

Au Canada, la fertilité est à 1.58 selon le CIA Factbook, ce qui nous place quand même aujourd’hui au-dessus de bien des pays européens. On s’entend, qu’environnementalement, c’est bien beau le déclin démographique. Mais ça ne change rien, parce que c’est uniquement les pays riches (les sociales-démocraties en particulier) qui déclinent. Les seuls qui ne disparaissent pas et qui sont riches? L’Irlande, Israël, les États-Unis, l’Arabie-Saoudite, la Nouvelle-Zélande et peut-être la France.

Le reste du monde est en déclin démographique marqué. Pas en Afrique ni au Moyen-Orient, non, au contraire, eux ont les enfants qu’on n’a plus depuis longtemps, avec une fécondité entre 3 et 6 fois plus élevée. Un exemple comme ça, il y a 50 ans, ce qu’on nomme l’Occident contenait 30% de la population mondiale, les Musulmans eux comptaient pour 15%. Aujourd’hui, on est à égalité, 20% chacun. Ça ne me semble pas soutenable ce changement démographique aussi rapide. Imaginez seulement si on avait eu une période comme ça entre 1860 et 1910, on n’existerait plus.

Donc, peu importe ce que vous ne pouvez pas nommer, car je sais que c’est d’extrêmement mauvais goût, que ça fait raciste un peu même si ce ne sont que des statistiques. La seule chose que ça prouve, c’est que la Loi 101 a beau avoir eu son mérite pour sauvegarder la langue. Si l’on a cessé de se reproduire depuis une quarantaine d’années, c’est clair en quelque part que le problème change de place. J’ai été à une école où on se bataillait encore entre français et anglais après l’école. Maintenant, ils ont changé l’école anglaise de place. La population a crû grandement (Vaudreuil-Dorion, 40% d’augmentation depuis les années 90). Ils ont ouvert un Wal Mart et puis, la place a grossie, c’est devenue vraiment multiculturelle. C’est ça le nouveau portrait, il y avait pratiquement zéro diversité dans les années 90. Mais nos parents n’ont pas vraiment eu d’enfants, trop occupé à travailler pour payer l’ingénierie sociale. Donc, 10-20 ans plus tard, le portrait change du tout au tout. Deux générations encore sans enfant et puis on verra après qui il reste pour s’en sacrer du fait français. On parlera d’accommodements raisonnables un peu plus tard encore, mais pour cette sapristi minorité folklorique de québécois bûcherons frustrés.

Bon…et maintenant, Monsieur Lisée, expliquez-nous en quoi la séparation du Québec aidera la situation du Français dans le reste du Canada.

On attend votre nouvelle théorie avec une soif de savoir…

Il n’existe donc plus qu’un seul territoire en
Amérique du Nord ou il est possible
d’assurer la sauvegarde de la langue francaise
et c’est le Québec.

Et la seule manière de sauvegarder la langue francaise au Québec pour les 400 prochaines
années et plus c’est l’indépendance du Québec.

CQFD
Point à la ligne

C’est en effet l’analyse qu’il faut faire de cette soirée d’ouverture des jeux de Vancouver.Je regardais la cérémonie et j’avais la même impression que si elle s’était déroulée dans un pays étranger.
Les références culturelles pas plus que l’absence de français ne m’ont touché.Je ne m’attendais pas à plus,jétais un spectateur intéressé mais je ne me sentais surement pas concerné par cette cérémonie.
Quand on a deux nations aussi distinctes de langue et de culture différente qui ne partagent même pas le même espace physique,pourquoi vouloir les forçer à vivre dans un même pays.
Une union économique au sens européen du terme est la seule chose qui devrait les unir.

Le français au Canada il ne reste qu’au Québec où il peut s’exprimer et se vivre. La culture québecoise n’est pas non plus la culture canadienne.
La séparation existe de facto et le déchirage de chemise fédéraliste n’y changera rien.

Il ne reste aux Québecois qu’à prendre en main leurs leviers économiques et politiques pour exprimer librement ce qu’ils sont ou à accepter l’assimilation. Il n’y a pas d’autre choix.

Rappel aux nombrilistes et aux narcissiques: il s’agit des Jeux de Vancouver. Pas des Jeux du Canada, des Jeux du Gouvernement Fédéral, ou des Jeux de l’ONU. Mais ces Rocheusers demeureront toujours les nôtres: d’une beauté qui se passe de mots pour certains, à faire perdre son latin pour plusieurs, ou son français pour d’autres.

Dans un autobus de Vancouver alors que je parlais
en français, mon interlocuteur et moi avons été interpellés par un autre voyageur : « speak white ».

Quelle indiscrétion !!

Et c’est même commencé au Québec, malheureusement…

A la radio comme a la télévision, on massacre le français.

Quelle est le portrait pour Montréal? Quelle est la répartition des langues maternelles a Montral? Quelle est la proportion qui utilise le français comme 2ième langue? Et combien de citoyen de Montréal ne parle ni ne comprenne le français? Si on arrive pas ici à maintenir le français comme langue d’usage et non comme langue d’affichage, peut-on critiquer les efforts des autres canadiens? Quand le franâis de la France elle-même est encore plus remplie d’anglicisme que le québécois au nom de quoi imposer le français comme langue officielle. La loi c’est pour les services publiques du fédéral. Le Nouveau Brunswich je pense doit avoir au niveau provincial la plus grande proportion de sa population qui a pour langue maternelle le français.

Encore une fois vous ne faites pas dans les nuances… En fait, selon le recensement le plus récent, il y a aussi environ 250,000 Britanno-colombiens qui parlent français et la CB a une des plus grandes proportions d’écoles d’immersion française dans le ROC. Dans la majorité anglophone, il y a beaucoup plus d’intérêt pour le français que pour le mandarin ou les autres langues qui ne sont parlées en réalité que dans l’agglomération de Vancouver mais très peu à l’extérieur. Les francophones de langue maternelle sont environ 60,000, répandus dans toute la province. Évidemment, ça fait des statistiques assez spectaculaires. Vous ne parlez pas non plus de la forte population francophone de Whitehorse au Yukon qui ont leur propre école et leur propre centre de la francophonie.

Donc, on a le choix. Ou bien on baisse les bras et on se contente du français au Québec seulement avec ou sans sécession ou bien on continue à prendre notre place dans le pays en exigeant le respect de notre langue et de notre culture, partout, quitte à faire des montées de lait comme ce fut le cas lors de la cérémonie d’ouverture des jeux. C’est la responsabilité du fédéral (Immigration) de faire son travail et de mettre clairement les immigrants au courant que c’est un pays qui a une dualité linguistique et deux langues officielles. Sept millions de Canadiens francophones n’en exigent rien de moins, sinon ce pays ne mérite pas de continuer.

Je trouve que vous avez tout à fait raison et votre analyse correspond à la réalité. Moi non plus je ne suis ni surpris ni étonné ni ahuri ni même mécontent de l’absence du français dans ce grand show. Que je n’ai dailleurs pas regardé.

je ne pense pas que ce soit par méchanceté que la plupart des canadians rejettent le français, même s’il semble qu’il y ait une floraison de commentaires haineux sur la toile comme le fait remarquer votre collègue madame Hébert.

C’est normal que le français n’intéresse pas une population où la présence francophone est anémique et n’est plus qu’en filigrane dans la toile démographique de ce pays.

Est-ce que l’abandon de cette loi serait un changement majeur? Oui. Estce que ce serait une bonne chose? Oh oui.

Il serait temps de mettre cartes sur table. La seule solution pour que cette fédération survive c’est la reconnaissance du fait que le Canada est formé de deux peuples fondateurs, et qu’en conséquence on reconnaisse clairement que le Québec est français et le reste anglais.

Comme le bilinguisme intégral du Canada est une fiction tirons donc les conclusions. Ce n’est plus l’économie qui définit les nations, c’est la culture. Et le vecteur de la culture c’est la langue.

Si le Canada est capable de le faire il doit s’atteler à la tâche de reconnaître le Québec dans son essence. Et la façon de le faire c’est de renoncer à se définir faussement comme bilingue. Le Québec devrait être intégralement français et le ROC intégralement anglais.

je conviens que ce ne serait pas facile à réaliser. C’est pourquoi il m’apparait que la seule solution viable pour nous, c’est la Souveraineté, et la conclusion d’une nouvelle entente négociée d’égal à égal entre le Québec et le Canada.

On n’échappe pas au destin. Le Canada pensait qu’il lui suffisait de dire non en 90. Surprise, le problème est encore sur la table, et un jour ou l’autre il devra être résolu. Mais je ne pense pas que cela passe par le suicide culturel du Québec.

Lorsque les échanges se feront en mandarin et en anglais à la chambre des communes, et si on fait encore parti de ce pays, le seul parti qui pourra défendre les intérêts du Québec ce sera le Bloc un parti propre au Québec.

Et le constat selon la statistique est réel.
N’est-ce-pas que Stephen Harper, et le silencieux
Ignatieff dans ce ce cas-ci ne devraient-il pas s’ils sont honnêtes de venir au Québec et déclarer que la loi de Trudeau sur les langues officielles ne tient plus et que le français n’existe plus au Canada et qu’il sera éventuellement remplacé par le mandarin.

Vite les fédéraleux, ouvrez dès maintenant des écoles de mandarin parce que …ah et puis zut.ils vont le faire.

Tant que le Québec fait parti du Canada,je m’attends à être chez-moi partout au Canada, surtout à l’occasion d’un évènement majeur comme les jeux olympiques qui ont été rendu possibles grâce à mes taxes. Mais vendredi soir, les grands bonzes du COVAN ont semblé oublier que j’étais encore actionnaire de ce pays et qu’à ce titre
c’était m’insulter que de l’oublier.

Évidemment ce n’est pas la première fois qu’on me montre la porte comme vous l’écrivez (Meech). Personnellement je ne suis pas convaincu que je doive demeurer actionnaire de ce pays pour être heureux et prospère.

Je crois que le ROC commence également à se rendre compte que d’avoir un actionnaire mécontent n’est pas une situation intéressante pour lui non plus. Le problème c’est que les modalités de rachats des actions n’est pas très clairs et sont sujettes à des interprétations souvent contradictoires de part et d’autre.

Alors j’ai avantage à continuer à aiguillonner mon partenaire, le harasser, lui rendre la vie la moins confortable possible afin qu’il accepte enfin de discuter sérieusement et honnêtement de mon retrait du Canada. Mais j’ai bien confiance que nous finirons bien par comprendre que le plus grand bien des deux partenaires est de procéder à une séparation honnête et civilisée. C’est le sain principe de la solution «gagnant-gagnant» quoi !

Mais en attendant, tant que je serai partenaire dans ce Canada, j’exige d’être reconnu à part entière, surtout devant plus de 3 milliards de personnes. Un tel affront ça se paie !

C’est exactement ce que je pense depuis très longtemps. C’est quoi les sparages ?
Quand nous serons assez évolués pour prendre nos responsabilités, on ne perdrait plus une nano-seconde à discuter de cette réalité. Le chemin à prendre est tellement bien indiqué que je reste toujours surpris de constater combien nous – la nation – pouvons être si désorienté…

Ce qui est évident c’est que le pacte canadien n’a pas été respecté. Des deux peuples fondateurs, un a clairement l’ascendant sur l’autre et la tendance s’accélère au lieu de se stabiliser. Combinons cela à l’absence d’une constitution légitime depuis une génération et au déclin du poids démographique du Québec: nous nous dirigeons rapidement vers une impasse.

Je pense que, except que, le francais est la septieme langue minoritaire au Colombie-Britanique, le francais est une de deux langues officielles au Canada. Quand on dit, Canada on compris que, vous doit etre capable de parler l’anglais et le francais. A Montreal, vous presque ne pouvez pas trouve un boulot si vous ne parlez pas deux laungues officielles, alors pourquoi dans le reste du Canada le francais ne le compte pas et ne se voit pas comme un langue officielle?

Le comble du mépris est d’occulter notre langue et notre histoire mais du coup s’approprier notre culture comme un viol… C’est complètement frustrant d’entendre un poême de FX Garneau traduit en Anglais,également aberrant de voir la chasse galerie au toit du BC center.Mais le comble de l’hypocrisie est de faire danser des Amérindiens quand on sait le sort qui fut réservé à eux et aux métis. C’est ça le Canada, s’approprier notre culture ,notre histoire ,nos athlètes pour les médailles et dans un même mouvement nous tasser dans le coin en esperant notre assimilation.Depuis cette cérémonie jamais je n’ai eu tant envie d’avoir un pays et de voir nos athlètes vêtus de bleu.

Et pourtant, sans regarder à la dépense, ils sont venus en 1995 à la veille du référendum, clamer leur attachement à notre différence. 😯

à qui de droit

concernant la langue francaise elle ne sert seulement des gens qui sont de la haute société dans l`esprit de toutes personnes qui veulent en faire leurs objets personnels (politique) et autres arnacs que se soient la plus belle exemple est le reflet de cette planete….. si vraiment qu`y a un dieu! j`aurai peur .

Le plus révélateur dans toute cette histoire, c’est qu’alors qu’au Québec on se plaint qu’il n’y avait pas assez de français lors de la cérémonie, au ROC beaucoup affirment qu’il y en avait trop!

Je ne vois pas comment on peut plus longtemps maintenir l’illusion d’un Canada officiellement bilingue. Le CIO l’est, mais pas le Canada.

VITE, VITE , VITE.
Envoyons Charlebois leur chanter sa chanson de l’indépendance, laissons au Canada le Pacifique et gardons l’Atlantique

Je crois que tous ont compris, c’est le temps de mettre le feu et de chanter la Marseillaise.

Vrai. Ce qui, qu’on le souhaite ou non, ne fera qu’exacerber à plus ou moins long terme la nécessité de la souveraineté du Québec, qui aura de plus en plus de difficulté à obtenir le respect par le gouvernement fédéral de sa spécificité linguistique.

Enfin une position éclairée qui n’est pas teintée de frustration. Le contraire de ce que l’on entend depuis vendredi.

Le français à été détruit systématiquemenet par les colonisateurs et les fédéralistes au Canada et il reste le Québec à détruire et cette destruction est présentement virulente dans l’immigration et chez nos jeunes au Québec et chez nos sportifs cette anglicisation méprisante est totale
Canada -Québec 1763 = 100% francophone
Canada Québec 1863= 50% francophone
Canada Québec 1963 = 25% francophone à 90% au Québec
Sans l’indépendance du Québec Les Coderres et les Charests vont continués à voter comme ils viennent de faire contre l’application de la loi 101 au Québec et il arrivera au Québec ce qui est arrivé au Canada . Le bilinguisme utopique à la Trudeau ne visait que ce but ; l’anglicisation des Québecois . Pas comparable aux système Suisse et Belge
Pour ce qui est des jeux c’est un affront à toute la francophonie et aux francophiles des 200 l pays du monde ( plus de 60 pays de la francophonie )et non seulement au Québec
Et cet affront raciste anti francophone est totalement volontaire de la part de l’anti francophone flamand et de l’anti francophone unilingue anglais canadian . Depuis des années des avertissements de respecter la langue officielle des olympique le français ont été formulées dans tous les médias du monde

Je trouve cette situation moins irritante que de voir des parvenus francophones de Montréal en général, s’afficher en parlant anglais et exprimer la volonté d’un rapprochement politique, économique voir même culturel avec les New_yorker, Bostonnais, Floridiens voir Californiens en voulant le même dollard, un tgv pour aller y dépenser les $ qu’ils font ici et les profits réalisés sur la vente et les actions de nos entreprises qui passent aux mains de nos voisins. Si vous voulez travailler pour des québécois qui ont a coeur le développement et le maintien de nos richesses et profits ici faites vite car il en reste de moins en moins. Le me my self and I se répend plus vite que le cancer du cerveau, on sombre dans l’inconscience.

Plus on se définit par sa langue, plus on prouve au monde que nous accordons une nature bien unidimensionnelle à notre culture. Plus une culture est riche, plus elle dépasse la langue, qui n’en devient, finalement, que son outil de communication.

Voir la culture irlandaise, par exemple. Il y a belle lurette que l’Irlandais ne fait pas le poids en Irlande. Et quelles ont été les conséquence; tout à fait bénignes diront plusieurs. Positives diront d’autres; certainement ni dramatiques ni existentielles.

Aimons notre langue, mais n’en faisons pas une obsession qui nous porte à hair ou mépriser ceux qui ne l’honorent pas comme nous le souhaiterions. A moins, bien sûr, que nous ne croyions notre culture si mince, si superficielle, si veule, et si unidimensionnelle que nous sommes forcément obligé de faire de son outil d’expression son coeur, son âme, son tout ou son essence.

La différence culturelle, avec un petit peu de couille de nos élus combinée au courage des élues, sera désormais la norme entre l’intégration et le multiculturalisme. Le Québec devra renforcir le sentiment d’appartenance et la fierté à la Nation avec la démarche, à grande-vitesse, de l’intégration de ses immigrants, ses réfugié et surtout les mmembres de ses Premières Nations sinon nous ferons aussi partie de cette majorité anglo,subjuguée par leur course au pouvoir absolu, qui est à se faire envahir par une vague de, melting pot, multiculturalisme qui deviendra, dans un avenir très très prochain, une vraie tour de babelle dont la France tente actuellement de s’échapper à la dernière minute. Mais dans le cas présent, fort nous est de constater le manque de décorum,d’un pays-hôte, envers un événement basé sur deux langues officielles qui sont le Français et l’anglais qui ont été, jusqu’à ce jour, respectées par tous les pays-hôte. Ce qui se passe actuellement n’est pas un affront, seulement pour le Québec, mais un affront international. Vivement notre pays où le savoir-vivre tient encore une place passable. Très bien argumenté votre article Monsieur Lisée, qu’en dira Pratte?

Le pays bilingue, dites-vous, « n’existe dans la rue qu’à deux endroits: à Montréal et en Acadie ». Il faudrait aussi ajouter le long de la rivière des Outaouais qui marque la frontière Ontario-Québec (Prescott-Russell, en particulier). Ainsi, la petite ville de Hawkesbury se distingue par un affichage majoritairement francophone et des services publics vraiment bilingues.(Elle se distingue aussi comme un excellent endroit pour y acheter du vin moins cher qu’au Q…mais c une autre affaire). Rassurez-vous, cher blogueur, cette minuscule précision n’infirme en rien votre raisonnement.

Les évènements d’haiti sont une bel oportunité de demander au Canada d,acceuillir plus d’immigrants et de réfugiés francophone dans l’oeust du cananda aussi nombreux qu’ils le font déjà à Ottawa (je le sais pour les avoir cotoyés personnellement).

M. Lisée, parlant des jeux de Vancouver, avez-vous entendu le patineur Patrick Chan parler français avant d’écrire ceci? Son père et sa mère son nés à Hong Kong. Il étudie en français à Toronto à l’école qu’a fréquentée votre co-blogueuse Chantal Hébert dans les années 1970. En passant, merci pour votre soutien indéfectible pour les communautés minoritaires au Canada.

Marrant de lire André Pratte, aujourd’hui.Constatant la non présence du français en British Colombia, il en conclut que « le rêve canadien est toujours en construction »(sic)..

Voici le message que je lui ai envoyé:

« Les compromis les plus importants ne peuvent être que le lot du peuple dominé. Davantage, les concessions faites par le francophone dominé sont interprétées par lui-même comme un acte de générosité de sa part. Il s’agit de L’AUTOVALORISATION COMPENSATRICE DE L’IMPUISSANCE DU DOMINE. En retour, il entretient l’espoir tenace que la volonté de domination du dominateur se transforme par magie en esprit de justice et de partage ».-Marc Labelle ex-Franco Ontarien

« Quand on a défendu ses droits de façon purement verbale et que survient l’échec, on se félicite de s’être battus. Mais c’est pour mieux plier l’échine et chanter tous en choeur le O Canada »-Marc Labelle »-Marc Labelle ex-Franco Ontarien-

Que le rêve canadien n’est pas un acquis, mais un projet, toujours en construction!! Hors Québec, de 5 ans en 5 ans, Statistique Canada vous prouve le contraire!

La loi sur les langues officielles n’a jamais eu comme but de faire du Canada un pays bilingue. Le but est d’obliger le gouvernement fédéral à fournir des services aux citoyens soit en anglais, soit en français, selon le choix du citoyen. Loin d’encourager le bilinguisme individuel, la Loi fait le contraire : le citoyen n’a pas à parler deux langues pour s’adresser à son gouvernement.

En réponse à Michael Laughrea, MPhil, PhD qui soutient que ce ne sont pas les jeux du Canada mais ceux de Vancouver – est-ce que le gouvernement canadien apporte un appui quelconque à ces jeux?

Est-ce que seuls les athlètes de la Colombie Britannique sont considérés à Vancouver comme des athlètes canadiens?

Abandonner les langues officielles du gouvernement canadien serait une bonne chose et assurerait au Québec d’affirmer sa propre langue officielle sans se confronter aux décisions d’un autre gouvernement (celui du Canada).

Je t’aime…Moi non plus!

Lors du référendum de 1995, les Québécois regardaient tous avec un certain cynisme la manifestation d’amour des Canadiens venus du ROC (rest of Canada) dans leurs autobus jaunes pour nous convaincre de voter non.

En fait, ceux qui ont paradé ce jour-là étaient sans doute sincères. Il existe un bon nombre de Canadiens pour qui le Québec et le fait français représentent une véritable richesse culturelle pour le pays. Malheureusement, pour la majorité des Canadiens, nous ne formons qu’une anomalie historique qui les oblige à retourner la boîte de céréales pour lire l’étiquette anglaise.

Mon travail m’amène à voyager dans toutes les régions du Canada et à rencontrer des Canadiens ordinaires qui au mieux, sont parfaitement indifférents à la situation du Québec et au pire, n’acceptent pas d’avoir à se plier à nos constantes revendications. La seconde attitude se rencontre surtout dans l’Ouest du pays où l’on a en plus l’impression de payer pour la province pauvre que nous sommes devenus.

Peu surprenant donc, que les Vancouverois fassent si peu de place au français dans les cérémonies qui entourent leurs Jeux Olympiques. Ce qui est encore moins surprenant, c’est la sempiternelle suite de litanies exprimées par les commentateurs et politiciens québécois, toutes tendances confondues, sur la façon cavalière avec laquelle le Canada anglais nous traite. Du simple point de vue d’un Canadien ordinaire, le Québec est encore en train de se plaindre de quelque chose. De mon point de vue de Québécois souverainiste et bilingue, mon peuple continue de quémander sa pitance culturelle, incapable de se tenir debout et d’assumer pleinement sa différence. Je n’ai ni besoin ni envie que l’on me traduise de l’anglais au français, l’indifférence des Nord-Américains face à ma culture. Les jeux se tiennent à Vancouver, dans une ville anglophone. C’est à nous et à nos athlètes de parler haut et fort et en français, pour dire que nous sommes ici en terre étrangère, parfois hostile. Le Canada n’est pas notre pays, il est notre terre d’accueil, et cet accueil risque d’être de moins en moins cordial, à mesure que notre poids politique et économique diminuera.

Réf: http://lrdp.clangiroux.com

RéF

@Dr Michael Laughrea

Désolé, ça ne marche pas votre argument. Zéro en fait. La langue officielle des jeux olympiques, c’est quoi? C’est le français, pas l’anglais, pas le Coca Cola Marketing Department Word Of The Day.

Donc, non, question d’être représentatif d’une institution, d’un pays, d’une histoire, c’est une honte de A à Z. Le spectacle d’ouverture n’était pas édifiant, même artistiquement, c’était un grand vide beurré épais, vraiment multicolore pour cacher le gouffre de l’imagination. En passant, le meilleur moment, c’est les paroles de la chanson d’un juif qui nous l’a donné. Une des seules choses qui me semblait authentiquement de la culture canadienne de classe, Leonard Cohen. Garou et Bryan Adams avec les «Indiens» qui jouent du Tam-Tam, ah oui monsieur, vive le Canada. Détestable à tellement de niveaux.

@Pierre Votre réflexe, on nomme cela le Syndrome de Stockholm. Ou sinon, si vous avez vu le film «La Haine», c’est la métaphore du type qui tombe en bas d’une bâtisse et se répète à chaque étage «jusqu’ici, tout va bien».

Prenez les statistiques que vous voulez. Ma Grand-Mère est né au Manitoba, ses parents à elle sont nés dans un pays Métis et Francophone. La conquête du Far West, la «trail of tears», elle transpire jusque chez nous mon vieux. Même Ignatieff regrette que le Canada ait pendu le fou à lier Louis Riel. Pendant combien de décennies est-ce que le français a été banni des écoles en Colombie-Britannique, pas surprenant qu’il en reste si peu. Même mon nom de famille, Cuillerier, qui retourne au tout début de la fondation de Montréal (Hôtel-Dieu) et de Lachine en particulier (Fort Cuillerier)… il est maintenant régulièrement un nom d’anglais, à travers le Continent.

Et pour être plus généreux que vous, je crois bien qu’il reste au moins 10 millions de francophones en Amérique du Nord. Au Canada, je ne sais plus, c’est tellement difficile à dire. Il y a un si grand nombre de personnes qui n’ont de français que le nom de famille. Pas exemple:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Franco-Ontarien#Langue_maternelle.2C_langue_d.27usage_et_bilinguisme
Population totale: 1,235,765 (origine française, 2001)… 567,935 (Francophones en Ontario, 2001)

@Dr Michael Laughrea (sur votre deuxième commentaire)

Votre exemple sur les Irlandais m’embête un peu. Ils étaient de «notre bord» de toute façon en 1837. On ne parle pas que de culture. On comprend quand même cette logistique de transformation, on est français.

Au départ, nous étions… Gaulois quand même non. Celtes comme vos amis les Irlandais. La frontière devant la République Romaine. Est-ce que nous étions tel que Rimbaud nous décrit dans «Mauvais Sang», plusieurs historiens modernes ne le croient plus. Vous êtes juif, vous avez connu les mêmes horreurs que nous, de votre côté, à Jérusalem, face à l’Empire Romain… et vous vous êtes défendu vaillamment. Et après, en devenant Français (Latin), une grande partie de nos pères fondateurs d’ici étaient également des Normands. Donc, on a de multiples héritages, les Vikings ont aussi eu une influence sur notre passé… et nous-mêmes, pendant des siècles, on a occupé l’Angleterre, incorporant dans cette langue la notre, en développement. J’allais même oublier les Visigoths. Donc, oui, les langues modernes, c’est un gros mélange.

Un jeu de puissance. On parlerait possiblement dans des dialectes sémitiques aujourd’hui si ce n’était de Charles Martel. Mais non, on est resté Latin… et on a la tête dure, on ne plie pas sous l’occupation. Le dicton est maintenant rétréci, mais on n’en pense pas moins «Liberté, Egalité, Fraternité, ou la Mort». Le dernier mot est omis. Si vous écoutez «La Marseillaise»… le «sang impur», c’est quand même celui des anglais, vous savez. Ou encore ici, je vous recommande l’exercice suivant. Prenez l’original du «O Canada» et faites la comparaison avec sa traduction en anglais. On devrait bien dire adaptation, car l’original est vraiment un chant Patriotique qui ne s’applique qu’aux Catholiques. Elle représente plus un idéal de Croisées, l’épée médiévale de foi trempée, qui sait porter la croix. Vous habitez le Krak de Montréal, ça comporte son poids historique. Nous sommes resté plus Celte, plus Latin, alors que l’Angleterre s’est germanisé à travers Martin Luther. Pas de surprise au final si on résiste encore, en Irlande comme au Québec. Des Empires, on en a vu d’autres! En tant que juif, je crois que vous devriez avoir un peu de respect pour cet entêtement, car c’est une chose que votre civilisation persécutée par les millénaires a en commun avec nous. Certes, notre Catholicisme nous a toujours donné des préjugés les uns contre les autres, mais je crois qu’aujourd’hui… au regard de l’histoire, nous n’étions pas toujours du mauvais bord et votre alliance avec les WASP plus tolérants, c’était un choix, les Iroquois ont fait pareils. J’ai une fierté canadienne et quelques hontes québécoises (le refus d’accepter l’immigration juive en 1938, Camélien Houde et Adrien Arcand). Mais un jour, il faudra cesser d’être dupe de ce passé ambivalent. Nous sommes autre chose, mais on reste borné sur ce point. Gaulois, Celte, Normand, Français, Québécois. On a traversé les millénaires sans perdre notre identité profonde, malgré toutes les conquêtes. On ne s’en laissera pas plus imposer aujourd’hui parce qu’on nomme cela… du multiculturalisme.

@pierre
Concernant les classes d’immersion française en British Colombia, je sais pertinemment que un bon nombre de ces étudiants perdent leur français quelques années plus tard.Facile à comprendre:ils n’ont plus l’occasion de l’entendre et de le parler pcq en BC le français est une langue plus que marginale.

Quant aux Francophones, au recensement de 2001, taux d’assimilation de 71,3%..Et au Yukon de 59%.

En Amérique, nous nageons dans une mer anglophone. C’est un fait.

À l’échelle planétaire l’anglais est devenu la langue passeport. C’est aussi un fait.

Vous le dites bien, il est futile de croire que les anglophones vont défendre ou faire la promotion du français à notre place. C’est à nous de le faire.

C’est dérisoire de croire qu’avec un peu plus de chansons et de discours en français aux Olympiques on va convertir les autres.

Pendant ce temps les mouvements souverainistes vivotent. Ils n’arrivent toujours pas à fournir à la population du Québec une réponse satisfaisante aux deux questions suivantes :

Quelle est l’identité de ceux qui veulent un pays ?

Qu’est-ce qui ira vraiment mieux après ?

Il est donc le temps de prendre nos ¨cliques et nos claques¨pour sortir au plus vite de ce semblant de pays……..

M. Lisée, votre conclusion est intéressante: « L’incident de Vancouver n’est qu’un des nombreux signes avant-coureurs d’une marée montante, celle d’un pays réel où le français ne fait plus le poids. » Comme citoyen de l’Ontario, où je bénéficie de services en français tout à fait corrects, je vous demande: qu’est-ce que font, ou ont fait, les indépendantistes (qui manifestement représentent la majorité des blogueurs), pour que le français fasse le poids au Canada? À mon avis: rien.

Je ne suis pas surpris de la quasi absence du français aux Jeux de Vancouver. J’en ai marre…

Je ne suis pas surpris des commentaires d’un trop grand nombre de Québécois sur leur prétendue appartenance au Canada quand au même moment le français disparaît partout. J’en ai ras le bol…

Je ne suis pas surpris de voir jusqu’à quel point tout ce qui a été dit depuis des dizaines d’années sur le Québec de plus en plus minoritaire dans le Canada et qui s’avère une réalité. Je suis écœuré de voir qu’il y en a tant qui n’ont pas compris ou qui sont volontairement myope.

Vivement l’indépendance du Québec

Jean Francois Lisée ne sait peut-être pas qu’il y a en Ontario 600,000, francophones, plus de 100,000 étudiants dans les écoles d’immersion (la grande majorité des francophiles), 12 conseils scolaires de langue française, 95 écoles secondaires, 2 colleges francophones et 11 universités bilingues… Excusons son ignorance toutefois, il devrait changer de métier et cesser cette propagande du ridicule…

À François 1,

François 1 se demande en quoi la souveraineté du Québec va aider le français dans le reste du Canada.

Ça ne va pas l’aider et ce n’est pas le but. Les québécois feront l’indépendance pour les québécois.

Les francophones du reste du Canada sont en train d’être assimilés, ça va continuer et il en sera ainsi tant qu’ils n’auront pas d’institutions fortes pour exister par eux-mêmes. Tant qu’ils n’existeront qu’à travers l’Autre, ils seront voués à disparaître.

Notre langue et notre culture sont vivantes parce que nous avons une télévision, des journaux, une assemblée nationale, un cinéma, parce que nous publions des livres, parce que nous avons une économie forte où, quoi qu’on en dise, il faut parler français pour arriver à quelque chose, parce que nous exerçons en tant que nation un pouvoir (pas encore tout le pouvoir, mais certainement un pouvoir) sur notre territoire.

Les francophones hors Québec ont pour exister des clubs sociaux où se réunir pour se dire qu’ils existent encore et, ensuite, ils repartent gagner leur croûte en anglais, lire les journaux en anglais pour connaître la réalité de leur quartier, etc.

Je ne préférerai pas la dépendance à l’indépendance pour sauver les français au Canada anglais. Le sort des francophones du reste du Canada m’attriste et je veux mieux pour les miens.

Patrice

@ Michael Laughrea, MHil, PhD

a)”Rappel aux nombrilistes et aux narcissiques: il s’agit des Jeux de Vancouver. Pas des Jeux du Canada, des Jeux du Gouvernement Fédéral, ou des Jeux de l’ONU.” – commentaire #6

b)”Plus on se définit par sa langue, plus on prouve au monde que nous accordons une nature bien unidimensionnelle à notre culture.” – commentaire #29

= = =

Un petit rappel, docteur. La Charte Olympique, vous connaissez? Bien sûr, on ne l’enseigne pas à Yale mais le pauvre LL.M que je suis a réussi à trouver…
http://multimedia.olympic.org/pdf/fr_report_122.pdf

Je cite le paragraphe 34 (3) de la Charte:

34 Élection de la ville hôte
3. Le gouvernement national du pays de toute ville requérante doit remettre au CIO un acte
légalement contraignant par lequel ce gouvernement garantit et prend l’engagement
que le pays et ses autorités publiques se conformeront à la Charte olympique et la
respecteront.

Voyons maintenant l’article 24 de la Charte Olympique:

24 Langues
1. Les langues officielles du CIO sont le français et l’anglais.
2. À toutes les Sessions, une interprétation simultanée doit être fournie en français, anglais,
allemand, espagnol, russe et arabe.
3. En cas de divergence entre le texte français et le texte anglais de la Charte olympique
et de tout autre document du CIO, le texte français fera foi sauf disposition expresse
écrite contraire.

= = =

L’article 24 (2) n’est pas pertinent; il s’agit des délibérations du Comité. Mais pour le reste, très cher docteur, il eut suffi que vous fassiez preuve de cette rigueur intellectuelle dont vous vous targuez pour comprendre qu’au moment du dépôt de la candidature de Vancouver, le Gouvernement canadien s’est porté garant du respect de la Charte olympique par le Comité organisateur.

Ça vous avait échappé, docteur?

Se porter garant du respect de la Charte par le COVAN, docteur, ça veut dire: faire le nécessaire pour que Furlong respecte le statut du français dans sa présentation. Ça veut dire également que la voix off, les enchaînements et les explications données quant au déroulement de la cérémonie DOIT se faire dans les deux langues officielles du mouvement olympique.

Et ça veut dire que le gouvernement canadien s’est porté garant que tout cela se ferait aussi bien en français qu’en anglais.

Que seulement 1,7% de la population britanno-colombienne soit francophone, ça n’a rien à voir.

= = =

Alors non, ça n’est pas du nombrilisme et du narcissisme.

En accuser ceux qui dénoncent cette situation, docteur, c’est faire preuve d’ignorance.

Je m’attend donc à ce que vous fassiez, en toute humilité, amende… honorable.

Ah oui, et pour les francophones hors Québec, un peu plus d’un million, nous accepterions bien les excuses de la Direction de l’Actualité… pour l’ignorance de JF Lisée!

Quand vous voyagez dans le ROC utilisez le français pour vous adresser aux gens en face de vous.il y a de fortes chances qu,ils vous répondent en français ou du moins essaient de le faire.Les francophones du ROC s,adressent a vous en anglais parcequ,ils ne savent pas que vous parlez français.Donc faites-leurs comprendre.

Le français au BC, buf.
Quand les québécois se réveilleront ils? Au Canada anglais le français c’est une langue que les gens apprennent pour la culture. C’est ce qui est arrivé a mon ex. Elle est anglophone torontoise, nos deux garçons ont grandi a Toronto et ont fait le primaire et le secondaire en français. Maintenant ils travaillent tous les deux en anglais et en français. Je suis certain que c’est par chance qu’ils peuvent utlisé le français au travail. Le plus jeune est au travail chez Touriste Canada a Vancouver (BC) et le plus vieux est pour Green Communities qui a un contrat avac le ministere de l’écucation en Ontario. J’ai vécu 15 ans a peut pret a Toronto. Mon employeur (la municipalité) offrait des cours en 14 langues pour la sécurité et les premiers soins, mais pas en français. Je suis de retour au Québec depuis dix ans maintenant et je n’ai pas changé mes opinions, je suis pour l’indépendance du Québec. Ce n’est pas pour ce qui se passe au Canada anglais. C’est pour la culture et la langue française chez nous en Amérique et aussi pour notre bien etre économique. Le Québec doit avoir tout les pouvoirs pour progresser.
L. Sirois

Un État fort ne méprise pas l’une de ses communautés majeures. Au contraire, il s’emploie à faire briller son image afin qu’elle rayonne sur l’ensemble de la nation. Au demeurant, ce à quoi l’on assiste au pays fait la démonstration d’un État affaibli par un manque de vision vers l’intégration nécessaire des différentes communautés dans le respect des caractéristiques de chacune d’elles. Ou autrement : on vous reconnaît dans la mesure où vous servez nos intérêts partisans. Le gouvernement Harper joue le reste du Canada contre le Québec afin d’affaiblir les velléités indépendantistes.

Aussi, la surreprésentation authoctone à la cérémonie d’ouverture était-elle l’instrumentalisation du folklore qui ne représente plus de dangers, mais qui sert bien la main qui nourrit.

Quand les parlants français seront représentés lors de cérémonies officielles par des tableaux complaisants et folkloriques, alors il sera trop tard pour s’affirmer. Nous serons alors assimilés !

Bof ! Le français

Monsieur Lisée je partage entièrement votre opinion ! Qui a besoin du français à Vancouver ?
Personne ! À Toronto, à Calgary, et Edmonton…etc
Alouettes !

Le français a Vancouver? Bof, c’est sur le tableau des médailles que le monde le verra.

Michael Laugrea,

Vous passez l’éponge de façon assez cavalière sur la culture irlandaise de langue irlandaise. Vous dites que personne ne pleure cette culture aujourd’hui, mais ce n’est pas parce qu’elle était sans valeur… mais plutôt parce qu’il ne reste presque plus personne pour la comprendre!

Certes, l’Irlande a grandement contribué à la culture mondiale de langue anglaise, de James Joyce, Oscar Wilde à Jonathan Swift, en passant par U2. Quand on considère que la population irlandaise est très petite, son bilan est fort impressionnant.

Mais ça veut dire aussi qu’environ un millénaire de riche culture irlandaise (littérature, chansons, etc.) est complètement tombé dans l’oubli et l’indifférence. Les Irlandais d’aujourd’hui, ou en tout cas l’immense majorité, en sont complètement aliénés.

Si les francophones d’ici devaient suivre le chemin parcouru par les Irlandais, ça voudrait dire plus personne (dans ce pays en tout cas) pour lire Émile Nelligan, peu ou pas d’intérêt (même académique ou chez les cinéphiles) pour des oeuvres comme Mon Oncle Antoine, et aucun enfant qui fredonnerait Au Chant de l’Alouette et V’là le bon vent.

« J’ai une fierté canadienne et quelques hontes québécoises (le refus d’accepter l’immigration juive en 1938, Camélien Houde et Adrien Arcand) », écrit le citoyen Cuerrier.

C’est en effet une honte ! Mais de la croire limitée au Québec est une étrange vue de l’esprit. Le refus par MacKenzie King de recevoir les Juifs déportés est une honte pour tout le Canada (Québec inclus bien sûr). Quant à Adrien Arcand, il n’a pas manqué d’épigones à travers le pays, comme les Swastika Clubs en Ontario et les chemises… ah, je mélange mes couleurs. Étaient-ce les Silver Shirts ? Peu importe. Pour l’anecdote, il y a même un aspect important de l’imprégnation raciste/fasciste des années 20 et 30 qui fut plus courant en anglais qu’en français : c’est tout le bataclan pseudoscientifique, polygénisme, eugénisme, racialisme et autres « superstitions biologiques » (comme les appelait l’antifasciste historique G. A. Borgese).

Une des raisons de cette distorsion de notre histoire est bien sûr que maints historiens appartiennent en même temps à un parti politique, ou en tout cas ont la fibre militante – source de mensonge et d’erreur – et se sont donc mis à chercher les affluents du minimum fasciste seulement là où ça faisait leur affaire (par exemple strictement en français et au Québec dans le cas d’Esther Delisle, strictement en anglais et hors du Québec dans le cas de Normand Lester).

Jeux olympique de Pékin 2008, langue principale: Anglais. Jeux olympique de Turin 2006, Langue principale: Anglais… Jeux olympique de Berlin, 1936, langue principale: Anglais!

L’anglais étant depuis un bon moment déjà le language « international », faut-il vraiment se surprendre que TOUT les grands évènements internationaux se déroulent principalement en anglais? Il faut cesser la paranoia malsaine parfois! C’est les excès de ce type et les conspirationites à excès qui m’ont fait cesser de croire en l’option souverainiste et fait ce cette option une risée pour une bonne partie membres des nouvelles gérations.

Je suggère a tous les francophones hors québec qui ont un abonnement a l’Actualité de l’annuler immédiatement.

Le journaliste Réjean Tremblay met les choses en perspective:

« Évidemment que Salt Lake City n’a jamais respecté la règle du bilinguisme que le CIO est censé imposer. Ni Nagano ni Lillehammer. Vancouver le fait plus que bien. Pour une bonne raison, les Jeux sont présentés au Canada, pays bilingue. »

Le français à Vancouver, donc: plus que dans n’importe quelle ville olympique de n’importe quel pays non francophone.

Sommes-nous arrivés au point de non retour comme en environnement? L’immobilisme va finir par tout détruire. Sommes-nous collectivement des incapables?
Oû est allé tout le monde qui avait quelques choses à raconter et à s’impliquer ? Existerait-il un autre système pour agir en fonction de la rapidité croissante des changements? Nous utilisons un système politique qui date de 1867 et qui n’est pas flexible. Les changements se faisaient autrefois sur plusieurs décennies aujourd’hui on parle de jadis il y a deux ans. Quand aurons-nous la capacité d’arrêter d’avoir peur de tout ? et de prendre des positions.
Je me souviens de rien semble être notre nouvelle devise.
Je ne vois plus autre chose que des beaux discours et je ne sens plus notre capacité à l’action.
En moins de temps que nous pourrons en prendre conscience le français n’existera plus que dans les campagnes.