Le français est trop difficile pour les juges

Un texte qui fait réagir depuis quelques jours : celui de Barbara Kay, du National Post, au sujet du bilinguisme des juges de la Cour suprême du Canada. Le blogueur Mathieu Charlebois a décidé d’écrire une lettre à la chroniqueuse.

justice-marteau

Chère Barbara,
Politique

J’espère que vous vous êtes remise de la fois où vous aviez peur pour votre sécurité si vous parliez anglais en public à Montréal. Je me dois de vous rassurer : depuis, j’ai entendu des centaines de personnes le faire, et tout le monde est encore en un seul morceau.

Comme je ne sais pas si les ondes radio ou télé se rendent jusque dans votre bunker antinucléaire souterrain, j’en profite aussi pour vous signaler que vous pouvez sortir en toute sécurité : Pauline Marois a perdu l’élection.

Je vous écris aujourd’hui parce que j’ai lu votre brillant plaidoyer contre Justin Trudeau et sa position sur le bilinguisme des juges à la Cour suprême, «Of course Justin Trudeau wants bilingual judges: he’s the product of bilingual privilege».

Ou, si je peux me permettre de traduire (comme si j’étais moi-même un product of bilingual privilege) : «Bien sûr que Justin Trudeau veut des juges bilingues : il est un privilégié du bilinguisme».

Privilégié du bilinguisme ? Tout à fait, dites-vous. Justin Trudeau est born avec une spoon d’argent dans la mouth. Élevé dans un bilingual milieu, par un francophone father et une mère anglophone, le bilinguisme lui est venu «sans effort», «comme un cadeau».

À l’âge où l’on rêve d’une piste de course miniature pour sa fête, Justin, lui, recevait de ses parents le cadeau du bilinguisme. À sa place, j’aurais boudé pendant au moins un mois.

Mais aujourd’hui, selon votre texte, Justin le privilégié est incapable de comprendre qu’il est difficile d’apprendre une deuxième langue. Quand il demande aux juges d’être bilingues, il ne se rend pas compte qu’il leur demande… des efforts !

Vous racontez n’être jamais arrivée à maîtriser convenablement le français. Et si VOUS n’y arrivez pas, QUI le pourrait, n’est-ce pas ?

Vous avez raison, madame Kay.

Les juges de la Cour suprême ne sont pas des surhommes ou des génies. On ne peut quand même pas leur demander de parler autant de langues qu’une vendeuse au magasin Ardène du Carrefour Laval ! Soyons raisonnables !

Le seul vrai moyen d’apprendre une langue, c’est par osmose, en ayant la chance de naître dans un milieu privilégié. Moi-même, j’ai appris l’anglais grâce à mon père et ma mère, les très anglophones Pierre et Jocelyne, qui utilisaient souvent des expressions comme parking, toaster et yes, sir !

Les francophones bilingues de Saguenay et de Rimouski le sont devenus grâce à leur immersion dans la vibrante communauté anglophone de leur coin — généralement une personne appelée Steven ou Jackie. Des privilégiés eux aussi.

Vous écrivez, en substance, que si on commence à exiger des juges bilingues, plusieurs candidats seront handicapés au profit de ces privilégiés.

Il est vrai qu’il serait bête qu’un parcours où tout le monde a toujours eu des chances égales, tout le temps (les aptitudes en droit constitutionnel, c’est bien connu, sont réparties également dans la population), se termine abruptement parce qu’un «fendant» a eu la chance d’être doué pour les langues.

Oups ! Est-ce que j’ai écrit «les» langues ? Je voulais dire «la» langue : le français. Parce que le juge qui ne comprend rien quand on lui parle en anglais, il n’existe pas encore.

Le jour où il sera nommé, je m’empresserai d’aller lire votre chronique donnant un appui inconditionnel à Didier Tremblay, premier juge unilingue francophone à la plus haute cour du pays.

 «I declère the accusé coupabeul. Toaster !»

D’ici là, si vous tenez toujours à discuter de privilèges et de Cour suprême, avez-vous remarqué que tous les juges qui y siègent ont la peau blanche ? Je dis ça comme ça.

Au plaisir,
To the pleasure,

Mathieu Charlebois

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«À l’âge où l’on rêve d’une piste de course miniature pour sa fête, Justin, lui, recevait de ses parents le cadeau du bilinguisme. À sa place, j’aurais boudé pendant au moins un mois.»
Moi j’aurais retenu ma respiration jusqu’à ce que j’obtienne ce que je veux. Nah! Ou j’aurais appelé la DPJ.

C’est drôle (triste en fait), mais cette histoire et celle de Lu Chan Khuong me font dire qu’il y a quelque chose de pourri au royaume des juges. (là je suis sérieux, même quand je parle de royaume…).

Ce n’est pas tant la difficulté du français en jeu, mais la difficulté des petits amis du Parti à récompenser ceux qui n’ont pas de difficultés avec. Les rares petits amis qui n’ont pas de difficulté ont d’énormes difficultés ailleurs tel l’éthique, la GRC et la magouille. Cela devrait remettre en perspective là où sont les véritables difficultés. Il ne reste que quelques mois avec ce gouvernement, espérons que les petits amis du prochain gouvernement auront moins de difficulté avec la justice et l’éthique.

Mais vous dérailler… gouvernement n’est pas synonyme d’étique. Reprenez lentement le mot gouverne … ment et parle … ment, vous comprendrez mieux ce dont je parle.

M. Charlebois, j’ai toujours plaisir à vous lire. Comme vous avez raison! Bien sûr, ça n’y changera rien, mais au moins, ça défoule. Continuez, je vous en prie à exprimer ce que certains n’osent dire et à vous moquer de tous ces bien pensants qui ne veulent pas comprendre! Merci

Pourquoi Barbara a-t-elle choisi l’exemple de Justin Trudeau? Pourquoi pas celui de Steven Harper, qui se débrouille assez bien en français malgré son héritage unilingue…

Ça lui a quand même pris plus de 10 ans comme chef de parti, son français était très très cassé en 2004…

Parce que faire l’apologie de Stephen Harper n’est pas « in » au Québec.

Pour être « in », il faut plutôt « basher » Harpeur et les Conservateurs.

Il est faux de prétendre que le bilinguisme est une affaire de familles mieux nanties. Je suis né à Ottawa et presque la totalité des personnes que je connais sont bilingue qu’ils soient de parents de langue française ou anglaise. Mon fils demeure à Vancouver depuis 17 ans et connaît bon nombre de personnes qui sont bilingues et ne proviennent pas du Québec.

Le Manitoba comporte 21% de personnes bilingues dont 16% de naissance.

Si certains canadiens sont trop paresseux pour apprendre une deuxième langue alors que les immigrants parviennent à en parler trois au minimum, il y a un problème, n’est ce pas ? …et ce problème est celui de la paresse intellectuelle ou souvent du racisme qui a été créé au Québec et s’est répandu partout au Canada en terme de rétribution.

Au surplus il existe des d’excellent interprètes au Canada. Pour ce qui est de la jurisprudence, plusieurs provinces la produise dans les deux langues, surtout lorsqu’il s’agit de décisions émanant des Cours d’Appel des provinces.

Alors où est il le problème ?

P.S. Le fief de l’anti-francophonie (sic) qu’est l’Alberta est semblable à celui du Québec anti-bilinguisme (sic).

@ M. Wenworth:Je ne comprends pas que vous croyiez le Québec «anti-bilinguiste». C’est au Québec qu’on est le plus bilingue!!!

Ce sont les francophones peu importe où ils résident qui sont les plus bilingues. Et souvent parce qu’il est impossible ou peu intéressant de ne comprendre ou ne parler que le français pour le travail ou les voyages.

Ceci n’est pas un argument en support à l’opinion que le Québec est anti-bilingue, au contraire.

Tout à fait d’accord avec toi Genevie. Ce monsieur Wenworth n’a rien compris. C’est encore la faut des maudits Québécois.

« Si certains canadiens sont trop paresseux pour apprendre une deuxième langue alors que les immigrants parviennent à en parler trois au minimum, il y a un problème, n’est ce pas ? …et ce problème est celui de la paresse intellectuelle ou souvent du racisme qui a été créé au Québec et s’est répandu partout au Canada en terme de rétribution. »

Ah, évidemment, tout ce qui est jugé négativement au Canada provient du Québec…toujours de la faute du Québec…

Les temps y sont résolu pour faire un peu de ménage de dépoussiérages dans les vieux meubles….. éveil du gros bon sens en 2015 et cela par une élection logique pour un changement. Le gouvernement actuel l’a dis »le changement » alors les électeurs à nous tous d’y voir. A se reparle aux élections. Tout en pensant à renouveler les meubles(juges) et aussi ceux qui sont tellement fatigué que même les yeux ne peuvent plus se tenir ouvert, pourtant le Français est une langue qui éveil si on sais la comprendre ou si on veux bien la comprendre.

Le ROC (Rest Of Canada) a toujours pensé que la loi sur le bilinguisme du Canada votée par Trudeau-père était uniquement pour nous du Québec (frogs comme on nous appelle dans le reste du Canada). A ce moment-là, le gouvernement fédéral aurait dû forcer toutes les provinces par une loi à mettre en place un système éducatif pour qu’à la fin du secondaire tous les Canadiens parlent les deux langues comme le font d’autres pays tels la Suisse.

Je suis entière D’accord avec vous. C est très frustant de voyager dans son pays et de pas se faire comprendre. Même en essayant de parler en anglais

Petit rappel: dans la nouvelle carte électorale, carte très injuste pour le Québec, l’Ontario va avoir 121 sièges et le Québec français 60.
Le French Power c’est terminé
Le dernier gouvernement conservateur était majoritaire sans le Québec
Le French Power c’est terminé

Il reste encore le dernier argument fédéraliste : les Québécois ont besoin du Canada pour être gouvernés comme il faut. Belle attitude de loser!

Bravo, bien dit, very very vrai. Je parle quatre langues mais c’est tout naturel car je suis né à Tadoussac.

J’espère que vous lui avez transmis personnellement votre lettre car je doute qu’elle lise L’actualité…

Bravo! T’as raison. Si on a le désir de monter dans la hiérarchie judiciaire, on devrait avoir à l’esprit le fait français et s’y plonger. Une chose est sûre, c’est que nous, les francos, nous avons le désir de parler à la planète, donc le primaire s’y est mis. Je dois avouer que lorsque j’enseignais aux adultes immigrants et aux migrants (des anglos), ceux qui progressaient n’étaient pas anglophones. J’ai découvert avec le temps, que l’apprentissage de leur anglais à l’école ne leur permettaient pas d’apprendre le français. L’anglais est si facile, lorsque je parle anglais, j’ai l’impression que je n’ai pas tout dit. Probablement pour ça que la planète s’y est mise : rapide, bref et imagé. Le français est une langue difficile sur tous les plans et la phonétique est ardue pour eux. Faut pas attendre qu’ils s’y mettent d’eux-mêmes et, avec l’âge, c’est la paresse qui s’installe.

Dans mes classes, les anglos étaient les éternels perdants. Leur relation amoureuse prenait du plomb dans l’aile… la prof n’était pas bonne.

Merci de me faire sourire. J’adore.

Sylvie

La paresse est unilingue. Monsieur Wentworth le Québec n’est pas antibilinguisme, c’est cette province qui traite le mieux les anglophones mais le Québec est fier de sa langue française, elle veut la protéger, la faire respecter et la faire partager à tous les occupants et les nouveaux arrivants. C’est cette nuance qui est difficile à comprendre.

«….plusieurs candidats seront handicapés au détriment de ces privilégiés.» Oups! Je pense que vous avez ici écrit le contraire de ce que vous vouliez dire. Des plans pour que la destinataire de votre missive, en supposant qu’elle ait demandé qu’on la lui traduise, vienne vous en faire le reproche.

Voyez la définition: « au détriment de» locution prépositionnelle, Aux dépens de, au préjudice de. Traduction anglaise : to the detriment of
« Peut-on assurer le bonheur de tous au détriment de chacun ? » André Gide.

N’aurait-il pas été préférable d’écrire «au profit de ces privilégiés» .

Cela dit, je partage l’avis que vous exprimez dans votre diatribe humoristique mais avec un petit bémol. Ayant déjà œuvré dans le milieu fédéral de l’enseignement des langues secondes aux fonctionnaires, j’ai constaté de visu que la maîtrise fine d’une langue seconde devient de plus en plus difficile plus on avance en âge. Les juristes aspirant à l’échelon le plus élevé de la magistrature auraient donc intérêt à se mettre à l’ouvrage au plus jeune âge possible. Un avocat, aussi éminent soit-il, s’il n’a pas eu l’occasion d’apprendre le Français jeune et surtout de le pratiquer pour cause, par exemple, de travail dans un milieu exclusivement anglophone, pourrait, en effet, éprouver de sérieuses difficultés d’apprentissage plus il avancerait en âge.

Cependant, et contrairement à l’opinion de Madame Kay, je ne crois pas que cela doive être un empêchement à l’établissement du critère «bilinguisme» comme préalable à une nomination à la C.S. Et quand je dis bilinguisme, je ne parle pas d’un bilinguisme élémentaire voire rudimentaire mais bien de la capacité de tout comprendre et de parler sans l’aide d’interprètes ou de traducteurs. Pour l’écriture d’un jugement, je laisserais cependant au juge concerné le soin de choisir la langue dans laquelle il se sent le plus à l’aise quitte à laisser les traducteurs voir à la version dans l’autre langue officielle.

RÉPONSE DE L’ACTUALITÉ :
Vous avez parfaitement raison! Nous avons corrigé l’erreur. Merci de nous l’avoir soulignée.
Bonne journée,
Pierre Duchesneau
Journaliste Web

Né à Val-d’Or, j’ai appris l’anglais à l’université d’Ottawa et j’ai fait carrière dans la fonction publique fédérale. Je me suis efforcé d’apprendre l’anglais pour réussir dans une capitale bilingue, mais plus bilingue en anglais qu’en français, ha ! ha ! Croyez-moi, les anglophones peuvent faire carrière en anglais et ne parler que très peu de français. Les efforts que les minoritaires que nous sommes déploient dans ce pays sont extraordinaires. Je n’ai pas beaucoup de sympathie pour les anglophones qui ont peur de ne pas accéder à des emplois intéressants parce qu’ils ne parlent pas le français. Qu’ils fassent comme nous et qu’ils travaillent fort pour y parvenir. L’osmose mon oeil !

Pour avoir travaillé et côtoyé bon nombre d’employés du fédéral, je comprends parfaitement. Le bilinguisme des anglais est un running gag. Genre tu es capable de dire bonjour et on te donne ta prime au bilinguisme… Évidement c’est du sarcasme mais relativement proche de la réalité. Bref, plus une caricature que du sarcasme.

Bah, tu sais, au Canada, il y a 2 langues officielles: l’anglais et l’english. Ce sont là les seules langues valorisées et respectées.

Ils nous prennent pour des c… Ils pensent qu’il leur suffit de dire 1 phrase en français dans un discours de 30 minutes pour qu’on les remerci d’avoir fait « autant d’effort »

Fière de votre commentaire (de plus étant également originaire de Val d’Or ….. ) S’il est un patelin où le bilinguisme à été acquis …surtout par les français…. c’est en notre Abitibi et nous n’en sommes que plus favorisés et ce à bien des niveaux …. Plusieurs, aujourd’hui, de ceux qui préconisaient le « speak white » avec rigueur, déjà, réalisent peut-être ou sûrement même que finalement nous en sommes sortis très avantages, gagnants et surtout f I e r s ! Mais au-delà de tout jamais nous ne permettrons que notre français soit malmené ou quoi que ce soit, encore moins être servis qu’en anglais, où que ce soit surtout pas dans nos palais de justice par avocats et/ ou juges ….. aucun titre n’a préséance sur ce droit d’être respectés inconditionnellement.
Suzanne Duchesneau

ARCHI FAUX!!!

Au Québec, très…très peu d’anglos ne sont pas bilingues alors que plus de 70% des francos ne parlent pas un traître mot d’Anglais.

ARCHI FAUX!!!

(Est-ce que ça donne plus de crédibilité écrire des expressions familières en majuscule? J’ai pas pris de chance…)

Selon le recensement de 2011, c’est 38,26% des habitants du Québec qui ont uniquement le Français comme langue maternelle qui disent pouvoir tenir une conversation dans les deux langues officielles.

Vous croyez vraiment que les 61,74% des francophones restants ne parlent pas un traitre mot d’anglais? Vous vivez vraiment dans un autre monde… Mais si c’était juste ça le problème, soit, vous avez le droit. Par contre j’ai un problème quand vous venez répandre votre propagande…

Source : Statistiques Canada, Langue maternelle détaillée (232)

ARCHI FAUX!!! Part 2

Selon le rencensement de 2011, c’est 31,28% des citoyens du Québec ayant l’anglais comme langue maternelle qui disent ne pas pouvoir tenir une conversation en français.

C’est ça votre définition de « très peu d’anglos ne sont pas billingues » ?

En 201…

Vous n’êtes pas sorti souvent de votre cage car si vous aviez un tant soit peu émergé du trou de sable dans lequel votre tête est enfouie depuis trop longtemps, vous seriez en mesure de constater à quel point nos frères anglophones ont évolué et sont bilingues en…2015.

Je suis allé jusque dans l’Ouest Canadien et j’y ai entendu un excellent Français et les gens respectaient notre langue et notre culture.

Mais bien sûr, toute cette vérité va à l’encontre du fonds de commerce séparatiste et il faut absolument cacher ces choses impudiques…

« Je suis allé jusque dans l’Ouest Canadien et j’y ai entendu un excellent Français et les gens respectaient notre langue et notre culture. »

À quel moment est-ce que la conversation est passée des anglophones du Québec aux anglophones de l’Ouest du pays?

À quel moment est-ce que la conversation est passée du nombre d’anglos et de francos bilingues au Québec à l’opinion du reste du Canada à l’égard du reste du Québec?

Est-ce que vous changez de sujet parce que vous n’avez rien à dire ou bien parce que vous tentez de me faire passer pour un souverainiste qui n’aime pas les anglophones du Canada?

Je ne sais pas où vous êtres allé car moi j arrive de l ouest et et personne ne parlait français surtout Vancouver et ses environs!!!

Bof… Il y a juste 1/4 de million de Britanno-Colombiens qui peuvent parler français… Vous n’avez pas du en rencontrer un seul, à moins que vous ne vous adressiez à tout le monde en anglais sans vous soucier qu’ils parlent français. J’y vis depuis plusieurs années et je sais de quoi je parle, je ne suis pas juste un touriste de passage… En passant il y a plusieurs juges et avocats qui sont parfaitement bilingues ici.

C’est totalement faux. Pour les anglophones qui ont appris plusieurs langues, le français est considéré de niveau de difficulté 1, donc assez facile, contrairement à des langues comme le coréen ou l’arabe. S’ils sont supposément incapables d’apprendre le français, c’est qu’ils ne VEUILLENT PAS faire d’effort pour l’apprendre. C’est aussi simple que ça. Comme d’habitude, ils voudraient que ce soit toujours uniquement nous qui fassions tous les efforts car eux autres, ils refusent d’apprendre d’autres langues.

Alors, pour ceux qui ne veuillent pas apprendre le français, ils n’ont pas les qualifications requises pour être juge et ils devront se trouver un autre métier qui correspond davantage à leur très petite capacité cérébrale

Quand on a voyagé et vécu ailleurs dans le monde, on se rend compte jusqu’à quel point les Canadiens en général vivent à l’écart des réalités des 7 milliards qui l’habitent. Un exemple :

« Au Maroc, à la fin du cursus scolaire, les élèves marocains devront maîtriser parfaitement trois langues: l’arabe comme langue d’apprentissage, l’amazigh (le berbère) comme outil de communication et le français comme langue d’ouverture. (À noter ces trois langues exigent trois différents alphabètes.) L’anglais sera obligatoire dès la première année du collège. Au début du lycée, l’élève devra choisir une cinquième langue. »

Déclaration d’Azziman, président du Conseil supérieur de l’éducation, de la formation et de la recherche scientifique face à la mondialisation de l’humanité. Et nous ici au Canada, on a une province qui a une seule langue officielle, une qui est officiellement bilingue, le ROC qui s’accommoderait volontiers de l’unique langue anglaise et un gouvernement fédéral avec deux langues officielles déclarées.

Grâce à l’immigration, un jour, le Canada suivra dans les traces du Maroc, un pays que nous les Occidentaux on dit « sous-développé ». On ne sait pas si on devrait en rire ou aller se cacher.

Le développement économique (c’est ce à quoi vous faites référence en parlant du sous-développement dont on dit) n’est pas mesuré avec le nombre de langues parlées par la population.

«Les francophones bilingues de Saguenay et de Rimouski le sont devenus grâce à leur immersion dans la vibrante communauté anglophone de leur coin — généralement une personne appelée Steven ou Jackie.»

Je suis scandalisé, outré, je trouve ça « offensive » et « inappropriate » au boutte ! Car additionnons deux et deux : comment ça s’appelle, s’immerger dans une seule personne qui en outre est vibrante ? Hein ? Mmh ? Et voilà, vous y êtes.

Ce qui me rappelle une blague dans ‘UN JOUET DANGEREUX’, une comédie à l’italienne avec Nino Manfredi et Marlène Jobert que j’ai vue à quelques reprises, dans le temps, sur les ondes de TVA. Manfredi regarde la TV. Le spectateur ne voit pas l’image du petit écran, mais entend maints soupirs et autres râles langoureux ou salaces tandis qu’un éclairage rougeoyant se reflète sur la face scandalisée de Nino. « Mais c’est une honte ! C’est un scandale ! Regarde-moi ça ! » Sa femme (Jobert) : «Eh bien, change de chaîne.» Nino : «Ah non, ah non : je veux voir jusqu’où ils vont aller !»

De même, désormais je ne vais plus manquer une seule chronique de Mathieu Charlebois, car je veux voir « jusqu’où » le malheureux va pousser le stupre et la dépravation !

« …leur immersion dans la vibrante communauté anglophone de leur coin — généralement une personne », non mais. Scandale !

Rassurez-moi, vous êtes un humoriste, n’est-ce pas? Ce paragraphe de Mathieu Charlebois que vous faites semblant de trouver «offensive» arrive juste après celui-ci. «Le seul vrai moyen d’apprendre une langue, c’est par osmose, en ayant la chance de naître dans un milieu privilégié. Moi-même, j’ai appris l’anglais grâce à mon père et ma mère, les très anglophones Pierre et Jocelyne, qui utilisaient souvent des expressions comme parking, toaster et yes, sir !»
Après l’avoir lu et, je l’avoue, avoir trouvé l’image très drôle, je suis tombé sur le suivant, pbjet de votre courroux. Tout de suite j’ai pensé qu’il s’inscrivait dans la même veine humoristique que le précédent. Voilà pourquoi j’ai conclu que vous aussi, vous en aviez capté ce petit côté sarcastique et que par conséquent, votre «indignation» est feinte et vise uniquement à renforcer le propos de l’auteur.
Confirmez moi que je ne fais pas erreur en vous attribuant un bon sens de l’humour..

Évidemment que c’était une blague, voyons ! Comment faites-vous pour l’interpréter autrement ? Je suis sidéré. En plus du ton outrancier (scandale !) et des exclamations puritaines gardées dans l’original anglais (« offensive! » « inappropriate! »), dans mon message, en plus, je raconte un « one-liner » de comédie à l’italienne, j’emploie des interjections comme « mmh » ou « hein », je plogue un terme vieilli comme « stupre ». (Ça vient de ‘La dame aux camélias, d’Alexandre Dumas Jr : « …car elle vivait dans le stupre et le lucre.»)

SI l’ironie et la satire ne s’enseignent plus à l’école, va falloir s’y mettre.

Décidément, nous vivons une époque dangereusement « pied-de-la-lettre ». (Heille, en plus, ça rime !).

Décidément vous ne semblez pas avoir compris le propos… Règle générale, les hyperboles et le sarcasme ne sont pas à prendre au pied de la lettre.

«Règle générale, les hyperboles et le sarcasme ne sont pas à prendre au pied de la lettre.»

Que dire ? Retour à l’envoyeur !

Bonjour
Je suis tellement d’accord avec vous quand vous dites « les privilégiés « . Je suis allé visiter notre pays (Alberta et colombie -britannique ) le mois dernier et j’ai réalisé que pour eux ce n’est pas nécessaire d’apprendre le français puiqu’ols sont anglophones et que l » anglais passe partout. Alors que nous les francophones, qui veut voyager ou avoir une meilleure job, devons apprendre l’anglais. Mais on ne nous a permis d’aller dans une école anglophone de peur de perdre notre langue. Au contraire aujourd’hui je dirais merci de M avoir permis d’apprendre l’anglais et je serais aussi fière de conserver mon français.

Céline Dion a bien appris la langue anglaise pour conquérir les américains. Ce n’est pas un avocat, un juge ou autre sommité et pourtant, quand on veut on peut.

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