Le lent naufrage du bilinguisme canadien

En 2008, une petite entreprise ontarienne appelée Audmax, agissant avec une subvention fédérale pour l’intégration des femmes immigrantes, a établi une nouvelle politique interne : interdiction de parler français entre salariés.

Mon choix comme GG: Leonard Cohen !
Mon choix comme GG: Leonard Cohen !

Comprenez les patrons. Trois musulmanes d’origine maghrébine conversaient ensemble dans la langue de Molière ce qui, selon la direction, était un frein à la « collégialité » entre membres du personnel. Le Toronto Star, qui rapportait récemment l’affaire, nous informe que la compagnie fut sanctionnée par le Tribunal ontarien pour les droits de l’homme. Mais pas pour avoir enfreint la loi sur les langues officielles. Pour discrimination contre une des musulmanes.

Ce cas, relevé par Robin Philpot sur Vigile, est-il emblématique de l’avenir du français au Canada ? Je vous laisse juge. Mais en seulement quelques semaines :

Un GG unilingue ?

* Des voix s’élèvent au Canada pour que le successeur de Michaëlle Jean au poste de Gouverneur général puisse être un unilingue anglais ;

Hélène Buzetti, du Devoir, rapportait samedi :

un sondage non officiel de TheMarkNews.com a placé le comédien William Shatner (alias capitaine Kirk) en tête de course avec 43 % d’appuis. Suivent ensuite le militant pour les personnes handicapées Rick Hansen (11 %), le chanteur Leonard Cohen (10 %) et l’ancien chef du Reform Party Preston Manning (6 %). Outre M. Cohen, aucun ne parle français. Une page Facebook appuyant M. Shatner a recueilli jusqu’à présent 12 000 signatures. [42 000 ce mercredi soir]

(Faites comme moi, allez voter pour Leonard Cohen ! Pas pour son français, mais parce qu’on aurait le chef d’État le plus cool de l’univers !)

Des juges unilingues à la haute cour ?

* Le Parti conservateur, au pouvoir, tente de bloquer un projet de loi qui l’obligerait à ne choisir, pour ses nominations à la Cour suprême, que des juges bilingues. Rien n’oblige en ce moment le premier ministre à ne désigner que des juristes bilingues, et il y eut de nombreux unilingues anglophones sur le banc. Mais le débat revêt aujourd’hui une acuité particulière et il est notable de voir le parti au pouvoir défendre le principe de l’unilinguisme.

Dimanche, une chroniqueuse du National Post, Tasha Kheiriddin, accusait Michael Ignatieff de vouloir déclencher une « guerre culturelle » en insistant sur la présence de juges bilingues à la Cour suprême.

Ma collègue blogueuse Chantal Hébert mesure l’importance de cette dérive :

Le fait est, néanmoins, qu’en refusant de faire de la capacité de fonctionner dans les deux langues officielles un critère de sélection des juges à la Cour suprême, on instaure, de facto, l’anglais comme langue principale d’une institution nettement plus centrale à la vie publique canadienne que le poste de gouverneur-général.

Habituez-vous !

Il n’est pas dit que les partisans de l’unilinguisme anglais auront gain de cause, cette fois-ci, pour les postes de GG ou de juges. Mais si les partisans du bilinguisme canadien gagnent cette bataille, ce ne sera, pour eux, que partie remise.

La réalité démographique du Canada est celle d’un pays où le français est en perte de vitesse démographique. Depuis le dernier recensement, de 2006, la première langue minoritaire au Canada-anglais n’est plus le français, mais le chinois. Y compris dans le cœur du pays : l’Ontario (16 % chinois, 13 % français parmi les non-anglophones).

Les élites politiques canadiennes actuelles, issues de l’ère Trudeau, présentent encore un remarquable niveau de bilinguisme. Mais hors Québec, seulement 7,4 % des anglophones affirment avoir une connaissance du français. Et on sait que cette donnée est gonflée car quand Statcan avait eu la mauvaise idée, en 1988, d’insister pour savoir si cela voulait dire que ces anglos pouvaient « soutenir une conversation assez longue sur divers sujets », le tiers avaient déclaré forfait. Cette question « dure » ne fut jamais réutilisée.

Le dernier recensement est particulièrement pessimiste en ce qui concerne la génération montante. Même ceux qui apprennent le français n’arrivent pas à le maintenir longtemps, comme l’illustre ce tableau :

On le voit, cela augure mal pour le bassin d’anglo-bilingues disponibles pour combler, dans quelques lustres, des postes de juges, de GG, de haut-fonctionnaires, de député, de ministre, de premier ministre.

Les partisans du bilinguisme institutionnel canadien peuvent donc gagner cette manche. C’est possible. La prochaine sera plus difficile. La suivante, encore plus. Et la suivante, et la suivante…

Les commentaires sont fermés.

Vous êtes certain que Shatner ne connait pas le français? Il a pourtant habité les rues de la ville de Montréal, ce qui ne veut rien dire me direz-vous avec raison…

Et pourtant, Shatner serait le candidat idéal. Non seulement son rôle de Cmnt Kirk l’a-t-il formé à être un ambassadeur naturel, mais en plus la téléportation ne génère aucun GES!

Il est intéressant de voir que quand ce sont les anglos qui rejettent le bilinguisme institutionnel, il n’y a pas grand monde pour s’émouvoir.

Mais quand ce sont les franco qui s’inquiètent de l’érosion du français, ils passent pour des arriérés, et dans certains cas de racistes de xénophobes et autres noms d’oiseaux.

La commedia è finita comme disait mon père… L’heure de vérité est passée depuis belle lurette.

J’espère que les nationalistes « mous » parmi nous sauront tirer les conclusions évidentes qu’imposent des informations comme celles-ci et quelques autres exemples récents comme la cérémonie d’ouverture des Olympiques ou la nouvelle carte électorale fédérale.

Préparons nos boîtes parce que si l’on ne quitte pas le navire, on va se faire jeter par-dessus bord! Comment André Pratte va-t-il expliquer ce dilemme aux lecteurs des gazettes de Gesca?

La mort lente, c’est la mort quand même. Une langue, une nation, vive le Québec , vivement la république francophone d’Amérique.

C’est le moment de nommer une personne issue d’une nation amérindienne, qui ferait le tour de toutes les nations dispersées, pour que le monde sache quelle est leur réalité aujourd’hui. Une personne autochtone qui sera la fierté de toutes les premières nations d’Amérique.

Ce serait leur faire justice après nos excuses et regrets.

Tout ce que j’ai à dire, c’est triste que le français recule. Ce qui est plus triste c’est le rouleau compresseur anglais. Moi ça me dérange pas qu’il ait plus de chinois que de français, la seule chose que je leur demande c’est qu’eux aussi ils mettent à genoux les anglais et commencent à revendiquer.

Daccord avec vous, cependant c’est devenue irrévercible et plus rapide que vous imaginez.

Je seconde Leonard Cohen. L’auteur de Beautiful Losers a une bonne compréhension de la situation du Québec dans le Canada.

En bonus, il est probablement légèrement à droite et, en tant que Commandeur en Chef de l’armée canadienne, il jubilerait. Car avant d’être poète, son rêve était d’être soldat.

Ce serait un choix bien plus intelligent que Shatner qui est clairement de gauche.

Une chanson qui justifie encore plus sa sélection, c’est un patriote ludice: http://www.youtube.com/watch?v=6V-Rth-NKk4

L’exemple d’un GG bilingue est le chanteur country, IRVING BLAIS.
Ses CD se vendent chez Archambault à un prix 25% supérieur du prix d’un CD de Céline Dion.

Mais on se pose la question: est-il francophone ou anglophone ?

La Loi sur le langues officielles est un franc succès. Cette loi n’a jamais eu comme objectif de mousser le bilinguisme des individus. Au contraire. Cette loi oblige le gouvernement canadien à fournir des services dans les deux langues officielles, au choix du citoyen afin que ceux-ci ne soient pas obligés de parler l’autre langue. Jusqu’à maintenant, les Québécois ne sont pas obligés apprendre l’anglais pour remplir leur formulaire d’impôt ou pour l’obtention du passeport, etc., et les anglophones ne se sont pas fait enfoncer le français dans la gorge, comme le prouvent les statistiques.

Mais certains voudraient obliger par une loi des Québécois à parler l’anglais. Il faudrait dorénavant que tous les juristes parlent aussi bien l’anglais que le français à un niveau de perfection leur permettant d’entendre des arguments légaux complexes dans la langue de Shakespeare. Comment un brillant avocat diplômé de Laval qui pratique le droit à Rimouski et est nommé juge à Rivière du Loup pourra-t-il devenir devenir parfaitement bilingue au point de pouvoir entendre des plaidoyers dans les deux langues, et susceptible d’être nommé un jour juge à la Cour suprême? Ce pure-laine ne pourra sans doute plus accéder à la Cour suprême car on priviligiera les bilingues des grandes villes.

Être un juge qualifié qui parle français devraient suffire pour devenir juge à la Cour suprême du Canada, comme ce fut le cas pour Madame L’Heureux-Dubé, que l’on voit avec des écouteurs aux oreilles sur la photo dans l’Actualité, pour entendre l’interprète. Avec tout le respect que j’ai pour elle, Madame L’Heureux-Dubé parlait l’anglais comme une vache l’espagnol.

La Cour suprême se doit d’être bilingue – et elle l’est. Elle rend tous ses jugements dans les deux langues officielles et les textes de loi au Canada sont dans les deux langues officielles. On peut y plaider en français ou en anglais.

C’est bien le désir des nationalistes québécois : ils veulent en finir avec l’ethnie canadienne-française. J’ai toujours été, et je serai toujours contre toute loi qui force les Canadiens-français à parler anglais.

En passant, William Shatner est Montréalais et dit parler français (mais il ne parle pas le Klingon!).

Et qu’on me corrige si j’ai tort, mais les ministres ont droit aux service d’un interprète lors des rencontres du cabinet. Je ne vois pas pourquoi les juges de la Cour suprême ne recevraient pas le même service lors de leurs délibérations.

On peut maintenant ne parler que le français à la Cour suprême. Je ne vois pas pourquoi on voudrait forcer le bilinguisme des individus.

Pourquoi pas un unilingue francophone?Que ce soit comme juge ou comme gouverneur général?je serais curieux de voir la réaction du ROC devant une telle proposition.

Sur le blogue de Jean-François Lisée relativement aux musulmanes qui parlaient français entre elles à leur travail chez Audmax(subventionnée par le gouvernement) étant d’origine du Maghreb, je suis scandalisée de savoir qu’entre salariés en Ontario on ne puisse pas parler en français puisque c’est l’une des 2 langues officielles du Canada. L’Ontario fait-il partie du Canada? IL FAUT que la compagnie applique la loi et laisse ces femmes parler en français étant donné leur choix, ce qui est tout à fait à leur honneur, et à l’honneur de tous ceux parlant cette langue.

Tous savent que le bilinguisme institutionnel est une illusion d’optique et bien naifs ceux qui croient que la situation va s’améliorer a moyen-long terme . Ils nous faudra être réalistes et réaliser deux pays dont le Canada unilingue anglais et le Québec unilingue francais mais dont le bilinguisme sera le plus pratiquée …..

Dans l’un de ses romans, Cohen traite les Québécois de « peasoup ».
Pas à dire, ça ferait un bon GG.

La moitié des ministres fédéraux que nous les Québecoois payons à Ottawa pour nous représenter sont unilingues anglais.
Le bilinguisme c’est pour les colonisés Québecois les lâches anglicisés et angliciseurs qui n’ont pas comme les Canadians la fierté d’imposer leur langue nationale le français sur leur territoire

Tant que le Québec fera parti de cette confédération, le bilinguisme dans les plus hautes instances du pays est essentiel et devrait être obligatoire.

S’opposer à cette obligation ne peut pas être vue autrement que comme une façon de nous montrer la porte ou comme la volonté de voir disparaître le français au Canada et les citoyens qui vivent en français, particulièrement au Québec.

On le voit bien, la seule façon de ne pas disparaître en tant que Nation est de complètement prendre en main notre propre destin. Nous ne pouvons remettre cette responsabilité à ceux et celles qui souhaitent notre disparition.

Mais qu’en disent les francophones hors Québec ? Peuvent-ils être des alliés ou deviendront-ils de facto des adversaires ? C’est à eux de répondre.

J’ai eu l’honneur et la joie de travailler sur l’album « I’m your man » avec Leonard Cohen. Non seulement est-il bilingue mais il parle d’autres langues aussi. C’est un homme universel d’une culture et d’une conscience assez remarquables. Je suis sûr qu’il aurait été plus dur envers Harper et ses prorogations. Pas évident que Stephen veuille d’un homme qui le renverrait faire ces devoirs… Je nous souhaite quand même un être humain comme Leonard. Pas de comédien je vous en prie.

Allons-y d’un accommodement raisonnable.
Une cour supême pour la nation canadienne dans le ROC.
Puis une cour suprême pour la nation québécoise pour le Québec.
Voilà c’est réglé.

Pour que le français ait un avenir au Canada, encore faudrait-il qu’il ait un présent.

Le fraçais subsiste au Québec, c’est tout. Et tant que les nouveaux arrivants, les allophones et anglophones du Québec auront l’impression qu’il ne sont pas au Québec mais au Canada, la situation ne peut qu’enmpirer.

Alors soit le Québec se sépare, soit le Québec réforme le Canada (après tout, nous étions les premiers « Canadiens » à s’appeler « Canadiens) ou alors on s’en fout.

Je suggère la nomination d’un juge unilingue anglophone et d’un juge unilingue francophone. La cour suprème serait représentative d’une nation qui n’a jamais existée… la nation candienne bien entendue.

Le Canada n’est pas UN vrai pays, il y a en réalité DEUX pays au nord du 45e parallèle.

Deux langues, deux mentalités, deux pays.

Vive le Québec souverain!

Deux réactions: d’abord, la plus évidente, quittons au plus vite le canada, cette prison qui nous tue à feu de plus en plus vif.

Deuxième réaction (en attendant): exigeons que le Québec (et les autres provinces si cela leur chante) choisisse lui-même les juges de la Cour suprême qui seront appelés à trancher les questions le concernant. Outre que cela garantirait que ces juges connaîtraient le français, cela empêcherait peut-être ce tribunal colonial de toujours pencher du côté d’Ottawa.

En vérité, je préfère la première solution…

Moi ce qui me dérange et m’énerve est d’entendre l’hymne national dans les deux langues au centre Bell.Même constat pour celui qui a marqué,a été puni et toute présentation officielle bilingue chez le CH .Lorsque on a retiré le numéro de Émile Bouchard ,l’ex glorieux Guy Lafleur a parlé plus longtemps en Anglais que dans sa langue maternelle ! Il est là le danger du bilinguisme ,c’est celui de glisser vers ce que des gens veulent nous emmener soit celui de notre Anglicisation.
Toute présentation à un évenement au centre Bell et ailleurs au Québec devrait se dérouler dans la langue de la majorité soit celle de 7,000,000 de Québécois parlant le francais.

Tant qu’au GG ça ressemble beaucoup au Canada tel qu’on le connaît soit uu peu ridicule et se cherchant des symboles pour se différencer des Américains et dans un même temps enviant ce grand peuple au sud de leur frontière.

Il y a de cela quelques années(…),comme quelques autres étudiants québécois, j’occupais un poste en tourisme en ontario. Il y avait là un mouvement nommé *APEC qui protestait contre ces emplois « donnés » à des québecois(qui étaient pourtant un ÉCHANGE!!)…

Le mouvement était tellement fort, qu’un jour, ayant fait du stop avec un ami, entendant notre accent francophone, un couple nous a fait descendre de leur véhicule. On a eu beau essayer de discuter…pas moyen de se faire entendre. Leurs pensions sont coupées à cause des frais du bilinguisme.

*APEC= association pour la protection de l’Anglais au canada.

Le bilinguisme de ce pays est une illusion. Le français est et sera toujours en déclin.

Il y a toujours une langue qui assimile la deuxième dans les pays qui se disent bilingues…

On exige du québécois moyen le bilinguisme à tout prix lors d’une embauche même dans le cas de certaines « jobbines » mais on accepte de plus en plus de cas d’unilinguisme anglais (au Québec terre supposément francophone). Et un Canada bilingue, ça n’existe pas. Un Québec bilingue, si. Je veux bien croire que l’anglais soit nécessaire, voire essentiel dans certains métiers, mais le bilinguisme semble de moins en moins s’appliquer chez de nombreux anglophones et même ceux du Québec .Va-t-il falloir que je parle dans le futur la langue de quelqu’un d’autre, d’une autre culture ne vous en déplaise, chez moi? C’est complètement absurde. C’est comme être un immigrant sur ma propre terre. Or, je n’ai pas choisi d’émigrer. Nous sommes une petite enclave francophone entourée de plus de 300 000 000 d’anglophones et au sud de combien d’hispanophones, il est normal qu’on doive se protéger car la loi du nombre fera le reste. Si les gens pensent que nous sommes de petites gens bornées, libres à eux mais lorsque le français deviendra minoritaire à Montréal, vous pouvez être sûrs que le français appris par la supposée minorité anglophone s’étiolera et que l’on parlera de moins en moins français à Montréal. Le français sera en chute libre et bien tant mieux diront certains nous serons a big family, speaking english coast to coast and everything will be soooo nice without those buggers. Voir une culture mourir c’est toujours triste, voir une culture si jeune mourir par sa propre inaction c’est encore plus triste. Va falloir s’y faire, on est destiné à disparaître car on ne semble pas assez fiers de nous et la loi du nombre fera le reste. Farewell.

Il me semble que parmi les personnalités suggérées comme GG possible, il n’y a pas que monsieur Cohen qui parle français. — Par ailleurs, la qualité du français parlé chez mes concitoyens francophones allant constamment en diminuant j’ai presque hâte que cette langue disparaisse complètement, ainsi le supplice s’arrêtera.

Je ne sais pas d’où vous tirez vos chiffres sur le chinois, mais en Ontario en 2006, 482 570 personnes avaient une des langues chinoises (mandarin, cantonais, etc.) comme langue maternelle, contre 488 815 pour le français. Il ne s’agit pas de 16 et 13 pour cent, mais plutôt de 4 pour cent dans les deux cas.

D’ailleurs, il n’y a pas lieu de regrouper ces langues chinoises en une seule, puisque les gens qui les parlent ne se comprennent pas.

I think que la meilleur pour us would be de mélange pour plus understanding du canadian-nations.

I’m sure que ça all vous other be d’accord. On could écoute music Celine with one oreille en anglais and the other in french simultaneously with des écouteurs.

By becoming all schizophrènes, we would alors être dans le même pays together, without the impression to live in the same monde

Thank beaucoup

Et la parade continue!…
M. Cohen est sympathique, c’est vrai! Ce serait un choix que les « peasoup » pourraient faire!…
Un canadien- francais bilingue conviendrait aussi.
Et pourquoi pas un Amérindien (bilingue)?

Depuis 400 ans que nous battons pour conserver notre langue francaise! Mais encore pour combien de temps? Bientôt, l’anglais va être la langue parlée, mondialement? Que va-t-il advenir de notre belle langue francaise??

Savez vous ce qui nous « pend au bout du nez »?
Le « rouleau compresseur » – est en marche!…

Tous les pions sont déjà en place pour le « NOUVEL
ORDRE MONDIAL – NOM ».
D’après le président de la France, M. Sarkosy dit: « Personne, de dis bien personne, ne pourra s’y opposer »… au nouvel ordre mondial!…

Allez sur internet – dans Goole chrome.
Tapez: Agora Vox fr. – Tribune libre – The New World order »
Tapez: http://www.Agora Vox – Le monde citoyen
Tapez: Nouvel ordre mondial – Wikipédia

Et vous saurez nous dire si, après lecture, vous considérez que la langue francaise va encore faire partie du « menu » et ce, mondialement!!…

Bilingue … unilingue … qu’importe le rôle est totalement inutile lorsque l’acteur principale (GG dans ce cas-ci l’actrice)n’a pas la culotte pour jouer le rôle comme il se doit ( resister a la tentation de dire oui aux moindres demandes du Premier Ministre)…bref si ce poste doit exister…il faudrait qu’il soit significatif.

Malheureusement, rien ne bougera dans rien dans tous les sujets soumis par M. Lisée, car l’archevêché du diocèse de Molson nous demande de faire « maigre » de notre intelligence jusqu’à la fin de la croisade qui pourrait s’étendre jusqu’en juin. Et après, c’est les vacances!!! On pourrait commencer a peut-être penser de nouveau vers septembre, mais les « programmes » recommence à Tivi et l’archevêché va nous embarquer pour une nouvelle croisade.

Pour nous distraire, on parle du capitaine Kirk comme GG. C’est vrai qu’il était capable d’accomodement raisonnable, pour embrasser la belle « martienne »… « Live long and prosper » cher québecois.

Comme le disait a quelques mots près ce cher Félix Leclerc : « Le ventre plein on fait pas de révolution ».

« Je trouve qu’on fait dur!!! » commentaire de deux jeunes femmes suite à la défaite référendaire de 1980 dans le film de Denys Arcand « Le confort et l’indifférence ».

Un intervenant demande « qu’en disent les francophones hors Québec ? »

Hmm. Content que la question soit posée malgré que personne ne soit véritablement prêt à entendre la réponse, les intégristes prenant tout l’espace vital.

Après 30 ans le mois prochain dans l’Ouest canadien, je crois qu’un véritable FHQ n’est ni franco, ni anglo mais vraiment un nouveau Métis. Les anglos pensent que nous sommes des francos et les francos pensent que nous sommes des anglos. Les Métis d’autrefois ont connu les mêmes déchirements -vs- le pouvoir.

Nous sommes les deux à la fois et en voie de disparition -aka le naufrage du bilinguisme – malgré ce que nos « porte-paroles » vous en diront. Les mêmes actions produce the same results. Je persiste à croire qu’il y a des leçons importantes à apprendre des FHQs mais pour cela, il faudra des changements d’attitude immense. Apprendre de notre Histoire Métis est un premier pas mais malheureusement d’aucun intérêt pour la grande de majorité des gens. Nil novi sub sole.

@ Canardhasbeen

Me semble qu’il n’y ait pas beaucoup de sympathie chez les FHQs pour les souverainistes québécois.

Je me trompe?

Et pourquoi faudrait-il que le Canada soit bilingue après tout?

Et pourquoi le français devrait-il survivre?

Même les français méprisent cette langue qui est la leur. Sinon, pourquoi avoir traduit le film québécois « Tout est parfait » par « Everything is find ».

Quand je me promène, je vois rarement des amoureux de la langue française autour de moi.

Et si c’est de la culture québécoise dont on s’inquiète, c’est simple, séparons-nous.

Mais voilà, le fait est qu’on s’en fout. Le « nous » est un luxe que les « autres » n’ont pas besoin de nous interdire. Nous nous l’interdisons nous-mêmes.

Et peut importe qui sera le prochain GG.

Moi, ce que je voudrais savoir, c’est si les Québécois auront le culot, la perversion, le mépris de soi, la petitesse d’esprit, l’ignorance et le misérabilisme nécessaire pour réélire Jean Charest. Si oui, alors welcome Canada and we are proud to belong to this grat country. Forget about french. Forget about independance.

N’y a-t-il pas un poète qui disait « vous êtes pas tannés de mourir, bande de caves?

Pour revenir aux Français de France. Voici une phrase que j’ai entendu il y quelques années à la télévision française:

« Cela, monsieur, ce sont les facts. »

L’interlocutrice ne parlais pas des universités mais des « faits » rapportés sur l’affaire Bertrand Cantat.

Il n’y a plus que les Malgaches pour s’émouvoir de la nobblesse de cette langue.

Pourquoi pas une réunification des francophones du Canada dans leur berceau historique, au Québec ? En effet, et le Québec indépendant et souverain pourrait accueillir en son sein tous les francophones du Canada qui désirent conserver leur langue et leur culture: Acadiens, Franco-Ontariens, Franco-Albertains, etc. Cette diaspora serait des plus bienvenue chez-nous.

Québec, selon vous, serait le berceau historique des Acadiens? Vraiment, on en apprend à tous les jours!

C’est pratiquement ce que vous avez dit.

@ C. Perron Re : la sympathie chez les FHQs pour les souverainistes québécois.

Il ne faudrait pas confondre ce que les « porte-paroles » (&médias) disent et ce que les franco*s croient dans leur fort intérieur. Les non-dits sont immenses en milieu minoritaire. Checkez notre théâtre si vous réussissez à sortir de votre coquille q.

Faut aussi comprendre qu’un groupe en voie de disparition n’est pas vraiment capable de se préoccuper de la survie d’un autre, sous la pratique du « diviser pour reigner », aka $. Works both ways BTW. We happen to be further along that path and understand far more than you will ever do the assimilation&acculturation process.

Ayant vécu des deux côtés du huard, nous sommes déchirés par l’état regrettable des choses, cela, peu importe, ce que les porte-paroles&intégristes ringards (aka groupes d’intérêt mis en tutelle) vous diront et ce que vos journalistes répéteront sans une véritable analyse des lieux.

Bonjour,
Et pourquoi revendiquer le bilinguisme officiel pour le reste du Canada quand le Québec suite aux suppliques des nationalistes québécois vit dans un unilinguisme officiel, soit la langue française. Deux poids, deux mesures encore une autre fois. John Bull.

le Québec vit dans un unilinguisme officiel, soit la langue française.

Ça fait longtemps que tu n’es pas venu au Québec Bull.

Je n’ai pas trop compris votre réponse Canardhasbeen. Avez-vous oui ou non de la sympathie pour les souverainiste québécois.

Vous dites « qu’un groupe en voie de disparition n’est pas vraiment capable de se préoccuper de la survie d’un autre » ????

@ John Bull #44

« Et pourquoi revendiquer le bilinguisme officiel pour le reste du Canada quand le Québec suite aux suppliques des nationalistes québécois vit dans un unilinguisme officiel, soit la langue française. Deux poids, deux mesures… »

= = =

Ces propos vous sont-ils inspirés par l’ignorance, ou serait-ce de la mauvaise foi?

Vous pourriez commencer par comparer des comparables.

Je n’exige pas du gouvernement de Newfoundland ou de la Saskatchewan qu’il me serve en français; par contre, je suis en droit d’exiger qu’un fonctionnaire fédéral puisse me servir en français à Lethbridge ou à Halifax.

De la même façon qu’un habitant de Lethbridge ou de Halifax pourra se faire servir en anglais par un fonctionnaire fédéral à Trois-Rivières ou à Chicoutimi.

On parle ici de l’échec de la « société juste » de PET Trudeau.

Que je sache, malgré le fait que le français soit langue officielle au Québec, un anglophone de Vancouver pourra communiquer en anglais avec le gouvernement du Québec, et il pourra toujours trouver un interlocuteur capable de lui répondre en anglais. Êtes vous vraiment convaincu que je peux demander un permis de séjour en français dans un parc provincial du BC?

= = =

Les anglos du Québec font vraiment pitié. Ils ont accès à autant de stations radiophoniques en anglais qu’il y en a de disponibles en français, à Montréal. Pendant ce temps, à Calgary ou à Vancouver, il n’y a que Radio-Can qui diffuse en français. Quelle injustice à l’égard des anglos, n’est-ce pas!

Pendant que le Règlement 17 interdisait aux enfants francophones de recevoir l’enseignement en français en Ontario. En Alberta, en Saskatchewan, au Manitoba, il aura fallu l’intervention de la Cour Suprême pour que soient reconnus des droits minimaux aux francos.

Pendant ce temps, un enfant né de parents anglophones a toujours pu, et peut encore recevoir l’enseignement en anglais au Qc.

Avez-vous déjà entendu parler qu’un avocat anglophone soit privé de son droit de plaider en anglais et d’interroger ses témoins en anglais, à Rimouski ou à Mont-Laurier? Même en l’absence d’interprète, on va lui dérouler le tapis rouge.

Vous essaierez d’interroger un témoin en français à Nanaimo ou à Saskatoon.

Pauvres anglophones du Québec! Vous devriez alerter l’ONU et dénoncer le sort terrible qui leur est réservé.

= = =

je viens de brailler sur le triste sort des anglos. À quelle adresse dois-je vous envoyer la facture pour ces deux boîtes de kleenex?

@C. Perron

Bien sûr que j’ai de la sympathie (que je n’avais pas dit). Cela dit, pas sûr du tout si un Québec souverain peut changer la tendance lourde. J’entrevois le même clivage linguistique dans un Québec souverain.

@ C. Perron

PS La France est certes souveraine et risque ce lent naufrage tout autant en raison du clivage linguistique qu’amène la mondialisation.

Sincèrement la France ne fait pas beaucoup d’effort pour garder leur langue en sécurité face à l’anglicisation mais elle ne risque pas l’anglicisation vu le nombre. Par contre seule la souveraineté sauvera le Québec de l’anglicisation et encore là faudra toujours faire les efforts requis.

Quant au francophone hors Québec, sincèrement bonne chance.

Ou alors, revenez au Québec construire le pays avec nous.

Ce que je trouve drôle c’est que les Francophones du Québec passent pour les experts sur la communauté Anglophone du Québec…vivre comme un Anglophone avant de passer vos commentaires préjugées!
Vraiment n’importe quoi!

Helas, il y a beaucoup des anglophones qui veulent parler le francais, mais souvent quand nous essayons les gens repondent en anglais! C’est souvent a Montreal. Alors, beaucoup pense que c’est inutile d’essayer.

Attention aux francophones, reponds en francais – meme que vous entendez un accent anglais!