Le mammouth libéral décortiqué

Le projet de loi 28 met dans la même marmite des hausses de tarifs, des investissements publics, des dépenses, etc. Il y a même des dispositions fixant les tarifs des permis… pour les matériaux de rembourrage !

Photo : Jacques Boissinot/La Presse Canadienne
Photo : Jacques Boissinot/La Presse Canadienne

PolitiqueLe projet de loi 28, ce mammouth libéral, été adopté à toute vitesse en début de semaine pour clore la session parlementaire à l’Assemblée nationale.

Son titre, d’une subtile complexité, est très révélateur : Loi concernant principalement la mise en œuvre de certaines dispositions du discours sur le budget du 4 juin 2014 et visant le retour à l’équilibre budgétaire en 2015-2016. C’est le «principalement» qui compte dans cette histoire.

Le projet de loi met dans la même marmite des hausses de tarifs, des investissements publics, des dépenses, des modifications aux règles de gouvernance de Fondaction (CSN) et du Fonds de solidarité de la FTQ, et j’en passe. Il y a même des dispositions fixant les tarifs des permis… pour les matériaux de rembourrage !

Le projet ratisse beaucoup plus large que l’atteinte de l’équilibre budgétaire, d’où l’importance du «principalement» dans le titre. L’actualité a passé en revue les 108 pages du mammouth législatif, qui a modifié 59 lois et 8 règlements. En voici les points saillants.

Services de garde. Le projet introduit des nouveaux tarifs en fonction du revenu familial. Le tarif de base reste à 7,30 $ par jour, mais il pourra monter jusqu’à 20 $ pour les familles plus fortunées. Selon les estimations de Québec, le tiers des familles ne subiront aucune hausse de tarif, et six familles sur 10 débourseront moins de 9 $ par jour.

Pharmaciens. Le projet étend le pouvoir du ministre de la Santé en lui permettant de fixer les tarifs demandés par les pharmaciens, ce qui entraînera des baisses d’honoraires de 177 millions. Il introduit de nouveaux actes à compenser aux pharmaciens, tout en les forçant à accepter le quart du tarif habituel pour les prescriptions des personnes âgées. Le projet donne aussi au ministre de la Santé le pouvoir de négocier des ententes secrètes avec les sociétés pharmaceutiques sur le coût des médicaments payés par l’État.

Exploitation minière. Le gouvernement Couillard se lance dans l’exploitation minière et pétrolière. Le projet transforme Capital Mines Hydrocarbures (un fonds lancé en 2012) pour le placer sous la gouverne du ministère du Développement économique. Ce fonds, doté d’une enveloppe d’un milliard, permettra à Québec de prendre des participations dans les entreprises qui exploitent le sous-sol du Québec ou qui sont actives dans la transformation. Ce faisant, le gouvernement ferme la porte aux opposants du développement des filières minière et pétrolière.

Secret minier. Le projet répond à une exigence des compagnies minières. Au nom du secret commercial, elles ne seront plus forcées de dévoiler certaines données cruciales pour quiconque s’intéresse au développement durable, soit la quantité et la valeur du minerai extrait.

Bars et restos-bars. Les établissements seront forcés de conserver une trace papier de toutes leurs transactions. À titre d’exemple, un bar qui exige un droit d’entrée à ses clients devra leur remettre une facture. Les bars et les restos-bars seront aussi forcés d’installer des modules d’enregistrement des transactions (les fameux mouchards). La mesure, destinée à lutter contre l’évasion fiscale, annonce des lendemains qui déchantent, des faillites et des fermetures pour certains établissements dépendants de l’argent liquide.

Construction. Toujours dans l’optique de lutter contre l’évasion fiscale, le projet impose des exigences accrues dans l’industrie de la construction. Les entrepreneurs et leurs sous-traitants devront obtenir une attestation de Revenu Québec pour tout contrat de 25 000 $ et plus, sous peine d’amendes salées.

Gouvernance. Le projet réduit l’influence syndicale dans les affaires de Fondaction (CSN) et du Fonds de solidarité de la FTQ. Les modifications à la composition des conseils d’administration feront en sorte que les candidats indépendants y seront majoritaires. Deux comités fort importants (éthique et gouvernance et ressources humaines) seront constitués en majorité d’administrateurs indépendants. Ces comités assumeront des tâches importantes en ce qui a trait au recrutement des administrateurs au conseil et à l’embauche et l’évaluation de la performance du p.-d.g.

Gel des primes. Le projet reconduit pour un an seulement le gel des primes fondées sur le rendement pour les hauts fonctionnaires de l’État. Ces primes seront dorénavant attribuées en fonction de l’atteinte de cibles de résultat net. Les dirigeants des sociétés d’État sont cependant exemptés du gel.

Gouvernance municipale. Le projet abolit deux instances municipales importantes, au grand dam des élus locaux : les Conférences régionales des élus (CRE) et les Centres locaux de développement (CLD).

Finances publiques. Le gouvernement Couillard refuse de créer un poste de directeur parlementaire du budget, comme à Ottawa. Le projet accorde au Vérificateur général la responsabilité de produire un rapport sur l’état des finances publiques avant les élections.

Fonds des générations. Le projet fait passer de 100 millions à 500 millions par année les sommes virées au Fonds, en puisant dans la cagnotte de la taxe sur les boissons alcoolisées. Ce fonds vise à réduire la dette publique, évaluées à 206 milliards de dollars.

Fonds pour le développement du sport et de l’activité physique. Le projet fait passer la contribution de Québec de 55 à 60 millions par année, pour faire la promotion du sport et de l’activité physique.

Sans même faire le débat sur la pertinence ou non des mesures proposées par le gouvernement Couillard, un constat s’impose. Le projet de loi 28 est si vaste, et il touche à tellement de domaines, qu’il est impossible de faire un débat éclairé sur ses effets bénéfiques et ses inconvénients. Le mammouth est simplement trop gros à digérer.

Le gouvernement aura réussi, d’une main de maître, à court-circuiter l’Assemblée nationale pour asseoir le pouvoir de l’exécutif sur le législatif.

* * *

À propos de Brian Myles

Brian Myles est journaliste au quotidien Le Devoir, où il traite des affaires policières, municipales et judiciaires. Blogueur à L’actualité depuis 2012, il est également chargé de cours à l’École des médias de l’Université du Québec à Montréal (UQAM). On peut le suivre sur Twitter : @brianmyles.

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39 commentaires
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La méthodologie employée par le Parti Libéral, n’est pas sans rappeler celle qui a été utilisée par les le Parti Conservateur à Ottawa. Ce projet de loi 28 et l’usage du « bâillon » pour accélérer les débats et les procédures, tout cela n’est pas sans rappeler les projets de lois omnibus offerts à l’appréciation des élus à la Chambre des communes.

La seule différence sur la méthode entre Québec et Ottawa, c’est que les libéraux entendent mener avec célérité leur train de réformes, tandis que les Conservateurs d’Harper ont fait durer le « plaisir » pendant presque dix ans.

La seule bonne nouvelle au Québec, c’est que passé 2016, et peut-être même dès 2016, nous pourrions enfin passer aux « vraies affaires », celles de permettre à toute la province de s’engager sur le chemin d’une croissance profitable.

Alors évidemment, sur le chemin de la croissance, nous avons d’ores et déjà une petite idée de la manière dont elle sera articulée : mines, énergies (y compris fossiles le cas échéant), ressources naturelles, infrastructures. Pourquoi cela ? Eh bien, c’est tout simple, une partie de la population le demande lorsque cette partie de la population est appuyée par une classe économique accoquinée à une classe politique qui réclament tous ça.

— Est-ce que ce serait mieux avec une gouvernance péquiste ? Probablement pas.

En ayant soin de penser aux art 17 à 22 qui vont faire monter les tarifs d’électricité soudainment et sournoisement de 9.5 % …
et la Régie de l’énergie qui en perd ses pouvoirts de contrôle

@ J-Paul,

Vous faites si je ne m’abuse, référence au Chapitre IV (Énergie et Ressources naturelles) Section I (Mesures concernant l’énergie) qui apporte quelques modifications mineures à la Loi sur la Régie de l’Énergie.

Ce qu’il faut relever, c’est que si Hydro-Québec réalise des excédents supérieurs aux prévisions, ils ne peuvent être pris en compte par la Régie de l’Énergie pour fixer ou modifier les tarifs pour l’année subséquente.

Ce que cela signifie en clair, c’est que le gouvernement pourrait théorique percevoir une redevance plus élevée quoiqu’il précise dans son texte de loi que les revenus excédentaires appartiennent à la compagnie d’électricité. L’usage auparavant permettait à la Régie de moduler l’augmentation de tarif en fonction de la moitié des dits excédents. Ce qui signifie qu’Hydro-Québec pourrait disposer de l’intégralité de ces excédents pour réaliser ses investissements.

Permettez-moi de vous dire que dans ce cas, vos propos sont inutilement alarmistes, car vous partez du présupposé que la prochaine augmentation de tarif d’Hydro serait pratiquement le double de ce qu’elle a été cette année soit : 9,5% parce que cette moitié des excédents ne serait plus prise en compte dans le calcul de tarifaire.

Actuellement cette partie excédentaire ne représente qu’une très petite partie des augmentations de tarif.

Ce qui plombe surtout nos tarifs d’électricité, ce sont les coûts de revient élevés de l’énergie éolienne, coûts qui résultent soit dit en passant des contrats signés de gré à gré par Hydro-Québec avec ses fournisseurs, lesquels sont désavantageux et non parce que cette énergie n’est pas rentable. Le prix moyen de l’énergie éolienne devrait baisser d’ici 2020.

En d’autres termes, comme usagers nous payons pour ce coût d’approvisionnement déficitaire, un coût élevé qui grève d’autant justement les excédents d’exploitation que pourrait réaliser Hydro grâce à d’autres postes plus bénéficiaires. Normalement ce que nous payons de plus maintenant, devrait suffire pour éponger la facture éolienne dans le temps.

Il n’y a donc pas de raison d’estimer que la prochaine augmentation soit aussi importante que celle que vous redoutez. Hormis cette modification mineure à la loi sur la Régie de l’Énergie, la Régie conserve toutes ses prérogatives. En l’occurrence elle garde entièrement sa mission de surveillance, ce que vous définissez dans vos commentaires comme un : « pouvoir de contrôle »….

La plus forte hausse sera issu de l’obligation pour les clients québécois de consommer en priorité l’énergie post-patrimoniale à 10,% ¢
pendant qu’une partie de l’énergie patrimoniale à 3 ¢ serait exportée sans frais de transport permis hors Qc à 6¢ ou au mieux à 8 ¢ /Kwh.
ce qui ferait dire aux agents de communications d’Hydro de dire DÉMAGOGIQUEMENT ;
on vend à 6 ¢ ce qui nous coute 3 ¢
et selon les lois de la FERC les frais et pertes de transport entre les centrales de production et les frontières sont à NOS frais… 2 ¢ et +.

SECTION I MESURES CONCERNANT L’ÉNERGIE LOI SUR LA RÉGIE DE L’ÉNERGIE
.
17. Cette loi est modifiée par l’insertion, après l’intitulé de la section II du chapitre VI, des articles suivants :
« 71.1. La fourniture d’électricité est destinée exclusivement à la satisfaction des besoins des marchés québécois.
Ces besoins sont satisfaits en priorité par la fourniture d’électricité autre que patrimoniale vendue au distributeur d’électricité,
puis lorsque cette fourniture est écoulée, par l’électricité patrimoniale

Ainsi, 10 % de l’énergie des clients Québécois sera à 10,5 ¢ du KWh le reste,
le bloc patrimonial à 3 ¢ qui a été payé par tous les québécois depauis 1/2 siècle
ensuite quand le post patrimonial atteindra 20 % à la mise en route du complxe la Romaine
et de plusieurs grands parcs éoliens et de petites centrales privées à 12 ¢ peut-être

alors à terme en 2020 sans compter l’IPC suivant ces aricles nos tarifs auront augmentés de 20 % aussi sournoisement …
puis possiblement 5 % de plus pour les ajustements annuels à l’inflation

@ J-Paul,

Tout comme vous et comme la plupart des gens, j’ai remarqué que ma note d’électricité a augmenté plus vite que l’inflation au cours des années et il n’y a aucune indication qu’elle ne continue pas d’augmenter dans les années à venir. Jusqu’à présent, cela s’est fait tous gouvernements confondus avec l’accord de la Régie de l’énergie.

Hélas, il n’y a pas que la facture d’électricité qui soit salée.

Aussi rien n’indique en effet que d’ici 2020, la facture que devront acquitter les québécois, qu’elle ne soit pas augmentée de l’ordre de 20% si on se fie à la tendance… Mais nous sommes loin des 9,5% que vous nous promettiez dès l’année prochaine !

Tout comme vous j’ai lu cet article dont vous faites mention, qui appartient bien à la section I du chapitre IV du projet de loi 28-41, lequel vient compléter la section II du chapitre VI de la loi sur la Régie de l’énergie.

S’il est exact comme vous le rappelez que le prix du kWh n’est pas constant y compris pour la fourniture de l’électricité hydraulique (voir La Romaine) ; cette problématique a été soulevée depuis plusieurs années et sur ce point je ne comprends pas en quoi ces modifications mineures du texte de la loi, auront sur le calcul de la facture les incidences que vous mentionnez. Y aurait-il un détail qui m’aurait échappé ?

Ce que je comprends de cette section spécifique du projet de loi 28-41, c’est que l’État québécois pourrait se prévaloir d’une redevance additionnelle basée sur 100% des excédents réels obtenus par Hydro-Québec et non sur les seules prévisions établies l’année précédente ; ceci dans le but de parvenir plus facilement à l’objectif fixé par le cadre du projet de loi 28 soit : « la mise en œuvre de certaines dispositions du discours sur le budget du 4 juin 2014 et visant le retour à l’équilibre budgétaire en 2015-2016 ».

— C’est ce que je comprends.

Je vois que les questions de l’énergie vous tiennent particulièrement à cœur. C’est, je pense à l’usage que nous saurons si vous aviez raison. Restons vigilants !

» Le gouvernement aura réussi, d’une main de maître »

De MAÎTRE-CHANTEUR…. C’est comme cela ou… nous risquons un affreux, désastreux et abominable référendum…. qui nous effacera de la carte mondiale dans de terribles souffrances.

Alors nous devons accepter que nos gouvernants transgressent, » un tantinet « , les règles éthiques et démocratiques dont nous étions fiers, dans le passé…

Car, comme disait l’autre avec les commandites… QUE VOULEZ-VOUS, c’est pour une bonne Cause…

En passant… Très bon dossier politique de Gaétan Pouliot dans la version papier de l’Actualité : Discrets penseurs de la droite….

Je croyais que les fonds de travailleurs (CSN et FTQ) étaient gérés par les syndicats et non pas que leur existence individuelle (et leur gestion) avaient été légiférées.

Pas sûr que quelque gouvernement que ce soit veuille le faire, mais il faudrait trouver un moyen de rendre impossible ce genre d’exercice législatif abusif, qui détruit le sens même de la démocratie et ne peux que renforcer le cynisme généralisé dans la population, envers la vie politique.

Vous avez raison. Après nous pourrons dire comme Harper »
nous sommes le plusse meilleur pays démocratique du monde avec moins de 35% des votes et faire la leçon aux autres pays du monde ». Vive Harper, vive Coillon!!!

7e pays le plus prospère au monde, pays du G7 avec les finances les plus saines, alors oui on peut faire la leçon un peu.

Tout-à-fait. D’ailleurs, rappelez-moi, la perception de la population envers les politiciens se situe juste avant ou juste après celle des vendeurs de chars?

Remarquez, je fais partie de ceux qui aime bien rappeler aux gens qu’il y a eu des élections et que les gens ont un peu ce qu’ils méritent…

SECTION I MESURES CONCERNANT L’ÉNERGIE LOI SUR LA RÉGIE DE L’ÉNERGIE
.
17. Cette loi est modifiée par l’insertion, après l’intitulé de la section II du chapitre VI, des articles suivants :
« 71.1. La fourniture d’électricité est destinée exclusivement à la satisfaction des besoins des marchés québécois.
Ces besoins sont satisfaits en priorité par la fourniture d’électricité autre que patrimoniale vendue au distributeur d’électricité,
puis lorsque cette fourniture est écoulée, par l’électricité patrimoniale

1° le gouvernement ne peut exercer le pouvoir que lui confère l’article 7 du chapitre 16 des lois de 2013 de déterminer le montant des charges nettes
d’exploitation d’Hydro-Québec, en tant que transporteur d’électricité, et des charges d’exploitation de cette dernière, en tant que distributeur d’électricité;
2° le mécanisme de réglementation incitative établi conformément à l’article 48.1 de la Loi sur la Régie de l’énergie (chapitre R-6.01) ne peut s’appliquer.
21. Les revenus présentés dans les rapports que fournit Hydro-Québec, en tant que transporteur d’électricité et distributeur d’électricité, conformément
à l’article 75 de cette loi, pour une année tarifaire débutant pendant la période visée à l’article 20 lui appartiennent,
même s’ils excèdent les revenus requis établis par la Régie.
Cet excédent, s’il en est, ne peut être pris en considération Hydro Production donnera ainsi 4 ÙG$ au ministre des finaces …

Ainsi, 10 % de l’énergie des clients Québécois sera à 10,5 ¢ du KWh le reste, le bloc patrimonial à 3 ¢ qui a été payé par tous les québécois depauis 1/2 siècle
ensuite quand le post patrimonial atteindra 20 % à la mise en route du complxe la Romaine et de plusieurs grands parcs éoliens et de petites centrales privées à 12 ¢ peut-être
alors à terme en 2020 sans compter l’IPC suivant ces aricles nos tarifs auront augmentés de 20 % aussi sournoisement …
puis possiblement 5 % de plus pour les ajustements annuels à l’inflation

Notre Parti Libéral a été ÉLU majoritaire et il gère la province efficacement et avec courage…

BRAVO!

Bien sûr, ça déstabilise un brin notre go-goche habituée qu’elle est de discutailler indéfiniment et de se prosterner mollement devant n’importe quel groupe de pression à saveur socialiste mais le Québec est rendu là: le moment des décisions responsables et sérieuses est arrivé et ça élimine d’emblée la pensée empotée de nos bolcheviques de salon.

Heureusement pour nous, peuple québécois, l’heure du réveil et des grands chambardements est arrivé avant que nous n’ayons à affronter les mêmes horreurs que combattent actuellement les Grecs car c’est exactement là, dans l’abîme, que nous dirigeait la pensée unique de la gauche irresponsable, voire inconsciente des périls qu’ils avaient eux-mêmes créés.

Selon moi vous n’avez pas lu ce projet de loi au complet … autrement vous verriez que c’est un projet électoraliste de nous

Selon moi vous n’avez pas lu ce projet de loi au complet … autrement vous verriez que c’est un projet électoraliste de nous frapper en début de mandat au lieu d’étaler sur 2 ans le déficit zéro. Coiteux Leitao et Couillard sans aucune sensibilité pour les contribuables qui ont peine à joindre les 2 bouts nous donnent ces charges importantes et en 2018 à l’approche du prohain scrutin provincial ils seront tout doux et feront tout pour rester majoritaire au pouvoir sachant que les Québécois ne se souviennent pas longtemps ; ; ainsi les magouilles du PLQ de JJC de 2003 à 2012 qui ont fait augmenter de 50% la dette du Qc ; de 123 G$ à 191 G$ et maintenant c’est la hâte de tout effacer ces gaffes du grand mystificateur.

1- Question magouilles, le Parti Québécor n’a rien, absolument rien à envier aux Libéraux. RIEN!!! Voir le Rapport Moisan, entre autres choses.
2- Nos Libéraux s’attaquent courageusement à plusieurs vaches sacrées du Québec et il e était temps. Y’en a marre de voir les mêmes privilégiés syndicaleux et fonctionnaires gérer la province comme si elle leur appartenait et détrousser les pauvres contribuables québécois pour engraisser une machine qui tourne à vide et qui crée beaucoup plus de problèmes qu’elle ne prétend en solutionner. J’espère, j’écris bien j’espère, que le courage ici démontré par nos Libéraux n’est qu’un commencement et que plusieurs autres actes semblables viendront enjoliver notre futur.
3- De plus, au noveau personnel, je trouve tout simplement répugnant de transférer les coûts des déboires et des échecs d’une génération directement sur les frêles épaules de la suivante comme notre gogoche s’entête tant à vouloir le faire.

Justement, parlant magouille que pensez-vous de la dernière nouvelle concernant Les Productions J, propriété de la conjointe de PKP, et des crédits d’impôt que lui ont accordés le Parti Québécor tout juste 5 jours avant les dernières élections?

Question complémentaire sur le même sujet: avez-vous cru à la séparation providentielle de Julie et PKP à l’époque?

Et 300 millions de plus sur la carte de crédit chaque année avec le programme de bébés-éprouvettes poussé par la Julie. Quand je pense que Couillard s’était applati devant elle.

D’accord avec vous François. Je ne peux croire que nos trois économistes qui ont quitté leur travail pour aider à remettre le Québec sur les rails ont de mauvaises intentions..M.Laitao est un des meilleurs économistes au monde. Pourquoi venir travailler au gouvernement à bas salaire alors qu’il pourrait gagner davantage….Croyez-vous sincèrement que votre futur chef va apporter la richesse au Québec avec sa go-goche…..

À François 1 et Marie Gaétane Charest,
Je vous lis parler des go-goche, du parti Québécor et autres expressions réductrices

Aidez-moi à mettre à votre diapason.

Pour parler du parti Libéral, faudrait-il dire :
libéreux,
li-bébé-reux
Couillardeux,
Barretteux
Avez-vous des suggestions ?

M..Grégoire. J’ai vu le mot go-goche à plusieurs reprises dans les journaux écrit de cette façon.A l’avenir, j’écrirai go-gauche.Vous pouvez bien les appeler libéreux etc…comme vous voulez si ça vous fait plaisir…

http://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-quebecoise/201504/26/01-4864609-fini-les-mesures-qui-favorisaient-productions-j.php

Extrait:

« Ironiquement, en annexe, le mémoire fait la description des interventions faites auprès du gouvernement du Québec pour obtenir le changement qu’allait approuver Pauline Marois. Dans une liste d’une quinzaine d’interventions, on en retrouve neuf, sous forme de lettres ou de rencontres, émanant de Pierre Karl Péladeau ou de TVA entre février 2009 et septembre 2013. »

Fin de l’extrait…

Surpris? Pas moi. Je savais que votre Pauline était forte en « deals » et rien d’autre ne me surprend de ce parti corrompu et gangrené.

BRAVO à Nos Libéraux d’avoir su mettre fin à cette fraude.

Je suis plutôt d’accord avec la loi 28, même s’il ratisse plus large que nécessaire.
Vautmiux donner un trop grand coup, que de devoir se reprendre parce qu’il y a été trop doucement. Ca fait plus de 20 ans que tout gouvernement confondus se sont cassé les dents sur la grosse machine. J’ai confiance que cette fois on va collectivement constater des changement, qui seront bénéfiques

En complément du »fonds pour le développement du sport et de l’activité physique » le gouvernement Couillard aurait du instaurer un fonds pour le développement de la saine alimentation et l’élimination de la sédentarité;ainsi nos générations futures seraient en bien meilleure santé s’ils n’allaient pas toujours dans les restos de malbouffe gérés par des multinationales.Celles-ci se foutent bien des coûts exorbitants des soins de santé; tout ce qui compte ,c’est le profit et rien d’autre…

@. M. Myles: Avec un pareil monstre bureaucratique incontestablement rédigé par une escouade de technocrates au service de l’Exécutif, y a-t-il encore des élus pour prétendre que ceux que l’on appelle «législateurs» méritent toujours ce titre quand ils adoptent semblable machin à toute vapeur? Y en a-t-il au moins un qui l’aurait lu et compris au point de pouvoir d’écrire cet article à votre place? Et d’expliquer à ses commettants le pourquoi du comment de la chose autrement qu’en reprenant les «lignes» officielles?

«Les matériaux de rembourrage»!!?? Sans doute pour mieux nous bourrer, je suppose. Et, dans le cas du verbe «bourrer» j’ai résisté à la tentation de remplacer la consonne initiale par une autre et croyez-moi, cela a été difficile.

J’ai entendu dernièrement à la radio que notre gouvernance n’était pas démocratique mais plutôt monarchique. Une monarchie qui change ou pas au quatre ans mais une monarchie tout de même. J’étais perplexe devant cet énoncé.

Je dois admettre que cet exemple de loi supporte fortement cette analyse.

Pourquoi discuter et débattre, je suis un roi élu et je décide.

Effectivement. C’est ce que j’appelle la monarchie électorale. Comme quoi on a pas évolué tant que ça en 150 ans…

Je pense qu’on devrait changer le nom de PLQ (Parti Libéral de Québec ) pour PCQ (Parti Conservateur du Québec ) car ses politiques économiques se rapprochent de plus en des des politiques conservatrices, voir des politiques républicaines américaines. Donc, peu-être, le Parti Républicain du Québec, le PRQ.

@ Laval…

Lisez le très bon dossier politique de Gaétan Pouliot dans la version papier de l’Actualité : Discrets penseurs de la droite….

Vous allez comprendre dans quelle direction est DIRIGÉE l’opinion de la population nord-américaine.

Et comment la résistance de notre société distincte, plus humaniste et sociale-démocrate, s’effondre dans un jeux de propagande qui profite de l’insécurité financière d’une populatuon vieillisante. ( Que c’est donc pratique… L’INSÉCURITÉ )

» Sans trop faire de bruit, un groupe d’intellectuels contribue à faire avancer les idées de droite dans la tête des Canadiens. Pour une rare fois, un journaliste lève le voile sur Civitas, un laboratoire d’idées bien branché. » p.22

J’espére que le maire Tremblay ne sera pas trop indisposé par ce genre d’intellectuels.. ( 😉

A quand une taxe sur la malbouffe et sur les compagnies qui polluent? Je ne vois que des couillardises dans ce budget…

Quand va-t-on décortiquer ici le mammouth PKP/Pruduction J et les crédits d’impôts accordés par les Péquistes 5 jours avant les dernières élections???

Ton parti libéral tant aimé et tant choyé de toi sa majesté, a augmenté la dette du Québec 50% en 10 ans seulement, est le champion incontesté (sauf par toi) des enveloppes brunes, a augmenté de 30% les coûts de la santé de 2008 à 2013 et ce n’est pas fini, donne de l’argent des citoyens aux grandes entreprises du plan nord etc etc…

Et le barbu en chef du PLQ n’a respecté pratiquement aucune de ses promesses électorales.

Le PLQ est après saigner les citoyens du Québec de ses richesse pour en faire cadeau à ses amis, les multinationales.

PKP est un ange à côté du PLQ.

Pour les PKP/Pruduction J, présentement c’est une magouille du PLQ.

M.Youlle. Le P.L.Q.est corrompu dites-vous mais, lorsque l Madame Pauline acceptait des contributions dont elle savait très bien que ce n’était pas de l’argent propre l’a-t-elle refusé? Enlever vos oeillères et admettez que le P.Q.a eu son lot.d’erreurs et qu’il n’a jamais été blanc comme neige mais certains péquistes sont trop bornés pour voir la réalité.

« Enlever vos oeillères et admettez que le P.Q.a eu son lot.d’erreurs… »

Il me semble que c’est vous qui me reprochiez de faire des fautes!!!

Quant au PQ de la Pauline et du PLQ du barbu, je m’en contre « sein si boi èrre ».

14% des enveloppes peut être pas propres étaient destinées au PQ. Le reste des enveloppes brunes étaient livrés au PLQ. Je pense que sa na pas changé.

Le PQ n’a jamais été blanc comme neige comme vous dites, mais le PLQ est comme de la neige sale du printemps depuis des dizaines d’année, encaissant la majorité des enveloppes sales. Je dirais depuis Jean Lessage.

La très grande majorité des PLquisses sont aveugles volontairement et surtout bornés.

M.Youle..Je n’ai jamais reproché à quiconque de faire des fautes, je serais très mal placée pour le faire.

Rien n’indique que la production éolienne continuera d’augmenter puisque la raison de départ n’était pas de produire “vert” mais bien d’apporter aux régions des revenus pour faire baisser leurs factures d’infrastructures (municipales).

Hors l’histoire a démontré que les petits barrons locaux (les maires) se sont emparés du plus gros de la tarte des revenus et plusieurs ont dû céder aux municipalités les revenus qu’ils avaient soutiré du programme. Les programmes des petits barrages n’existent plus dans les prévisions d’Hydro-Québec depuis l’année dernière et n’ont duré que le temps des péquoistes.

Le développement de la Rivière Grande Baleine dont toutes les études ont été faites durant les années 90 n’exigent que leur construction. La route entre la Rivière La Grande et Grande Baleine est déjà construite à près de 70%, il s’agit de 300 M$ de plus pour s’y rendre. Le projet en électricité de cette rivière dont les péquoistes ont traficoté à la hache fin des années 90, produira autant d’énergie que la Rivière la Grande pour deux fois moins d’infrastructure.

La loi ne vient aucunement “cimenter” les tarifs, elle ne fait que des prédictions selon un très grand nombre de critères et impondérables de ce marché complexe.

En ce qui a trait aux surplus vendus hors Québec, il est faut de prétendre que son coût est de 2 cents car plusieurs études d’Hydro-Québec (division transport) en indiquent que 0.03 cents. Le coût de 2 cents ne sert qu’à abaisser le coût incontournable pour desservir l’ensemble du réseau. Hors l’extension des réseaux pour fins de ventes aux USA et l’Ontario n’est que de 0.007 cents en terme d’entretien puisque l’extension des réseaux est entièrement immobilisée depuis 1994.

Beaucoup crache sur Hydro-Québec depuis les années 70 alors que Hydro pourvoit des coûts les plus bas en Amérique du nord et procure plus d’un milliard de dollars au gouvernement par année pour payer nos gâteries de tout acabit.

@Laval,Youlle,Reflecteur, lorsque votre sauveur PKP sera officièlement le chef de l’ opposition du gouvernement du Québec, vous allez vous appercevoir que les contribuables québécois ne sont pas dupes!!! Votre sociale-démocratie humaniste va devenir une charge monumentale pour les travailleurs québecois! C’ est a ce moment que le gros MAMOUTH devra sortir de la bibliothèque!!!