Les syndicats et le mépris du public

Tant que les syndicats se contenteront de justifier leurs actions en invoquant les acquis de leurs membres et le «rapport de force» — plutôt qu’en démontrant de manière crédible en quoi leurs positions avancent l’intérêt public et le bien commun —, ils ne mériteront pas d’être pris au sérieux.

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Photo : Graham Hughes/La Presse Canadienne

Au lendemain d’une autre séance de vandalisme à l’hôtel de ville de Montréal, il ne sert à rien de rappeler aux syndicats des employés municipaux que leurs moyens de pression leur font perdre des appuis dans l’opinion publique. Ils le savent. Et ils s’en fichent visiblement.

PolitiqueDès le début du conflit, les appuis de la population étaient faibles, pour des raisons parfaitement compréhensibles. Le feu devant l’hôtel de ville, la boue sur les voitures de police, l’avalanche de retraites et les autocollants omniprésents ont marqué les imaginaires et tracé des lignes de démarcations claires : on trouve sans doute très peu de gens qui appuyaient encore les syndiqués de la ville jusqu’à hier, mais qui ont soudainement changé de camp après le saccage de l’hôtel de ville.

À moins d’un changement significatif dans les propositions ou les arguments des parties, les jeux de l’opinion publique sont faits depuis un certain temps déjà, et les employés municipaux ont perdu.

Il semble toutefois que cette relative absence d’appui du public ne dérange pas les syndicats outre mesure.

En entrevue la semaine dernière, le président de la Coalition syndicale, Marc Ranger, affirmait que «si le gouvernement ne recule pas, ce sera l’anarchie totale», avant d’ajouter que «c’est la population qui a mis au pouvoir le gouvernement». Il faut présumément comprendre que, dans la mesure où la population a élu le gouvernement auquel les syndicats s’opposent, celle-ci est une cible légitime, même si indirecte.

Cette posture n’est pas nouvelle. Dans des entrevues données à mon collègue Alec Castonguay dans la foulée de la grève étudiante de 2012, Réjean Parent (jadis de la CSQ) déclarait en effet qu’il «n’avait pas de comptes à rendre à ceux qui ne cotisent pas». Son confrère Michel Arsenault, de la FTQ, renchérissait pour sa part en affirmant «qu’il n’était pas dirigé par l’opinion publique».

Autrement dit, si la population considère les luttes syndicales comme justes et bien fondées, tant mieux. Sinon, tant pis.

Ce parti pris pour la défense corporatiste de ses intérêts est illustré par la rhétorique déployée par les syndicats dans le conflit actuel : des arguments de nature strictement contractuelle, qui ne font qu’insister sur la perpétuation d’un statu quo «négocié».

Aucune tentative convaincante de démontrer en quoi la position syndicale favorise le bien commun, aucun effort pour justifier les demandes au plan de l’équité, des changements socioéconomiques ou de la justice sociale. La Coalition syndicale se contente de défendre les «acquis» de ses membres — peu importe le contexte économique, social ou démographique — et promet «l’anarchie» si le gouvernement ne recule pas.

Près de 65 ans après la grève de l’amiante, la défense des travailleurs exploités par une poignée de patrons semble avoir été remplacée par la défense d’une minorité privilégiée face à la population ordinaire.

*           *           *

Dans un essai publié en 2006, le journaliste américain Michael Tomasky écrivait ceci à propos des groupes d’intérêts qui constituent le Parti démocrate :

«Interest groups need to start thinking in common-good terms. Much of the work done by these groups, and many of their goals, are laudable. But if they can’t justify that work and those goals in more universalist terms rather than particularist ones, then they just shouldn’t be taken seriously.»

En traduction française :

«Les groupes d’intérêts doivent commencer à penser en termes de bien commun. Les objectifs et le travail de ces groupes sont souvent louables. Mais s’ils ne peuvent justifier ce travail et ces objectifs en termes universels, plutôt qu’en termes particuliers, alors on ne devrait tout simplement pas les prendre au sérieux.»

Tant que les syndicats du Québec, en particulier ceux du secteur public, se contenteront de justifier leurs actions en invoquant les acquis de leurs membres et le «rapport de force» — plutôt qu’en démontrant de manière crédible en quoi leurs positions font avancer l’intérêt public et le bien commun —, ils ne mériteront pas, eux non plus, d’être pris au sérieux.

* * *

À propos de Jérôme Lussier

Jérôme Lussier est juriste et journaliste. Au cours des dernières années, il a notamment travaillé à Radio-Canada et tenu un blogue au journal Voir, en plus d’avoir été conseiller politique à la Coalition Avenir Québec. Il blogue sur les enjeux sociaux et politiques contemporains à L’actualité depuis 2013. On peut le suivre sur Twitter : @jeromelussier.

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54 commentaires
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Non seulement il est question des privilégiés mais des personnes qui ont le devoir “en tout temps” de sauvegarder la paix alors qu’ils crient tout haut que la “hache de guerre” est déjà déterrée. Des syndicalistes et syndiqués à la mentalité, “tout dans bras, rien dans tête” qui s’apparente très bien aux syndiqués de la construction où tout se règle “à coup de poing sur la gueule, les menaces, les méfaits, le ralentissement du travail, et donc causer préjudice. Il était grand temps que les citoyens qui ont une véritable relation de pouvoir de force viennent en aide aux gouvernements pour “asseoir sur leur … les syndicats” qui depuis trois décennies n’ont fait que des dégâts en mettant plusieurs entreprises en faillite, en a fait déménager un grand pourcentage vers les pays émargeant et fait augmenter sans cesse le prix des biens et services dont un pourcentage de plus en plus grand de citoyens qui ne peuvent plus se les payer. C’est bien beau d’avoir 37$ de l’heure (GM) pour visser des pièces pour monter une voiture mais si le produit final ne peut être vendu parce qu’il est trop dispendieux la seule solution pour l’entreprise est de déménager ses pénates ailleurs et mettre ses employés à la porte. Le réel problème des employés syndiqués est celui du “pas dans ma cour” moi je veux un salaire qui est bien au-delà de la valeur à laquelle j’apporte au biens que je fabrique et les autres peuvent crever. Mentalité d’imbécile du type “m’a-tu vu” du “après moi le déluge” et du “tu me donne ce que je veux où je t’enlève ce que tu as”.

Tiens regarde donc ça, après le PQ, après la loi 101, c’est au tour des syndicats à faire fuir les capitaux!
Ben merci du renseignement!
Tout est tellement simple, que ça devrait être très facile à régler!
1- Identification du problème: C’est quoi le problème?
2- Qui est responsable? C’est Jos blo!
3- Solution: t’élimine Jos Blos.
Et voilà, next.
1- Identification du problème: C’est quoi le problème?
2- Qui est responsable? C’est Jos blo!
3- Solution: t’élimine Jos Blos.
Et voilà, next.
1- Identification du problème: C’est quoi le problème?
2- Qui est responsable? C’est Jos blo!
3- Solution: t’élimine Jos Blos.
Et voilà, next.

etc…

enfantin en fin de compte.
Le gouvernement devrait être capable de faire cela sans l’aide de la population?
Surtout les libéraux!

Bien dit M. Roger. Il est temps de prendre un changement envers les Syndicats. La menace ,leurs positions dérangent de plus en plus la population. Avez-vous pensé l’argent qu’ils font ?
Exemple si vous comptabilisé le montant que chaque personne paye sa contribution toute les semaines et vous avez mille employés ? Vous faites des affaires d’or? Et bien ils peuvent ramasser leurs dégâts et payer la facture.

Action: contestez toutes vos contraventions. Les juges de la rue Gilford appuieront la population.

Le mandat d’un syndicat est de défendre ses membres, point à la ligne. En payant des cotisations syndicales, les syndiqués se donnent une police d’assurance contre l’employeur. Ca peut être utile devant un employeur abusif, mais ca peut aussi mener à des aberrations: protection d’employé incompétent, quelque fois ivre, et j’en passe. Quant à la conscience sociale, oublions cela. Tout ce qui prévaut dans une assemblée syndicale, c’est l’intérêt particulier défendu en commun.

Suite à la consultation de cet excellent article, je me suis livré à une petite recherche de littérature juridique relative au droit de grève et autres moyens de pression légaux qui sont acceptés pour tous les travailleurs incluant ceux de la fonction publique.

Il appert, que plusieurs actions menées jusqu’à présent ici ou ailleurs peuvent être estimées comme illégales. Quant aux actes de violation perpétrés récemment à l’Hôtel de Ville de Montréal, les divers méfaits et les gestes d’intimidation posés à l’encontre des élus par les manifestants, tous ces actes relèvent de dispositions illégales et justifient dans ce cas de l’application du Code criminel, ce qui inclus des peines de prison au besoin.

Mais… il y a un mais !

C’est que c’est en principe à la police d’intervenir dans ce genre de situations.

Hors !

La littérature que j’aie consultée, ne prévoit à ma connaissance pas le cas où la police est partie prenante dans le conflit. Pas plus que la littérature ne prévoit le cas où la police peut implicitement se prévaloir du privilège discrétionnaire d’intervenir ou bien pas.

En ce sens, même le premier magistrat d’une ville, comme le maire Coderre, ne peut plus exiger que les policiers appliquent la loi dans ce cas.

En cette occurrence, certaines notions pourtant admises dans nos contrées de liberté, comme : l’état de droit, ne sauraient s’appliquer dans ces cas. Nous nous engageons dans une sorte de néant juridictionnel où l’être le plus élémentaire évolue dans un espace parallèle à l’intérieur duquel règne une sorte d’exonération de devoir et de droit au bénéfice unique des seuls intéressés.

Pour préciser ma pensée, je serais tenté de parler ici de l’avènement d’une sorte de « voyoucratie » orchestrée en toute impunité par divers organes passablement parfumés d’effluves aux essences syndicales.

Que faut-il conclure ? — Eh bien tout simplement que lorsque la sécurité sera exercée par les citoyens eux-mêmes dans le respect du droit et des lois… Eh bien, nous réaliserons de substantielles économies, nos finances seront équilibrées et tout le monde travaillera sans nulle discrimination à la cause commune, celle après tout très stimulante et très saine de faire fructifier le bien commun au bénéfice de toutes et tous.

Autant de notions qui sont de toute évidence devenues complètement étrangères aux syndicalistes de tous poils. Voici pourquoi, je conjecture que les pôles (Nord et Sud) se sont sans doute inversés depuis la crise de l’amiante en l’ère Duplessis.

« …plutôt qu’en démontrant de manière crédible en quoi leurs positions avancent l’intérêt public et le bien commun… »
Les exemples sont nombreux qui en bout de ligne ont fait avancer la société et les droits de tout les travailleurs, y compris ceux de la société.
Mais est-ce leur rôle?
Depuis quand?
Et moi qui croyais très bêtement je suppose, que lorsque je payais mes cotisations syndicales, c’était pour pouvoir bénéficier d’un représentant qui négocierait un contrat entre mon employeur et moi et qu’en plus il verrait à son application et à défendre mes intérêts.
Les mêmes principes lorsque j’ai été membre d’exécutifs syndicaux, président de syndicat, que j’ai négocié des contrats, ou encore que j’ai mis sur pieds avec d’autres des syndicats. Si j’avais su que mon mandat était plus large que de seulement veiller au grain pour mes membres, mais que j’étais au service de la population….wow!
Il serait grandement temps, si comme vous le dites monsieur Lussier, les syndicats ont des comptes à rendre à la population en ayant des responsabilités pour défendre l’intérêt public et le bien commun de la population, que cette population soit aussi cotisé avec des arrérages en plus!

Et donc, si je vous comprend bien et que j’extrapole un peu, lorsqu’un agent de joueurs de hockey négocie un contrat pour les joueurs qu’il représente, et obtient des millions en revenus pour chaque année, il doit bien avoir aussi en tête l’intérêt et le bien des payeurs de tickets qui les fait gagner leur vie à la hauteur de revenu annuel de ce qu’un payeur de billet ne gagnera pas dans toute sa vie?

Vous dites n’importe quoi Jérôme Lussier!

Quelle comparaison imagée!! Il faudrait a ce moment-lèa soit baisser les revenus des joueurs proffessionnels et ou augmenter les salaires des contribuables pour qu, ils puissent payer des régimes chromés aux syndiqués de la fonction publique municipale!!!On appelle çca parler pour rien dire.

Parler pour rien dire?
Quand vous payez pour les services d’un avocat, doit-il prendre en compte les intérêts de tous et chacun, ou de vos intérêts en considération des faits et des lois?
Pourquoi les membres d’un syndicat qui paient des cotisations pour défendre leurs intérêts, verraient leurs représentants prendre en compte d’abord ou même aussi les intérêts et le bien de la population?
Pourquoi les représentants syndicaux devraient se préoccuper de leur degré de crédibilité que la population leur accorde avant ou en même temps que la crédibilité que leurs accordent ceux qui les paient?

Prétendre que c’est ce qui devrait-être, ça c’est parler pour ne rien dire!
C’est aussi dire n’importe quoi et également fort tordue!
C’est demander aux travailleurs syndiqués d’assumer des responsabilités et de tenir compte de paramètres que peu de monde si non personne ne prend en compte lui-même.

Lorsqu’un dirigeant d’un conseil d’administration se fait voter des revenus et des conditions valant quelques millions par année, pense-t-il à prendre en compte les intérêts et le bien de la population? Pense-t-il à prendre en compte l’intérêt de ses membres? C’est sans parler de tout ceux qui font encore plus, comme des dizaines voir des centaines de millions annuellement!

Quand est-il de Jérôme Lussier?

Quand est-il de vous beauty02?

Et mon exemple des joueurs de hockey qui n’est qu’un exemple parmi de nombreux autres qui pourraient être apportés pour illustrer le propos de l’auteur de ce billet et qui tout comme vous a un discours irrationnel et qui ne tient pas compte des véritables responsabilités de chacun!

Les syndicats sont là pour défendre les intérêts de leurs membres, point à la ligne!
Tout les travailleurs indirectement, un jour ou l’autre, depuis l’existence des syndicats ont profité des avantages obtenus pour leurs membres.
Vous voulez obtenir de meilleures conditions de travailles et de meilleurs avantages?
Syndiquez-vous!

Faire avancer l’intérêt public et le bien commun, c’est aussi dans le mandat que se donnent les syndicats, mais Jérôme Lussier ne connaît rien en matière de relations de travail. Par exemple, l’équité salariale qui profite à toutes les femmes souvent sous-payées, a été un dossier poussé par les syndicats, un autre exemple plus lointain qui me vient à l’esprit, est la loi sur la santé et sécurité au travail, elle aussi portée par les syndicats, qui profite à tous les travailleurs pas seulement qu’aux travailleurs syndiqués. On pourrait sortir beaucoup d’autres exemples semblables qui visent l’intérêt public et le bien commun qui vient du monde syndical.

Pauvre SIR Decelles, tes comparaisons sont loufoques et pas du tout a propros!! Les fonfons québecois qu, ils soient municipaux ,gouvernementaux ou para publics sont PAYÉS par les contribuables et non par des consommateurs qui vont au hockey de temps en temps ! Le plus gros employeur au Québec c, est les gouvernements de toutes sortes et les plus gros syndicats sont des syndicats de la fonction publiques qui revendiquent continuellement a la hausse leurs avantages sociaux payé par les cons-contribuables aux poches profondes!!!! Solidarité pourquoi se casser la tête? Pourquoi ne pas donner a tout le monde les mêmes conditions car ils payent pour!!!SOLIDARITÉSOLIDARITÉ…………………………………….

Monsieur Lussier, ce n’est pas parce que Michael Tomasky dit ce qu’il écrit, que cela vaut pour autant!

Et vous Jérôme Lussier lorsque vous négociez vos revenus, pensez-vous à l’intérêt commun, à l’approbation du public?
Dites-moi donc votre salaire et vos avantages pour que je sache si je vous appuis ou si je ne vous appuis pas!
Peut-être est-ce à cause de vous et de d’autres comme vous, si le magazine pour lequel vous travaillez à aussi peu de page avec un aussi grand nombre consacré à la publicité?
Dites-moi donc, pour que je puisse en juger!

M. Lussier ne travaille pas ici pour une organisation qui le paie avec des fonds publics.

Les syndicats non plus.
Ils sont payés par les travailleurs.
Ils n’ont aucun mandat et d’obligation de résultats, voir de gagner des concours de popularité à part pour quiconque à part que pour leurs membres, en plus d’en avoir aucune autorité!
Même au fils du temps tout le monde en a profité, par des améliorations et des interventions pour tous, membres ou non…mais pas sous forme de contrat…parce que ce n’était ni leur mandat, ni leurs responsabilités, et n’en avait pas l’autorité. Les syndicats s’impliquent régulièrement dans les grands dossiers publics dans le but d’améliorer la vie de tout les citoyens, de tous âges, de tout acabit!

Vous avez parfaitement raison sur le rôle des syndicats, mais je ne vois toujours pas pour quelles raisons un travailleur du secteur privé devrait vous dévoiler son salaire. Quand M. Lussier ne sera plus satisfait des revenus qu’il retire de son ou ses employeurs, il tentera sa chance ailleurs, et si vous n’êtes pas satisfait des textes de M. Lussier vous n’avez pas à les lire. Ses textes ne sont pas produits et payés par l’état. M. Lussier n’a aucun compte à rendre quant aux revenus qu’il retire du secteur privé. À moins qu’il dirige une entreprise cotée en bourse.

Simple, Monsieur Lussier impute comme bien d’autres ici dont une majorité parle à tord et à travers, mélangent tout comme dans une gibelotte: la réalité, les souhaits et désirs, les émotions, les contrats, les règles et les lois, ce qu’ils croient que ça devrait être, etc… des responsabilités qui ne relèvent pas d’eux. Mais sans obligation légale et sociale à maintes égards, malgré tout les syndicats interviennent régulièrement sur les grands dossiers qui touchent à la société en générale et qui influencent la vie de tous et en particulier des plus petits.
Et donc si son intervention veut impliquer incorrectement les autres pourquoi pas lui?

Cependant, ma vision de la réalité est beaucoup plus large et va beaucoup plus loin.

Comment Monsieur Lussier fait-il ses revenus? Dans les détails je ne le sais pas.
Mais l’Actualité dont les bras propriétaires sont multiples, ensemble profitent des revenus de tous directement ou indirectement, pour ne parler que de ce qu’ils font ensemble légalement, entre autres par des crédits d’impôts et des subventions. Aussi, L’actualité pour ne parler que celui-là, fait ses revenus par la vente de magazines à l’unité ou par abonnement et par beaucoup de publicités. Et donc, nombreux sont ceux qui n’achètent pas ce magazine, mais qui y contribuent en achetant des produits de ses publicitaires…des publicitaires de ses publicitaires.
Pour résumer, il n’y a à toute fin pratique, plus rien qui existe sans qu’au minimum indirectement, presque tout le monde d’une façon quelconque, de prêt ou même de très loin, ne participe au financement de son existence.

Ceci dit, si vous cherchez à m’imputer une responsabilité quelconque qui dans les faits n’est pas mienne, il presque certain que je vous demanderez de me donner le pas et je vous promettrai de vous suivre. Si vous me répondez que ce n’est pas justifié, je vous poserai la question, pourquoi ce serait justifié pour moi et pour vous.

Si Jérôme Lussier comme plusieurs autres, impute ici aux syndicats des responsabilités qu’ils n’ont pas, peut-être pourrait-il nous montrer le chemin, en faisant le premier ce qu’il réclame à tord, à d’autres.
Hors dans ceux qui exigent autant des autres par leurs écrits, comme le fait Jérôme Lussier d’ailleurs, peu ont des actions pour appuyer l’âme généreuse et social qu’ils demandent, voir qu’ils voudraient exiger de d’autres.

Monsieur Lussier pourrait nous brandir d’autres arguments beaucoup plus justes, réalistes et légaux d’ailleurs comme juriste, que ce qu’il déblatère sans retenu dans un long plaidoyer irrationnel sur ce sujet!

En terminant, juste ceci sur la situation: le respect qu’on l’on prétend avoir pour l’autre et qu’on lui exige la pareil, d’autant plus si l’on possède le vrai point final dans nos responsabilités et notre autorité, parait et commence bien mal si avant de débuter on brandit tout nos couteaux et qu’on les place sur la gorge de notre interlocuteur dès le départ et qu’on lui offre en même temps toute notre oreille et toute la liberté de s’exprimer en toute confiance.
Cette façon de faire est déjà vouée à l’échec à moins que notre vis-à-vis soit un impotent. De telles méthodes peuvent se comprendre de n’importe quel quidam ignorant le minimum pour bien vivre en société, mais de la part de notre gouvernement c’est inacceptable. Comme subtilité on a déjà vu mieux.
Ça me fait d’ailleurs penser à la majorité des commentaires sur les blogs et c’est encore pire sur les réseaux sociaux auxquels je ne participe jamais. La subtilité, s’intéresser aux détails et essayer de faire la part des choses, ce n’est pas l’apanage de la majorité!
Si seulement la réalité pouvait s’exprimer avec autant de facilité. Identifier, agir et éliminer, et tout ça en moins de temps qu’il n’en faut pour l’écrire, que la vie serait facile! Réveillez-moi si vous connaissez quiconque le vit ainsi.

Les Lussier et compagnie savent comment haranguer la majorité et s’en servent pour gagner leur vie et/ou gagner des appuies.

« …je vous poserai la question, pourquoi ce serait justifié pour moi et pour vous. » correction: « et pas pour vous. »

Il serait peut-être bon que l’opinion publique se prononce en faveur des gouvernements ailleurs que dans leur cuisine.

le projet de loi 3 est une solution instantannee a des problemes crees sur des decennies.les programmes de retraite sont coordonnees au regime des rentes donc si on augmente le regime des rentes on baisse le deficit des caisses de retraite et toute la population au travail beneficie d’ une aMELIORATION DU REGIME DES RENTES .ensuite la negotiation de chaque regime devrait se faire un par un et non pas dans un affrontement general,ca c’ est une mauvaise decision politique.a l’ air de l’ ordinateur on ne semble plus avoir la patience de negocier et on desire des solutions en un clic ,la vie n’ est pas un ordinateur alors ce qui prend des annees a se faire prends des annees a se defaire .

Il est indéniable que les acquis syndicaux ont profités à tous les travailleurs syndiqués ou non. Les luttes menées depuis le début des syndicats pour exiger plus de respect du patronat, des horaires de travail plus raisonnables, des vacances et des congés normaux, le respect de l’ancienneté cela afin d’éviter le népotisme etc. etc.. Toutes les grandes luttes menées par et pour les syndiqués sont devenu la norme dans notre société.
Malheureusement on voit certain de ces droits s’effriter de nos jours, cela étant dû à l’individualisme de plus en plus répandu chez les plus jeunes travailleurs. Dans toute cause, lorsqu’on se croit arrivé et qu’on cesse le combat, on peut être sûr que cette causse régressera.

Très juste!
Sans les syndicats à quel niveau serait le salaire minimum, les régimes de retraite et les pensions de vieillesse, et quoi d’autres qui ont profité à toute la population à cause des luttes et des sacrifices des travailleurs syndiqués et de leurs syndicats?

Mais la droite se sent de plus en plus confiante en ayant de plus en plus d’appuis de la part des plus jeunes égocentriques qui visent tous à devenir les prochains millionnaires, et revient à la charge avec force en mettant en opposition et en conflit les travailleurs ordinaires et la population. Vieux truc de manipulation ultra connu pour influencer par tout les moyens, y compris des faussetés et les sentiments les gens du même groupe pour mieux les diviser.

Les syndicats de la fonction publiques ont profités des largesses du gouvernement et ont obtenus des conditions incommensurables par rapport aux travailleurs du privé. Je pense juste a la sécurité d,emploi et c, est assez. Alors le béret ajuste-toi au privé et la situation est plus logique car je ne crois pas qu,une entreprise privée garde ses employés et les payer a rien faire! Sors ta bulle et viens jaser sur le terrain des payeurs d, impôts!!!…………..

Je crois qu une partie de bras faire est a nos portes ,Je crois que M Couillard ainsi que les maires credibles Coderre et labeaume vont donner une lecon de decromatie aux chers syndicats et leurs membres qui sont plus que favorise/Je suis un retraite depuis 2010 (58 ANS ) mon fond de retraite apres 35ans service pour ICI Canada Peinture est de 850dollars /mois non indexe/donc a 58ans j ai parti ma propre compagnie de distribution pour arrondir mes fins de mois j ai 63ans et je travail encore He Policiers ,pompiers et les autres arrete de nous faire CHIER……

Tout à fait. Ils ont toujours réussis au moyen de subterfuges d’arriver à leur fin et les gouvernements successifs ont pliés et accédés à des demandes qui ne semblaient pas exagérées à l’époque tout en achetant la paix sociale. C’est justement ce dernier argument qui a le plus fait de tort et les dernières revendications sous le thème «On se fait voler» à coup de publicités télévisées et dans les différents quotidiens nous démontrent que les syndicats sont prêts à tout pour arriver à leur fin. En écoutant les propos du chef intérimaire du PQ hier en blâmant le PLQ pour cette situation, je me disais que ce dernier rate une belle occasion d’être solidaire à la démarche et de démontrer la collaboration des partis d’opposition et que finalement, le rôle est de chialer pour chialer.

Je travaille dans une grande entreprise qui a fait des centaines de mises à pied l’an passé. Pas de syndicat. Je fais partie des privilégiés (sans ironie aucune) qui ont droit à un fond de pension 50-50 avec régime à prestation indéterminée. Pas d’indexation (mon salaire n’a même pas suivi le coût de la vie, alors…) J’aurai ce que le placement aura rapporté. Point final. Et? Ben c’est comme ça. Des acquis???? Qui a dit que les acquis sont acquis dans la vie? Pourquoi des gens comme moi qui travaillent fort tous les jours, se débattent entre la job, la famille, les taxes, les études des enfants, les problèmes, les besoins et les désirs devrions payer des régimes à prestation déterminée et indexée. Les policiers et les pompiers, les chauffeurs d’autobus ont des ententes négociées? On n’a toujours pu constater que le rapport de force lors de ces négociations n’est pas le même que dans la population en général. C’est sans compter que le salaire durant les années de travail est souvent plus élevé. A peu près certaines que c’est gens n’en ont pas mis dans des REER. Pas besoin. Moi j’ai dû me passer de bien de petits plaisirs pour préparer ma retraite. Et elle ne sera pas dorée!
Ces gens ont vécu dans la société à un moment où tout était possible. L’économie avait des ailes, on croyait que ça n’aurait jamais de fin. Les dernières années nous ont montré à quel point nous nous trompions. Tout ça a changé. Les syndicats qui étaient une nécessité ont poussé leur chance. Et continu de le faire.
Pour moi un pompier, un chauffeur d’autobus, ne mérite pas plus une belle retraite qu’un préposé au bénéficiaire, un chauffeur de taxi. Les syndicats peuvent bien défendre leurs acquis…c’est pas eux qui payent.
En attendant, quand j’entends un retraité dire que -oh malheur!- il devra couper dans son budget…pus de voyage. Je ne sais pas pourquoi ça ne me donne pas envie de pleurer. Des voyages moi aussi je rêvais d’en faire. J’ai pas pu. Et je n’ose même plus rêver d’en faire le jour où je j’aurai le temps. Dieu sait que ce n’est pas parce que je n’ai pas travaillé!!!
La société a changé, l’économie a changé. Va ben falloir qu’ils s’en rendent compte comme tout le monde. Ok je suis la première à pouvoir admettre que ce n’est pas facile que de voir ce qu’on avait prévu faire des années plus tard ne se produira peut-être pas comme on le voulait. C’est ben plate mais c’est comme ça.

Les chefs syndicaux tiennent un double langage. Ils commentent les incidents de ce type exactement comme Nadeau-Dubois le faisait lors du printemps-érable: » Nous dénonçons ces gestes disgracieux, mais comprenez que les syndiqués sont exaspérés, poussés à bout, enragés, devant le refus du gouvernement de rechercher le compromis » .
Le message est toujours stupidement le même, ambivalent et hypocrite: Au public, à l’effet que le gouvernement n’entend pas négocier (un lutte de pouvoir est toujours une négociation) et, aux syndiqués, qu’il faut continuer de dépasser les bornes et de faire du grabuge, au risque de démontrer que leur colère s’éteint. On ne peut pas, en effet, être en même temps enragé et rentrer dans le rang. Les gros bras font partie intégrante de la stratégie syndicale.

Les gros bras et la grosse tête dans un petit corps du Napoléon Québécois qui lui a fait des déclarations contradictoire.
Il a dit en 2012 lors d’un discours à l’Union des municipalités: « Que dans un état de droit, les contrats devaient être respectés et qu’il n’était pas question de toucher aux régimes de pension rétro-activement »!
Pas si vieux que ça pourtant pour souffrir ainsi d’Alzheimer!
Un homme aussi mentalement souffrant comme maire de Québec! C’est terrifiant!

La sympathie du public ne change rien car le gouvernement va répéter: nous sommes au pouvoir, donc 4 ans de dictature sans contre poids! Nous sommes votre volonté omniprésente. Le vrai problème est la facilité auquelle les politiciens québécois utilisent les lois pour faire tous ce qu’ils veulent, incluant court circuiter d’autres procédés legaux comme la négociation collective. Appui du public ou non, ça ne changera rien, ce n’est pas lui qui fait les lois.

Bonjour Jérôme,

Le titre est original, l’article est bien écrit comme d’habitude. Mais on pourrait écrire une autre article intitulé « les municipalités et le mépris de ses employés » ou encore « les municipalités et le mépris du public ». Car tout professionnel en relations de travail (ce qui n’est pas ton cas, c’est évident!!) sait très bien que le comportement des ses employés est le reflet du comportement de ses supérieurs hierarchique, en l’espèce la municipalité. C’est l’un des deux mécanismes de défense qui se manifeste en organisation: soit la fuite (en démisisionnant) ou le coping (s’adapter au comportement de l’organisation). Les effets cette petite « game » provoquée, faut-il le rappeler, par les élus municipaux, se répercute sur les services à la population. Maintenant, lequel des deux clans méprise le public? Les municipalités? Les employés? ou les deux? On peut raisonnablement en déduire que ce sont les deux, non?

Bref, les enjeux ne sont pas aussi simples que ce que tu viens d’écrire et une bonne compréhension des rouages d’une municipalité est nécessaire. Il appert de tes articles en matière de relations de travail ou de développement organisationnel, que tu aurais intérêt à te renseigner d’avantage. Ton expérience américaine et ta formation de juriste est nettement insuffisante, voire nuisible.

Au plaisir de lire ton prochain article.

PB

Je suis syndiqué, monsieur, mais je crois, M. Lussier que vous avez raison. Le déficit et la dette ne sont pas dus entièrement à la corruption. Nous vivons largement au-dessus de nos moyens et il ne se produit plus de richesse en Occident. Alors il faut faire avec et envisager le bien public, sinon ce sont les marchés qui vont nous dicter notre conduite, comme en Grèce. Et il ne sera plus alors question de maintenir des acquis, mais de les perdre, tout simplement. C’est de la pensée magique de croire qu’ici ce sera différent des autres pays. DG

En voyant leur façon de revendiquer par la violence on comprend que les municipalités n’ont pas le pouvoir de leur tenir tête alors ils leur accorde ce qu’ils demandent qui a les moyens de leur tenir tête? Alors conventions signées de bonne foi! Mon œil! Beaucoup de municipalités ont signé le couteau sous la gorge

Quel gâchis! De vrais enfants gâtés, s’ ils n’ont pas ce qu’ils demandent, ils utilisent le saccage, Je ne cautionnerai jamais la violence.et encore moins l’intimidation. Quand on n’a pas d’arguments sérieux à faire valoir, on utilise la force.
Rien dans la tête tout dans les gros bras

C’est bien simple retirer la LOI RAND, décertifiez les syndicats… RENDEZ LES NULS. Exactement comme REAGAN a fait avec les Air Traffic Controller en 1980. Il n’y a plus jamais eu de problème aux USA avec eux. KAPUT. C’est tout. Ils se fout du public, il se fout des normes civilisés hé bine NOUS LE PUBLIC QUI PAYE ON SE FOUT D’EUX: DÉCERTIFIEZ LES SYNDICATS! Envoyez les à la m…e.

Après le saccage à l’Hotel de ville de Montréal, voilà que s’ajoutera le témoignage de Tony Accurso le 2 septembre, lequel jettera un éclairage sur les rapports incestueux PQ/FTQ/Fonds de solidarité.. Les entreprises d’Accurso, ce fleuron québécois corrompu à l’os..

Les planètes s’alignent pour créer un contexte inespéré pour enfin prendre à bras-le-corps ce problème qui sclérose le Québec.

La majorité soit sortir de son silence pour ne pas laisser lui échapper une occasion qui ne se représentera pas deux fois.

Il ne faut pas laisser le PQ par la voix de Stéphan Bédard dénoncer la méthode intransigeante du PLQ. lequel aurait dû s’inspirer de celle du PQ.. La preuve dit-il c’est qu’on ne manifeste pas en appui au PLQ..

15,000 jeunes québécois ont quitté le Québec sous le gouvernement Marois,. Il faut arrêter l’h.morragie,

La seule solution d’est de donner un appui décomplexé aux Couillard/Labeaume/Coderre.

L’information partisane des chroniqueurs de TVA, lesquels se nourrissent à tous les râteliers, sous le faux prétexte de neutralité, doit être interprétée pour ce qu’elle est, une campagne de promotion pour le futur président de la république, lequel, en tardant d’être nommé chef du PQ évite de se mettre à dos les syndicats..

La majorité silencieuse doit avoir le courage de ses opinions.. Alors qu’est-ce qu’elle attend pour se manifester??

Nous devrons assumer les conséquences de notre léthargie.. ce ne sera pas encore une fois la faute des autres, ce sera aussi notre faute si le Québec se laisse entraîner dans une autre crise majeure d’anarchie.

Très bel exemple, les États Unis d’Amérique sont en faillite technique.

La majorité des pays se méfient d’eux, la pauvreté y est extrême. Ils font la guerre pour avoir du pétrole.

C’est cela que les Reagan, Bush, Thatcher nous ont apporté les, crises, la pauvreté.

Tiré du texte: «Les groupes d’intérêts ( lire les policiers, les étudiants et les travailleurs) doivent commencer à penser en termes de bien commun. Les objectifs et le travail de ces groupes sont souvent louables. Mais s’ils ne peuvent justifier ce travail et ces objectifs en termes universels, plutôt qu’en termes particuliers, alors on ne devrait tout simplement pas les prendre au sérieux.» Belle pensée de dominateur aux mains de l’oligarchie des banques mondiales….. Commencez par faire des leçons aux banques, aux gouvernements, et aux corporation avant de venir faire la leçon au peuple du Québec…. J’appuie les policiers à 120% même dans leur gestes de rebelles et leur colère.

donnez moi une seule raison pourquoi je dois payer votre retraite à 45 ans ou 50 ans alors que je dois travailler jusqu’à 70 ans
savez vous combien ça coute la securité d’emploi messieurs les « saint-du-q »?

Il est dommage que les dirigents syndicaux n’utilisent pas leurs gros bon sense, Est-ce qu’ils veulent que le Québec soit comme la Grèce.

On devrait cesser de percevoir les cotisations et laisser les syndicats s’arranger avec leurs membres,
Ça compencerais un peu pour les autocollants

Pour que la population soit servie par des employés dévoués au bien-être de nos concitoyens, je trouve qu’il est nécessire de respecter les contrats du passé mais ce ne sont pas des acquis pour le futur

Quand est-ce que le respect d’un contrat négocié est devenu un intérêt strictement syndical?

Si la société « brise » nos contrats avec les policiers et pompiers, qu’est-ce qui forcent ces derniers à respecter leurs engagements légaux?

Qu’es-ce que ça vaut une maison sans service d’incendie, sans service de police?

Comment Mr. Lussier fait-il pour ignorer la nature publique de ces questions?

Respecter son contrat d,engagement légaux n,a rien avoir avec le syndicat!!!! Si tu ne respectes pas ton engagement légal de protéger la population que tu dessers tu es DEHORS, CONGÉDIER car la population qui te PAYES n,a plus confiance en toi. Car tu as mis comme prérogative tes engagements syndicaux avant TON ENGAGEMENT PRIMORDIAL qui est quoi????

Ton employeur ce n,est pas ton SYNDICAT, c,est la ville et#ou l,organisme qui t,emploi! SOUVIEN-TOI DE CELA!!

J’ai une suggestion pour le ministre Moreau: offrez aux syndicats de ne rien toucher de leurs fameux acquis (conditions de retraite et indexation) et laissez les continuer à payer leur part du fonds de pension au niveau de ce qu’il est actuellement. Cependant limitez la part des payeurs de taxes à un taux raisonnable (disons 18% max). Les syndicats (et leurs actuaires) se rendront vite compte que le fonds diminue à chaque année et ils auront alors l’odieux d’annoncer à leurs membres que le fonds de pension sera épuisé dans 10, 15 ou 20 ans à moins qu’ils ne consentent à hausser leur contribution! (ou revenir à genoux devant le ministre pour demander une hausse de la part des contribuables, ce qui serait un aveu de leur part que plus rien de fonctionne…).