Michael Applebaum: le mini-Gilles Vaillancourt de NDG?

Des documents judiciaires lèvent en partie le voile sur l’enquête de l’UPAC, qui est beaucoup plus importante qu’on ne l’avait imaginée.

C’était finalement un bien petit accroc, mais combien significatif, dans la carrière publique de M. Applebaum, qui a pris fin avec sa mise en accusation pour fraude.

Des documents judiciaires obtenus par un consortium de médias lèvent en partie le voile sur l’enquête de l’UPAC, qui est beaucoup plus importante qu’on ne l’avait imaginée. De nombreux projets immobiliers dans l’arrondissement, dont le CUSUM, le développement du secteur Jean-Talon Ouest et le centre sportif, auraient été autorisés en échange de pots-de-vin aux élus et fonctionnaires.

Une dizaine d’hommes d’affaires, des fonctionnaires, des élus, deux figures connues de la mafia, Lee Lalli et Tony Magi, et l’ex chef de cabinet de la ministre libérale Michelle Courchesne, Jean-Sébastien Marineau, sont cités dans les documents comme des «acteurs». Leur rôle est difficile à cerner dans les documents que l ‘on dit lourdement caviardés.

Michael Applebaum aurait agi, pendant une dizaine d’années, comme l’un des rouages de cette machine infernale à usurper les biens publics. Ça me fait drôlement penser au réseau du présumé gangster Gilles Vaillancourt. L’ex maire de Laval aurait été à la tête d’un groupe «tricoté serré» d’entrepreneurs, d’ingénieurs, d’avocats et de faiseurs d’élections qui auraient truqué l’octroi des contrats à Laval pendant des décennies.

Contrairement à Gilles Vaillancourt, Michael Applebaum n’est pas accusé de gangstérisme. On ne parle pas de collusion dans son dossier, mais plutôt de versements systématiques de ristournes pour obtenir des changements de zonage. Sa recette est tout aussi infecte que celle du maire de Laval. Qui sait ce qu’il serait devenu si les policiers n’avaient pas mis un terme à son parcours? Peu avant son arrestation, en juin dernier, il songeait vraiment à renier sa promesse et se lancer dans la course à la mairie de Montréal.

Au moins, Gilles Vaillancourt n’avait pas poussé le cynisme jusqu’à lancer une escouade pour la protection de l’intégrité municipale, comme l’a fait Michael Applebaum. Il voulait laver plus blanc que blanc… tout en ayant les mains sales.

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Sur la photo proposant votre lien sur Facebook, c’est incroyable comme Applebaum ressemble à Duchesnau…