Le monde selon Chevrette

La commission n’a pas de preuve du versement d’un pot-de-vin de 100 000 dollars. Pour l’instant, elle doit se rabattre sur des versions contradictoires de Gilles Cloutier et Guy Chevrette — et des apparences, disons, particulières.

Photo: La presse canadienne
Photo: La Presse Canadienne

PolitiquePour un «joyeux retraité», Guy Chevrette était plutôt maussade au moment de son passage à la commission Charbonneau.

L’ancien ministre des Transports rêvait de comparaître depuis un an pour rétablir sa réputation. M. Chevrette ne décolère pas d’avoir été traîné dans la boue par l’organisateur politique Gilles Coutier, un fabriquant d’élections clés en main qui évoluait dans la filière de Marc-Yvan Côté au sein de la firme de génie-conseil Roche.

M. Chevrette a profité de toutes les occasions pour discréditer le travail de la commission, ses méthodes et sa crédulité face aux révélations de Gilles Cloutier. Il a passé deux demi-journées à la barre, et déjà, la juge France Charbonneau en avait marre de l’entendre régler ses comptes.

Gilles Cloutier, un témoin vedette de la commission, a confessé ses péchés à la commission Charbonneau en avril 2013. De Maurice Duplessis jusqu’à nos jours, il a relaté sa vie dans la collusion, la corruption et l’organisation d’élections.

Cloutier ne compte plus les maires qu’il a mis dans sa petite poche. De toutes ses révélations, celles concernant Guy Chevrette furent les plus dommageables. M. Cloutier a affirmé qu’il avait fait «une magouille» avec l’ancien ministre des Transports, afin que Roche obtienne le contrat pour le prolongement de la route 125 — entre Saint-Donat et Lac-Supérieur — en 2000-01.

Pour son aide, M. Chevrette aurait touché un pot-de-vin de 100 000 dollars lui permettant de faire un voyage au tour du monde avec son ami Gilles Beaulieu. M. Cloutier a dit qu’il avait versé une première tranche de 25 000 dollars à M. Beaulieu, mais il a dit ignorer le cheminement des 75 000 dollars manquants.

Guy Chevrette a tout nié. Tout… sauf le voyage. Les Chevrette et les Beaulieu ont mis 100 000 dollars de leur poche pour se la couler douce pendant 100 jours après le départ à la retraite du politicien, en 2002.

Or, Gilles Cloutier affirme qu’il a «magouillé» en 2000-01, alors que le député n’envisageait pas de prendre de sa retraite. Pour Guy Chevrette, les dates ne concordent pas. Comment aurait-il pu envisager en l’an 2000 un voyage auquel il n’a pas pensé avant 2002 ?

La commission n’a pas de preuve du versement d’un pot-de-vin de 100 000 dollars. Pour l’instant, elle doit se rabattre sur des versions contradictoires de Gilles Cloutier et Guy Chevrette — et des apparences, disons, particulières.

Le projet de la 125 était hors norme du début à la fin.

La route porte bien son surnom de «route à Chevrette». Elle était jugée inutile par le ministère des Transports du Québec (MTQ), mais le ministre a mis son poids dans la balance pour donner le feu vert au projet, au nom du sacro-saint «développement économique».

Aujourd’hui, la 125 est un paradis pour les cyclistes, mais elle est peu utilisée par les automobilistes. Près de 19 millions de dollars pour une fausse piste cyclable au milieu de nulle part, c’est un peu cher… même si l’on croit au tourisme et au développement régional.

M. Chevrette fait partie d’une certaine arrière-garde qui a prospéré avec l’idée que les politiciens donnent les ordres, et les fonctionnaires les exécutent. Qu’importe que les projets soient utiles, urgents, nécessaires d’un point de vue rationnel. À partir du moment où un ministre des Transports fort en gueule dicte sa raison — la raison politique —, tout semble justifiable, ou excusable. Même les éléphants blancs perdus dans les Laurentides.

Guy Chevrette n’est pas sorti amoindri de sa comparution à la commission Charbonneau. Au contraire, son témoignage permet de douter encore plus de la véracité des faits tels que rapportés par Gilles Cloutier. En l’absence de preuves indépendantes, la magouille de la 125 va être reléguée au rang de note de bas de page dans le rapport final de la commission.

Sans rendre compte, par son arrogance et sa certitude tranquille, M. Chevrette a donné des arguments à ceux qui, comme le commissaire Renaud Lachance, veulent réduire l’influence politique indue dans les décisions d’investissements du MTQ.

* * *

À propos de Brian Myles

Brian Myles est journaliste au quotidien Le Devoir, où il traite des affaires policières, municipales et judiciaires. Il est présentement affecté à la couverture de la commission Charbonneau. Blogueur à L’actualité depuis 2012, il est également chargé de cours à l’École des médias de l’Université du Québec à Montréal (UQAM). On peut le suivre sur Twitter : @brianmyles.

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12 commentaires
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Guy Chevrette est « un vieux de la vieille » comme on le disait il n’y a pas aussi longtemps.
Un ex de l’union nationale.
Il a connu ses mentors de l’ère Duplessis.
En ce qui me concerne, à part la perception, et les mensonges sur cette perception et sur le reste, cela a-t-il changé autant que cela?
Cela changera-t-il autant que cela?
Qui est-ce qui a gagné les dernières élections provinciales?
Un vieux parti!
En employant quelles méthodes?
Les même que depuis toujours.
Tu dis n’importe quoi, tu promets n’importe quoi mais d’être le plus et le seul à être honnête et surtout si tu trouves la faille, tu la répète sans cesse, peu importe si c’est vrai ou non.
C’est ce que les libéraux ont fait il y a quelques semaines.
Et ça fait la job à merveille.
La preuve a été faite il y a bien longtemps et ça marche toujours.

Couillard n’avait-il pas dit que juste le fait que son parti soit élu majoritaire, cela ferait toute la différence à tous les niveaux: les finances, les emplois et le reste?
Où sont donc les journalistes pour lui rappeler à répétitions comme ils ont fait pendant la campagne sur le PQ avec la charte et le référendum?

Il n’y a rien de neuf.

Vers 1970 j’étais représentant depuis quelques mois pour une compagnie qui appartenait à un sous-ministre.
Un jour que le gérant de la ville de Longueuil était malade, son remplaçant nous passa une petite commande.
Comme c’était la seule commande depuis des années, et que la marchandise entrait dans ma voiture, je suis allez la livrer au garage municipal.
En m’ouvrant la porte, un employé m’a demandé, que j’étais de la compagnie habituelle: « Untel t’a-t-il donné mes billets de hockey? » Ma réponse: « Non, mais je ne suis pas allez au bureau avant de venir ici ».
S’il était habitué à avoir des billets du canadien, que devait donc avoir l’acheteur?
Et nos produits étaient beaucoup moins payant que des travaux de voirie. Je ne veux pas donner plus de détails.
Dans toutes les municipalités, chacun avait son petit ou gros nanane.
Mais pas de moi. Je n’ai pas fait 6 mois. On m’a dit que je n’étais pas fait pour ce genre d’emploi. On avait raison. Je ne suis pas voleur et je n’ai jamais voulu être complice des voleurs.
Mais en 1970, à quoi bon risquer ma vie, avec les mentalités de l’époque…
Des anecdotes du genre j’en aurait pour 3 jours d’écriture.

Mais est-ce que cela a changé?

Il y a quelques mois, en 2013, j’ai emmené ma voiture au même garage que je fréquente depuis environ 10 ans.
Surprise, il a été vendu.
Le nouveau propriétaire est un beau jeune homme, bcbg, pas beaucoup plus de 25 ans, d’un grand chic, instruit et impeccable. Propriétaire aussi selon sa carte, d’un service relativement nouveau offert dans les grandes manifestations dans les grands hôtels, centre de congrès et le reste.
Au moment de payer, il m’a offert de me donner une facture « officieuse » démontrant les travaux effectués, mais sans payer de taxes ou une autre « officiel » alors que j’aurais à payer de taxes.
En revenant chez moi, je me suis demandé s’il n’y avait pas un service d’escorte de luxe avec cela!

Pourquoi il y-a-t-il autant de magouilles?
Parce quelques Québécois ici et là sont des voleurs?

Et vous, Monsieur Myles, faites vous faire tout vos travaux de façons légales?
Et votre voisin?
Et votre soeur, votre mère, votre cousin, votre meilleur ami?
Dans les réunions de familles, combien êtes-vous à vous relancez la balle fièrement de celui qui profité le plus des « bonnes occasions » en dessous de la table, pour ne pas payer de taxes pour celui-ci ou pour ne rien payer pour celui-là?

Mais celui qui fourre l’aide social: ça c’est grave!

Et qu’en est-il des compagnies de pétrole, les mines et quoi d’autres qui profitent de subventions à tour de bras, qui font des profits mirobolants et dont la pollution laissée sera en fin de compte au frais des payeurs de taxes?
Sans compter les déclarations des entreprises qui passent par des paradis fiscaux?
Sans compter des transferts d’argent vers des paradis fiscaux?
Sans compter des fausses déclarations par un très grand nombres d’entreprises de salaires et de fausses dépenses comme celles pour des épouses et des fils qui n’ont jamais mis les pieds dans ces entreprises? Je ne sais si une seule entreprise au Québec et au Canada n’utilisent pas ce stratagème?
Sans compter les impôts des entreprises qui sont passés de 40 à 14% en quelques décennies?

Tout ceci se fait sans que des manifestations de casseroles se manifestent!

Le vrai ménage n’est pas encore commencé et il ne se fera jamais!

En ce qui concerne ce Cloutier, comment se fait-il qu’il soit encore en liberté?
Tout son témoignage à la commission doit l’avoir fait jouir de vantardise.
Il a pu enfin, montrer au monde ce dont il était capable et il en était fier!
Est-ce que je crois ce qu’il a dit?
Certainement autant que lorsque Chevrette parle! Il y a du vrai, c’est certain. C’est-à-dire enfirouapé pour garder le beau rôle.

La police elle-même, on s’en rend compte, ce n’est pas que du joli, joli!
La sûreté du Québec: faites moi rire!
Que nous a dit un ancien haut gradé qui est devenu sous-ministre? Pensez-vous madame qu’à chaque matin au ministère des transports on a le temps de penser à pogner des bandits? Je ne crois pas en effet. Mais un ancien de la police, haut gradé de surcroit, n’a-t-il pas son travail et son instinct « dans les veines. jusqu’à sa mort, comme une seconde nature? Si non, que faisait-il dans la police? Profiter du système comme de nombreux autres dont on entendra jamais parler?

On est pas sorti du bois.
Il y a une mentalité générale à changer.
Les magouilles sont partout: au municipal, au provincial, au fédéral, dans la police, chez les politiciens, dans les hôpitaux et où d’autres?
Juste là, ça inclus combien de centaines de milliers de personnes directement impliquées qui se ferment les yeux?
Ajoutons indirectement les familles, les amis, les connaissances qui finissent par savoir…et joindre les rangs…des aveugles ou des participants?

C’est pourtant simple, clair et limpide et à la portée de n’importe quel esprit un tant soit peu éveillé: LA raison principale pour laquelle la collusion et la corruption sont tellement omniprésentes au Québec est directement reliée au fait qu’au Québec, trop de pouvoir est concentré entre les mains de trop peu d’individus. Bref, l’État socialiste en situation de monopole est beaucoup trop gros et occupe un espace beaucoup trop large dans nos vies. Ailleurs au Canada et en Amérique, l’État n’étant pas aussi obèse et bouffi, ces défauts sont bien sûr présents mais à une moindre échelle.

Je suis absolument certain que s’il existait une Commission Charbonneau dans chaque ministère et dans chaque organisme étatique québécois (SAQ, Hydro-Québec, Loto-Québec, Santé, Éducation, etc…), on en trouverait et de bien belles petites magouilles.

Le principal problème avec cet l’État socialiste et irresponsable québécois, c’est que ce sont les contribuables qui paient pour les magouilles. Pas les élus ou les fonfons qui en bénéficient.

Au privé, si une société pratiquait ce genre de chose dans la même mesure que l’État québécois le fait depuis la Révolution Tranquille, elle aurait fait faillite depuis très longtemps, la compétition l’ayant rayé de la carte. Seuls les actionnaires de la société en question en auraient payé la note. Pas les contribuables au contraire du système socialiste actuel.

LA solution? Réduire la taille et l’influence de l’État.

Voici qui devrait peut-être aider les gauchistes à comprendre l’état actuel des choses au Québec:

http://blogues.journaldemontreal.com/liseravary/societe/lappel-de-la-nation/

«Ne demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, mais plutôt ce que vous pouvez faire pour votre pays».

Que de sages paroles…

Ces sages paroles proviennent de JFK qui, selon votre pensée et de plusieurs Américains de droites, était un dangereux socialiste.

Il faut être aveugle, pour croire qu’une entreprise privée qui pratique « ce genre de chose » va aller en faillite. Si vous aviez lu le rapport de Transparency International, vous chanteriez sur un autre air ce refrain. Ainsi, on y lit : « Aux États-Unis, par exemple, plusieurs cadres de la société Honda ont, entre la fin des années 70 et 1992, accordé de nouvelles licences de concession automobile en fonction des pots-de-vin versés par les concessionnaires potentiels (sous la forme de sommes d’argent et de cadeaux) au lieu de choisir les concessionnaires les mieux à même de servir les intérêts de leur entreprise. Les poursuites judiciaires collectives qui ont été intentées se sont traduites par la condamnation de Honda à verser 330 millions de dollars de dommages et intérêts à 1 800 concessionnaires. » Honda en faillite ! Ce serait plutôt les concessionnaires honnêtes qui auraient connu ce sort.

Autre exemple : « En matière de financement, un employé de banque peut se voir offrir des pots-de-vin pour proposer un prêt à des conditions privilégiées à une entreprise. C’est le cas, par exemple, d’un haut gestionnaire de compte de la Banque Royale du Canada qui a récemment été accusé d’avoir accepté la somme de 362 000 dollars canadiens (soit 300 000 dollars US) sous forme de pots-de-vin de la part d’une entreprise de fourniture de métaux, aujourd’hui disparue, en échange de son accord concernant divers prêts, l’extension du découvert autorisé de l’entreprise de plusieurs millions de dollars et la préparation de comptes financiers frauduleux. Il ne s’agit pas là d’un cas de corruption isolé en matière de prestations bancaires. Plus d’un tiers des entreprises interrogées lors d’une enquête menée en 1999 ont indiqué qu’elles considéraient la corruption en matière de prêt bancaire comme un obstacle majeur, limité ou mineur pour leurs activités. » La Banque Royale en faillite ? Une blague oui. Les banques qui ont fait faillite, ne l’ont pas été pour ces raisons, c’étaient pour un tout autre genre de fraudes disons.

Vos exemples prouvent clairement la justesse de mon affirmation au sujet de la collusion/corruption au privé. Merci!!!

SI une société privée pratique le même genre de chose que les fonctionnaires étatiques l’ont fait au Québec depuis 50 ans, c’est la société et la société SEULE qui en paie le prix et personne d’autre. En plus, ces crimes n’étant pas gratuits, les coûts reliés à ces derniers sont automatiquement appliqués sur les prix et éventuellement, la société en question se retirera des affaires, fera faillite ou tentera de se refaire via un procès ou autre.

Par contre, dans votre genre de système étatique et suffocant, SEULS les pauvres contribuables paient et eux SEULS!!!

La beauté de la chose capitaliste: vous faites des conneries? vous êtes puni. vous faites des bons coups? vous êtes récompensé.

L’horreur du système étatique: vous faites de conneries? vous n’avez rien à craindre, soit vous êtes récompensé et/ou promu ou soit vous êtes « mis en disponibilité » avec 100% de la paie. vous faites un bon coup? vous en partagez les gains avec les vôtres et rien, absolument RIEN ne retourne aux contribuables (vos taxes ont baissé depuis que la commission Charbonneau a fait descendre les prix de plus de 30% dans la construction des infrastructures?).

Le capitalisme est la forme de démocratie la plus juste et équitable au monde; c’est une démocratie de consommateurs.

Il faut être un peu naïf pour penser qu’on est le seul endroit à souffrir de corruption en Amérique du Nord… Parce qu’évidemment aux USA, les votes ne s’achète pas. Au moins ici on a le courage de faire le ménage.

« Il faut être un peu naïf pour penser qu’on est le seul endroit à souffrir de corruption en Amérique du Nord… » (sic)

J’ai écrit et je cite: « …ailleurs au Canada et en Amérique, l’État n’étant pas aussi obèse et bouffi, ces défauts sont bien sûr présents mais à une moindre échelle. » (sic)

LISEZ attentivement AVANT d’écrire vos commentaires.

Oui mais au Québec, en plus de la corromption, on est rasés au cuir par le fisc (ce qui n’empĉhe pas les déficits et l’endettement à go-go), ce qui n’est pas le cas dans les autres provinces et aux E-U.

Monsieur Chevrette a aussi démontré que sans enquêtes de police abouties, la Commission Charbonneau n’est qu’une nouvelle émission quotidienne du style « parle, parle, jase, jase ». À la limite, on pourra lui accorder d’avoir contribué à l’effort pédagogique en matière de corruption. Sauf que les stratagèmes démontés devant le petit écran sont depuis deux ans désuets.

1- Il ne faudrait pas, que mes propos assez dur envers les Québécois surtout, mais envers les canadiens aussi mènent quiconque à conclure que je pense que nous sommes les rois des corrompus. C’est que le sujet et la période concernent ce qui tourne autour de ce qui c’est dit à la commission Charbonneau (ultra nécessaire d’ailleurs) au Québec par des Québécois.
S’il y a à dire en comparaison avec le reste du Canada, avec nos voisins du Sud et encore plus au sud, nos lointains Européens, les Asiatiques, les Africains, c’est que malgré tout les reproches que je peux avoir et que j’adresse au Québec et à ses habitants, dont je suis évidemment, c’est que le Québec demeure sans aucun doute l’endroit dans les moins si non le moins corrompu de la planète, et là où dans son ensemble y vivre est le meilleur.

Peu si non aucun endroit dans notre monde actuel ne fait cet auto-examen publiquement avec autant d’ouverture bien que demeurant insuffisant et imparfait. C’est ce qui nous fait apparaître pire qu’ailleurs, mais il n’en est rien.

2- L’appétit de profits jamais comblé à l’indice de progression illimitée de l’industrie et l’entreprise privée, accentué tel un tsunami financier qui ne se terminera jamais par la bourse et la mondialisation sont la source principale de nos problèmes, alors qu’ils contribuent à la mise au pouvoir de leurs pions et valets de nos gouvernements. Il faudra toujours garder en tête que derrière toute cette plaie, des êtres humains sont concernés. Ces humains, des hommes et des femmes, sont parmi nous: nos parents, nos frères et nos soeurs, nos chers amis ou nos amis chers, nos connaissances, nos voisins, etc.
Ils sont globalement des deux côtés: des corrompus et leurs victimes.

Et vous, êtes vous un corrompus et une victime ou qu’un cochon de victime qui paie pour toutes ses magouilles sans jamais en profiter.
Quand vous serez exaspéré peut-être vous mettrez-vous à dénoncer?
En 2014, on pourrait-être rendu là sans risquer sa vie? Ou à la veille?
Mais il faudrait d’abord cesser d’accepter des billets de soccer ou des souper d’un des fournisseurs de la compagnie pour laquelle vous travaillez.
Ainsi vous vous sentirez moins coupable de dénoncer votre patron qui réclame des remboursements de dépenses pour la voiture de son fils qui va à l’université ou encore qui déclare un salaire de $45,000. pour son épouse qui ne se présente jamais au boulot!

3- « «Ne demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, mais plutôt ce que vous pouvez faire pour votre pays». » cette phrase célèbre prononcée par un homme aussi célèbre et vénéré tel un intouchable, ce qui fut vrai mais pas nécessairement que pour le meilleur côté d’un être humain ayant autant de responsabilités, peut paraître tellement honorable à la condition de la garder hors contexte, et surtout de faire fi totalement de ce que tout ce qu’à été l’homme et tout ce qu’à touché ses lèvres qui les a prononcés…
Les Kennedy ont été et sont encore, on le sait maintenant, soit aussi des exemples de corrompus, de corruption, qui ont aussi en même temps combattus les corrompus, les autres que de la famille et des amis. et la corruption, soit principalement celle des autres et qui pensaient-ils ne les touchaient pas!

Hors pour combattre « le pire », de préférence ne faudrait-il pas être « le mieux »?
Ou encore au minimum être rentré dans le droit chemin sans ne plus avoir rien de nouveau à se reprocher?

Exact et les Québécoises et les Québécois nous l’ont clairement démontré le 7 avril dernier.

Bravo pour votre lucidité et votre perspicacité.

En effet, votre texte sur le caractère rétrograde de M. Chevrette lorsqu’il s’agit de deniers publics. N’est il pas ce Ministre qui de par sa diatribe vitriolique, s’en est pris au Vérificateur Général parce qu’il disait que le budget de dépenses discrétionnaires des ministres coûtait beaucoup aux contribuables et servait à soupoudrer de l’argent aux proches qui faisaient des demandes hors norme. M. Chevrette a dit, si ma mémoire est bonne, « pour qui se prend t’il » et « de quoi se mêle t’il » ce fonctionnaire. En effet cette route ne sert à rien puisque les sentiers pédestres et pour les cyclistes, ce n’est pas ce qui manque à St-Donat où il n’y avait pas de feu rouge dans cette ville lors de la construction de cette route.