Le multicul au Canada: au point de bascule ?

Cela se passait à Los Angeles, au printemps 2009. Le Consul général du Canada avait rassemblé à sa table plusieurs personnalités californiennes autour d’un Premier ministre d’une province de l’Ouest que je ne puis nommer. J’étais de passage, en promotion des écoles internationales d’été du Cérium, et je fus invité.

Une faille dans le concept ?
Multiculturalisme canadien: Une faille dans le concept ?

Un Californien aborda avec le PM canadien la question de l’immigration. « Nous, ici, on a des tas de problèmes avec les immigrants mexicains, dit-il. Mais vous, au Canada, vous semblez avoir trouvé la formule qui marche. Pouvez-vous nous donner des conseils. »

Nous étions en pleine crise des accommodements au Québec et, ayant entendu souvent des représentants canadiens de par le monde, je m’attendais à la cassette habituelle des exploits multiculturels de notre beau grand pays, phare post-moderne de l’univers. Eh non. Le PM eut la franchise que permettent l’éloignement et l’anonymat.

« Ce n’est pas aussi rose que vous le pensez. Les problèmes d’intégration sont très réels partout au Canada. Il y a un mécontentement que je sens grandir dans la population. Il n’en faudrait pas beaucoup pour que les braises s’enflamment. » Le Californien était très déçu. Pas moi.

J’avais encore à l’esprit un article de La Presse qui avait démontré qu’il y n’avait pas plus de plaintes de discrimination raciale au Québec qu’en Ontario (même si nous n’avons pas de leçons à donner pour l’embauche des minorités, loin s’en faut). La seule grande différence entre le Québec et l’Ontario: ici, on en parle !

Du moins, c’était vrai. Car la prédiction du PM de l’Ouest est en train de se réaliser. Dans le Globe and Mail de ce mardi, la chroniqueuse Margaret Wente écrivait ce qui suit au sujet des cas allemands et canadiens:

Comme les Canadiens, les Allemands ont été inondés de propagande officielle célébrant les joies de la diversité ethnique. Dans les deux pays, le fait d’exprimer des doutes au sujet de la politique d’immigration était socialement verboten. Comme l’explique la journaliste allemande Sabine Beppler-Spahl dans le magazine en ligne Spiked!, « être ‘pro-immigration’ ou ‘pro-multiculturalisme’ en Allemagne aujourd’hui est l’équivalent d’un statut social, une façon de prouver que vous êtes culturellement raffiné et cosmopolites, contrairement aux classes populaires incultes et racistes. »

L’histoire et la composition de l’immigration au Canada sont résolument différentes de la situation allemande. Mais notre point de bascule est aussi sur le point d’arriver. Et lorsqu’il arrivera, il n’y aura pas de retour possible.

La date du point de bascule

Ce point de bascule pourrait avoir une date: le lundi 25 octobre prochain. C’est la date où l’une des villes les plus cosmopolites du monde, la plus importante au Canada, Toronto, pourrait élire un maire très nettement post-multiculturel: Rob Ford. (La course est très serrée.)

Il est ouvertement critique de la politique d’immigration canadienne, juge que le pays a suffisamment d’immigrants et a voulu déclarer Toronto une « zone libre de réfugiés » pour refuser d’accueillir les Tamouls réfugiés en Colombie-Britannique. Comme l’indique ma collègue Chantal Hébert, ces déclarations très un-canadian ont fait monter sa cote de popularité.

Ford surfe sur un retour de balancier défavorable aux immigrants qu’on n’aurait pas cru possible dans le Canada multiculturel il y a quelques années à peine. Je vous ai parlé récemment des sondages réalisés en juillet et en septembre par la firme Angus Reid sur les attitudes des Canadiens et des Américains face à l’immigration.

Angus Reid perçoit un durcissement de l’opinion canadienne face à l’immigration ces dernières années. La moitié des répondants, notamment, souhaitent que les réfugiés Tamouls soient déportés et retournés au Sri Lanka !

Un révélateur, la burka

En avril dernier, les éditorialistes bien-pensants du Canada anglais ont fondu sur le Québec pour la décision du gouvernement Charest d’interdire le port du voile intégral dans les services publics.

Angus Reid a la bonne idée de faire un sondage qui démontre, comme prévu, que l’immense majorité des Québécois y sont favorables. Mais il révèle aussi, ce qui est surprenant, que des majorités existent également au Canada anglais pour cette interdiction:

Manitoba, Saskatchewan: 65%
Colombie-Britannique: 70%
Maritimes: 73%
Ontario: 77%
Alberta: 82%
Québec: 83%

Un autre sondeur, ayant obtenu des résultats similaires, a avoué que lui et son équipe avaient été très surpris de ces réactions. « On est au Canada, on n’interdit rien ici » a-t-il commenté.

Étrangement, dès la publication de ce sondage, le chef du parti qui a inventé le multiculturalisme, Michael Ignatieff du PLC, s’est découvert une tolérance nouvelle pour l’approche québécoise !

Ces mouvements de mauvaise humeur de l’opinion canadienne envers l’immigration, les réfugiés et les cas comme la burka n’épuisent évidemment pas le débat sur le multiculturalisme et n’en annoncent pas le décès. Mais elles sont symptomatiques d’un ras-le-bol palpable.

Or le déclin du multiculturalisme n’est pas seulement perceptible  chez les Rednecks et les intolérants des classes inférieures « incultes et racistes », mais dans toute l’opinion canadienne.

Il est aussi perceptible dans la haute société canadienne. Chez des intellectuels et même, chez les juges.  Ce que nous verrons dans notre épisode de demain…

Hier: Europe – le double échec du multiculturalisme

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j’ai pensé faire connaître aux participants à votre blogue, monsieur Lisée, les quelques paragraphes ci-après, que j’ai aussi adressés personnellement, début février dernier (il y a 9 mois), à bon nombre d’acteurs et intervenants du domaine public, pour :

1) ressusciter et/ou raviver l’idée d’une politique d’immigration québécoise intégrée, le plus tôt possible, à la politique d’immigration canadienne, qui informe à l’avance les candidats à l’immigration au Québec sur les valeurs fondamentales de la majorité des québécois et sur l’obligation formelle de s’y soumettre pour pouvoir bénéficier des précieux avantages du statut d’immigrant reçu et, éventuellement, de celui de citoyen canadien vivant au Québec.

2) susciter une nouvelle réflexion »sur les demandeurs d’accommodements raisonnables », qui, comme des termites, grugent graduellement et inéluctablement nos valeurs pour imposer, visiblement et de plus en plus irréversiblement les leurs.

Je note ici qu’à l’exemple du Québec, et considérant les changements socioculturels notables apportés annuellement par l’arrivée d’un nombre fort important d’immigrants dans chaque province, celles-ci seront fort possiblement tentées, à brève ou moyenne échéance, d’emboîter le pas au Québec en adoptant et implantant, à défaut du gouvernement canadien d’adapter sa politique d’immigration aux valeurs jugées acceptables par chacune des provinces, une telle »politique particulière d’immigration adaptée aux valeurs de chaque province » et applicable à tous les citoyens canadiens vivant sur leur territoire.

Je souligne ici, qu’à cause de l’échec manifeste du multiculturalisme, constaté de plus en plus dans les pays européens, dans les états américains et dans l’ensemble des provinces canadiennes, l’occasion est plus belle qu’elle ne l’a jamais été de faire adopter des changements importants à la politique d’immigration canadienne parallèlement aux modifications que l’on souhaite semble-t-il apporter prochainement à la politique d’immigration de certaines provinces canadiennes que je ne m’aventurerais pas à nommer présentement.

On aura davantage gain de cause, c’est très évident, si on agit de concert avec les autres provinces canadiennes sur chaque politique qui tout en étant d’intérêt particulier à chacune sont à l’évidence d’intérêt commun à l’ensemble.

Donc, en agissant ainsi dans son intérêt, le Québec agirait aussi, je crois, dans l’intérêt des autres provinces et du Canada dans son ensemble, qui pourrait de cette façon graduellement devenir, dans un laps de temps assez court, sans faire perdre la face à quiconque et sans débats coûteux et inutiles, une véritable Confédération ou Fédération, on peut lui donner le nom qu’on préfère, basée sur les valeurs respectives de chacune de ses provinces ou, un peu comme aux États-Unis ou en europe, de chacun de ses états membres.

De plus, si les citoyens canadiens vivant au Québec et ailleurs au Canada veulent protéger leur héritage socioculturel, tout en continuant d’accueillir des immigrants d’autres cultures, ils ne peuvent laisser les tenants du multiculturalisme continuer plus longtemps à décider seuls des valeurs de la majorité, sinon la majorité laissera, en allant à l’encontre de ses valeurs, les minorités socioculturelles décider de plus en plus, selon leur poids démographique respectif et leur taux de participation à la vie publique, quelles seront les valeurs socioculturelles acceptables au Québec et ailleurs au Canada,

c’est-à-dire celles qu’elles auront graduellement »osé imposer à tous ».

Suite à ce qui précède, je suggère que le Gouvernement du Québec agisse de façon digne et responsable, en reconnaissant ouvertement, dans un texte officiel à cet effet, l’incompatibilité des préceptes de vie de l’islamisme intégriste, par exemple, avec les valeurs humaines d’estime de soi, de dignité, de paix individuelle et sociale, de facilité d’identification individuelle, de primauté inconditionnelle de la règle de droit, d’accueil de l’autre, de respect des différences, de liberté, d’égalité, de fraternité et autres valeurs de la majorité actuelle des québécois, et décide :

1) d’amender la charte des droits et libertés en conséquence, en faisant primer les valeurs de la majorité actuelle de la population québécoise sur toutes les autres, dont en premier lieu l’égalité absolue entre les hommes et les femmes, que le Québec en est maintenant rendu à devoir imposer légalement à tous sans exception, et la laïcité dans le domaine public dans son sens le plus large,

2) de privilégier le plus possible, lors de la prospection et de la sélection d’immigrants, les ressortissants des peuples de culture gréco-latine et/ou qui démontrent par leurs choix de vie une ouverture réelle aux valeurs occidentales tout comme aux valeurs orientales non belliqueuses, et qui, en plus de satisfaire aux critères existants d’immigration, ont une connaissance fonctionnelle du français ou s’engagent formellement à l’apprendre rapidement et dont les valeurs socioculturelles, clairement affichées, sont compatibles avec les valeurs, brièvement décrites ci-haut, de la majorité actuelle des québécois.

Claude Pelletier
Montréal-Rsmt

La pyramide démographique étant ce qu’elle est, nous n’avons d’autre choix que d’encourager son renouvellement. La grande question: comment?

Le Canada a choisi l’immigration. Pour plusieurs raisons: d’abord il répond adéquatement au manque à gagner en main d’oeuvre, en payeurs d’impôts qui financent les retraites, en plus de noyer le poisson des nationalistes francophones en établissant une «société mosaïque» chère aux multiculturalistes.

Mais on a ghettoïsé une panoplie de cultures, qui comme le dénote Merkel,(ma traduction tirée du Spiegel) «ont contribué à renforcir les préjugés, favorisé la méconnaissance des nouveaux arrivants en plus de nuire à la cohésion sociale aux noms de droits individuels qui ne définissent pas les idéaux pacifiques Allemands». Un de ses ministres va plus loin (toujours dans le Spiegel): «les sommes engouffrées pour corriger le tir sont substantielles: [la ghettoïsation] encourage le repli sur soi, liant avec elle certains problèmes sociaux coûteux. L’accès à des emplois de qualité est difficile [pour les nouveaux immigrants]: la pauvreté entraîne la criminalité, exige un appui de l’État, l’intégration ardue oblige de consacrer toutes sortes de mesures d’intégration qui ne fonctionnent que de façon limitée puisque l’intégration ne se fait pas à la base.»

Pas étonnant que les politiques de natalité sont redevenues à la mode: les coûts engendrés par une mauvaise intégration (et nos sociétés n’ont qu’elles-même à blâmer, pas les immigrants)rendent les incitatifs à la famille nombreuse pas si coûteux dans l’ensemble.

Cela n’empêche pas une immigration; mais augmentant la natalité intérieure cela permet de réduire l’immigration; les États, quels qu’ils soient, ont une capacité d’absorption limitée: un nombre plus raisonnable permet de fournir tous les outils à ces nouveaux arrivants pour qu’ils puissent pleinement s’épanouir.

Nous ne sommes pas en boom économique. Nous ne pouvons pas nous permettre, en tant que société, d’accueillir des immigrants pour ensuite les laisser pour compte, avec des emplois de mauvaise qualité, dans des quartiers malfamés, les obliger par la pauvreté à augmenter la criminalité.

Est-ce que les indigènes du petit peuple font partis des braises dont ce PM de l’ouest parle? Est-ce que nous, petit peuple, qui n’a aucun statut, dans cet ex-plussse beau pays du monde, pouvons nous être considérer comme des braises?

J’aimerais bien car, c’est peut-être notre planche de salut, de se faire mettre en dehors de ce pays créer pour un chemin de fer. Y’a des pays qui ont été conçus pour obtenir la liberté ou pour devenir libre d’un colonisateur. Nous c’était pour avoir un apport technologique de pointe, ça c’est gagnant.

Voila ce qui manque dans l’histoire du monde. Un pays créé pour un peuple qui n’est pas capable de ce décider alors, on a juste à se faire expulser du notre…on pourrait l’avoir comme ça, non!

Excusez-moi je suis cynique, est-ce encore légal de le faire ou J.J.C.(John James Charest) a bailloner ce droit aussi… Je le revendique quand même car, ça fait plus de 3 ans que je le suis et j’ai jamais profiter de cynisme subventionné. De plus, mon parcours actuel me donne 21 points, j’ai donc le droit de l`être.

On a besoin des immigrants,mais une fois rendus ici ils doivebnt s’intégrer.Apprendre le français
s’il viennent au québec,adopter les pratiques
vestimentaires du Québec,se mélanger aux autres habitants de la province.

La remise en question de cette philosophie s’étend comme un feu de brousse à la grandeur de l’hémisphère Nord. On se demande pourquoi? C’est pourtant simple à comprendre.

L’Occident a exploité le tiers monde depuis des siècles. Il a siphonné les richesses, exploités les peuples, les a humiliés et méprisés.

Aujourd’hui la vengeance a un nom : L’immigration. Et comme l’Occident est judéo-chrétien, il se sent coupable. Et c’est ainsi qu’il a imaginé ce foutoir qui est le multiculturalisme.

Ici il y a une explication supplémentaire. Elle porte un nom infâme, Trudeau, qui voulait nous noyer dans un magma et nous minoriser. Mais aujourd’hui on dirait que le boomerang commence à faire des dégâts collatéraux au-delà de nos frontières.

Quand le ROC va en avoir assez, vous allez voir comment ça va changer rapidement. Et Jean-François nous donne de bons indices du changement qui commence à s’opérer.

Il y a quelques décennies à peine, le terme «communautaire» était bien respectable. Cela faisait référence à l’implication sociale, à l’engagement dans une cause – professionnelle ou autre – avec l’objectif de s’impliquer auprès de ses semblables. Voilà donc qu’avec l’amélioration du niveau de vie global et de celui des transports en psrticulier, sans parler de celui des communications et de l’avènement du «village global», il y a eu ces mouvements ou déplacements de population qu’on a décrit comme le phénomène de l’immigration. Cela a donné lieu au défi de l’intégration culturelle des nouveaux arrivants vers le creuset social de leur société d’accueil. Il s’est aussi développé une réaction plus frileuse – qu’on a appelée le «communautarisme» et qui décrivait le regroupement des nouveaux immigrés dans des groupes ou groupuscules qui contribuaient à maintenir et consolider leurs attaches culturelles d’origine. Évidemment il s’en est suivi un noyautage social centrifuge influençant l’apparition de tensions sociales plus ou moins fortes, retardant ainsi le processus souhaitable d’intégration de tout nouvel arrivant vers un nombre minimum suffisant de schémas mentaux propres à la société d’accueil et à sa culture.Le «communautarisme» est donc devenu persona moins grata ! et même un phénomène régressif au plan social alors que l’implication communautaire valait jadis beaucoup mieux. Ce qui nous ramène à la langue, et à la nécessaire acquisition d’un pouvoir d’abstraction dans une première langue dite «maternelle». C’est Descartes qui écrivait «Je pense donc je suis». Mon vieux prof de philo disait qu’il fallait dépasser nos «idées de chiens» pour exercer notre pouvoir de réflexion, c »est-à-dire assumer notre cerveau reptilien pour ensuite accéder à notre cortex, et donc pouvoir développer une pensée réflexive abstraite à partir de «concepts» et non pas seulement à partir de perceptions sensorielles primaires. Or, pour avoir des «concepts», il faut posséder des mots, du vocabulaire, et non pas des «compétences transversales» … Je côtoie des étudiants universitaires avec des cotes R élevées, mais qui ne savent pas accorder les participes passés, ni distinguer le masculin du féminin, ni accorder les verbes au pluriel, et ne leur demandez surtout pas ce qu’est l’imparfait du subjonctif !
La technologie nous apporte beaucoup d’images et de sensations, mais on ne peut développer des «concepts» sans «les mots pour le dire». Vivement un retour à la dictée dans nos écoles publiques (les francophones, et non pas les écoles anglos non subventionnées !). Car pour comprendre l’évolution du vertueux concept «communautaire» vers la dérangeante notion de »communautarisme», il faut pouvoir penser …

Je suis entrain de lire un ouvrage portant sur la nouvelle vague religieuse sur la planète. On parle évidemment de l’Islam et on note qu’un des objectifs des islamistes n’est pas de moderniser l’Islam, mais bien d’islamiser la modernité. La différence est de taille et ils y réussissent notamment en œuvrant d’une façon caritative auprès des plus démunis, d’un bout à l’autre d’un monde qui n’a plus de frontière.

Le multiculturalisme a failli parce qu’il engendre des plaques tectoniques qui s’avancent l’une vers l’autre, inéluctablement, lentement. Le choc ne peut pas être évité. La seule façon de l’éviter est d’empêcher la formation de plaque trop importante et idéalement d’empêcher carrément la simple formation de ce genre de masses. Le multiculturalisme favorise donc ce processus.

Mais, pour diverses raisons dont notamment le vieillissement de notre population, nous avons de plus en plus besoin de l’apport de l’immigration. Toutefois, nous pouvons édicter des lois, mettre en place des mesures, adopter des règles qui pourront nous permettre d’intégrer les personnes issues de ces flux migratoires le mieux et le plus rapidement possible et non pas les encourager se regrouper en micro sociétés

Le Québec a-t-il le contrôle de tous ses instruments pour adopter une telle approche ? À l’évidence NON. En plus de ce temps-ci notre premier ministre et gouvernement corrompu préfèrent œuvrer à leur propre profit plutôt qu’aux intérêts supérieurs de notre Nation.

Une autre question que nous devons nous poser est celle-ci. À défaut de pouvoir mener notre propre bateau devons-nous saborder celui sur lequel nous sommes ?

«Puisqu’on ne peut changer la direction du vent, il faut apprendre à orienter les voiles.» [J.Dean]

En ce qui me concerne , un univers multiculturaliste est beaucoup plus souhaitable et enviable qu’ une logique politique constituée uniquement d’ entités nationalistes . Au moins , dans le cas du multiculturalisme , nous vivons à l’ intérieur d’ un moule social plus ou moins ouvert , et à peu près respirable . C’ est déjà ça . Et c’ est déjà beaucoup en fait , aux yeux de l’ histoire ,qui elle nous regarde avec inquitude par les temps qui courent , que j’ me dis ! Tandis que ,dans l’ ambiance globale d’une cartographie strictement nationaliste -amalagame claustrophobique de petites nations refermées dans les limites de leurs petites frontières illusoires- , on aura toujours présents à l’ esprit le doute ultime qu’ avec le temps, les choses ne dérapent pour de bon jusqu’ au point de non-retour -beaucoup plus grave que les désagréments (ô comme c’ est intolérable) de l’ insupportable multiculturalisme . Les sociétés très nationalistes étant en général davantage racistes et méfiantes (incultes , ignorantes ) envers les nations étrangères, je me demande vraiment quelle direction le monde risque bien de prendre advenant le cas qu’ un mouvement de rennationnalisation général devait faire son apparition . Peut-être bien que les immigrants d’ untel pays pourraient plus facilement s’ adapter à leur société d’ accueil – mouais – si on les forcait à s’ assimiler ,mais qu’ en est-il des nations qui seraient , par le fait même ,davantage refermées sur elles-mêmes à l’ échelle internationale? Le Canada qui conseille aux Usa de ne pas embrasser le multiculturalisme ? Ben quoi ! Un coup parti , on aurait pu les applaudir pour l’ érection du mur le long de la frontière mexicaine ! Quelle honte ! Quelle stupidité ! Les problèmes liés aux multiculturalismes , une fois dégagés des problèmes reliés à la religion des nouveaux arrivants – je souligne par le fait même que je ne crois pas que les principes religieux devraient être accomodés -, proviennent en réalité du raciste même des habitants des pays acceuillants. Les américains sont racistes , et de même pour les allemands . Désolé , je l’ ai dit , mais c’ est ça ;j’ espère que je n’ apprends rien à personne. Et évidemment que tout cela est dit de façon générale , d’ un niveau d’ analyse sociologique et politique . Bon . Alors , imaginons si la fin du multiculturalisme serait sonné dès demain matin , qu’ est-ce que cela signifierait ? La victoire du raciste? Peut-être bien . Franchement , je suis pour une certaine rationnalité en matière d’ immigration – entandant par là que les religions ne devraient pas être prises en compte dans le calcul , pouet , point final – , mais de là à saper le multiculturalisme de plein fouets ( un peu comme l’ Allemagne) , bordel, aussi bien déclarer la troisième guerre mondiale ouverte !

Autre confirmation que l’opinion dans le ROC a changé drastiquement sur le multiculturalisme. The Globe and Mail, aujourd’hui fait état de l’opposition des juifs orthodoxes à l’interdiction du niqab. Normalement, interdiction, juifs suffirait à un déferlement de Quebec bashing dans les commentaires qui suivent l’article. Et bien non. La quasi majorité de près de 300 commentaires sont contre « les accommodement » sur le niqab. Je n’ai lue aucun commentaire négatif sur le Québec !

http://www.theglobeandmail.com/news/politics/orthodox-jews-urge-quebec-to-abandon-proposed-niqab-ban/article1766182/

Les temps changent.

Ce qui veut dire que la proposition de doter le Québec d’une Constitution d’État, pour baliser cette problématique, arrive à point nommé. Une bonne nouvelle pour le Parti Québécois.

Un de mes amis s’est remarié anec une arabo-musulmane qui s’est parfaitement intégrée ainsi que sa fille a la culture québécoise . Sa fille s’est mariée avec un égyptien qui lui s’intègre bien financièrement mais qui demeure les deux pieds dans sa culture et ne s’intègre pas . Les enfants qui vont a l’école en Montérégie seront de parfaits petits Québécois . Cette intégration se fait bien dans un milieu francophone et a l’extérieur de Montréal qui comprend beaucoup trop de guettos ou cette intégration devient impossible et dont le muliticulturalisme sert de fourre-tout et d’échappatoire pour cette frange conservatrice d’immigrants …..

Lors de votre prochaine visite à Québec, je vous invite à visiter nos HLM. Y’en a trois gros: un sur du Roi (près de la bibliothèque), un autre au nord sur Bardy (près de la Capitale) et un troisième sur Marie-de-l’Incarnation (près de la rivière).

J’y suis allé cet été. Je suis tombé sur le c…
M. Lisée, ce sont des cités françaises! Ce sont des ghettos. La moitié des locataires sont des réfugiés. Des réfugiés d’Afrique, d’Asie, d’Amérique latine et de Bosnie.
C,est pauvre, c’est sale, c’est délâbré. C’est le tiers-monde en plein coeur de la Capitale nationale.Ca donne des sueurs froides dans le dos!
Hors, pas un seul politicien à Québec n’en parle. Pas un seul politicien dénonce les politiques d’immigration d’Ottawa qui nous imposent tous ces réfugiés qui n’ont pas les compétences pour fiter dans une économie moderne.

Jonathan Kay du National Post signe un texte justement ce matin sur le nouveau maire de Calgary (This Is My Kind of Multiculturalism):

http://fullcomment.nationalpost.com/2010/10/20/jonathan-kay-on-calgarys-new-mayor-this-is-my-kind-of-multiculturalism/

A noter que ce type de multiculturalisme est celui de Diefenbaker et de Trudeau : les individus au Canada ont des droits quelques soient leur origine ethnique, leur langue, leur religion, et ils ont le droit de chérir et de préserver leur héritage culturel.

Le multiculturalisme à la Mulroney, ça c’est une autre histoire. Les lois qui furent adoptées par le gouvernement Mulroney en 1988 et en 1991 obligent l’état à faire promotion du multiculturalisme. Grosse différence.

Le multiculturalisme à la Trudeau et à la Diefenbaker est une excellente chose et un franc succès au Canada.

Un jeune arabe demande à son Père :

– Dis Papa ?
– Quoi mon fils ? dit le Père.
– Et bé, c’est quoi ce chapeau bizarre qu’on a sur la tête ?
– C’est le chéchia, que c’est dans le désert ça protège ta tête du soleil, dit le Père

– C’est bien dit le fils. Dis Papa ?
– « Quoi mon fils ? »
– Et bé, c’est quoi cette sorte de robe qu’on porte ?
– C’est le djellabah, que c’est dans le désert y fait fort chaud et c’est pour protéger ton corps, dit le Père.

– C’est bien dit le fils. Dis Papa ?
– Quoi mon fils ?
– C’est quoi ces chaussures pas très jolies qu’on porte aux pieds ?
– Ça, c’est des babouches, c’est pour quand tu vas dans le désert pour pas brûler tes pieds.

– C’est bien dit le fils. Dis Papa ?
– Mais quoi encore mon fils ?

> – Alors,…… pourquoi on habite à Montréal ?

En ce qui concerne l’interdiction de la burka.

Je considère que le port de la burka est dégradant pour les femmes. Qu’il soit ‘volontaire’ tant qu’on voudra, un traitement dégradant est un traitement dégradant. Il doit être interdit en public et …même en privé.

Je suis aussi contre le lancement du nain, pour la même raison.

Voici le point de vue d’un europeén.

En France, le pays est confronté à une vague de jeune français issu de second ou troisième génération d’immigré. Et pour la plupart, ils se sentent plus proche de l’origine de leur parent que de la France. Et encore là, on ne parle pas d’imigration puisque ce sont des Français. Malheureusement le mal est fait, car pour beaucoup de confessions musulmanes, ils prônent des valeurs qui sont incompatible avec l’occident. Aucune envie de s’intégrer (les chaines arabes de TV font un malheur sur le cable en France), de plus en plus le besoin de s’imposer au vue de tout le monde (construction de mosquée tout azimut, problème de financement louche) et le pire est que l’état français refuse même la règle en France qui interdit l’état à ce mêler d’un culte en donnant des terrains pour les mosquées ou en accordant des facilités de paiment, alors que de l’autre côté des églises, notre histoire de l’Europe sont en ruine et ne font l’objet d’aucune rénovation. De plus les cimetière chrétiens font l’objet d’une profanation tout les jours en France. Le réel problème est le manque d’envie de ces populations à s’intégrer. La question de l’Islam et de sa compatibilité en Europe et dans le monde occidentale se pose réellement (Suède, Autriche, Allemagne, France…). Le Canada devra faire face à cette question à un moment ou l’autre. Car en France, chaque nouvel génération d’enfant d’immigré vivent avec ce refus de la France, de l’intégration, de ces valeurs, et se radicalisent de plus en plus, (les salafistes et intégriste faisant un carton dans les banlieues française).

@andre grenier

« les pratiques vestimentaires du Québec »
Veuilles choisir (pourles femmes) entre
ke pantalon classique ou à taille basse (nombril exposé), la mini-jupe, la jupe longue, blouse
translucide. le voile que portent encore quelques religieuses ?

Tout ce que l’on n’admet pas c’est la cagoule.
Ça se comprend.

Pas besoin d’être raciste pour s’pposer au multiculturalisme.

Le problème est que l’on confond intégration et assimilation. L’assimilation est strictement colonial.

Les gens qui font le choix de venir doivent s’intégrer, pour leur bien et le notre.

S’il ne le font pas et tentent de vivre en vase clos, leur apport à la société sera minime. Ett cela provoquera des tensions dans la sociét d’accueil.

Vouloir une situation où plusieurs cultures vivent en vas clos, ça c’est plus près du racisme.

Le Canada est constamment perçu comme pays multiculturel, un pays qui accepte tout le monde en les accueillant à bras ouvert. À cause de cela, le Californien pensait que le Canada peut «donner des conseils» aux États-Unis en concernant des immigrants. Par contre, même si le Canada accepte les immigrants venant de partout, il existe encore plein de tension entre les différents groupes ethniques et culturels. La tension qui existe aux banlieues décrit parfaitement comment la situation entre les citoyens est le plus haut qu’il n’a jamais été. De plus, personne ne veut parler de ce problème! Ils ont peur de perdre leur emploi ou être marqué comme raciste.

Il est vrai que les pourcentages des Canadiens qui pensent que l’immigration a un impact négatif sur le pays sont beaucoup plus bas que celui des États-Unis. Néanmoins, cela ne change pas les attitudes de la population en général. En considérant la controverse par rapport à la burka : si le Canada l’interdit, il ne pourra pas s’exprimer comme pays multiculturel, en acceptant les personnes de la façon dont qu’ils arrivent.

En bref, le Canada a besoin des immigrants pour peupler le territoire, cependant à un certain point la tension entre les groupes culturels éclatera et de nos jours la situation devient vraiment pire.

Rod

En effet dans la basse-ville lorsque on y regarde de près ,il y a plusieurs ilôts de pauvreté ,comme l’immense hlm de la rue de Roi. C’est pas beau et c’est vraie que ce n’est pas très propre.

Mais je préfère voir ça ,que de voir des retraités
à Ste Foy, arrachés du bout des doigts des mauvais herbes sur le terrain de leurs bungalows….

Mais le défi ultime est de les intégrer et pour cela nous aurons besoin de la constitution d’un pays souverain.

Mr Lisée on connait pour quelle chapelle vous roulez. Vous voulez transposer le modèle français au Canada et justifier l’échec de l’intégration des immigrants au Québec. Et si vous vous attardez un peu sur l’emploi des minorités au Québec et le reste du Canada et de décortiquer les raisons de cette disparité entre les deux espaces? Un autre exemple, le taux d’emploi des minorités dans les administrations provinciales anglophones et le taux ridicule des québécois issus de l’immigration dans l’administration québécoise. Un article sur ce sujet. Chiche

Bien d’accord avec M. Pelletier #1 ci-dessous. J’ajoute ceci:

Nous ne sommes pas la poubelle du monde en détresse !
Immigrer implique des compromis de part et d’autre, mais ceux de l’immigrant sont les plus grands selon moi ! C’est un privilège que me fait la société d’accueil! Chez moi ca va, je me sens à l’aise! Chez les autres, je suis presque toujours un étranger… malgré tous mes efforts d’adaptation ! Mon accent me trahit, quels que soient mes déguisements 🙂
Immigrant bien intégré au Mexique depuis plus de 12 ans, je sais de quoi je parle! Je connais ma ville d’adoption depuis plus de 30 ans et connais le Mexique plus que la majorité des Mexicains eux-mêmes, mon tout premier contact de 4 mois avec ce pays a eu lieu en 1964 suivi d’un séjour d’un an au Honduras.
Je me suis donc acclimaté progressivement à d’autres cultures et traditions, et j’invite tous les « déracinés » temporaires ou permanents, volontaires ou obligés, à se préparer aux déménagements pour s’éviter bien des déceptions…
« Pour une fois, deviens l’étranger! »/ « Mas vale prevenir de lamentar / Mieux vaut prévenir que guérir ! »
Le joyeux retraité de Mazatlán, Sinaloa.

@Vlaanderen

Ce que vous dites n’ est pas faux , mais ce n’ est qu’ un seul côté de la médaille . Beaucoup d’ immigrants en France aimeraient bien s’ intégrer , mais la société d’ accueil les refusent systématiquement . Même ici , au Québec , un immigrant risque d’ avoir un peu moins de chances de se trouver un boulot – y’ a des statistiques et plusieurs enquêtes journalistiques qui démontrent cette tendance – , alors imaginez un peu le topo en France , qui est une nation beaucoup plus fermée que le Québec . Aux usa , c’ est encore pire : les petits mexicains sont traités à peu près comme des gens de seconds ordres . Moi non plus , franchement ,j’ aurais pas vraiment le goût de m’ intégrer à une société qui me rejette !

Bonjour monsieur Lisée, un blogue intéressant. Une seule de vos phrases – « La seule grande différence entre le Québec et l’Ontario: ici, on en parle ! » explique non seulement l’attitude à l’égard de l’immigration, mais aussi l’attitude à l’égard de la corruption, et à peu près n’importe quel autre sujet. Les Ontariens restent peut-être de glace, enrfermés dans leur mutisme, tandis que chez nous les esprits de chauffent – mais le degré de corruption de part et d’autre se ressemble. On se fait taper dessus au Québec parce qu’on trouve ça normal d’enquêter sur ce qui ne va pas, comme la corruption ou dans les cas que vous évoquez dans votre blogue, des cas d’intégration d’immigrés. Bonne journée! GT

Comme un nombre important et grandissant de gens le constatent, il apparaît de façon évidente que le multiculturalisme favorise, en pratique, la vie en vase clos, le repliement de chaque communauté sur elle-même, le développement de communautés de plus en plus distinctes les unes des autres, le sectarisme et le racisme et ses tensions et confrontations de plus en plus fréquentes et radicales.

Je ne vois d’autre solution que l’intégration obligatoire de tous les immigrants par la société québécoise dès leur première entrée sur son territoire et pour toute la durée de leur(s) séjour(s) au Québec, par l’obligation du respect intégral et inconditionnel par l’immigrant des valeurs de la société québécoise et de celles du Canada, au moyen de la signature, au moment de sa première entrée au Québec, d’un contrat d’adhésion aux politiques d’immigration du Québec et du Canada et aux conditions de séjour(s) permanent ou intermittents sur le territoire du Québec sous juridiction partagée des gouvernements du Québec et du Canada.

Je persiste à répeter qu’il ne faut pas résoudre un probléme en crayant un autre plus grave !l’imigration est certes une solution pour resoudre certain problémes économique! mais vouloir faire qu’un pays puisse trouver une totale harmonie dans la diversité multiculturelle ! cela est parfaitement chimérique, parce que c’est contre les lois de la nature humaine.
On ne peu cohabiter ensemble si trop de choses nous séparent, et surtout si ce qui nous différencient sont des valeurs qui sont contraire à notre éthique qui à fait de nous se que nous sommes; et que sans elle ont serai restés dans l’obscurentisme et le sous developpement total.
Il n’y a pas sans dire qu’un peuple qui ne partage pas la même religion, la même langue, la même histoire la même culture, coutumes et idéaux vas tendre forcément à se déchirer! Surtout si chacun vas camper sur ces positions et se prévaloir d’être supérieur à l’autre.
Ceci est encore plus agravé quand un pays pour se developper, prospérer et devenir plus puissant vas vouloir faire appel à l’immigration ! mais que ces immigrés vont venir non pas pour faire avancer le pays, mais pour une tentation purement matérielle ! et qu’ils vont vouloir s’approprier la vache à lait en la convertissant à leur propre régles regrèssistes!!!
Qui c’est qui aimerait revenir 6 pieds sous terre alors qu’ou bout de colossaux sacrifices il a réussi à sortir de l’obscurantisme, pour respirer enfin à plein poumons.
Normal que ceux qui ont peinés pour arriver à s’offrir, la dignité, la liberté, le respet et la prospérité; ne vont pas accepter que tout leur acquis soit piétinés et denigrés par d’autres qui n’en connaissent rien de sa valeur. Ces gens qui veulent tirer partis des avantages du pays tout en reniant l’identité de ceux qui l’on batis et ammené à se qu’il est.
Toutefois le probléme ne vient pas forcément des immigrés eux mêmes ! mais de ceux qui avait la naives pensées qu’une personne allait se défaire tres facilement de sont identité, pour se dissoudre totalement dans celle du pays hôte; sans qu’elle y soit obligé !!!
Un pays qui as besoin de s’enrichir par un apport de forces extérieures ! devrait avant tout
protéger ces acquis par des lois qui obligent toutes personnes qui a envie de profiter elle aussi de la valeur ajouté de se pays, de se conformer, respecter et adopter ses valeurs.
Ceux qui n’ont aucun respect pour les valeurs et les convictions du peuple pour y adhérer et fusionner avec, ne sont pas les bienvenue et serais mieux chez eux.
D’ailleur pourquoi quelqu’un qui est convaincu que ma culture et mes valeurs ne lui conviennent pas! viendrait-il partager mon pain avec moi ! si ce n’est de l’hypocrisie ou encore mieux une stratégie pour assoir petit à petit ses propres régles.
Et qu’est ce qui m’empéche de choisir les personnes qui sont vraiment à valeur ajouté pour moi! qu’est ce qui m’empéche de faire de l’immigration sélective et au moins être une vraie terre qui offre humanité et prospérité à tout ceux qui ont réellement besoin de ses valeurs. Ces milliers de gens sur terre qui ont justement besoin de mon plus pour me donner le meilleur d’eux même !! Ceux la existent ils faut savoir les attirer et les garder.
Mais surtout des gens qui ne sont pas à l’opposé de ma culture, et qui sont là pour les bonnes raisons.
Il y a des gens qui sont près à se battre pour que se pays continue de garder le meilleur de ses acquis, et qui ferait tout aussi pour lutter contre ceux qui cherchent à le tirer vers l’arriére et le plonger dans le chao.

On connait le dicton quand ça va mal on préfère chercher des bouc-émissaires et jeter l’opprobre et les anathèmes sur l’autre qui est différent de nous.Sans se poser les véritables questions qui vaillent. Les sociétés sont multiples, diverses et cosmopolites.C’est regrettable de voir le Québec courir derrière la France en la copiant ou en voulant tout simplement transposer son système d’accueil qui a atteint ses limites en matière d’intégration.Je trouve même les conditions plus draconiennes ici au Québec pour un immigrant de s’insérer dans le milieu professionnel pour des raisons X ou Y qu’en France.
Mais tout compte fait, À l’immigrant de faire œuvre de pugnacité et de respect vis à vis des valeurs de la société d’accueil. Ça ne se discute pas, mais qu’on cesse de faire croire que l’intégration passera par la négation de la culture d’origine. Ironie du sort ce sont les immigrants francophones qui subissent le plus les problèmes d’intégration professionnelle.Peut-être pas assez francophones parce que Noirs, Musulmans ou les deux à la fois ( double handicap ). Pour nous africains francophones, le français est juste un instrument de communication et un outil de travail, mais pas un enjeu identitaire. Toutefois très solidaires du Québec dans ses combats de faire vivre cette langue et cette culture dans un environnement Anglo-saxon.

Je trouve triste que l’extrémisme de quelques immigrants nuisent à la grande majorité de ceux-ci. Oui il y a des immimgrants qui revendiquent la Burka, le Niqab, les boudins juifs chez les hommes, les examinateurs de même sexe à la SAAQ, les gynécologues femmes, etc. Ces gens-là sont très publicisés, et font passer sous silence ceux qui, malgré la discrimination bien réelle à l’emploi, malgré la confrontation à un nouveau climat, malgré une incontournable rééducation culturelle complète, ont fait le choix de s’investir à devenir des Québécois et/ou des Canadiens à part entière, embrassant et respectant leur société d’accueil pour qu’elle devienne irrémédiablament la leur propre.
D’ailleurs tandis que les Québécois discutent sur si l’on doit tolérer/accepter le voile islamique, bien des immigrants maghrébins qui ont fui l’autoritarisme religieux de leurs pays d’origine se désolent de voir la peste extrémiste les poursuivre jusque dans leur terre d’accueil.

Je pense qu’il faudrait fermer le claque-merde (au moins ne pas prêter attention au) de tous les revendicateurs de droits multiculturels. Ces revendicateurs sont une infime minorité de l’immigration, et font pourtant passer celle-ci pour le problème, alors qu’à mes yeux l’immigration soulagée des revendicateurs emmerdeurs est une richesse et un facteur de vitalité de nos sociétés.

Que l’on accuse Mr.Lisée de vouloir transposer le modèle français d’immigration au Québec ou au Canada me semble totalement ridicule et sans fondement. Je crois honnêtement qu’il a une connaissance plus profonde des problèmes réels du Québec. Et de toute manière, je suis opposée à toute forme de modèle. Qui plus est, le Québec n’a aucune leçon à recevoir de la France en matière d’immigration en général.Il ne doit surtout pas s’en inspirer. Le Québec n’a pas le passé colonisateur de la France, de l’Angleterre ou de la Hollande. Le multiculturalisme est un problème non seulement au Québec et au Canada, mais également et surtout en Europe parce qu’il s’agit d’un continent à forte densité humaine. En tant que Québécoise qui a immigré en Europe, je reste convaincue d’une chose:c’est qu’il faut savoir faire de réels efforts d’intégration quand on choisit d’aller vivre dans un pays autre que le sien.