Le multiculturalisme, en recul dans l’élite canadienne

Le titre de l’éditorial du Globe and Mail de vendredi dernier était éloquent: « Biffez le mot ‘multiculturalisme’ du vocabulaire national« . Non, les penseurs du journal de l’intelligentsia canadienne ne veulent pas tourner le dos au concept qui définit la politique de citoyenneté du pays depuis 40 ans. Mais ils admettent que son label, le mot, est à ce point discrédité qu’il faudrait en changer.

Un bouquin naguère à contre-courant. Plus maintenant.
Un bouquin naguère à contre-courant. Plus maintenant.

Un peu comme nos penseurs québécois ont inventé le mot « interculturalisme » pour ne pas utiliser le terme, honni au Québec, de l’invention trudeauiste. Certes, l’artifice est faible: mon collègue de l’UdeM Daniel Weinstock a déclaré publiquement que c’était essentiellement la même chose et Charles Taylor, le jour de la sortie du rapport portant pour moitié son nom, expliquait à la CBC que « l’interculturalisme, c’est le multiculturalisme avec un ajustement » (with a twist), cet ajustement étant le fait français au Québec.

Reste que l’éditorial du Globe est symptomatique. Lorsqu’une idée, ou une marque de commerce, est en déclin, on commence par en changer l’intitulé. (Et les éditorialistes du Globe écrivaient ce jeudi que le problème du Multikulti en Allemagne est que les Allemands n’avaient pas bien appliqué les préceptes de sa variante canadienne.)

Il y a toujours eu, dans la classe intellectuelle canadienne, des voix s’opposant au multiculturalisme. Le plus connu est évidemment l’auteur Neil Bissoondath, qui a pris racine au Québec.

Le problème des enclaves ethniques

Mais parmi les voix influentes qui pèsent dans le débat, on compte celle du sondeur et analyste (et ex-conseiller de Mulroney) Allan Gregg. Dans le magazine torontois Walrus, Gregg a lancé un gros pavé dans la mare du multicul en 2006 dans l’article intitulé : « Crise d’identité : le multiculturalisme : un rêve du vingtième siècle devient une énigme du vingt et unième siècle »

On y lisait notamment cet argument souvent repris par les critiques canadiens du concept:

Alors que les visiteurs sont souvent ébahis par le mélange multiculturel visible sur les rues de nos villes, on perçoit de manière croissante les fractures s’installer dans la mosaïque canadienne, et les groupes ethniques pratiquer l’auto-ségrégation.

En 1981, Statistique Canada avait répertorié six ‘enclaves ethniques’ au pays, c’est-à-dire des communautés dont plus de 30% des membres viennent d’une minorité visible. Vingt ans plus tard, Statistiques Canada a identifié dans rapport sur les « Quartiers de minorités visibles à Toronto, Montréal et Vancouver » une explosion du nombre de ces enclaves, à 254.

D’autres auteurs notent également que si le multiculturalisme pouvait fonctionner pour les cohortes précédentes d’immigration, essentiellement européennes, les nouvelles cohortes de minorités visibles, notamment sud-asiatiques, s’intègrent beaucoup moins facilement et ont tendance à rester dans les enclaves ethniques après la seconde génération, ce qui est préoccupant.

Les échecs européens du multiculturalisme ont un impact sur la nature du débat canadien et alimentent une angoisse palpable, chez deux Canadiens sur trois, quant à l’intégration des minorités visibles.

Le mandarin considéré comme le père du multiculturalisme, Bernard Ostry, avait notamment déclaré à un comité parlementaire dès 1997:  « Puisque c’est moi qui ai soumis le dossier du multiculturalisme au gouvernement en 1970, je dois admettre que cela n’a pas vraiment été une réussite éclatante. Que dire d’autre? » Avant sa mort en 2006, il allait proposer une nouvelle grande commission fédérale pour revoir le programme de fond en comble.

Dans son rapport du début 2010 pour le gouvernement fédéral, l’intellectuel pro-multiculturalisme Will Kimlicka admet que le concept-clé de l’édifice social canadien est désormais sur la défensive:

C’est ce thème – la situation européenne présageant de l’avenir du Canada – qui a dominé le débat public sur le multiculturalisme au Canada au cours des dernières années. De nombreux commentateurs sont convaincus que le Canada suit la route tracée par l’Europe et surveillent donc constamment la situation dans l’espoir de relever une preuve, aussi mince soit-elle, qu’on retrouve au Canada la même ségrégation qu’en Europe, le même isolement, les mêmes préjugés et la même polarisation.

Kimlicka estime que ces critiques font fausse route et il argumente avec force. Mais la situation politique n’est plus celle des Trudeau et Mulroney, les grands promoteurs de la politique multicul. Au contraire, le gouvernement Harper semble de plus en plus tiède envers cette politique et, bien qu’il fasse une cour active aux groupes ethniques pour bâtir sa propre coalition de conservateurs économiques et sociaux, ses politiques en matière d’immigration et de réfugiés relaient le malaise grandissant de l’encore majorité blanche du pays.

Le recul du multicul, côté cour

Les tribunaux canadiens ont été, au fil des ans, les grands promoteurs du multiculturalisme. Dans l’affaire du Kirpan de 2006, la Cour Suprême a probablement exprimé avec le plus de vigueur le primat de la différence — le droit de porter une arme blanche, inoffensive mais religieusement symbolique, dans une école publique où toutes ces armes sont prohibées — sur les règles communes d’une société laïque.

Une récente décision du plus haut tribunal ontarien posant le principe général que les musulmanes peuvent témoigner avec un voile intégral est l’exemple le plus récent — et le plus extrême — de cette tendance.

Cependant, comme l’indique le mémoire déposé ce mardi (pdf) par les signataires du Manifeste pour un Québec laïque (transparence totale: j’ai signé le manifeste), des brèches commencent à apparaître dans la carapace multiculturelle juridique.

D’abord en 2007, la Cour a rejeté les prétentions d’un citoyen juif dans une affaire de divorce. La décision affirme la validité de règles et de valeurs communes face aux différences d’origines religieuses:

le droit à la protection des différences ne signifie pas que ces différences restent toujours prépondérantes. Celles‐ci ne sont pas toutes compatibles avec les valeurs canadiennes fondamentales et par conséquent, les obstacles à leur expression ne sont pas tous arbitraires.

La Cour suprême devient plus hardie en 2009. Contrairement à tous les tribunaux inférieurs — qui suivaient la jurisprudence antérieure — la Cour validé la législation de l’Alberta imposant la photographie obligatoire sur les permis de conduire, même pour les membres d’une communauté religieuse s’y opposant.

La Cour a tiré cette conclusion, surprenante à deux égards. Lisons d’abord:

Étant donné les multiples facettes de la vie quotidienne qui sont touchées par la religion et la coexistence dans notre société de nombreuses religions différentes auxquelles se rattachent toute une variété de rites et de pratiques, il est inévitable que certaines pratiques religieuses soient incompatibles avec les lois et la réglementation d’application générale.

La Cour ajoute:

la Charte garantit la liberté de religion, mais ne protège pas les fidèles contre tous les coûts accessoires à la pratique religieuse.  Plusieurs pratiques religieuses entraînent des coûts dont la société juge raisonnable qu’ils soient supportés par les fidèles.

Surprenant, donc, parce que la Cour affirme maintenant le primat de règles sociales communes sur la liberté religieuse. Elle indique clairement qu’il appartient aux citoyens qui choisissent une pratique religieuse exigeante de s’accomoder des règles communes, et non l’inverse. C’est la signification des mots « coûts … supportés par les fidèles ».

Surprenant finalement, parce qu’on n’avait pas lu autant de gros bon sens dans un jugement canadien sur ce sujet depuis, disons, 1986, quand le juge Dickson avait écrit, au sujet de l’existence du dimanche comme jour général de repos : « Notre société est collectivement dans l’impossibilité de répudier son histoire, y compris l’héritage chrétien de la majorité.»

Ces décisions, surtout les deux les plus récentes, indiquent que sans toutefois rejeter le concept de multiculturalisme — la Cour ne le peut pas, ce concept est constitutionnel — les juges commencent à intégrer et à traduire en termes juridiques le ressac provoqué par une approche jusqu’ici jusqu’au-boutiste de la valorisation des différences.

Le multiculturalisme canadien n’est pas mort. Mais il n’est plus triomphant. Ni dans l’opinion, ni dans l’intelligentsia, ni au gouvernement, ni même dans les hautes sphères du droit.

Pour le Québec, c’est une bonne nouvelle. Cela signifie que, demain, un gouvernement du Parti québécois qui voudrait redéfinir concrètement et juridiquement une identité et une citoyenneté québécoise laïque se heurterait à une résistance moins déterminée du Rest-of-Canada.

Pour le Rest-of-Canada, cependant, l’avenir est périlleux. Reste à voir si la redéfinition de ce fondement du vivre-ensemble canadien se fera via une transition douce vers un nouveau point d’équilibre ou dans un repli plus brusque générateur de tensions.

*   *   *

Textes précédents:

Europe: le double échec du multiculturalisme

Le multicul au Canada: au point de bascule ?

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Autre texte que j’ai envoyé, début février dernier, à de nombrex élus, journalistes et intervenants que la chose publique intéresse.

En passant, être accueillant ne veux pas dire être conciliant au point de s’effacer graduellement soi-même au profit exclusif de l’autre, surtout s’il est intégriste.

Et je crois que cela vaut pour tout être humain par rapport à un autre.

Les principaux problèmes de coexistance sociale proviennent, je crois, du fait que, dans la plupart des pays occidentaux, la loi reconnaît de fait, par le biais de la liberté de religion »tous azimuts », le quasi-statut de société distincte à toute religion, qui peut ainsi en pratique, selon ses réseaux et autres ressources, vivre en marge de sa société d’accueil, échapper à plusieurs de ses lois et règles et lui imposer graduellement ses propres valeurs et règles de vie individuelle et sociale.

Cette liberté de religion »tous azimuts » permet aux minorités culturelles les plus envahissantes de déborder impunément le domaine privé, de s’afficher et de s’imposer dans le domaine public et de transformer ainsi, de l’intérieur, la nature souhaitable de neutralité et d’objectivité de la société d’accueil.

Claude Pelletier
Montréal, Rsmt

Heureux mélange des genres. Car dans votre article, M. Lisée, nous ne savons plus qui parle, vos intervenants étant tantôt des tenants d’une vision politique et tantôt défenseurs de principes sociétaires.

Mettons un peu d’ordre. Il y a, au Canada, deux types de multiculturalisme.

D’abord celui, pragmatique et idéologique, qui croit fermement en la diversité des cultures, au fait de droit individuels inaliénables d’être soi-même et unique, sans entacher la culture hôtesse. C’est le multiculturaliste honnête, du type société «moderne», rattaché au progrès des peuples, fondé sur la différence et l’acceptation d’autrui. C’est celui qui fût jadis présenté au monde entier via les officines de l’ONU. C’est l’appellation d’hier: « le citoyen du monde ».

L’autre Multiculturalisme est bien moins glorieux. C’est l’usage éhonté de beaux principes par lesquels un peuple en soumet un autre en lui accordant certaines concessions. C’est aussi la fragmentation de l’électorat avec lesquels un parti (défenseur d’une ou de communautés) peut agir dans l’impunité en les manipulant. C’est l’art de réduire une population (comme les francophones du Canada) à une simple parcelle de la mosaïque nationale. L’objectif étant toujours, bien entendu, l’assimilation.

Le multiculturalisme est, sous l’ombrage d’une habile rhétorique, le fleuve tranquille d’une uniformisation nationale.

En d’autres termes: le multiculturalisme a été créé et pensé pour des minorités nationales récalcitrantes. Il se veut un modèle de « Melting Pot » où tous ont droit de parole mais où la vérité sort de la culture dominante.

D’où la réussite au Canada. Parce que les leaders y ont vu la beauté « des peuples cohabitant » alors que ce n’était qu’une concession politique à un peuple dérangeant.

D’où l’échec ailleurs: on ne souhaite surtout pas que des immigrants puissent s’organiser pour demander des services distincts.

Ici, donner des concessions aux immigrants est bien vu, pouisqu’en même temps on diminue la légitimité de l’idée nationale des Québécois (souverainistes comme réformateurs fédéralistes). En plus, les tenants du multiculturalisme se forgent des alliés électoraux indéfectibles. Double réussite, donc.

Tout allait bien jusqu’à ce que le Canada hors-Québec commence à sentir les effets: il se retrouve avec des arrivants qu’il est incapable d’intégrer.

C’est l’arroseur arrosé: on voulait noyer le poisson en submergeant les nationalistes du Québec de « citoyens de tous les horizons » (en leur conférant l’égalité avec les Québécois), mais lorsque ces mêmes « citoyens de tous les horizons » réclament les mêmes droits que les Albertains, les Ontariens, bref, les anglophones, on retourne soudainement à une pensée plus « intégratrice ».

Derrière les beaux discours intellectuels, se cache une justification bien peu noble. Et l’Europe l’a bien compris: contrairement à ce que le Canada souhaite pour le Québec, on ne veux pas avoir affaire à des immigrants qui recréent leur pays à l’intérieur du leur.

Courte réplique à un billet intéressant: le multiculturalisme (associé au bilinguisme de l’État fédéral) n’avait que pour but que d’amadouer le Québec dans la fédération.

Maintenant que le Québec est passé sous la barre des 25% de la population canadienne, que deux référendums ont presque noyé le projet indépendantiste et que le projet souverainiste n’a pas de véritable leader (Boisclair… Marois…), les penseurs Canadiens-anglais sentent le moment de montrer leurs vrais couleurs…

Quand le multiculturalisme aura disparu des écrans radar, que restera-t-il? Un pays socialement fracturé qu’on proposera de souder ensemble bien serré grâce à la langue anglaise et… un Sénat reconfiguré à la sauce allianciste (le Québec y perdant bcp de sièges).

Sans oublié que le Québec va réellement perdre de son importance aux Communes avec l’ajout de nouveaux sièges dans l’Ouest et en Ontario.

Voyez-vous qqe chose se dessiner à l’horizon?

Moi, oui. Un Canada Coast-to-Coast à l’américaine.

Le multiculturalisme est difficile à critiquer sans passer pour un intolérant. Il faut aborder la délicate question avec des pincettes.
Est-on en train de dire finalement que les gens d’Hérouxville avaient raison sur le fond mais pas dans la forme? Je crois que c’est à peu près le cas.
Tout peut être remis en question. Même le multiculturalisme qui est pour le Québec l’équivalent de se noyer dans le grand flou canadien. L’immigration est nécessaire, elle ajoute à la richesse culturelle et économique. Par contre, si nous ne faisons pas attention à mieux les intégrer, et qui prend pays doit, à mon avis, s’assimiler, nous sommes perdus. Le dernier coup de force de Charest et les libéraux avec la loi 103 nous conduit là. Sinon, nous deviendrons un jour des immigrants dans notre petit confort provincial. À mon avis, c’est déjà commencé à force d’entendre tout le monde nous demander d’être à l’heure anglaise.
Alors que la mosaïque canadienne se décolle, il serait temps pour nous de réfléchir à la suite de notre aventure en terre d’Amérique.

Culture Montréal : mais de quelle culture parle-t-on ?

Monsieur Lisée, vous avez écrit : « Le multiculturalisme canadien n’est pas mort. Mais il n’est plus triomphant. Ni dans l’opinion, ni dans l’intelligentsia, ni au gouvernement, ni même dans les hautes sphères du droit.

Pour le Québec, c’est une bonne nouvelle. Cela signifie que, demain, un gouvernement du Parti québécois qui voudrait redéfinir concrètement et juridiquement une identité et une citoyenneté québécoise laïque se heurterait à une résistance moins déterminée du Rest-of-Canada. »

Cela est peut-être vrai, MAIS le multiculturalisme canadien sévit encore et depuis longtemps dans un domaine particulièrement sensible pour les Québécois, la culture.

C’est la philosophie de Culture Montréal depuis 28 février 2002 et tout le milieu culturel est tombé dans le panneau.

Je vous mets au défi de trouver dans le site Internet de Culture Montréal le terme « culture québécoise » et « Montréal, métropole culturelle francophone ». Rien. Vous ne les trouverez pas. Pas plus que vous n’avez jamais entendu ces mots dans la bouche de leur porte-parole.

Pire, vous allez trouver une nouvelle notion, celle de la culture montréalaise et vous lirez beaucoup sur la diversité culturelle montréalaise.

« Culture Montréal participe à la définition et à la reconnaissance de la culture montréalaise, dans sa richesse et sa pluralité, à travers des activités de recherche, d’analyse et de communication.

« Contribuer au positionnement de Montréal comme métropole culturelle par la mise en valeur de sa créativité, de sa diversité culturelle et de son rayonnement national et international. »

Depuis ses touts débuts, et encore maintenant, Culture Montréal aseptise la culture pour mieux occulter la culture québécoise.

Partout où Culture Montréal ou son représentant sévit, on ne parle plus de « Montréal, métropole culturelle francophone », mais bien de « Montréal, métropole culturelle » – Conseil des Arts de Montréal, Réseau Accès-Culture Montréal, etc. Et on ne parle surtout jamais de culture québécoise, mais de culture et tiens, pourquoi pas, de culture montréalaise comme si la culture qu’on retrouve à Montréal n’était pas la culture québécoise. Il n’y a au Québec qu’une seule culture, la culture québécoise; elle s’enrichit de l’apport de toutes les cultures du monde grâce à la présence de plusieurs communautés culturelles qui ont choisi de vivre avec nous, de devenir Québécois. Mais, contrairement au discours de Culture Montréal, la culture n’est pas aseptisée et quand on se bat pour défendre, sauvegarder et faire fleurir notre culture, ce sont toutes les cultures du monde qu’on défend et qu’on aime, mais jamais au détriment et au mépris de la nôtre.

Ce n’est pas anodin que Culture Montréal n’utilise jamais les mots québécois et francophone quand CM parle de Montréal ou de culture.

Michel Laurence
Président provisoire du R.I.N.

Monsieur Lisée,
Pourriez-vous corriger la coquille dans mon texte sur Culture Montréal ? Il faut écrire « tout débuts » et non pas « touts débuts ».

Merci.

En fait il semble bien que le multicul canadien à la trudeau n’ait été, par son semblant d’ouverture à la réalité québécoise, qu’un instrument canadien qui n’aura servi qu’à dissuader les adeptes souverainistes Québécois les plus mous.
L’intégration systématique des nouveaux arrivant à la laïcité de notre société est garante de son équité et de sa démocratie.

Assisterons-nous donc à l’application du principe de Nissan : le retour du gros bon sens ?

Vous citez le juge Dickson. En effet le Canada ne peut renier son histoire. Le Canada ce n’est pas l’Allemagne. L’Allemagne n’a pas de traités avec des centaines de peuples autochtones. Le Canada ne peut renier le multiculturalisme parce qu’il a toujours été multiculturel, bien avant les fondements juridiques de la confédération, même à l’intérieur du groupe linguistique francophone alors qu’il y avait les Acadiens et les Canadiens.

Vous persistez à ignorer l’élection d’un musulman, une première, en tant que maire de Calgary, et qui a récolté ses appuis les plus solides dans les quartiers à majorité ‘blanche’.

Ces jours-ci dans ma région torontoise je rencontre des candidats aux élections municipales tous les matins. C’est impressionnant de voir toutes ces pancartes dans mon quartier : il semble y avoir des centaines de candidats. Lundi dans ma ville j’irai voter : je m’attends à ce qu’Hazel McCallion soit réélue malgré ses 89 ans, et je m’attends à ce que tous les conseillers municipaux viennent des communautés ethniques. En tout cas, ces candidats sont ceux qui s’impliquent le plus, ce qui est un excellent signe pour l’avenir. Je ne vois tout simplement pas de parcours périlleux pour le ROC.

Bonjour,
Encore un vent de droite qui souffle du Québec vers le reste du Canada ! Les BLEUS d’ici et du reste du Canada sont mieux de faire vite avant que les libéraux, ce Natural Governing Party reprenne les rennes de la gouvernance dès la prochaine élection générale afin de ramener le Canada au centre et ainsi éviter les dérives xénophobes qui ont lieu. Au plaisir, John Bull.

M. Lisée, je suis entièrement d’accord avec votre texte.

Au Canada, l’une des motivations qui ont poussé Trudeau à imposer le multiculturalisme fut de banaliser la culture québécoise, qui devenue l’une parmi d’autres, coupaient l’herbe sous le pied de ceux qui s’en réclamaient et demandaient une reconnaissance spécifique.

Mais plus généralement, l’introduction du multiculturalisme dans un État équivaut à la construction d’une boîte de Pandore qui inéluctablement, un jour ou l’autre, sera ouverte.

LE CONCEPT D’INTERCULTURALISME qui s’oppose prétendument au concept de MULTICULTURALISME est un concept ambigu. Sa signification varie largement selon la personne qui veut bien recourir à ce concept.

Ce concept est souvent «politically correct» puisqu’il est basé sur une conception gnangnan et vertuiste des relations entre la société d’accueil, les nouveaux venus et de nombreuses personnes issues de cultures très variées. Je pense que Charles Taylor assumait et véhiculait une version passablement mièvre, cucul et lénifiante de l’interculturalisme. Pour ce grand philosophe (il n’y a ici aucun sarcasme) l’interculturalisme, c’est un multiculturalisme un tantinet retouché. On y inclut le droit à la langue française.

Je connais certaines personnes «angéliques, vertuistes et irréprochables» (pensent-elles) qui ont influencé la commission en proposant une conception rapetissée et rapetissante de L’INTERCULTURALISME et de la société québécoise (considérée a priori comme xénophobe, intolérante et éventuellement raciste).

À mes pauvres petits yeux (je suis peut-être un benêt de haut niveau!) L’INTERCULTURALISME, c’est l’acceptation, par les diverses communautés dites ethniques ou culturelles et par les citoyens de la société dite d’accueil, de reconnaître que l’immigration et la diversité vont modifier la société d’accueil tout en modifiant substantiellement la manière de voir des nouveaux venus et des personnes de cultures différentes.

Peut-être suis-je naïf et benêt! Grand bien (ou mal) m’en fasse!

JSB, sociologue qui déteste le racisme vis-à-vis des uns (les autochtones de la société d’accueil) et des autres. Il faudra bien qu’un jour LES UNS ET LES AUTRES finissent par cohabiter de manière harmonieuse (autant que faire se peut)!

JSB

Selling Illusions, le livre de Neil Bissoondath, a été traduit en français sous le titre Le Marché aux illusions (Éditions du Boréal, 1995).

Bon texte comme d’habitude Mr Lisée.

Y aura-t-il une suite à votre série d’articles sur les « liberticides » avec le troisième personnage du drame, Jean Drapeau?

Le cas du Québec.

Un grand principe : « Immigrer dans un pays est un privilège, pas un droit. » Et ce privilège doit se mériter.

Dans le cas du Québec, ce privilège se mérite par l’engagement de la part de l’immigrant d’apprendre la langue officielle qui est le français s’il ne la connaît pas suffisamment. Et la citoyenneté québécoise ne devrait être accordée qu’aux immmigrants qui connaissent suffisamment la langue française, politique analogue à celle qui est appliquée dans de nombreux pays.

C’est à l’immigrant qu’il appartient de faire l’effort de s’intégrer à la majorité francophone et de respecter notre mode de vie et nos coutumes. Malgré ce que certains peuvent dire, les Québécois ont été très accueillants, même trop accueillants diront d’autres. Mais notre bonasserie commence à nous jouer de vilains tours, la moitié des immigrants s’intégrant plutôt à la minorité anglophone.

Le Québec est une nation pacifique avec ses caractéristiques distinctes qui mérite de se perpétuer avec son identité propre et selon ses propres choix. Nous avons pleinement le droit d’être ce que nous sommes, comme chaque peuple de la terre. Il est temps que le Québec soit le maître de son avenir.
L’inquiétude de la majorité francophone du Québec est fondée. Il est normal que cette majorité francophone veuille garder son identité. C’est aussi la situation dans plusieurs pays, où l’on sent une inquiétude face à la dilution de l’identité nationale suite à l’afflux d’immigrants plus ou moins intégrés. Ainsi, au Canada anglais on commence à insister plus sur l’identité canadienne que sur le multiculturalisme (triste héritage de Pierre Trudeau). Au Québec en particulier, îlot francophone dans une mer anglophone, il faudrait mettre plus d’accent sur l’identité québécoise et sur l’intégration des immigrants que sur les communautés culturelles. Il est grand temps de revoir l’à-propos des politiques de multiculturalisme et de communautés culturelles.

Il faudrait d’abord cesser d’utiliser l’expression boiteuse de « Communautés culturelles » pour qualifier les néo-Québécois. Les Québécois de souche (et ça existe des gens qui vivent ici sur les mêmes terres depuis plus de 300 ans, on peut difficilement être plus de souche que cela, que cela plaise ou non à certains), ont aussi une culture propre, sont aussi une communauté culturelle, sont ici en majorité, mais ils sont exclus des « Communautés culturelles »! Quel non-sens! Alors, parlons-donc clairement, sans langue de bois, et appelons les immigrants des néo-Québécois, tout simplement. Il n’y a rien de repréhensible dans le terme néo-Québécois, au contraire, il montre la volonté d’accueil du peuple québécois vis-à-vis des nouveaux arrivants, les invitant à devenir à court terme des Québécois à part entière une fois leur citoyenneté québécoise acquise.

Le terme de « Communautés culturelles » va dans le sens de la ghettoisation des nouveaux venus et même de leurs descendants nés ici. Pourquoi les immigrants venant du pays XYZ devraient-ils se référer ou être référés comme faisant partie de la communauté culturelle XYZaine? Dans un de ses ouvrages, l’écrivain Neil Bissoondath, lui-même immigrant au Québec, s’est insurgé contre le multiculturalisme à la canadienne qui fait ressortir les différences plutôt que les ressemblances entre les divers groupes ethniques du pays. Il a bien montré que les politiques canadiennes en matière de multiculturalisme, bien que conçues dans un but bien intentionné, n’ont fait qu’accentuer l’isolement des groupes culturels et propager les clichés à leur sujet.

Tous les résidents du Québec, y compris les néo-Québécois qui viennent s’y installer, sont des Québécois, de plein droit ou en devenir.

Voulons-nous des ghettos?

Au Québec, nous avons pleinement le droit d’être et de demeurer ce que nous sommes. Les Québécois ont le droit de conserver leur identité francophone et de culture chrétienne. Ils ont le droit d’être différents des autres peuples, ni meilleurs ni pires, comme tous les autres pays ou nations qui ont des langues et des cultures qui leur sont propres.

L’insistance de groupes communautaristes qui veulent continuer à vivre comme dans leur pays d’origine et qui ont de la difficulté à accepter une meilleure intégration nous montre que l’inquiétude de la majorité francophone du Québec est fondée. Il est normal que cette majorité francophone veuille garder son identité. C’est aussi la situation dans plusieurs pays, pourtant beaucoup moins vulnérables que le Québec, où l’on sent une inquiétude face à la dilution de l’identité nationale suite à l’afflux d’immigrants plus ou moins intégrés. Ainsi, au Canada anglais on commence à insister plus sur l’identité canadienne que sur le multiculturalisme (triste héritage de Pierre Trudeau, qui conduit à la tour de Babel Vaughan) ou de son frère jumeau l’interculturalisme.

Je ne crois pas que les Québécois francophones comme groupe se croient supérieurs ou inférieurs à d’autres groupes raciaux ou ethniques, contrairement aux gens de certains pays impérialistes ou de membres de certaines religions. Ils ne sont donc pas racistes. Les Québécois francophones ont cependant le droit de vouloir demeurer ce qu’ils sont sans se faire engloutir petit à petit, et sans accepter de se faire gruger dans une mer anglophone. Nous avons le droit d’être Maîtres chez nous et de le rester en n’acceptant ici que les immigrants qui veulent s’intégrer à la majorité québécoise.

Notre bonnasserie commence à nous jouer de vilains tours, la moitié des immigrants s’intégrant plutôt à la minorité anglophone, et un grand nombre voulant continuer à vivre comme dans leur pays d’origine. Dans toute cette affaire, la couleur de la peau et la race n’ont aucun rapport. Ce sont les comportements qui font problème.

Les immigrants et les immigrantes qui veulent continuer à vivre au Québec de la même façon qu’ils vivaient dans leur pays d’origine (par leur habillement et leur comportement dans l’espace public) ne se donnent pas beaucoup de chances de s’intégrer au Québec et d’être bien acceptés dans la société québécoise. Ils envoient le message qu’ils ne veulent pas réellement être des nôtres puisqu’ils tiennent tellement à se différencier sur la place publique, là où le NOUS se manifeste, dans la société.

Par effet d’association, l’attitude des personnes immigrantes qui agissent en public selon ce qu’elles croient être des obligations divines auxquelles elles ne peuvent déroger nuit considérablement à l’intégration de ceux de leurs compatriotes qui font de l’exercice de leur religion une affaire privée se manifestant dans leur logis ou dans leur lieu de culte.

Les immigrants qui viennent ici doivent en être conscients et agir en conséquence pour préserver la paix sociale dans un pays qu’ils disent aimer. Ce n’est pas en voulant continuer de vivre comme dans leur pays d’origine qu’ils s’intégreront. La meilleure façon pour les immigrants de s’intégrer est de sortir des ghettos ethniques.

Ajout d’un important bémol à mon commentaire # 1 précédent,

Mais je sens le besoin d’ajouter ce qui suit à mon commentaire # 1 :

Comme un nombre important et grandissant de citoyens australiens, européens, américains, canadiens et d’autres parties du monde le constatent, il apparaît de façon évidente que le multiculturalisme favorisant, en pratique, la vie en vase clos, le repliement de chaque communauté sur elle-même, le développement de communautés de plus en plus distinctes les unes des autres, le sectarisme et le racisme et ses tensions et confrontations de plus en plus fréquentes et radicales :

je ne vois d’autre solution que l’intégration obligatoire de tous les immigrants par la société québécoise dès leur première entrée sur son territoire et pour toute la durée de leur(s) séjour(s) au Québec, par l’obligation du respect intégral et inconditionnel par l’immigrant des valeurs de la société québécoise et de celles du Canada, au moyen de la signature, au moment de sa première entrée au Québec, d’un contrat d’adhésion aux politiques d’immigration du Québec et du Canada et aux conditions de séjour(s) permanent ou intermittents sur le territoire du Québec sous juridiction partagée des gouvernements du Québec et du Canada.

Ici, il y a la patente fédérale et son instrument d’assimilation tranquille, le multiculturalisme. C’est dans ce « melting pot » multiculturel que doivent se dissoudre les nations autochtones ainsi que le Québec français. Un chef libéral a déjà affirmé que le Canada est un pays de minorités. Nous serions donc toutes et tous fragments de la mosaïque canadian, toutes origines confondues!? WoW!

Comme cette vision est emballante pour la nation francophone d’Amérique…

Est-ce que celles et ceux qui votent contre l’indépendance du Québec préfèrent vraiment être minoritaires au Canada plutôt que majoritaires au Québec?

Selon moi, le multiculturalisme est une utopie, un leurre, tout comme le bilinguisme au Canada. Par ailleurs, nous savons qu’au Québec le bilinguisme veut dire, l’anglais et le français. Tout-à-fait, puisque le français n’a pas le droit de s’imposer, tandis que l’Anglais, oui, par le biais de la cour suprême fédérale, comme nous venons de le constater avec cette loi (115) inique, adoptée sous baillon « libéral » à l’assemblée nationale du Québec. Tout ça, fondé sur la constitution de 1982, que le Québec n’a jamais reconnue! Baillon libéral…un autre non-sens! En ’70, c’était mesures de guerre et prisons « libérales ».

L’assimilation est une aberration, l’intégration demande des efforts concertés, réciproques. C’est le prix à payer pour assurer la paix sociale. Le pays d’accueil et les nouveaux arrivants pourront s’enrichir mutuellement seulement si les conditions sont clairement établies lors de rencontres informatives avant le départ du pays d’origine.

Les individus qui choisissent le Québec pourront être informés du fait que le Québec est un État francophone, le jour où le simple fait de le dire ne sera pas trop radical…en attendant on pourra toujours se gargariser ou se laisser laver le cerveau avec des mots comme interculturalisme, etc.

Bonjour Jean-François!
Au sujet des évolutions que tu mentionnes sur le plan juridique, je n’ai pas eu le temps de faire une recension exhaustive mais on peut aussi constater une évolution vers plus de pragmatisme me semble-t-il dans les votes. Bien que des affaires comme le kirpan et le Sanctuaire aient maintenu une position de dominance de la liberté religieuse sur les valeurs communes, il reste que les jugements dans ces domaines, depuis l’invention des accommodements raisonnables, sont devenus tranquillement moins « unanimes » …
autre indice peut-être, de l’évolution que tu soulignes fort justement

La laicité et la fameuse suprématie de Dieu

Beaucoup de religions font de la suprématie de Dieu la base de leur argumentaire.
Ainsi, dans l’Islam, le principal message du Coran est l’absolue suprématie de Dieu, qui doit se manifester non seulement dans la vie privée ou individuelle mais aussi dans la vie sociale et politique de la collectivité. Dans la religion juive ultra-orthodoxe, il y a cette volonté de sacraliser jusqu’aux actions quotidiennes les plus banales et de souligner sans cesse l’absolue suprématie de Dieu. Et dans le christianisme, on se souvient du « Dieu le veut ! » qui autorisait (et même commandait) tout. Cet argumentaire de la suprématie de Dieu a conduit à beaucoup de dérapages dans l’Histoire, dérapages qui se continuent encore de nos jours dans certaines sociétés. L’intégrisme, le dogmatisme et l’obscurantisme ne sont pas loin quand on met en exergue la suprématie de Dieu, et ce, quelles que soient les religions qui s’en réclament.

Quant va-t-on retirer « Attendu que le Canada est fondé sur des principes qui reconnaissent la suprématie de Dieu … » de la Charte canadienne des droits et libertés? Cet argumentaire de la suprématie de Dieu a conduit à beaucoup de dérapages dans l’Histoire.

À quand une révision de la Charte canadienne pour en enlever cet anachronisme de la « Suprématie de Dieu »?

Une Charte des droits et libertés qui a été faite toute de travers par un premier ministre de sinistre mémoire. Pas surprenant d’ailleurs qu’elle donne plus de droits aux criminels que de jugement aux juges.

Toronto 1950: ville WASP à 90% et blanche à 98%
Toronto 1970: la majorité WASP est renversée
Toronto 2000: la majorité blanche est renversée.
Toronto est devenue aujourd’hui la ville la plus multiehtnique au monde.
« Et vive le Canada, le plus-meilleur pays du monde »

PS: La ville de Québec compte maintenant deux fois plus de Noirs que tout l’État du Montana, plus de Noirs que les États du Wyoming, du Dakota du Nord et du Sud ainsi que du Vermont. Ca va être plus long qu’à Toronto, mais on va aussi y arriver. En tout cas, la ville n’est plus homogène
Terminée. Quatre cents ans d’Histoire qu’on a enterrés dans les 10 dernières années.

Le multiculturalisme est un outil d’assimilation. Je m’explique.

Sa capacité d’assimilation était tributaire au biais (européen) de considérer la culture dominante comme étant tellement désirable que les immigrés (ou québécois, ici) allaient naturellement aller vers une acculturation volontaire au profit de la société d’accueil.

L’histoire nous a prouvé que ce mécanisme n’était pas efficace, la culture européenne perdant, au fil des ans, son charisme au profit d’une multiculturalisation véritable. Conséquence imprévue pour une société qui croyait sa culture indétrônable. Un peu partout, maintenant, les réflexes identitaire (naturels ou plutôt prévisibles) refont surface lorsque les société d’accueil s’aperçoivent que les immigrants ne changent pas DE culture en arrivant, mais change LA culture en arrivant.

Bref, la vanité légué par l’Europe mène à un changement trop rapide pour que la société puisse l’accepter. La société vit maintenant dans un mélange de règles contradictoires, ou appelés à le devenir, tout en réduisant significativement le sentiment d’appartenance. Bref, le multiculturalisme mène, selon moi, à l’asphyxie culturelle.

@ rod, votre commentaire # 21:

» Quatre cents ans d’Histoire qu’on a enterrés dans les 10 dernières années. »

Je suis heureux de voir que d’autres »éplucheurs » de média et observateurs de la scène politique québécoise s’en rendent compte.

Vous avez fort probablement constaté vous aussi que la très grande majorité des québécois, et que même la très grande majorité des députés du Québec, à ce que j’ai entendu dire à plusieurs reprises par des observateurs politiques, ne sont absolument pas conscients de cette réalité et de la vitesse à laquelle elle s’est implantés et continue de s’implanter d’année en année au Québec.

Tout ça s’est surtout effectué à l’aide de la politique d’immigration canadienne, utilisée telle quelle par l’actuel gouvernement du Québec depuis son accession au pouvoir en 2003.

Évidemment on(les plus de 65 à 70% de québécois francophones de vieille souche) ne peut demander aux immigrants, même à ceux de 2ième ou 3 ième génération, mis complètement à part, les plus informés et évolués d’entre eux de type Joseph Facal, qui nous ferait un formidable premier ministre, de faire ce qu’il faut pour intégrer les immigrants, et surtout les musulmans, dès leur première entrée au Québec, c’est à nous, les québécois de vieille souche, de le faire le plus tôt possible, c’est-à-dire dès que nous aurons élu le PQ aux prochaines élections.

Au Québec, il n’y a pas de noirs, de jaunes, de rouges ou de blancs. Au Québec, il n’y a que des québécois/ses.

Quatre-cents ans d’histoires enterrées! Ce n’est pas ce que j’ai entendu au moulin à paroles. Bien sûr on essaie de nous enterrer, mais nous sommes des résistants et nous disons à nos compatriotes: »Résistez avec nous ».

Telle que je le soulignais en terminant mon commentaire # 1 sous le présent billet de JFL : “Le multiculturalisme, en recul dans l’élite canadienne” ,

» … la nature souhaitable de neutralité et d’objectivité de la société d’accueil.’

Neutralité et objectivité ne veulent pas dire être conciliant au point de s’effacer soi-même, comme je soulignais au début de mon commentaire.

Non, vu que tous les citoyens le moindrement informés connaissent assez bien les tenants et aboutissanrs de la désastreuse situation politique qui se détériore même de plus en plus au Québec, l’ensemble des 65 à 70% de québécois francophones de vieille souche et les anciens et nouveaux immigrants qui se sont bien intégrés aux valeurs de la société québécoise doivent :

1) d’abord congédier Jean Charest et sortir le parti libéral du gouvernement, en allant voter majoritairement pour le PQ aux prochaines élections,

2) CONTRAINDRE, sans attermoiements (sans hésitations ni faux-fuyants) tous les anciens et futurs immigrants, sans exception, à s’intégrer aux valeurs de la société québécoise en se servant de LA CLAUSE NON-OBSTANT, permettant au gouvernement du Québec d’utiliser son droit constitutionnel de dérogation de la constitution canadienne, pour DONNER PRÉSÉANCE (ACCORDER LA PRIMAUTÉ), EN TOUTE CIRCONSTANCE, AUX DROITS CIVILS SUR LES DROITS RELIGIEUX.

Complément à mon commentaire précédent.

Donner, en toute circonstance, préséance aux droits civils sur les droits religieux dans le domaine public et dans le domaine privé, en ne tolérant aucune échappatoire de quelque nature.

Claude Chagnon, votre commentaire # 7,

Lorsque vous dites, comme plusieurs autres Chevaliers ou Don Quichottes de l’indépendance :

»… les adeptes souverainistes Québécois les plus mous… »,

réalisez que vous vous diminuez vous-même en cherchant à en diminuer d’autres. Vous savez, c’est pas en tentant d’affaiblir ou de ridiculiser l’opinion des autres qu’on peut renforcer ou donner de la valeur aux siennes.

Et la confiance en soi, c’est en soi-même seulement qu’on peut la trouver, pas dans d’enfantins, inutiles et stériles combats d’opinions ni dans de fausses validations par ses pairs d’opinions partisanes précuisinées.

D’ailleurs, si l’indépendance du Québec devient un jour réalité, je ne crois pas que ce sera grâce à la contribution de personnes qui ont une attitude aussi dédaigneuse et débilitante que celle dont vous faites preuve à l’égard de bon nombre de vos concitoyens qui n’adhèrent pas à l’apparente fixation qui vous tient lieu d’opinion personnelle.

Et vous réaliserez peut-être vous-aussi, plus tôt que plus tard, je vous le souhaite, si vous êtes le moindrement ouvert, que ce que l’on lance en l’air finit toujours, un jour ou l’autre, par nous retomber inévitablement sur le nez.

MERCI Raymons St-Arnaud pour vos commentaires # 15 et 16.

Vos commentaires, décrivent bien l’origine, la nature et le comportement des québécois francophones de vieille souche et méritent d’être largement publicisés et lus par tous les québécois francophones.

Continuez Raymond St-Arnaud, vous êtes sainement inspirant.

@daniel charette

Ce qu’on a enterré à Québec dans les années 2000, dans le plus grand secret, c’est l’homogénéité raciale de Québec.
Québec était, jusqu’en 2000, la seule ville (de plus d’un demi-million d’habitants) du continent nord-américain qui était à 100% blanche. C’est maintenant terminé. Québec n’est plus une ville à 100% blanche (elle compte deux fois plus de Noirs que tout l’État du Montana). C’est fini pour toujours.On a enterré 400 ans d’histoire. Quinze générations de Québecois.
D’ailleurs, je souligne que le maire actuel a adopté une Chinoise. Un détail, mais fort révélateur. Québec ne sera plus jamais, jamais, jamais la ville homogène qu’elle a été pendant 4 siècles.
On peut en penser ce que l’on veut, mais que personne n’en parle est fort éloquent, en dit beaucoup sur Québec.

Bon après avoir remis en question, reste à remettre en question un autre ‘tabou’:

Le taux d’immigration est trop élevé:

Qui va oser en parler? Le chômage est très élevé chez certaines catégories d’immigrants et le nombre de personnes sur « b-e-s » ne cesse d’augmenter chez les immigrants récents. Cela menace la paix linguistique et beaucoup la paix sociale, à Montréal.

Il y a trop d’immigrants pour notre capacité d’accueil.

L’immigration de masse actuelle fait vieillir notre population(immigrants inclus). Oui vous avez bien lu.

L’immigration de masse fait baisser les salaires de tous (immigrants inclus).

L’immigration de masse exerce une pression financière débile sur nos programmes sociaux, ceux-là même -« que nous devons préserver à tout prix »(sic)- qui servent donc d’arguments pour garder notre haut taux d’immigration.

Par exemple:

« Il y a un problème grandissant dans la région de Montréal, celui des immigrants issus du tiers-monde qui ne travaillent pas et qui gonflent quotidiennement les rangs de l’aide sociale à vie.

Les statistiques en dénombrent plus de 66 000 dans la seule région de Montréal, un chiffre en hausse constante qui croît en proportion des arrivées.

Comme il en rentre 55 000 par année, nous avons l’équivalent d’une année entière de gens qui sont déjà entrés et qui surchargent le système.

Les 66 000 immigrants assistés sociaux nous coûtent $ 50 000 000.00 par mois en supposant une prestation mensuelle de $ 800.00 Nombreux sont ceux qui retirent des suppléments de toutes sortes.

Au total, cela donne la somme astronomique de $ 600 000 000.00 par année. »

http://lejournaldequebec.canoe.ca/journaldequebec/actualites/quebec/archives/2010/01/20100105-220614.html

En plus, le haut taux de chômage chez les immigrants récents est propice au désespoir et est un terreux fertile pour les discours les plus radicaux…

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Il faut absolument avoir le courage de faire ce que Trudeau (il n’a pas que fait des mauvaises choses), a fait au début des années 80 et baisser le taux d’immigration.

On a aussi besoin d’un immense dégraissage dans le secteur public… cela pourrait régler une partie des problèmes de « pénuries de main-d’œuvre »

Il ne faut pas rechigner contre les immigrés, (car eux aussi de font leurrer par des campagnes de pubs), mais contre nos politiques d’immigrations.