Le NPD et le Québec. Quand le soleil a rendez-vous avec la lune…

Homme de gauche, j’ai un faible pour les chefs du NPD. J’aime leur combat incessant contre l’inégalité, pour les victimes, les oubliés, les méprisés. J’aimais en particulier David Lewis, le chef néo-démocrate de ma jeunesse, auteur, entre autre choses, de l’expression « corporate welfare bums » — les compagnies abonnées à l’aide de l’État.

C’est pour ainsi dire une peine de NPD qui m’a pris à la gorge, au Parlement fédéral, un jour de février 2000. J’allais témoigner au comité de la chambre qui étudiait la loi de Stéphane Dion selon laquelle, en cas de victoire du Oui lors d’un référendum au Québec, l’indépendance ne serait permise que si la majorité des députés canadiens jugeaient le niveau de victoire approprié et que si toutes les autres provinces canadiennes donnaient leur aval, sans exception. Une farce.

Chrétien, Dion, Jack et Broadbent. Tous d'accord pour donner au Canada droit de veto sur l'avenir du Québec.
Chrétien, Dion, Jack et Broadbent. Tous d'accord pour donner au Canada droit de veto sur l'avenir du Québec.

En arrivant, je vois que le successeur de Lewis, Ed Broadbent allait parler après moi. « Bonne journée pour les démocrates », me suis-je dit.  Broadbent, évidemment fédéraliste, était alors président de Droits et Démocratie (de la belle époque) et je me souvenais de la position courageuse prise en octobre 1970 par Tommy Douglas contre l’imposition de la loi des mesures de guerre.

Imaginez ma déception lorsque j’ai entendu Broadbent affirmer: « j’ai lu le projet de loi très soigneusement pour voir s’il risquait d’intimider les Québécois ou d’éroder leur démocratie. Je peux dire sans hésiter qu’à mon avis ce n’est pas le cas. »

En fait, il était très favorable à la loi C-20. Le Québec pourrait-il quitter le Canada avec un vote de 50% +1 ? Surtout pas :

Sur les 13 nouveaux pays créés à la suite d’un référendum depuis la Deuxième Guerre mondiale, durant l’ère post-coloniale, neuf avaient obtenu des votes favorables à plus de 95 p. 100; deux des votes favorables à plus de 90 p. 100, et les deux autres plus de 75 p. 100 de voix favorables. À mon avis, le premier ministre du Québec, M. Bouchard [alors premier ministre], serait bien avisé d’attendre le moment où il pourra s’attendre à des résultats de cet ordre.

L’homme du 75% + 1 ajoutait, pour faire bonne mesure, que les autochtones québécois devraient de surcroît avoir le droit de quitter le Québec, avec leur territoire, en cas d’indépendance.

Un électron libre, Broadbent ? Non. Les députés NPD ont ensuite voté pour la loi. Tous, sauf un, Svend Robinson. Et Jack Layton ? Il avait émis des réserves. Il les ravala. Devenu chef du NPD, il affirma en décembre 2005 qu’il appuyait C-20, lui aussi. Et tu Jack ?

En 2006, par sa « déclaration de Sherbrooke« , le NPD de Layton accepte d’admettre la règle du 50% +1, ce qui est majeur, mais ne dit rien d’incompatible avec le reste des cadenas imposés par la loi Dion, adoptée par les députés NPD. Face au processus référendaire québécois, écrit-il,

« Il appartiendrait au gouvernement fédéral de déterminer son propre processus, dans l’esprit de l’Avis de la Cour suprême et du droit international, en réponse aux résultats du processus de consultation populaire interne au Québec. »*

Une longue série de rendez-vous manqués

Le NPD s’est toujours présenté comme le parti fédéral ouvert au Québec. Celui qui avait, dès les années 1960, appuyé le droit du Québec à l’autodétermination.

Pourtant, sauf pour l’extraordinaire rectitude de Tommy Douglas pendant la crise d’octobre, à contre-courant d’une opinion publique déchaînée, on trouve des néo-démocrates à chacune des étapes de la marginalisation du Québec.

Longs couteaux. C’est le procureur général néo-démocrate de Saskatchewan, Roy Romanow, qui fit équipe avec Jean Chrétien pour isoler le Québec lors de la fameuse « nuit des longs couteaux », il y a bientôt 30 ans. Et pendant cette nuit où les 7 provinces alliées du Québec changeait de camp, ce n’est pas le premier ministre néo-démocrate Allan Blakeney (qui vient de mourir) qui exprima des doutes sur l’éthique de la manoeuvre, mais le conservateur albertain Peter Lougheed.

Le premie ministre NPD Allan Blakeney était allié avec Lévesque. Pendant la fameuse nuit, il a choisi Trudeau.
Le premier ministre NPD Allan Blakeney était allié avec Lévesque. Pendant la fameuse nuit, il a choisi Trudeau.

Et les députés néo-démocrates en chambre adoptèrent sans broncher la constitution de 1982 qui allait isoler le Québec et réduire son autonomie.

Meech. Lors de la tentative de réparation de Meech, le NPD était d’abord favorable à l’accord qui reconnaissait au Québec son caractère distinct au sein de la fédération, puis a changé d’avis en congrès en 1989 et a mis son poids dans le camp du refus. C’est ensuite le député néo-démocrate amérindien Elijah Harper qui symbolisa le refus de la majorité canadienne d’appuyer la notion de société distincte, et qui donna au Manitoba le prétexte pour ne pas ratifier l’accord, entrainant son échec.

Le PM ontarien du NPD, Bob Rae, en avait soupé des demandes du Québec
Le PM ontarien du NPD, Bob Rae, en avait soupé des demandes du Québec. Il préférait jouer du piano.

Charlottetown. J’ai raconté dans « Le Naufrageur » comment le premier ministre néo-démocrate ontarien, Bob Rae, était un joueur-clé dans les négociations menant à l’accord de Charlottetown, en 1992. Rae s’était fait le défenseur des autochtones et avait réussi à faire insérer pour eux dans l’accord un niveau d’autonomie gouvernementale inespéré — en fait beaucoup plus vaste que ce qui était prévu pour le Québec.

Mais il s’était directement opposé à ce que le Québec obtienne une quelconque autonomie sur la culture ou que soit réduit l’ingérence fédérale dans les affaires québécoise. Chargé de la rédaction de certains éléments clés, c’est lui qui demandait à ce qu’on exclue des discussions le ministre québécois Gil Rémillard, qu’il jugeait trop revendicatif. Il préférait n’avoir affaire qu’au membre le plus mou de la délégation québécoise, Robert Bourassa. Brian Mulroney acquiesça et, dans une scène rocambolesque, plaqua littéralement Rémillard hors de la pièce. Rae était content.

Puis, lorsque la délégation québécoise contemplait son échec total et s’interrogeait sur la suite leur discussion était couverte par le son d’un piano. C’est Rae, excellent pianiste, qui jouait « Summertime » sur un piano à proximité.

Union sociale. J’ai croisé Row Romanow, en 1998-1999. Il était devenu premier ministre de Saskatchewan et, à ce titre, il présidait la conférence des premiers ministres provinciaux (qui ne s’appelait pas encore Conseil de la fédération).

Les provinces anglophones avaient convaincu Lucien Bouchard de faire front commun avec elles contre les tentatives d’intrusion fédérales dans les programmes sociaux, dont la santé. Elles avaient même accepté d’insérer dans leur position conjointe le droit du Québec de se retirer des futurs programmes fédéraux avec compensation.

Le néo-démocrate Romanow. L'homme de Chrétien, en 1981 comme en 1999
Le néo-démocrate Romanow. L'homme de Chrétien, en 1981 comme en 1999

Or c’est le néo-démocrate Romanow qui se fit le promoteur des positions de Jean Chrétien et de Stéphane Dion auprès des autres premiers ministres, jusqu’à faire en sorte que toutes les provinces tournent le dos à leur position commune, isolant le Québec.

Elles acceptaient plutôt de signer un document qui donnait spécifiquement le droit à Ottawa de s’ingérer dans les affaires provinciales et reconnaissaient, pour la première fois de l’histoire, le pouvoir fédéral de dépenser. Romanow était l’agent-double fédéral placé à la tête des provinces. C’était tout juste s’il ne s’en vantait pas.

Avait-il convaincu toutes les provinces de virer capot ? Non. Le premier ministre néo-démocrate de Colombie-britannique, Glen Clark, eut un remord. Il appela Bouchard pour lui dire que le texte fédéral était une grave atteinte aux droits des provinces. Bouchard acquiesca. Il lui demanda s’il y avait une autre province qui appuyait le Québec. Bouchard dit non. Clark  ajouta que « dans ce cas, je ne pourrai pas t’appuyer ».

Le leader néo-démocrate était prêt à défendre un principe, mais pas seul avec un premier ministre québécois dûment élu, certes, défendant une position parfaitement conforme aux intérêts de Colombie-britannique, certes, mais…  séparatiste.

À ce moment, exactement, Tommy Douglas se retourna dans sa tombe.

L’ancien chef libéral québécois Claude Ryan a commenté cet épisode comme suit:

« C’est la troisième fois, au cours des trente dernières années, qu’après s’être engagé dans une démarche commune avec les autres provinces et territoires, le Québec aura été lâché en cours de route par ses partenaires. »

Les trois fois, lors de ces trois lâchages, les empreintes digitales du NPD étaient clairement visibles.

Pourquoi je ne voterai pas Mulcair

Thomas Mulcair est député de ma circonscription fédérale. Nous avons des relations cordiales. Mais il sait que je ne voterai pas pour lui. Pas seulement parce que je l’ai vu, lorsqu’il était dans l’opposition libérale, au temps de Parizeau et de Bouchard, être extraordinairement vicieux en période de questions.

Un virtuose de la mauvaise foi
Un virtuose de la mauvaise foi

Mais aussi pour une conférence qu’il a donnée, en octobre 2005, pour les 10 ans du référendum. Un chef d’oeuvre. Toute sa présentation portait sur le cas des votes pour le Non rejetés par des scrutateurs zélés dans deux circonscriptions montréalaises en 1995.

Le fait que les protagonistes aient été exonérés de tout blâme par des juges fédéraux, deux fois, en appel, et qu’un juge anglophone respecté, Allan B. Gold, ait enquêté et rejeté tout soupçon envers le camp du Oui semblait avoir eu lieu dans un univers parallèle.

Un auditeur mal informé des faits aurait immanquablement conclu du captivant exposé de Mulcair que tout le camp du Oui s’était livré à une fraude massive dans tout le Québec.

Avait-il dit cela ? Absolument pas. Dans sa démonstration, aucune phrase, aucun mot n’était, à proprement parler, faux. Mais j’étais sidéré du fait qu’il réussisse à projeter chez l’auditeur la certitude de la culpabilité collective des séparatistes, en flirtant toujours avec le faux, sans jamais l’embrasser. Un virtuose de la mauvaise foi. Un homme dangereux.

(Remarquez, je ne voterai pas Martin Cauchon non plus, lui qui était ministre du gouvernement qui a inventé puis voté la loi Dion.)

Un bon Jack

Je ne vois rien de tel chez Jack. Mais je ne le vois pas non plus regretter ces épisodes. Pour lui, la nation québécoise, oui bien sûr elle existe. La mettre dans la constitution ? Pas dans l’avenir prévisible.

Alors, pourquoi ne pas simplement accepter que les salariés québécois assujettis au code du travail fédéral, puisqu’ils sont membres de même nation que leurs frères, soeurs et voisins, soient aussi bien protégés qu’eux par la loi 101 ? C’est Niet. Jack défend les prérogatives fédérales. La « nation » ne veut rien dire. Mais il nous aime.

« Vous nous aimez, vous nous aimez, vous nous aimez! Prouvez-le ! » a répliqué Gilles Duceppe lors du débat. C’est trop demander.

Demain, Jack Premier ministre !

Rien ne me plairait plus, en tant que citoyen d’une nation voisine du Canada, que de voir Jack Layton, porté par les sondages, devenir chef de l’opposition du Canada. Je ne veux que du bien au Canada.

Rien ne me plairait plus, si Harper est minoritaire et qu’il perd l’appui de la chambre, que de voir le NPD former le gouvernement, en proposant peut-être certains postes ministériels à des figures libérales (tiens, au hasard, Bob Rae et Ujjal Dosanjh, deux ex-premiers ministres provinciaux NPD devenus libéraux !) et obtenant l’appui ponctuel du Bloc.

Mais pour y arriver, il faut que Harper reste minoritaire. Pour cela, il doit perdre quelques sièges au Québec. Pour cela, il faut que le parti le mieux placé, le Bloc, unisse le vote anti-Harper dans les comtés conservateurs.

Jack, fidèle à la tradition néo-démocrate,  manquera-t-il aussi ce rendez-vous là ?

(* J’ai ajouté les infos sur la déclaration de Sherbrooke après la première version de ce billet, et j’ai corrigé ici et là, avec l’aide de plusieurs alertinternautes que je remercie.)

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Et que dire des glorieuses années passées par Mulcair comme conseiller juridique d’Alliance Québec au début des années 80? Comment passer par-dessus cela? Il va jusqu’à l’inscrire dans sa courte biographie sur son site de campagne, comme si c’était une source de fierté?

Mister Mulcair et Trudeau, c’est du pareil au même et le NPD est un parti ultra centralisateur !!!

Avant d’immigrer au Québec, j’ai milité pour le NDP et je me demande toujours si c’est le NDP ou les libéraux qui m’ont fait comprendre que j’étais Québécois, probablement les deux.

En lisant ta citation de ce Mulcair de mère Francophone, je pensais entendre PET un demi-siècle plus tard!

Du Trudeau à son meilleur… « Un oui, c’est un non….. ». N’empêche, que sans le vouloir, ce dernier nous avait annoncé la souveraineté du Québec en 1963!

Le gros mensonge de Pierre E. Trudeau, en 1963 :

« Tout ce qu’il veut sentir [le canadien français] c’est que s’il se transporte ailleurs au pays, que dans le Québec, la loi ne lui sera pas défavorable. Comment il se servira de cette loi? C’est l’avenir qui le dira; moi, personnellement, je ne pense pas que même ayant des lois justes, le français, que le français se mettra à monter en flèche dans des parties du Canada, dans les provinces où le canadien français est une infime minorité.

Il faudrait peut-être à ce moment-là, envisager d’autres solutions, par exemple, il faudrait assurer la mobilité de la main-d’œuvre, la mobilité des citoyens, que ceux qui veulent vivre dans un milieu bilingue, qu’il déménagent dans une autre partie du Canada, que vous leur facilitez cela. »

« … Quand on aura trouvé [ce que cela coûte en termes humains] on saura vraiment si le pays peut vivre, s’il doit continuer d’opérer en tant que pays. Si c’est plus coûteux, disons, du point de vue du Canadien anglais de faire de ce pays un pays bilingue ou multiethnique, si c’est plus coûteux de faire cela que de renoncer à l’identité du Canada, et de s’attacher aux États-Unis, on saura où est l’avenir. Et inversement, si c’est du point de vue du Canadien-français, les avantages qu’il trouve de vivre dans un pays qui s’appelle le canada, s’ils sont moins grands que les désavantages qu’il trouve de vivre dans un pays qui ne le reconnaît pas en pratique et en loi le bilinguisme, eh bien, lui décidant de se séparer, je pense que c’est seulement après avoir pesé ce genre de réalités que l’on saura où l’on va. »

Pierre E. Trudeau. Extrait d’une audience de la commission royale d’enquête sur le bilinguisme et le biculturalisme, jeudi le 7 novembre 1963, 17 :54 h-18 :14h. Et préface au « Les héritiers de lord durham » publié par la fédération des francophones hors Québec en avril 1977.

Merci pour ce petit cours d’histoire, on oublie trop vite.

Non, mais, qu’est-ce que j’ai hâte au 2 mai : soit une dépression nerveuse ou la fête après la victoire du Bloc! :o)

Je suis bien d’accord pour dire qu’il faut éviter un gouvernement conservateur majoritaire mais les appels au vote « stratégique » me laissent plutôt songeur. Voici des songes embrouillés …

1- C’est une tentative de noyade du Parti Vert. E. May exclue des débats, la question de l’environnement exclue des débats et maintenant « stratégiser » à tout prix contre Harper. Pas sûr.

2- La stratégie ultime consisterait à « liguer » le vote anti-conservateur en faveur d’un parti NATIONAL. À force de se faire dire qu’il faut « stratégiser » contre le PCC, de nombreux électeurs arriveront à cette conclusion logique. Boomerang en vue pour les bloquistes. Chantal Hébert mentionne régulièrement sur cette contorsion hasardeuse. Pas sûr.

3- Les électeurs libéraux accepteront les votes « stratégiques adverses » mais ne participeront à aucune stratégie en faveur des autres partis. L’argument peur de la coalition a fait son travail et la fierté libérale a ses limites. Oubliez-ça.

Ça fait quelques songez-y bien, me semble.

Plus que tout, votons et incitons à voter. C’est une stratégie sans danger et elle commence à lever au Canada anglais. Surprises possibles.

Bonjour Jean-François. Vous n’êtes pas sans savoir que notre bon ami Thomas Mulcair, présent au Centre Pierre-Charbonneau en compagnie des sympathisants du Mouvement Montréal français (MMF), donc défenseur de la loi 101 (???), aime tellement le Québec que son site Internet de campagne nous rappelle tout le bien qu’il accorde à notre langue: « Il a été avocat au ministère de la Justice du Québec, directeur des affaires juridiques pour Alliance Quebec, […] ». (cf.: http://thomasmulcair.npd.ca/a-propos) Eh oui, dans Alliance Quebec ce cher Thomas. Vraiment, le NPD aime le Québec…

Il me semble que l’expression « corporate welfare bums» (les compagnies abonnées à l’aide de l’État) est plutôt du chef néo-démocrate David Lewis .

Bonsoir à vous M.Lisée,
Merci de tous ces détails du passés.
Certains faits et personnes politique me sont revenu en tête et beaucoup d’oublie aussi alors vos propos me font réfléchir.
Vous êtes super avec votre mémoire et connaissance de l’histoire de certaines périodes. Cela m’aide bien plus à réfléchir que les 2 débats des chefs.

Alors maintenant SVP pour aidez les gens dans leurs réflexions pour aller voter, parlez-moi donc du Parti Vert du Canada qui plaît de plus en plus aux citoyen(ne)s.
C’est quoi les forces, les faiblesses et leurs impacts sur les votes via les autres partis…. Merci beaucoup,
J’aime vos chroniques et vous entendre analyser.
Bonsoir Liz P. de Montréal est

Je viens de tomber sur un tweet très intéressant de Norman Spector (@nspector4):

Iggy flamed out in Quebec, after championing nation idea, cause he was not prepared to canoodle further as Layton is #elxn41 #cdnpoli

Autrement dit, tout compromis sur le consensus institutionnel sera rapidement dénoncé dans le ROC. Vous devriez ajouter ce facteur dans votre réflexion

Donc, même si Jack Layton devait offrir quelque concession, il serait immédiatement rabroué dans le ROC par une baisse des intentions favorables au NPD.

Pourtant, les seules «concessions» offertes par Layton au Qc consistent en des aménagements sur la langue de travail des travailleurs sous juridiction fédérale ou encore le bilinguisme des juges de la Cour suprême. Et peut-être une possible réouverture du dossier constitutionnel, éventuellement. Et le maire Labeaume ne construira pas son tramway avec 1¢ sur la taxe d’essence (70M$ sur 4 ans) que Jack est venu lui faire miroiter.

C’est bien trop peu. Et il n’est pas dit que ces amuse-gueule minimaux passeraient l’opinion publique canadienne.

Lorsqu’il était ministre libéral, Mulcair faisait le déplacement Montréal-Québec en… avion! Trop lent pour lui la limousine ministérielle (qui pourtant roule à 150 à l’heure sur la 20). Rien de trop beau pour la gauche-caviar

La longue histoire du parti NPD qui fut celle d’un grand centralisateur et qui suivait sur ce chemin les bons libéraux de PE.Trudeau , Chétien et Dion ….. Leur passé est garant de l’avenir ….

L’expression « welfare corporate bums » est due à David Lewis, chef du NPD fédéral qui a précédé Ed Broadbent. J’en étais presque sûr, mais je viens de vérifier sur google.

Très belle enquête M. Lisée. M. Layton est un ennemi politique, tout comme le sont Ignatieff et Harper. Pourquoi est-ce que le Bloc ne les dépeint pas ainsi? Pourquoi est-ce que le Bloc a aussi évacué la question nationale de ses messages? Pourquoi est-ce que le Bloc ne mise pas sur sa vraie raison d’être à Ottawa: représenter la nation du Québec en attendant impatiemment l’indépendance du Québec? Pourquoi est-ce que le P.Q. a évacué la question nationale et a adopté des résolutions mièvres lors du Congrès. On s’enligne depuis plusieurs années vers la désaffectation des militants et le détournement des votes vers des Layton et des Legault.

Daniel Roy, C,A,

*****Un Parti libéral moribond et un NPD en pleine croissance?*****

Le GOLP (Great Old Liberal Party) est moribond. Du moins de nombreux signaux le laissent soupçonner. Et il se peut qu’il faille attendre quelques lustres avant qu’il se reconstruise, si jamais il réussit à vraiment se replâtrer. Règle générale (il y a évidemment des exceptions) les électeurs qui ont voté pour le PLC le faisaient parce qu’ils adhéraient plus ou moins à une vision de centre ou de gauche très modérée.

De plus il est politicologiquement connu et reconnu que le NPD, un peu plus à gauche, a offert au Parti libéral un réservoir d’idées progressistes et parfois audacieuses. Le PLQ a profusément et pléthoriquement «emprunté» à partir du programme néo-démocrate de nombreuses idées électoralement «rentables». D’ailleurs Trudeau était proche du NPD avant de plonger dans la sphère politique, avant d’adhérer à un parti susceptible de prendre le pouvoir.

La débandade du Parti libéral fait en sorte que les nombreuses personnes qui voient clair dans le jeu «obscurantiste» du Parti Harpérien et qui ne veulent plus voter libéral n’ont, au Québec, que deux ou trois choix: le NPD, le Bloc ou les Verts. Et dans les autres provinces, il n’y a que les néo-démocrates ou les Verts.

N’étant pas prophète je ne saurais dire quel est l’avenir électoral et politique de la société canadienne. Mais si je spécule de manière théorique, il se pourrait que le NPD, peu à peu, se mette à grignoter le vote libéral et à devenir un parti plus important, un parti de substitution.

L’avenir, qui est toujours plus proche qu’on ne le pense, va nous livrer ses secrets au cours des années ou décennies qui, rapidement, se présentent devant nous, pauvres humains éphémères.

Jean-Serge Baribeau, sociologue des médias

Bonjour,
L’handicap profond que porte le Québec réside dans le simple fait que la très grande majorité de ses habitants ne sont pas du tout politisés. N’aimant pas du tout ce mot qui me répugne, je dirais plutôt que la très grande majorité des québécois face au politique sont dans une confusion séculaire, ayant même pas à leur corps défendant toujours pris des vessies pour des lanternes. Le Québec sur le plan politique est une risée pour tout étranger arrivant ici qui ne peut comprendre le pourquoi de cette confusion. Les québécois depuis toujours sont guidés aveuglement dans leurs démarches par des ornières du passé avec souvent une population analphabète ou si peu scolarisé. Comment comprendre et définir une situation si tu n’as pas les mots requis pour élaborer une pensée même en la vulgarisant.
Le Nouveau Parti Démocratique a toujours été un parti Canadien de gauche et son passé en témoigne. Un parti de gauche est TOUJOURS centralisateur tandis qu’ici, dans la société qui se croit distincte, de vils démagogues ont réussi à faire croire à une population nationaliste au trognon que le nationalisme était de gauche et qu’il fallait à tout prix décentraliser le Canada. Foutaises ! Comment avec une approche si erronée à la base avoir une discussion intelligente et articulée sur le fond, quand toutes les prémisses sont faussées et reposent strictement sur de la manipulation politicienne au départ ? Le Québec en très grande majorité est complètement ignare au niveau politique, ce qui donne place à des manipulateurs de toutes espèces qui en font leur pain et leur beurre, avec une population qui avale des énormités plein la gueule.
En effet, qu’est ce qu’il y a de si mal dans la Loi sur la Clarté ou le Bill C-20 ? N’est ce pas tout à fait normal pour tous les Canadiens en très grande majorité qui habitent le Québec qui veulent rester Canadiens ? Seulement un groupuscule de nationalistes québécois, soit un peu plus de 20 % veulent se séparer du Canada. Et comme disait cet autre : Cachez ce sein que je ne saurais voir ! Le projet de souveraineté-association a tout simplement débuté en 1968 sur les CAPS DE ROUES en faussant la donne. Monsieur René Lévesque savait bien que la très grande majorité des québécois voulaient rester Canadiens. Mais pour récupérer et ratisser large, il sortit de son chapeau ce concept flou de souverainisme emprunté à l’extrême droite de l’Hexagone, soit de mémoire de Monsieur Philippe de Villiers.
En outre, au niveau planétaire, tous les pays sans exception ayant accédé à leur indépendance, excepté bien sûr le Monténégro, ont eu des majorités frôlant les 90 % et plus, ce qui démontrait une forte volonté de la population, une volonté dite populaire. Le pointage le plus bas fut l’Érythrée avec plus de 78 %. Et tous ces pays avaient en commun de poser une QUESTION CLAIRE, soit une question sur le fond de 15 mots plus ou moins. Ça c’est de la clarté !
Par ailleurs, le triste cas du référendum québécois en 1995 a sonné le grelot pour la Communauté Internationale. Jamais plus un tel référendum se produira à l’avenir. Fonder un pays est un acte noble et il ne faut surtout pas par respect pour ses citoyens que la question posée soit sans ambiguïté et sans jouer sur la sémantique.
De plus, l’exemple le plus patent se rapprochant de la situation québécoise est le Monténégro qui acquit son indépendance en 2006 d’avec la Serbie. Il y avait dans ce pays une volonté populaire loin d’être assez forte aux yeux de la Communauté Internationale et c’est pour cela que la Commission de Venise encadra fermement ce référendum en 2006. Les 65 pays membres de la Commission de Venise après 2 mois de vives consultions entre juges de Cour Suprême et de constitutionnalistes chevronnés décident d’appliquer la Loi sur la Clarté de cet éminent intellectuel reconnu internationalement, soit Monsieur Stéphane Dion, n’en déplaise au courroux de la plupart des nationalistes québécois. Et en plus d’une question claire de 18 mots, une majorité claire fut exigée par tous les pays européens. Le triste exemple du Québec, cette fumisterie de 1995 a crée une nouvelle jurisprudence et jamais plus une arnaque de genre ne se reproduira, et surtout pas afin de briser un pays du G8 reconnu internationalement pour sa très grande démocratie.
Finalement, tous les pays devenus indépendants le sont devenus par une forte majorité populaire ou les habitants en très grande majorité le veulent. Tandis que ce famélique Québec, des meneurs de claque depuis plus de 40 ans tirent sur la fleur afin qu’elle pousse, et très probablement qu’ils en ont même extirpé les racines. Sans ambiguïté, la Cause ne lève pas et cela ne va pas changer. Pourquoi, vous les nationalistes vous acharner dans le déni de ce qu’il ne fut qu’une utopie des années 1960, un mauvais rêve ? D’ailleurs, le très lucide Monsieur Jean Herman Guay vous l’avait bien dit il y a quelques années dans un congrès de péquistes soit : Em ballez vos rêves car le tout ne restera qu’un rêve ! Au plaisir, John Bull.

Le chant des sirènes s’amplifie de manière inquiétante depuis quelques jours. Tous médiums confondus on a le sentiment que smiling Jack pourrait être béatifié et sanctifié en trois coups de cuillère à pot si on se fie au mainstream des fils de presse.

Mais tout comme vous non seulement je me méfie mais je ne crois pas une seule minute qu’en cas de rapport de force, on ne pourrait pas plus compter sur Jack Layton que sur Ignatieff pour prendre parti pour le Québec.

La tournure que prends la campagne est inquiétante. Mais contrairement à ce que certains colportent, ce n’est pas en effet pour le Bloc que se profile le danger. C’est pour le Québec qui est toujours sorti perdant de toutes les crises constitutionnelles. je pense que votre analyse est pertinente sur ce sujet.

Moi non plus, jamais je ne voterais pour le fourbe Mulcair, malgré ses airs angéliques qui ne sont qu’opportunisme méprisable. Et dire qu’il descend biologiquement d’un Patriote…

Consolation, j’aurai à coup sûr un député qui se définit comme Québécois le 2 mai.

Encore un billet parfaitement articulé de Monsieur Lisée.

Peut-être un point supplémentaire. Le NPD est un parti de gauche (enfin pour ce que cela veut dire au Canada). Comme tel, et comme pour tous les partis professant une idéologie de gauche, tout nationalisme est suspect. On pense révolution mondiale.

Tout nationalisme sauf le leur, naturellement.

Il ne faut pas oublier que les candidats de tous les partis fédéralistes au Québec sont choisis précisément pour être des MUETS en ce qui concerne le Québec. Ils vont d’ailleurs toujours voter leur parti, la fameuse ligne de parti, et donc pour le Canada. Sans piper mot, des muets vous dis-je surtout en ce qui concerne le Québec. Sous peine d’être exclus. Ce ne sont plus des québécois, mais des canadians (sic).

En démocratie représentative comme au Canada, on doit voter pour des REPRÉSENTANTS, pas pour des muets.

Excellent commentaire….en effet Mulclair a été d’une férocité à la Jean Charest…et l’histoire du NPD n’est pas reluisante dans ses positions sur le Québec. Je vais revoir mon …penchant…à aimer Jack…le bon gars.

Merci pour ces rappels très éclairants que je vais partager avec mes correspondants car il s’impose de voir la réalité en face. Nous ne devons pas être dupe de la gentillesse de M. Layton, même sincère : les faits et l’histoire seuls comptent dans cette élection où les Québécois doivent nécessairement élire une solide majorité de députés du Bloc pour garantir l’avenir. Ne cédons pas aux chants de sirènes !

Les Québécois ont une telle soif de changement et de justice équitable qu’ils commencent à perdre de vue que le Bloc représente le seul rampart contre les abus d’Ottawa.

De la même façon, au Québec on avait assisté à un vote de contestation sans précédent lors de l’élection de l’ADQ contre le PQ. Avec les résultats lamentables de cette illusion de changement espéré.

Le vote stratégique en faveur du Bloc est la seule solution pour le Québec (et les autres provinces) dans le contexte du conservatisme qui sévit sur tout le pays actuellement.

Le vote Québécois sera-t-il au rendez-vous ou les gens éliront-ils Harper minoritaire en donnant leur vote aux Libéraux en votant NPD ?

Drôle de figure…

Et vlan pour la balloune du NPD.

Quand le mythe des bonnes dispositions envers le Québec ne résiste pas à la moindre analyse sérieuse.

Mais je crains que bon nombre de Québécois se laisse attirer par le mirage NPD et favorise ainsi la ré-élection des conservateurs incultes de la région de Québec.

merci Jean-François de nous rappeler que le Canada est très reconnaissant pour toutes les nations du monde sauf la nation québécoise, certains de nous ont tendance à l’oublié et nos jeunes l’ignorent!

en passant que pensez-vous de la couverture médiatique concernant le Bloc? pour ma part je trouve cela choquant et injuste!

Cela dit pendant la partielle d’outremont en 2007 les gérants d’estrade , nommé par le Bloc pour « m’encadrer » m’ont menacé plusieurs fois de me lâcher si j’attaquais Mulcair. Ils riaient de moi quand je leur disais que l’adversaire était le NPD pas les « conserviteurs » ,ni les libéraux.
Ils ont aussi refusé que je souligne le rôle de transfuge libéral de Mulcair, son rôle perfide dans la vérification des résultats du référendum de 1995. M’interdisant également de sourire de ces « gosses de riches » qui font semblant de prendre le parti des pauvres (à côte des neiges)pour jouir du pouvoir ( voir Pierre Legendre) à Ottawa.

Selon un sondage du Soleil paru ce matin Harper conserverait ses onze sièges au Québec.Pire André Arthur serait réélu dans Portneuf!

Jack Layton et le NPD n’auront jamais mon vote.Moi aussi je me rappelle de Romanow et de Blakeney.Romanow est un des pires fourbes de l’histoire de cette fédération qui en comptent tant.

Tant qu’à Mulcair son pays est le Canada et sa province est le Québec,c’est pas plus compliqué que ça.

l’Histoire de ce pays nous enseigne depuis toujours qu’on ne peut faire confiance aux Canadiens Anglais .

Le Québec a toujours progressé avec des Québécois qui sont inconditionnels au Québec. Le compromis pour une nation n’existe pas, surtout lorsque elle est entourée de 300,000,000 d’anglos.

Intéressante opinion, mais il ne s’agit que de cela, une opinion.

Voici la suite de la partie « Le droit du Québec à l’autodétermination », non choisi par M. Lisée, de la déclaration de Sherbrooke:

« Conformément à ses valeurs, le NPD rejette également tout usage – ou menace de l’usage – de la force face au Québec, à toute étape. Notre vision en est une de confiance dans la démocratie, la bonne foi et les valeurs pacifiques.

Pour le NPD, il faut proposer une vision positive de l’avenir plutôt que de contribuer à la polarisation du débat. Nous voulons bâtir une nouvelle attitude face à l’ensemble de ces débats, car notre travail doit être de contribuer au renforcement et au renouvellement du fédéralisme et non pas de contribuer au maintien de positions campées. »

Je ne suis pas assez naïf pour croire que le NPD réglera toutes les injustices faites au Québec au cours de l’histoire mais je ne vois AUCUN autre chef de parti ayant autant d’affinités avec les québécois, incluant M. Duceppe. Car celui-ci n’a pas encore réglé sa mauvaise évaluation des revendications de la région de Québec. Appuyer le retour des Nordiques et d’un nouveau Colisée n’aidera que temporairement sa cause pour les gens de droite à Québec, comme ailleurs. M. Layton est aussi québécois que Duceppe mais avec la volonté de négocier avec le reste du Canada en plus. Le Bloc et le PQ n’ont pas non plus réglé leurs différents entre la souveraineté et les revendications autochtones.

Autrement dit, afin de continuer à augmenter l’influence du Québec au sein du NPD, je crois qu’il devient essentiel d’élire le plus possible de candidats le 2 mai. Et ainsi courir la chance d’avoir un mot à dire dans leurs positions et aussi, dans les budgets fédéraux. C’est peut-être utopique mais dans l’état actuel des choses, pas plus qu’un référendum gagnant au Québec.

Comme Thomas Mulcair, vous n’êtes pas étranger à la mauvaise foi….

Examinons certaines de vos affirmations:

« il faut que le parti le mieux placé, le Bloc, unisse le vote anti-Harper dans les comtés conservateurs ».

Peut-être, mais la plupart des comtés visés par le NPD ne sont PAS des comtés conservateurs. En fait, les Conservateurs n’y ont aucune chance. Je pense particulièrement à Hull, Gatineau, et Outremont. Un vote pour le NPD y est un vote contre le Bloc etou le PLC. C’est tout.

La seule exception à cette règle est Abitibi-est. Dû aux propos de Yvon Lévesque, il est possible qu’il soit maintenant en troisième place. L

Intéressant rappel des faits. Cependant, les Québécois ne veulent pas regarder en arrière.

«Je NE me souviens PAS»…

Erreur stratégique de Layton au Québec, oui. Mais ajoutons que Duceppe commet la même erreur au Canada anglais en visant Harper à cause du Quebec Bashing. Il devrait attaquer Ignatieff dans le ROC comme le « gros méchant »…viser le noir pour tuer le blanc (ou vice versa?). J’ai bien proposer cette stratégie à un de ses très proches collaborateurs que je connais bien, Duceppe reste sur ses positions. Harper doit s’en réjouir…

Encore une portion contre productive. Il faut voter pour ceux qu’on veux voir au pouvoir et non pour ceux qui peuvent empêcher des gens d’occuper le pouvoir. Ignsieff a fait sa campagne tout le long en nous disant de voter pour lui pour empêcher un autre de rentrer. J’ai une longuer expérience en négociation et ça n,est pas en dénigrant les autres options qu’on concrétise une vente mais en faisant valoir les avantages du choix. Pour les avantages le bloc nous a démontré l’impertinence de voter pour eux, que ça soit pour blqouer des conservateurs, des libéraux ou des néo-démocrates ça ne nous donne rien a nous en retour. Ça nous immobilise nous même car pour obtenir des choses et faire avancer nos projets il faut être au pouvoir et avoir les mains sur le volant. Inutile de crier au chauffeur de tourner à gauche c’est lui qui tient le volant et il va suivre l’itinéraire choisi par son parti. mais si la plus grande proportion concentrer du parti au pouvoir est dans la province de Québec et bien on aura un poid politique très important pas difficile a comprendre mais difficile a admettre pour ceux qui veulent controler non pas juste les objectif mais le plans. Quand les égos empêche de voir d’autres chemin d’accéder à la réalisation de nos besoins.
exemple de la répartition des sièges au fédéral dans un gouvernement majoritaire NPD
Québec 18% des sièges à la chambre féd NPD
Ontario 11% des sièges à la chambre féd NPD
Colombie-Britanique 11% » »
et min 10% de l’assemblé provenant des maritimes, du manitoba, etc.
C’est plus réaliste et profitable pour le Québec qu’encore un bloc qui même en se mettant à genoux n’aura rien.
Quand on soutien le développement du Canada ça donne des impôts au Canada qui le partage entre les province. Comment une province qui ne veut pas travailler a développer des entreprises qui feront travailler des gens partout au Canada et rapporteront des impôts pour payer les services partout au Canada y compris dans les régions ou il y a moins d’activité économique peut-elle demander plus d’argent pour développer des projets dans son territoire. On fini toujours par récolter ce qu’on sème. Il ne suffit pas de garocher quelques graines sur la terre pour quelle produisent des frutis il faut travailler aussi. Pas a cause qu’on contribue en impôt que ça suffit pour avoir du retour, il faut travailler aussi pour faire fructifier ses investissments pour profiter des fruits que ça va générer. Il n’y a pas plus sourd que celui qui ne veut pas entendre. Et il n’y a rien a faire avec ceux qui ne veulent jamais entendre raison. Quand on comprend ça, on fini par les mettre de côté et se concentrer sur ceux qui veulent participer.
En tout cas moi je ne serai pas intéressée si j’étais au pouvoir a donner quelque chose à quelqu’un qui n’a qu’un objectif empêcher l’exercise de la démocratie et ne pas participer au travail avec les autres mais demande une part des profits sur la récolte. Vous semer dans le grand vent et ne récolterez rien d’autre que des chardons. le problème avec les chardons c’est que c’est corriasse et fini par prendre tout la bonne terre et appauvrir le sol. Avant qu’on se retrouve dans un désert, il est temps de se mettre au travail. C’est drôle ceux là même qui devraient proner la solidarité, la coopération dans les fait sont individualiste et boycotte tout efforts pour participer au développement de la richesse qui nous est essentiel au bon fontionnement de nos services.

bonjour Mr lisée

j’ai 36 ans et je trouve votre critique amère et dépassé,il y a 20 ans que le block est au pouvoir pour le Québec et à part une amélioration des pensions des députés que nous avons élue!!!, je ne note aucune amélioration de ma condition!!!

L’économie est le point à discuter!!! la souveraineté après!!!!!!!!!!!!

Merci pour ce retour sur l’histoire. J’espère que M. Duceppe pourra s’en inspiré durant les 2 prochaines semaines!

Bonjour M. Lisée.
Vous avez parfaitement raison dans votre analyse.
Mais je pense que vous commettez une erreur (du à votre jeune age?)En 1970, ce n’est plus tommy Douglas mais David Lewis qui était chef du NPD. En 1974, j’étais le permanent du NPD au Québec mais chaque fois qu’il fallait choisir entre les intérêts du Québec et ceux du canada, le NPD reniait ses engagements envers le Québec, comme tous les partis fédéralistes ont toujours faits. Le seul vote pour les québécois qui ont a coeur le Québec, c’est le Bloc.

L’honorable Roy Romanow, C.P., O.C., S.O.M., C.R., LL.B. (né le 12 août 1939) est un homme politique canadien et il est le premier ukraino-canadien.

“Romanow was well-acquainted with Pierre Trudeau, Prime Minister from 1968–1979 and 1980–1984. He remains a close friend of Jean Chrétien, who was prime minister from 1993 to 2003.”

De quoi perdre son latin…. Romanow est NDP!!!!!!
________________

La rancoeur des «petits Russes»
http://www.cyberpresse.ca/actualites/elections-federales/201104/19/01-4391237-la-rancoeur-des-petits-russes.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_elections-federales_1470245_accueil_POS1

Michael Ignatieff a tenu des propos méprisants envers les Ukrainiens dans son livre Blood and Belonging.

«L’indépendance de l’Ukraine évoque des images de chemises paysannes, le son nasal d’instruments ethniques, de ridicules cosaques en cape et en bottes, de méchants antisémites», peut-on lire dans l’ouvrage.

Votre texte ressemble à une recension des squelettes dans le placard du NPD. Vous devez bien savoir qu’il y a des côtés plus sombres dans chacun des partis politiques. Le Bloc a bien eu son député de la Côte-Nord qui déclarait que les « VRAIS » québécois votait pour le Bloc. Il y a aussi eu l’épisode de l’arrivée de Gilles Ducceppe à la chefferie dans une atmosphère de coup d’État à l’endroit de Michel Gauthier.

L’important, c’est de s’en tenir au programme et au message réel. Le NPD est maintenant, en 2011, en faveur d’un fédéralisme asymétrique avec droit de retrait du Québec.

Comme Thomas Mulcair, vous n’êtes pas étranger à la mauvaise foi….

Examinons certaines de vos affirmations:

1. « il faut que le parti le mieux placé, le Bloc, unisse le vote anti-Harper dans les comtés conservateurs ».

La plupart des comtés visés par le NPD ne sont PAS des comtés conservateurs. En fait, les Conservateurs n’y ont aucune chance. Je pense particulièrement à Hull, Gatineau, et Outremont. Un vote pour le NPD y est un vote contre le Bloc etou le PLC. C’est tout.

La seule exception à cette règle est Abitibi-est. Mais, dû aux propos de Yvon Lévesque, il est possible qu’il soit maintenant en troisième place. Le NPD y est peut-être le mieux placé pour battre les Consevateurs. Qui sait?

2. « le néo-démocrate Romanow …se fit le promoteur des positions de Jean Chrétien et de Stéphane Dion »

Toutes vos références aux premiers-ministres provinciaux ne valent pas grand chose. Avez-vous oublié que les deux seuls premiers-ministres qui ont appuyé le rapatriement unilatéral, dès 1978, étaient Conservateurs. Pourtant cela n’a pas empêché Brian Mulroney de faire l’expérience de Meech.Il n’y a aucune preuve que Layton n’est pas sincère quand il dit qu’il veut prendre des mesures concrètes–beaucoup plus concrètes que celles proposées par le PLC ou le PCC–pour reconnaître la nation québécoise.

3. »le député néo-démocrate amérindien Elijah Harper…symbolisa le refus de la majorité canadienne d’appuyer la notion de société distincte »

Au fédéral, Harper n’était pas un néo-démocrate mais un libéral. Il s’est présenté trois fois pour le PLC. (et a gagné une fois) Peut-être est-ce parce qu’il n’appréciait pas la position constitutionelle du NPD?

Pour ceux qui doutent toujours de l’engagement du NPD en faveur de Meech, voir cette entrevue avec Ed Broadbent, réalisée par Bernard Derome.
http://archives.radio-canada.ca/politique/national/clips/7301/ (commencez à partir de 12:57)
***

Contrairement à ce que vous pouvez penser, je ne suis pas partisan du NPD. Mais je constate qu’il n’y a qu’un seul parti pan-canadien qui accepte qu’il faille réformer le fédéralisme. C’est d’ailleurs l’option préférée des Québécois. Il est donc anti-démocratique que le débat à Ottawa soit dominé par des partis qui préconisent, soit le statu quo, soit la souveraineté.

Dans l’intérêt de la démocratie, je souhaite donc fortement que le NPD ait un caucus québécois le 3 mai.
***

Deux erreurs factuellescoquilles:
1. L’expression « corporate welfare bums » vient de David Lewis et non d’Ed Broadbent. Voir le livre de Lewis « Louder Voices: Corporate Welfare Bums » (publié en 1972)
2. Vous êtes allé à Ottawa en février 1999, et non pas en 1990.

Comme d’habitude, Lizée a la mémoire sélective. Mais étant lui-même membre de la Secte Péquiste et bien rentré dans la cage d’homards de la quelle il ne peut plus sortir, il ne faut pas s’attendre a autre chose de lui.
Dommage, car il est certainement brillant, mais ses analyses ne font foi que par sa démagogie séparatiste. Un autre génie perdu.
Denis Lussier

Toute une synthèse M. Lysée et combien pertinente.

Merci, cet article devrait être mandatory.

M. Lisée, comment pouvez-vous encore vous présenter comme un homme de gauche? Vous n’êtes pas de gauche. Vous êtes de centre-droit. Le dernier livre de Pierre Dubuc le démontre admirablement. À bon entendeur. Je vous apprécie quand même.

Cher Jean-François,

Comme je ne me situe pas à la même place que toi sur l’échiquier politique, je ne suis donc pas souvent d’acord avec tes propos…et tu n’es sans doute pas très souvent d’accord avec les billets de mon blogue. Normal! Tu es un homme de gauche et moi pas!
Je suis cependant d’accord avec l’essentiel de ton billet sur le NPD qui fut de tout temps un parti centralisateur.
Mais pas avec la conclusion. Difficile de comprendre qu’à la suite de tous ces rappels historiques, tu nous annonces tout de go qu’un éventuel gouvernement NPD te réjouirait!
En fait, je dois comprendre que ce serait un évènement heureux pour toi parce que le Canada serait gouverné par un parti de gauche (et d’une gauche plutôt archaïque, et non pas efficace).Centralisateur mais de gauche, c’est malgré tout, si j’ai bien compris, tout à fait convenable! Tu comprendras que pour moi un gouvernement conservateur, même majoritaire, n’est pas une calamité, ni pour le Canada…ni pour le Québec.

@Jacques Brassard
Cher Jacques, merci pour ce mot. En effet, je crois qu’un gouvernement canadien dirigé par le NPD, mais dont le biais centralisateur serait balisé par un Bloc fort, serait une meilleure chose pour la qualité de vie canadienne, pour sa politique étrangère, pour sa politique environnementale, que le parti conservateur. Je comprends bien que tu penses le contraire. Évidemment, la meilleure solution pour moi est que le Canada soit dirigé par le NPD mais que le Québec soit souverain. Nous sommes, cher Jacques, d’accord avec la moitié de cette conclusion.
Jean-François

La mémoire étant ce qu’elle est ( la mienne en tout cas ), merci M. Lisée pour ces rappels nécessaires.
Vincent Larivière

Votre article devrait être lecture obligatoire pour tous ceux qui s’apprêtent à voter NPD au Québec.

Il semble que la devise des Québécois est devenue «j’m’en rappelle pu» car, non seulement vont-ils voter pour le sympathique Jack qui, du même souffle, veut créer les conditions gagnantes pour le Canada au Québec tout en appuyant le projet du Bas-Churchill (et va même jusqu’à soutenir les chantiers navals des Maritimes au détriment de celui de la Davie), mais 35% d’idiots dans Portneuf s’apprêtent à réélire le «gros cave» d’Arthur, comme l’a sit bien dit Marissal à TLMEP dimanche.

Allons-y donc pour un gouvernement conservateur majoritaire ! Dans moins d’un an, les blogues seront surchargés de messages de gens qui viendront se plaindre… On aura seulement envie alors de leur dire : «Vous n’aviez qu’à y penser avant, crétins !»

Jack Layton se vante de ce que le NPD en 1961 a reconnu le principe des deux nations. Deux petites remarques, à cet égard:
1- Les effectifs les plus nombreux et les plus représentatifs du Québec au NPD ont alors considéré que ladite «reconnaissance» s’avérait bien mince: la direction pan-canadienne n’acceptait pas qu’elle signifie une reconstruction du Canada sur la base de son principe et la même direction s’entêta à ce que le NPD au Québec ne soit qu’une section provinciale du NPD canadien (en dépit des demandes réitérées de la délégation québécoise, et alors que depuis 1956, déjà, le Parti libéral du Québec avait rompu ses liens avec le PLC et que l’Union nationale tenait toujours à faire valoir qu’elle n’avait aucun lien avec les conservateurs). Une reconnaissance de «deux nations» si faible que la majeure partie de l’aile québécoise quitta alors le NPD (naissant), qui ne se construisit en conséquence jamais au Québec.
2- Pourtant, il semble que pour le NPD pan-canadien, c’était tout de même trop. Selon Desmond Morton,l’un des intellectuels canadiens associés au NPD les plus connus, le NPD fit ‘implicitement’ disparaître la notion des deux nations de sa position constitutionnelle en 1971(ce qu’il explique dans son livre Social Democracy in Canada, pp.126-127), pour parler dorénavant dans sa déclaration constitutionnelle de cinq régions et de deux peuples. Le changement était important, puisque la direction du NPD pilota au congrès du parti sa nouvelle déclaration en mettant en avant que depuis une dizaine d’années toutes sortes d’expressions avaient davantage embrouillé les débats qu’elles n’avaient servi à les éclairer, dont l’expression des «deux nations». Notons finalement que le congrès de la FTQ fit précisément disparaître de ses statuts, lors de son congrès de 1971, l’appui au NPD qui y était inscrit depuis 1961. Un hasard?

J’appuie la position paradoxale de Foglia qui souhaite un Harper majoritaire pour lui donner la corde qu’il faut pour se pendre. Comme l’a fait Charest avec ses deux mains sur le volant.

Au Brésil, avant Lula, il y avait un affairiste qui faisait hurler la gauche face à son opportunisme et à ses magouilles. La population l’a élu et ce fut la catastrophe pendant cinq ans. Mais depuis, Lola a relevé le pays et il est sorti pour mieux revenir puisque suite à deux mandats, sa populatité était supérieure à 80%.

Il faut reculer pour sauter !

Laissons-les gagner et détruire le pays un bon coup… C’est John Bull qui va être heureux d’autant de progrès.

J’ai quitté la présidence du NPD-Québec suite à l’appui de M. Broadbent au rappatriement unilatéral de la constitution malgré un vote contraire au sein du Conseil général du NPD, tenu qyelques semaines auparavant.

Mr Lisée bien le bonjour. Je ne suis pas souvrainiste mais je respecte les gens qui présente une logique dans leurs dires. Selon moi les québécois qui votent pour le Bloc sont en majorité plus emotifs que réalistes. Le parti qui se rapproche le plus du Bloc au Canada et bien ce sont les libéraux ( mis a part la souvraineté). Donc pour moi je ne comprends pas la logique des bloquistes qui passent au NPD, un parti très centralisateur comme les conservateurs. Cette même logique inexpliquable est arrivée au Québec quand plusieurs péquiste sont passés a l’ADQ il y a quelques années et celà avait permi a l’ADQ d’obtenir une quarantaine de député.
Je crois fermement que le fait de ne pas avoir plus de député au conseil des ministres nuit au Québec. Celà fait assez longtemps que nous sommes spectateurs à Ottawa.
Merci et bonne journée

Oui, mais, vous prêchez à des convertis! Quel grand quotidien sera assez indépendant pour publier cette lettre avant l’élection?

Par ailleurs, que Duceppe ait choisi de sonner l’alarme à cette prétendue montée de « Jack » pourrait être stratégique: réveiller les bloquistes mous qui seraient tentés de répondre au chant des sirènes masquées.

Excellents rappels, merci Monsieur Lisée. Je ne peux m’empêcher de remarquer que l’attitude NPD de faux-ami avec le Québec se perpétue malheureusement encore sous la chefferie de Monsieur Layton, malgré tout son charisme et ses bonnes valeurs sociales et écologiques. Samedi dernier, Jack Layton confirmait lors de son passage à Terre-Neuve qu’il donnait son appui à la garantie de prêt 4,2 milliards envisagé par le parti Conservateurs pour le financement du projet de développement hydroélectrique du Bas-Churchill, en dépit des objections du Québec, et proposait en plus d’ajouter 375 millions en argent direct. Il disait alors que cette mesure était «très importante pour le Canada» afin de réduire les gaz à effet de serre, mais rappelons que l’électricité produite au Bas-Churchill et payé par les impôts des contribuables canadiens vise à être acheminée en Nouvelle-Écosse, puis éventuellement aux États-Unis! Normal que le Bloc Québécois s’y oppose puisque nous avons eu à développer Hydro-Québec avec nos propres moyens, sans appuis du gouvernement fédéral! La Nouvelle-Écosse devrait faire de même, c’est la logique. C’est une promesse qui coûte cher aux contribuables canadiens et qui sert finalement une seule province… et nos voisins du sud! Même l’Assemblée nationale s’y oppose. Et quand on lui demande quels projets pourraient être financés au Québec par le NPD? M. Layton mentionne la possibilité d’un train haute-vitesse qui relierait Québec à Windsor, mais sans plus de détails. Force est d’admettre qu’il n’y a pas de plan fédéral pour soutenir des projets d’envergures au Québec… Pas d’équitée au niveau des provinces dans le plan du NPD.

Woah, de toute évidence on commence à vraiment avoir peur du NPD dans le camp souvereignist…

M. Lisee, on pourrait s’attarder longuement a toutes les incoherences du Bloc. Depuis qu’Harper est PM, non seulement ils ont souvent votes pour le maintenir en place mais ils s’enlisent dans leurs contradictions et leur appel a bloquer Harper est purement hypocryte. Si ils ont si peur de l’homme qu’ils ont souvent sauves, pourquoi ne donnent-ils pas l’exemple et ne votent ils pas NPD ? Ce parti n’est pas parfait, mais c’est de lojn le meilleur parti a Ottawa pour ceux qui ont a coeur l’honnetete et la justice sociale. Le Bloc est legitime, c’est vrai, mais Duceppe commence a m’ecoeurer avec ses airs de « JE-suis-le-seul-qui-parle-pour le -Quebec-et -je-suis-plus-pur-que-la-purete ».
Vive le Quebec et vivement le NPD !

@M.Lisée vous dites com.41 »mais que le Québec soit souverain », or je crois que la meilleure façon de régler la question constitutionelle qui divise les québécois, c,est d’être au pouvoir et d’une manière solidaire pour défendre nos projets. Si le NPD démontre l’ouverture nécessaire pour régler la question une fois pour toute. Tant mieux. Si les Québécois sont assez fin pour voir que leur intérêt est au NPD pour régler cette question qui nous divise depuis trop longtemps, sortir de l’immobilisme et pouvoir avancer finalement. Par contre si les conservateurs mènent il faudra chosir le camp des vainquers les histoires abracadabrante a vouloir éviter un parti majoirtaire en nous mettant dans l’opposition tout ce que ça nous donne ce sont des factures de 300Milions pour des élections à répétitions. J,en ai mon voyage de tourner en rond, les indications du bloc ne même nul part. Ils ont eu plus que leur chance de prouver le contraire. Assez c’est assez. êtes vous capable de mettre vos idéaux de côté et d’être solidaires avec la majorité des québécois et de nous aider à mettre des ministres au pouvoir. Il est temps de passer à un autre appel on a bien des enjeux a mettre sur la table, dont la question constitutionnelle qui doit être réglé si on est nombreux du Québec a faire parti du parti au pouvoir on aura le pouvoir d’influencer les dossiers qui seront traités en priorité.

C’est de la pétition de principe ! La parti libéral a fait voter le projet de loi C-20 et le NPD a voté pour donc il faut voter Bloc à la prochaine élection ! Avec ce raisonnement, M.Lisée nous convaincra de voter pour le Bloc jusqu’au retour de l’ Antechrist … Ou à l’indépendance du Québec …

Mais ici, l’enjeux n’ EST PAS la clarté, on aura le temps d’élire un ou plusieurs autres gouvernements avant que cette question ait de nouveau sa pertinence, il s’agit ici de mettre un autre chef de parti que Harper au pouvoir. Si on réussit ( Ce qui est peu probable ) C’est Lucifer Layton ou Belzebut Ignatieff qui gouvernera le Canada et non Saint-Gilles, il faudra s’y faire …

Parlant de Mr. Murcair:

« Thomas Mulcair est député de ma circonscription fédérale. Nous avons des relations cordiales (…) Un virtuose de la mauvaise foi. Un homme dangereux. »

Je ne suis pas si sur que ce sera toujours aussi cordial la prochaine fois.

Plus récemment encore, HIER Jack Layton refusait de donner un sursis à la Davie, une entreprise québécoise de construction navale qui est en difficulté et qui pourrait bien trouver dans le contrat de 35 milliards en 30 ans pour la construction et la réfection de navires de la marine et de la garde côtière une solution stable pour sauver ses emplois! C’est le contrat du siècle pour cette industrie et heureusement, seules les compagnies canadiennes peuvent soumissionner. La Davie demande un délai pour ajuster son problème de solvabilité en date exigée par le contrat, et alors que le Bloc et les Libéraux comptent interférer pour leur permettre de soumissionner tout comme les 5 autres entreprises canadiennes en lice, Jack Layton se réfugie dans le camp des Conservateurs et refuse de modifier la règle. Il s’agit ici d’un dossier qui mérite d’être traité en cas par cas puisque des emplois et des milliards de dollars sont en jeu. Dire que Layton a eu le front d’annoncer sa position dans la ville de Québec!

Idée géniale…bâtard!!!
Remplaçons les 51 bloquistes élus par des néo-démocrates ou des libéraux qui ne formeront pas le prochain gouvernement rocanadian et qui ne seront toujours que des carpettes provenant du Québec à la House of commons !!! WOW !!! Que tous les Elvis Gratton se lèvent et votent anti Bloc et contre les intérêts Québecois !!!
Gérard D. La Flaque

« Le leader néo-démocrate était prêt à défendre un principe, mais pas seul avec un premier ministre québécois dûment élu, certes, défendant une position parfaitement conforme aux intérêts de Colombie-britannique, certes, mais… séparatiste. »

Je ne me souviens plus de quel ouvrage il s’agit, mais l’auteur du livre dont j’ai oublié le titre s’attachait à démontrer que tous les mouvements de gauche sont naturellement anti-nationalistes. Ce n’est pas une tendance mais une caractéristique qui se vérifie dans tout mouvement de gauche. Et le NPD ne fait pas exception à la règle. Ce n’est donc pas étonnant que ce parti ne montre aucune ouverture envers une option indépendantiste.

Dans un autre ordre d’idée, l’autre trait caractéristique de la politique provinciale – hormis le Québec -, c’est le Quebec bashing. N’importe quel chef de gouvernement d’une province anglophone va tôt ou tard découvrir que pour faire monter sa cote auprès des électeurs, c’est de casser du sucre sur le dos du Québec. Il s’agit de trouver le moindre parallèle d’une situation locale avec un dossier québécois pour que ce leader-là en fasse son pain et son beurre, en particulier en situation de campagne électorale.

Gary Filmon, du temps de l’épisode du Lac Meech, maniait avec adresse cet épouvantail. Même chose pour Frank McKenna, même s’il arrivait à se donner un faux air de remords. De son côté, Clyde Wells a élevé cette pratique à un niveau qui donne le vertige. Mais la Nuit des longs couteaux reste la grande référence en matière de Québec bashing. Dix premiers ministres de provinces anglophones capables de renier une signature en l’espace d’une nuit, il faut le faire. Et ce fut fait avec un air de satisfaction qui fait peur.

@ lagenteféminine

L’histoire (qui étudie le passé des humains) à aussi comme fonction de nous donner une conscience collective. Prendre le pouvoir ne peut à lui seul nous donner une bonne raison d’oublier les affronts faits par les partis politiques. Nous ne pouvons pas subordonner l’autodétermination de notre société (notre nation) dans le seul but d’avoir le pouvoir. La chronique de M. Lisée est non seulement constructive, mais hautement pertinente en nous mentionnant comment il est plus que jamais important de nous doter d’un Québec souverain ou d’une nouvelle constitution canadienne où les régionalismes canadiens seraient enfin respectés.

Je suis moi-même de gauche j’aime bien les politiques du NPD, mais jamais je ne serai centralisateur, car à moyen et long terme le Québec dans le Canada actuel est voué à disparaître comme entité linguistique et culturelle. Si vous pensez quand prenant le pouvoir au Canada vous saurez défendre notre spécificité vous avez une bien piètre connaissance de l’histoire du Québec et du Canada.

@ John Bull

Vos commentaire anti-québecois ne servent pas du tout votre cause au même titre que les commentaires des souverainistes xénophobes ne sert pas la leur.

Bonjour à tous à lire vos commentaires plus intéressants les uns que les autres je me demande:
Vraiment, quelle est l’utilité mais aussi la pertinence du fédéral en 2011 dans la vis concrète des citoyens ?
besoins: pêcheurs de l’atlantique, travailleurs fôrestiers, pont Champlain etc
réponses: avions f-35, prisons, law and order etc.. Au lieu de couper 17 milliards, on devrait peut-être…

@johnbull – Ça me dégoute de constater que des anonymes peuvent en toute liberté baver sur les Québécois et glorifier le nationalisme «canadian» à la Trudeau.

Sans doute, ces peureux n’oseraient pas déballer cette matière putride sous leur vrai nom.

Certes, nos compatriotes manquent d’éducation politique mais ils ne manquent pas de bon sens. Ça peut se comprendre car les unitaristes canadiens au pouvoir à partir de Robert Bourassa jusqu’à JJ Charest ont tout fait pour diminuer ou supprimer l’enseignement obligatoire de l’histoire dans nos écoles. Or, nous savons tous que sans savoir d’où l’on vient on peut très difficilement savoir où l’on va et comment. C’est ainsi que l’on fait mentir notre devise nationale…

Qui va m’appuyer et demander au modérateur, ou à M. Lisée, que l’on doive dorénavant participer à ce forum sous son vrai nom ?
Et je signe…
Jean-Luc Dion, ing.

Gauche VS Droite ou Indépendance VS Fédéralisme

La position que Jean-François Lisée exprime et qui lui vaut un échange amical avec le droitiste Jacques Brassard démontre l’impertinence du Bloc à Ottawa.

M. Brassard est à l’aise avec le gouvernement conservateur. Il n’a donc pas besoin du Bloc. Jean-François et Gilles Duceppe détestent le gouvernement Harper et souhaitent son remplacement. Il y a 2 ans, Duceppe était prêt à appuyer une coalition Libéraux-NPD. Et il souhaite pouvoir travailler avec un gouvernement libéral ou NPD après l’élection. Sinon pourquoi aurait-il contribué à défaire Harper récemment?

Il y a au moins un parti de trop à la Chambre des Communes, notamment à cause du système électoral actuel. Le Bloc est un de ceux là. Le parti que M.Lisée voudrait voir au pouvoir à Ottawa serait un parti de gauche (ou de centre-gauche) qui laisserait aux provinces le soin de définir et de gérer la plupart des interventions typiques d’un État de gauche. Donc un parti de gauche décentralisateur.

L’autre parti de trop à Ottawa est le Parti libéral. Il faut donc souhaiter la formation d’un parti décentralisateur. Ce parti serait présent partout au Canada. L’éventuel gouvernement qu’il formerait travaillerait en collaboration avec les provinces. Les députés seraient élus à la proportionnelle province par province.

En attendant la position de M.Lisée parait la seule possible pour un indépendantiste de gauche: souhaiter le maximun de députés du Bloc et un gouvernement fédéral NPD.

Il reste que la représentation politique du Québec à Ottawa n’est pas fidèle à la population du Québec. 38% des Québécois (suffrage exprimé)ont voté pour le Bloc alors que les 2/3 des députés du Québec sont bloquistes-indépendantistes. Je fais partie des Québécois qui en ont marre du Bloc.

Il semble y avoir eu un mouvement de sympathie anglophone pour l’indépendantisme québécois à ses débuts, ceux-ci se reliants aux idéaux véhiculés par les hypothèses de décolonisation et/ou de socialisme.

Vous mentionnez Tommy Douglas. On pourrait ajouter Stanley Ryerson, Kari Levitt, Nigel Hamer, Stanley Gray, Jane Jacobs…

Aujourd’hui, les sympathies se font plus discrètes.

Il faut par contre souligner l’apport des courageux Robin Philpot, Charles Castonguay ainsi que Duncan Robertson. Entre autres.

Raphaël Erkoréka,
Débardeur,
Port de Montréal.

J’ai l’impression que si les québecois de toutes les régions de la province ne se réveillent pas aux élections de 2011, Ils mériteront de disparaître.
Le 2 Mai, sortez et votez si vous avez un brin de fierté qui se cache quelque part dans votre subconscient!! Il y a danger.
Repassons dans nos mémoires, l’histoire du Canada et du Québec calmement et honnêtement, celle toute récente qui date des années 1980 à nos jours. Il est urgent qu’on se réveille.

La démonstration est convaincante.

L’ancienne tentation québécoise de redonner une chance au Canada est anachronique cette fois ci y compris par le biais du NPD. Si à la radio, un certain Mario Dumont s’est presque payé la tête de J.F.Lisée sur le contenu de ce texte. À travers sa lecture, la rigueur du texte anéantit par sa force ces petits chroniqueurs de la radio privée montréalaise qui parlent ou jacassent et qui fantasment sur leur manque d’audace à imiter réellement la radio poubelle de Québec.

Tant que les médias du Québec au nom du statu quo feront comme si les Québécois étaient majoritaires au Canada comme si tout allait très bien madame la marquise, rien ne sera possible considérant le nombre de Québécois en train de se faire endormir par les sirènes des partis canadiens indifférents aux enjeux québécois.

Le compte rendu constitutionnel des pratiques des néodémocrates fédéraux et provinciaux aucun grand média à part l’Actualité n’en n’a rendu compte et ce n’est pas un hasard.

La garantie de prêt fédéral à Terre Neuve appuyé par le NPD de J.Lawton et par l’ancien faux libéral T.Mulclair tout comme l’ensemble de politiques sociales dirigé à partir d’Ottawa ne laisse aucun doute sur les intentions du NPD envers le Québec.
Ayant écouté dans une entrevue télé, le néodémocrate Pierre Ducasse en souriant confirmer que les politiques envers les provinces seraient toutes téléguidées d’Ottawa, il faut oui cesser de croire à la sainteté présumée du NPD envers le Québec.

Bonjour,
Ce qu’il peut être désopilant maintenant de constater la fulgurante ascension du Nouveau Parti Démocratique au Québec. Et le plus loufoque, c’est de constater l’acharnement d’un supposé homme de gauche sur les avancées du NPD au Québec. Monsieur Gilles Duceppe va devoir respirer par le nez au risque de perdre sa clientèle dont une grande partie vote pour Québec Solidaire. En attaquant sournoisement le NPD et Monsieur Jack Layton depuis quelques jours, le chef du Bloc Québécois montre son vrai visage. La seule chose qui compte pour cet homme, c’est d’assurer un siège confortable et une généreuse pension Fédérale à sa cinquantaine de députés pour se lamenter sur la Colline d’Ottawa. En allant sur Google et en cliquant sur : threehundredeight.com, vous pouvez constater la lente mais sûre dégringolade du Bloc Québécois qui ne recueille plus qu’une projection de 45 députés en ce jour. Tous les sondages au Canada sont compilés chaque jour par cette firme. Depuis deux semaines que le Natural Governing Party de Monsieur Michael Ignatieff et le NPD sont en ascension et les libéraux obtiennent actuellement 3 sièges de plus qu’en 2008. La tendance est présente sur ce vent de gauche soufflant au Canada et il suffit d’un renversement d’une quinzaine de circonscriptions et voilà les libéraux de retour afin de redonner au Canada son lustre d’antan. Beaucoup de nationalistes québécois commencent à se rendre compte de la nullité de cette excroissance nationaliste dans la maison de l’AUTRE, ce qui coûte 75 millions aux travailleurs de la province de Québec presque qu’à tous les deux ans avec maintenant moins d’UN québécois sur SEPT qui votent pour ce parti qui a pris racine sur la Colline d’Ottawa. Le NPD a toujours été un vrai parti de gauche dans son histoire, mais pas le Bloc Québécois. Au plaisir, John Bull.

En lisant le billet de M. Lisée ainsi que ceux des intervenants, je ne peux que constater une fois de plus que les pires ennemis du Québec sont des Québécois bras droit du ROC.

@Pollux 20ans de bloc n’ont rien donner a votre cause. Par contre on le sait les décisions ne sont pas prises à la chambre mais dans le parti qui gouverne avant d,arrivé en chambre. Les décisions sont prises par les membres élus du parti qui gouverne c’est là qu’on peut déterminer par exemples les normes minimales qui seront acceptées par le gouvernement fédérale sur les changements constitutionnels.
En posant une question franche comme faites votre choix entre les 3 options suivantes:
1-Vous voulez que le Québec soit une province selon la constitution actuelle avec les pleins pouvoirs sur l’éducation, la santé et l’immigration.
2-Vous voulez que le Québec soit un État indépendant ayant le pouvoir de s’autodéterminer en partageant avec les autres territoires légaux du Canada les dépenses et responsabilités concernant l’armée(qui assumera la défense des frontières)de tout le territoire, participera a des missions de paix et au sein d’autorité dans les missions de maintient de la sécurité internationnale. Et la monnaie en participant aux décisions sur le contrôle et politiques monétaires. ou
3- Vous voulez que le Québec soit un pays indépendant exclus du territoire du Canada.

Advenant qu’aucune décision n’atteingne le seuil de X% établit pas le gouvernement fédéral et reconnu et signée dans l’entente préalable avec tout les autres territoires, nous nous engageons à signer la constitution tel quel.

Vous aurez votre chance de poser la question et le débat sera régler. Vous devrez en acepter issue quelle quelle soit. On a perdu assez de temps et voulons consacrer les prochaines années au développement de notre économie.

Un retour sur l’histoire récente permet à Jean-François Lisée de remettre le NPD à sa place. C’est d’abord et avant tout un parti centralisateur qui défend comme la prunelle de ses yeux le fédéralisme canadien envers et contre le Québec. Et c’est important de faire cette mise au point à ce moment-ci parce que plusieurs sont tentés par l’aventure néo-démocrate et le bon Jack parce que progressiste et sympatique. Quand Le Devoir de ce matin indique que les sondages donnent 151 sièges aux conservateurs et que ça prend 155 pour la majorité, je suis inquiet. Il ne faut pas niaiser avec la «puck» (c’est ce temps de l’année…) Soyons un brin stratégique. Voter NPD au Québec permettra dans certains comtés de laisser passer des conservateurs. Au Québec, c’est le Bloc. Dans le ROC (Reste of Canada), c’est le NPD. Comme ça, chaque nation fera son travail pour bloquer les conservateurs. Aux urnes citoyens du Québec.

Les souverainistes sentent la soupe chaude. Ils sentent le tapis qui commence à leur glisser sous les pieds et voilà M. Lisée en renfort pour convaincre l’électorat de demeurer fidèle au Bloc.

L’usure, ce n’est pas uniquement lorsque l’on est au pouvoir que cela peut se produire.

M. Lisée, avec toute l’expérience que vous avez et toute l’expertise que vous possédez, vous devriez savoir que l’électorat est frivole et volage et que la politique est ingrate à l’image de la plupart des vendus (farceurs que disait Michel Chartrand) qui en font profession.

Bien que votre chronique soit une excellente recension de faits, les québécois ne veulent pas se souvenir, ils préfèrent oubliés. Pas étonnant que nous ayons retiré des cours d’histoire du cursus scolaire.

Mais rien de tout ça n’y fera rien. Le verdict sera rendu le 2 mai au soir par la sagesse de près de 32 millions d’électeurs d’un océan à l’autre.

Vox populi, vox dei…

Là, je suis ébaudi par la profondeur et la cristalline analyse des motifs du Bloc d’occuper la scène fédérale de notre ami et compatriote John Bull.

Jamais on aurait cru en effet que le Bloc était à Ottawa pour les pensions de retraite.

C’est d’une force argumentative !

Il y a deux erreurs dans votre réplique à mon commentaire:

1) Ce n’est pas au gouvernement fédéral d’émettre les conditions nécessaires pour que le Québec puisse se séparer. La destinée d’un Québec éventuellement souverain appartient au peuple du Québec et par le fait même à l’assemblée nationale.

2) Les trois partis fédéralistes ne veulent pas ouvrir la constitution que nous n’avons pas encore signée et ils disent comme vous que c’est une perte de temps. C’est vrai que c’est une perte de temps pour le ROC, mais pas pour nous. On ne perd jamais de temps quand on réfléchi et débat sur une question aussi cruciale que la survivance d’une nation et l’avenir de celle-ci.

Encore une fois je vous renvoie à l’étude de l’histoire canadienne pour bien comprendre les enjeux politiques et économiques du pays artificiel qui s’appelle le Canada.

20/04/2011

Merci M. Lisée pour nous avoir rafraîchi la mémoire (ou instruit) sur des faits historiques primordiaux dans le contexte d’une campagne électorale canadienne.
Le NPD a fait ses preuves depuis longtemps : charmer l’électorat québécois avec un discours favorable, puis retourner sans broncher sa chemise lors de prises de décisions importantes concernant notre Belle Province.
C’est quand même surprenant comment une attitude de « bon Jack » peut influencer les gens. Il est vrai que Layton a du charisme, surtout si on le compare à ses adversaires. Si beaucoup avaient déclaré Duceppe vainqueur du débat francophone, force est d’admettre que les gens se sont laissés émouvoir par la prestation de Layton. Que voulez-vous, Jack est celui avec lequel on irait prendre une bière à la Cage aux sports, ça compte! Me retrouver là avec Harper ou Ignatieff me ferait frissonner de déplaisir. Quant à Duceppe, je ne saurais pas trop à quoi m’attendre, probablement « pas pire ».
Mais on n’élit pas un PM pour sortir au bar… Le problème, c’est qu’on préfère acheter un article douteux d’un vendeur génial, que de faire affaire avec un individu grisâtre qui vend des choses honnêtes. Ça joue dans l’isoloir!
Par ailleurs, je suis fatigué de l’argument fallacieux et démagogique de certains fédéralistes (j’allais dire « fédérastres ») crasses, à l’effet que les députés bloquistes coûtent cher aux Québécois et qu’ils ne sont là que pour leur salaire et pension. Cet argument éculé ne tient pas la route intellectuellement. Comme si ce n’était que l’apanage des Bloquistes, et que leurs adversaires étaient blancs comme neige! Le Bloc a toujours fait du très bon travail au Parlement, et a participé activement aux débats ayant en tête les intérêts de leur peuple. Ils méritent leur émoluments. Ça nous coûterait au moins aussi cher d’élire des représentants d’autres partis, sans avoir des gens aussi acharnés à nous représenter. Rappelons-nous l’histoire d’horreur du rapatriement unilatéral de la Constitution, avec l’aval des 74 députés libéraux fédéraux de notre province. Les 74 nouilles du chef Boyardee! Ça vaut la peine d’être représentés par le parti au pouvoir! C’était bel et bien les Libéraux qui étaient là en 1981-82, ceux-là même qui ont récemment magouillé à outrance avec l’argent des contribuables pour faire avancer leur cause auprès de nous… N’en déplaise aux Libéraux convaincus, je ne voterai jamais pour ce parti, même avec un pince-nez, des lunettes noires et des bouchons dans les oreilles!
François Paradis

Moi, il y a quelque chose qui me chiffonne : quelques lois du Québec ont été déclarées anti-constitutionnelles par la Cour Suprême du Canada. Or il semble bien que nous ne faisons pas partie de la constitution.

Alors comment pouvons-nous être anti-constitutionnels? Et personne ne veut ouvrir la Constitution. Nous sommes toujours en dehors ou quoi?

Ce qui me désole et m’enrage dans cette campagne, c’est que personne ne répond aux questions qui leur sont posées. Ils sont toujours sur la voie de l’évitement, ce qui n’éclaire pas beaucoup les citoyens.

Merci de l’éclairage en règle sur les belles paroles du NPD. Des paroles aux actes, il y a encore une très longue distance entre les deux.

Lorsque vient le temps de voter et de décider dans quelle direction nous devons orienter notre avenir, on doit rafraîchir sa mémoire collective afin ne pas tomber dans le panneau de l’image que se donne les politiciens en campagne électorale. Avant de voter, rappelons-nous pourquoi le BLOC a été créé. C’est principalement à cause de l’intransigeance du Canada anglais qui n’avait que pour but d’engloutir le peuple québécois. Rien n’a changé en ce qui concerne l’avenir du Québec à Ottawa. Si nous doutons encore pourquoi le BLOC a sa raison d’être, nous serons les seuls à blâmer pour la suite qui risque de nous faire très mal. Merci M. Lizée de rappeler les faits qui, je l’espère, saura ouvrir les yeux aux gens aveuglés par l’image charismatique du bon «Jack» qui n’est rien d’autre qu’un gourou fédéraliste qui est prêt à nous dire qu’il nous aime, à nous charmer juste pour obtenir nos votes. Comment peut-on être aussi aveugles?

Très intéressant article M. Lisée avec un retour en arrière pertinent pour nous aider à nous rappeler l’histoire politique canadienne par rapport au Québec. Hélas, j’ai bien peur que votre texte ne soit qu’un coup d’épée dans l’eau. Les Québécois francophones, pour la plupart, ne s’intéressent pas à leur histoire, ni à la préservation de leur langue, et encore moins à la tenue d’un nouveau référendum sur la souveraineté ou à de nouvelles chicanes constitutionnelles avec les anglophones du Canada. La tendance actuelle démontre plutôt que les Québécois francophones préfèrent le statu quo, même si cela devait mener à leur extinction.

Ils sont de plus rassurés par l’image que Jack Layton dégage dans cette campagne électorale, celle du bon gars qui défend des mesures sociales plus équitables, au point d’en oublier qu’il ne s’agit que d’une image, peut-être un mirage. Ne négligeons pas non plus les non-francophones du Québec, dont le nombre est en croissance alors que le nombre de francophones diminuent dangeureusement, et qui voient en Layton une belle alternative face à deux parties fédéraux ne correspondant plus à leurs valeurs.

Rajoutons à cela quelques indécis qui se sont laissés séduire, de même que ceux qui n’allaient pas habituellement voter lors des dernières élections qui seraient peut-être portés à voter NPD, et on comprend mieux sa montée dans les sondages.

« Nous allons toujours trop loin pour ceux qui vont nulle part » disait Pierre Falardeau. Mais au bout du compte, il est possible que le Québec préfère le confort et l’indifférence du système actuel plutôt que de s’assumer comme un peuple adulte et responsable. En se faisant rassurant, Layton donne une image moins radicale du NPD que celle d’autrefois où ce parti était vu comme trop à gauche. Mais je le répète, ce n’est qu’une image. Seulement les Québécois risquent de le comprendre à leurs dépends.

Si nous mettions en pratique la devise du Québec »Je me souviens », nous serions un pays souverain. Ce n’est malheureusement pas le cas. On ne se souvient pas ou on ne veut pas se souvenir des innombrables coups de pied au cul reçus. J’ai toujours pensé que celui qui reçoit le coup de pied avance alors que celui qui le donne reste en arrière. Faut croire que ce principe de physique a au moins une exception, le Quebec.
PS. J’apprécie toujours vos analyses élaborées qui nous permettent de nous situer dans le temps.

J’ai bien apprécié votre façon de nous rappatrier l,esprit.

Cependant, pour ma part je fuis le passé. J’estime que le passé est lourd et sans issu.

Nous sommes un monde jeune et dynamique qui bénéficie de tant de richesse. Nous sommes un peuple qui va de l’avant malgré toutes les aberrations de nos meneurs.

Nous sommes un peuple débrouillard, innovateur, ingénieux, rempli de bon sens, nous sommes aussi un peuple qui mène par la sagesse de l’inclusion et par sa détermination à aller au-delà de la limite.

Tant et aussi longtemps que nous nous acharnons sur le passé, à chercher le coupable et le punier nous n’activons pas ce pouvoir intérieur qui nous sortirait de ce marasme.

Nous devons investir dans l’éveil de la conscience et ce n’est surtout pas en nous distrayant avec nos querelles politique que nous y arriverons.

Un peuple fort et heureux attire les mêmes énergies que ses pensées profondes tout autour de lui et fait en sorte que ce tout serve au plus grand nombre.

Il faut cesser de penser petit, ouvrons nos écluses en nous unissant au plus grand plan de la vie, Celui qui nous aligne sur l’ordre parfait de la vie, pour nous diriger vers l’avant.

Il faudra bien que cela cesse cette politicaillerie qui nè mène qu’à l’aberration la plus totale et la décadence.

au plaisir de vous lire et pour terminer…

Peuple d’ici nous sommes de la trempe universelle, rallions nous dans l’esprit pour faire jaillir la fraternité Universelle pour un monde meilleur comme nous le sommes.

À bon entendeur Salut!!!

Elkabel de Montréal

On ne peut pas demander à d’autres de nous défendre.

C’est à nous de dire OUI quand c’est le temps et de le dire fort: Lévesque,Bouchard,Parizeau,Landry,tous des rendez-vous manqués;
Marois = Duceppe = dernière chance.

Maintenant: vert et jaune ou vert pas vraiment,le bleu et blanc est toujours en attente…

Martin, 36 ans n’est pas intéressé par son passé… Sur quoi pensez-vous qu’un présent et un avenir se construit. N’avez-vous jamais songer à vos 36 années d’expériences de vie ? Ne vous servent-elles pas aujourd’hui ? N’ont-ils pas fait ce que vous êtes maintenant ? Elles ne vous aident pas à porter des jugements éclairés aujourd’hui ? Non, le passé c’est ridicule ? Vous réfléchissez comme une vielle cruche vide !

Pas de fraude en 1995?

Ce n’est pas parce qu’un juge en a décidé autrement que le crime n’a pas eu lieu.

J’étais scrutateur en 1995, dans un circonscription très fédéraliste (2 ou 3 oui seulement dans ma boîte de scrutin) et je peux vous dire que le gras avocat du PQ qui nous a visité n’avait qu’une consigne à nous donner: rejetez le plus de bulletins de vote possible, pour n’importe quelle raison.

Bien sûr, ça trichait de l’autre côté aussi, j’ai vu des gens tenter (et parfois réussir) de voter plusieurs fois.

Mais ne venez pas me dire qu’il n y a pas eu de fraude… Massive? Non, mais réelle, oui.

Comme un grand vent de fraîcheur, merci M.Lisée de ce devoir de mémoire que nous avons tous bien trop courte et/ou trop sélective! Je cherchais en vain les projets de lois (assez de droite merci) que M. Layton avait appuyés depuis que M. Harper est au pouvoir, mais j’avais oublié ce pan de son histoire. J’espère que plusieurs millions d’internautes le liront et pèseront bien les options qui s’offrent à eux le 2 mai prochain!
Merci!

J’ai toujours pensé que le NPD était une branche du Parti libéral du Canada. Je n’ai pas encore pardonné au NPD le renversement du Parti progressiste conservateur de Joe Clark, en 79, qui nous a valu le retour de Trudeau, juste à temps pour la bataille référendaire de 1980.

À Mme Micheline Lebreux : C’est aberrant n’est-ce pas? Eh bien c’est ça le Canada des anglos!

La Fontaine l’a dit il y a plusieurs siècles »Le plus fort a toujours raison »

Heureusement, les lois internationales nous permettront sûrement de renverser la situation d’ici quelques années. J’ai bon espoir, pour un!

N’en déplaise à M Lisée, on ne peut pas être décentralisateur et gauchiste. La décentralisation favorise la compétition fiscale entre les provinces. Quand bien même vous voudriez mettre en place des politiques de gauche dans votre province, si la province voisine a un taux d’imposition plus faible que le vôtre, vos compatriotes les plus fortunés déménageront et vous perdrez des recettes fiscales. Ce n’est pas un hasard si le seul parti fédéral décentralisateur, hormis le Bloc, est le Parti conservateur. D’ailleurs, Brassard l’appuie…
Vous avez le choix entre un Canada centralisateur à gauche ou un Canada décentralisé à droite.

M. Reney, sauf votre respect, selon votre raisonnement, la gauche tendrait donc selon toute logique à un unique gouvernement mondial doté d’un seul taux d’imposition…

Le fait est que les taux d’imposition sont actuellement très différents entre les provinces, et l’effet désastreux donc vous parlez reste très marginal.

Finalement, je vous dirais que la gauche souverainiste ne demande qu’à être centralisatrice, mais dans un pays indépendant. Le choix qu’elle fait, c’est un Québec centralisateur.

En attendant, elle est très contente de voter Bloc afin d’assurer la décentralisation et de permettre au Québec d’être fiscalement et idéologiquement différent de l’Alberta.

Les électeurs ont la mémoire courte !
Merci M. Lisée de nous rappeler des faits historiques qui nous permettent de mieux prendre du recul et de ne pas voter selon la saveur du jour !

M. Lisée,

Merci de nous remémorer ces pages très importantes de notre histoire contemporaine. J’étais correspondant à Ottawa durant la totalité du débat autour des accords de Meech. J’ai intensément vécu dans les coulisses de ce débat trépidant et j’ai appris à connaître les penseurs issus des deux camps. Vous avez entièrement raison quant à l’attitude des néo-démocrates face au Québec. Ils ont tous mangé dans les auges des Trudeau, Chrétien, Wells et compagnie. Je me souviens, encore, de certaines indiscrétions concernant leur mépris pour la position québécoise et j’en ai encore mal au coeur. Pourtant, aujourd’hui, j’éprouve de la difficulté à me faire à l’idée que Jack Layton pourrait jouer dans le même club. Il faudrait peut-être profiter des derniers jours de cette campagne pour l’interroger, sinon le traquer, sur le sujet tout en s’assurant qu’il livre une position claire sur les aspirations québécoises. J’aimerais beaucoup savoir. Y-a-t-il encore des journalistes audacieux dans cette campagne?

PS: Il y a des moments où on s’ennuie d’un Michel Vastel.

Le BLOC devait avoir une existence éphémère (le temps d’un référendum). Malheureusement suite à l’échec du référendum, le BLOC a choisi de s’incruster à Ottawa et d’ainsi parasiter la politique fédérale. Aujourd’hui plusieurs indépendantistes en ont assez de cette approche négative et de ses conséquences tragiques sur la politique canadienne, entre autres, en favorisant la prise du pouvoir des (ultra) conservateurs à Ottawa. Nos n’avons aucune idée s’il y aura un jour au Québec un référendum gagnant alors pourquoi tout orienté nos choix politiques en fonction de cette seule option? Et même s’il y avait un référendum gagnant, l’intérêt des progressistes n’est t’il pas de défendre les acquis sociaux, une société plus juste et équitable… Un Québec indépendant dans une Amérique dominé par le néolibéralisme de gouvernements conservateurs (de droite) ne pourrait exister et/ou y survivre. Au moment de notre histoire où nous ne savons même pas qu’elle sera l’avenir de notre planète dans 20 ans, il est irresponsable de ne prendre en considération que la question nationale pour orienter notre vote. C’est le temps de changer de paradigme et de s’ouvrir au NPD, et ce, même si celui-ci défend pas que les intérêts du Québec. Le NPD est un parti pan canadien et il doit composer avec des réalités régionales et nationales fort différentes. Même s’il a erré en appuyant le rapatriement unilatéral de la constitution il a fait preuve d’un rare courage politique en votant (et dénonçant) une dizaine d’années plutôt la loi des mesures de guerre, un choix politique qui lui a couté cher au Canada anglais. Il n’y a rien de parfait, mais le vote NPD est un choix à considérer pour tous les progressistes et ce, qu’ils soient indépendantistes ou fédéralistes.

N’en déplaise à M. Reney, nos compatriotes les plus fortunés qui désirent un taux d’imposition plus faible que le nôtre n’ont qu’à émigrer où ils veulent. Ce n’est pas de telles considérations colonialistes qui me feront changer d’idée.

Monsieur Liseé

Vous et beaucoup d’autres citoyens ne pouvez pas éviter de vivre dans le passé. La vie continuelle, les personnes changent, les situations changent.

un « Québec libre » est réduit à une question d’ego (une hérédité négative des Français). Cependant, le mauvais n’est pas d’être egocentrista, le mauvais est de ne pas avoir l’courage de l’accepter.

Au lieu de créer des excuses pour agir comme victimes « obligées » à abandonner le Canada, il devrait dire à son peuple que le sujet de la séparation réduit à un problème d’ego linguistique pan – Canadien. Au Québec et au Canada anglais les gens ne sont pas si différents comme vous et ils ont essayé de convaincre les autres.

L’indifférence populaire des nouveaux électeurs face à certains enjeux politiques, dont la souveraineté du Québec, provient en bonne partie d’un manque d’information. Cet article de M. Lisée en est une bonne preuve car, à moins d’être passionné par le sujet, les électeurs de 25 ans et moins (si ce n’est pas 30) ne possèdent généralement pas ces informations. Comment voulez-vous qu’un individu se souvienne d’une information qu’on ne lui a jamais transmise? La passion des québécois(es) pour la souveraineté diminue car, selon moi, les causes de sa pertinence en 2011 ne sont pas réexpliquées aux jeunes électeurs. Personnellement, ça faisait un bon moment que je n’avais pas lu un article aussi formateur, et c’est avec ça qu’on forme les idéaux.

Bel article, bien écris pour démontrer un point de vue. Cependant nous somme à bâtir le deuxième plus grand pays au monde alors doit-on en favoriser la partition?

Jai mal au coeur de me sentir encore obligé de continuer a vivre dans ce pays qui m`a appris a le détester comme il m`a toujour détesté.