Le NPD et l’unilinguisme… incompréhensible!

L'unilingue Michael Moldaver. Even the NDP recommended him!

Le NPD est outré, on s’en doute bien, de la nomination à la Cour suprême d’un juge unilingue anglais. J’étais donc un peu étonné de lire ce mercredi le texte de mon collègue Raymond Giroux, du Soleil, intitulée « Le NPD nous roule dans la farine ».

Il soulevait un point — un point de détail vous me direz. Si le NPD est opposé aux juges unilingues, pourquoi son représentant au comité parlementaire chargé de recommander des candidats au premier ministre a-t-il approuvé la candidature d’un juge unilingue ?

Il suffit de poser la question au NPD, et tout s’éclaire. Voici la réponse donnée hier par la chef intérimaire, Nycole Turmel aux questions des journalistes:

Question: La réaction aux nominations des juges, nomination d’un juge qui est pas bilingue.

Nycole Turmel: Il est très regrettable que le gouvernement fédéral, le gouvernement de M. Harper n’ait pas décidé de nommer des juges complètement bilingues.  C’était l’intention.  Nous, c’est notre position  par rapport à la nomination des juges et il nous faut vraiment une loi pour s’assurer que dans l’avenir ça ne sera pas (inaudible).

Question: Le NPD, est-ce que vous avez approuvé le short list, la petite liste?

Nycole Turmel: Nous on a approuvé que la liste qui est présentée, que les personnes étaient capables d’occuper l’emploi mais il nous faut une loi qui protège le bilinguisme.

Question: Il aura fallu ne pas approuver la nomination d’un juge unilingue.

Nycole Turmel: On a présenté une liste selon les critères établis et on a présenté cette liste-là et les personnes qui sont sur la liste sont capables d’occuper l’emploi mais ne sont pas tout nécessairement bilingues.

Question: Vous auriez pu refuser.

Nycole Turmel: Présentement on a suivi les critères, comme je mentionnais, que la liste des personnes, il y avait des personnes bilingues sur la liste et la liste répondait aux critères demandés et c’est pourquoi nous allons présenter — nous voulons nous assurer que dans l’avenir le bilinguisme soit respecté.

Question: Votre position est pas un peu contradictoire?

Nycole Turmel: Non, il n’est pas contradictoire.  Nous avions des critères — il n’y a pas de loi présentement donc — et la liste — je n’ai pas vu la liste mais la liste, il y a des personnes bilingues et donc M. Harper avait le choix et la possibilité.

Chers lecteurs, je peux comprendre que les explications de la chef par interim n’épuisent pas votre volonté de comprendre. N’ayez crainte. Il faut aller à la source. Et interroger le député NPD qui était membre du comité parlementaire ayant unanimement recommandé les juges-candidats, y compris le juge unilingue, M. Joe Comartin:

Question:  Can you explain why you signed on to the list that included a judge that doesn’t have — isn’t bilingual?

Joe Comartin: No, I can’t. It’s  – I think you all know, I swore a note to not discuss at all what went on in committee. The review committee put the Supreme Court appointments, so I cannot explain how we came to the list.

Question:  But you can’t just sign on…

Question:  Mais si le comité…

Question:   Why didn’t you just back out? The party didn’t have to back – the party had sponsored a bill about bilingual judges and now you’ve got…

Joe Comartin: That’s true.

Question:  …you’re in a position that you basically tacitly endorsed it, so…

Joe Comartin: Well not tacitly, we recommended all six of the names. We stick by that, but I cannot explain how we came to those names.

Question: Monsieur Comartin, si le bilinguisme des juges était une priorité pour votre parti, on s’entend là, vous avez piloté un projet de loi là-dessus.

Joe Comartin: Oui.

Question:  C’est votre parti qui est le champion là du bilinguisme des juges de la Cour suprême.

Joe Comartin: Oui, mais c’est pour tout ça, ça, c’est tout vrai…

Question:  Pourquoi est-ce que vous, comme membre du comité, vous avez pas imposé votre veto à soumettre des noms pas bilingues?

Joe Comartin: Mais vraiment la question doit être au gouvernement fédéral. Monsieur Harper, monsieur Nicholson. Vous avez eu l’opportunité d’avoir un choix ici entre les six candidats. Pourquoi vous avez choisi quelqu’un qui peut pas parler français.

Question:  Est-il possible…

Question: Mais pourquoi vous, vous avez dit oui à quelqu’un qui pouvait par parler français?

Question: Why give them the choice?

Joe Comartin: Again, I can’t answer that.

Question: Non mais est-il possible …

Question: Pourquoi vous avez imposé votre veto?  Vous aviez le pouvoir de sortir du comité, vous avez le pouvoir…

Joe Comartin: Non, non, attends une minute.  J’ai pas un veto. On a cinq personnes sur ce comité, trois qui sont conservateurs. J’ai pas de veto du tout.

Question: Vous avez quand même dit oui, vous avez quand même dit oui à cette personne-là?

Question:  Mais vous auriez pu sortir, vous auriez pu dire non?

Joe Comartin: On avait – on a fait des recommandations, les six noms, ça c’est vrai.

Question: Est-ce que vous aviez…

Question:  We’re under the understanding that it has to be a unanimous report, that somehow – you’re saying you could have not signed on?

Joe Comartin: I could – I could have not signed on.

Question:  So why did…

Joe Comartin: Pourquoi, je peux pas…

Question:  Alors pourquoi vous avez pas…

Joe Comartin: Je peux pas – je peux pas répondre à ça sans vous expliquer qu’est-ce qui est arrivé, comment gérer les noms quand ils étaient au comité.

Question:   Donc il y a une balance…

Question:   Est-ce qu’on doit comprendre que vous deviez juger des candidatures selon les critères qui existent déjà et que le bilinguisme n’est pas un critère, est-ce que c’est ça qui s’est passé? Vous avez pas le choix d’écarter le bilinguisme comme un critère de sélection?

Joe Comartin: Donc, un des critères était de regarder les – ça doit être une femme ou un homme, la diversité des candidats et s’ils peut parler l’anglais et le français, c’est toutes des considérations qu’on était responsables de prendre. Ça c’était la direction qu’on a eue du gouvernement, de monsieur Nicholson.

Question:  Donc le bilinguisme était une direction donnée?

Joe Comartin: C’tait une des considérations, c’était une considération, pas une priorité.

Question: Well then…

Question:  C’est pas – c’est pas important…

Question:  I’ll try it this way I guess, how important is it do you think to have a judge who speaks both official languages?

Joe Comartin: Both at a personal level, as a federal politician, a member of our NDP caucus, it’s an absolute necessity. I’m not at all satisfied that we have a member going to the Supreme Court who doesn’t speak both official languages, who cannot function in both official languages.

Question: Mais vous avez dit…

Joe Comartin: That is a – that is a detriment to bilingualism in this country and it’s quite frankly a detriment to the ability of all people going before a court to be heard completely in their native tongues.

Question: Mais vous avez dit oui à cette liste-là. Donc c’est difficile pour vous de la critiquer maintenant?

Joe Comartin: Et encore, je peux pas – je peux pas vous donner une explication. C’est fait seulement, je peux pas vous (inaudible).

Question:  Now, you’re faced with a party who has – will be a participant in the committee, that asks some questions on Wednesday, so I assume you’re not going to be a part of that?

Joe Comartin: I’m in fact going to be a part of it.

Question:  You are? So that’s ridiculous, you recommend the guy and then you’re going to go there and question them on – what are you going to do, say  why aren’t you bilingual, why did you never take the time to become bilingual?

Question:  The issue – the issue is not to these two – these two people that are nominated, with regards to those types of issues. The question should be to the government of the day, why did you choose somebody who was unilingual.

Question:  So don’t you think it’s an important question to ask…

Question:  Why did you say yes?

Question:   … why didn’t you think it was important to become bilingual?

Joe Comartin: It very much is going to come out, the question will come out, why in fact he’s – he’s not bilingual, but – but that’s not where the criticism – where the questioning should be on why this decision was made this way. That’s within the hands of the prime minister and the minister of Justice.

Question:  Mais si c’est la décision du premier ministre, c’était pas une décision aussi comme parlementaire d’endosser un processus avec lequel vous étiez pas d’accord?

Joe Comartin: Non, je suis pas d’accord avec cette nomination, ça c’est vrai.

Question:  Mais pourquoi vous avez proposé cette candidature?

Question:  Mais vous avez endossé son nom sur la liste?

Joe Comartin: Encore, je peux pas répondre à ça.

Question:  Alors vous êtes pas d’accord avec la nomination, mais vous étiez d’accord avec la candidature? C’est comme ça qu’il faut qu’on résume votre positon?

Joe Comartin: C’est pas seulement la seule candidature qu’on avait sur la liste.

Question:   Non, mais cette – cette candidature…

Joe Comartin: Il y avait six nominations pour cette position.

Question:  Oui, mais cette candidature, vous étiez d’accord avec elle mais vous êtes pas d’accord avec sa nomination?

Joe Comartin: Je répète, je suis pas d’accord avec une nomination. Un candidat pour la Cour suprême de notre pays qui peut pas parler les deux langues…

Question:  Mais pourquoi vous étiez d’accord avec la candidature?

Joe Comartin: Je peux pas répondre à ça, je vais répéter, je peux pas répondre, je peux pas vous donner l’explication.

Question:  Mais vous nous dites – vous nous dites que vous avez endossé une candidature et ensuite vous n’endossez pas sa nomination?

Joe Comartin: Je suis très clair sur ça.

Question:  Est-ce que – est-ce que vous êtes d’accord que it doesn’t make sense ce que vous dites là?

 

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Taboire….une vraie tour de Babel. Voilà le bilinguisme du Canada.

En lisant, je me suis dis, tant qu’à lire une langue de bois au moins qu’elle soit québecoise. C’est plus facile à lire entre les lignes,ça c’est clair.

C’est pourtant bien clair.
Les candidats doivent répondre à certains critères. Et comme le bilinguisme n’est pas un de ceux-ci, ce n’est donc pas un motif de refus de candidature.

Ils doivent travailler avec les normes d’aujourd’hui, pas celles qu’ils souhaitent voir demain.

Je n’y voit que logique et même un certain apolitisme dans cette démarche.

Bonjour,
So what ! Pas encore un assaut sans précédent sur le Québec ! Au moins, est ce qu’il reste encore des chemises à déchirer dans la belle province ? Ne pourrait on pas se poser collectivement cette question concernant Monsieur le Juge Michael J. Moldaver qui eut cette immense talent d’accéder à un des neuf postes les plus important de la magistrature ne serait pas capable d’apprendre les rudiments de la langue française en quelques semaines ? Et après une courte immersion d’un mois dans un environnement francophone, écrire et parler un français infiniment mieux que la très grande majorité des québécois ! Et ça, Monsieur le Juge de la Cour Suprême, c’est de la petite bière pour lui….. Au plaisir, John Bull.

Depuis le 2 mai le NPD a deux discourt. Un pour le ROCK et un pour le Québec en commençant par par Jack Layton.

Pas seulement le NPD qui s’est fait rouler dans la farine. Le PLC également. Ils tenaient le même discours que le NPD à cet égard.

Harper vient de démontrer à nouveau qu’il est le meilleur stratège politique à Ottawa. Il a réussi à amener le NPD et le PLC à renier leur discours, et à endosser que la compétence prime sur les exigences linguistiques.

Les trois grands partis au Fédéral sont donc d’accord: le bilinguisme n’est obligatoire qu’au Québec. Ailleurs, c’est optionnel.

Enfin, il faut y voir une autre bonne nouvelle pour Pauline.

Dire qu’en bon socialiste, je me trouvais des affinités avec le « NDP ». Je commence à déchanter drôlement.
Et ce qui est navrant, aucun de nos braves députés ne s’insurge devant tout ça.

Conclusion: le bilinguisme est important en théorie. Mais en pratique, le NPD s’en fout complètement.

C’est ça qui est ça !

«Une conviction bien assurée détruit l’information qui la dément.»
[Edgar Morin»

Cette question du bilinguisme (« optionnel pour les Cons…! ») n’est qu’une des multiples entorses aux lois… Ce gouvernement ne choisit, dans les lois actuelles, que celles qui lui conviennent ou bien il les modifie en accord avec son idéologie partisane, francophobe et proportionnelle au poids politique du Québec dans le Canada, i.e. constamment décroissant. On vient de s’en rendre compte encore une fois avec les contrats de navires accordés à Halifax et Vancouver en OUBLIANT, comme par hasard,(?) le Québec. D’où l’URGENCE de Sortir le Canada du Québec ou de sortir le Québec du Canada… TO BE OR NOT TO BE !

Wow, j’aimerais bien voir le tape de ça. M. Comartin a l’air à patiner pas mal.

Avec le Bloc, on aurait pas eu ce problème là.

Des moments comme ça, on risque d’en voir plusieurs durant les quatre prochaines années.

Joe Comartin , un des grands amis d’Amir , un ami qui vous veut du bien …. Remember Bloc Quebécois

Bonjour M. Lisée.

Après avoir lu ce transcript de l’entrevue, j’avoue que ce n’est vraiment pas clair pour les gens de comprendre ce qui est vraiment arrivé. M. Comartin reste mystérieux sur les détails car la prise de décision ayant été « à huis clos », tous les député présents doivent garder la confidentialité sur les détails. Encore une décision des conservateurs que ça soit à huis clos. J’ai eu le même problème dans mon comité de la santé et celui de la défense nationale où les conservateurs ont voté pour que les citoyens ne sachent pas ce qui s’est passé.

Mais bon, lorsque j’ai lu cette nouvelle dans le journal du matin, j’ai été en profonde colère par rapport à cette participation du NPD. Je suis donc allé m’informer sur la situation et voici ce que j’y comprends (car même nous les députés ne pouvons pas savoir ce qui se passe à huis clos).

Dans la loi canadienne, ce n’est pas un critère d’être bilingue pour être juge à la Cour Suprême. Yvon Godin du NPD a un projet de loi pour que ça devienne obligatoire. Je vous recommande ce lien: http://www.npd.c…a/article/yvon-godin-depose-nouveau-son-projet-loi-sur-comprehension-langues-officielles-par-juges-cour-supreme

Ce qui est arrivé cette fois-ci est que le comité a reçu 12 noms de juges et devait en choisir 6 pour être recommandés au premier ministre. Dû au manque de loi obligeant les juges à être bilingues, la liste de 12 noms ne comprenait pas 6 bilingues! Le NPD a recommandé tous les bilingues mais il y avait un juge unilingue… et Stephen Harper s’est empressé de le choisir comme juge. C’est vraiment dégueulasse et un autre affront au Québec.

M.le juge. Savoir maîtriser les deux langues d’un pays dit bilingue fait parti des compétences.
Hélas vu que vous maîtrisez une seule langue, j’ai le regret de vous dire que vous n’avez pas les compétences pour occuper ce poste.Alors en tout honneur et en qualité de juge, il est un devoir pour vous de ne pas accepter ce poste.

Monsieur Morin député,

Désolé de vous dire ça de façon aussi crue… mais soit vous essayez de nous prendre pour des imbéciles ou soit vous êtes trop crédule face aux explications de votre parti.

Pourquoi ? Parce que l’excuse ne tient pas la route. C’est simple, pour paraphraser Mulroney dans son débat télé contre Turner : « You had an option, sir. You could have said, ‘I am not going to do it. This is wrong for Canada, and I am not going to ask Canadians to pay the price.’ You had an option, sir — to say ‘no’ — »

Monsieur Comartin pouvait refuser d’appuyer la liste parce qu’il n’y avait pas 6 juges bilingues. Soit le bilinguisme est important, soit il ne l’est pas. Pour le NPD ce n’est pas assez important pour refuser d’endosser la liste. Monsieur Comartin avait le CHOIX de ne pas approuvé la liste et il ne l’a pas fait. Pourtant vous affirmez que le bilinguisme des juges est assez important pour être une loi…

Si les conservateurs vous soumettent une liste de 12 juges complètement inaptes vous allez endosser les 6 moins inaptes ? Désolé mais ça ne tient pas la route.

Dans ce dossier le NPD a sa part de responsabilité, ayez au moins la décence de l’admettre plutôt que de nous donner des excuses bidons…..

À ce HAUT degré de justice (on ne parle pas ici de la Cour des petites créances!), je préfère, et de loin, un juge COMPÉTENT même s’il est unilingue, qu’un juge malhabile mais bilingue.

Il y a plusieurs traducteurs compétents (et syndiqués, détail non négligeable pour les gauchistes!) qui travaillent pour le fédéral et qui sauront informer adéquatement notre nouveau juge.

Comment dire? Comment essayer d’expliquer ma position par rapport à ce pays? Disons en premier lieu que je suis citoyen de ce pays du Canada royal et élisabéthain, mais je n’en suis pas non plus parce que…écoutez, je ne sais pas quoi dire… c’est peut-être qu’à un certain référendum…mais, écoutez, je ne suis pas sûr de ce que j’avance, mais, bon, je pense qu’il y a peut-être eu de la tricherie…en réalité, écoutez, je ne sais pas trop et je ne voudrais pas être accusé de quoi que ce soit, mais, le Québec est toujours attaché à ce pays qui ne nous veut pas, mais bon, je peux me tromper, peut-être qu’ils ne veulent pas du Québec, mais notre argent, nos richesses naturelles, ils les veulent, mais en anglais seulement. Remarquez, je peux me tromper après tout… mais est-ce que je me trompe? Une chose est certaine, jamais je ne mettrais une question aussi primordiale entre les mains de M. Comartin ou même du NPD ou est-ce NDP??? So what…

Comme le dit si bien l’expression anglaise: «tout ceci n’est que de la merde de taureau!»

@ mes amis John Bull et François 1

L’on ne parle pas ici d’un caprice d’indépendantistes québécois, mais bel et bien de droits constitutionnels qui sont en jeu.

Et pis laisser mois rire avec vos traductions à la con (surtout les simultanées). Aucun traducteur n’est en mesure de rendre toutes les subtilités d’un argumentaire juridique ou d’un point de droit. La base d’un argument juridique repose justement sur le sens des mots.

Au risque de me répéter (voir mes interventions sur les autres blogues):

Voici ce que le Barreau du Québec en pense (en passant, le Barreau du Québec n’est pas une succursale du parti québécois ou du Bloc québécois) :

http://www.barreau.qc.ca/actualites-medias/communiques/2011/20111018-juges.html

Prière de bien lire les 3 documents reliés en pdf à la droite du communiqué ainsi que les 3 positions du Barreau duQuébec (juillet 2008, octobre 2010 et juin 2011).

Voir aussi cette excellente analyse d’Amanda Simard (à la page 17) :

http://publications.gc.ca/collections/collection_2011/sen/Y7-3-2010-fra.pdf

(version anglaise pour les étroits d’esprit, les unilingues anglophones, les assimilés et les francophobes (page 16 of the document): http://publications.gc.ca/collections/collection_2011/sen/Y7-3-2010-eng.pdf)

Voir également cet argument du professeur Lebel de l’UQÀM :

http://www.ledevoir.com/politique/canada/333879/lettres-la-competence-d-un-juge

Et ce dernier et non moins excellent texte du professeur Serge Rousselle de l’université de Moncton (vous verrez que c’est plus qu’un simple symbole ou qu’une fiction de l’esprit) (pas non plus un indépendantiste québécois) :

http://www.ledevoir.com/societe/justice/294972/bilinguisme-a-la-cour-supreme-l-association-du-barreau-canadien-fait-fausse-route

Ma question concernant le biliguisme au Canada: Pourquoi accuse-t-on toujours les québécois de ne pas assez maîtriser la langue de Shakespeare et excuse-t-on toujours les canadiens anglais de s’entêter à refuser d’apprendre la langue de Molière???

«learning other languages helps getting smarter!»

Et ça aurait changé quoi, exactement, que le NPD votre contre la liste parce qu’il y avait cinq bilingues et un unilingue? Absolument rien. Vous allez quand même pas les blâmer pour le résultat ou pour n’avoir proposé qu’une seule loi spécifiquement là-dessus?

Le NPD essaie de faire de la politique autrement qu’en déchirant sa chemise, en claquant la porte et en laissant la chaise vide. Peut-être que ça ne correspond pas à votre esthétique du martyr mais ça va être ça l’opposition officielle pour les 4 prochaines années au fédéral. Si ça ne vous satisfait pas, il ne vous reste plus qu’à déchirer votre chemise.

@ Mr John Bull #3

Ha, oui, j’oubliais et je vous cite: «…immense talent d’accéder à un des neuf postes les plus important de la magistrature ne serait pas capable d’apprendre les rudiments de la langue française en quelques semaines? Et après une courte immersion d’un mois dans un environnement francophone, écrire et parler un français infiniment mieux que la très grande majorité des québécois!»

Si ces juges unilingues anglophones sont aussi aptent à se verser dans la langue de Molière dans un laps de temps aussi court: Alors, pourquoi le juge Marshall Rothstein (nommé en 2006) n’est-il pas encore habile et compétent pour entendre une cause dans cette belle et magnifique langue française après avoir passé 5 ans sur le banc? (Bien qu’il ait exprimé le souhait lors de sa nomination. Mais l’enfer est pavé de bonnes intentions)

Amorce de réponse: prenez le verbe travailler (work) et conjuguez-le côte à côte au passé, au présent et au futur en anglais, en français, en espagnol, en allemand et toute autre langue qui vous sied.

Après faite une courte analyse et dites moi qu’elle langue est la plus simpliste et facile. Et là, je ne parle même pas de changer d’alphabet (arabe, cyrillique, mandarin, japonais, etc.)

Je ne tire pas de conclusion sur la capacité des canadiens-anglais à apprendre une autre langue car je risque de ne pas être publié. Je ne m’en tient qu’à leur aversion envers la langue française.

Mais une dernière question: pourquoi les américains et les anglais (Royaume-Uni) sont ils plus ouverts que les canadiens-anglais à apprendre une langue seconde, voir même tierce? (et lorsqu’ils s’y mettent, ils réussisent. Dans les faits, je connais plus d’américains qui parlent une seconde langue que de canadiens-anglais. Bizarre, isn’t it?)

@ John Bull «So what» comme vous dites avec tant de mépris… Si c’est de la petite bière pour M. Moldaver d’apprendre le français, l’une des deux langues officielles du Canada depuis bien des décennies, alors le fait qu’il n’ait pas jugé bon de l’apprendre pendant toutes ses années de magistrature en dit long sur son attitude face à la place du français au Canada… Probablement qu’à la question «Vous ne connaissez pas le français?», la réponse intérieure de M. Moldaver était du même genre que votre «So what!»… Ça augure bien pour les futurs dossiers devant la Cour Suprême portant sur des enjeux linguistiques et notamment sur la protection du fait français… La Cour suprême qui, jusqu’à ce jour, a toujours penché du même bord dans de tels dossiers (notamment en charcutant à chaque occasion qui lui en fut donnée la Loi 101 du Québec), comme la Tour de Pise; et maintenant, avec M. Moldaver à son bord, elle risque carrément de s’effondrer à droite!

Et on n’a pas fini d’en voir des situations semblables dans les rangs du cher NPD élu par des Québécois bonasses et naïfs => pendant tout son mandat à Ottawa, le NPD va désespérément tenter de sauver la chèvre et le chou, et pendant ce temps-là, Stéphane ÀPeur pourra faire toutes les bassesses qui lui tiennent tant à coeur…

Entre le pathétique discours de ce juge appelé à rendre des jugements complexes prochainement dans la langue de Mollière et l’irresponsabilité de M.Harper qui tente de nous faire avaler cette couleuvre, je choisis l’indépendance du Québec.

De plus, la défense du bout des lèvres du NPD pour un juge bilingue est douteuse. Cela va continué n’en doutez pas.

Toujours la même sempiternelle indifférence crasse des Anglos.

Joe Comartin, représentant du NPD sur ce comité, fort probablement avec l’appui du NPD puisqu’il en était le représentant, a très visiblement,

je crois (je serais fort surpris que la majorité des lecteurs ne le croient pas eux aussi),

accepté la liste des 6 noms qui lui ont été soumis par le gouvernement Harper, avec une consigne, qui ne peut servir d’excuse, de monsieur Nicholson, POUR POUVOIR,

même s’il ne veut ou ne peut pas (à cause d’une probable consigne du NPD qui ne voudrait absolument pas montrer publiquement avoir eu une attitude bassement partisane, plutôt que courageuse, à cette très importante occasion),

EMBÊTER ET BLÂMER LE GOUVERNEMENT CONSERVATEUR, par la suite, si, comme ça été le cas, un juge unilingue anglais était choisi à la Cour suprême,

(en espérant que le stratagème de Joe Comartin (et du NPD?) ne soit pas connu du public et que le NPD ne porte pas l’odieux et le blâme d’avoir risqué qu’un candidat unilingue soit nommé à la Cour suprême parce qu’ils ont rendu cette nomination possible;

nomination qui va complètement et gravement, vu son incidence vitale dans le fonctionnement bilingue de la cour suprême et dans l’interprétation de l’esprit et de la lettre des lois, à l’encontre de la politique canadienne du bilinguisme, qui DOIT s’appliquer partout et dans tous les domaines au Canada, y compris et surtout à la Cour suprême).

Ce coup, quasi-mortel,

porté volontairement, malicieusement, peut-être, et délibérément, selon toute évidence,

au bilinguisme canadien, avec la complicité stratégique et bassement partisane du NPD,

est impardonnable et doit être réparé au plus tôt par le gouvernement Harper et par les ténors du NPD.

En complément à mon commentaire précédent au sujet de la nomination du juge unilingue anglais Michael Moldaver à la Cour suprême,

Le gouvernement Harper pourrait, avec l’appui sans réserve du NPD, décréter que tout juge unilingue anglais ne peut siéger dans toute cause concernant le Québec ou reliée au Québec et/ou à la langue française au Canada..