Le NPD va-t-il être rayé de la carte au Québec ?

Le Nouveau Parti démocratique termine l’année avec une moyenne d’à peine 14,4 % sur la scène nationale. Si le Bloc québécois parvient à lui arracher quelques points aux prochaines élections, les résultats pourraient même être désastreux pour les troupes de Jagmeet Singh. Analyse de Philippe J. Fournier.

Photo : La Presse canadienne

En février prochain s’amorcera la dernière session parlementaire de la 42e législature du Canada. Des élections partielles seront enclenchées, dont celle dans Burnaby-Sud, où Jagmeet Singh tentera de se faire élire. Le Bloc québécois aura un nouveau chef (fort probablement Yves-François Blanchet). Le Parti populaire de Maxime Bernier tentera de surpasser les attentes, ce qui sera accompli s’il récolte plus que des miettes lors de ces partielles.

Puis, nous entrerons dans le sprint électoral en vue des élections du 21 octobre 2019.

Où en sont les partis représentés à la Chambre des communes à l’aube de cette année électorale ?

Après un resserrement des intentions de vote entre le Parti libéral et le Parti conservateur au printemps 2018 (à la suite du fameux voyage en Inde de la famille Trudeau), le PLC a repris de l’avance sur le PCC dans les intentions de vote.

(Les sondages des intentions de vote au Canada en 2018. Pour consulter la liste des sondages, visitez cette page.)

De plus, ces nombreux coups de sonde semblent confirmer non seulement l’avance libérale sur le plan national, mais aussi une avance libérale importante dans des régions stratégiques, principalement le Québec, l’Ontario et les provinces de l’Atlantique.

Il est important de rappeler qu’un sondage unique contient trop d’incertitudes pour permettre une projection fiable à la grandeur du pays. C’est pourquoi cette projection électorale utilise les sondages des trois derniers mois afin de calculer des moyennes et des incertitudes appropriées (les sondages utilisés ont été publiés par Léger, Recherche Mainstreet, Ipsos, Nanos, Forum, Abacus Data, Campaign Research, Innovative Research et Pollara).

Voici la projection électorale fédérale du modèle Qc125 pour le 9 décembre 2018.

La projection du vote populaire

Sans surprise, le Parti libéral du Canada conserve la tête de la projection du vote populaire avec une moyenne de 38,0 %. Depuis le début de l’automne, les intentions de vote pour le PLC sont demeurées étonnamment stables, soit entre 35 % et 40 % (à l’exception des sondages de Forum Research). Le Parti libéral est de loin en tête dans les provinces de l’Atlantique et au Québec. Depuis l’élection de Doug Ford, en juin dernier, le PLC a même pris la tête en Ontario. De plus, les troupes de Trudeau détiennent une mince avance sur leurs rivaux en Colombie-Britannique.

De son côté, le Parti conservateur du Canada récolte un vote populaire moyen de 32,3 %, soit un niveau légèrement plus élevé que son résultat national à l’élection de 2015. Le PCC domine en Alberta et en Saskatchewan, et se porte bien au Manitoba ainsi que dans les régions rurales et banlieusardes de l’Ontario. De plus, avec ce niveau d’appui, le PCC parviendrait à conserver ses acquis au Québec dans la grande région de Québec et dans Chaudière-Appalaches.

Pour le Nouveau Parti démocratique, l’année 2018 aura été catastrophique. Il termine 2018 avec une moyenne d’à peine 14,4 % à l’échelle nationale. Non seulement il s’est dramatiquement éloigné du peloton de tête depuis 2015, mais le NPD se bat maintenant pour la troisième place contre le Parti vert du Canada dans l’Atlantique et risque d’être virtuellement rayé de la carte au Québec et dans plusieurs fiefs ontariens. D’ailleurs, au cours des 14 élections partielles depuis octobre 2015, le NPD a perdu des votes dans 13 d’entre elles (l’exception est Ottawa-Vanier, en avril 2017).

La projection de sièges

Comment ces appuis se traduisent-ils en matière de sièges ? Voici.

Le Parti libéral du Canada remporte une moyenne de 201 sièges, soit loin devant ses rivaux et le seuil de la majorité, qui est de 170 sièges.

Étonnamment, même si sa moyenne de 111 sièges se trouve derrière celle du PLC, le Parti conservateur du Canada serait en bonne position pour enregistrer des gains par rapport aux résultats de 2015 (il avait alors remporté 99 sièges). Toutefois, la piètre performance du NPD partout au pays fait que le PLC semble, du moins pour l’instant, indélogeable.

Avec les chiffres actuels, et s’ils devaient se transférer dans l’urne en octobre prochain, tout cas de figure autre qu’une victoire libérale serait considéré comme une aberration statistique. En effet, le PLC remporte plus de 98 % des 100 000 simulations de cette projection.

Considérez la figure suivante. Il s’agit de la moyenne de sièges par parti par région au Canada. Entre Terre-Neuve et la frontière du Manitoba et de l’Ontario, le PLC remporte en moyenne 168 sièges, soit seulement deux sièges sous le seuil de la majorité.

La projection au Québec

Comme il est indiqué dans le tableau ci-dessus, le Québec demeure crucial pour la réélection de Justin Trudeau. Considérez la figure suivante :

Il s’agit de la projection actuelle du vote populaire au Québec superposée avec les résultats de 2015. Les libéraux et les conservateurs sont en modeste hausse, et le Bloc québécois, en faible baisse. Pour ce qui est du NPD, c’est une chute de 10 points dans la province depuis 2015.

En ce qui a trait aux sièges, le seul parti au Québec qui semble profiter de la déroute du NPD est le Parti libéral, lui qui pourrait gagner de 51 à 68 sièges (sur 78) au Québec, selon les chiffres actuels.

Selon cette projection, le NPD n’obtiendrait que deux sièges en moyenne au Québec, les plus probables étant Rosemont–La Petite-Patrie (Alexandre Boulerice) et Berthier-Maskinongé (Ruth Ellen Brosseau). Rappelons que le NPD avait remporté 16 sièges au Québec en 2015, soit le plus grand total de députés néo-démocrates des 10 provinces canadiennes (la Colombie-Britannique avait élu 14 députés du NPD).

Que feront alors les élus néo-démocrates si Jagmeet Singh demeure chef malgré tous ces chiffres alarmants ? L’arrivée probable d’Yves-François Blanchet comme chef du Bloc québécois ne peut certainement pas être de bon augure pour le NPD au Québec.

Se pourrait-il que des députés néo-démocrates québécois décident de quitter le navire avant le naufrage ? Après tout, selon Philippe-Vincent Foisy et Louis Blouin, de Radio-Canada, des députés néo-démocrates québécois avaient été sollicités par le PLC et (feu) Québec debout au printemps dernier. Si les chiffres du NPD ne s’améliorent pas dans les prochains mois, plusieurs de ces députés pourraient être forcés de décider entre 1) changer de bannière et sauver leur carrière, ou 2) quitter la politique fédérale active.

En conclusion

Il n’y a pas qu’au Québec où le NPD est en sérieuse déroute : ailleurs au pays, cette projection nous indique que les appuis néo-démocrates sont en baisse partout. D’ailleurs, la seule région où la moyenne du NPD atteint le seuil des 20 % est en Colombie-Britannique (avec 20,8 %).

De plus, la moyenne néo-démocrate actuelle de 17 sièges, selon la projection, se trouve bien loin du total de 44 sièges récoltés par le NPD sous Thomas Mulcair en 2015.

Alors, certes, cet effondrement du NPD n’est pas limité qu’au Québec. Mais avec le Bloc québécois, les électeurs québécois se situant au centre gauche du spectre politique possèdent une option supplémentaire que les électeurs des autres provinces n’ont pas. Même si le Bloc ne parvient à arracher que quelques points supplémentaires au NPD, les résultats pourraient être désastreux pour les troupes de Jagmeet Singh.

Bref, d’un point de vue purement chiffré, remplacer Thomas Mulcair par Jagmeet Singh ne semble pas avoir été une décision judicieuse pour le NPD. Les prochains mois pourront confirmer ou infirmer la justesse de cet énoncé.

 

À propos de la méthodologie : le modèle Qc125 utilise l’historique électoral et le portrait démographique de chacune des 338 circonscriptions du Canada, puis évalue le soutien pour chacun des partis en tenant compte de l’évolution des sondages nationaux et de leurs sous-échantillons régionaux. Les sondages sont pondérés selon la taille de l’échantillon et la date de terrain. Évidemment, les sondages plus récents possèdent une pondération plus importante.

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25 commentaires
Les commentaires sont fermés.

On comprend mieux à la lecture de ces données pourquoi le Premier ministre Trudeau ne sentait pas l’urgence de réformer le mode de scrutin. Historiquement qui plus est, au niveau fédéral, il me semble que tous les Premiers ministres libéraux ont accompli au moins deux mandats.

Alors les arcanes du pouvoir ont de très bonnes chances d’être toujours ouvertes en 2019 et après pour les libéraux.

Je ne pense pas que l’usure du NPD soit attribuable à l’élection de Jagmeet Singh comme chef du parti. C’est un peu comme si on estimait que l’écroulement du PQ serait dû à l’élection de Jean-François Lisée au même titre qu’une élection d’Yves-François Blanchet marquerait la résurrection du BQ.

Ce qui manque, tous partis confondus, c’est avant tout d’offrir une alternative percutante et crédible au PLC. Pas sûr qu’une telle force ne puisse se construire avant quatre ou cinq ans.

Ce sont plutôt les mouvements de l’électorat qu’il faudrait plus soigneusement étudier, bien avant les intentions de vote. Nous vivons une époque où la fidélité, la loyauté, la probité ne sont que très rarement récompensées. Lorsque les électeurs ne votent qu’en fonction de leur humeur, ce que les sondages tendraient à démontrer, c’est probablement que la démocratie pourrait disparaître plus tôt que l’on ne croit et les électeurs n’y verraient que du feu.

Comment faire pour récompenser toutes celles et ceux qui le méritent vraiment ?

Je pense que Jagmeet Singh n’ est pas un leader! Son caucus s’ en éloigne de plus en plus! Le NPD a perdu ou si vous voulez s’ est débarrassé de son meilleur leader depuis leur existence Thomas Mulcair ! Il est redevenu ce qu’ il était avant 2011 une opposition tierce sans possibilité de prendre le pouvoir un jour!!

@ beauly02

Personnellement au regard de notre Constitution, je ne vote pas pour un « leader », seulement pour un-e député-e. Le chef, c’est la voix du parti. Un porte-parole si vous préférez.

Je voterai bien sûr pour un chef, lorsque le Canada formera une république ou si l’on modifie le système électoral, comme de donner aux électeurs deux voix, l’une pour désigner le député, l’autre pour désigner le Premier ministre. Cela permettrait possiblement de voter un peu plus intelligemment.

Vous ne trouvez pas ?

@ Serge Drouginsky, un chef de parti est d’ abord un leader qui a été reconnu par ses membres et par la députation qu’ il représente au parlement ! Si les membres et le caucus d’ un parti à majorité n, accepte pas le leadership du chef ,il démissionne ! On a assisté plusieurs fois à ce phénomène depuis la Confédération !

@ Serge Drouginsky. Pour répondre spécifiquement à votre question , il y a plusieurs électeurs qui vote pour le leader ou si vous préférez pour le chef et non le député qui représente leur circonscription ! Dans notre ère moderne les René Lévesque, Lucien Bouchard, Robert Bourassa, P.E Trudeau, Brian Mulroney pour ne n’ en nommer quelques-uns !

@ beauly02,

Je pense avoir bien compris votre argumentation, si ce n’est que si je m’en tiens à la Constitution, notre leader c’est notre souveraine et pour les élections nous nous contentons de voter pour des députés (fédéraux et provinciaux).

SI ça nous plait pas, eh bien nous avons trois choix :
1- Changer la Constitution du Canada
2- Faire du Québec un État souverain
3- (le plus simple) Modifier les lois électorales.
Voilà !

@ Serge Drouginsky. Soit la plus simple des solutions que vous mentionnez s’ avère quand même très complexe dans notre régime fédéral!

@ beauly02,

Non ! Non ! Ce n’est pas si compliqué que cela. C’est simplement parce que notre « leader en chef » n’y tient pas tellement, pas plus que les « leaders en chef » qui l’ont précédé n’y tenaient tellement.

Si ça se fait au niveau municipal : choisir le maire ou la mairesse. Cela peut se faire pour tous les paliers de gouvernement. Pas besoin pour cela de l’unanimité des provinces.

« Le NPD va-t-il être rayé de la carte au Québec? »
OUI. Ce qui ouvre la porte au Bloc comme j’ai dit dans un autre commentaire. Mais faut que le Bloc cible Trudeau et non les Conservateurs.
Le Bloc doit fédérer les souverainistes et jouer très fort sur la balance du pouvoir dans un gouvernement minoritaire.

Je crois plutôt que les électeurs susceptibles de voter NPD se tourneront vers les Libéraux et non vers le Bloc car la philosophie de Trudeau est beaucoup plus proche du NPD que de celle du Bloc. D’ailleurs, le grand frère du Bloc, soit le PQ qui partage exactement les mêmes lubies, ne vient-il pas tout juste de subir la pire déculottée de son histoire et ne doit-il pas sa reconnaissance comme parti politique à l’Assemblée nationale, à la générosité sans borne de la CAQ?

Comme on dit, « ça r’gorde pas ben pour e’l bloc »!

Désolé d’être un tantinet hors d’ordre, mais c’est plus fort que moi. Il ne s’agit pas une remarque sur le contenu – tout à fait fouillé – de l’article, mais plutôt d’un mien picossage au sujet d’une malheureuse imprécision de vocabulaire.

« Le Nouveau Parti démocratique termine l’année avec une moyenne d’à peine 14,4% au niveau national », écrit M. Fournier.

Quel niveau « national » ? Nous sommes (et avons toujours été) dans une fédération, ici, et pas dans un État-nation. Donc le brave journaliste veut dire, j’imagine, « le niveau FÉDÉRAL ». C’est une erreur très répandue: par exemple le soi-disant Office national de l’énergie, qui devrait s’appeler en fait l’Office fédéral de l’énergie, et tant d’autres officines canadiennes ou québécoises.

Fédéraliste très convaincu à ma façon, je suis antinationaliste (comme mon maître à penser le comte Sforza, patriote italien ardent doublé d’un antinationaliste italien tout aussi ardent). C’est une position qui me fait bien peu d’amis, tant dans la capitale provinciale (et pas « nationale », comme on dit souvent par erreur) que dans la capitale fédérale (et pas « nationale », comme on dit souvent par erreur), mais il faut bien que je lui fasse prendre l’air de temps en temps.

Au Canada, qui est une fédération, il n’y a pas de niveau « national », pas plus qu’il n’existe (ou qu’il n’a jamais existé) de prétendue identité « nationale ».

Très juste. J’ai eu le privilège de séjourner en diverses occasions en Suisse. Les Suisses font comme vous le dites exactement les mêmes distinctions. Pourquoi pas « icite » ? Je suis allé quelquefois à Berne et Berne est la capitale fédérale et non nationale. Les Cantons sont des cantons et non des États-nations qui disposent pourtant d’une grande autonomie gouvernementale y compris au niveau de la taxation.

@ Serge Drouginsky

Je viens de retrouver la bonne citation :

« Le nationalisme n’est pas seulement la dégradation et la caricature du patriotisme : il en est à proprement parler l’antithèse même. »

Propos de Carlo Sforza, alors ministre des Affaires étrangères d’Italie, dans ‘L’ITALIE CONTEMPORAINE: SES ORIGINES INTELLECTUELLES ET MORALES’ (1948).

Oui !! Ou presque ! Le chef s’ il perd dans le comté de Burnaby en Colombie-Britannique ses carottes seront cuites ; s’ ils sont déjà cuites !!!

La question revient à toutes les élections – que fait un parti « provincialiste » sur la scène nationale? C’est comme si on avait le Parti Laval D’abord (« PLD ») sur la scène provinciale – comme disait un humoriste bien connu – le BQ « qu’ossadonne ». Une blague qui circulait sur les médias sociaux commentait la récente crise du BQ – voulant alors s’appeler QUÉBEC DEBOUT – (pourquoi « debout » – simplement pcq le QD ne recevrait aucun siège.)

Sans rien enlever au parti nationaliste/souverainiste PROVINCIAL, il est difficile de comprendre pourquoi une filiale sur le plan national????

Quant au NPD, la grande erreur fût de « déloger » Monsieur Mulcair – rien contre Monsieur Singh. Bizarre que le NPD a perdu des plumes à cause des signes religieux islamiques et que le NPD a élu un chef avec signes religieux! Chercher l’erreur!!!!

Comme si Laval était le site d’une nation!!!
Y’a un parti indépendantiste a Tawa parce qu’il y a un mouvement souverainiste au Québec qui dit que le Québec est une nation et désire sortir de la Confédération canadienne.
Ca prend pas le pogo le plus dégelé de la boite pour comprendre ca.

« Sans rien enlever au parti nationaliste/souverainiste PROVINCIAL, il est difficile de comprendre pourquoi une filiale sur le plan national???? »

Très juste remarque, à ceci près qu’il s’agit évidemment du plan fédéral et non du plan « national ». Certes, je ne suis pas neutre, étant l’ennemi juré des séparatistes québécois (mais aussi des séparatistes canadiens, si jamais quelqu’un se rappelle de la démence partitionniste et de son avatar le cri « Partition now ! », autrement dit la contre-séparation préventive et posthume).

Pas neutre du tout face au séparatisme, donc ; mais j’ai découvert que du temps de René Lévesque, l’idée de lancer un parti séparatiste sur la scène fédérale flottait déjà et que ce politicien très réfléchi n’était vraiment, mais alors vraiment pas chaud à cette idée.

De mon point de vue, le pire moment fut quand le Bloc s’est retrouvé dans le rôle de l’Opposition officielle. C’était un problème majeur pour la démocratie parlementaire à la canadienne d’avoir une Opposition officielle qui n’a pas vocation à gouverner. Un peu comme le Parti démocrate-chrétien face au Parti communiste italien dans l’Italie du second après-guerre, les libéraux pouvaient faire tout ce qu’ils voulaient, sachant que l’Opposition ne pouvait les remplacer au pouvoir.

en 100 ans de politique, le npd n’a jamais réussi à faire quelque chose, il y aurait peut être matière à réflexion.

Est-ce que vous pourriez développer votre argumentation une fois de temps en temps ou êtes-vous irrévocablement limité à moins de 120 caractères ?

Sans la présence de Martine, le Bloc, avec M. Blanchet ou un autre, comme chef, risque la disparition, parce que les 7 mutins non-repentis, sont perçus comme des carriéristes, qui ont insulté leur cheffe en public parce que, à la place de promouvoir le QUÉBEC UN PAYS, aiment mieux défendre les intérêts du Québec DANS LE CANADA, une affaire qui, quand elle réussit, conforte encore plus les Québécois DANS LE CANADA.

Le quoi? NPD…. ah oui ce drôle de parti orange qui a eu des soubresauts du temps de Jack Layton et qui depuis se sabote lui-même avec de bonnes idées et leurs contraires et qui sombre dans l’oubli au Québec…. Les gens n’ont pas voter NPD au Québec, ils ont voté Jack…