Le pacte que j’aimerais signer

Mathieu Charlebois fait une prédiction : avec le nouveau gouvernement, on risque de combattre les changements climatiques en mettant des lampadaires à énergie solaire sur le bord des autoroutes neuves.

Photo: Antoine Bordeleau

La grande manifestation pour le climat qui avait lieu samedi peut être considérée comme une réussite. Il y avait tellement de gens à Montréal qu’on ne savait plus où stationner son VUS. Un peu partout au Québec, des milliers de personnes se sont rassemblées pour passer un message clair au climat : « HEY ! Arrête de réchauffer ! »

Cette grande marche suivait la publication du Pacte pour la transition. Personnellement, je dois avouer que si on me parle de choses déprimantes comme l’environnement, j’ai moins envie d’un pacte que d’être paqueté. Chacun sa façon de gérer son anxiété. (Quoi ? Le réchauffement climatique risque de faire monter le prix de la bière ? Je vais vous prendre une bonne pinte d’anxiété bien froide, s’il vous plaît.)

Le Pacte est rendu à presque 180 000 signatures, mais tout a commencé par celles de 400 personnalités publiques. Ma collègue de balado Marie-France Bazzo en était, ainsi que Guylaine Tremblay, Hubert Reeves et Guy Laliberté, qui s’est engagé à ne se déplacer qu’en navette spatiale électrique à partir de maintenant.

Immédiatement, des chroniqueurs qui font beaucoup d’argent à dire au monde quoi penser et quoi faire sont venus reprocher à des artistes qui gagnent beaucoup d’argent de venir dire au monde quoi penser et quoi faire.

Beaucoup ont pointé du doigt les contradictions des artistes, qui se sont fait prendre à avoir déjà pollué dans le passé. La logique étant qu’il faut DÉJÀ être parfait avant de s’engager à s’améliorer… ou quelque chose comme ça.

Personnellement, même si je ne suis pas enchanté à l’idée que toutes les vedettes se mettent à prendre le métro (on est déjà tassé en masse comme c’est là), j’applaudis l’initiative.

Je l’ai même signé, le Pacte, parce que ça ne m’engage pas à grand-chose. Vous seriez surpris de voir à quel point c’est facile de ne pas prendre l’avion et de consommer peu quand on n’a pas une cenne.

Je m’engage donc à passer mes vacances des Fêtes au Québec plutôt qu’à Cuba pour la 37e année consécutive. Y a pas de quoi, la planète, ça me fait plaisir.

Je suis quand même d’accord avec ceux qui disent qu’on ne sauvera pas la planète en compostant un peu plus nos pelures de navets bios du Québec. La crise environnementale est tellement avancée que les seules VRAIES solutions, elles, sont radicales.

Repenser le transport et pas juste dans les grandes villes.
Sortir du pétrole en refusant certains projets malgré la pression économique.
Forcer les entreprises à être plus vertes.
Interdire le port des sandales.

(Bon… le dernier élément n’a pas vraiment de lien, mais la vue des orteils pollue mon environnement visuel, alors si on pouvait s’occuper de ça en même temps que le reste, je ne dirais pas non.)

Bref, les vraies solutions, il n’y a que les gouvernements qui sont capables de les appliquer.

Je rêve d’un Canada qui se rend compte que si on continue de dire : «on n’a pas le choix, on a encore besoin du pétrole», c’est parce qu’on passe notre temps à répéter : «on n’a pas le choix, on a encore besoin du pétrole».

Je rêve d’un Québec qui fait des choix audacieux et qui inspire les autres pays.

Je rêve que la Marie-Claude Lortie de la Norvège (une certaine Mårie-Clø̂de Lörtiæ) tape sur les nerfs de tout le monde là-bas en écrivant 28 articles sur le Québec, cet endroit qui fait les choses autrement et réinvente la nordicité en sauvant la planète.

Le pacte que j’aimerais vraiment signer avec des milliers de Québécois, c’est avec un x, sur un bulletin de vote.

En attendant, on a un premier ministre qui dit comprendre maintenant, une fois l’élection passée, que «les Québécois» et surtout «les jeunes» trouvent que l’environnement est un enjeu important. Lui ? Il est bien prêt à s’en occuper pour vous, même si ça ne semble pas l’émouvoir plus qu’il le faut.

Je veux bien lui laisser une chance, à François Legault, mais ma prédiction, c’est qu’on va combattre les changements climatiques en mettant des lampadaires à énergie solaire sur le bord des autoroutes neuves.

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Consommation, sur-consommation, sans arrêt, sans cesse avec ou sans pacte et toutes ces fabriques à gogosses qui nous empoisonnent le cerveau avec leurs publicités infinies qui font l’envie de tous les médias standards du monde entier qui peinent à survivre aux GAFA de la planète qui mènent le monde aux services de leurs actionnaires, actionnaires dont plusieurs d’entre nous faisons parti bien souvent à notre insu par l’intermédiaire d’un fond de pension ou REER placé dans ces actions.

Sérieusement, essayez de faire demi-tour avec un porte conteneurs géant comme ceux qui sillonnent nos océans dans le canal de Suez ou celui de Panama, impossible car personne ne c’est vraiment pencher sur la question de retourner toutes ces gogosses aux fabricants. L’offre et la demande tant que ça fonctionnera, il n’y aura rein qui changera.

Chacun de nous sommes témoins de toutes ces nouvelles constructions qui poussent comme des champignons partout autour de nous. À chaque fois je me demande toujours comment se fait-il qu’il y a autant de monde à la rue pour que l’on continue à bâtir sans fin de nouvelles habitations, puis je me dis, bien ça doit être pour ça qu’il faut que l’on reçoivent toujours plus de visite pour les habités pis les construire, pis les entretenir, pis étant donné que nous avons toujours plus de visite bien ça prends aussi toujours plus de tous le reste qui fait que nous sommes sollicités pour signer des pactes.

Mais moi j’hésite à signer, pas que je suis contre la nature et l’environnement, non, non absolument pas. Moi j’ai depuis longtemps ralenti mon train de vie, c’est pas la simplicité «volontaire» de ceux qui squattent les coins de rue des grands centres mais la simplicité de celui qui suit pas la mode et qui passe un max de temps dans la nature avec rien d’autre que lui-même à pied ou en raquette avec sa ligne à pêche, mais j’ai un char pour me déplacé car la banlieue éloignée est mon terrain quotidien.

Y-a-il quelqu’un qui a commencé à penser comment on va remplacer la consommation qui est la base de toute nos économies par autres choses et comment on va pouvoir limiter la multiplication exponentielle de notre espèce qui a le plus gros impact sur le réchauffement planétaire. Moi ça va être ce pacte là que je vais signé quand y va sortir, en attendant je «trille» mes vidanges pis j’ai mon ti bac à pelures en tout genres qui part en truck aux deux semaines pour aller je ne sais où comme mon recyclage qu’ils ne sont plus capable de vendre au Chinois, maudit Chinois, dire que j’en n’ai acheté je sais plus combien durant toute ma jeunesse.

Je cherchais votre commentaire sur le sujet…vous êtes probablement seulement une correctrice bBisaillon. Bonne journée!

Sérieusement, est-ce que ça prend une tuque pis une camisole pour avoir voix au chapitre dans le petit Québec nouveau.

«La folie c’est de se comporter de la même manière et de s’attendre à des résultats différents.»
Albert Einstein

Le pacte, le système de santé, le système d’éducation et tous ces autres systèmes libéraux économiques qu’on modifient à profusion pour toujours reproduire la même ca… d’affaire, faudrait y penser avant de signer un autre mauvais message sinon la folie nous guettent tous.

À défaut de système nouveau pour remplacer le déficient actuel, si on explorait un modèle existant qui a fait ses preuves mais qui est en perte de vitesse due aux conjonctures économiques mondiales multiculturelles globalisantes.

En attendant que quelqu’un invente le système qui réglera toutes ces inégalités.

CAPITALISME CONTRE CAPITALISME – Michel ALBERT

L’effondrement du bloc soviétique a dévoilé « l’arriération lamentable des économies communistes ». La victoire du capitalisme est alors totale. Cependant, celui-ci est « multiple, complexe comme la vie ». Dans son ouvrage (Seuil, 1991, 318 p.), M. Albert montre que « cette diversité tend à la bipolarisation entre deux grands types de capitalisme d’importance comparable et entre lesquels l’avenir n’est pas joué ». Plutôt que d’opposer un capitalisme anglo-saxon à un capitalisme germano-nippon qui, dans chaque cas, rapprocherait des pays trop divers, M. Albert préfère comparer un modèle néo-américain (les Etats-Unis) et un modèle rhénan (l’Allemagne, pour l’essentiel), même si parfois, il lui paraît utile de faire référence à la Grande-Bretagne dans le premier cas et au Japon dans le second. Pour cet auteur, le modèle néoaméricain du capitalisme est moins performant que le modèle rhénan. Pourtant, ce dernier connaît aujourd’hui de nombreuses difficultés.

1. LES PERFORMANCES DU MODÈLE NÉO-AMÉRICAIN DU CAPITALISME DOIVENT ÊTRE RELATIVISÉES

A ~ Le leadership américain a été restauré au cours des années quatre-vingt

• Au début des années quatre-vingt, Ronald Reagan affirme que « l’Amérique est de retour ». Au cours de la décennie soixante-dix, la puissance américaine est ébranlée, tant sur le plan externe (défaite au VietNam…) que sur le plan interne (scandale du Watergate…). « Au milieu des années quatre-vingt, l’Amérique de Reagan brille à nouveau comme les étoiles qui ornent son drapeau » : sur la scène internationale, le défi de la « guerre des étoiles » lancé à l’URSS tourne à l’avantage des États-Unis ; sur le plan intérieur, une « révolution conservatrice » (baisse des impôts, exaltation de l’entrepreneur…) paraît sortir le pays de sa torpeur.

• Les fondements de la puissance américaine reposent sur un héritage que Ronald Reagan a trouvé à son arrivée à la Maison Blanche. Les États-Unis bénéficient d’un énorme stock de capital accumulé depuis la fin de la guerre et d’importantes ressources naturelles. Ils disposent d’une avance technologique que le brain drain entretient. Le dollar, monnaie nationale et instrument de réserves internationales, « permet à l’Amérique de payer, d’emprunter et de financer des dépenses avec sa propre monnaie ». Enfin, l’hégémonie culturelle renforce la domination économique.

B ~ Cependant, « l’Amérique nouvelle se dégrade »

• Le dualisme social s’accentue. Les États-Unis constituent « une société où les différentes catégories de population vivent, en fait, sur deux planètes différentes qui s’éloignent chaque année un peu plus l’une de l’autre ». Ce dualisme est le résultat de la politique libérale de Ronald Reagan qui a induit une « nouvelle géographie sociale : des pauvres plus pauvres face à des riches plus riches ». S Sur le plan économique, les motifs d’inquiétude se multiplient. Le nombre d’emplois diminue dans l’industrie ; la qualité de la production est déficiente les firmes américaines perdent des parts de marché face à des concurrents agressifs… Par ailleurs, « ce qui menace le plus l’Amérique […], c’est les déficits vertigineux, sans précédent ». Déficits budgétaires et déficits extérieurs accentuent l’endettement. La faiblesse du taux d’épargne des Américains est en cause : « ils se jettent à corps perdu dans l’endettement pour la consommation, la jouissance immédiate ».

C ~ Les marchés financiers imposent leur tutelle au détriment de l’économie réelle

• La décennie quatre-vingt est marquée par « l’explosion de la finance ». « Le marché financier en vient […] à exercer une véritable tutelle sur l’économie en général » : les actionnaires exigent au plus vite un profit maximum. En conséquence, les dépenses les moins urgentes (recherche, formation…) sont réduites. Or, ce sont celles qui préparent l’avenir.

• La recherche du profit maximum à court terme nuit au développement. Les actionnaires n’ont plus d’attache, autre que pécuniaire, avec l’entreprise, qui devient alors une marchandise comme une autre. Ils en disposent comme ils l’entendent, sans se soucier du sort du personnel. En outre, « la tyrannie de la finance » conduit les managers à ne pas prendre de risques industriels. L’esprit d’entreprise est alors bridé, hypothéquant la croissance et le développement : « trop faire pour le profit aujourd’hui nuit au profit de demain ».

2. le CAPITALISME RHÉNAN EST UN MODE D’ORGANISATION SUPÉRIEUR AU MODÈLE NÉO-AMÉRICAIN

A ~ Le capitalisme rhénan (Allemagne, pays Scandinaves, Autriche, Suisse, et partiellement le Japon) concilie l’économie de marché et le progrès social

• La place de l’économie de marché est moins grande. « Dans le modèle néoaméricain, les biens marchands tiennent une place sensiblement plus grande que dans le modèle rhénan. En revanche, les biens mixtes, qui relèvent pour partie du marché et pour partie des initiatives publiques, sont plus importants dans le modèle rhénan ». Par exemple, aux États-Unis, les salaires sont fixés par le marché (la force de travail est un bien marchand) alors que d’autres modalités (conventions collectives, ancienneté…) sont également prises en compte dans le modèle rhénan (la force de travail est un bien mixte).

• L’entreprise n’est pas un bien comme un autre, mais une communauté. En Allemagne, par exemple, les participations croisées entre principales banques et grandes entreprises constituent « une communauté industrialo-financière ». La cogestion au sein des entreprises consolide le dialogue social et le sentiment d’appartenance à une communauté.

• L’exemple allemand montre la voie d’un capitalisme social. L’instauration d’une économie sociale de marché, en 1949, est fondée sur l’idée que le marché est le meilleur garant du dynamisme économique ; il ne doit pas pour autant régir l’intégralité de la vie sociale. L’État doit intervenir pour garantir des conditions de concurrence égales et pour maintenir la cohésion sociale. C’est « l’ordo-libéralisme » : « il incarne une synthèse réussie entre le capitalisme et la social-démocratie ».

B ~ Le modèle rhénan affiche sa supériorité économique

• L’actionnariat bancaire favorise la croissance des entreprises. « Les banquiers, par la force des choses, seront soucieux du développement à long terme des entreprises avec lesquelles ils se trouvent liés. » Ainsi, la prise de risque, l’esprit d’entreprise sont préservés. De plus, la fiabilité des principaux actionnaires réduit quasiment à néant les risques de prise de contrôle. Les dirigeants peuvent alors se consacrer à leur activité productive.

• La puissance monétaire de l’Allemagne et du Japon est facteur de croissance. La solidité du mark

et du yen incite les firmes allemandes et japonaises à accroître leurs investissements à l’étranger qui « permettent aux pays rhénans de contrôler plus étroitement leurs marchés d’exportation ». Par ailleurs, « la stratégie de la monnaie forte semble à première vue, âpre et difficile, pour ne pas dire héroïque ». Cependant, elle impose aux entreprises de rechercher des gains de productivité, d’améliorer leur compétitivité structurelle (hors prix), notamment en innovant, etc.

• Les performances économiques des pays rhénans résultent de facteurs structurels. L’attention portée à la qualité des produits et à la réduction de leurs coûts, la mise en œuvre de méthodes de production valorisant la ressource humaine, un effort marqué de recherche et développement, expliquent les performances économiques du modèle rhénan. À cela, il faut ajouter « une force de frappe commerciale très efficace ». Par ailleurs, une forte propension à épargner permet de financer les investissements. Enfin, la volonté des pouvoirs publics de renforcer la position internationale de l’économie est permanente.

C ~ La supériorité du modèle rhénan est aussi sociale

• Le capitalisme rhénan est moins inégalitaire que le capitalisme néoaméricain. Aux États-Unis, la pauvreté n’est pas un problème politique puisqu’elle est considérée comme une sanction du marché. A contrario, la lutte contre l’exclusion est systématique dans les pays rhénans. En outre, la fourniture de biens collectifs (santé, éducation…) est mieux assurée dans ces pays et pour un coût moindre qu’aux États-Unis. Cependant, la viscosité sociale est plus forte dans ces sociétés.

• La hausse des prélèvements obligatoires n’est pas systématiquement un frein à la croissance économique. Les critiques libérales, bien que partiellement justifiées, sont allées trop loin : « la vulgate des années quatre-vingt a quasiment diabolisé les prélèvements obligatoires en les rendant responsables de toutes les difficultés économiques ». En fait, le poids des cotisations sociales dans les pays rhénans « signifie qu’il existe un socle de solidarité au profit des moins favorisés », réduisant ainsi les inégalités. Or, « les sociétés les plus harmonieuses sur le plan social sont souvent celles dont les économies sont les plus performantes ».

3. toutefois, LE MODÈLE RHÉNAN CONNAÎT DES DIFFICULTÉS

A – Les signes d’affaiblissement du modèle rhénan se multiplient

• La cohésion sociale est menacée. La volonté de réduire les inégalités n’est plus générale et le consensus social est remis en cause dans plusieurs pays : par exemple, « la montée de l’individualisme est particulièrement net en Suède. L’Etat-providence y est dorénavant contesté […]. Le recul de l’esprit civique fait que les salariés ont tendance à abuser de plus en plus de la générosité du système social ».

• Du fait de la globalisation, les activités financières gagnent en importance.

« La globalisation est le vecteur principal et superpuissant de la propagation du modèle ultra-libéral». Au Japon, au cours de la décennie quatre-vingt, se développe « une véritable frénésie entraînant une hausse record des cours du désormais célèbre Nikkeï ». En Allemagne, les grandes banques se lancent dans des opérations financières internationales… « L’argent facile s’introduit peu à peu au cœur des économies du modèle rhénan. »

B ~ La lutte entre les deux formes de capitalisme tourne à l’avantage du moins performant, le capitalisme néo-américain

• Le capitalisme rhénan pâtit « de l’air du temps, de la sensibilité du moment ».

L’argent facile fait davantage rêver que la sagesse rhénane. Par ailleurs, la crise des idéologies et la montée de l’individualisme sont propices à la diffusion du message du capitalisme néo-américain : « un maximum de profit tout de suite ». Enfin, l’effondrement des économies socialistes dévalorise « de proche en proche et injustement, tout ce qui se rattachait de près ou de loin à l’idéal socialiste, réformateur ou tout simplement social ».

• La victoire du capitalisme néo-américain est d’autant plus surprenante que les firmes multinationales (FMN) américaines n’appliquent pas ses principes. « Les FMN américaines se sont développées essentiellement par croissance interne, sur un projet industriel porté par l’innovation technologique et commerciale. Elles n’ont donc cessé de raisonner à long terme. […] Les grandes FMN américaines relèvent plutôt du modèle rhénan. » Pourtant, elles ne se désintéressent pas des marchés financiers auxquels elles recourent pour financer leurs investissements. Les PMN américaines ouvrent peut-être les « perspectives d’une synthèse d’optimalisation entre les deux modèles de capitalisme ».

C ~ Les difficultés du modèle rhénan augurent mal de l’évolution du capitalisme français

• Au cours des années quatre-vingt, le capitalisme français a dérivé vers le modèle anglo-saxon. « La tradition française, c’est le social-colbertiste : l’Etat qui commande l’économie au nom d’une ambition politique et d’une volonté de progrès social. » Pourtant, durant la décennie quatre-vingt, les inégalités se sont accentuées, la déréglementation s’est accélérée, les marchés financiers se sont développés et l’Etat-providence a été contesté…

• La France a pourtant besoin du modèle rhénan. « Tout autant que pour maintenir sa protection sociale, la France a besoin du modèle rhénan pour renforcer la capacité et la stabilité financière de ses entreprises. » Toutefois, la France est dans la Communauté européenne. Seule une véritable union politique permettra à l’Europe, et donc à la France, de stopper sa dérive vers le modèle thatchérien.

L’effondrement des sociétés socialistes d’Europe de l’Est ne marque pas « la fin de l’histoire », contrairement à ce que soutient l’Américain Francis Fukuyama. Le capitalisme néo-américain n’est pas l’unique voie envisageable, et encore moins la plus souhaitable. L’alternative entre capitalismes rhénan et néo-américain est sans doute une simplification, mais elle a le mérite de montrer que l’avenir est ouvert.

Oula !

Quelle logorrhée !

On dirait un restant d’un travail de cégep …

Je ne lis jamais le français puni (comme disait Gilles Vigneault), je tiens trop à mon français châtié ! À trop lire du mauvais français, on le perd …

Ouf !

Je suggère à M. Corbeil de presenter sa thèse anti-capitaliste à l’intérieur d’un parti politique ou au département de science politique de l’UQAM…..
Je suggère à l’Actualité de limiter le nombre de caractères des textes transmis afin d’éviter un tel abus de verbiage comme nous a fait subir M. Corbeil

Tiens donc, il faudrait limiter le nombre de caractères des textes?
Pourquoi pas tant qu’à faire, les opinions émises?
Et aussi le nombre de commentaires du même auteur?
Puis aussi le nombre d’articles que l’on peut commenter? Minimum: 2, maximum 3! À chaque jour, à chaque semaine, à chaque mois, à chaque année ou dans sa vie?
Et quoi encore?
Si on utilise un correcteur ou non? Ne pas publier un texte de 300 caractères s’il y a plus de 3 phautes? Ou si trop de maux appropriés ont mâles étés utilisé? Pourquoi pas?
Merde ça s’appelle pas de la censure ça?
Oh pardon, j’ai écris merde!
Il y a pourtant bien plus simple, si c’est trop long, vous cessez de lire et c’est réglé. Si vous n’aimez pas les opinions de l’auteur ou les mêmes thèses qui reviennent à répétition peu importe le sujet, passez au suivant, difficile d’avoir plus simple!
Pourquoi faire simple lorsqu’on peut faire compliqué? Ouin, c’est un poing!

Ça en prends pour tous les goûts de façon à joindre large, c’est comme les spectacles d’humours et les individus qui en font leur profession. Ils ne gagnent pas tous une tite statue à la fin de l’année et ils n’ont pas tous une pub de chars pour joindre les deux bouts.

Pour que l’environnement soit une priorité, les groupes de pression se doivent d’attaquer les partis politique de l’intérieur et créer des ouvertures.

Si l’Environnement était une VRAIE préoccupation pour les citoyens, il y a longtemps que le Parti Vert aurait été élu, or,…

Et si la mort était très importante pour tous, il y a longtemps qu’elle aurait été aboli!
Enfin de compte, c’est pas difficile à comprendre car tout est tellement simple!
Plus simple que ça…eh ben…tu meurs!

La tendance est plus le confort individuel en poursuivant sa quête de richesse avec une petite pensée écologique pour certains achats. Probablement pour cela qu’aujourd’hui y plante quelques bornes électriques dans les cours de centres d’achats.
M.bBisaillon pas trop de photes ici.

Bien d’accord, on prend çà à bras le corps et on le fait vraiment en se donnant les moyens ou on se la ferme et on continue à voyager sur la lune comme Guy Laliberte en poluant pour le plaisir.

Je suggère au gouvernement de prendre des moyens comme: interdire les démareurs d’auto et d’établir une vignette qui pénaliserait progressivement les propriétaires de cylindrées au delà de 1,5 litre.
SVP ne pas laisser tomber le crédit de 8000$ à l’achat de véhicule électrique.

@ René Germain…
Crois-tu vraiment que le crédit de $8000 du gouvernement aide l’acheteur éventuel d’une auto électrique ? Faut pas être naïf à ce point ! Il faut comprendre que les fabricants sont au courant et ils viennent le chercher directement du gouvernement en haussant le prix de leurs véhicules d’autant en te faisant croire que c’est toi qui en profite. Un autre beau racket.

Vos idées sont nobles mais ne vous méprenez pas, la voiture électrique est loin d’être une panacée. En fait, à mon humble avis, elle sera le DVD de l’industrie du transport: Un succès commerciale qui durera un certain temps et qui sera vite remplacé par la « dématérialisation » qui viendra probablement (toujours selon mon humble avis) de la voiture autonome ou d’un (très) vaste réseau de transport en commun.
La voiture électrique n’émet pas de GES, certes, mais elle ne change pas les habitudes, demeure un étendard de statut social au lieu d’être un objet purement utilitaire, et continue d’occuper un espace physique monumentale dans nos villes, que ce soit en routes, pont et stationnements, et ce sans même aborder le coût pharaonique des infrastructures.
Pour une vrai transition, c’est au sacro-saint modèle de l’auto-solo qu’il faudra s’attaquer…et ce ne sera pas facile!

Non mais, ça arrive-tu par magie sur les tablettes des concessionnaires un char électrique, pis c’es-tu des matériaux écologiques qui servent à le fabriquer. Et ensuite les maudites batteries, on fait quoi avec, des reliques pour les futures anthropologues afin qu’ils découvrent notre cupidité face au désastre présent. Un REM jusqu’à Rouyn-Noranda ça va-tu sauver la planète.

Juste le projet du nouveau centre d’achat «ROYAL MOUNT moi donc ça» au coin de Décarie et la 40 si ce n’est pas bloqué, posez-vous la question. Pourquoi j’ai signé ce pacte là, y’as-tu quelqu’un qui s’en branle au dessus de ma tête. Bien sûr, y vont planter une station du REM direct dans le centre d’achat pour vous la fermer…peut-être.

La Terre se porte très bien et sera là encore dans 10 million d’années.
l’humain lui, hummmm pas sûr.

Ça c’est vrai! C’est l’humain qui est en train de s’auto-détruire en faisant pipi dans sa soupe. Après la disparition de l’humain, la planète elle va probablement se porter beaucoup mieux et les autres espèces aussi! Faut seulement espérer que l’humain n’aura pas le temps d’aller coloniser une autre planète pour y semer la désolation!!!

@ NPierre, l’image que vous reflétez dans votre miroir est négative! L’ humain comme vous le voyez vous n’ est pas un insignifiant !

BIEN DIT !
Très peu de gens semblent le voir… ou SE VOIR ! La vraie intelligence est dans la nature, pas entre nos 2 oreilles…La terre peut très bien se passer de nous, on disparaitrait, je pense qu’elle va applaudir !!! Elle nous l’a prouvé déjà avec la catastrophe de Tchernobyl. 30 ans plus tard, 30km à la ronde sans humain, bien la faune & la flore n’ont jamais tant progressé ! et ce, sous encore des radiations ! Toute une gifle pour nous hein ? Du moins, pour ceux qui se posent les « vraies » questions…En parlant de vraie, si ça vous intéresse, c’est un peu laborieux, mais pour moi, c’est un rapport sérieux, par des spécialistes dans pleins de domaines connexes sur l’observation des phénomènes terrestres. Selon eux, le RCA est une arnaque ! http://bit.ly/2SYo9Yl

Je suis d’avis que la force de ce type de pacte c’est que je prends un engagement envers moi-même d’abord et avant tout. Donc au quotidien j’observe mon comportement et j’apporte des modifications graduellement et ainsi on ( pas d’erreurs ici je veux bien écrire on non pas je)développe une conscience sociale et environnementale. Plus on chemine dans cette voie moins on a tendance à élire un « Trump »
Il est vrai que les actions les plus efficaces doivent venir des gouvernements mais la population possède une grande influence dans la mesure ou la démocratie est forte. Autre raison de ne pas voter pour un individu qui gouverne sans tenir compte des conséquences à long terme comme notre voisin.

Comme la très grande majorité des citoyens, je crois qu’il y est pacte ou non; ça ne changera rien de rien à la situation! Plus vous allez prêcher l’urgence nationale pour le Québec plus vous allez vous rendre incrédibles face à la population! Croyez-moi si l’urgence se concrétise réellement ; les plus grands pollueurs de la planète vont réagir!!! En attendant c’est bon de sensibiliser les gens sur l’environnement mais ce ne sera pas le Québec qui va changer le monde ;croyez-moi! Pour la plupart des citoyens cette histoire de pacte c’est un fait divers! Donc trop c’est comme pas assez!

Commentaires trop longs;ma »corbeil » en est pleine. Je me demande si la batterie de l’ordi a pu tenir le coup après ce texte fleuve que j’ai dû lire jusqu’au bout. Cela illustre bien que c’est plus facile de parler que d’agir.

Vous aviez donc beaucoup de temps à perdre m.dufresne, au faites, étiez-vous dans la rue ce weekend dernier.

L’humanité fait face à une dérive collective, comme un gros paquebot ou encore un iceberg qui est difficile à faire changer de cap. Individuellement, quoiqu’on fasse, le processus est enclenché et il n’y a pas de possibilité de retour en arrière. Nos systèmes de gouvernements ont été « hijacké » par les oligarques et l’industrie qui eux n’ont aucun intérêt à changer les choses puisqu’ils sont riches et s’enrichissent encore plus avec le système qu’ils manipulent à volonté.

On fait la révolution au Canada? en Suède? Ça n’a aucun impact sur le reste du monde et l’humanité continue sa spirale descendante. Sur ces mots très optimistes (ha oui, j’ai oublié de mentionner que la planète, elle, s’en fout pas mal et elle sera là bien après la disparition des humains), je nous souhaite une bonne journée sur terre!

Moi je suis un climato sceptique. Je ne crois pas que les hommes peuvent changer quelque chose au climat. Il y a trop de paramètres à gérer. Je ne crois pas que les gouvernements peuvent changer quelque chose car la population va s’opposer on le voit en France cette fin de semaine. La population est pour quand ça lui fait pas mal. La population n’est pas prête à faire des sacrifices.
Ensuite pourquoi faire des efforts quand les plus grands pollueurs ne s’investissent pas? Il y a ensuite l’économie qui est en cause. Ça demande des changements économiques qui demandent des sommes incroyables. Où on prend l’argent? Déjà la taxe carbone canadienne est contestée par plusieurs provinces. On est loin de la coupe aux lèvres.

D’ accord avec vous ! Pourquoi ne pas faire payer la plus grosse partie de ce soi-disant désatre humain par les plus grand pollueurs; c’ est à dire le 1% des richesses monumentales amassées par les instigateurs de ses soi-disants polluants!!!!

LA TAXE CARBONE, un permis très peu dispendieux pour avoir le droit de continuer à polluer, ça sert à quoi sinon légitimer les plus grands «pollueux», lâche pas mon , continue à nous en passer des tuyaux «ousse» que le dos change de nom.

N’oubliez surtout pas d’acheter le nouvel iPhone, car c’est comme ça que les acteurs du domaine et un grand nombre d’employés de la pomme verte mais tellement brune lorsqu’elle ressort, se paient toujours plus d’appareils à la fine pointe et nous convainquent d’en faire autant…alors que ses appareils, tout compté, sont parmi les plus polluants qui sont produits par les humains.
Puis n’oubliez surtout pas d’utiliser les nuages de toutes ses grandes firmes, qui demandent de construire des mini-villes qui consomment une quantité d’électricité digne de grandes villes, sans compter la pollution engendrée pour fabriquer tout l’équipement performant nécessaire.
Tout ceci en créant très peu d’emplois et en laissant les compagnies concernées ne payer que très très peu d’impôts, voir même pas du tout et ne jamais être des citoyens corporatifs sociaux à la hauteur de ce qu’ils devraient!
Un jour on dira de l’homme moderne, jugé sur ses actes:
-l’environnement: il n’en connaissait pas grand chose,
-l’informatique: il n’en connaissait pas mieux, mais il dépensait son cash selon ce que lui disait de faire ses nouveaux dieux qui prenaient son cash pour lui dire comment faire pour qu’ils puissent eux, faire toujours plus de cash!
Ces dieux, trouvant que l’argent qu’ils engrangeaient ainsi prenaient trop de place avaient fait en sorte de la numériser pour la pixeliser sur des trillions de serveurs plus polluants encore et leurrer les payeurs puisque plus jamais ils ne pourraient s’apercevoir qu’ils n’avaient plus rien dans ses poches à part un iPhone pour payer plus rapidement que d’ouvrir son porte-monnaies!

Lampadaires à énergie solaire? Il en existe déjà et il faudra les construire ici, au Québec!

Non mais fallait y penser. Nous pourrions en planter partout sur la boule, comme ça plus personne aurait le loisir de dire qu’il ne savait où il se dirigeait avec la lumière venant du Québec Nobel d’économie et du contrôle des GES avec ses serres à lampadaires. Même les caribous forestiers pourrait retrouver leur chemin vers la prospérité de son espèce.

En autant que ses lampadaires soient fabriqués au Québec.
Même pas besoin de routes et d’autoroutes, juste des lampes à terre plantées dans des bacs d’eau selon la méthode hydroponique des tomates sans saveur mais qui goûtent que l’eau!
Un peu de sel avec ça?
Oui du sel de route bien certainement!

La première guerre mondiale est née aussi d’un fait divers à première vue « sans importance »…

Pas aussi simple qu’un fait divers sans importance mais beaucoup plus à cause de conjonctures qui s’élaboraient ici et là depuis des années.
Il ne faut pas céder notre libre arbitre à la propagande des Macrons et des autres qui se servent de la peur à des fins personnels et pour leurs avantages et profits.
Surtout si on se contente des interprétations et des résumés de n’importe quel quidam (à ce niveau Macron en fait partie) pour remplacer de nombreuses heures de lectures ou de visionnement de l’histoire, qui même là peut être dénaturée par des interprétations pas toujours fidèles.

Il y a eu une caricature de Côté, fameuse, dans Le Soleil du 25 novembre dernier, illustrant mieux que qu[o]i que ce soit d’autre le ‘comique’ — (ou le tragique?) — du paradoxe de nos sociétés, incluant la québécoise, face au changement… climatique, suréminent sujet de l’heure, ainsi qu’eu égard à la consommation, aussi frénétique qu’erratique, l’ayant engendré et continuant de le faire. On pouvait y voir un couple surchargé de paquets-cadeaux apercevant le bouquin de l’année — (« En as-tu vraiment besoin ? ») — et s’exclamant qu’il faudrait rajouter celui-ci à leur montagne d’objets déjà achetés, parce qu’entendrait-on, paraît que c’est bon, ça, ce livre-là…

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À quoi répliquera-t-on sans doute: « Hé! Ce n’est tout de même pas en temps (d’approche) des Fêtes qu’on va réduire la consommation! ». Ben non. Et l’été non plus, semble-t-il, autre grand moment sacré de répit vacancier, là encore alléguera-t-on que ce n’est pas un bon moment pour restreindre sa consommation d’essence, de voyages, de dépenses de toutes sortes, etc. Si bien que…

On aura beau signer, par centaines de milliers, tous les «Pactes» du monde, québécois ou autres; on aura beau en appeler aux gouvernements pour qu’ils fassent leur part…; si pour soi-même, individuellement, citoyens s’additionnant les uns aux autres, ce n’est jamais le bon moment pour — (contribuer à) — diminuer le destruction de l’Environnement, où/qui/quand s’y mettra-t-on ou y parviendra-t-on donc?