Le Pacte universitaire: Casting désastreux / Bon point de départ

Même les conseillers en communication les plus incompétents de Mirador n’auraient pas laissé passer l’erreur. Ce mardi, 16 personnalités ont déposé une proposition de réforme du financement des universités.

C’était certain, leur Pacte pour le financement concurrentiel des universités (déjà, le titre est rébarbatif) allait être favorablement accueilli par les libéraux, l’ADQ, le patronat, les recteurs. Qui d’autre devaient-ils convaincre ? Les gens que Lucien Bouchard avait antagonisés la semaine précédente: les progressistes qui sont, pour la plupart, des souverainistes. Qui ont-ils choisi comme porte-parole ? Lucien Bouchard.

Je vous jure: la présence à sa place de Jean Chrétien, Justin Trudeau et Stéphane Dion n’aurait pu avoir pire impact. Quelqu’un n’a-t-il pas songé, pour cet événement prévu de longue date, retirer Lucien Bouchard du portrait ? Oui, m’assure un des membres du groupe. Dans un moment de lucidité, M. Bouchard lui-même a offert de s’effacer. On aurait dû, pour cette fois, l’écouter.

Bref, lorsqu’on est, comme moi, progressiste et souverainiste, il faut prendre sur soi pour aborder la proposition au mérite et lui trouver, oui, du mérite. La présence de l’ex-pm a d’ailleurs occulté la participation de plusieurs anciens leaders étudiants dans le groupe.

De quoi s’agit-il ? A grands traits:
1. Laisser aux universités la liberté d’augmenter les frais de scolarité, en différenciant par secteur: moins cher pour les théologiens et les sociologues, plus cher pour les médecins et les administrateurs.

2. Si, ce faisant, les universités tendaient vers la moyenne canadienne pour ces frais, elles empocheraient 585 millions de dollars de plus par an, donc davantage que la somme jugée aujourd’hui manquante pour leur financement (500 millions).

3. En retour, les universités seraient forcées d’utiliser le tiers de l’argent ainsi récolté pour financer des prêts et des bourses pour assurer l’accessibilité des moins nantis. Les sommes disponibles pour les prêts et bourses au Québec bondiraient ainsi de presque 50%, car 170 millions seraient ajoutées aux 380 millions actuels.

4. Les étudiants bénéficiant de ces prêts n’auraient à rembourser qu’une fois sur le marché du travail, et en proportion de leurs futurs revenus. Les auteurs n’ont pas donné d’autres détails, mais on comprend que si un diplômé de droit passe sa vie dans un MacDonald, il ne remboursera jamais ses frais.

5. Le gouvernement du Québec s’engagerait, pour sa part, à prolonger le financement des universités à son niveau actuel, en tenant compte de l’augmentation régulière des coûts.

6. Puisque le gouvernement n’aurait pas à décaisser les 500 millions qu’on lui demande, et qui seraient maintenant payés par les étudiants, les auteurs proposent que le «coût évité» pour l’État soit investi ailleurs en éducation, notamment au secondaire.

Évidemment, toutes ces sommes sont purement indicatives, car personne ne peut prédire ce que feront les universités, une fois devenues autonomes sur le plan des frais de scolarité.

Mon avis ?

La proposition atteint plusieurs objectifs
* Elle règle le problème du sous-financement des universités québécoises.
* Compte tenu de l’importance de la somme (30%) réinvestie en prêts et bourses ciblés vers les moins fortunés, l’impact sur l’accessibilité pourrait être nul, voire favorable à une meilleure mobilité sociale
* Pour ces moins fortunés, l’assurance de ne rembourser que lorsque, salariés, ils en auront les moyens, serait une excellente nouvelle.

La proposition introduit cependant un problème important
* Les frais de scolarité vont augmenter pour tous les enfants de classe moyenne. Cela va augmenter leur endettement, en début de vie, de façon très considérable.

Surtout, elle ne règle pas d’autres problèmes
* Celui de la rétention des diplômés au Québec. Même en demandant de payer la moyenne canadienne des frais de scolarité en médecine, par exemple, le Québec n’empocherait qu’une fraction de la somme nécessaire pour former un médecin. Rien n’empêche, avec le Pacte, le diplômé de quitter le territoire.
* Celui de l’attractivité pour les étudiants étrangers. Je suis de ceux qui croient que la principale réponse au défi démographique québécois réside dans l’attraction et la rétention d’étudiants universitaires étrangers.

Mes lecteurs réguliers savent où je vais en venir. Je défends depuis plusieurs années une proposition plus ambitieuse que celle déposée par les auteurs du Pacte. Avec elle:

Tous les étudiants qui le désirent, donc non seulement les plus démunis, pourraient rembourser des frais de scolarité majorés (aux deux tiers du coût réel), mais seulement lorsqu’ils auront des revenus conséquents. Pour obtenir ce droit, ils devraient s’engager à oeuvrer au Québec pendant 12 des premières 20 années de leur activité professionnelle. Cette proposition serait étendue aux étudiants étrangers. Dans ce scénario, l’étudiant a bien une «dette» envers l’État, mais il ne s’agit pas d’une dette bancaire écrasante et remboursable quelle que soit la situation pécuniaire du futur diplômé, comme dans la situation proposée par le Pacte. Dans ma version, les enfants de classe moyenne sont aussi protégés contre le spectre de l’endettement bancaire.

Les étudiants qui ne souhaitent pas entrer dans cette filière devraient, eux, débourser le coût réel de leur formation. S’ils restent au Québec par la suite, pendant les 12 de leurs 20 premières années d’activité professionnelle, c’est l’État qui leur rembourserait graduellement le tiers du coût réel de leurs études.

On voit que la somme ultimement payée par ceux qui auraient les moyens de le faire — les deux tiers du coût réel des études — est supérieure à ce que les auteurs du Pacte proposent. Elles permettraient non seulement de combler le retard de financement de nos universités, mais de faire mieux qu’ailleurs et de déporter peut-être une partie des sommes vers les paliers inférieurs d’éducation. Dans le Pacte, ce n’est qu’un vœu pieux.

Bref, j’estime que le Pacte permet l’atteinte de plusieurs objectifs importants, mais manque d’ambition et fragilise la situation financière des enfants de classe moyenne. C’est cependant un bon point de départ. De son côté, la Fédération étudiante universitaire du Québec réclame un débat ouvert sur la question. Le dialogue me semble possible. La balle est dans le camp du gouvernement.

Le cover-boy de L'actualité
Le cover-boy de L'actualité

Un dernier mot, sur le casting. Il existe aujourd’hui un personnage public qui constitue une publicité ambulante pour le remboursement, par les diplômés devenus hauts salariés, de leurs frais de scolarité. Il s’appelle Gaétan Barrette. Même les conseillers en communication les plus incompétents de Mirador seraient d’accord.

—————

Pour les mordus de cette question.

On peut lire ici l’extrait pertinent de mon livre Nous.

Ou écouter le résumé que j’en ai fait pour le CNJ-PQ en 2009:

Laisser un commentaire

Quelques observations sur votre analyse de la situation, M. Lisée.

Premièrement, pas besoin pour un étudiant en droit de passer sa vie dans un McDonald’s pour faire un salaire moins élevé. Pour étudier dans ce domaine, je sais très bien que notre société a besoin d’avocats qui prennent des dossiers d’aide juridique, qui travaillent avec des organismes communautaires ou qui pratiquent en matières sociales ou familiales. C’est une question élémentaire d’accès à la justice. Si les étudiants en droit sortent de l’université lourdement endettés, parce qu’on considère que leur profession comme très payante, ils n’auront d’autres choix que de se tourner vers les domaines les plus payants, c’est-à-dire le secteur privé à but lucratif. Bref, utilité sociale ne rime pas toujours avec rentabilité privée, et je suis certain que ce genre d’exemple peut être trouvé dans plusieurs domaines d’études.

Remboursement proportionnel au revenu, nous dit-on? Quiconque a déjà eu une hypothèque sait que payer moins à chaque mois revient à allonger la période de remboursement et à gonfler la somme des intérêts payés. Bref, on piège les ex-étudiants qui, pour toutes sortes de bonnes raisons, n’ont pas un salaire à la hauteur de ce qui est attendu de leur domaine (y compris les femmes qui s’absentent momentanément du marché du travail pour cause de maternité)

Finalement, penser que le réinvestissement de 30% des sommes générées en aide financière aux études permettra de préserver l’accessibilité aux études est illusoire. Ces sommes, avec raison, serviront à aider ceux qui sont vraiment au bas de l’échelle sociale et, encore une fois, ce sont des jeunes de la classe moyenne qui devront renoncer à leur projet d’études ou s’endetter lourdement… bonne chance ensuite pour fonder une famille, acheter une première maison, partir en affaires, etc.

À la vue de ces seize déclinologues cadavériques cette semaine, il semble évident que nous sommes en présence d’un véritable « consensus » québécois sur la nécessité d’envoyer le système de financement public des universités à la fosse commune. En tant que jeune travailleur ayant à cœur l’avenir économique du Québec, permettez-moi de m’inscrire en faux devant ce défilé de fossoyeurs déguisés en apôtres d’une nouvelle « Révolution culturelle ».

Avant de débuter, un peu de contexte. Le budget du Québec, à être présenté bientôt, sera largement déficitaire. Le poids de la dette publique est problématique à long terme, bien que la dette totale et son service en soient à leurs plus bas niveaux en une génération. De plus, le vieillissement de la population mènera rapidement à une explosion du coût de différents programmes sociaux (santé en tête) mais, étrangement, pas en éducation. Chaque membre de ma génération sera également appelé à soutenir un nombre de retraités plus important que n’importe quelle génération la précédent, en plus d’avoir à remettre les dépenses publiques dans une trajectoire soutenable. Rien de très exceptionnel en Occident d’ailleurs, mais un défi de taille tout de même.

La « Révolution culturelle » du ministre Bachand, c’est d’appliquer le principe d’utilisateur-payeur à toute une gamme de services gouvernementaux allant du permis de conduire aux tarifs d’électricité. Nos estimés notables et leurs pantins-politiciens-estudiantins contribuent maintenant plaçant tout en haut de la pile les frais de scolarité. Pourquoi est-il plus urgent de hausser les frais de scolarité que de hausser les tarifs d’électricité? Mais attendons, parlons-nous vraiment du même principe? Ne voulons-nous pas réduire la consommation d’électricité et augmenter la fréquentation universitaire?

C’est tout de même plus complexe. Le système universitaire est disproportionnellement destiné aux enfants des plus nantis et les diplômés seront en général mieux payés que le reste de la population, faisons-les payer pour le privilège! Pour les moins fortunés, nous n’avons qu’à adosser leurs emprunts, ils les paieront avec les salaires plus élevés que leur éducation leur permettra d’obtenir.

Mais attendons, messieurs les matamores, vous souvenez-vous de vos vingt ans? S’engager dans un parcours universitaire est déjà difficile sans avoir à s’engager dans une spirale d’endettement. Même si les études universitaires promettent un salaire plus élevé en moyenne à ceux qui en entreprennent, c’est loin d’être une garantie. C’est davantage le pari d’un jeune sur ses compétences, sur les perspectives d’emploi, sur sa santé future et surtout sur la justesse de ces choix. Plus ce pari est onéreux, moins souvent il sera pris. Fréquenter l’université comporte d’ores et déjà de lourds coûts d’opportunité : passer outre plusieurs années de travail et l’expérience qu’on y accumule. Plus on retarde ses études, plus il devient difficile de combler le retard. Sachant qu’un diplômé universitaire gagnera jusqu’à deux fois plus qu’un non-diplômé au cours de sa carrière en plus de payer beaucoup plus d’impôts, sacrifier ne serait-ce qu’un futur étudiant pour quelques milliers de dollars est un pari insensé de la part du gouvernement.

Mais attendons un peu, c’est loin de ce qu’il y a de pire avec cette proposition sinistre. Ce qu’on propose, en théorie, c’est que la dette étudiante n’est pas si dramatique parce qu’elle est compensée par des plus grands revenus. Le problème, c’est que le poids de la dette restreint les choix des jeunes travailleurs au moment où ils sont confrontés à une multitude de besoins. Entre 25 et 35 ans, notre jeunesse est appelée à se lancer en affaires, à s’acheter une maison, à fonder une famille. Tous des projets rendus plus infiniment plus difficiles par l’endettement, tous des projets largement subventionnés par l’état québécois. Si nous voulons une jeunesse qui prend des risques pour créer la richesse dont nous aurons bien besoin demain, il nous faut nous lui en donner les moyens.

Il faut bien noter ici que je ne parle même pas des nombreux autres avantages de l’éducation au niveau collectif, qu’on parle d’une meilleure alimentation ou d’une plus grande implication communautaire. Ou encore participer au débat démocratique : de nos jours, qui oserait dire des sottises sur l’administration publique sans un diplôme universitaire? Ne parlons pas non plus des incitatifs pervers sur la qualité et l’indépendance de l’éducation introduits en rendant les universités dépendantes des droits de scolarité. Qui voudra faire couler son gagne-pain?

Mais vraiment, il faudra bien payer, non? Oui, évidemment et les diplômés universitaires seront probablement les premiers à le faire, avec leurs impôts et les divers tarifs qu’on leur imposera. La santé des institutions d’enseignement postsecondaires est primordiale est essentielle à la vigueur de notre économie. Faisons en sorte que la société en ait pour son argent. Pourquoi ne pas évaluer systématiquement tous les programmes universitaires, imposer des tests standardisés à la fin des programmes, suivre le cheminement des diplômés, en publier les résultats et fermer les départements ne remplissant pas leur mission? Je ne connais personne qui investirait des années de sa vie pour se donner une formation menant au chômage. Mais peut-être est-ce demander trop de transparence de messieurs les ex-recteurs? Pourquoi ne pas faire payer l’entièreté de leur éducation à ceux qui quittent le Québec après leurs études? Pourquoi ne par ramener l’idée d’une taxe à l’échec? Pourquoi ne pas revoir la structure de coûts des universités et se demander comment des institutions qui crient aujourd’hui famine ont érigé une vingtaine de tours de verre dans le ciel de Montréal depuis dix ans? Je crois que les Québécois seraient davantage disposés à financer des institutions transparentes que les universités dont nous disposons aujourd’hui.

Mais de toute la palette de choix budgétaires possibles, celui de faire payer les étudiants est l’un des pires puisqu’il s’agit ici de taxer un investissement en l’avenir. J’enjoins nos leaders à ne pas écouter ceux qui veulent vampiriser notre richesse de demain pour des gains bien trop modestes.

C’était pour une lettre ouverte, mais mon opinion rejoint bien la vôtre, à quelques nuances près.

Oui, mais qu’en est-il du problème démographique M, Lisée? Le bogue de 2012, la ruée vers les sorties des baby boomers?

Quoi qu’on en dise, une augmentation substantielle des frais de scolarité aura pour impact de réduire la demande d’éducation universitaire.

C’est sûr qu’une augmentation des prix de 10 ou 20% n’aura pas beaucoup d’impact compte tenu du fait que la demande d’éducation est inélastique (-0.03 selon une étude de Valérie Vierstraete de l’Université de Sherbrooke). Mais à 300% d’augmentation, on parle d’une baisse de fréquentation de 22 120 étudiants (9,6%).

Mais c’est vrai, le bogue de 2012 ça fait tellement 2008…

Monsieur Lisée, ce que vous dites ici est percutant: « Dans un moment de lucidité, M. Bouchard lui-même a offert de s’effacer. On aurait du, pour cette fois, l’écouter. »

L’idée du dégel des frais de scolarité n’est ni nouvelle, ni mauvaise. Au contraire, on ne peut quand même pas attendre jusqu’à la fin du siècle pour faire un ajustement équitable. Mais comme d’habitude, Lucien Bouchard ne répète que ce qui a déjà été dit cent fois par d’autres avant lui, et aussi par certains lucides auto-proclamés. Une fois de plus, Lucien-Lucide Bouchard n’est qu’un porte-parole, efficace peut-être, mais porte-parole tout-de-même.

Cependant, parmi tous les premiers ministres du Québec depuis 1867, c’est justement ce grand lucide qui a eu l’idée la plus originale pour s’assurer une première place dans l’histoire du Québec. En effet, au tournant du prochain siècle, nos descendants retiendront que non seulement Bouchard s’est déshonoré dans l’affaire Yves Michaud, mais il a aussi déshonoré la fonction de premier ministre. Bien sûr, il s’agit de sa plus grande bêtise, celle qui l’a malheureusement discrédité à jamais aux yeux de la grande majorité de ses concitoyens. Voilà pour l’histoire! Hélas, il ne pourra jamais effacer ce sombre chapitre, celui qui a indiscutablement dévoilé toute sa petitesse, même si monsieur Yves Michaud lui pardonnait cet évident manque de lucidité et d’humanité.

Maintenant, par compassion pour ce malheureux personnage, souhaitons-lui quand même l’intelligence et surtout toute la lucidité requise pour atteindre la sagesse de bien comprendre qu’il doit maintenant se taire pour le bien commun, mais surtout pour le sien.

PS: Monsieur Lisée, le contrat-citoyen que vous proposez est vraiment un ajustement équitable. Que demander de mieux?

Je vous remercie de partager vos pensées avec le plus grand nombre possible de citoyens.

Question:

Popol possède-t-il un gros big bateau où se retrouve cette nouvelle mafia des lucides pour comploter afin de dénaturer le Québec pour le mettre davantage au service de la grosse droite conservatrice fédéraliste et de Popol qui manipule toutes ces marionnettes?

J’vous l’ai tu dis? Notre histoire présente et récente commence à nous faire ressembler à une république de bananes. Il faut renverser la vapeur et vite à part ça.

« 16 personnalités onT déposé »

« Les gens que Lucien Bouchard avait antagoniséES »

« réinvestie en prêts et bourses cibléS vers les moins fortunés »

Est-ce que votre plan tient compte de l’indexation du coût de la vie ?

Car rembourser le 1/3 des frais payés 20 ans plus tard, c’est à l’avantage du gouvernement.

Lucien Bouchard a de plus en plus le volant de Pauline entre les mains à un point tel qu’elle devra le mettre à sa place d’ici peu sinon elle devra s’asseoir sur la banquette arrière et prendre des leçons de conduite si elle veut reprendre son volant.Pauline ne pourra pas s’en perdre la face, continuer à proclamer hypocritement qu’elle respecte Lucien tout en subissant l’outrage presque quotidien d’un soit disant allié, à moins qu’elle trouve agréable cette triste comédie.

je suis étudiante à l’université au premier cycle. les frais de cours comme ils sont fixés maintenant me permettent de payer mes frais sans m’endetter en travaillant un peu durant la session et beaucoup durant l’été. j’essaye à tout prix d’éviter de m’endetter déjà au BAC, alors que je souhaite me rendre aux études supérieures. ça me serait impossible s’il y avait augmentation des frais de scolarité et je serais probablement inéligible aux bourses, puisque je pétais pas vraiment des scores au cégep. en augmentant les frais on enlève une chance aux étudiants qui ne sont pas mauvais, mais simplement moyens, moyennes notes et moyens moyens.

augmenter les frais de cours en donnant des bourses seulement aux étudiants qui excellent c’est enlever une chance à tous ceux qui sont dans une situation financière précaire sans avoir une moyenne de 90%. c’est frustrant et surtout très injuste. je suis heureuse de payer mes frais de cours par moi-même, simplement en travaillant, mais si les frais augmentaient, je n’en serais pas capable et disons que j’y réfléchirais à deux fois avant d’aller faire mon doctorat.

Projet totalement désastreux:

le meilleur système d’éducation au monde est en Finlande

Frais de scolarité = 0$

Qu’on s’inspire des meilleurs. Au lieu de gaspiller notre argent en baisse d’impôts comme l’ignoble gouvernement Charest.

Et l’argent que M. Bouchard et ses acolytes veulent trouver, si on payait le juste prix pour nos projets d’infrastructures, on l’aurait facilement. Ben non, nos élites de droite ne veulent surtout pas blâmer les amis du pouvoir…

Je me souviens!!!!!
Lors du budget 2006-2007 le gouvernement du Québec a décidé de réduire les impôts de 950 millions de dollars. La réaction de la majorité des gens était que cette baisse était ridicule, qu’elle ne paraîtrait pas sur la paie à la fin de la semaine. La proposition d’hier apporterait 390 millions d’argent neuf. Car de ces 585 millions les universités ne conserveraient que 67%. Donc si le gouvernement venait rechercher le 950 millions de 2006-07 il pourrait remettre immédiatement aux universités les 390 millions que rapporterait la proposition Bouchard et disposerait de 560 millions de plus pour répondre à des problèmes urgents.
MAIS J’OUBLIAIS QU’IL NE FAUT SURTOUT PAS PARLER DE FISCALITÉ….
Michel Caron

Une fois n’est pas coutume. Petit point de désaccord avec vous. La présence de Monsieur Lucien dans le panel provoque (et votre blog en est la parfaite illustration), un regain de curiosité, d’irritation, de satisfaction, de… ça ne laisse pas indifférent, quoi. Donc exposition élargie pour le projet. La discussion incorporera plus de gens, concernés ou pas d’ailleurs et la démocratie (ou, pour les pessimistes, ce qu’il en reste) sera ainsi mieux servie. Et votre éditeur pourra prévoir (je vous le souhaite) un retirage de votre excellent « NOUS ».

Mauvais casting en effet.Donner au père fouettard qu’est devenu Lucien Bouchard le mandat de vendre ce « pacte » aux Québécois…pas fort.

Tous sont d’accord pour dire qu’il faut revoir le financement des universités. Les frais ont déja d’aillieurs été augmentés si je ne m’abuse.
Les réflexions que vous apportez sont interessantes ,j’espère qu’elles seront prises en compte par « les lucides ».

La où je m’interroge c’est sur les choix que font les gouvernements entre autre au niveau de l’exploitation de nos richesses naturelles entre autres.

On sait que les minières qui exploitent notre sous-sol partent avec des profits faramineux sans rien laisser ou presque au gouvernement du Québec sinon les emplois temporaires qu’elles ont créées.
Le gouvernement est ensuite pris avec la dépollution des terres contaminées ,aucun lucide n’en parle.

On laisse n’importe qu’elle entreprise pomper notre eau gratuitement,encore là en échange d’emplois temporaires. À quand une politique nationale de l’eau,l’or bleu du XXle sciècle?Aucun lucide n’en parle.

Nos forêts ont été rasées sans discernement, nos gouvernements ont laissés faire. Aucun lucide n’en parle.

Ce qui est déplorable c’est leur tendance à ne voir que la taxation et l’augmentation des frais de services comme sources de revenus pour le gouvernement.
De plus encore là on ne regarde pas toutes les possibilités. On évalue de deux à trois milliards par année de pertes de revenus pour l’état québecois par l’évasion fiscale.
Les paradis fiscaux ça leur dit rien ,trop compliqué pour eux et entre vous et moi,ils ne sont pas pour proposer des mesures

suite…(J’ai du peser sur le mauvais piton…)

Pour finir . Les « lucides » et autres économistes à la solde du pouvoir Libéral ne sont pas enclins à proposer des mesures qui permetraient à ceux qui les finançent de faire leur part pour combler le déficit appréhendé. J’y vois une certaine malhonnêteté !!

Le rôle dévolue aux associations étudiantes ne leur permet pas d’entériner un scénario comme celui que vous proposez. Leur rôle est de chercher à réduire au maximum les coûts qu’ils déboursent pour les études universitaires. Ils s’opposeront, par définition et nécessairement à toute hausse des coûts de leurs études.

Il faut donc, sur ce sujet, aller chercher un consensus dans la société québécoise. Mais qui a le leadership nécessaire pour permettre un débat intelligent et civilisé sans que les partis politiques provinciaux et les autres groupes d’intérêts ne profitent de cette tribune pour se faire du capital politique ? Nos leaders politiques peuvent-ils mettre de côté leurs batailles de pouvoir pour rechercher le bien supérieur de la société ? J’en doute.

Mais je crois que votre proposition est logique et sensée. Que disent les principaux intéressés, les étudiants de votre proposition?

Intéressante proposition que la vôtre – question par contre : qu’est-ce qu’on fait avec les étudiants québécois qui étudient hors-Québec? Comme vous le savez sans doute, si vous êtes Québécois (en général, on vous classe comme Québécois si vous avez un code permanent du Québec), vous ne pouvez bénéficier du régime canadien des prêts et bourses, même si vous étudiez hors-Québec, ailleurs au Canada. Vous êtes sous le régime québécois de prêts et bourses, ce qui cause de joyeux casses-têtes aux étudiants (je le sais, j’en ai fait partie!). Par exemple, pour avoir droit au prêt pour un ordinateur, vous devez acheter votre ordi dans une coop informatique ou une boutique approuvée par l’aide financière du Québec. Sauf que toutes les boutiques reconnues sont… au Québec. Rien à l’extérieur de la province.

De plus, si vous étudiez à l’extérieur du Québec, vous forcerait-on à rentrer à la maison presto à la fin de vos études pour bénéficier du régime de remboursement bonifié? Lorsque j’ai terminé mes études, je suis restée pendant 5 ans dans la province où j’étais, avant d’ensuite déménager en Ontario puis, 2 ans plus tard, de revenir au Québec. N’ayant malheureusement pas la faculté de prédire l’avenir, comment aurais-je pu signer un document (pendant que j’habitais hors de la province, à la fin de mes études), m’engageant à passer 12 des 20 prochaines années au Québec?
Finalement, n’est-ce pas là un gros contrat? Dans le marché actuel de l’emploi et dans le contexte de mondialisation (vous n’êtes pas sans savoir que Jean Charest signe une pléiade d’ententes spécifiques et sectorielles liées à la main d’oeuvre avec la France, par exemple), comment peut-on, sérieusement, savoir où nous serons dans 20 ans après la fin de nos études? Le monde est tout petit – les gens déménagent en Europe et ailleurs comme on déménage à l’autre bout de la province ou du pays, ce n’est plus quelque chose d’extraordinaire.

Votre idée, quoi qu’intéressante (et soyons honnête, il faut bien trouver des solutions à la situation actuelle et ça ne sera pas facile d’y arriver!), me semble plus appartenir au 20e siècle qu’au 21e…

Endetter les étudiants s’est s’en priver lorsqu’ils commencent à travailler pour acheter des voitures des maisons des camps des voyages et pour fonder une famille , une entreprise etc….
Endetter les étudiants s’est se tier dans les pieds, en les rendant non rentable, encore une foi Bouchard est dépassé
Mieux vaut inventer une assurance universelle permettant les études acessibles à tous .
il y a assurance santé, assurance emploi assurance pension alors pourquoi pas une assurance études . Alors tous paient pour ceux qui ont le courage de s’instruire, comme tous paie pour les autres étapes de la vie.

Votre proposition est intéressante, mais complèement utopique en raison de non applicabilité qui pourrait s’avérer un véritable casse-tête. On est incapable de freiner l’évasion fiscale alors comment voulez vous qu’on suive la trace de milliers de finissants, surtout si ceux-ci quittent la province.
Pour l’accessibilité gratuite, je n’ai rien contre en autant que les critères d’admission soient plus sélectifs. Sinon, il faudra faire un choix: piètre qualité mais accessible à tous, ou qualité mais accès réduit.

Démocratisé le savoir, le faire sortir de ses bunkers verrouillés a double tours, le propager dans la collectivité. Le droit a l’instruction ne date pas d’hier c’est une bataille continuelle des classes populaires face aux seigneurs du monde. Lorsque je vois autant de milliards de dollards passer par dessus les ministères et atterrir directement dans les poches de quelques professeurs prochent du régime, je n’aime pas voir cette manière de faire pour imposer la présence fédéraliste dans nos écoles. Encore du patronnage $$$ pour corrompe le Québec. Comment ce fait-il que personne ne réagit, ou s’ont les syndicats pour dénoncer cette abut de pouvoir.

J’écoute Lucien, je l’observe et il me rappelle les confrères de classe de mon père qui ont terminé leur cours classique au Petit Séminaire de Ste-Thérèse…en 1918 !!!
Jansénistes, ils étaient angoissés, inquiets, pisse-vinaigres, etc.
C’est quand la dernière fois que nous avons vu ce cher Lucien SOURIRE…
CARPE DIEM, mon Lucien…

Dans la fonction du professeur d’université il y a trois composantes :

enseignement, recherche et services aux collectivités. Pourquoi ne pas tabler sur la recherche et sur les services aux collectivités pour impliquer les professeurs dans le processus de financement ? Tout bénéfice relié à ces deux activités pourrait se voir verser dans les coffres de l’institution.

Lorsqu’un professeur publie ou donne des conférences par exemple, pourquoi ne pas transférer les gains à l’institution dans un fonds contribuant aux finances globales ?

Les professeurs d’université sont des PME, alors pourquoi agissent-ils en vase clos, sans partager les bénéfices, alors que c’est grâce à leur alma mater qu’ils peuvent non seulement gagner leur vie, mais également rayonner sur l’ensemble de la société qui aura payé pour les former ?

Autrement, l’idée d’un service à livrer pour l’étudiant engagé implique une gestion coûteuse de la part de l’État et limite la liberté des diplômés (comment travailler à l’international dans un contexte limitatif ?)

Finalement, les classes sociales n’ont pas à être encore plus définies par des frais de scolarité différenciés. Le principe d’égalité des chances s’y verrait atrophié alors qu’il est un acquis social majeur.

Quand entendons-nous la joyeuse bande de détrousseurs de fonds publics exiger d’Ottawa qu’il nous rembourse les quelques milliards qu’il nous doit? Le grand timonnier, les deux mains sur le volant, nous fait tourner en rond sur un terrain vague…nous gaspillons énergie, temps et argent.

Il y a une autre raison pour laquelle il est plus judicieux de demander un remboursement des études après coup, plutôt que de hausser directement les frais de scolarité. C’est que l’augmentation directe des frais de scolarité diminue la mobilité des étudiants entre les différents programmes.

Prenons l’exemple d’un étudiant doué qui, après ses études collégiales, décide d’entamer des études de médecine. Au terme de sa première année d’études, il remet en question son choix : la médecine ne lui convient pas, il n’est pas à l’aise avec les patients et il réalise qu’il serait, au fond, un mauvais médecin (ou avocat). C’est une situation fréquente et normale.

Dans le système actuel, cet étudiant peutdécider de changer de programme et aller étudier en musique si ça lui plaît. Or, si les frais de scolarité étaient augmentés, un tel changement de programme deviendrait financièrement très périlleux, pour ne pas dire impossible : notre étudiant aurait intérêt à devenir médecin afin de rembourser ses dettes d’études…

C’est pourquoi il serait plus judicieux de demander aux FINISSANTS de rembourser la valeur de leur formation. Ainsi, pour reprendre mon exemple, on évite de se retrouver avec un médecin mauvais et malheureux de plus.

@ Roger Lapointe et tous

« Projet totalement désastreux:

le meilleur système d’éducation au monde est en Finlande

Frais de scolarité = 0$

Qu’on s’inspire des meilleurs. Au lieu de gaspiller notre argent en baisse d’impôts »

Rien de plus vrai.
On veut baisser les impôt et faire payer la différence aux enfants en les faisant travailler au Mecdo.
Une vraie écoeuranterie de la part de ceux qui ont de l’argent qui se feront torcher plus tard au frais ces mêmes enfants.
Ces mêmes écœurants qui ont de l’argent se sont fait payer leurs études à moins de frais qu’aujourd’hui.

« Et l’argent que M. Bouchard et ses acolytes veulent trouver… »

C’est celle, cet argent des taxes qu’ils payeront en moins qu’ils veulent retrouver sur le dos des étudiants. Une honte!

M. Roger Lapointe, vous avez oublié une chose; Les frais de scolarité en Finlande sont totalement gratuits oui, mais en plus le repas du midi est gratuit jusqu’à la fin des études.

Les études sont gratuites de a à z en Finlande non pas parce que la Finlande est riche, mais bien qu’elle est riche parce qu’elle instruit ses enfants.

Parlez-moi en de Bouchard et frères.

Le « casting » est peut-être désastreux selon vous mais il n’en demeure pas moins que le groupe en question a parfaitement raison.

Il faut savoir comprendre au-delà des apparences…

Exiger d’un étudiant en droit (UdeM, Laval, Sherbrooke…) qu’il exerce sa profession au Québec n’est guère contraignant; c’est le droit québécois qu’on lui a enseigné. Pas le droit du Michigan…

Former un étudiant en droit, ça ne coûte pas très cher. Notre cohorte de 360 étudiants (c’était il y a plus de 40 ans) était divisée en 3 groupes, parfois deux. Et parfois, nous étions tous rassemblés dans un immense amphithéatre. Huit ou 800 étudiants pour 25 profs et chargés de cours…

Il est clair que les étudiants en lettres / sc. humaines subventionnent les étudiants en sciences / sciences de la santé, au moyen d’une certaine forme de péréquation. Frais de scolarité uniformes, coûts de formation 10 fois plus élevés en sciences qu’en droit ou en lettres…

= = =

Cela suffit à me convaincre de la nécessité d’une réforme.

Et si à cela j’ajoute qu’il est indécent que les gagne-petit s’arrachent le coeur pour défrayer le coût de la formation des médecins, il me paraît indécent de ne pas exiger des futurs médecins qu’ils remboursent la société en acceptant à l’avance de travailler à salaire réduit pendant quelque temps.

Ici encore, la nécessité d’une réforme s’impose.

= = =

Je veux bien qu’on augmente les frais de scolarité, mais une telle réforme doit nécessairement s’accompagner d’une réforme du régime des prêts-bourse. Il ne faut surtout pas décourager l’accès aux études supérieures; la prospérité collective des Québécois exige que le taux de diplomation soit non seulement maintenu, mais augmenté.

Commençons par définir les objectifs. Quand un large consensus social aura été atteint, alors attaquons-nous aux moyens, tout en conservant ce principe d’équité entre État et étudiants.

Ça va dans les deux sens… Le Québec DOIT favoriser l’accès, et les étudiants formés aux frais de l’État (pour bonne partie) doivent rembourser en temps ou en argent… du moins pour ceux d’entre eux qui feront fortune.

« En 2002-2003, le gouvernement du Québec versait 76,8 % du financement pour l’enseignement supérieur aux universités francophones et 23,2 % aux universités anglophones. Les universités anglophones sont financées presque au triple du poids démographique des anglophones au Québec. De son côté, le gouvernement fédéral faisait encore mieux, la « Canadian Foundation for Innovation » versait en 2002-2003, 33 % du financement Québécois aux universités anglophones en termes de fonds de recherche. Les anglophones récoltent plus du quadruple de leur poids démographique en subventions du gouvernement fédéral.
….
Les étudiants non-résidents ne sont pas également distribués dans les universités québécoises. Les universités anglophones accueillent une proportion très importante d’étudiants non-résidents. Ceux-là constituent une partie majeure de leur clientèle (35 % à Bishop’s, plus de 25 % à McGill). Par contre, les universités francophones n’accueillent presque pas d’étudiants canadiens hors-province.

On peut conclure qu’en l’absence des étudiants canadiens non-résidents, la taille et donc le coût des universités anglophones seraient bien moindres. L’argent ainsi économisé pourrait être utilement mis en œuvre pour combler le sous-financement des universités et éviter une augmentation des frais de scolarité. »
( Voir : http://www.mef.qc.ca/financement_universites_non_dit_lacroix_sabourin.htm)

Un petit point de critique supplémentaire à cette nouvelle proposition de ‘lucides’. Il est étonnant de constater (ou peut-être n’est-ce pas étonnant, après tout) qu’en voulant hausser les frais de scolarité au Québec à ce qu’ils appellent la moyenne canadienne, les auto-proclamés ‘lucides’, ou ceux qui en tiennent lieu présentement, laissent de côté l’idée de hausser les conditions au Québec au niveau de celles que les universités, par exemple en Ontario, font à leurs étudiant-e-s. À l’Université d’Ottawa et ailleurs, les assistant-e-s de recherche embauchés en sciences sociales reçoivent environ 32$/l’heure lorsqu’ils sont en maîtrise; s’il est vrai qu’il en coûte quelque 5 000$ pour s’y inscrire au doctorat, tous les inscrit-e-s en science politique, par exemple, se voyaient garantir ces dernières années plus de 18 000$ chacun-e par l’Université (assistanats de recherche, charges de cours, etc.), EN PLUS des bourses qu’octroie l’Université et de celles que les inscrit-e-s peuvent se mériter de diverses agences gouvernementales (sur ce terrain, l’idée d’augmenter le nombre de bourses et de PRÊTS qu’offriraient des universités aux coûts majorés ne répond à aucune critique). Il serait bon que nos lucides le soient davantage et comprennent qu’en comparant des semblables, il faut comparer tous les aspects: leurs calculs ne peuvent être gagnants de tous les côtés: i.e., on hausse les frais au niveau d’autres régions, mais on garde un sous-développement des conditions qui sont faites aux étudiant-e-s, c’est-à-dire des dépenses qu’on consacre à ses étudiant-e-s. Soit dit en passant, ou bien ils sont ignorants ou ils sont de piètres cachottiers. Et il serait bien intéressant que nos journalistes, par exemple à Radio-Canada dont plusieurs émissions d’actualités sont diffusées dans les autres provinces, se renseignent et sachent de quoi ils parlent avant d’avancer des jugements à l’emporte-pièce qui ne peuvent avoir d’à-propos pour quiconque connaît les fameuses ‘moyennes canadiennes’. Ajoutons même un dernier élément: quand le système que les lucides apprécient tellement pourra garantir au Québec les salaires qui sont ceux des parents d’étudiant-e-s en Colombie britannique, en Ontario, en Alberta, etc., que leurs propriétés vaudront autant (ce qui annonce de meilleurs revenus de retraite), en un mot: quand toutes les conditions seront haussées au niveau des fameuses moyennes d’ensemble, ces gens pourront revenir avec leur proposition, et on verra.

François 1 :
février 24, 2010 à 14:48
Le “casting” est peut-être désastreux selon vous mais il n’en demeure pas moins que le groupe en question a parfaitement raison.

Il faut savoir comprendre au-delà des apparences…
– – – – – – – – – – – – – –

Justement, au-delà des apparences, ces zélotes inspirent la méfiance avec leur projet improvisé.

@ Dupe: L’idée est intéressante mais les publications des chercheurs ne rapportent rien à leur auteur sinon une certaine renommée, qui augmente leur valeur aux yeux des autres chercheurs du milieu. Et augmente le risque de maraudage des autres universités. Leur seul revenu d’appoint est celui à titre de consultant, et une partie de ce salaire doit être reversé à l’université si il entrave leur travail à titre de professeur-chercheur.
De plus, chaque publication augmente le prestige de l’université, ce qui rend l’institution plus attrayante aux yeux des étudiants, augmentant par le fait même sa fréquentation.
La solution n’est dont pas d’exiger plus des professeurs-chercheurs, mais de leur donner les moyens pour plus de résultats.

Besoin de 500 millions de dollars? Pourquoi ne pas faire comme les ontariens? Abolissons les subventions aux écoles privées et nous aurons déjà récupéré au-delà de 350 millions de dollars par année. On me répondra sans doute que ce n’est pas si simple… Alors, allons y pour encore moins simple: En Finlande, il n’y a aucun frais de scolarité aux études supérieures et ce pays a sans conteste l’un des système d’éducation les plus performant. On y compte notamment le plus haut taux de doctorats au monde. Ça vous donne des idées?

M.Lisée, votre proposition est inutilement compliquée et ne fait que reporter sur les jeunes l’endettement que vous voulez éviter à l’État. Les diplômés universitaires remboursent par la progressivité de l’impôt les frais universitaires qu’ils ont occasionnés. Le fait que des diplômés du Québec partent vivre à l’étranger et cessent donc de payer des impôts ici peut être solutionner autrement. Au lieu de surendetter tous les étudiants, il faut réclamer les frais universitaires à ceux qui les ont induits quand ceux-ci quittent le pays.