Le pas-très-beau risque de Québec Solidaire

Mulcair s'apprêtant à gifler Québec Solidaire

L’ingratitude. C’est le mot qui vient à l’esprit. L’ingratitude du NPD envers ceux qui ont contribué à son succès électoral, au Québec, le 2 mai 2011.

L’ingrat, c’est Thomas Mulcair. Il a annoncé ce vendredi qu’à la prochaine élection québécoise, vers 2016, il y aura, dans chacune des 125 circonscriptions, un candidat d’un nouveau NPD-Québec. Et ils feront concurrence aux 125 candidats de Québec Solidaire.

Oui, l’ingratitude. Car en avril 2011, Amir Khadir avait appelé les électeurs québécois de gauche, y compris souverainistes, à soutenir le candidat le plus progressiste, parfois du Bloc, parfois du NPD. Amir avait lui-même donné l’exemple en votant pour le candidat NPD dans son comté.

Ayant ainsi participé à la vague orange, Québec solidaire est désormais la victime de l’organisation NPD qu’il a contribué à créer. Comme si Frankenstein-Mulcair se tournait contre son créateur.

Gilles Duceppe y était allé un peu fort en accusant Amir d’avoir fait le jeu des fédéralistes en montrant sa préférence pour des candidats NPD. C’est qu’Amir ne pouvait pas prévoir que les néo-démocrates fédéralistes, comme leur chef Mulcair, allaient ensuite mordre la main qui les avait nourri en venant chasser sur les terres québécoises, opposant un candidat de gauche fédéraliste aux candidats de gauche souverainistes de QS.

Le difficile calcul du risque

J’aime beaucoup François Saillant, qui dirige avec efficacité depuis des lustres le FRAPRU, qui a tant fait pour le logement social, et que je croise désormais dans les rues de Rosemont car il y est le candidat de QS. Récemment dans un Gazouilli, il a écrit:

Intéressant...

C’est clair. Pour François, la victoire du PQ est tellement certaine dans Rosemont (merci pour ce vote de confiance) que les électeurs de gauche peuvent voter « sans crainte » pour QS, puisque cela ne fera pas élire les libéraux.

Pourrions-nous obtenir le même Gazouillis de la part des candidats QS qui se présentent dans des circonscriptions où la lutte est très serrée ?

Mais cet appel au « vote sans risque » renvoie au calcul qu’a fait Amir au printemps 2011.

L’erreur de calcul électoral d’Amir

J’avais interviewé Amir, pour ce blogue, quelques jours avant l’élection fédérale du 2 mai. (Voir: L’embarras (du choix) d’Amir Khadir). Il m’avait affirmé ce qui suit:

“On n’a pas besoin de 50 sièges pour avoir un Bloc fort”, dit encore Amir Khadir. Une trentaine suffisent. Mais si c’était moins de 10, comme le prévoient certaines projections ? Il refuse d’y croire. Il prévoit environ 40 sièges au Bloc et un maximum de 10 au NPD. Suite lundi soir.

Le lundi soir suivant, le Bloc n’avait que 4 sièges, le NPD, 58. Il était donc faux de prétendre qu’on pouvait voter NPD « sans crainte » de décimer le Bloc. Et si Amir, Françoise, François et les autres convainquent suffisamment d’électeurs progressistes qu’il est « sans crainte » de déserter le PQ, il est certes peu probable que l’on connaisse l’hécatombe du 2 mai 2011, mais qui peut prévoir s’il ne manquera pas au PQ un ou deux sièges pour dépasser le nombre de libéraux ou de caquistes ?

Françoise répond depuis quelque temps qu’elle sera disposée à collaborer avec le PQ dans ce cas de figure. Mais s’il manque au PQ un ou deux députés pour former un gouvernement, le lieutenant-gouverneur n’appellera pas Françoise pour lui demander son avis. Il appellera le chef du Parti qui a un député de plus.

On sait maintenant, car c’est le chef du NPD qui nous le dit, que la bévue stratégique de Québec solidaire de l’an dernier va conduire à la création d’un nouveau parti fédéraliste de gauche sur la scène québécoise, qui viendra nuire au vote de Québec solidaire et du Parti québécois.

Il ne faudrait pas qu’une nouvelle bévue stratégique porte au pouvoir, ne serait-ce que d’un siège, le 4 septembre, un des partis fédéralistes québécois.

C’est désolant, mais c’est comme ça.

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»On sait maintenant, car c’est le chef du NPD qui nous le dit, que la bévue stratégique de Québec solidaire de l’an dernier va conduire à la création d’un nouveau parti fédéraliste de gauche sur la scène québécoise, qui viendra nuire au vote de Québec solidaire et du Parti québécois. »

M.Lisée, vous vous fourvoyez ici, à moins que je n’ai pas bien compris? Pourquoi un parti fédéraliste de gauche viendrait nuire au Parti Québécois? Au dernière nouvelle l’électorat péquiste était souverainiste. Que ce futur NPD Québec viennent gruger le vote de QS, passe encore, certain fédéraliste de gauche vote certainement QS, mais pour le PQ vraiment? Ça voudrait dire que je me trompe, en tant que souverainiste, en pensant voter pour vous? Parceque si c’est le vote fédéraliste que vous courtisez… 😉

La vision provincialiste de Québec solidaire
http://www.lautjournal.info/default.aspx?page=3&NewsId=3880
09 août 2012
Marc Laviolette et Pierre Dubuc
Faire de la réforme du mode scrutin une priorité, c’est accepter qu’il y aura d’autres élections « provinciales » avant l’accession du Québec à l’indépendance. C’est reporter l’indépendance aux calendes grecques. C’est s’enfermer dans une approche purement provincialiste.
Cette approche, c’est celle de Québec solidaire. Avec une telle perspective comme programme politique, il faut être drôlement culotté pour donner des leçons de souveraineté au Parti Québécois!

Je peux me tromper… mais selon moi, à la prochaine élection fédérale, le Bloc va faire élire autant sinon plus de députés que le NPD… surtout si le PQ prend le pouvoir le 5 septembre. Et le projet du NPD de s’installer sur la scène québécoise va aussitôt s’en trouver affaibli… Il n’y aura pas de deuxième vague orange, tout comme l’Adq a mangé une volée en décembre 2009 ! Qu’est-ce que le NPD a fait de mieux que le Bloc aurait fait depuis mai 2011 ? je cherche encore…

http://www.ledevoir.com/politique/elections-2012/355879/participation-federale-le-npd-ne-veut-pas-s-en-meler

Participation fédérale – Le NPD ne veut pas s’en mêler??? MDR

« Les dirigeants du NPD s’attendent à ce que leurs troupes se tiennent tranquilles. D’autant plus qu’elles en ont reçu le mot d’ordre officieux. » MDR!!!

Et voila ce que les alliés de QS, le NDP progressif représente!!!!

Thomas Mulcair NDP était libéral!
Bob Rae libéral était NDP!

Lors du vote sur les mesures de guerre en 1970, Il y avait vingt députés NDP au parlement. Tommy Douglas fut le seul à avoir le courage de voter contre et il en a payé le prix politique.
De plus, le NPD a appuyé les libéraux lors du rapatriement de la constitution de Trudeau en 1982 et lors de la loi sur la clarté de Dion récemment!!!!
Le NDP s’est opposé à l’Entente du Lac Meech et trouvait que l’entente de Charlottetown était trop généreuse pour le Québec.
En 2008, le NDP a voté contre le retrait des troupes en Afghanistan en février 2009 et plus récemment, pour le maintien des attaques en Lybie.

Est-ce un hasard que quand j’écoute ces Turmel (Boulerice) ou Mulcair (Saganash), j’ai l’impression d’entendre PET…. un demi-siècle plus tard ! « Un non, c’est un oui….. ». Soyons clair ! Le NDP est un parti ultra centralisateur et fédéraliste!!!

Farida Chemmakh, adjointe du NDP, sera la candidate libérale dans Marie-Victorin !

PLQ: Martin Baller sera candidat PLQ dans Richmond. Un autre opportuniste. Il s’était présenté NPD la dernière fois…..

Au PQ, ça ne vous tente pas d’arrêter de vous plaindre de la division du vote en changeant le mode de scrutin pour de bon? Du genre mixte comme en Allemagne ? Et là dite moi pas que vous allez attendre de gagner le référendum…

Pour en finir avec le NPD…

Il est faux de prétendre que Québec Solidaire avait appelé a voter NPD aux dernières élections fédérales.

La consigne de vote de Québec Solidaire était:

« N’importe qui, sauf Harper »

Et en voici la preuve sur vidéo :

Françoise David invite à se mobiliser contre les Conservateurs en 2011 – Élections fédérales :

http://www.youtube.com/watch?v=i3wWaYK8Qj4

.

QS n’aura jamais le pouvoir au Québec car à vouloir être trop intègre, ils ne sont pas du tout stratégique. Ils sont incapable de s’éloigner de leur base radicale et ça fait en sorte qu’ils seront toujours incapable de faire élire plus de quelques députés.

Le NPD, par contre a su se positionner. Il a su montrer qu’il avait l’étoffe de diriger. Son programme est beaucoup plus réaliste que celui de QS. Ils ont su être stratégique tout en demeurant à gauche.

Je vote QS par dépit, parce que c’est celui qui se rapproche le plus de ma vision de la solidarité. Il demeure que je lève souvent les yeux au ciel en entendant les promesses et déclarations faites par QS.

J’attends avec impatience la venue du NPD au Québec. Pour la première fois depuis très longtemps, je vais voter avec enthousiasme à une élection provinciale.

Est ce une nouvelle stratégie de votre part Mr Lisee pour nous faire avaler que le vote stratégique est la meilleure des solutions ?

JF Lisée (yé bein fucké LUI) O_O:
« Le NPD mordre la MAIN qui les A NOURRIT »

Heille!!!
Il y va FORT EN TAAA…
1- Il SURestime QS
2- Il SOUSESTIME Jack Layton O_O !!!

Parfaitement d’accord avec vous, Monsieur Lisée, mais est-ce que le PQ accepterait de retirer leurs candidats dans les circonscriptions de M. Khadir, Mme David et M. Aussant en échange d’un support de Québec solidaire et de l’Option nationale dans les comtés chauds? Les électeurs de gauche désirent que le PQ forme le gouvernement, mais ils souhaitent également que les candidats qui les représentent le mieux soient en place pour rappeler au gouvernement qui l’a porté au pouvoir.

Ce qui est désolant, c’est notre mode de scrutin. Avec un mode de scrutin proportionnel, une grande partie de tous ces calculs électoralistes n’aurait plus lieu d’être. Je souhaite que cette proposition réintègre le programme du PQ. Notre santé démocratique s’en portera mieux.

Choquant de voir à quel point les portes paroles du PQ se complaisent sans honte dans leur position de moins pire, où d’option stratégique contre les libéraux. Vivement un système proportionnel, qu’on en finisse avec le vote stratégique et avec l’aplaventrisme Péquiste. Sauf votre respect Mr. Lisée.

J’ai voté pour le NPD aux dernières élections, tout en sachant que je risquais de défaire la députée du bloc de ma circonscription. Je suis souverainiste, mais je devais absolument voter contre Harper. Le bloc, malgré son grand nombre de sièges, n’avait pas réussi à le ralentir. J’ai voté utile et je ne considère pas avoir erré.

Ensuite, si les anglophones avaient pu voter pour autre chose que le parti Libéral au Québec, ça ne ferait pas 9 ans qu’on serait pris avec Charest.

Et si Jean-François Lisée craint une montée du fédéralisme au Québec avec ça, j’espère que le PQ mettra les bouchées triples pour faire du Québec un Pays avant la fin du prochain mandat! Je n’attends que ça, mettre une croix dans la case du oui.

La mal-gestion du risque ne doit pas être à sens unique partisan. Les responsables du risque ne sont pas que du côté de QS. Le PQ est aussi responsable du risque que comporte la division du vote démocratique.

En effet, le PQ et son unilatéralisme partisan qui refuse de considérer l’union des forces démocratiques citoyennes et politiques de ce peuple est et sera responsable de la division du vote et de l’éventuelle défaite du PQ et partant, des forces démocratiques politiques de ce peuple souverain.

Reste une semaine avant début du vote par anticipation pour être démocratiquement responsable. PQ, comme QS et l’ON, seront responsables de la division du vote soi-disant « progressiste ».

Ils le seront, « progressistes » le jour où sera admis comme progrès en leur sein démocratique, la Raison démocratique d’État, ou la Raison d’État démocratique, qui doit transcender la concurrence sur la gouvernance de l’État.

Et qu’en est-il du vote au PQ qui permettrait la défaite de M. Aussant dans son comté, ou ce même vote du PQ qui permettra la défaite de Françoise David ? Au profit de qui ?

Je ne sois pas sûr que ça soit une bonne idée d’être un candidat pour un parti qui vient juste d’enlever la proposition de vote proportionnel de sa plateforme (après avoir eu 18 ans au pouvoir pour ne pas le faire), nous parler de vouloir enrayer le cynisme, et ensuite de terminer ses entrées de blog avec « C’est désolant, mais c’est comme ça. »

Le PQ fait parti du problème, pas de la solution.

Il y a un mot de Thomas Mulcair qui fait froid dans le dos. Il dit que le Québec est la seule province à ne pas avoir de « succursale » du NPD au provincial. Allons-nous revenir au temps où les partis politiques québécois étaient des « succursales » des partis fédéraux? Les libéraux ont coupé les liens (formels) avec la maison-mère d’Ottawa il y a maintenant 50 ans. Ce serait une véritable régression politique pour le Québec qu’une telle chose se produise. Ceci dit je me souviens que Brian Mulroney voulait aussi en 1985 créer un parti conservateur provincial qui aurait des liens organiques avec le parti fédéral. On attend encore.

J’aimerais ajouter un point : en 2016, si le Québec est souverain, il n’y aura pas de NPD québécois ! Qu’en pensez-vous ?

Morale de l’histoire,
Ne jamais se fier aux prédictions électorales.
En politique, tout peut arriver.

Mais voyons M. Lisée! Ils vous dérangent tant que ça Québec Solidaire? Les projections leur donnent 2 députés élus! 2!

Je vous trouve très malhonnête de comparer ainsi une élection fédérale avec votre « bataille » dans Rosemont avec M. Saillant (qui est loin derrière vous en passant…).
Vous êtes intelligent, vous savez qu’elle ne tient pas la route… Mais vous la faite quand même… Et en plus, avec vos captures d’écran Twitter… ça vole pas très haut.

Vous nous avez habitués à mieux que ça!

Oui, on le sait, c’est un péché que d’oser avoir envie de voter pour quiconque sauf le PQ et BQ. QS a commis le crime impardonnable d’oser le suggérer et le voilà bien puni comme il se doit. Seuls les péquistes ont le monopole de la vérité et de la souveraineté.

Sérieusement, c’est ce genre d’attitude arrogante qui me donne de moins en moins envie de continuer à voter PQ ou BQ comme je l’ai toujours fait.

Je crois que si un référendum a lieu lors du premier mandat, en supposant bien sûr l’élection du Parti Québécois, nous pourrions ainsi voir ce qu’est le vrai NPD. N’oublions pas que le vote NPD au Québec était beaucoup plus un vote de sympathie et de raz-le- bol qu’un vote strictement idéologique.

Les renforts arrivent.
Thomas Mulcair n’allait pas resté silencieux plus longtemps, comme par hasard il se réveille en pleine campagne électorale québécoise sans appuyer ouvertement Québec solidaire, contre toute attente en retour d’ascenseur pour annoncer la création d’un nouveau parti politique NPD provincial dans la prochaine campagne électorale québécoise. Façon de dire d’appuyer la CAQ en attendant, le parti le plus près des valeurs canadiennes en ce moment à part le parti libéral courant à la catastrophe.

« C’est désolant, mais c’est comme ça. »

C’est tout? Décevant. N’y aurait-il pas une solution à plus long terme? Probablement, mais je ne suis pas prêt à parier que le PQ prendra cette même solution qui le désavantagerait.

Il ne faudrait pas non plus donner trop d’importance à QS. En dehors de l’île, ils sont pratiquement inexistants et on s’en fou autant que du parti vert.

De dire que la sortie en force du NPD est dûe à QS est un pur mensonge…

MM Lisée (à l’Actualité) et Drainville (au Huffington Post) parle de QS seulement, jamais des autres partis comme si le débat ne pouvait pas exister. Ils jouent le même jeu anti-démocratique que les grands médias qui orientent seulement sur les trois plus riches partis. Ils ne parlent pas de la démocratie faussée que leur parti n,a jamais eu le courage de réformer. Alors pourquoi faudrait-il les croire maintenant avec toute cette arrogance et cette appropriation de la soi-disant vérité. Consultez http://www.coalitionconstituante.org pour un vrai changement démocratique par et pour les citoyens. Fini les messies en politique.

@Jean-François Lisée

Bien amicalement, vous ne devriez peut-être pas finir vos textes (et deux fois de suite en plus!) par « C’est désolant, mais c’est comme ça ». Les gens en général n’aiment pas se faire acculer à un choix presque au pied du mur même si, sur le fonds, je suis totalement d’accord avec vous.

Je crois que ce qu’il faut pour rallier certains électeurs de QS et d’ON, c’est d’insister sur ce que le PQ a à offrir de « positif » et qui répond (en grande partie) à leur préoccupation et d’insister sur l' »urgence » d’agir sur ces fronts. Nicolas Girard avait joué sur ce registre il y a deux semaines au lancement officiel de la campagne en parlant de l’importance d’agir dans tel ou tel domaine « maintenant ».

L’autre élément qui aiderait plusieurs électeurs tentés par ces deux partis à appuyer le PQ cette fois-ci est évidemment la réforme du mode de scrutin, mais là, ma tête se rebelle si on veut parler de la proportionnelle. Celle-ci donnerait un avantage structurel très important aux partis fédéralistes à cause du vote non-francophone. Depuis 1970, les libéraux et les partis situés à leur droite (Union Nationale, Créditistes et ADQ) ont obtenu une majorité des suffrages (ensemble) à TOUTES les élections (oui, même en 1976 et 1981!). La proportionnelle signifierait peut être un peu plus de députés de QS et d’ON mais aurait signifié beaucoup, beaucoup plus de députés de l’ADQ au cours des dernières années.

De plus, la proportionnelle engendrerait des gouvernements minoritaires et des coalitions à répétition. Un peuple qui est déjà souverain peut se le permettre (jusqu’à un certain point), mais le Québec étant dans la situation « du faible au fort » selon votre expression, deviendrait encore moins « agile » sur le plan stratégique avec un tel système. Il vaudrait mieux proposer des élections à deux tours ou avec vote préférentiel, mais en gardant le scrutin uninominal qui donne un meilleur poids au vote francophone. Sinon on tombe dans le désarmement unilatéral. Face au rouleau compresseur de Stephen Harper et avec le poids déclinant du Québec au Canada, ce n’est peut-être pas une très bonne idée.

Une autre solution serait d’organiser des primaires dans les comtés « ouverts » ou aucun député sortant ne se représente pour un parti souverainiste avec désistement dans les autres comtés. C’est, je crois, ce que vous aviez suggéré en janvier dernier.

Quand tu es organisateur politique, tu comprends ce que M. Lisée explique. Quand tu as déjà perdu des campagnes par 400 votes aux mains de partis fédéralistes, pendant qu’un tiers parti en a 500, tu comprends, tu ne chiales pas en gérant d’estrade.

Non Roxanne, ce n’est pas pêché de ne pas voter BQ ou PQ, c’est un pêché que des partis comme QS et ON aient des stratégies électorales qui aident la coalition CAQ/PLQ.

Je participe à la campagne dans Deux-Montagnes et la lutte est serrée entre le PQ et la CAQ du député vire-capot Benoît Charrette. J’ai des candidats de ON et de QS… s’il fallait que l’on perde par peu… je serais très, mais très fâché!

L’UCQ existe déjà comme parti fédéraliste progressiste! Dans toute la mêlée, personne en parle! J’trouve ça frustrant pour eux.

Je ne crois pas que nous puissions ranger QS parmi les partis souverainistes. « L’indépendance si nécessaire » n’est pas un projet de pays. Si le vote pour QS ne change rien à une victoire du PQ et que QS votera avec le PQ, à quoi ça sert de voter QS? C’est vrai, Qs a de belles pancartes!

Le Plan B contre le Québec :

« For the Tories, looking to Tom Mulcair is not a great Plan B. But at the moment, it’s all they’ve got. »

http://www.theglobeandmail.com/commentary/why-harper-might-need-mulcair-to-keep-the-country-together/article4487170/

…..

NPD-Québec:

Question à M Khadir ou Mme David, ou les « instances »: Un ou des députés élues sous la bannières QS pourront il (ou elle) changer de bannière en cours de mandat pour rejoindre le NPD-Québec ? Est-ce qu’un vote pour QS souverainiste sera au final un vote NPD-Q fédéraliste. QS peut il prendre un engagement à cet égard.

Le vote proportionnel : Dans le contexte actuel nous donnerait un mandat de la coalition PLQ-CAQ au pouvoir ! Une fatalité.

Dans le contexte.

Vote stratégique ou idiot utile :

http://www.vigile.net/Vote-strategique-ou-idiot-utile

Hi hi, oui, c’est un péché d’abandonner le PQ.
C’est protéger les libéraux. Y en a qui aime se faire voler. Et oui, je suis arrogant et déçu devant la bêtise.

Attention, il ne faut plus croire Lisée comme étant un analyste du politique. Il vend maintenant la ligne du Parti Québécois. Avec sa technique polie de nommer les gens par leur petit nom, l’approche diplomatique lui permet de dire ce que le grossier Duceppe a dit de Khadir, ce qu’Inogoud Landry a dit de Legault et de la Classe. Il ne manque que Gérald Larose pour revenir dire que Mulcair est un crosseur comme il l’avait dit de Layton. A chaque fois qu’un casseur de jambe idéologique du PQ se pointe, madame Marois l’entérine quelques jours après, comme elle a fait avec son avocate qui a tenté de détruire les règles de fonctionnement de la Commission Charbonneau (voir: Météopolitique.com)Sommes toutes, le groupe de carrièristes qui entoure le prochain chef du PQ, JEan-François Lisée ne lui permettrons jamais de faire l’indépendance puisqu’ils et elles sont surtout des cumulards de pensions gouvernementales. Pour faire l’indépendance il faut une fibre morale qui pour le moment n’est pas au rendez-vous du PQ. C’est triste mais c’est comme ça. Alors votons selon notre conscience et la vision de la vie en société que nous voulons défendre.

Deux députés de QS, c’est la bébelle du Plateau. Dans le reste du Québec on s’en fiche.

Je vous sens un peu à fleur de peau, M. Lisée, à la suite des propos de M. Khadir.

L’appui de M. Khadir au NPD lors des dernières élections fédérales n’a certainement pas fait pencher la balance dans 58 circonscriptions du Québec. Peut-être cela a-t-il eu un léger impact dans quelques circonscriptions urbaines, celles de l’est de Montréal, sans plus. La vague orange est essentiellement dû à Jack Layton, point barre.

Par contre, je crois aux erreurs stratégiques de la gauche et/ou des indépendantistes. C’est même leur marque de commerce depuis toujours. Je vous cite:

« C’est qu’Amir ne pouvait pas prévoir que les néo-démocrates fédéralistes, comme leur chef Mulcair, allaient ensuite mordre la main qui les avait nourri en venant chasser sur les terres québécoises, opposant un candidat de gauche fédéraliste aux candidats de gauche souverainistes de QS. »

Comment peut-on être aussi naïf? Surtout aux dépens d’un politicien comme M. Mulcair! Faut le faire et ça s’est fait.

La seule alliance contre-nature provinciale-fédérale qui s’est produite dans l’histoire canadienne, ce fut celle des Conservateurs de Mulroney et des péquistes. Et ça ne s’était pas fait ouvertement, mais par l’appel du pied. Il fallait se débarrasser des Libéraux fédéraux à la suite du rapatriement honteux de la Constitution sans l’appui du Québec.

Effectivement, côté stratégique, comme d’habitude, la gauche québécoise fait de grosses erreurs de positionnement. Avec les mêmes atouts circonstantielles, dans une situation fictive où les Libéraux dans l’opposition cherchaient à se débarrasser du gouvernement sortant), les Libéraux seraient déjà en avance d’une dizaine de points.

Bonjour Jean-François. Merci de tes bons mots à mon égard et à celui du FRAPRU.

Je dois cependant te faire remarquer que tu interprètes bien mal ce que j’ai dit ou écrit pour contrer le vote stratégique dans Rosemont.

Je ne te concède pas la victoire. Ce que j’affirme, c’est que les partis se réclamant de la souveraineté ou de l’indépendance du Québec sont tellement forts dans Rosemont que ni le Parti libéral (qui,tu l’avoueras, mène une campagne bien timide dans notre comté) ni la CAQ ne peuvent l’emporter, d’autant plus qu’eux aussi se divisent des votes, ceux des fédéralistes.

Ce que je regrette, c’est que le Parti québécois fasse porter le débat sur les calculs électoraux plutôt que sur le fond, sur les idées, sur ce qui nous différencie. Faut-il indexer les droits de scolarité ou viser la gratuité scolaire de la maternelle à l’université? Comment mener la lutte contre la pauvreté et pour le respect des droits humains? Comment faire du Québec un pays? Par un simple référendum au moment jugé opportun ou par une vaste démarche de démocratie participative (suivie d’un référendum) permettant à la population de se prononcer à la fois sur l’avenir politique et constitutionnel du Québec et sur les contours de ce Québec que nous voulons libre de ces choix et en possession de tous ses outils?

Débattons de tout cela et de bien d’autres choses plutôt que de calculs qui prendraient tellement moins d’importance si le Parti québécois avait respecté son engagement – aujourd’hui abandonné – de réformer en profondeur le mode de scrutin.

Amir Kadir a eu une remarque savoureuse à l’annonce du NPD Québec, il a dit que le NPD Québec diviserait le vote de gauche. Évidemment selon Amir Kadir et Francoise David QS représente toute la gauche au Québec et diviser le vote de QS c’est diviser le vote de gauche. C’est cette attitude de dépositaire unique des idées de gauche, de fiduciaire du progressisme qui me donne de l’urticaire (eux seuls peuvent certifier ce qui est de gauche ou non). Je trouve cette attitude arrogante. Pour moi, le PQ est aussi un parti de gauche, Jean-François Lisée est un des plus ardent défenseur de la gauche au Québec et le fait qu’il se rallie au PQ est un signe certain qu’il ne s’agit pas que d’un parti d’opportunistes comme plusieurs gauchistes le déclarent péremptoirement.

Une partie de la gauche ne se rend pas compte que la gauche est minoritaire au Québec. Si on additionne la CAQ et le PL on a plus de 50% du vote. Alors que le PQ a repris une partie des revendications des mouvements sociaux (gaz de schiste, mouvement étudiant) il faut y penser à deux fois avant de prendre le risque d’un retour des libéraux ou d’une accession au pouvoir de la CAQ. Mais évidemment, pour plusieurs, puisque le PQ nest pas assez à gauche, il n’est pas à gauche. Pour ceux-ci je leur dirais que la proposition d’un médecin par québécois de la CAQ est une proposition de gauche! Que les notions de gauche et de droite ne sont pas absolues. Si on veut faire des notions de gauche et droite des notions absolues il faut aussi alors considérer les péchés monstrueux de la gauche et pas seulement ceux de la droite.

Enfin, pour moi, un parti se distingue par son arrogance et son manque de sens démocratique. Si QS est pour moi parfaitement légitime et démocratique, ON avec son chef qui n’a pas été élu sous sa bannière et qui demande d’amorcer l’indépendance sur un simple vote de 2 à 30% est carrément un parti anti-démocratique!
Quand les partisans de ON demandent un accomodement raisonable avec le PQ après que son chef se soit séparé du PQ et affirme péremptoirement que le PQ ne veut pas faire la souveraineté ( et ce après deux référendums !) on est au comble de l’arrogance et du clientélisme, de gauche! ON c’est la maladie infantile de l’indépendantisme.

Ceux qui pensent que la proportionnelle règlerait tous les problèmes oublient de mentionner que le nombre de partis augmentera avec le vote proportionnel, provoquant un éclatement encore plus grand de la «gauche».

M. Lisée vous n’avez pas encore gagné à Rosemont, car nous sommes debout! Et votre stratégie pour diviser est ridicule!

Option Nationale a appelé à un front uni, Québec Solidaire a dit oui, le Parti Québécois a refusé. Option Nationale et Québec Solidaire valorisent la proportionnelle, le Parti Québécois n’en veut pas.
Votre arrogance, semblable a celle de Gilles Duceppe, me pue au nez M. Lisée. Vous m’avez habitué à mieux. Tout comme Gilles Duceppe par le passé. Le projet souverainiste en est un qui se doit d’être rassembleur. Mais c’est vous qui divisé le vote avec ces vieilles chicanes.
Osez un front uni pour la souveraineté et valorisant une élection proportionnelle, et arrêtez d’oser parler de division!

Pourquoi le PQ retirerait son candidat dans Gouin pour laisser la place à QS? C’est lui le député sortant, il devrait avoir le droit de représenter à nouveau son comté.

Après lecture de votre texte, j’avoue avoir plus retenu le cours 101 sur les dangers du vote stratégique…!

Vous n’êtes pas le seul à appréhender la perte de votre majorité mais il n’est pas question de laisser mourir ON et QS pour votre seule gloire et ça ne sera pas parce qu’ils ne vous auront pas donné la chance de vous entendre avec eux en tant que partis souverainistes.

Malheureusement, Pauline veut tout le gâteau, elle l’aura mais pour le glaçage ???

Léger,J

À moins que le prochain gouvernement du PQ ne réalise l’indépendance à l’intérieur de son premier mandat, – et ce n’est pas moi qui s’y opposerait – il existe effectivement une niche pour un parti fédéraliste de gauche au Québec. Ce parti irait même ratisser chez les Anglophones. Là-dessus, M. Mulcair a vu juste, qu’on soit en phase avec ses opinions politiques ou pas.

L’alternance bipartite moribonde constitue un anachronisme en notre époque moderne et complexe. Malheureusement, beaucoup de partis préfèrent se « mettre la tête dans l’autruche » et continuent a ignorer l’évidence. Le PQ est de ceux-là.

La prolifération des tiers partis qui en résulte est un phénomène qui ira s’accentuant. Avec la démocratisation et l’instantanéité que nous apporte Internet, ce ne sont plus les partis qui font les campagnes. C’est maintenant au tour des citoyens de décider des enjeux. Demandez à Charest. Il confirmera…

Il sera dorénavant quasi impossible à un parti d’accéder à la majorité, dans pareil imbroglio. L’ère du vote « utile » est révolue. Or, comme tout le monde le sait, il est très difficile de gouverner sans avoir les deux mains sur le volant.

A force d’immobilisme, l’usure fera que nous n’aurons d’autre alternative que d’envisager une réforme en profondeur du mode de scrutin en accord avec ce foisonnement des points de vue.

Selon moi, la meilleure chose qui pourrait arriver le 4 septembre pour faire progresser le Québec, c’est un gouvernement PQ minoritaire, avec la balance du pouvoir allant à Françoise David, Dr.Khadir et à Jean-Martin Aussant que je souhaite voir nous représenter au Parlement. Le risque est grand, je le concède, mais quel beau risque!

@ Roxanne

Je ne crois pas comme vous que le PQ prétende avoir le monopole de la vérité, toutefois la réalité impose ses contraintes. Une élection, c’est un exercice démocratique qui a des effets arithmétiques qu’on aime ça ou non. Parmi ceux-ci, il y a « le paradoxe de Condorcet ». Dans une lutte à trois et plus, comme actuellement, le résultat final risque d’être contradictoire avec la somme des opinions individuelles, c’est pour cette raison que ce que certains appellent le vote stratégique, dans notre système électoral uninominal à un tour, prend toute son importance. Contrairement au système français, il n’y a pas de deuxième tour vers qui faire reporter les voix en cas de division du vote. Il faut le faire dès le seul et unique premier tour en prenant en considération ce qui risque de survenir si le vote se divise. Ce n’est pas de l’arrogance de la part du PQ que de souligner cette réalité, c’est appeler à la prudence et de voter pour l’intérêt collectif plutôt que pour son seul intérêt personnel. Pour prendre un exemple plus lyrique, on peut ne pas aimer la gravité, mais quoiqu’on en pense elle s’applique à tous, même si je rêve parfois de m’envoler sans artifice libre comme un oiseau.

@ Roxanne

Ce n’est certainement pas en multipliant les partis souverainistes et en votant fédéraliste que vous aurez un pays un jour.

À moins que vous en soyez indifférente.

Le moins que l’on puisse dire est que les Québécois ont toujours eu le tour de se diviser, ce qui jadis à fait la victoire du conquérant et encore aujourd’hui.

@ Luc Grégoire

La première idée qui me viens à l’esprit est la fusion du NPD succursale et de QS étant donné que QS s’entend bien avec le NPD.

Bon ce n’est certainement qu’un mauvais réflexe.

Bonne journée!

Vous savez M. Lisée, vous en prendre à tous les souverainistes qui ont voté NPD aux dernières élections, ça me semble un stratégie plutôt douteuse… Les gens ont voté avec leur propre jugement, et non pas pour suivre un pseudo « appel au vote fédéraliste » provenant de Québec Solidaire qui, ne vous en déplaise, ne possède pas cette influence. Et vous le savez de toute façon…

D’autant plus que votre chef, il n’y a pas si longtemps, en appelait au vote des fédéralistes pour le PQ:

http://www.lapresse.ca/actualites/elections-quebec-2012/201208/08/01-4563376-pauline-marois-en-appelle-aux-federalistes-fatigues.php

Je ne crois pas que le PQ a des leçons de souverainisme à donner à personne. Si déjà, vous aviez tenu vos engagements en terme de mode de scrutin, nous n’en serions pas là.

J’ai jadis voté BQ et PQ, mais désormais je vote NPD et QS, car j’en ai assez de voir les vieux partis souverainistes considérer mon vote comme acquis et jeter le blâme sur les autres. Le blâme, il revient au Bloc et au PQ, qui ont perdu toute capacité à mobiliser les souverainistes autour d’un projet de société stimulant. Vos partis sont fades et sans couleur, vous n’avez que vous-mêmes à blâmer.

Vos analyses en tant que chroniqueur me semblait beaucoup plus éclairante… n’est-il pas possible de devenir candidat du PQ sans perdre son esprit critique?

@22Roxanne,

On aura beau dire que les électeur-trice-s sont libres de choisir leur candidat-e, la vraie menace depuis toujours au Québec, est la division, une méthode fortement utilisée par le machiavélisme, pour »régner ».

Ainsi, c’est un penchant normal pour un-e souverainiste, de prêcher l’exclusivité afin de permettre enfin de sortir du piège trop facile de la division, utilisé par les adversaires de l’autonomie du Québec.

Les souverainistes sont tannés des déchirements entre eux, tout autant que vous le manifestez mais, il ne faut pas lâcher en se rappelant que l’adversaire est puissant et surtout déterminé à nous »écraser », à nous faire disparaître, là, cela sans gêne dans l’illégitimité sinon dans l’illégalité.

Le Québec a tout à son avantage de se rassembler à la cause de la Souveraineté.

La base de QS est peut-être plus radicale mais c’est sans doute le parti qui a attiré le plus de jeunes et de gens qui ne se sentaient pas représentés par d’autres partis, devenus de nouveaux militants. Les autres partis ne peuvent en dire autant (à l’exception du NPD, dans les élections nationales).

Ceci explique sans doute cela. Ce qui paraît « radical » aux électeurs traditionnels ne l’est plus pour les nouveaux.

By the way, être « radical », c’est prendre les choses à la racine. On peut donc tirer fierté d’être radical.

Si je puis me permettre, ce n’est pas très stratégique de la part de JFLisée (que j’aime bien, par ailleurs) de se présenter contre Saillant.

Saillant a une histoire : c’est l’un des rares militants communautaires à avoir osé se battre courageusement devant l’As nat. contre le lobby des spéculateurs immobiliers, pour défendre des gens que personne ne défend (et ne votent plus pour cette raison) : les plus pauvres.

Si le PQ les défend, concrètement, et pas seulement en paroles (car le PQ s’est grosso modo tu autant que les autres, laissant faire bien des choses inadmissibles dans le secteur du logement et de l’immobilier, puisqu’on parle de cet exemple, notamment ces politiques parfaitement délirantes de la SCHL), il récupérera cet électorat (Rappelez-vous que du temps de Godin, le Plateau par exemple, était un quartier pauvre, qui votait massivement PQ.

Ces électeurs ont disparu du bassin électoral du PQ : demandez-vous pourquoi.

Mon pari :

QS solidaire : rémunérations de la majorité des militants (je veux dire tirées de leur activité professionnelle): intermittents à 10 000 dollars et salariés à 50 000 dollars (avec quelque exceptions), majoritairement locataires – donc fourchette de 10 000 à 50 000);
PQ : rémunérations des militants (idem) : 70 000 à 120 000; propriétaire et titulaires d’hypothèques (endettés).

Québec Solidaire, qui récolte seulement 6 % des votes, serait responsable de la « vague orange »? Alors que la grande majorité du Québec a voté NPD?

Allons, un peu de sérieux!

@21M. C,

De traiter de malhonnêtes ceux et celles qui se battent pour gagner des voix à leur cause, est certainement une indication de : »quand on ne peut pas s’attaquer au message alors, on s’attaque au messager ».

Le discours à l’effet que ce n’est pas significatif de voter QS dans Rosemont [en particulier dû au fait que QS se dit mensongèrement Souverainiste], ce discours-là est faux, cherchant à tromper les gens et alors, cela mérite d’être dénoncé haut et fort.

La Souveraineté est l’objectif à atteindre pour le Québec et cela, le plus tôt possible afin d’éviter le rouleau compresseur du ‘harper government’ qui va détruire petit à petit les élans de Justice sociale par le démantèlement de la Social-démocratie tant cadna-dian que Québécoise, à l’aide de l’asphyxie financière. Alors la gauche, peu importe l’acronyme, sera défaite.

Aux USA, c’est à l’église que les miséreux se retrouvent pour quémander un repas, qu’on leur accorde après la prière à genou. Ouao ! Full control ! Jackpot !!!

À la Souveraineté du Québec avant que le néolibéralisme nous enchaîne irrémédiablement, avant que l’argent ne devienne le seul pouvoir possible au cadna-da, sans ‘aucune’ considération pour le Peuple Québécois francophone.

Analyse juste. Les médias poussent à leur façon le parti caquiste, TVA notamment avec son panel pré Face à face directement en provenance de la machine Québécor, les Martineau, Lapierre, etc. Ce que le journaliste média du Soleil R.Therrien a annoncé.

Le vote péquiste objectivement est autour d’un tiers et pas davantage. Les adeptes de QS et O.N pourraient permettre l’élection d’un gouvernement de F.Legault à défaut d’un gouvernement Charest.

C’est la réalité.

« Malheureusement, Pauline veut tout le gâteau, elle l’aura mais pour le glaçage ???

Léger,J »

Et vous, vous le voulez pour qui le gâteau?

Monsieur Lisée, franchement vous nous aviez habitué à plus de rigueur en tant que journaliste.

Vous savez très bien que vous avez tordez les propos de François Saillant de Québec solidaire. Les libéraux n’ont aucune chance dans Rosemont. C’est clair. Vous le savez aussi. C’est ce que François Saillant dit. Les électeurs peuvent voter pour vous ou pour lui sans crainte de faire « passer » un libéral. Ils peuvent voter avec leur coeur.

la seul vérité a savoir sur la pseudo-gauche canadian a la naomie klein ,jack layton etc… c’est que dès qu’il est question de la canadian unity tous sert les rangs du même bord fussent-ils obligés de coucher avec des national-socialiste-canadian a la harptler oups s’cusez le lapsus.

Je trouve cela insultant, en tant qu’électrice, de me faire dire « votez stratégique, sinon c’est avec Charest/Marois que vous allez être pognés! » Que ce soi de la part du PQ ou du PLQ, c’est irrévérencieux. Changez le mode de scrutin pour une proportionnelle, et on s’en reparlera.

Personellement, je vais faire ce que tout le monde devrait faire: voter pour le parti qui me représente le plus, selon mes valeurs.

Vous accordez beaucoup trop d’importance à Amir Khadir. Du coup, vous lui donnez l’image d’un politicien encore plus puissant et populaire qu’il ne l’est vraiment. Je ne vois vraiment pas en quoi vous aidez la cause de votre parti en le faisant paraître aussi influent.

Je suis estomaqué de voir, en cette campagne électorale comme à toute les autres, que la politique est traitée par bon nombre d’entre nous comme un jeu de stratégie militaire.

Où est la réflexion sur les enjeux de fonds? Les débats honnêtes et objectifs? La compréhension philosophique des différents partis? La volonté de trouver des réponses aux problèmes?

Je dois vivre dans un monde surréaliste, où les êtres humains, lorsqu’ils sont en désaccord, cherchent la cause, puis la solution à ce désaccord, plutôt que d’essayer de faire grossir leur clan aveuglément.

Il serait étonnant que les Québécois accepte un parti satellite dirigé de loin par Ottawa. Dès les années soixante-dix, le parti Libéral a dû se dissocier de son « grand frère » parce que ça ne passait plus. Ce serait un drôle de retour en arrière, ou triste.

…si Amir (et) Françoise convainquent suffisamment d’électeurs progressistes qu’il est “sans crainte” de déserter le PQ, il est certes peu probable que l’on connaisse l’hécatombe du 2 mai 2011, mais qui peut prévoir s’il ne manquera pas au PQ un ou deux sièges pour dépasser le nombre de libéraux ou de caquistes ?

N’importe qui ou presque avec le simulateur de Bryan Breguet ! Le presque est pour vous inclure, vous n’êtes pas n’importe qui, et exclure qui ne se sent tout simplement pas l’audace d’inscrire des nombres avec ou sans décimales dans un chiffrier.

L’auteur du simulateur projète actuellement 67 élus PQ, 34 PLQ, 22 CAQ et 2 QS pour respectivement 27,7 % des votes, 33,3, 26,3, 6,6, vert 2,3 et ON 2,7. Je le trouve prudent. Avec l’audace que me permet le suivi quotidien de la faveur des internautes à l’endroit des partis politiques du Québec à leurs comptes Twitter, Facebook et à leur site, j’ai risqué les pourcentages suivants : PLQ 23,5, PQ 36, CAQ 26, QS 8,5, PVQ 1,5 et ON 4. Résultats, PQ 81 élus; PLQ 23; CAQ 18; QS 2 et ON. Vous connaissez l’adresse.

J’ai repris l’exercice en éliminant ON et redistribuant le 4 % de votes entre le PQ 3 %, QS 0,5 et la CAQ 0,5. Résultats, PQ 85 élus; PLQ 21; CAQ 17 et QS 2.

Ne le répétez pas à personne mais à voir sa performance comme chef, je pense que la seule présence de Jean-Martin Aussant à l’Assemblée nationale vaut plus pour l’avenir du Québec que 4 députés supplémentaires au Parti Québécois.

Un sondage récent Forum laisse entendre que la tendance changerait; pour me conformer au principe de prudence, je vous reviendrais après une pause.

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