Le phénomène Gaga en 4 minutes

Le vidéaste québécois Patrick Péris résume le phénomène avec un montage que je vous mets au défi d’arrêter de regarder:

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Je ne sais pas pourquoi, mais je n’ai pu m’empêcher de penser à Pauline Marois en regardant cette vidéo.

Non, ce n’est pas à cause de ce que vous avez pensé en lisant la phrase précédente.

Ce que j’aime chez Lady Gaga, c’est sa détermination, son franc-parler, son talent et son originalité.

qu’est-ce que je gagne? J’ai fais un « forward » en 4 « clic » pi je me suis tanné. Je vraiment plus exigeant que ça. Lady gaga « gogoune » est un phénomène Cheeseburger McDonald. Y des artistes qui frappe pas mal plus fort que ça et qui sont totalement ignoré du « grand publique inculte » 😉
Mais si on reste dans le monde « grand public » Bjork m’épate plus que ça. Par exemple, ce vidéo sur le narcissisme http://www.youtube.com/watch?v=EjAoBKagWQA ou encore celui-ci qui est un autre chef oeuvre http://www.youtube.com/watch?v=M1Wwbw2gCcA

non, franchement! lady gaga???

Je ne me suis pas rendu jusqu’à la fin. Ça me rassure : ça prouve que je ne suis pas encore gaga!

Bonjour,
Et pour moi, tout simplement désolant de constater l’emprise de cette Lady Gaga sur les foules. Mais quelle est donc cette communicatrice qui parvient si bien dans son manufacturing consent, soit par sa marginalité d’imposer sa marque jusqu’à fabriquer un consentement total de ses fans…. Bien à vous, John Bull.

Faut plutôt être gaga pour ne pas stopper cette hémorragie de connerie et d’insignifiance au bout de 10 secondes…

Tout pour amuser et faire jouir les viscères des Québéciens lors de la 45e édition du Festival d’été de Québec 2012. Elvis Bob Gratton dirait que c’est encor plus BIG que MÉTALICA. Think BIG sti!!!

J’ai laissé défiler sans vraiment comprendre ce que je voyais tant ça me semble anarchique dans sa construction et son développement. Côté esthétique on repassera.

C’était aussi sans comprendre surtout comment il se fait que tant de gens soient littéralement BABA devant cette GAGA dont la substance semble être de ne pas en avoir.

Idem soit dit en passant pour tous ces groupes assourdissants que sont Métallica l’autre soir à Québec U2 à monntrial etc.

La recette est constante, on aligne les dollars, on sautille, on hurle, on se déhanche. Pis après quand c’est fini, on sort enrichi de quoi ?

Je continue de penser que l’art, et en particulier la musique doit émouvoir et élever. Rien de tel dans le mainstream qu’on nous impose en tentant de nous faire croire que c’est ce que nous, voulons…!

Lady Gaga a un talent fou pour faire de l’auto-marketing.

L’évènement, c’est elle. Non pas sa musique ou ses spectacles, mais sa personne.

La foule est attiré par elle parce qu’elle ose, parce qu’elle dérange. Elle fait des choses que personne oserait faire.

Mais il faut avouer que sa musique nous donne le goût de danser et chanter. Ses chansons font toujours un malheur dans les clubs.

Défi relevé à 2m27s 😎

Un instant M. Lisée s’évertue à distinguer la société québécoise de la canadienne et le suivant, il souligne que nos vidéastes ne sont pas en reste et qu’ils peuvent, comme les autres et comme ce même billet que je commente, participer à la Société du spectacle (que je n’ai pas lu).

Un montage de clips des media qui louent la célébrité et le succès d’une vedette internationale… c’est un serpent qui se mange la queue. Et plus il y a de serpents plus elles sont fraîches??? effet High Grade™

L’exercice était de brosser un portrait de l’artiste, d’illustrer par des moments clés son ascension fulgurante ainsi que le message qu’elle porte (qui est la raison fondamentale de sa popularité actuelle). Pour ce, « The Lady Gaga Phenomenon » porte bien son nom. 😉

Ceci dit, si le parcours de Lady Gaga me fascine, j’ai aussi une grande affection pour nombre des artistes « solides » d’ici. J’achète régulièrement leurs albums, j’assiste à leurs spectacles et je réalise même d’occasionnels vidéoclips pour eux (comme celui-ci pour Alexandre Désilets : http://www.youtube.com/user/PatrickPeris?feature=mhsn#p/u/6/KnpuKv4_Tac).

LG2, qu’est-ce? Un joint-venture de la Cité du Multimédia, des labos de Mosanto et des banques Russes? Un bagage oublié de la navette? Un drône de l’US Navy? Un top modèle pour costumes d’Halloween des années 4000? La preuve de la découverte du 23ième chromosome? Faites vos jeux.

Rien de tout cela, me dit ma jeune petite fille. C’est seulement et surtout de l’emballage et de toute façon les goũts ne sont pas à discuter, nah. Pis tu comprends jamais rien. De lui répondre: Au moins j’espère qu’avec le temps les goũts sont aussi et surtout à développer, et que le développement de la jadis poupée Barbie est pas mal plus avancé que je pensais et pas trop toxique j’espère, et dire que probablement une partie de mes anciens travaux en physique des semiconducteurs peuvent se retrouver dans l’équipement de scénarisation de ce phénomène; eh oui, le monde est petit ma petite.

J’attends seulement de voir les futures versions: LadyGaGaGa, LadyGaGaGaGa, LadyGaGaGaGaGa… Ça va être kek’chose.

Plusieurs jeunes adorent LadyGaGa; à dose raisonnable, pas trop inquiet pour la suite. Ça me permet surtout de taquiner ma rigolotte.

» Faut plutôt être gaga pour ne pas stopper cette hémorragie de connerie et d’insignifiance au bout de 10 secondes… »

je crois plutôt qu’il faut être aussi vieux que moi et même plus.

À Gilles de NDH

« La recette est constante, on aligne les dollars, on sautille, on hurle, on se déhanche. Pis après quand c’est fini, on sort enrichi de quoi ? »

Vous me rappelez Jeunesse d’aujourd’hui au début des années 60. Ma mère disait qu’il n’y avait pas d’air dans cette musique. 😉

Je ne voyais pas l’intérêt avant le vidéo.
Je ne vois toujours pas après ces 4 minutes de bruit.
Par ailleurs, étant donné que c’est une chanteuse (on pourrait en débattre), je trouve un peu triste de constater que sa créativité s’exprime exclusivement dans le visuel. La musique est violemment banale.

Elle distribu la liberte et l`espoir que le reve puisse etre la realite.Peut-etre qu`elle communique le sentiment que le reve est la realite.Elle vit de son reve de liberte et de pouvoir.C`est ca qui est extraordinaire.Ca doit-etre difficile quand c`est fini.Faudrait demande a Madona ce qu`elle en pense.
Faire du reve une realite,passer a l`action en sachant qu`on est dans le reel.Moi j`aime ca.
Andre de Calgary

Le phénomène Lady Gaga s’est répandu en Chine également, où la jeune génération a remplacé l’acronyme « OMG » (Oh my God) par « OMLG » (Oh my Lady Gaga).

Et c’est alors que JFL vit son lectorat de 35 ans et plus se gratter la tête à grand coup de « c’était bien meilleur dans le temps ».

Pfft U2, c’est tellement années 90…

le problème n’est pas LADY GAGA, le problème c’est que les gens ne font pas la différence entre le contenant et le contenu. LADY GAGA, MADONNA, MICHAEL JACKSON et sa FAMILLE sont des conceptes artistiques. Se sont des vendeurs d’image et de style. Et c’est très artistique tout ça! C’est une forme d’art et ils sont des artistes. Mais, ce n’est pas BEETHOVEN, JIMMY HENDRIX, KING CRIMSON, FREDERIC CHOPIN, BJORK, GEORGES BRASSENS, CLAUDE DEBUSSY… Ceux là, tu n’as pas besoin de les regarder pour avoir des frissons. Ils viennent te chercher en dedans car ce sont artistes compositeurs de musique/parole riche de sens. Ils poussent leurs images dans vos oreilles le marketing avait pour but de les faire connaître et non de vous questionner.

Quelle vitalité !

La vidéo parle d’elle d’elle-même, merci Patrick Péris, mais elle m’a donné le goût d’en savoir plus et je suis allé contenter cette curiosité chez Wikipédia dont j’ai retenu le point suivant :

Avant la sortie de son album, The Fame, elle déclare … Si je peux toucher une petite fille de quatre ans comme un étudiant en art de 25 ans avec mon album, alors j’aurai fait du bon travail.

et la dimension philanthropique de Stefani Joanne Angelina Germanotta.

Bizarre, je me suis souvenu d’une chanson de Robert Charlebois : Je veux de l’amour (pis d’L’argent).

Je viens de terminer la lecture de Pour une authentique liberté sexuelle de Jacqueline Comte. Le phénomène Lady Gaga en serait-il un en bout de ligne pour le public cible de « se sentir un avec l’univers et nullement séparé de celui-ci ». Même chose pour d’autres publics et Paul McCartney, Elton Jones, Céline Dion, Metallica…

Lady Gaga serait Xteban, la pécheresse dans La légende Maya de la femme Xtabay, « qui passait l’essentiel de son temps engagée dans diverses activités sensuelles. » Je ne vous écrit pas la suite.

C’est de la culture populaire à son mieux pour ceux qui aiment ce genre.

Je préfère de loin Pink Martini à Lady Gaga même si je me surprends à taper du pied à l’occasion. 🙂

Je suis toujours étonné qu’un public de jeunes filles se laisse envahir par une déesse de type gaga au point de devenir hystérique. Typiquement féminin ou évolution.

Votre mère avait parfaitement raison Youlle. Et la mienne aussi.

Je suis persuadé que vous avez compris Youlle, que la médiocrité de cette époque se perpétue aujourd’hui dans la «business», déguisée en expression artistique, dont cette caricature nommée Lady Gaga n’est que la dernière manifestation…

Pis après dans les années 80 c’était le rôle que jouait Madona avec like a virgin… on est pas toutes devenues gaga pour autant.

J’oubliais les modèles masculins genre bagareur de hockey, swegzenegger et rambo sont-ils mieux?


Ailleurs et autrement,

Le message de Lady Marmalade était clair, fort et différent : pour fantasmes afusionnels, il s’adressait à un public en moyens, averti et adulte.

Moulin Rouge, 1975

Lady Gaga est surtout sensorielle, à peine sexuelle, certainement pas fusionnelle, même pas afusionnelle.

– L’affirmer, c’est poser la question dirait Claude Poirier ou un imitateur.

Qu’en lit-on dans les livres de Michel Bergeron, de Jacques Demers ou de Lise Payette ? Pierre Verville ?

En version locale :

Autre version, Nanette Workman et Céline sur les Plaines, 2009.

Qu’en est-il pour notre régénération ? Poser la question, c’est se le demander dirait un imitateur ou Claude Poirier.

Le message de ce clip est si limpide: l’appui à la souveraineté est en nette recrudescence; l’indépendance, c’est pour mardi prochain!
Ce Lizée, quel génie!

J’ai aisément arrêté de visionner après une minute.

C’est peut-être juste moi, mais j’aime mes musiciens et chanteurs pour leur musique, pas pour le phénomène culturel qui les entoure. Quand la musique joue, je n’entends pas des vêtements originaux et des arrangements scéniques extravagants. J’entends un ramassis de clichés de musique « dance » de l’époque 1987-1992.

« je vous mets au défi d’arrêter de regarder:»

Comme bien d’autres commentateurs, je n’ai regardé que deux ou trous petits bouts. En fait, le plus difficile fut de me décider à cliquer sur la vidéo pour la faire commencer (et surtout entendre!). C’est ce qui explique que je ne commente qu’aujourd’hui!

Vive le métal!

Je partage l’engoument du vidéaste pour Gaga. Au delà de l’accessoire (la garde robe – de viande ou autre – les paillettes – la folie médiatique) et même de la musique (pop accrocheuse sans être révolutionaire), c’est toute la dimension religieuse du phénomène qui me fascine.

Je ne sais s’il s’agit là d’une décision consciente mais il me semble que Gaga se positionne à la fois comme l’objet et la grande prêtresse de son propre culte. Tout y est: un message simple répété inlassablement (accept who you are – you are born this way), des rituels (la gestuelle ‘paws up’), une dénomination officielle (‘Little Monsters’ – ‘Mama Monster’ – Haus of Gaga) et des grand messes avec ses hymnes officiels. A cet égard il faut visionner la vidéo de ‘Judas’ ( http://www.youtube.com/watch?v=wagn8Wrmzuc&ob=av2e ) pour constater jusqu’où elle pousse la métaphore. Elle s’y présente comme Marie-Madelaine la pécheresse, mais également comme la ‘consort’ de Jésus. Ou encore son bras droit.

Bref encore une fois je ne sais pas s’il y a là un désir conscient ou non de faire dans le religieux’ mais c’est ce qui me saute aux yeux dans toute la narration médiatique dont elle s’entoure.

MG