Le philosophe et le gréviste : un grand tonnerre

Le professeur de philosophie Christian Nadeau (auteur entre autres de Contre Harper) a envoyé toute une lettre ouverte au mouvement étudiant. Vous serez nombreux sans doute, comme moi, à trouver un peu courte sa discussion sur la violence. Mais le texte est fort, bien lu par Christian Bégin et Dominique Leduc. Le montage est beau et le tout vaut les huit minutes d’écoute :

Les commentaires sont fermés.

Difficile d’écouter, la musique est trop bonne. God Speed You! Black Emperor. Je réessaie.

Eh oui, ils sont nobles , ils sont beaux et on les aime ces étudiants représentants de la jeunesse active du Québec en marche.

Cependant ils sont instrumentalisés à la fois par le gouvernement libéral corrompu et les groupes activistes qui utilisent la violence comme armes de dissuasions massives auprès des citoyens de la fameuse « majorité silencieuse ».

C’est difficile pour eux de se sortir de ce cercle vicieux qui mène ce mouvement à sa perte.

La seule solution étant qu’ils soient rejoints par une masse de citoyens exigeants des élections maintenant.

Excellent document que j’ai plaisir à revoir encore une fois.

P.S. Je trouve, contrairement à vous, que le texte sur la violence va à l’essentiel.

De la spontanéité de la violence.

Peut-être certains connaissent-ils des théories classiques de la révolte, d’autres diraient de la révolution. On pourrait les exposer ainsi:

1- Vous rassemblez une petit groupe de copains. Vous faites monter le niveau d’adrénaline en émiettant une brochette de petits et de gros problèmes sociaux et économiques. Et comme disent les leaders syndicaux, vous faites monter le chat dans le poteau.

2- Vous formulez une ou des revendications dont vous savez très bien qu’elles ont peu ou pas de chance d’être victorieuses. Comme demander que le gouvernement recule totalement et ouvertement sur une question et une décision qu’ila prise, annoncée et confirmée.

3- Vous visez surtout très haut. Vos réclamations visent surtour le premier ministre, le gouvernement, le système capitaliste, les patrons.

4- Si vous ne provoquez pas les réactions désirées, vous organisez des manifestations, des marches, des protestations formelles et vous laissez faire un peu de casse, ici ou là, sans les dénoncer. Vous dénoncez les policiers.

5- Les responsables réagissent inévitablement, les policiers en premier, les personnalités politiques ensuite.

6- Vous martelez les revendications principales, dont vous savez qu’elles sont impossibles à satisfaire. Vous manifestez de plus en plus fort. La population s’impatiente et s’inqiète. Elle demande une solution rapide et complète. Les autorités tenteront bien de régler cette crise, mais elles ne voudraient pas perdre la face. Vous non plus..C’est l’impasse.

7- La recette est complète. Vous avez créé un conflit dont vous savez que vous détenez la clé. Vous ne bronchez pas. Aucune solution, à moins qu’elle ne marque un recul évident du gouvernement, ne vous satisfera.

8- Vous n’avez plus qu’à crier à l’injustice et à l’oppression. Vous manifestez de plus en plus fort. Le gouvernement ne veut pas et ne peut pas reculer davantage. Les citoyens s’inquiètent encore un peu plus..

9- La révolte est au coin de la rue. Les autorités tentent de ramener le calme. Vous dénoncez la répression. Vous défiez la loi. Vous ne dondamnes pas formellement la violence.

10- Si vous êtes mis à l’amende ou mieux, si vous êtes arrêté ou emprisonné, vous avez gagné votre pari. Vous êtes une vedette et amnistie internationale vous rend visite en prison.

11- Vous avez hâte à la prochaine campagne électorale pour vous faire élire ou pour faire élire des membres de l’opposition.

Ça ne vous fait pas penser à quelquechose…?

Ce Christian Nadeau est un philosophe d’une grande humilité:
L »ai vu à la TV avec le bouffon de l’ENAP, Dufour qui parlait fort, n’écoutait pas et possédait la vérité.
Le simple silence du prof Nadeau était éloquent.

parmi mes amis de la Droite, plusieurs aiment rappeler les excellents profs de l’époque du cours classique, les profs de grec, de latin, de littérature, d’histoire et de philosophie.
Ils oublient sûrement que ces enseignants seraient aujourdhui de la même école de pensée que celle de Christian Nadeau.

D’un conflit personnel pour assurer la réélection d’un chef corrompu, on comprend de plus en plus fortement que ce chef corrompu a provoqué u7n conflit idéologique : un néolibéralisme qui flirt de très près avec le fascisme contre un humanisme social qui indispose toujours plus les possédants.

Charest a mi le feu aux poudres. Il est évident que le gouvernement ne doit pas s’attendre à ce que son inique loi 78 rétablisse la paix sociale. Nous avons dépassé spontanément, irrémédiablement et irrépressiblement une futile frontière qui ne nous montre que le chemin à suivre, le but à atteindre, pas la limite à ne pas franchir.

N’oublions que le «Boston tea Party» de 1773 a encore un immense symbolisme pour la plus puissante nation de la Planète.

«Une petite rébellion de temps en temps, c’est comme un orage qui purifie l’atmosphère.»
[Thomas Jefferson]

Que du vent. « plus de son que de sens », dirait Jean-Jacques Rousseau.

Ne vous laissez par induire en erreur par cet activiste manqué. Il fait partie d’une multitude d’ activistes manqués qui se sont massivement recyclés dans le journalisme et dans l’enseignement de la sociologie, des sciences politiques, de la philosophe, et de l’éducation. I

Ces gens abusent de la naiveté du public non averti en changeant le sens des mots.

Moins on insiste sur la qualité et l’excellence dans le journalisme et l’enseignement collégial et universitaire, plus ces activistes manqués occupent une large place et une trop large liberté d’endoctrinement.

Merci, merci, merci!

Ça fait des mois que mes camarades et moi subissons l’humiliation et les coups. Nous ne comptons plus nos blessures et nous espérions tant que notre lutte rejoigne les autres couches de la société… grâce à la loi spéciale, c’est maintenant fait. Les petits vieux qui joignent nos manifs ne se sauvent plus quand la police les déclarent illégales, ils restent et défient la loi.

– Phazon, contre-propagandiste au service du carré rouge

Oh mon dieu, j’aurais dû m’y attendre en appuyant sur Play, du lyrisme, encore plus de lyrisme! Est-ce qu’on pourrait des fois avoir des idées de solution de la part de ces penseurs au lieu du sempiternel « je n’ai jamais vu une telle violence envers un groupe social » ou « par peur de ceux qui redressent l’échine et se disent prêts à défendre le droit commun ».

Il semble que tout corporatisme devienne bien commun lorsqu’il fait notre affaire. Que ce soit de la part des politiciens (« cette loi spéciale est ce que veut la majorité »), des PDGs (« baissez mes impôts et vous verrez, nous créerons des emplois, ce sera gagnant-gagnat »), ou encore des étudiants (« la société québécoise dans son ensemble profitera du fait que nos études sont gratuites, on ne fait pas ça juste pour nous »). Le vrai altruisme existe peut-être, mais arrêtons de nous faire croire que ce mouvement en est une expression.

Monsieur Lisée,
pourriez-vous élaborer dans un prochain blogue, ou par un courriel, votre point de vue sur la violence dans la crise que vit le Québec, puisque vous considérez « un peu courte la discussion » sur celle-ci dans le vidéo inspiré par le texte de Christian Nadeau. Belle rhétorique humaniste, par ailleurs, que la musique rend particulièrement saisissante, mais des envolées oratoires, j’en ai entendu bien d’autres pour aboutir, au final, à l’élection d’un gouvernement encore plus répressif, d’où ma perplexité… pour le moment.

@ honorable # 9

Pendant un moment J’ai cru que d’une certaine façon vous vous décriviez vous même dans votre # 9.

Vous avez bien raison d’écrire: « Ne vous laissez par induire en erreur par cet activiste manqué. »

Il faut faire attention hein!

Bravo.tous les veritables sujets sont abordés.les etudiants nous on fait réagir,ce n’est pas seulement leur lutte,mais un choix de societé qu’ils expriment.La mondialisation du capitalisme se fait au détriment du social,du bien collectif,et des libertées indiviuelles,tout en appauvrissant la population.Vivement les elections,qu’on se débarrasse des menteurs,manipulateurs et autres opprésseurs.

Vraiment! Cet élan de lyrisme fleur bleu qui béatifie et encense les étudiants sans le moindre esprit critique constitue de la pure flagornerie à leur endroit. Aucune crédibilité. Je m’étonne que vous donniez suite à ce genre de littérature déconnectée qui dégouline de comp-laisance et porte les étudiants aux nues! À moins que vous ne partagiez ce ramassis de niaiseries,vous devriez parfois prendre du recul.

Le lyrisme est mieux que le cynisme…. point à la ligne… changer le pantin et le calme reviendra un tantinet….

Georges Paquet :
mai 22, 2012 à 9:38

De la spontanéité de la violence.

Peut-être certains connaissent-ils des théories classiques de la révolte, d’autres diraient de la révolution. On pourrait les exposer ainsi:

Désolé, c’est idiot. Si ce que vous dites était vrai, pourquoi si peu de mobilisations de masse ces dernières années?

En outre, tous les mouvements de grève prolongée ont été cassés par les gouvernements successifs. Les travailleurs ont été mis au pas.

Il faut donc un contexte d’écoeurement généralisée pour qu’un mouvement s’étende à une population entière.

Ce contexte, c’est
a. le chômage et le nombre de gens au BS qui reçoivent 567 dollars pour survivre alors qu’une chambre en ville en coûte 500 (au bas mot) et ne peuvent sortir du cycle de la pauvreté (on voit mal comment ils pourraient même s’acheter une carte mensuelle de métro);
b. la multiplication, année après année, des restrictions aux droits des chômeurs; la manière dont le système actuel nous force à accepter pratiquement n’importe quelles conditions de travail tout en clamant que nous vivons dans une société libre; la manière dont les élites dirigeantes se servent des cotisations versées par ceux qui travaillent, et se servent comme elles l’entendent sans nous demander notre avis de cet argent qui ne leur appartient pas et dont elles « privatisent nos cotisations;
c. la menace du chômage et de la disparition du travail humain, y compris dans les professions intellectuelles (ex. enseignement interactif à 500 élèves au lieu d’un enseignement par classe de 30, pour le même prix)
d. le travail précaire, mal payé; le travail servile et inutile
e. l’austérité qui s’annonce;
f. l’ignoble hausse des loyers
f. l’endettement et la peur généralisée de perdre son travail l’humiliation des chômeurs et le mépris ouvert envers les assistés sociaux
g. le pillage par les banques et les banquiers et leurs malversations répétées très peu sanctionnées;
h. le caractère maffieux du système
i. la manière dont certaines entreprises salopent l’environnement gravement sans vouloir rien payer; leurs mensonges éhontés « tout est sous contrôle, vous inquiétez pas, faites-nous confiance »(cf catastrophe nucléaire au Japon; golfe du Mexique)
j. les parachutes dorés à ceux qui licencient (jettent comme des kleenex), délocalisent et pour aller exploiter encore plus d’autres populations); l’évasion fiscale conçue et généralisée pour une fraction de la population, sans parler des fraudes fiscales réussies
h. LE MENSONGE, LE MÉPRIS ET l’ENFUMAGE : les stratégies de gestion de l’opinion (ex. le matraquage de l’opinion par le sondage; les titres et éditoriaux de La Presse; la place donnée aux conseilleurs économiques qui ne sont pas les payeurs; les stratèges de gestion du bétail électoral (nous)
i. le va-et-vient du personnel politique entre le privé et le public au bénéfice du privé et pas du public
j. la façon dont l’entrepreneur est présenté comme un sauveur (un créateur d’emplois, même s’il est bronzé à l’année longue parce qu’il joue au golf et se repose plus souvent que ceux qui bossent pour lui)
k. les discours horriblement mal rédigés à notre intention par les communicants des partis qui se foutent de nous, par exemple ceux de cette pauvre L. Beauchamp – paix à son âme – qui est parvenue à répéter « en mode solution » 20 fois dans une entrevue pénible de 5 minutes
m. l’idéologie boutiquière des technocrates-chiens de garde; leur manière de ne parler que chiffres et taxes, et de choisir certains chiffres et de censurer les autres façons de chiffrer …. ……………………………
n. la multiplication des privatisations
o. les sermons destinés à la population la plus pauvre, pas aux fraudeurs fiscaux les plus riches
p. la surprotection des revenus supérieurs, au détriment des revenus inférieurs
q. la collaboration serrée avec les affairistes maffieux d’autres pays (ex. Haïti)
……………………………………..
j’passe la puck

Loi speciale?
Comparons avec le monde… a moins que les jeunes Quebecois preferent le couvre-feu?
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2012/05/19/003-loi-speciale-comparaison-monde.shtml

Anti-Democratie?
Quelle democratie parle-t-on?
Le gouvernement est elu democratiquement. La majorite de la classe politique et la majorite de la population sont en faveur de la hausse des frais de scolarite. Et la majorite des Quebecois sont en faveur meme de la loi speciale.
http://www.lapresse.ca/actualites/dossiers/conflit-etudiant/201205/18/01-4526881-sondage-crop-la-presse-les-quebecois-en-faveur-de-la-ligne-dure.php

Cout des manif?
Juste des couts des policiers, c’est deja plus de 5 millions facilement, en excluant les couts de vandalisme sur des biens collectifs et des commercants, les couts d’enquete sur les menaces aux ministres et les bombres fumigenes, les couts de la population en otage sur les ponts, autoroutes, metros.

http://www.radio-canada.ca/regions/Montreal/2012/05/17/005-spvm-couts-manifestations.shtml

Ca coute chere l’education?

« If you think education is expensive, try ignorance.” disait Derek Bok, President, Harvard U.

Le vrai cout des frais de scolarite?
https://docs.google.com/document/d/1Qv2q2Qa3kFeaYgeA3WR6UL1-OP2DmPYvLiH6_qG23uc/edit?pli=1

Apres tout, 300$/an pour les etudiants, c’est

12 caisse de biere de 24 de moins par annee
ou 1/3 @ 1/2 petit voyage de moins par an
ou 1/2 iphone de moins par an
quelques spectacles de hockey de moins par an
ou 15 fois resto (@20$ chaque fois) de moins par an.
et pour ceux qui doivent travailler a temps partiel, c’est moins de 5 min de de plus de travail par jour dans une annee, a salaire minimum.

Diplomer une session (ou une annee) en retard, c’est bien plus cher que les 1700$ echelonnes sur 5 ans!

On vit dans une societe trop aisee. Rien a faire. On pique une crise…
http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/350557/ou-comment-oublier-les-vrais-problemes

@Kenneth Tran: merci pour votre belle démonstration que des frais de scolarité de $2564 se transforment, après avoir tenu compte de tous les crédits fédéraux et provinciaux, en des frais de $0.

@ honorable

« @Kenneth Tran: merci pour votre belle démonstration que des frais de scolarité de $2564 se transforment, après avoir tenu compte de tous les crédits fédéraux et provinciaux, en des frais de $0. »

En frais 0 oui vous avez bien écrit 0.

Pourquoi ce 0 honorable? Et bien c’est parce que le gouvernement paye par crédits d’impôts honorable, oui il paye en crédit comme vous l’avez écrit.

Tant qu’a payer pourquoi pas tout de suite pour régler le conflit à 0 coût.

Je n’en reviens pas honorable de voir comment les la petite droite du Québec influencée par les financiers est incohérente.