Le pipeline de la discorde. À qui la faute?

TransCanada se retrouve aujourd’hui avec la réputation d’une entreprise qui se fie uniquement à l’Office national de l’énergie afin d’enfoncer un pipeline dans la gorge du Québec.

Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, et le maire de Montréal, Denis Coderre. Photo: Presse canadienne
Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, et le maire de Montréal, Denis Coderre. (Photo: La Presse canadienne)

PolitiqueDu pétrole; un pipeline; une entreprise maladroite et arrogante; un chèque de 10 milliards de dollars en péréquation versé annuellement au Québec; le coloré maire Denis Coderre; un premier ministre de la Saskatchewan fort en gueule, Brad Wall, qui se dirige vers des élections; le Parti conservateur fédéral à la recherche de sujets croustillants pour attaquer un gouvernement libéral en pleine lune de miel… Tous les ingrédients d’un affrontement entre l’est et l’ouest du pays étaient réunis cette semaine autour du projet d’oléoduc Énergie Est de TransCanada. Et la marmite a débordé.

Le premier ministre Justin Trudeau a bien tenté de calmer le jeu, mais la commissaire à l’environnement et au développement durable, qui relève du vérificateur général du Canada, s’est assurée de garder le feu de la controverse bien vif avec son nouveau rapport sur la surveillance inadéquate des pipelines de la part de l’Office national de l’énergie… l’organisme réglementaire qui étudie le projet de TransCanada.

Comme le disait l’ancien président français Jacques Chirac: «Les emmerdes, ça vole toujours en escadrille.»

Est-ce que cela signifie la mort du projet Énergie Est? Pas nécessairement, mais la décision de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) de refuser le projet dans sa forme actuelle a fait tourner le vent. D’où la forte réaction dans l’ouest du Canada, qui voit son dernier espoir d’acheminer son précieux pétrole hors du pays s’amenuiser.

Les États-Unis ont dit non au projet Keystone XL, également piloté par TransCanada. La Colombie-Britannique a dit non à Northern Gateway, à moins qu’Enbridge ne se plie aux 209 conditions parfois exigeantes imposées par l’Office national de l’énergie. Le projet est au point mort. La province a signifié la même réticence au projet d’expansion de 6,8 milliards de dollars du pipeline Trans Mountain, de l’entreprise Kinder Morgan, actuellement étudié par l’Office national de l’énergie.

Dans les deux cas, l’Alberta était furieuse contre sa voisine (il y a eu de sérieuses prises de bec entre les premières ministres Christy Clark et Alison Redford à l’époque de Northern Gateway), mais à ma connaissance, rien d’aussi fort que cette semaine. Peut-être parce que la Colombie-Britannique ne touche pas de péréquation. Ou peut-être parce qu’elle est moins facile à épingler que le Québec, qui fait toujours de la bonne copie dans l’Ouest.

Mais peut-être aussi parce que ces deux projets n’ont pas l’ampleur et le symbolisme d’Énergie Est, un pipeline de 15,7 milliards de dollars qui traverserait tout le pays. L’oléoduc transporterait 1,1 million de barils de pétrole par jour de l’Alberta jusqu’à la raffinerie d’Irving au Nouveau-Brunswick, en passant par l’Ontario et le Québec. La majorité de cette production serait destinée à l’exportation, puisque le prix du baril de pétrole est plus élevé sur le marché international que sur le territoire nord-américain.

Et voilà qu’il est sérieusement compromis.

Bien sûr, le pétrole continuera de se promener par trains, ce qui n’est pas sans risque, comme la tragédie de Lac-Mégantic en témoigne. De 2006 à 2014, le volume de pétrole transporté dans les wagons au Canada a bondi de 645 000 %. (Il n’y a pas d’erreur dans le chiffre, c’est bien 645 000 %. Il y avait 27 wagons de pétrole sur les chemins de fer canadiens en 2006, et 174 257 en 2014!) Mais ce mode de transport est plus complexe et plus coûteux que les pipelines.

D’ailleurs, le transport par pipeline a aussi augmenté depuis 10 ans, passant de 2,16 millions de barils par jour en 2006 à 3,17 millions en 2014, une hausse de 47 %. Mais voilà, les oléoducs existants sont saturés, et ils ne facilitent pas l’exportation outre-mer.

La chef par intérim du Parti conservateur, Rona Ambrose, flanquée du nouveau venu sur la scène fédérale Gérard Deltell, n’a pas fait dans la demi-mesure à la Chambre des communes. «L’unité du pays» est en jeu, a-t-elle dit. Elle a même comparé ce dossier au Programme énergétique national de feu Pierre Elliott Trudeau, qui a lancé l’aliénation de l’Ouest canadien. Rien de moins. Pourtant, le Parti conservateur fédéral n’a pas crié aussi fort contre les maires de Vancouver et de Burnaby, en Colombie-Britannique, qui s’opposent au pipeline Trans Mountain pour les mêmes raisons que les maires de la région de Montréal: par peur des fuites et des déversements.

Brad Wall, en Saskatchewan, a suggéré au Québec de retourner une partie des 10 milliards de dollars de péréquation qu’il reçoit cette année, puisque les maires de la région de Montréal refusent d’aider l’Ouest à assurer sa prospérité. La première ministre de l’Alberta, Rachel Notley, a qualifié cette décision de la CMM de «courte vue».

Au point que le ministre Stéphane Dion s’est senti obligé de rechausser les souliers de Monsieur Canada pour dire que le pays n’est pas menacé par un débat sur les pipelines!

Si on se place dans les bottes de l’Alberta et de la Saskatchewan, la réaction n’est guère étonnante. Moins le pétrole circule, moins l’argent entre dans les coffres d’Edmonton, de Regina et même d’Ottawa. Et avec le prix actuel de l’or noir, qui plombe l’économie de l’Ouest, retranche des emplois par milliers et saigne les finances publiques, la décision de la CMM tombe bien mal. (Il est toutefois utile de rappeler que dans le meilleur des mondes, TransCanada ferait couler son pétrole dans les tuyaux d’Énergie Est en 2019 ou 2020. Rien pour soulager les provinces de l’Ouest à court terme.)

* * *

Qui est le véritable coupable de cette discorde pancanadienne? L’insensibilité des maires de la région de Montréal? Ils ont pourtant soupesé les risques environnementaux et les retombées économiques, pour finalement conclure dans un rapport que le déséquilibre est évident.

TransCanada n’a qu’à s’en prendre à elle-même. C’est à elle de vendre son projet afin qu’il soit acceptable. Or, TransCanada a refusé de participer aux audiences publiques de la CMM. Elle n’a pas défendu son tracé et son projet devant les élus de la région. Évidemment, personne ne l’a fait à sa place. Depuis le début, l’entreprise s’en remet uniquement à l’Office national de l’énergie, l’organisme fédéral qui étudie les projets de pipeline. C’est l’instance qui a le dernier mot, puisque Énergie Est traverse plusieurs provinces. TransCanada tente de s’entendre à la pièce avec les municipalités le long du tracé envisagé, mais n’a pas l’intention d’en faire davantage et de convaincre la population locale du bien-fondé de son projet.

L’entreprise devrait pourtant avoir remarqué tous les clignotants jaunes sur le tableau de bord de l’opinion publique. Sur ce plan, TransCanada est dans le pétrin depuis un long moment. Sa volonté de construire un port en pleine pouponnière de bélugas, à Cacouna, a été mise en échec fin 2014, lorsque ces mammifères ont été classés parmi les espèces en voie de disparition. L’entreprise a depuis signalé que la mise en place d’un port d’exportation au Québec n’est plus dans les plans, froissant le gouvernement québécois qui demande des retombées économiques. Puis, une fuite dans les médias de sa stratégie de communication, produite par la société Edelman, l’a placée sur la défensive.

Un sondage CROP mené il y a un an à la demande de L’actualité montrait un scepticisme évident des citoyens du Québec par rapport à ce projet, particulièrement à Montréal. Une attitude réfractaire qui n’a fait que prendre de l’ampleur.

TransCanada n’a rien fait pour corriger le tir, et se retrouve aujourd’hui avec la réputation d’une entreprise qui se fie uniquement à l’Office national de l’énergie afin d’enfoncer un pipeline dans la gorge du Québec. Les maires de la région de Montréal n’allaient pas lui envoyer des fleurs.

Or, Keystone XL, aux États-Unis, et Northern Gateway, en Colombie-Britannique, ont également avorté en raison de l’opposition locale. Visiblement, TransCanada n’apprend pas vite.

L’autre coupable, c’est le parti qui dénonce aujourd’hui le refus de la CMM: le Parti conservateur. Lorsqu’il était au gouvernement, il a édulcoré le processus d’évaluation environnementale des projets de pipelines. Stephen Harper, dans sa volonté de faire du Canada une superpuissance énergétique, voulait désenclaver l’Alberta et ouvrir les marchés d’exportation. Le gouvernement a donc réduit les délais pour étudier les projets et exclu des audiences les groupes qui n’ont pas un lien direct avec le dossier. Les émissions de gaz à effet de serre produit en amont des pipelines ne sont pas soumises à l’examen. Le Conseil des ministres s’est ensuite réservé la décision finale d’approuver ou non les projets, peu importe le verdict de l’Office national de l’énergie. Résultat: la confiance envers le processus d’évaluation est au plus bas chez les élus et les citoyens.

La réputation laxiste du Canada en matière de lutte contre les changements climatiques a achevé de convaincre la population le long des tracés de pipelines — et les autres pays, comme les États-Unis — que les dés sont pipés en faveur des pétrolières. En essayant de les aider, le gouvernement Harper est devenu leur pire ennemi. Tous les grands projets sont plongés dans la controverse. L’acceptabilité sociale n’est pas au rendez-vous.

La première ministre néo-démocrate Rachel Notley tente de modifier cette impression de laisser-aller environnemental en Alberta. Elle a dévoilé l’automne dernier un nouveau plan vert et une taxe sur le carbone plus mordante. Elle a d’ailleurs reçu l’appui de plusieurs entreprises pétrolières, conscientes que leur image est devenue le principal obstacle à la réalisation des projets.

Le hasard a voulu que la commissaire à l’environnement et au développement durable dévoile son rapport sur la surveillance des pipelines en plein milieu de cette chicane très canadienne. La commissaire Julie Gelfand a vérifié si les compagnies d’oléoducs se conformaient aux conditions d’approbation de leurs projets de pipelines et aux règlements en vigueur. Elle s’est demandé si l’Office national de l’énergie était apte à assumer son rôle, notamment si une urgence concernant un pipeline survenait. La réponse? Pas complètement.

«Dans l’ensemble, nous avons constaté que l’Office national de l’énergie ne surveillait pas adéquatement la conformité des compagnies aux conditions imposées lors de l’approbation des projets de pipelines. Même si l’Office a pris des mesures pour renforcer les suivis des écarts de conformité aux règlements, il reste encore du travail à faire. Nous avons aussi constaté que l’Office effectuait ses suivis avec des systèmes de gestion de l’information désuets et inefficaces qui n’étaient pas intégrés les uns aux autres», peut-on lire dans le rapport.

Les enquêteurs de la commissaire ont sélectionné 49 conditions parmi les 1 041 conditions imposées lors de l’approbation des pipelines entre 2000 et 2014. Dans 50 % des cas (24 sur 49), il y avait un problème. «Soit le suivi effectué manquait d’exactitude ou n’était pas à jour; soit il manquait des documents clés dans le dossier; soit les dossiers ne contenaient pas d’analyse finale des renseignements et des rapports soumis par la compagnie ou de conclusion, à savoir si la condition avait été respectée entièrement», peut-on lire.

Rien pour améliorer la confiance du public. Un coup de barre s’impose là aussi.

* * *

Que faire maintenant?

Le gouvernement Trudeau a promis un nouveau processus d’évaluation environnementale des projets de pipelines plus rigoureux. Le ministre des Ressources naturelles, le Manitobain Jim Carr, planche sur le dossier depuis novembre. Il devrait en dévoiler les détails en février, dit-on. Ottawa mettrait en place un «plan transitoire» pour que des projets comme Énergie Est et Trans Mountain soient soumis à ce protocole plus sévère, sans devoir reprendre l’évaluation à la case départ, ce qui entraînerait des délais importants. Le calcul des émissions de gaz à effet de serre produit en amont, notamment dans l’extraction des sables bitumineux, serait partie prenante des nouvelles exigences. Une meilleure consultation des Premières Nations de la part des entreprises est aussi sur l’écran radar.

Dans ce contexte, TransCanada n’a pas joué sa dernière carte. L’entreprise peut faire un pas de côté et attendre le nouveau processus fédéral plus sérieux et s’y conformer. Elle peut revoir son tracé et contourner Montréal. Elle peut participer au débat public et cesser de mettre tous ses œufs dans le panier de l’Office national de l’énergie. Dans tous les cas de figure, une fois le processus d’évaluation resserré, la balle sera dans le camp de TransCanada.

Les élus de l’Ouest peuvent s’époumoner contre les maires qui font leur travail et agiter l’épouvantail de l’unité nationale, c’est l’entreprise qui détient la clé de son succès. Jusqu’à présent, c’est un échec.

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57 commentaires
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<>….. S’il est conséquent avec ses paroles il le devra… Sinon il démontrera clairement qu’il n’est lui-même que du vent!!!!!

Il est certain qu’il y aura des accidents le long de ce pipe-line. Ce qu’on ne sait pas c’est où exactement ils se produiront et quelle sera l’ampleur de la contamination à la suite de ces déversements. Par contre, nous savons par expérience que plus les dommages seront importants et moins les citoyens qui en seront victimes seront adéquatement dédommagés. Dans le pire des scénarios, 4 millions de citoyens perdront leur eau potable et la compagnie responsable se mettra à l’abri de ses créanciers avant d’être dissoute et ses dirigeants retraités avec une confortable prime de départ.

Pour moi c’est une situation très grave de de mettre jeu notre eau potable qui est essentiel à notre survit.

BoouH! Et le fleuve St-Laurent qui transporte des milliers de cargos de pétrole et de produits chimique par année !!!! Tu as peur de quoi au juste?

En terme de nombre d’accidents et de volume, les pipelines libèrent beaucoup plus de pétrole dans l’environnement que les tankers.

Tu vas probablement me répondre qu’ils transportent beaucoup plus de pétrole par jour et c’est peut-être vrai, mais le débat n’est pas si on doit choisir entre la méthode A ou la méthode B pour le transport du pétrole, mais plutôt si on veut ajouter la méthode C la liste des moyens de transport déjà existants. Bref, si on veut augmenter le risque actuel ou pas.

https://en.wikipedia.org/wiki/List_of_oil_spills

@Paul-André Hamel « Pour moi c’est une situation très grave de de mettre jeu notre eau potable qui est essentiel à notre survit. » Et vous avez parfaitement raison. Le dernier événement qui a mis en péril l’eau pour consommation et la santé public et survenu, il y a un an à Longueuil a cause de la négligence ou de l’incompétence des autorités municipales à cause d’une fuite du réseau d’alimentation d’une génératrice. Je répète de la responsabilité de la ville de Longueuil. Donc, les mêmes autorités qui mettent en doute la compétence d’une firme privée sont les mêmes qui empoisonnent leurs citoyens et qui perdent 50% de leur eau dans leur propre réseau. Je comprends que ces mêmes autorités soient inquiètes, elles se disent que si les firmes privées sont aussi mal gérées que les administrations municipales, il y a des accidents qui vont se produire.

http://www.lapresse.ca/environnement/pollution/201501/15/01-4835677-longueuil-du-diesel-dans-leau-potable.php

Commentaire ridicule. Pourquoi on se fermerait les yeux et les oreilles pour avantager l’ouest. On n’est pas plus fou que la CB et les USA. Et ton commentaire au sujet de Longueuil est une ineptie. De toute façon, ce pipeline, on n’en veut pas, point à la ligne.

Coderre Flushgate n’a aucun problème avec le pipeline qui approvisionne Montréal à partir de Portland Maine…

On peut essayer de mener une croisade pour arrêter les pipelines existants, il y en a plus d’un au Québec, mais ça sera contesté devant les tribunaux et tout ça risque de coûter des milliards de dollars. Ce qu’on peut faire à moindre coût c’est augmenter la règlementation, ou dans le cas actuel : s’assurer que la règlementation en place soit suivie!

Cette dernière option implique de mettre de la pression sur l’Office national de l’énergie, dont acte via le rapport de la CMM.

Les accidents survenues durant les quarante dernières années dur les oléoducs entre Sarnia et Montréal se comptent sur les doigts d’une seule main et n’ont jamais mis en danger aucune nappe phréatique. Il ne faut donc pas faire une tempête dans un verre d’eau.

Les gens ont tendance à faire un lien entre le déversement de produits finis tels que l’essence et l’huile à chauffage avec ce qui transite dans un oléoduc.

La densité du pétrole des sables bitumineux est la plus grande parmis l’ensemble des sources pétrolières. Cette densité ressemble au goudron que l’on se sert pour le recouvrement des toîts. Hors un déversement de ce produit n’implique aucunement une pénétration dans le sol bien au contraire surtout qu’il est maintenu à 62 degrés Farenheit (16 Celcius) afin qu’il puisse circuler sans entrave.

Lors d’un déversement dans une condition où la température serait en desous de 62 degrés, il s’accumulerait sous forme solide très rapidement.

Ceci n’a rien à voir avec le pétrole de l’Exxon Valdez en Alaska ou du déversement du « Western Texas » en eau chaude du Golf du Mexique dont la densité est bien moindre.

Le maire de Montréal n’est pas satisfait parce que les retombés ne sont pas suffisante selon lui. Il devrait se regarder dans le mirroir et mettre ses bottines où sont ses babinnes pour attirer les pétrolières à raffiner d’avantage à Montréal afin de déservir le Québec. Irving qui a de plus en plus d’emprise dans l’Est du Québec (ville de Québec incluse) contemple la possibilité de naviguer sur le Saguenay pour approvisionner la région du Lac St-Jean qui compte un demi million d’habitants et d’importante entreprises.

Si les Esso, Suncor, Texaco, BP, Gulf Oil et dernièrement Shell ont déménagés leurs pénates du complexe de Montréal-Est c’est grâce aux politiques péquoistes qui voyaient en ces sociétés sous corporations fédérales un frein à leur développement et ont toutes fermées entre 82 et 85 pour aller s’établir à Sarnia qui a profité depuis leur arrivée de plus de 81,000 emplois très bien rémunérés tout comme le fit en mettant la hache dans le projet de Mirabel qui aurait créé au delà de 120,000 emplois depuis (78,000 lors de l’étude effectuée par Price Waterhouse, la plus grande firme de vérifications comptable au monde qui dénota que les emplois furent ravient par Atlanta qui attendait que la chicane Ottawa-Québec se termine pour construire son aéroport internationale, aujourd’hui, la cinquième en importance aux USA.

Les décisions hâtives et sans expertise de ces grands maîtres intello-mili-maniaco-narcissiques ont fait du Québec une terre dont les citoyens se plaignent constamment et pensent que l’argent pousse dans les arbres, le tout sans effort, travail et reconnaissance de l’expertise provenant de l’extérieur tout comme s’ils étaient capables d’inventer un bouton à huit trous.

Nous en ramassons toujours en 2016, les résultats et ne sommes pas au bout de nos peines.

Ah oui, si le PQ avait pas été là, toutes les conditions idéales auraient été réunies pendant 35 ans et le Québec serait riche aujourd’hui!

Évidemment que c’est la faute du PQ si la capacité de raffinage à Montréal-Est a très peu changée entre 1967 et 2007 (124 à 161 000 barils par jour)! Évidemment que c’est la faute du PQ si Shell a décédé d’arrêter les activités de raffinage en 2010!

Après tout pourquoi chercher à comprendre l’univers quand on peut tout expliquer avec dieu…euh…je veux dire…pourquoi chercher à comprendre notre situation actuelle quand on peut tout blâmer sur le PQ!

La capacité de raffinage est due aux installations et non à la demande qui a augmenté depuis 1967. Se sont les nombreuses demandes loufoques et les taux de taxation émis par les péquoistes lorsque au pouvoir.

Ils ont comme d’habitude jouer du violon à 8 cordes pour aller chercher des centaines de millions en taxes spéciales, voir milliard (en dollars de 1980) pour tenter de payer leurs mesures loufoques et dépenses inutiles que les Québécois paient encore à ce jour.

Les standards canadiens en matière de pétrochimie (qui étaient bien au-delà des normes internationales) n’étaient pas suffisants pour eux. Hors les centaines de millions dépensées durant 11 ans en études et commissions parlementaires, amendements et refontes de lois ont toutes été mises aux poubelles puisque impraticable et inutile… bravo.

En réalité, le PQ voulait que les pétrolières fassent table rase de leurs installations pour construire de nouvelles avec des tuyaux chromés, mesures aussi brillantes que le torchon sur lequel elles sont inscrites.

Sarnia et Irving en ont profité et Montréal continue de recevoir le pétrole raffiné à Sarnia et des provinces des maritimes. Shell comme toutes autres ont fait le même choix pour les mêmes raisons. La chicane de clocher des maires des villes de l’époque n’a pas aidé non plus pour le passage de nouvelle tuyauterie vers le port de Montréal afin d’augmenter leur production.

Vous devez être peu âgé car les personnes de mon âge se souviennent très bien des polémiques tout azimut de l’époque tel que celle de Mirabel dont je faisait référence précédemment.

Très bon reportage comme d’habitude monsieur Castonguay. Eh oui, Trans Canada en défaut comme entreprise arrogante de l’année et le gouvernement Conservateur défait dans une fin de régime bouffon et arrogant.

Mais dans le même temps, les Québécois ont trouvé le moyen d’augmenter la députation conservatrice au Québec!!! Cherchez l’erreur…Et surveillez bien Gérard Delrell, pur produit d’un renouveau Harperien…

Que va faire Justin ( calinour ) Trudeau? Entre bouffon on se comprend! Chose certaine il nous faut du pétrole pour encore au moins 50-70 ans donc réfléchissez un peu!! Il n’ y a pas seulement Montréal dans la province de Québec

Même si les réserves actuelles permettent de produire du pétrole pour la consommation de masse pendant 50 à 70 ans, le prix ne se sera pas le même pendant tout ce temps!

The Economist a produit un tableau interactif la semaine dernière qui présente le % du pétrole dont les réserves sont connues qui peut être récupéré en fonction du prix. Il y a, grosso modo, 50% des réserves mondiales qui ne peuvent pas être exploitées sans pertes avec un baril inférieur à ~60$ et il y a environ 15% des réserves qui ne peuvent pas être exploitées sans un baril à 100$+ et un autre 10% qui nécessite un baril à un prix supérieur à 150$ pour l’exploiter sans pertes monétaires.

Le prix de l’essence à moins de 2$/L (avec les taxes actuelles) pendant encore 50 ans est une pure fabulation. Et ce n’est pas les technologies actuelles pour produire des biogaz (comme les processus avec algues) ou autres substituts à l’octane (comme l’éthanol, le bio-diésel ou le méthanol) qui vont changer cette réalité.

En effet nous avons encore plusieurs décennies pour rafiner de nouvelles technologie dont le véhicule à l’électricité semble la prlus prometteurse, nous n’avons qu’à regarder la révolution Norvégiène pour nous en convaincre. Pour ce qui est des algues, ce n’est pas ce qui manque bien au contraire la production d’algue causée par le réchauffement de la planète nous en produit beaucoup plus que voulu et étouffe les océans en utilisant beaucoup d’oxigène.

Je fais référence à la technique de production de bio-carburant qui utilise les algues pour transformer du CO2 en chaîne de carbone plus complexe (le gasoline, kérosène et autres carburants provenants du pétrole ne sont simplement que des chaînes de carbone de différente longueur et structure): https://en.wikipedia.org/wiki/Algae_fuel

se procurer du pétrôle, ce n’est surtout pas un problème. Ce pipeline ne vise pas d’abord le marché du Québec de toute façon. On n’a rien à cirer de ce pipeine.

Vous êtes à « côté de la track » si vous me permettez cette expression, il desservira Montréal et Québec dont cette dernière s’approvisionne entièrement du pétrole provenant d’Europe et moyen-orient.

Plein de faussetés dans ce petit vidéo…à ne pas partager ! Nombre d’emplois après la construction? Le pétrole ne desservira pas les québécois, il traverse le Québec pour atteindre le Nouveau-Brunswick. Le pipeline d’Enbridge du pétrole albertain suffira à la consommation québécoise.

Pas entièrement faux. Ce pipeline ne vise d’abord le marché du Québec mais principalement le marché international. C’est cela la vérité. Pas la tienne.

Entièrement faux, les raffineries de Montréal et Québec dépendent entièrement du pétrole provenant de l’Europe et moyen-orient.

Présentement avec la mise en service de décembre 2915 le Endbridge 9 B transporte 240,000 barils [ 40 millions de litres ]par jour de bitumineux provenant de Sarnia , on prévoit augmenter à 399,000 barils/jour 48, Ml .Cela satisfait 94 % de besoins québécois et le raffinés de IRVING provenant du N-B comble la totalité des besoins qui vont diminuer avec l’électrification et avec les moteurs plus efficaces.
En 2020 ,100 % de 400 millions de barils par année seraient du ÉNERGIE EST sera pour EXPORTATION en ASIE ( Chine et Inde ) très peu d’emplois et de revenus long terme pour le Québec
et SURTOUT devenir complice de crime contre l’humanité pour les effets des dérèglements climatiques extrêmes.

Merci, M.Castonguay. Voilà que vous m’aidez à garder la tête froide à l’égard de ce dossier chaud. Je comprends mieux les enjeux et vous m’aidez à me faire une opinion écalirée.

Nous ne seront jamais assez exigeant pour le passage du nouveau pipeline.

Faite une rapide recherche Web à propos de Enbridge qui opère des pipelines transportant des produits bitumineux canadien vers les E-Unis.
Demandez un résumé sur le déversement dans la rivière Kalamazoo en 2010.
Les opérateurs ont mis 17 heures à réagir à l’alarme de dépressurisation pensant que le détecteur était défectueux,
en second que c,était causé par une grosse bulle d’air dans le conduit.

Résultat, 1,100,000 US gallons de déversés par un pipeline prématurément corrodé par le pétrole de l’ouest canadien.
Enbridge savait depuis 2005 que cette section du pipeline était corrodé, sans intervenir

Depuis, l’EPA ne considère plus les pipelines transportant les produits de l’ouest canadiens comme des pipelines ordinaires et se montre plus exigeant.

La triste histoire du déversement de Kalamazoo n’était pas de « tar sand crude » mais bien de « dilluted bitumen » aussi reconnu sous l’appellation dilbit qui a déjà subit la première phase de raffinerie et donc beaucoup moins dense au point où le produit est moins dense que l’eau.

Ce qui transitera dans l’oléoduc du projet de TransCanada ne flotte pas il se déposera au fond d’une rivière et la température de l’eau le maintiendra encore plus dense selon la température de l’eau.

Le réel problème n’était pas sulement du point de vue de la qualité des installations mais bien de la réaction des « gogo » qui ont attendu 18 heures sans avertir le personnel responsable de ce qui se passait. Il n’en demeure pas moins que l’oléoduc avait plus de 40 ans et qu’Enbridge ne fit pas ce qui était nécessaire pour le maintenir convenablement.

Ce désastre est considéré comme étant le plus grand de l’histoire aux USA malgré que le Exxon Valdez coûta 8près de 8 fois plus pour la récurération du produit.

« Ce qui transitera dans l’oléoduc du projet de TransCanada ne flotte pas il se déposera au fond d’une rivière et la température de l’eau le maintiendra encore plus dense selon la température de l’eau. »

La variabilité de la densité du liquide pour une variation de température de 15K est complètement négligeable dans le contexte: le pétrole est déjà rendu dans l’eau.

D’ailleurs, de la façon que vous écrivez, on a l’impression que vous laissez entendre que le pétrole va descendre comme une brique au fonds du cours d’eau…ce qui laisse croire qu’on aura qu’à gratter pour récupérer le pétrole.

La réalité d’un accident qui implique du heavy crude est tout autre: http://news.nationalgeographic.com/news/energy/2013/04/130405-arkansas-oil-spill-is-canadian-crude-worse/

D’ailleurs, avec l’accident de Kalamazoo, il y a justement eu du pétrole lourd qui a descendu dans la rivière, ce qui a compliqué la tâche d’endiguement.

Vous êtes tombé dans la propagande et jeu de mots insidieux de certains environnementalistes qui connaissent bien la différence entre du “crude” et “oil” dont la population utilise le mot “oil” pour tout type de bitume tout comme en français le mot “huile” sans faire de distinctions.

La densité de l’un n’a rien à voir avec l’autre, mais pour vendre leur salade c’est un terrain bien fertile pour faire passer leur message parfois tissé de demi vérité lorsque ce n’est pas de purs mensonges.

Pour mieux comprendre l’ensemble de ce dossier vous devriez consulter le site ProPublica qui a suivi ce dossier de très prés.

Brièvement, le produit qui a été déversé n’est pas du “crude” mais bien un produit qui a passé la première étape de raffinage pour en faire du “bunker” à Patoka, situé au sud, tout près de la plus grande plaque tournante du système d’oléoducs (Joliet) dans le Nord des USA, par Exxon.

Vous devriez chercher à voir ce qu’est le “crude” de l’Alberta pour constater la différence. Vous déformez mes paroles lorsque vous traficotez mon assertion que le “crude” tomberait au fond de l’eau comme une brique. Il serait loufoque de penser de la sorte mais vous préférez improviser et surtout déformer les faits que sur un seul article qui vous procure un élément en faveur de vos théories.

Vous servez la cause des américains qui sont contre le pétrole canadien mais périssent lentement dans leurs propres démises de la fracturation qui n’a généré que des emmerdes à tous les niveaux depuis 10 ans. Suite à la nouvelle réglementation sur le “forage en eaux profondes” dans le Golf du Mexique et de ce qui reste à venir, nos petits “politicailleux de clocher” du sud changeront rapidement de ton.

Il serait certes intéressant que vous preniez aussi note des jugements émanant des tribunaux de niveau fédéral de l’Illinois, du Texas ainsi que de l’Arkansas pour mieux comprendre ce qui en ait résolu, une lecture fastidieuse mais non moins la plus importante. Tous les jugements parviennent aux même conclusions qu’il est fortement improbable que le “crude” proviendrait du Canada.

Il a été démontré notamment qu’il était impossible de conclure la provenance du “dilluted bitumen” puisqu’il a transité par deux plaques tournantes soient Minneapolis où il n’y a pas de “crude” qui transite par la suite vers le Texas en passant en dessous de l’Oklahoma ou provenant de Joliet pour transiter par les complexes pétroliers de la région de Hartford / St-Louis.

Consultez : http://www.theodora.com/pipelines/north_america_pipelines_map.jpg

La température à Tulsa, est décrite sur Wikipedia comme suit : En moyenne le moi de mai comporte une moyenne de 11 jours au delà de 38 degrés Celcius pouvant atteindre 41 degrés. Le déversement fut le 29 mars. Nous sommes très loin des 17 degrés et encor plus des 15 degrés persistant plus de 9 mois par année selon Environnement Canada.

pour 176.000,000 litres par jour dans le énergie est de TCPL il y aurait environ 20 millions de litres par jour de diluant du genre naphta très inflammable à ramener en Alberta et possiblement par trains ,,, c’est 180 wagons citernes DOT 111 qui circuleront des Maritimes jusqu’en Alberta …
(C’est pour cela que dans le projet Northerne Gateway il y avait 2 tuyaux ;1 de 525,000 barils par jour vers l’ouest et un de 200,000 vers fort Mc Murray ))

C’est un peu plus compliqué. D’abord il ne s’agit pas de conflit est-ouest, la CB est à l’ouest de l’Alberta et une partie de la province produit du pétrole et du gaz mais elle a mené le bal de l’opposition aux pipelines avec son opposition à Northern Gateway – alors l’unité nationale, on repassera car l’Alberta et la Saskatchewan se trouvent enclavés et à l’ouest de l’ouest on craint les transports de pétrole des sables bitumineux. Les grands responsables de ce fiasco sont les conservateurs, il n’y a aucun doute. En enlevant toute crédibilité à l’ONÉ, on reste sans aucun moyen de vérifier la qualité et la sûreté des pipelines et on a raison de s’opposer à ce qu’on ne connaît pas et les pétrolières se sont fiées à l’ONÉ et aux conservateurs mais la fin de la récréation a sonné et elles n’ont pas encore eu le temps de réagir.

De plus, le gouvernement Trudeau est aussi un peu responsable du fiasco. En ce moment l’ONÉ tient des audiences sur l’expansion du pipeline Trans Mountain de Kinder Morgan entre l’Alberta et Vancouver, ce malgré la promesse des libéraux de réformer le processus de l’ONÉ. Ils ont été incapables de freiner les audiences de l’ONÉ et ça envoie le message aux citoyens que rien n’a changé. Donc, non seulement l’opposition des citoyens et des municipalités au pipeline a augmenté mais la perte de confiance dans l’ONÈ et dans le gouvernement Trudeau augmente et se répand: la ville de Victoria vient d’entrer dans le bal de l’opposition avec ses craintes au sujet du transport par bateau du pétrole albertain qui passerait par le détroit Juan de Fuca, devant la ville et le district régional de la capitale avec les risques pour ses rivages en cas de désastre maritime et de déversement de pétrole.

Trudeau ne prend pas la question au sérieux et même si on doit donner un peu de temps au nouveau gouvernement pour se retourner et faire les changements nécessaires, il envoie le mauvais message en laissant faire l’ONÉ et étant mi-figue, mi-raisin devant ce désastre de communication.

C’est sûr que ça prendrait un processus d’évaluation qui durerait 30 ans, avec un droit de veto à tout groupuscule vert. Je suis d’accord avec vous!

LA CONSTRUCTION DU PIPELINE ÉNERGIE EST NE FERAIT PAS DIMINUER LE TRANSPORT DE PÉTROLE PAR TRAINS

Merci Monsieur Castonguay pour cette excellente synthèse.

Cependant, je désire attirer votre attention sur un détail qui n’en est vraiment pas un : la corrélation présumée entre la construction d’Énergie Est et la diminution du transport de pétrole par wagons-citernes. Cette corrélation présumée est l’un des grands arguments que les promoteurs utilisent pour défendre le projet de pipeline, et l’un des plus convaincants aux yeux de la population. Or, elle n’est pas fondée.

1) Les trois raffineries qui seraient éventuellement branchées à Énergie Est – Suncor à Montréal, Valero à Lévis et Irving au Nouveau-Brunswick–, ont toutes trois investi des centaines de millions de dollars dans la construction de terminaux ferroviaires au cours des dernières années, afin de recevoir le pétrole de l’Ouest américain et canadien. Elles ont toutes trois indiqué avoir l’intention de maintenir des approvisionnements par ce moyen de transport. (1)

2) Les raffineries changent de sources d’approvisionnement et donc de mode de transport selon les prix exigés par les producteurs de pétrole (2). Le porte-parole de TransCanada lui-même, Tim Duboyce, a confirmé cette variabilité : « Être branché sur un oléoduc ne veut pas dire que le robinet est toujours ouvert, ce n’est pas un monopole comme Hydro-Québec. Les raffineries aiment avoir le choix et changer de source en fonction des prix du marché (3). » En d’autres termes, si l’oléoduc était construit, les raffineries continueraient à faire venir du pétrole d’outre-mer ou des États-Unis par navires-citernes, ainsi que du pétrole américain ou canadien par trains, dans des proportions qui varieraient selon les prix.

3) Le port pétrolier d’exportation de Chaleur Terminals inc. à Belledune au Nouveau-Brunswick, en voie d’élaboration, fera circuler 220 wagons-citernes supplémentaires, chaque jour, sur plus de 700 km de voies ferrées traversant les villes (dont Montréal), les villages et les rivières du Québec (4). Une hausse nette du transport ferroviaire est donc à prévoir, et non une baisse.

En résumé, le projet Énergie Est n’a rien à voir avec une quelconque intention de diminuer le transport de pétrole par wagons-citernes. Il a tout à voir avec la cible de production des pétrolières de l’Ouest, qui veulent augmenter la production canadienne de 3,8 à 5,3 millions de barils/jour, soit de 1,5 million b/j, d’ici 2030 (5). Le pipeline Énergie Est, combiné aux autres nouvelles infrastructures de transport touchant le Québec, répondrait très précisément à ce besoin :

Pipeline Énergie Est : 1 100 000 b/j
+
Terminal Chaleur à Belledune : 150 000 b/j
+
Inversion de la canalisation 9b d’Enbridge : 300 000 b/j
=
TOTAL : 1 550 000 b/j

… et ce, sans diminuer le pétrole en circulation par d’autres moyens, puisqu’il s’agit d’une hausse nette de production.

La présumée corrélation entre la construction d’Énergie Est et une diminution du transport de pétrole par trains est un mythe sans fondement, qu’il faudrait démolir.

Carole Dupuis, coordonnatrice générale et porte-parole
Regroupement Vigilance Hydrocarbures Québec

(1) Rapports trimestriels de Suncor et Valero; pour Irving : Globe and Mail, http://www.theglobeandmail.com/report-on-business/industry-news/energy-and-resources/irving-refinery-increasingly-using-rail-to-transport-crude/article13102961/ et Bloomberg, http://www.bloomberg.com/news/2013-11-29/irving-oil-boosting-crude-by-rail-capacity-with-alberta-loading.htm
(2) Chaire de gestion du secteur de HEC Montréal, Évaluations environnementales stratégiques sur les hydrocarbures, Pierre-Olivier Pineau et Sylvain M. Audette, étude réalisée pour le Ministère de l’Énergie et des ressources naturelles, http://hydrocarbures.gouv.qc.ca/documents/etudes/GECN04.pdf
(3) Journal de Montréal, Retombées incertaines pour Montréal-Est, http://www.journaldemontreal.com/2015/10/07/retombees-incertaines-pour-montreal-est
(4) Ville de Montréal : http://ville.montreal.qc.ca/pls/portal/docs/PAGE/ARROND_SOU_FR/MEDIA/DOCUMENTS/RESOLUTIONTRAIN_06-10-15.PDF
(5) Canadian Association of Petroleum Producers

Le port pétrolier d’exportation de Chaleur Terminals inc. à Belledune au Nouveau-Brunswick, en voie d’élaboration, fera circuler 220 wagons-citernes supplémentaires, chaque jour, sur plus de 700 km de voies ferrées traversant les villes (dont Montréal), les villages et les rivières du Québec (4). Une hausse nette du transport ferroviaire est donc à prévoir, et non une baisse.

Vous oublier de mentionner que ces projets sont en attente de voir apparaître l’oléoduc tel qu’il est mentionné dans les rapports financiers de ces entreprises. Puisqu’elles veulent continuer à faire de l’argent avec les sables bitumineux, elles prennent toutes les mesures nécessaires pour que le pétrole leur parvienne de l’Ouest et si l’oléoduc prend 10 ans avant de s’y rendre, elles ne se contenteront pas de payer le prix fort des importations internationales pour les beaux yeux des citoyens car ils carburent (sans jeu de mots) aux $$$ et rien d’autre.

Le transport par train est beaucoup plus dispendieux, il exige non seulement l’achat de près de 1,300 vagons aux normes actuelles juste au cas où ils deviendraient nécessaires mais aussi leur entretien tout comme le parcours dont les normes ont beaucoup changée et changeront davantage d’ici 2018 selon Transport Canada.

Sans compter les dangers du point de vue environnement et passages dans les villes tant petites, moyennes que grandes.

Ce que je remarque depuis deux ans, c’est le grand nombre de « je pense que », « il semble que » et autres vocables du genre de la part des journalistes et un grand manque de rigueur car les sources sont nombreuses mais plusieurs préfèrent répéter ce qui a été écrit ou énoncé par « je ne sais trop qui » durant une réunion quelconque « avant hier soeir »

Ce stratagème de paresse intellectuelle ne sert qu’à semer la panique inutile et faire un débat de sourds qui comparent des tomates avec des patates.

C’est aux gouvernements d’étayer des lois mais aussi DE LES FAIRES APPLIQUER.

Merci pour cet argumentaire soutenu Mme. Dupuis. J’espère que d’autres commentateurs sur ce site prendrons exemple afin de documenter davantage leur opinion.

Je crois qu’il est tout à fait normal que le transport par train demeure dans l’échiquier du transport du bitume car personne ne dépensera le milliard et + que doivent investir les pétrolières pour y parvenir. Cependant le fait de construire un oléoduc diminuera le transport par train puisque le transporter par train ne fera qu’augmenter le nombre de vagon par 20, 30, voire 50. Est-ce vraiment ce que l’on désire ?

Les articles que vous suggérez ne concerne que ce dont les pétrolières ont besoin pour les 5 prochaines années. Vous vous aviez pris l’opportunité de consulter les rapports annuels de ces entreprises vous auriez pu constater qu’elles désirent utiliser le train jusqu’à la bande de terrain situé entre Hamilton et Toronto (où les pétrolières étaient situées dans les années 70) et non d’extentionner jusqu’à Montréal, Québec et encore moins les provinces Maritimes, c’est totalement ridicule.

Au surplus l’article du Journal de Monrial ne dit absolument rien et la journaliste pense que Suncor dévoilera des demandes de soumissions en cours, non mais ???

En toute honnêteté vous auriez dû mentionné que votre entité est un regroupement de citoyens contre le développement de l’oléoduc et qu’un réalité son nom est Regroupement interrégional sur les gaz de schiste de la Vallée du Saint-Laurent, une entité qui ne comporte aucun employé si ce n’est que les 5 membres du Conseil d’administration. Une entourloupette pour payer moins d’impôts et recevoir sous de faux prétextes et représentations des fonds publics.

Pourquoi vous sentez-vous obligé de faire jouer de la musique pendant vos explications, ça dérange dans la concentration pour vous suivre et quelquefois on entend pas bien la musique est trop forte. Cependant après avoir fait jouer la vidéo 3 fois j’ai très bien compris le fond du problème. Merci

La CB et les USA ont dit non. Pourquoi qu’on dirait oui? Pour une centaine de jobs?
Pourquoi qu’ils n’essaient pas d’exporter via la Baie d’Hudson? C’est beaucoup plus près que de traverser tout le Canada

Vous avez raison en partie mais que ferez vous pour l’approvisionnement de Montréal et Québec, ne sommes nous pas enclins à recevoir les résultats pécuniers des milliards de dollars que nous avons payés par les impôts depuis les années 70 pour que le projet des sables bitumineux et de l’Arctique produisent depuis 20 ans.

Ça c’est ce qu’on appelle en anglais une « loaded question »! (traduit par « plurium interrogationum » si l’on en croit wikipedia)

Je crois que la raison pourquoi ils ne veulent pas passer par la Baie d’Hudson est tout simplement qu’ils veulent se rendre auprès de raffineries autant que possible. Keystone XL avait le même objectif, mais pas Northern Gateway. Par contre, dans le dernier cas la longueur du pipeline était beaucoup moindre que les autres projets (et aussi beaucoup moindre qu’un port dans la Baie d’Hudson), ce qui devait forcément leur permettre d’assumer un plus grand risque (une utilisation moins intensive du pipeline).

J’imagine qu’il y a aussi une question de présence de glaces l’hiver. S’il y a des mastodontes pétroliers (les super tankers) qui sont capables d’affronter les glaces, ils ne doivent certainement pas être nombreux! Ces bateaux sont conçus pour naviguer des eaux libres de glace et quoique leur dimension ne les empêcheraient probablement pas de naviguer des eaux glacées, il peut y avoir des risques d’endommager la coque.

Mais je ne suis pas dans le secret des dieux, alors…

Les pétroliers provenant de l’outre-mer sont toujours accompagnés d’un brise glace. En fait l’amas de glace n’est que d’une cinquantaine de miles marins de la sortie du golf St-Laurent. La question de l’oléoduc de l’Ouest est un tout autre débat puisqu’il s’agit d’une route à travers les rocheuses (deux chaînes de montagnes à traverser) nous sommes donc fort loin de ces types d’embuches à l’Est.

La Baie d’Hudson n’est pas une solution puisque cela ne génère pas d’argent pour le premier raffinage et n’apporte absolument rien aux raffineries des provinces des maritimes, de Québec qui veut doubler encore une fois sa production (ils ont acheté le terrain qui leur estt contigûe fin 2014 en préparation et sont en plein travaux pour un passage d’oléoduc entre le Saint-Laurent et la raffinerie depuis 2014.

Il en est de même pour Montréal. Au surplus, le gaz et pétrole de Norvège et de la mer du Nord est en mer glacière et cela ne provoque pas de problème depuis les annéees 70 avec le projet FRIG. Les pétroliers étaient bien plus petits mais la glace beaucoup plus épaisse. 😉

Merci monsieur Castonguay pour cette excellente synthèse.

Sur la question de la discorde, les gens de l’ouest auraient peut-être intérêt à savoir que c’est essentiellement pour les mêmes raisons de non acceptation sociale que nous avons fait obstacle aux compagnies gazières qui souhaitaient exploiter le gaz de schiste ici au Québec, il y a quelques années. Ceci, à notre propre détriment, si on en croyait alors les ténors de ces compagnies gazières.

Question de principes: ce qui valait hier pour Pierre vaut aujourd’hui pour Paul.

Mais bon, c’est quoi le plan économique de Junior à part faire des déficits de 25 milliards par année pour le fun?

Economie basé sur le pétrole ! ! ! Non merci……… De préférence , avec nos cerveaux ..créons des produits manufacturés , c’est plus stable.

Je vais faire l’avocat du diable: une partie des déficits vont servir à remettre des infrastructures en état. Ce n’est pas exactement un luxe quand on regarde l’état des ponts fédéraux, des voies ferroviaires (quoique les propriétaires des voies sont supposés faire l’entretien, il aura un coût à l’inspection et à les forcer à respecter la règlementation), la canalisation des villes et même certaines installations aéroportuaires auraient besoin d’une cure de jeunesse.

Mais malheureusement certains, dont Jean Charest il y a quelques années, vont tenter de nous faire croire qu’ils s’agit d’investissements. Il y a investissement en infrastructures quand on améliore les installations au-delà de leur état initial ou lorsqu’on ajoute des installations liées à un besoin. La réalité est que la grande majorité de cet argent sera dépensé à remettre les choses en état, comme ils l’étaient avant.

Trans Canada n’a effectivement pas compris la dynamique d’aujourd’hui en étant un peu trop confiante à l’égard de l’opinion publique et des pouvoirs locaux, et en étant légaliste en se basant seulement sur l’étude de l’ONE.
Par contre , malgré les bons arguments de la CMM, ils demeurent des préoccupations de gestion territoriale qui peuvent peut- être être rassurées ou atténuées ( modification du tracé de certains tronçons, sécurité, surveillance, capacités d’intervention en cas de déversements, etc.)
Le débat plus large de la pertinence d’une telle infrastructure pour l’économie , dans un contexte de transition vers moins de pétrole, relève de pouvoirs supérieurs prenant en en considération d’autres paramètres comme les retombées réelles versus les effets sur nos engagements en matière de réduction des GES ( ce qui est différent des normes d’aménagement ,de construction et de gestion ).
Pour terminer: il est assez ironique que certains relient ce projet à la division du Canada, pays qui a été construit et développé autour d’une autre grande infrastructure, d’est en ouest celle-là: leCHEMIN DE FER…,

Vous résumez mon opinion et je suis d’ accord avec vous! Le projet de pipeline cers l’ ouest en passant par les Rocheuses et la CB était mal ficelé et n’ avait pas d’ étude environnementale à jour et c’ est la raison principale pour laquelle, ça n’ a pas fonctionné ! D’ une certaine façon les maires de la CUM ont bien fait de refuser le projet tel quel! Trans Canada devra sans doute descendre de son pied d’ estal et s’ entendre avec non seulement avec l’ ONE mais aussi avec le BAPE au Québec et par la suite avec le gouvernement du Québec s’ il veut conclure ce projet qui m’ apparaît plus sécuritaire que tous les autres modes de transport!

Ça me fait rire un peu de voir Coderre comme porte parole pour ce dossier car il n’y a en fait qu’un petit bout du pipeline qui passe par la Ville de Montréal…

Faute de compétence, on mélange la péréquation avec ce problème, ce qui est une incongruité. La péréquation ne peut être analysé seule, puisque le Canada remet aux provinces et territoires des fonds en subventions. Il faut donc additionner les deux: subventions et péréquation. Le Québec est le deuxième territoire qui nourrit le fisc fédéral à cause de la population et le cinquième à recevoir des retours d’impôts. L’ensemble des retours doit se calculer par citoyen et non pas en total. Si je donne un dollar à chaque citoyen pour s’acheter un demi-hotdog, l’Ontario recevra en total un peu plus de 13 millions de dollars; le Québec, 8 millions et lI-P-É, 140 000$. Pourtant chaque citoyen sera traité de la même façon.
Un pipeline pour être sécuritaire doit avoir une double paroi, avec assez d’espace entre les deux pour qu’un inspecteur puisse se promener régulièrement ou qu’une caméra sur rail puisse faire le travail d’inspection.
Contrairement à ce qui a été écrit sur l’Actualité, le territoire traversé par un pipeline peut et doit exiger des redevances tant pour le gouvernement que pour les propriétaires de terrains. Un locataire doit payer un loyer pour la maison du propriétaire. Et ce n’est pas la Charte de la Confédération qui peut empêcher l’exigence puisqu’elle a été remplacée par la nouvelle Constitution de 1982.
Cela dit, le Québec est souverain depuis 33 ans, c’est Mme Kathleen Wynne qui l’a dit à M. Couillard en août 2014 (La Presse) de la façon suivante:
« … le fruit n’était pas mûr pour une reprise des pourparlers visant à réintégrer le Québec dans le giron constitutionnel dont il est exclu depuis 1982!.
EXCLU & RÉINTÉGRER ne sont-ils pas des mots assez forts?

Coderre n’est vraiment pas un exemple d’intégrité au niveau de l’environnement. Surtout pour notre eau potable. À coup d’étude scientifique il a tenté de nous faire avaler que son autorisation de déverser des milliers de mètres cube d’eau usé dans le fleuve St-Laurent n’aura aucun impact environnementale.
De plus, il est dit dans l’article; »un pipeline de 15,7 milliards de dollars qui traverserait tout le pays. L’oléoduc transporterait 1,1 million de barils de pétrole par jour de l’Alberta jusqu’à la raffinerie d’Irving au Nouveau-Brunswick, en passant par l’Ontario et le Québec. La majorité de cette production serait destinée à l’exportation, puisque le prix du baril de pétrole est plus élevé sur le marché international que sur le territoire nord-américain. »- fin de citation.
Ils sont prêt à investir pas moins de 15,7 milliards de dollars pour un pipeline qui traverse le pays, afin de strictement l’exporter…c’est plus payant.
Ensuite les Gouvernements nous parle d’indépendance énergétique…mais bon sens! Réveillez-vous citoyen!

Selon moi. pour l’humanité, pour le Québec l’avenir n’est pas le pétrole, si on veut créer des emplois et la prospérité
il faut dès maintenant passer à la TRANSITION ÉNERGÉTIQUE vers la production et l’utilisation efficace d’énergie propre et renouvelable.

Pour ce faire je pense que doter le Québec d,un réseau de transports collectifs électrifiés en débutant par la réfection de la voie ferroviaire de la rive nord, peu utilisé par le CP on devrait faire une ligne double eéectrifié par une division Transport d’Hydro-Québec.
Montréal, (Gare Jean Talon) Trois Rivières et Québec ( dans la basse ville ) plus tard prolonger vers Gatineau et progressivement interconnecter le réseau vers la rive sud Granby, Bromont Magog Sherbrooke etc
Ce projet produira plus d’emplois, plus de revenus et de retombées à long terme tout le long du réseau dans toutes les villes étant desservies par ces trains propres.