Le plan B de Lisée

Le chef du Parti québécois tourne la page sur le projet d’alliance raté avec Québec solidaire. Il veut maintenant convaincre les électeurs qu’il peut devenir premier ministre sans l’aide d’un autre parti.

(Photo : Rodolphe Beaulieu)

Au milieu des années 1990, tard le soir dans son bureau, à Québec, Jean-François Lisée écrivait les discours de Jacques Parizeau et de Lucien Bouchard au son de Shania Twain, Martina McBride et autres vedettes dont les clips jouaient en boucle sur sa petite télé. « Quand j’ai découvert la chaîne New Country, je suis devenu accro pendant 10 ans », dit-il.

Encore aujourd’hui amateur des rythmes rock et folks du nouveau country, le chef du Parti québécois avoue monter le volume quand il en entend à la radio dans sa voiture. Et sa vie ressemble d’ailleurs à un rodéo depuis quelques semaines : deux sondages le placent troisième dans les intentions de vote, le député de Gaspé, Gaétan Lelièvre, a dû être expulsé du parti pour des raisons éthiques, et Québec solidaire a refusé son pacte électoral…

« Mais je suis resté sur le taureau ! » réplique-t-il en souriant, persuadé qu’il peut l’emporter aux prochaines élections. Malgré les critiques sur son leadership, il voit l’échec de la convergence souverainiste comme le début d’un nouveau chapitre. Et il a un plan pour convaincre les électeurs de lui confier le pouvoir en 2018. Lisée s’appuiera sur cinq piliers : les services publics, l’environnement, l’identité québécoise, le succès des immigrants et le nationalisme économique. Il fera, assure-t-il, une campagne électorale en s’opposant aux baisses d’impôts que promettront ses adversaires du PLQ et de la CAQ, qu’il met d’ailleurs dans le même sac et a rebaptisés «PLCAQ».

Au moment de cette entrevue, fin mai, dans une boulangerie-café de sa circonscription, Rosemont, Jean-François Lisée venait d’encaisser le choc provoqué par le rejet d’un pacte PQ-QS qu’il convoitait depuis près d’un an. « QS n’a pas voulu sortir de sa zone de confort », juge-t-il. Il était pourtant optimiste cet hiver. Lors d’une rencontre discrète chez lui, en janvier, Manon Massé et Andrés Fontecilla, qui était alors porte-parole de QS, s’étaient montrés intéressés par une alliance. Amir Khadir y était favorable, et les conversations avec Gabriel Nadeau-Dubois, qui allait se lancer en politique dans les semaines suivantes, semblaient fructueuses, raconte Lisée. Les militants de Québec solidaire en ont toutefois décidé autrement.

« QS s’est isolé. On est loin de l’image que Françoise David donnait à ce parti. On est dans l’anti-Françoise David ! » La formation souverainiste est devenue un adversaire comme les autres sur le chemin électoral du chef péquiste.

***

Comment avez-vous vécu le rejet d’une alliance par Québec solidaire ?

On a été déçus, même si on n’a jamais tenu pour acquis que ça allait marcher. On présumait de la bonne foi des gens, et il y a quand même 40 % des délégués qui se sont prononcés en faveur. On voulait montrer notre volonté de rassembler pour éviter d’avoir quatre autres années d’austérité, de privatisation, de passe-droit au pipeline Énergie Est… Ça, c’est le programme du PLQ et de la CAQ.

Les dirigeants de QS ont-ils mis suffisamment d’énergie pour influencer les militants favorables à un pacte ?

On peut se poser des questions sur l’engagement des porte-paroles, même si Khadir et Fontecilla ont fait le tour du Québec pour parler aux militants. Le silence de Gabriel Nadeau-Dubois, au congrès, nous pousse à tirer des conclusions sur son courage. Mais surtout, des gens du comité de coordination de QS ont activement travaillé pour que ça ne marche pas.

Avez-vous été naïf de penser que QS accepterait cette alliance ?

Le PQ était prêt à sortir de sa zone de confort. C’est un message extrêmement fort. Les Québécois veulent des politiciens qui inspirent confiance et qui agissent pour le bien commun. Ils détestent les combats partisans.

Nous allons profiter d’un gain de réputation majeur. Quand nous aurons remonté la pente jusqu’à former un gouvernement majoritaire, la population repensera à ce moment comme à celui de la reprise de confiance de l’électorat envers le PQ.

Si l’ADQ de Mario Dumont nous avait dit non au printemps 1995, lorsqu’on cherchait à tisser une alliance en vue du référendum, on nous aurait dit : vous avez été naïfs et vous êtes affaiblis. Sortir de sa zone de confort, c’est prendre un risque.

Lors du congrès, des militants de QS ont traité le PQ de « raciste » et de « toxique », des mots très durs venant de progressistes et d’indépendantistes. Comment avez-vous réagi ?

Ce sont des mots qu’on entend de la part du Parti libéral du Québec, parfois du premier ministre lui-même. Il y a un axe idéologique entre QS et le PLQ sur la diabolisation de la laïcité. Ils ne font pas primer l’égalité hommes-femmes dans les demandes d’accommodements religieux. C’est leur choix. Je respecte l’opinion des trudeauistes. Mais il y a de l’intolérance dans leur position face à la nôtre, face à nous, qui pensons que l’État doit être plus neutre qu’il ne l’est actuellement et qu’il y a un tronc commun de valeurs, d’histoire et de langue qui nous définit.

(Photo : Rodolphe Beaulieu)

Cette tentative ratée d’alliance met-elle en jeu votre leadership ?

Le leadership, c’est de tenter d’atteindre le bien commun et de remplir le mandat que l’on a reçu de ses membres. Je l’assume totalement. Tous les candidats de la course à la direction promettaient de tenter un rapprochement avec QS. Pierre Karl Péladeau, avant son départ, le disait aussi. Il y avait un consensus fort au PQ.

Est-ce plus difficile que vous ne le pensiez d’être chef du PQ ?

Non. J’ai été conseiller de Parizeau et de Bouchard dans des périodes difficiles. Ça me permet d’être zen, plus que bien d’autres autour de moi ! J’essaie de voir ce que ça va donner pour l’ensemble de l’œuvre. L’histoire ne se termine pas aujourd’hui. On écrit une page, mais il y aura d’autres chapitres. Depuis quelques jours, je sens une nouvelle énergie. Je suis fier d’avoir essayé de conclure ce pacte avec QS. Les Québécois veulent qu’on essaie de s’entendre. Cette discussion occultait tout le reste, y compris qui nous sommes et où nous voulons mener le Québec. Nous pourrons être plus clairs. C’est libérateur.

C’est quoi, l’ADN du PQ de Jean-François Lisée ?

On croit à la nation et à l’État. La nation québécoise ne doit pas s’excuser d’être et elle doit s’affirmer sans inhibitions, mais avec une ouverture à l’autre. On croit que l’État est un instrument légitime pour donner de bons services à la population et pour appuyer l’économie.

Comment battre les libéraux en 2018 ?

Le principal ressort de la prochaine campagne sera la volonté de tourner la page sur les années libérales. Plus de 60 % des Québécois sont insatisfaits du gouvernement, et ce taux monte à 70 % chez les francophones. Le jour du vote, il y aura trois types de gouvernement possibles : le PLQ, dont les gens ne veulent pas, puis la CAQ et le PQ. Le PLCAQ, avec ses baisses d’impôts, va amputer les moyens de l’État. L’un et l’autre parti tenteront de nous faire croire que ça ne touchera pas les services, mais les Québécois sont assez intelligents pour savoir qu’on ne change pas l’eau en vin ! Soit on a de l’argent pour les services, soit on n’en a pas. Au PQ, nous ne proposons pas d’augmenter les impôts, mais nous ne voulons pas les baisser. Nous pensons avoir besoin de chacun de nos dollars pour donner de bons services.

Un gouvernement du PQ mettra tout en œuvre pour que ce projet devienne un cauchemar réglementaire et législatif et qu’il soit abandonné.

Est-ce qu’on peut faire une campagne sans promettre des baisses d’impôts ?

Oui, absolument ! Est-ce qu’il faut aider les familles dans le besoin ? Bien sûr. Mais on ne va pas baisser les impôts, ce qui aiderait aussi les riches, qui n’ont pas besoin d’aide. On prendra trois mesures qui redonneront l’équivalent de 1 100 dollars en moyenne à chaque famille. D’abord, le matériel scolaire à la rentrée, en septembre, qui coûte en moyenne 150 dollars par enfant, sera gratuit. Ensuite, la modulation des tarifs en services de garde sera abolie ; on reviendra au tarif unique, ce qui représente une grosse économie pour la classe moyenne supérieure. Enfin, pour les ménages au bas de l’échelle, on veut augmenter le crédit d’impôt pour solidarité de 100 dollars, ce qui aidera trois millions de ménages.

Outre la qualité des services publics, que proposez-vous d’autre ?

En environnement, le PLCAQ dit que le projet du pipeline Énergie Est, qui traversera 850 cours d’eau, pourrait être une bonne chose si les conditions sont réunies. Un gouvernement du PQ mettra tout en œuvre pour que ce projet devienne un cauchemar réglementaire et législatif et qu’il soit abandonné.

Sur l’enjeu de l’identité, on balisera les accommodements religieux et on interdira, de manière progressive, le port de signes religieux pour certaines catégories du personnel de l’État. On discutera des seuils d’immigration, ce que le PLQ refuse de faire. On travaillera aussi au succès du vivre-ensemble, pas seulement sur les règles. On s’intéressera à la qualité de l’intégration des immigrants et à la lutte contre la discrimination. Après 12 ans de régime libéral, il y a deux fois plus de chômage chez les Québécois d’origine nord-africaine que dans le reste de la population. C’est le bilan des libéraux, même s’ils n’en parlent jamais.

On a une série de mesures pour que la diversité québécoise réussisse mieux. Par exemple, on s’assurera qu’elle est davantage reflétée au gouvernement et qu’elle occupe au moins 12 % des emplois dans la fonction publique. On lui fera une place à des conseils d’administration. On introduira la notion de CV anonymes pour les entreprises afin de diminuer la discrimination. On rendra illégal le fait que des employeurs exigent une expérience de travail au Québec pour accorder une entrevue d’embauche. On est le seul parti à avoir une position équilibrée sur la question identitaire.

(Photo : Rodolphe Beaulieu)

Allez-vous chasser sur les terres de la CAQ maintenant que les efforts avec QS ont échoué ?

On va parler à tous les électeurs. Et l’une des façons d’y arriver, c’est de s’assurer qu’on est le parti du nationalisme économique. On veut redonner du pouvoir aux régions, garder les sièges sociaux ici et être le parti de l’entrepreneuriat. On fait une tournée du Québec, Priorité PME, pour élaborer le programme d’aide le plus robuste qu’on puisse proposer aux élections.

Il n’y a pas si longtemps, 9 % de la population active voulait se lancer dans les affaires. Chez les moins de 35 ans, ça se chiffre maintenant à 42 % ! On est à la veille de la plus grande vague d’entrepreneuriat de l’histoire du Québec. L’idée de les aider à créer le Québec de demain m’enthousiasme. Il y a 25 000 entrepreneurs par année qui disent vouloir partir à la retraite, mais les jeunes veulent les remplacer ! C’est la plus belle ressource naturelle du Québec. On veut être le parti qui aidera à transformer ces intentions en projets et les projets en succès.

Y aura-t-il quelque chose de précis en santé ? Vous avez parlé du salaire des médecins pendant la course à la direction…

On gèlera la rémunération des médecins, ce qui libérera de 500 à 600 millions de dollars par année. On provoquera un « big bang » dans les actes cliniques. Les infirmières et les pharmaciens en effectueront davantage. Les fédérations médicales ont résisté pendant des années, mais c’est fini. Ce sera un grand moment de vérité avec nos médecins. On aime nos médecins ; ils ne doivent toutefois pas être des rois, mais des partenaires.

Les sondages indiquent que beaucoup d’électeurs qui ont l’intention de voter pour la CAQ ont QS pour deuxième choix, et vice versa. Ils rejettent surtout les partis qui ont gouverné en alternance le Québec. Comment contrer ça au PQ ?

Avec la jeunesse des idées. J’ai gagné la course au leadership du PQ avec des idées audacieuses. La jeunesse, c’est un état d’esprit. La CAQ est un nouveau parti, mais il est né vieux !

Qu’est-ce qui vous a le plus surpris dans le rapport Osez repenser le PQ, de Paul St-Pierre Plamondon ?

Qu’il ne voulait plus voir les pancartes du référendum de 1995. J’ai dit : voyons donc ! Je les aime tellement ! [Rire] Il faudra en inventer d’autres.

Dans la même catégorie
Boutique Voir & L'actualité

Obtenez jusqu’à 40% de plus pour votre prochaine sortie

75 commentaires
Les commentaires sont fermés.

Malgré les chiffres du gouvernement qui montrent d’où proviennent les entrées fiscales des citoyens et surtout le % de ceux qui paient l’impôt, ils s’entête encore à vouloir en prendre/donner plus (Il s’est prêté au jeux – comme les autres chefs de partis à savoir qui payait quoi… ). À quand l’équilibre fiscale citoyen M. Lisée? Il démontre encore qu’aucun politiciens n’est assez solide quand vient le temps de dompter la machine gouvernemental gloutonne et obèse qui en demande encore plus… Tant qu’à moi M. Lisée, PLQ = CAQ = PQ. Tous pareils. Juste l’image marketing qui est différente…

« ils s’entête encore à vouloir en prendre/donner plus »
Au contraire, Lisée le conforme : ni baisser ni hausser les impôts. C’est pourtant clair?

« À quand l’équilibre fiscale (sic) citoyen M. Lisée? »

Un autre maniaque de l’équilibre, sans trop qu’on sache ce qu’il veut dire par « équilibre fiscal citoyen ».

Je commence à en avoir par dessus le pompon du discours, du mantra sur l' »équilibre fiscal ». C’est un langage creux, vide, un slogan tout comme était la « pastre à 65 cents »! Tout le monde réalise que ce genre de « religion » n’a aucun sens et est même dangereux non-seulement pour le développement social mais aussi pour le développement économique. Disons qu’on est passé à un niveau supérieur d’intelligence économique et que ça ne « pogne » plus que chez ceux qui n’ont pas ce qu’ il faut pour aller plus loin.

Lorsque monsieur Lisée nous présente le PQ comme pratiquement le seul Parti de la laïcité au Québec, j’éprouve un certain embarras et je suis d’autant plus embarrassé lorsque c’est ce même PQ exhale les pasionaria(s) d’une nouvelle laïcité assez populaire en France notamment, une forme d’idéologie qui veillerait à transformer le concept de laïcité issu des républicains francs-maçons de la fin du 19ième siècle en une sorte de nouvelle religion d’État. Qui plus est clairement anti-islam nonobstant.

Cette approche quasi mystique de la laïcité gangrène littéralement tout fondement d’une société laïque libre et ouverte sur le monde. Cela vient fermer la porte à toute forme d’inter-culturalisme tel que défini par Gérard Bouchard ou par Charles Taylor.

Sous prétexte de vouloir instaurer coûte que coûte une égalité et une neutralité d’apparence ; on construit une frontière infranchissable entre ce qui relève d’un État paradigmatique qui ne se voit pas et ce que forme la société civile dans la vie de tous les jours.

C’est de cette manière qu’on creuse un fossé irréconciliable qui sépare un État répressif moralement tenant d’une sorte de rectitude impossible à atteindre et une population stigmatisée, culpabilisée de facto, humiliée puisque incapable de se soumettre à cet ordre nouveau moral émergeant qui fort d’une majorité d’élus à l’Assemblée nationale se voudrait dès son entrée en fonction une force toute puissante.

Au lieu de rassembler, de réunir, on va à qui mieux mieux continuer de diviser pour mieux prétendre régner.

Il n’y a qu’une seule forme de laïcité, sa grande qualité, c’est sa souplesse, sa capacité de pouvoir s’adapter à toutes formes de circonstances partout. Évidemment tous les partis au Québec respectent les principes qui fondent la laïcité — ce dont il faut se réjouir -, je conçois mal qu’il n’y en ait qu’un seul, le PQ qui sur cette voie se démarque des autres pour le bien de tous.

Plus encore, en envoyant ce mauvais message à la population. Monsieur Lisée sous-entend implicitement que depuis Jean Lesage, le Québec ne serait pas laïc tout simplement. Ce qui n’est vraiment pas vendeur politiquement. Les électeurs attendent mieux que cela. Un parti convivial qui accueille et qui se mobilise sur ce qui compte vraiment.

S’il faudrait encore faire la promotion de la laïcité, cela signifierait que la majorité de nos concitoyens adoptent une laïcité de façade tandis qu’ils ne seraient dans la vie de tous les jours qu’essentiellement gouvernés par leurs préjugés, leur héritage directement hérité du catholicisme et diverses formes du christianisme pour les populations anglophones.

Ce n’est pas sur la base de telles visions qui littéralement obèrent la marche du temps qu’on parviendra à réunir les gens, pas plus qu’un tel parti ne pourrait objectivement former une majorité digne de ce nom lors de la prochaine élection.

Finalement, je m’étonne qu’un homme aussi admirable, éminent et chevronné que l’est monsieur Jean-François Lisée, qu’il ignore que le but recherché par une baisse d’impôt ne soit pas de recevoir plus de perceptions de toutes sortes que le montant effectif réel de la baisse d’impôts.

— Au net, les caisses (ou la pizza) de l’État ne devraient normalement pas s’en trouver toutes dégarnies.

C’est du bla bla du néant votre réponse, aucune inconhérance du copier coller, il n’y a pas que la laicité pour protéger tous les gens de toute religion et appartenance. L’europe se détériore à cause de ce que vous avez présenté de votre réponse. Les assises de notre société occidentale sont entrain d’exploser. Non, Monsieur, j’aimerais plus la laicité d’état que n’importe quelle autre forme. en ce qui concerne la baisse d’impôts: durant les années de gouvernance libérale, l’État a coupé partout pour dégager des surplus. Les services, l’Éducation et la santé sont détérioré au profit des subventions par millards aux entreprises (Bombardier et d’autres). non je préfére que cette argent reste ds les services fournis à la population que la retourné en baisse d’impôts à une minorité des gens. Je vois pas un autre parti qui peut garder le québec loin de la corruption et la collusion créé par les libéraux.

@ Poldo Lamera Shoiry,

« On travaillera aussi au succès du vivre-ensemble, pas seulement sur les règles. On s’intéressera à la qualité de l’intégration des immigrants et à la lutte contre la discrimination. » — Jean-François Lisée

Vous avez des prénoms ou noms combinés très originaux vraiment. J’ose à peine vous demander de quelles origines ? Laissez-moi deviner…. Peut-être de quelques lointaines familles souches originaires de l’île d’Orléans ??? Ou à tout le moins êtes-vous accointé aux Shoiry des jolis quartiers huppés de cette aristocratique ex-commune de Sillery… ?

Usuellement, je m’efforce de respecter scrupuleusement l’opinion des gens.

Mais pour vous dire franchement, je ne pense pas que vous respectiez vraiment la-mienne. Vous affirmez que mes propos sont incohérents car copiés-collés, votre citation : « aucune inconhérance du copier coller » ; cela démontre surtout que vos connaissances des règles les plus élémentaires de la grammaire française vous sont passablement étrangères.

Moi qui croyais que du côté de Sillery on apprenait la langue comme il faut. Quelle terrible déception.

Tout cela atteste scrupuleusement de votre faible niveau de scolarité. Et si vous vous imaginez qu’un gouvernement du PQ va vous protéger indéfiniment, vous vous mettez carrément le doigt dans l’œil jusqu’au coude. Relisez donc plutôt trois fois qu’une cette citation de Jean-François Lisée reproduite par mes soins en début.

Bref, vous êtes manipulé et vous ne comprenez pas le moins du monde le sens de la liberté, incluant celui de la liberté d’expression. Pour vous l’État, c’est une « sainte-mère-l’église » de substitution.

Par la nature même de vos propos, je ne vois vraiment pas ce qui devrait m’inciter à retourner voter vers le Parti Québécois, « There is no turning back! » ; même quand on vote pour ce parti, on est méprisé par une base comme la vôtre qui nous traite plus bas que terre, nous fait mordre la poussière, nous méprise comme elle méprise globalement toutes celles et tous ceux qui ne sont pas arrogants comme vous l’êtes. Aucune ouverture de votre part pour la différence, l’originalité, la diversité.

Pourquoi irais-je voter avec vous, avec des gens qui comme vous n’ont strictement rien à offrir ? Des gens qui ne pensent qu’à vivre comme des sangsues au crochet de l’État québécois, lorsque vous devriez d’abord vous poser la question de savoir ce que vous devriez faire pour ce Québec que vous chérissez tant.

Lisée entend ouvrir le parti, alors que vous faites tout ce qu’il faut pour l’enterrer dans les fosses communes de l’histoire du Canada. Les Lévesque et autres Parizeau doivent être « bin bin » fiers d’avoir en d’autre temps mouillé leur chemise pour garantir le bienêtre de gens qui tout comme vous ne sont pas animés de la moindre parcelle de reconnaissance en vertu de l’œuvre accomplie.

Dites-moi, ça sert à quoi d’arborer la photo de Jacques Parizeau sur son compte twitter quand on ne sait même pas d’où on vient et vers quoi on s’en va ?

Monsieur, vous vous gourmez! Vous vous écoutez… lire. Vous avez inventé la « laïcité-plasticinne »!

@ Normand Choinière,

C’est vous plutôt qui inventez de nouveaux mots, vous vouliez dire : « laïcité-plasticine » avec un seul « n »…. Il me fera grand plaisir de reprendre votre formule à l’occasion. Et pour qu’on ne m’accuse pas de plagiat, je ne manquerai pas de préciser que vous en êtes l’auteur.

Ne pensez-vous pas que cette conception que vous trouvez plutôt pâte à modeler et donc enfantine manifestement ; qu’elle pourrait s’appliquer tout aussi bien à cette vision de pays idéalisée partagée par ceux et celles qui sympathisent avec Parti Québécois ?

@ LDauphi,

Diantre mais si vous adhérez tout-à-fait aux propos de Poldo Lamera Shoiry, me voici en sérieuses difficultés.

Pourrais-je savoir en quoi et pourquoi vous n’adhérez pas à mes propos ? — Cela m’aiderait certainement à m’améliorer.

@Francois 1er: je crois que tout compte fait, le fanatique en vous voit du fanatisme partout… Si vous croyez un tant soit peu au bienfait du gouvernement Couillard qui détruit tout sur son passage et qui donne surtout aux lobbyistes et aux petits zamis de toujours du parti néolibéral néoconservateur néoféodalisme… C’est un parti qui fait la phase II de démantèlement de tout notre système public qui allait mieux que ce qui se passe aujourd’hui Francois 1er si vous lisez d’autres journaux, vous pourrez vous rendre compte… Mais si vous lisez seulement les articles de l’IEDM ou encore RDI, ce sont désolé de vous l’apprendre, des médias accointés avec le clan Desmarais donc très en faveur de toute privatisation… Ils sont dans le gaz et pétrole mais aussi dans les assurances privées… et ils se frottent les mains…

@ LDauphi,

De toute évidence ce message ne m’était pas adressé. J’espère que François 1 saura vous répondre.

Je ne comprends pas ce qu’a à voir le « fanatisme » avec la liberté de choix et la liberté d’expression.

Le syndicalisme, les partis politiques, les associations sont aussi des formes de lobbysme. Puisque par définitions tous les lobbys sont des groupes de pressions. Il n’y donc pas seulement que les entreprises, les organismes professionnels et les grandes entreprises.

Je suis d’accord avec vous quant au fait qu’il y a encore du travail à faire à fin d’éviter toutes formes de conflits sous-jacents. Mais le pense que vous surévaluez toutes les formes de collusions qui pourraient exister avec le gouvernement actuel et les contracteurs qui répondent aux appels d’offres et obtiennent des contrats en provenance de l’État.

Les postions politiques de la famille Desmarais sont connues depuis fort longtemps. Personne n’est tenu de les supporter. Rien de bien neuf sur le sujet qui ne soit pas déjà connu du grand public pour devoir se déterminer maintenant en faveur du Parti québécois.

Autant que je sache, madame Marois avait de très cordiales relations avec les Desmarais et globalement d’ailleurs avec tout l’establishment québécois. Ce n’est pas un reproche que je fais. C’est simplement la constatation des faits que je fais….

@ L. Dauphi:

???

Calmez-vous, je n’ai même pas commenté dans ce fil…mais je peux comprendre que certaines de mes interventions où je précise des références avec lien, etc… peuvent en irriter certains qui préfèrent le clinquant émotionnel aux FAITS avérés.

Lisée, rêve de la laicité de l’Europe qui ne fonctionne pas, comme il allait très souvent en Europe pour aller voir sa conjointe et ses enfants au frais des contribuables il veut faire du Québec 1 Europe.

Pour le plus grand bien du Québec, il faut impérativement que Lisée prenne le pouvoir l’an prochain. Il n’y a que le PQ qui peut nous éviter un autre 4 ans de morosité.

Morosité???

Jamais l’économie du Québec n’a fonctionné aussi bien et jamais le taux de chômage au Québec n’a été aussi bas depuis les années ’70!!! Nous sommes même meilleurs à ce sujet que la moyenne canadienne ce qui ne s’est pas vu depuis des lustres.

Votre fanatisme semble vous aveugler…

Morosité??? On ne vit pas dans la même province M. C. La morosité est celle que les partis d’oppositions veulent nous faire croire.

Jean-François Lisée reste quand même le moins pire des trois et même des cinq. Philippe Couillard : il ne tient pas tête à Justin Trudeau, n’a rien fait pour améliorer la santé, il n’y a eu que des scandales, corruption etc. François Legault: on ne sait pas vraiment ce qu’il propose. Le duo QS : pas crédible pour être au pouvoir.

Peut-être que je me trompe mais je prédis que Lisée sera le fossoyeur du parti québécois et de son option séparatiste. Le Bloc a déjà entamé la crédibilité de cette option.

Lisée a déjà effectué des dizaines de virements à 180 degrés depuis qu’il est chef de sa formation (son incohérence est devenue notoire) et malgré tout, les intentions de vote envers le PQ s’amenuisent comme une peau de chagrin car les Québécois ne sont pas dupes de ses petites combines à deux balles. Comme « stratège »…

Pour ce qui est des scandales, les DEUX partis politiques (Libéraux et Péquistes) ont été accusés et même reconnus coupables, dans certains cas, de malversations et de financement illicite. Les DEUX! Et le tout s’est déroulé AVANT Couillard et Lisée.

Le taux de chômage au Québec est au plus bas depuis les années ’70 et ce n’est certainement pas en élisant un parti qui veut se séparer de l’un des pays les plus admirés de la planète que les choses vont continuer ainsi. Mme. Marois nous avait promis 5 années de bordel économique advenant la possibilité que nous entrions dans votre cage à homards, or, connaissant la propension des péquistes à embellir la situation, on peut très facilement en imaginer 10 de plus.

Pendant 2 ans, le même Lisée voulait s’associer étroitement au même QS qu’il vilipende aujourd’hui… Tenez. allez lire ceci et ça vous en dira un peu plus sur ce « leader »:

http://www.journaldemontreal.com/2017/06/12/couillard-lisee-et-les-soviets

Extrait:

« Le conseil national du PQ a aussi été l’occasion de s’éloigner encore un peu plus de Québec solidaire.
«Des extrémisssssses!», a-t-on susurré aux télés continues. Des susurrements teintés de dégoût…
Les péquistes courtisaient donc depuis deux ans des gens infréquentables. Des marxistes! Des communistes! Des gauchistes! Des révolutionnaires!
Ils ignoraient apparemment tout de l’intifada anti capitaliste du soviet solidaire… C’était donc une erreur de croire qu’ils étaient de gauche, comme tout le monde… »

@François 1
Un peu d’histoire à vous et à ce cher Hébert ne fera pas de tort. Durant la deuxième guerre mondiale, les Américains et les Britanniques se sont alliés aux méchants communistes russes pour pouvoir vaincre les nazis. Parfois, la raison doit avoir le dessus sur les sentiments.

@ Marc Sauvageau:

Comparer la coalition des Alliés contre le nazisme criminel à celle (ratée en plus!!!) du PQ et de QS.

On atteint le point Godwin rapidement chez vous, preuve flagrante du manque total d’arguments.

@ LDauphi:

Michel Hébert est un chroniqueur dont la plume est extrêmement intéressante et qui nous révèle souvent une facette différente des ornières intellectuelles dans lesquelles la gogoche voudrait nous enliser.

Je connais Lauzon et je partage, quoique très rarement ses idées que je trouve souvent tellement biaisées que ça en est presque amusant. Je me demande même quelle sorte d’enseignement ce personnage a procuré à ses élèves mais, bon, il enseigne à l’UQUÀM (que je qualifie humoristiquement de Secrétariat du Parti Communiste du Québec…) ce qui explique plusieurs de ses positions.

@ François 1
Encore faudrait-il comprendre la « loi » Godwin. J’évoquais l’alliance contre nature entre les américano-britanniques et l’URSS de l’époque. Je ne faisais aucune comparaison avec le nazisme.

Ingrid, vous précisez « les cinq », mais ne citez pas Option nationale.

Qu’est-ce qui vous déplaît dans notre démarche?

@ Marc Sauvageau:

…et contre qui au juste « l’alliance contre nature entre les américano-britanniques et l’URSS de l’époque » était-elle dirigée???

N’importe quoi…

Il dit maintenant être en mesure de faire cavalier seul sans l’aide d’aucune autre formation politique pour y parvenir. Pourquoi maintenant ce sera plus facile que lorsque qu’il a approché QS? C’est le même PQ non? Ce qui m’indispose davantage dans son raisonnement, c’est de tirer dans tous les sens pour tenter de faire la différence. Je ne sais pas ce qu’il cherche avec son plan B mais il va encore s’enfarger dans le port des signes religieux et fonder son action un peu trop calqué sur la France à mon goût. Pourtant le PQ est le parti d’un projet d’abord et avant tout, l’indépendance. Une fois cet objectif atteint, on en établit les différentes étapes pour consolider les acquis et rassurer la population tout à la fois. Perso, je n’ai pas confiance car GND ne sera pas trop loin et sera son pire ennemi.

Il n’a pas dit que cecserait plus facile sans entente avec QS! Il a dit qu’il pouvait s’en passer. Disons que c’est moins essentiel que le vote des immigrants qui, lui, réduirait le PLQ à 15-20% du vote et à une vingtaine de députés. Personne ne semble réaliser que la balance du pouvoir est largement dans les mains des immigrants.
Chose certaine, Lisée touche au PLQ « là où ça fait mal » avec ses propositions sur l’immigration. Il est plus qu’habilel, quasi diabolique. Il va aller en chercher des immigrants avec son discours qui veut s’attaquer à leur chômage et, à part les extrémistes à la Dalila Awada, il y en a un sacré nombre qui sont en faveur de la laïcité car c’est justement l’extrémisme religieux et les brimades aux libertés qui les a fait venir ici. S’il coupe ce bloc des immigrants en deux, il sera assurément sur le « chemin des victoires ».

Réalistement, il faut bien comprendre que QS s’est auto donné toute une râclée en se retranchant dans ses terres pour jouer cavalier seul. Tu ne fais pas ça quand 87% de ton électorat veut le contraire! Son plan fonctionne. Le soir de son élection comme Chef il a bien dit que son principal adversaire ne sersit pas le PLQ mais bien la CAQ. Et on le voit maintenant très bien. Ce sera une bataille de coqs. Et qui l’emportera? Celui qui a eu l’intelligence pour gagner la Chefferie du PQ alors qu’au départ il était vu comme perdant ou celui, qui faute du nécessaire, a du quitter le PQ pour créer la CAQ, son parti personnel, afin de devenir Chef de quelque chose?

@ Normand Choinière,

1— Si vous pensez qu’une victoire majoritaire du PQ consisterait à se fonder sur la stratégie de division du vote des immigrants originaires de l’Afrique du nord, très franchement je pense que vous faites fausse-route.

J’ai récemment pu constater qu’un certain nombre d’Algériens ont choisi de retourner au pays. Faut croire que les brimades là-bas sont devenues beaucoup plus supportables qu’il n’en parait désormais. D’autant que la plupart des magrébins qui entrent au Canada sont des immigrants reçus, pas des réfugiés, tous sont instruits, nombre d’entre eux détiennent des diplômes de l’enseignement supérieur.

2—Des politiciens qui au cours de leur carrière changent de parti, cela s’est vu souvent. Il n’y a pas que Legault. Même René Lévesque ou Lucien Bouchard ou le regretté Jean Lapierre l’ont fait. — Alors ?

Mr. Lisée, je vous trouve très brillant, ce qu’il vous fallait pour être capable d’écrire les discours de Monsieur Jacques Parizeau qui je crois pouvait écrire ses propres discours. Même chose pour Lucien Bouchard, j’ai lu vos livres sur le tricheur et le naufrageur et même s’ils sont très intéressants il y a plusieurs choses qui me chicote dans le sens que Robert Bourrassa après avoir été au pouvoir pendant toutes ces années vous ne lui avez rien de positif. C’est quand même lui qui s’est battu pour faire la baie James, (dont on est si fier aujourd’hui ) car le parti québécois du temps voulait qu’il s’en aille vers l’énergie nucléaire car c’était dans ce sens que la France s’en allait et que ce devait être l’énergie du futur. Deuxième chose vous avez eu 200 rencontres avec Bourrassa, il doit s’être créé une sorte de rapprochement et de confiance entre vous deux et vous finissez avec vos deux livres assassins. Je vous souhaite quand même bonne chance dans vos projets sur l’avenir du Québec.

Le PQ a voulu s’ associer avec l’ extrême gauche communiste du plateau et c’ est fait traiter de raciste ect… Déjà le PQ est à gauche et est perçu par la population comme un parti vieillissant qui porte sur ses épaules leur fameux article 1 qui ne représente plus du tout la population de plus en plus ethnique !!
L’ avenir du PQ se résume à peu de chose si ce n’ est qu’ une promesse utopique qu’ ils vont faire l’ indépendance à moyen terme !!! Pour les électeurs en général ( si vous enlevez les 20 % de séparatistes durs ) le PQ n’ est pas du tout représentatif de l’ avenir économique du Québec.

Encore un dont la fibre nationaliste est au point mort. C’est pour quand l’indépendance du Québec avec cette guerre des chiffres et la priorisation du seul argument des taxes et impôt. On peut-tu avoir des visées moins courtes?

@ micheline otis , Oui à long terme le PQ va disparaître et l’ on va cesser de parler de chiffres en l’air!

M. Lisée, vous dites exactement ce que je pense depuis que j’ai l’âge de voter et j’ai pu ainsi exprimer mon opinion de citoyenne pour la première fois en 1976. J’ai toujours appuyé le PQ depuis car, je crois sincèrement à notre capacité de nous gérer nous-mêmes. Quand je lis ou j’entends des propos de gens qui ont l’air d’avoir peur de franchir le pas qui nous mènerait à notre souveraineté entière et absolue et bien, ça me désole et je me dis qu’au fond, une majorité d’entre nous ne sommes pas encore matures. C’est triste à pleurer.

@ Lise Ménard,

De tous les pays du monde, c’est d’entre tous le Canada qui offre sur l’ensemble de ses territoires parmi les meilleurs pouvoirs de gestion. On pourrait certainement apporter encore des améliorations, encore faut-il savoir apprécier combien nous sommes chanceux d’être canadiens.

Des divers projets mis sur la table par le PQ jusqu’à présent, aucun ne propose justement une « souveraineté entière et absolue » comme vous l’écrivez. Ce sont toujours des projets bancals d’association au reste du Canada.

Pour qu’un État puisse jouir d’une pleine et entière souveraineté, il doit d’abord commercer par faire la révolution.

À ma connaissance le PQ n’est précisément pas un parti révolutionnaire.

C’est bon de pleurer à tous âges quand la tristesse nous habite et nous prend. Lorsque la vie jour après jour nous retire peu à peu toutes nos illusions.

Alors que le Canada propose des partenariats économiques à gauche et à droite dont des partenariats avec l’Europe, l’Asie et non le moindre les États-Unis, serait un pays qui jouit d’une « souveraineté entière et absolue » tandis qu’un Québec ayant déclaré sa souveraineté, aurait, selon Serge Drouginsky, une souveraineté « partielle », parce qu’il proposerait au Canada un partenariat économique !

Les Tchèques et les Slovaques, qui sans doute jouissent d’une « souveraineté entière et absolue », ont eu leur révolution de velours pourquoi pas le Québec ?

@ Marc Sauvageau,

Comme c’est d’ailleurs votre fâcheuse habitude, vous lisez dans le texte des autres des choses qui ne s’y trouvent pas. Mais dites-moi, où donc Serge Drouginsky en l’occurrence moi-même aurait écrit où que ce soit la formule de « souveraineté partielle » ?

La « souveraineté partielle », cela n’existe pas. On est une chose ou on ne l’est pas. C’est un peu comme si j’écrivais que je suis « partiellement hétérosexuel »….

Quoiqu’il en soit, vous fondez votre argumentation en matière de « libre-échange » sur la base de prémisses qui n’existent pas. À un moment où le Québec est quoiqu’il en soit résolument tourné vers le libre-échange tout comme l’est le reste du Canada. Donc notre cause commerciale est commune. Ce qui fait consensus dans les principaux partis.

Pour ce qui est de l’ex-république de Tchécoslovaquie, vous simplifiez volontairement les choses. Il s’agit d’un divorce à l’amiable mené avec tout le talent et l’intelligence d’un Václav Havel, le genre d’homme très intelligent et talentueux que le Québec, ni probablement le Canada ne possède pas.

D’autre part en matière de commerce, libre circulation des produits, services, main-d’œuvre, questions de sécurité, etc…. Ce sont les règles de l’Union Européenne qui s’appliquent tant à la République tchèque qu’à la Slovaquie.

Autant que je sache le Canada est une Confédération, pas à proprement dire une Union de pays libres et indépendants. Certains principes de subsidiarité notamment n’existent pas au Canada. On voit mal comment et pourquoi on rouvrirait la Constitution sur ces enjeux-là.

— Mais soyons positifs… lorsque la démarche révolutionnaire sera effectivement engagée au Québec, je pourrai toujours clarifier à ce moment-là quelles sont en définitive mes postions…. Quoique sans doute et certainement pas avant !

Enfin pour conclure : selon moi la révolution parfaite devrait être de type bolivarienne ou bien n’être pas.

@ Serge Drouginsky
Vous avez écrit : « Des divers projets mis sur la table par le PQ jusqu’à présent aucun ne propose justement une « souveraineté entière et absolue » comme vous l’écrivez. Ce sont toujours des projets bancals d’association au reste du Canada. »

Si le PQ ne propose pas « une souveraineté entière et absolue », la seule autre voie ne peut être que partielle. Vous écrivez que la souveraineté partielle n’existe pas. Vous lirez la constitution canadienne, notamment les articles 91 et 92. C’est quand même étonnant que dans vos propos, vous touchiez à l’Union européenne sans vous rendre compte que les pays membres jouissent d’une souveraineté partielle.

Vous mentionnez que le divorce tchécoslovaque fut « mené avec tout le talent et l’intelligence d’un Václav Havel ». C’est faux, Havel était contre le partitionnement de la Tchécoslovaquie et il démissionna pour éviter d’avoir été le président de la séparation. La partition de la Tchécoslovaquie fut négociée par les premiers ministres tchèques et slovaques (Klaus et Měciar).

@ Marc Sauvageau,

Je m’efforcerai d’être bref :

1— La formule : « souveraineté entière et absolue » n’est pas de moi, mais de madame Lise Ménard dans ses commentaires du 13 juin 2017, 11 h 11 min. Mes propos étaient une réponse à l’effet que je n’ai jusqu’à présent rien observé qui m’indique que dans le projet souverainiste, il n’y ait quoique ce soit d’absolu et d’entier.

2—Vous interprétez que ce qui n’est ni absolu, ni entier est de facto quelque chose de partielle. C’est votre choix interprétatif. Je pense disposer d’assez bonnes connaissances de la langue française pour dire d’une chose qu’elle est partielle ou bien pas, si telle devait être ma conception.

3—Vous devriez plutôt demander à madame Ménard de reformuler ses allégations d’une autre façon. À fin de lever toute ambiguïté sur le processus.

4—Vous faites référence aux articles 91 et 92 de la Loi constitutionnelle de 1867. Ici encore vous vous livrez à un exercice d’interprétation. Il n’est nullement fait référence à une quelconque notion de « souveraineté partielle » où que ce soit dans ce document, ni dans les articles suivants. Partage des pouvoirs et souveraineté partielle me semblent des concepts plutôt différents.

Pour fin d’éviter tout nouveau conflit avec vous, je prends le parti de respecter votre vision interprétative, sans la partager.

Comme dit le proverbe : « Charbonnier est maître chez soi »

5—Vos mots : « C’est quand même étonnant que dans vos propos, vous touchiez à l’Union européenne sans vous rendre compte que les pays membres jouissent d’une souveraineté partielle. »

Il est vraiment trop long d’entrer dans le détail sur ce genre de questions. Je vous invite plutôt à consulter le traité de Lisbonne à l’adresse suivante :
https://www.traite-de-lisbonne.fr/

Cela devrait vous aider à mieux comprendre comment fonctionnent les institutions de l’UE. Permettez-moi de rappeler que l’UE n’est pas jusqu’à présent une confédération.

6—Vous confondez sur l’ensemble de vos propos deux évènements différents : la « révolution de velours » qui met fin au régime communiste instauré en Tchécoslovaquie, Václav Havel ayant joué un rôle important dans cette transition. Puis le processus de dissolution de la Tchécoslovaquie en 1992, appelé aussi : « divorce de velours ».

Il faut admettre que les formules de révolution et de divorce de velours prêtent à confusion. C’est précisément parce que vous avez fait mention de « révolution de velours » que j’ai évoqué le nom d’Havel dont le rôle a été déterminant.

Dans la procédure de dissolution de la Tchécoslovaquie. Havel a eu l’élégance de se retirer justement pour ne pas nuire aux négociations.

7—À ma connaissance aucune procédure de dissolution du Canada, n’est encore engagée jusqu’à présent et pour le moment.

@ Serge Drouginsky
Personnellement, j’utilise le terme indépendance et l’indépendance ça ne se fait pas à moitié et c’est l’interprétation que j’ai décelée chez madame Ménard, surtout qu’elle emploie aussi l’expression « capacité de nous gérer nous-mêmes ». Si la souveraineté proposée par le Québec n’était pas « entière et absolue » quel serait l’intérêt du Québec de demander « des projets bancals d’association » puisqu’il profite déjà d’une association ?

Vos connaissances du français devraient vous indiquer qu’un adjectif suppose un substantif, ici le nom souveraineté et que la souveraineté peut être totale ou partielle. Par définition, la souveraineté d’un État est le « pouvoir suprême reconnu à l’État, qui implique l’exclusivité de sa compétence sur le territoire national (souveraineté interne) et son indépendance absolue dans l’ordre international où il n’est limité que par ses propres engagements (souveraineté externe).(Larousse en ligne)

Le Canada en tant que fédération partage ses compétences (souveraineté) avec les provinces. C’est ce que définissent les articles 91 et 92 de sa constitution. On peut faire la même analogie avec l’Union européenne où les pays membres restreignent leur souveraineté, par leurs engagements, avec une entité centrale.

Comment doit-on interpréter votre affirmation d’un divorce mené par Václav Havel ? Et comment a-t-il pu jouer « un rôle important dans cette transition », puisque vous affirmez vous-même qu’ « Havel a eu l’élégance de se retirer justement pour ne pas nuire aux négociations » ?

Parait-il que la souveraineté serait dépendante de la révolution et en lisant ceci :« [L]a Révolution de » Velours » conduit à l’indépendance politique de la Tchécoslovaquie. » (http://www.republiquetcheque.fr/) Ça m’a inspiré

Errata
Après relecture j’ai cité à tort et je retire ceci : « Et comment a-t-il pu jouer » un rôle important dans cette transition » puisque vous affirmez vous-même qu’ « Havel a eu l’élégance de se retirer justement pour ne pas nuire aux négociations » ? ». C’était une mauvaise lecture puisque la transition et le rôle d’Havel touchait à l’ancien régime communiste.

@ Marc Sauvageau,

Je serai plus bref :

Comme toujours vous me prêtez des paroles et des mots que je n’écris pas, tout comme des pensées associées à ces mots que je n’ai définitivement pas. Vous vous livrez à toutes sortes d’interprétations et de charcutage qui selon moi sont délirants. Rien de nouveau sous l’horizon. Vous devriez plutôt relire les monstruosités que vous-même il vous arrive de rédiger.

Soyez plus critique envers vous-même. Cela vous rendra plus tolérant envers les autres.

Dans l’hypothèse où vous ne le sauriez pas. Václav Havel a été deux fois président. Président de la République tchèque et slovaque. Puis quelques mois plus tard président de la République tchèque. J’ai me semble-t-il le droit de penser du bien de qui je veux et de dire du bien de qui je veux. À vous lire Václav Havel n’aurait jamais été qu’une sorte de gros salaud qui méprisait les Slovaques. C’est dégouttant.

Le rôle d’un président c’est de réunir tous ses concitoyens. C’est donc ce qu’il a fait. Et vous confondez le rôle des parlements Tchèques et Slovaques avec le devoir de réserve du président.

Finalement, je croyais que le sujet de ce billet de blogue, c’était l’interview de Jean-François Lisée et non la dissolution de la Tchécoslovaquie, plus quelques verbiages à saveur procédurales dont vous vous gargarisez lorsque je crois, vous ne saisissez pas le sens de mots que vous employez et que vous déplacez comme des objets.

Il est triste de remarquer une fois de plus qu’il y a au Québec deux visions inconciliables et irréconciliables des choses qui rendent cette province nauséabonde en comparaison du reste du Canada.

Ce qui me donne un peu d’espoir tout de même, c’est de voir que la jeunesse du Québec a de plus en plus une vision saine quant à leur appartenance au Canada et surtout, ils prennent conscience de l’apport qu’ils peuvent fournir fort avantageusement auprès de toute la communauté. Ce qui est bien de valeur.

— Vous serez je pense d’accord avec moi quant-au fait qu’il ne soit pas utile de poursuivre indéfiniment ce débat. D’autant que vos propos s’adressent à une personne imaginaire à laquelle vous avez donné un nom et un prénom, personne tout droit sortie de votre esprit, dans laquelle définitivement je ne m’identifie pas.

J’aimerai vous suggérer plutôt de dialoguer face à un miroir ; ce qui devrait avoir l’avantage de faire plus pleinement valoir votre narcissisme ainsi dans ses moindres connotations.

N’oubliez jamais que la peur, Madame, est le début de la sagesse…

Les Québécois ont peur de quoi au juste? De plonger dans l’inconnu sans aucune garantie qu’eux et leur famille trouveront un sort meilleur que celui que leur procure l’un des, sinon LE meilleur pays au MONDE? De devoir faire face à 5 à 10 ans de bordel économique tel que promis par votre Pauline Marois? De devoir farrailler et se quereller constamment avec le reste du Canada pendant des lustres sur les détails du partage de la dette et des pouvoirs (n’allez surtout pas imaginer que la séparation se fera dans l’harmonie la plus totale…)? D’ensuite se retrouver avec des présidents de république qui peinent aujourd’hui, alors qu’ils sont dans l’opposition, travail relativement léger, à s’entendre entre eux et à finaliser une position commune? De voter aveuglément sur une constitution à venir dont le PQ n’a même pas encore écrit le début du titre? Etc…?

Madame, devant ces questionnements fondamentaux, je trouve le peuple québécois très sage et prudent de refuser le « deal » proposé par le PQ (à 2 reprises!).

À défaut de savoir à qui je m’adresse, celui qui prétend que je lui prête des mots et des paroles qu’il n’écrit pas et qu’il me renvoie à mon miroir devrait s’examiner, quand dans une de ses diarrhées verbales dont il a le monopole, il m’accuse de traiter de manière dégoutante Vaclav Havel de gros salaud. Mentionner que l’ex-président tchèque a démissionné et qu’il n’a pas participé à la partition de la Tchécoslovaquie me vaut ce qualificatif peu aimable.

Il m’impute de ne pas connaître le sens des mots. C’est la même personne qui, dans une chronique passée, m’inventait des définitions sur un sujet économique, alors que je lui démontrais référence à l’appui, que ses définitions étaient fausses. Dans les textes ci-hauts, une révolution, même si elle fut calme, devient un divorce à l’amiable. Ce divorce à l’amiable devient ensuite une transition. Même à l’amiable, un divorce implique une rupture sans transition.

Dans la même chronique passée, il se lamentait parce que je lui avais manqué de courtoisie, prétendait-il, en lui déclarant qu’il pourrait regretter d’avoir écrit des faussetés, sinon des mensonges. Il m’ordonnait, presque, de lui devoir du respect dans les prochains échanges. Maintenant, il me traite de narcissique, il traite une bonne partie de Québécois d’infectes (sans doute que Poldo Lamera Shoiry et moi nous en somme). Chez Serge Drouginsky, le respect, s’adresse seulement aux autres.

@ Marc Sauvageau,

Vos mots sont le reflet exact de l’image que vous vous faites de votre perfection.

Je maintiens néanmoins : que vous me prêtez des mots que je n’écris pas et des pensées que je n’aie pas ; que vous confondez toujours deux évènements distincts : « révolution de velours » et « divorce de velours ».

De la même manière je maintiens : que lorsque vous parlez de « productivité », vous ne savez définitivement pas de quoi vous parlez. Quand depuis le temps vous auriez pu à tout le moins faire votre « mea culpa »….

Quant au reste c’est purement anecdotique. Je n’en rajouterai donc pas.

@Serge Drouginsky
Je ne sais pas dans quelle langue il faut vous expliquer qu’en attribuant à la « révolution de velours » la signification d’un divorce, vous avez vous-même contribuer à la confusion, que je ne suis pas responsable des expressions que vous utilisez, que je ne peux différencier un mot utilisé isolément sans contexte et ayant selon l’auteur plus d’une interprétation pour départager deux événements différents.

Contrairement à ce que vous croyez, je ne déforme pas vos paroles ou votre pensée. Dans un de vos commentaires, vous écriviez : « … la « révolution de velours » qui met fin au régime communiste instauré en Tchécoslovaquie, Václav Havel ayant joué un rôle important dans cette transition. » Vous aviez aussi déclaré dans un commentaire précédent ceci : « Il s’agit d’un divorce à l’amiable mené avec tout le talent et l’intelligence d’un Václav Havel ».

Ces déclarations mettent en évidence cet enchaînement : révolution → divorce → transition. On peut même déduire qu’une révolution est à la fois un divorce et une transition, je schématise :
Révolution → Divorce ;
Révolution → Transition ;
Divorce ↔ Transition.

Précisons aussi, pour ne pas rendre confus ce qui ne devrait pas l’être que dans l’histoire des États, les révolutions ont toujours précédé les partitions (le divorce) et qu’elles ont aussi toujours précédé les périodes transitoires. Elles n’ont jamais été un divorce et/ou une transition.

Ce qui m’agace chez J.F. Lisée est cette manie de trouver mille et une idée prises à gauche ou à droite sans vérifier si elles marchent. Ainsi, il nous lance tout de go qu’il voudrait introduire le CV anonyme. Malheureusement pour Lisée, on a abandonné cette solution partout ailleurs où on a voulu l’imposer, sauf au gouvernement fédéral semble-t-il. À l’heure d’Internet où tout le monde étale sa vie sur les médias sociaux et que plusieurs professionnels utilisent des plates-formes comme LinkeIn, c’est une solution vouée à l’échec.

Lisée veut aussi « rendr[e] illégal le fait que des employeurs exigent une expérience de travail au Québec pour accorder une entrevue d’embauche », une autre idée sortie de son chapeau qui risque d’être un flop. Comment connaître les qualités et les aptitudes d’un candidat sans savoir s’il répond à un minimum d’exigences – les méthodes et les expériences de travail ne sont pas universel ? Ce n’est pas pour rien que la Charte québécoise considère qu’ « une distinction, exclusion ou préférence fondée sur les aptitudes ou qualités requises par un emploi … est réputée non discriminatoire. »

Vous avez absolument raison ! Pour les électeurs , il est difficile à suivre ! On a l’ impression d’ être des enfants roi à qui il promet des bonbons de plusieurs saveurs en espérant qu’ on en choisit un qui va faire notre bonheur! Lorsque tu veux devenir premier ministre et ensuite aspirer à l’ indépendance , ça prend pas mal plus de leadership que ça ! Il devrait retourner à ses écritures et laisser les grands gouverner ! Lui et Martine Ouellet sont entrain de faire la même chose !

Roosevelt disait de Churchill, et cette remarque s’applique parfaitement à Lisée, qu’il avait 50 idées par jour, que 3 étaient bonne mais qu’il ne pouvait dire lesquelles.

C’est la vision de la laïcité tel que vue par François Lisée qui m’inquiète un peu.
En soi le port de signe religieux ne pose pas de problème. Le fait de les cachés ne changera pas les opinions religieuses de ces personnes.

Autre tuile pour Lisée: la cote du Québec vient tout juste d’être haussée. Au point où elle surpasse celle de l’Ontario. Du JAMAIS VU depuis que les statistiques existent!!!

Ajoutée aux taux historiquement bas du chômage au Québec, cette nouvelle rend de plus en plus difficile la pertinence et la justification de l’existence du PQ.

Pas vraiment une tuile dans la mesure où il s’agit plus d’une victoire à la Pyrrhus qu’autre chose. De plus, connaissant cet oligopole controversé qui gère ces notations souvent injustes et qui peuvent détruire des pays, faut savoir ce que ça prend pour avoir une bonne cote.

Quand à la pertinence et la justification de l’existence du PQ, je ne comprends pas trop votre point. Il y a plein de choses dans le programme du PQ qu’on ne voit pas dans celui du PLQ et qui seraient tout à fait pertinent pour la société. C’est tout simplement deux partis complètement différents, ce dernier n’ayant que le mot économie dans la bouche (un peu comme le parti conservateur que vous devez d’ailleurs beaucoup apprécier), et le PQ plus social-démocrate et souverainiste.

Au sujet des notations de crédit pour les états – une idiotie en soi, puisque aucun état qui possède sa monnaie souveraine et sa banque centrale ne peuvent faire défaut – plusieurs de ceux-ci ont vu une décote de leur note de crédit et cela ne les a pas empêché d’emprunter à des taux négatifs pour le court terme.

Un examen sérieux démontre que les emprunts du Québec côtoient les taux des obligations du Canada, qui elles-mêmes suivent le taux directeur de la Banque du Canada, peu importe la cote de crédit.

@ Bru:

Il y a des règles très strictes qui s’appliquent pour évaluer les risques de faire affaire avec un gouvernement et ces règles sont les mêmes pour tout le monde pour une agence de notation (il y en a plus qu’une soit dit en passant ce qui donne encore plus de crédibilité aux dites notes).

Si cette dite note de crédit « détruit un pays », c’est qu’il l’a cherché car les gouvernements connaissent très bien les règles qui régissent ce genre de chose.

Pour ce qui est de l’existence du PQ, si vous connaissez un groupe d’investisseurs sérieux qui s’exclame « Chic…voici un endroit qui a élu un gouvernement qui veut se séparer d’un des pays les plus solides et admirés de la planète… Vite! Allons de ce pas investir là-bas! » faites-moi signe…

@ Marc Sauvageau:

http://affaires.lapresse.ca/economie/quebec/201706/16/01-5108364-standard-poors-la-cote-de-credit-du-quebec-meilleure-que-celle-de-lontario.php

Extrait:

« «Mais en fin de compte, on fait tout ça pourquoi? a-t-il poursuivi. Ce n’est pas pour avoir le plaisir d’avoir la bénédiction d’une agence de  notation. On va obtenir de meilleures conditions d’emprunt sur les marchés financiers, donc on va payer moins en frais d’intérêts, ce qui est très important parce nous avons une très grosse dette.» M. Leitão ne sait pas encore à combien s’élèveront les économies en frais d’intérêts, mais il a indiqué que cette nouvelle «marge de manoeuvre»  allait permettre de continuer de réinvestir dans les services publics. Il profitera de sa tournée des capitales financières européennes, la semaine prochaine, pour mettre en lumière la décision de Standard & Poor’s.
«Avec la situation internationale très incertaine, l’amélioration de notre cote nous met dans une très bonne position, a soutenu le ministre. »

Fin de l’extrait.

@ Marc Sauvageau:
Come on Marc… Vous savez très bien que les cotes de crédit ont une influence majeure sur les taux d’intérêts que les prêteurs consentiront à un pays. Parlez-en aux Grecs…

Qu’il existe plusieurs règles très strictes n’est pas un argument qui fera taire les critiques sur ces agences, qui ont fait beaucoup d’erreurs et qui ont coûté très cher à plusieurs (je ne donne pas de liens, vous trouverai des tonnes de critiques avec les mots clé «critique agence notation»).

Je trouverai toujours fascinant le sempiternel argument économique des fédéralistes endurcis pour discréditer la volonté d’un peuple à l’autodétermination (il y aurait bien une centaine de pays de moins depuis la seconde guerre mondiale s’ils vous avaient écouté, et je n’en connais aucun qui se plaint d’être devenu un pays). Beaucoup d’études sérieuses ont prouvé qu’un Québec souverain serait une réussite sur tous les plans, économique aussi. Il y a toute sortes de raisons pourquoi le chômage est si bas (diminution de la population active, dépare en masse à la retraite des baby-boomers, devise favorable, etc.). Il y a rien qui prouve qu’on ne serait pas capable de faire pareil dans un Québec pays. Toute sortes d’entreprises investissent dans des pays qui sont plus instables politiquement que le Québec.

Je suis sûr que vous croyez la plupart des choses que vous dites, mais vous ne pouvez pas refuser à des gens de vouloir vivre dans leur propre pays. On parle de l’émancipation et de la sauvegarde d’un peuple, de sa culture, de sa langue, de ses valeurs, du choix de toutes ses lois, d’aller en guerre ou non, de siéger dans les organisations mondiales… ce n’est pas rien.

Parlez-en aux Grecques dites-vous ? On voit que vous n’êtes pas un Grec et que vous ne connaissez pas la situation grecque. Les Grecques vous diront qu’ils n’ont plus accès aux marchés financiers, parce qu’ils sont insolvables et la Banque centrale européenne leurs refuse toute garantie de prêt. Ils sont réduits à quémander des prêts aux Européens et aux FMI (exigence des Allemands) qui, moyennant des concessions douloureuses et des objectifs inatteignables pourront obtenir leur pitance. Les cotes de crédit, ils en ont rien à cirer.

@ Bru:

Je ne veux pas faire taire les critiques mais mettre en évidence l’utilité des agences de crédit qui sont reconnues par les gens SÉRIEUX qui opèrent dans le monde de la finance.

Voici un autre lien qui pourrait vous éclairer sur le sujet:

http://www.journaldemontreal.com/2017/06/21/un-beau-aa–pour-carlos-leitao

Pour ce qui est de l’autodétermination des « peuples », vous avez votre opinion et j’ai la mienne qui, au demeurant, semble en parfaite symbiose avec, justement, celle du « peuple » québécois qui refuse net d’entrer dans votre cage à homards. D’ailleurs, les études dont vous faites référence ont été remises en question par d’autres études qui disaient exactement le contraire. Souvenez-vous du « Plan 0 » de Parizeau où il manquait quelques milliards… Même votre Pauline Marois nous promettait au moins 5 ans de bordel économique advenant une séparation. 5 ANS!!! Connaissant la propension des péquistes à nous dorer la pilule, on peut très facilement comprendre que ce dit bordel serait de 10 ou 15 ans sans aucune garantie que notre sort se serait amélioré par la suite car, je vous le rappelle, nous vivons présentement dans l’un, sinon LE, pays le plus admiré et le plus solide de la planète: Le Canada!
Si le « peuple » québécois a pu sauvegarder ses traditions, etc…jusqu’à maintenant, je ne vois pas pourquoi il ne pourrait le faire dans le futur et à l’intérieur du Canada, d’autant plus que cette survie a été pratiquée dans le passé sans la loi 101 et sans toutes les protections dont nous jouissons aujourd’hui.

P.S.: Quelles sont nos « valeurs » spécifiquement québécoises au juste? Parce que jusqu’à maintenant, aucun péquiste n’a pu les décrire…

@François 1
Je ne veux pas faire taire les critiques mais…
C’est votre opinion, ceux qui les critiquent ne sont pas moins sérieux, mais ont une vision probablement plus humaine des choses.

Voici un autre lien qui pourrait vous éclairer sur le sujet…
Désolé, mais vos liens, malgré vos prétentions et votre volonté à vouloir documenter vos thèses, font la plupart du temps référence à des auteurs biaisés dans le sens de vos idées. L’IEDM, organisme économique et éminemment politisé, ne publie que des papiers selon une doctrine néolibérale souvent teintée d’un capitalisme sauvage, donc assez discréditée si on veut rester objectif.

Pour ce qui est de l’autodétermination des « peuples », vous avez votre opinion et j’ai la mienne…
Je conviens que de faire voir un autre point de vue est un défi. Avec plus de 50% d’analphabètes, et sûrement beaucoup plus qui ne s’intéresse pas à l’histoire (entre autres), il est difficile de convaincre les gens d’adhérer à une cause pas si simple à expliquer. Pour beaucoup de monde, je crois qu’il ne s’agirait donc que d’une question de connaissance et de prise de conscience. S’il y a des immigrants qui réussissent (même s’ils sont encore très peu), d’autres le peuvent aussi. Ça commence par une bonne dose d’honnêteté intellectuelle et un peu de curiosité.

Même votre Pauline Marois nous promettait au moins 5 ans de bordel économique…
Je vois que le signe de piastre revient pas mal à toutes vos réponses. Vous ne donnez aucune crédibilité au PQ sur ces questions, mais vous choisissez Mme Marois comme référence économique !?! Et honnêtement, je ne vois pas plus de talent de dorage de pilules de la part du PQ que des autres, bien au contraire.

Si le « peuple » québécois a pu sauvegarder ses traditions, etc…jusqu’à maintenant…
Je dois ici prendre une grande respiration et encaisser le coup de votre aberrante ignorance du sujet. C’est un miracle que nous soyons encore en vie après des décennies/siècles de tentative d’assimilation. C’est grâce à ces lois et décisions pro-peuple-québecois que nous avons quelque peu amélioré notre sort. Mais depuis 15 ou 20 ans, ça recommence à se détériorer. Lisez Akos Verboczy pour comprendre comment les immigrants sont endoctrinés anti-québecois-francophone dès leur arrivé.

Bru:

L’IEDM est de tendance légèrement droitiste (on est loin du capitalisme dit sauvage…) MAIS dans toutes leurs affirmations, ils donnent des statistiques et des références solides et crédibles contrairement d’autres révolutionnaires de salon de la gogoche qui ne se basent que sur des émotions et des théories toutes plus chimériques les unes que les autres. Je me souviens très bien de ces mêmes gauchistes débranchés des années ’60 / ’70 arborant le col Mao et nous balançant leur petit livre rouge à la figure. On connaît tous la suite…et les dizaines de millions de morts que ce genre de comportement philosophique ont provoqués.

S’il y a 50% d’analphabètes au Québec, on n’a qu’à s’en prendre qu’à nous-mêmes. L’éducation est de compétence strictement provinciale et le Québec a toute la latitude nécessaire dans ce domaine. Le nivellement par le bas entrepris par la réforme Marois en éducation a un coût et nous commençons tout juste à nous en rendre compte. Ça fait 60 ans que vous tentez de nous convaincre de voter « oui » et ce, sans succès. Ne manquent que des camps de rééducation pour faire le tour? Le peuple québécois a très bien compris votre proposition et il la re-fu-se clairement. Qu’est-ce que vous ne comprenez pas à-dedans? La seule et unique fois où le « oui » aurait pu gagner, c’est lorsque l’entente du Lac Meech a été refusée et que Robert Bourassa était Premier Ministre. C’est tout dire des leaders séparatistes…

Les Canadiens-Français ont su conserver leur langue et leurs traditions depuis qu’ils ont immigré ici, soit depuis bien plus longtemps que la loi 101 et autres patentes à gosses sécurisantes existent. D’ailleurs, je soupçonne que ces lois que je qualifie de « bretelles en plus de la ceinture » sont en grande partie responsables pour la pseudo détérioration du Français au Québec. Lorsque les gens se sentent sécurisés et à l’aise (faussement selon moi), ils ont naturellement tendance prendre certaines choses pour acquises et relâchent leur vigilance. NOUS sommes responsables de NOTRE destin! Personne d’autre.

@ François 1
L’IEDM est de tendance légèrement droitiste… J’imagine que vous faites de l’ironie. C’est un des Think tank les plus libertariens que l’on a au Québec. Vous ne pouvez pas le niez. Vous avez parfaitement le droit d’être de droite, mais assumez-le sans caricaturer le présent en faisant des parallèles boiteux avec les énormités du passé. Y a moyen d’être social-démocrate sans être révolutionnaire ou communiste vous savez…

Ça sera toujours plus simple d’expliquer les avantages de la droite (liberté apparente, enrichissement personnel, maximum de droits individuels, etc.) que ceux de la gauche. Pour reprendre une image commune du rôle d’un gouvernement, on pourrait dire « À gauche, pour apprendre à nager à un enfant, on le sécurise face à l’eau, on lui paie des cours de natation, on le fait évoluer pour qu’il prenne confiance en lui. À droite, on se présente sur le bord d’un quai et on tire l’enfant à l’eau. S’il revient il pourra prendre sa place dans la société ». C’est ainsi que les É-U. et ses 50 millions de pauvres qui côtoient les ultra-riches se retrouve en 16ième position sur 18 quant à l’indice de pauvreté des pays les plus avancés.

Pour le 50% d’analphabètes, vous ne comprenez pas mon point. Je ne cherche pas de coupables (quoique c’est un problème et il faut le régler), je dis seulement que si les gens étaient plus instruits ils seraient mieux équipés pour voter en toute connaissance de cause. C’est bien connu qu’en général, les gens avec plus de scolarité ont plus tendance à voter pour le Oui. La peur, la désinformation et les discours émotifs ont moins de poids lorsqu’il est temps de voter (comme ce fut tellement le cas en 95).

Pour le reste vous n’y êtes pas, sauf peut-être pour votre tentative d’explication du déclin de la langue française, en particulier à Montréal (les gens se sentent faussement en sécurité avec les lois, alors que ça s’empire). Ce déclin est d’ailleurs bien documenté (faites une recherche « déclin français Québec »). D’un autre côté, vous allez entendre les sophismes de Couillard dire le contraire en se basant sur des chiffres peu pertinents et qui portent à confusion.

Vous avez bien raison de dire que nous sommes responsables de notre destin, mais ce serait plus facile si on avait tous les leviers.

@ Bru:

Petite fable au sujet des enfants que l’on « tire » à l’eau: un enfant est en train de se noyer; l’homme de droite va immédiatement se porter à son secours et le ramène au rivage alors que celui de gauche le regarde, hésite et finalement passe son tour en se disant « Pas grave…le gouvernement va s’en occuper! »!!!

Je persiste et signe: L’IEDM est un organisme de centre droit et très loin du capitalisme sauvage dont vous le qualifiiez lors d’une intervention précédente. Ses documents sont toujours bien élaborés avec statistiques et références précises, ce qui trouble profondément la gauche lorsque confrontée aux evidences et dont la philosophie se base sur des émotions diffuses et des impressions nébuleuses. Pourquoi laisser les FAITS détruite une bonne histoire hein? La social-démocratie est du communisme « soft » et exigera encore et toujours de plus en plus d’intervention de l’État pour réparer les conneries que les interventions précédentes auront crées et tout doucement, on se retrouve avec un gouvernement hyper-centralisé et interventioniste qui aurait fait l’envie de Staline ou Mao. Les pays scandinaves, fétiches de notre gogoche à un certain moment, en ont fait l’expérience et ils ont tous dû rétropédaler pour éviter la catastrophe.

Votre théorie farfelue sur l’éducation des gens qui ont voté « oui » est très méprisante envers ceux qui ont suffisamment de jugeotte et de bon sens pour refuser d’entrer dans votre cage à homards. Plusieurs comtés « pauvres » ont voté « oui »…

Votre « cause », elle a été entendue et deux fois plutôt qu’une. On la connaît de long en large, du nord au sud et de l’est à l’ouest (ça fait plus de 60 ans que vous nous la présentez!!!) et, comme le disait si sagement Einstein, « La folie, c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent! ». Le dernier référendum était une vraie farce où Bouchard a dû venir à la rescousse de Parizeau qui était en train de couler à pic. Les séparatistes qui ont encore une fois élaboré une question fleuve confuse à souhait, ont dû promettre de garder le passeport Canadien, la monnaie Canadienne, les frontières Canadiennes, les institutions Canadiennes, et même les fonctionnaires Canadiens pour convaincre les gens d’embarquer dans leur bateau. C’était tellement confus et alambiqué que près de 40% des gens qui ont voté « oui » croyaient que nous demeurerions toujours à l’intérieur du Canada; d’où la loi sur la clarté référendaire de Monsieur Dion que je remercie très sincèrement.

Nous avons déjà en main, au Québec TOUS les leviers nécessaires (les politiciens écossais et catalans n’en revenaient pas du degré de liberté dont jouissait le Québec à l’intérieur du canada!!!) pour continuer nous épanouir en tant que peuple et si vous trouvez que nous n’en sommes pas capables, malgré les avalanches de bonnes nouvelles qui nous tombent dessus, vous n’avez qu’à vous en prendre qu’à vous-mêmes.

@ François 1
Oui effectivement, on ne dit pas tirer quelqu’un à l’eau.
Je ne vais répondre qu’à « Votre théorie farfelue sur l’éducation des gens qui ont voté « oui » est très méprisante… ». Vous qui aimez les faits, avec raison, je ne parlais que de statistique, ce n’est pas une théorie (voyez la page 23 du document, deuxième paragraphe)
https://www.erudit.org/fr/revues/ps/1998-v17-n1-2-ps2491/040101ar.pdf.

Pour le reste, vous ne pouvez pas être objectif et de bonne foi si vous vous en-tétez dans votre aveuglement idéologique, répétez des formules classiques milles fois entendues et faites des amalgames un peu grossiers. Quand 1/10 de vos lectures politiques concernera les avantages de la souveraineté, vous allez probablement vous boucher vous-même. (Ex. : je n’ai pas voté pour lui, mais le petit vidéo de 15 minutes est quand même intéressant et pertinent, vu son expérience dans le privé – https://www.youtube.com/watch?v=duKRJnxErpc).

SVP les maniaques qui ont un égo démesuré, après un long commentaire laissé cet espace respirer avec les autres commentaires.
Nous en avons assez de lire commentaires répétitifs.
Nous n’achetons pas vos sempiternelles commentaires, mais une revue d’idées et de diversité, alors les commenteux égo trips, foutez-nous la paix, laissez la place à d’autres internautes…….

Qui aurait pu croire, qu’un jour, on publierait une entrevue pré-électorale avec un chef du Parti Québécois sans faire mention une seule fois de la souveraineté du Québec…

Exact. Pour le PQ, la souveraineté (leur article PREMIER!!!) semble devenir tout à fait secondaire.

Servent plus à rien en fait…

Daniel Ouellette 100% en accord avec tes propos, pendant que les pseudos intellectuels se gargarisent de belles phrases et nous prédisent des malheurs épouvantables si le Québec se sépare, on se fait « fourrer » à l`os par les pilleurs de nos forêts, nos mines, notre eau en fin de compte de toutes nos richesses naturelles, des milliards de dollars à tous les jours. Le Québec a un territoire immensément riche qui fait l`envie de la planète entière, et on a peur de se séparer. Les gouvernements qui le dirigent pensent plus à leur avenir personnelle qu`a celui du Québec et de ses habitants, et vive les scandals gouvernementaux. C`est bien plus facile de prôner la peur que de se prendre en main et d`agir pour gérer notre avenir, élisons des gouvernements à image, genre « yé ti beau un peu, y parle ti ben, et on va se faire gouverner par les…voisins.

«…beaucoup d’électeurs qui ont l’intention de voter pour la CAQ ont QS pour deuxième choix, et vice versa…» Eh ben, je ne vois vraiment pas comment l’un pourrait voter pour l’autre, c’est absolument et totalement incompatible. À moins qu’on se foute de tout au Québec.

Le p’tit PLamondon est full multiculturaliste mais veut se présenter dans les Pays D’En-Haut.
En voilà un qui parle des deux cotés de la bouche.