Le Plan Nord en quatre dimensions

Les étudiants du groupe Humaniterre des HEC m’ont fait le plaisir de me demander d’animer, ce lundi matin, trois panels sur le Plan Nord. Si vous avez un peu de temps, je vous invite à aller y faire un tour. Les vidéos sont en ligne.

Dans un premier temps le sous-ministre Robert Sauvé a présenté le Plan Nord tel que le conçoit en ce moment le gouvernement Charest.

Puis, le premier panel réunissait des entrepreneurs et consultants engagés dans l’aspect Affaires du Plan Nord et on a pu grâce à eux se mettre dans la tête des développeurs et voir jusqu’où, selon eux, le Québec pouvait aller dans l’encadrement de leur action et le partage des bénéfices.

Le second panel réunissait écologistes et économistes progressistes, présentant leur critique du Plan et leurs propositions de rechange.

Clou de la demi-journée, le troisième panel réunissait un courageux ministre du gouvernement Charest, Alain Paquet, ainsi que ses critiques du PQ Martine Ouellet et le député de Québec Solidaire Amir Khadir. La présence du ministre était bienvenue. Sa propension à caricaturer les positions de ses collègues députés, moins.

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Le débat entre les trois politiciens et la période de question qui a suivie était très intéressants.
Je n’ai aucune confiance que le gouvernement Libéral développera le Nord dans les meilleurs intérêts de l’ensemble des Québécois.

La démonstration de Martine Ouellette du Parti Québécois était beaucoup plus convaincante si on est à la recherche du bien commun et des milliards auxquels aurait droit l’état québécois avec de plus justes redevances qui permettraient quand même une très bonne profitabilité à l’industrie minière.

J’ai bien aimé son exemple du dépanneur où les gens iraient magasiner sans payer ce qu’ils prennent sur les tablettes, ce qui est le cas du développement minier actuel quand on regarde le dernier rapportrapport du vérificateur général.

Bonsoir,

Porteurs d’eau un jour, porteurs d’eau toujours. Le pitoyable Québec ne s’en sortira jamais. Le Plan Nord consacrera ce triste rôle du Québec pour combler les desiderata de ses bons amis du Sud, les Yankees. Une autre dévastation à grande échelle de ces mangeux de hot dogs dont le rôle de porteurs d’eau suit une ligne toute tracée depuis que le Québec à genoux avec ses nationalistes se fit l’artisan de l’ALENA, la mondialisation tout azimut par le libre échange accompagné de son P’tit Gars de Baie Comeau en 1984. Au plaisir, John Bull.

Avec la bande à Charest, nous perdons le nord.

Le plan nord c’est la fuite vers l’avant, la campagne électorale qui est en marche, cet « ailleurs » de Jean Charest du scandale de l’industrie de la corruption, des dizaines de milliards de notre caisse de dépôts entre autres ignominies.

Je suis pour le développement de notre territoire, pour l’exploitation de nos richesses naturelles, mais pas dans la précipitation et l’improvisation d’un gouvernement en déroute.

Oui, nous possédons des trésors enfouis là-haut et les multinationales ont un appétit vorace. Pourquoi ne prendrions-nous pas le temps de faire les choses comme il faut, pour une fois?…

Le plan-nord version libérale est une affaire en nord pour les sociétés multinationales. C’est un bar ouvert, lequel durera juste le temps d’un pillage systématique, nous serons alors devenus dépositaires d’un immense territoire à jamais dévasté.

Si vous voulez avoir un aperçu du résultat final de cette méga-arnaque, allez voir ce qui s’est fait dans le domaine de la foresterie, c’est l’horreur! Un épouvantable gâchis.

Seule mince consolation, les arbres peuvent repousser, mais nos minerais s’envoleront à tout jamais. Nous pourrions peut-être prendre le temps d’y penser…

Pillage et saccage sont encore et toujours au programme parce que la loi sur les mines avantage les minières au détriment des populations propriétaires des ressources.

Charest est en train de nous embarquer dans une autre aventure ruineuse. Ce sont encore des milliards qui nous passeront sous le nez…

Une autre tempête parfaite se sera abattue sur le nord!…Et Charest lui, sera rendu ailleurs…

Si j’ai bien compris, sur 80 milliards$, 40 proviendront d’investissement «publics» et permettront de construire entre autre des barrages, des routes,un port.
Ce qui me chicotte, ce sont les revenus estimés qui eux, à l’évidence varieront entres autres en fonction de l’exploitation des minerais et donc, de la valeur des métaux au cours des prochaines décennies. Bref, nous investirons dans ces projets en fonction des variations du prix des métaux en bourse. Non, merci. L’État n’a pas le doit de jouer au Monopoly avec l’argent des contibuables.
Et, comme M.Parizeau le suggèrait avec justesse, la contribution publique aux investissements devra se traduire en action, pas seulement en redevances. Sans cette condition déjà exigée dans d’autres pays du monde, ce sera une autre démonstration que le colonialisme industriel est une des caractéristiques presque génétique de notre développement On est pas assez mal pris pour
revenir aux années 1920. Et il n’y a pas une élection qui mérite que nous poursuivions dans cette voie. Vivant au Lac Saint-Jean, je suis en mesure chaque jour de voir les résultats de 150 ans de colonialisme industriel en région ressource.

J’ai assisté à ce colloque sur le Plan Nord avec comme conférenciers Martine Ouellet, PQ Vachon et le ministre Alain Paquet au HEC.

En guise de conclusion, le ministre Paquet a qualifié Martine Ouellet de marxiste ! Wow!!!Comme économiste, pas fort ! Jean-François Lisée, qui animait le colloque, en a souris.

C’est vrai et plus :
-Il répondait, régulièrement, « Tout n’est pas défini ! » ou « On verra ! » (Çà. c’est du plagiat ! mdr)
-Pour lui, le nord et le sud, c’est la même réalité !
-Pour combler le manque de main d’œuvre, il ne sait pas s’il y aura des travailleurs chinois temporaires pour réaliser les contrats chinois.
-Il veut partager la richesse, pas la misère.
-Les pourparlers préliminaires pour le projet la Baie-James dans les années soixante-dix ! La construction a commencé au tout début des années soixante-dix, donc je suppose que les travaux préliminaires ont eu lieu durant les années soixante, si non cinquante !
-J’ai peut être mal compris parce qu’il y avait beaucoup de chiffres, mais me semble que monsieur le ministre-économiste a dit que les redevances pour 2011 était de 300,000 « millions » de dollars. Çà c’est 300 milliards ! Wow ! Le Klondike !!!

Après avoir descendu le Québec pendant une heure, il nous dit qu’il était contant d’être revenu au Québec en 1988. Je ne sais pas où il était, mais quant à moi, il aurait pu y rester !
Je n’avais jamais vu ce dernier, mais c’est un vrai malade et en plus, mal articulé!!!!
Bonne prestation (prestance) Martine, on avait raison d’être fier de toi! Tu étais claire, précise, articulée et… surtout exacte!!!