Le Plan Sud du gouvernement Marois

Avec ce plan économique qui mise sur la création d’emplois, Pauline Marois prend une sérieuse option sur cette majorité qu’elle recherche. 

Photo: Paul Chiasson/Presse canadienne
Photo: Paul Chiasson/Presse canadienne

Avec cette politique économique priorité emploi, il n’y a pas à dire, le gouvernement Marois frappe fort!

L’ambition à court terme : créer plus de 100 000 emplois de qualité dans les trois prochaines années.

L’ambition à long terme : faire de l’économie québécoise un moteur de création de richesse carburant à l’innovation, aux exportations et à l’électrification des transports.

Les moyens financiers sont très substantiels, avec des investissements publics et privés de 13 milliards de dollars sur dix ans.

Le levier le plus important est sans doute l’utilisation des surplus d’électricité pour attirer et provoquer des investissements privés.

Avec son Plan Nord, le gouvernement Charest voulaient mettre tous nos œufs économiques dans le même panier de l’exploitation des ressources naturelles. Comme on l’a vu avec la dégringolade du prix des métaux et des minerais, cette stratégie économique reposait sur des assises fragiles.

Voici donc le Plan Sud du gouvernement Marois. Une vision beaucoup plus ambitieuse, qui mise sur des secteurs stratégiques d’avenir et qui a le potentiel de propulser l’économie québécoise au cœur du 21e siècle.

Cette politique comporte de nombreux avantages pour le gouvernement.

D’abord, les mesures pour stimuler l’économie à court terme sont convaincantes, simples et désirables :

–       Les particuliers pourront rénover leur résidence à moins de frais;

–       Les parents et les enseignants verront enfin les écoles être rénovées;

–       Les PME seront encouragées à investir rapidement dans l’accroissement de leur productivité;

–       Les infrastructures sportives et touristiques seront retapées.

Tout ça est logique d’un point de vue économique, simple à expliquer et désirable du point de vue de l’électeur, qui y trouvera son compte.

Le plus gros morceau, qui ne nécessite aucune nouvelle injection de fonds publics, c’est l’utilisation des surplus d’électricité pour attirer des investissements dans la transformation des ressources naturelles, la fabrication de composantes liées aux énergies renouvelables, aux technologies vertes et à l’électrification des transports et au  secteur des technologies de l’information. Le gouvernement prévoit que cette seule mesure provoquera la création de plus de 10 000 emplois dans ces domaines d’avenir.

Tant qu’à brader nos surplus d’électricité, autant en profiter pour stimuler les investissements stratégiques et la création d’emplois payants.

À plus long terme, le gouvernement entend déployer une politique de développement économique axée sur quatre piliers stratégiques :

–       La Politique de recherche et d’innovation, qui doit nous permettre de demeurer dans le peloton de tête des économies du savoir;

–       Une Politique industrielle, pour renforcer le secteur manufacturier québécois;

–       Un Plan de développement du commerce extérieur, pour relancer nos exportations, un facteur important de création de richesse;

–       Et la Stratégie d’électrification des transports, un chantier qui offre un potentiel d’enrichissement extraordinaire pour le Québec.

Avec ce plan économique qui mise résolument sur la création d’emplois, Mme Marois prend une sérieuse option sur cette majorité qu’elle recherche. Elle a maintenant tout ce qu’il faut pour se lancer en campagne électorale au moment de son choix, que ce soit à l’automne, à l’hiver ou au printemps.

Le défi – et quel défi! – est lancé aux adversaires.

La barre est haute pour François Legault, qui devra bien finir par convaincre les Québécois que son projet Saint-Laurent est porteur d’avenir, à court et à moyen terme. Il aura une dernière chance de convaincre les Québécois, fin octobre, au moment du lancement de son livre.

Quant au Parti libéral, qui n’a toujours pas de projet économique, le temps commence à jouer contre lui. Les libéraux n’ont pas la crédibilité pour faire campagne ni sur l’intégrité, ni sur l’identité.  Le seul terrain qu’il leur reste est celui de l’économie et pour gagner, ils devront être nettement plus forts sur ce terrain.

Se vanter d’être le «parti de l’économie» ne suffira pas. Pour convaincre les Québécois, les libéraux devront arriver avec une vision économique crédible et concrète. Philippe Couillard doit maintenant relever le défi lancé par le gouvernement Marois. Et le temps presse…

Plan Sud, Plan Saint-Laurent, Plan…?

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M. Couillard n’a pas à développer, pour le PLQ, une autre stratégie que celle-ci : «Moi aussi».

Le plan St-Laurent de la CAQ…moi aussi.

Le plan Création d’emplois du PQ…moi aussi.

Le plan Nord de M. Charest…moi aussi…si le prix des matières premières augmentent.

M. Charest y allait pour le « Je suis prêt » M. Couillard, pour le « nous aussi » et tout sera dit.

Il n’aura qu’à se choisir des candidats qui savent répéter : « moi aussi ».

« Un Tiens vaut, ce dit-on, mieux que deux Tu l’auras ;
L’un est sûr, l’autre ne l’est pas. » — Jean de La Fontaine (Le Petit Poisson et le Pêcheur)

L’histoire du monde montre qu’il n’y a pas de programme économique magique. Et il faudrait avoir bien peu de vision pour penser que ce « Plan Sud un peu Nord » tel qu’il nous est présenté maintenant, qu’il se métamorphosera impeccablement tel que prévu par la seule voix de la Première ministre.

Il y a de bonnes orientations indubitablement. Quoique, ce soit sur les réalisations qu’on observera si les orientations étaient bonnes ou bien pas. Quant à moi, je préfèrerais peu d’orientations, un programme clairement établi qui soit assorti d’accomplissements concrets qui iront réellement faire la différence pour tous dans le temps.

Alors, il faudrait prendre pour argent comptant que ce qui s’est dit aujourd’hui… se sera prodigieusement réalisé dans dix ans tel que prévu, par je ne sais quelque ostentatoire intervention divine, lorsque dans dix ans ce gouvernement n’existera plus. Lorsque les promesses du jour s’en seront allées avec, tout comme le vent qui soufflait bien fort en cette journée.

Depuis une année, bien des citoyens qui avaient des attentes — pourtant minimales comme les miennes — ont surtout dû subir l’humiliation de tous les jours et l’envers de la médaille en général. Pourquoi objectivement à compter du 7 octobre 2013 (date à retenir), les choses devraient-elles par un seul discours tout changer ?

Comme au théâtre, nous avons un côté jardin et un côté cour ; si ce n’est qu’au quotidien, c’est la cour qui tient le haut du pavé. Alors comme par un bel enchantement qui me fait tout à coup songer au conte de la Belle au bois dormant ; par la promesse d’un hypothétique gouvernement majoritaire sous peu, dont la majorité des québécois ne voulaient pas voici 13 mois, on aurait trouvé la recette miraculeuse ou peut-être « sacrée » que n’ont définitivement pas les autres partis prenants pour : générer de la richesse universelle, puis la distribuer à tous les étages. Puisque c’est bien dans la distribution que s’observe la richesse.

Avec près de 20 millions de chômeurs déclarés, ce qui signifie environ 50 millions de personnes qui aimeraient bien travailler, l’Union Européenne peine toujours à retrouver le chemin la prospérité…. Mais nous au Québec sous la houlette de madame Marois, on aurait enfin trouvé le filon qui va propulser ce futur pays en devenir, au sommet des nations prospères.

— Hum ! je piaffe littéralement d’impatience de voir tout cela se faire. Mais voyons, par quelle sorte d’enchantement ?

Première question posée: Mais où prendrez-vous l’argent nécessaire?

Réponse des deux zigotos: Euh…

Voici plutôt une analyse faite par un journaliste économique CRÉDIBLE:

http://www.lapresse.ca/debats/chroniques/alain-dubuc/201310/07/01-4697453-le-mode-panique.php

Extrait:

« Le mode panique.

Cette stratégie repose enfin sur un grand paradoxe. Le ministre des Finances avait très justement insisté, dans son budget de novembre dernier, sur l’importance de stimuler l’investissement privé. Mais si celui-ci stagne, c’est beaucoup parce que le gouvernement Marois a contribué à le décourager – offensive en règle contre l’industrie minière, hostilité palpable à l’égard de plusieurs projets, attaque contre deux formes de fiscalité liées à l’investissement, le traitement des dividendes et des gains de capital. On annonce maintenant 2 milliards pour réparer les dégâts, comme si la main droite ramassait les pots cassés par la main gauche.

Cette stratégie économique est, à plusieurs égards, à l’image du gouvernement Marois. Elle repose sur l’intervention massive de l’État. Elle a été lancée sans les études préalables nécessaires, un bilan de l’économie pour justifier l’intervention, et un bilan des finances publiques pour savoir comment on la financera. Et surtout, elle trahit une prédilection pour les chiffres qui frappent l’imagination, les formules et les slogans. »

Fin de l’extrait.

En fait, le gouvernement Marois tente de nous faire croire qu’il a une « vision économique » alors qu’il s’affole devant les statistiques économiques qui nous seront dévoilées ce vendredi-ci et qui nous confirmeront que le Québec se dirige tout droit vers une récession alors que le reste du même Canada dans lequel nous vivons prospère, LUI!

Tellement simple , ( je n’ai pas voter PQ)
Croire que le PQ est responsable de la situation économique ou qu’il peut renverser la vapeur en une ou deux ans démontrerait une ignorance profonde . Les propos de l’opposition le sont a des fins des fins purement partisane .
On voit ce qui se passe dans le monde en espérant que ce sera moins pire ici, la façon de renverser la vapeur comme beaucoup de pays font est de dépenser de l’argent qu’on a pas .E.Unis Japon etc etc . Un choix s’impose . Les États ou le gouvernement adopte la ligne dur face aux déficits perdent leurs élection

Me François 1, M. Couillard, a déclaré cette semaine, qu’il va réduire, si son PLQ est élu, les taxes et les impôts des Québécois. Où est-ce qu’il va prendre l’argent itou ? Dans le fond de pension des fonctionnaires…peut-être ?

Nos gouvernements ont 2 choix : Augmenter taxes et impôts ou emprunter, parce que couper leurs dépenses, est trop difficile, si on se fie à nos dépensières commissions scolaires.