Le PQ aurait-il déjà oublié les jeunes ?

Pour le Parti québécois, la désaffection des jeunes est un problème autrement plus pressant que les chimères migratoires de Pierre Karl Péladeau, dit Brian Myles.

PolitiquePierre Céré n’a aucune chance de remporter la course à la chefferie du Parti québécois (PQ). Sa position de bon dernier lui fournit une enviable liberté de parole, et il ne se gêne pas pour dire tout haut des vérités auxquelles ne pensent même pas ses adversaires.

Pendant que Pierre Karl Péladeau se mettait les pieds dans les plats en affirmant, lors du débat de mercredi soir à Québec, que l’immigration était un obstacle à l’indépendance du Québec, Pierre Céré retournait le problème vers le parti.

Constatant la présence de nombreuses têtes grises dans l’assemblée, il leur a demandé de s’interroger sur l’absence de leurs enfants et de leurs petits-enfants. «Qu’est-ce qui fait qu’ils ne sont pas ici ce soir ?» s’est-il interrogé.

Pour le Parti québécois, la désaffection des jeunes est un problème autrement plus pressant que les chimères migratoires de Pierre Karl Péladeau. Heureusement, le magnat de la presse s’est excusé pour ses propos inappropriés. «Avec la démographie, avec l’immigration, c’est certain qu’on perd un comté chaque année», avait-il dit.

Les jeunes se désintéressent du PQ et de ses appels incessants au repli identitaire. Cette clientèle, acquise au parti dans ses premières années d’existence, se reconnaît de moins en moins dans la formation.

En avril dernier, à l’occasion du bilan qui a suivi la défaite électorale, le ministre de la Justice défait, Bertrand Saint-Arnaud, insistait sur la nécessité de «se rebrancher sur les jeunes générations». «Quand, chez les 18-44 ans, vous êtes le troisième parti, voire le quatrième chez les 18-25 ans, je pense que vous devez réfléchir au projet que vous proposez globalement. C’est très préoccupant», avait-il dit. À son avis, un parti n’avait pas d’avenir s’il n’était pas «branché sur les jeunes générations et les intellectuels».

Toutes proportions gardées, Pierre Karl Péladeau a fait la même erreur de jugement que Jacques Parizeau, au moment du référendum de 1995. Alors que les micros du monde était braqués sur lui pour son discours de concession de la victoire au camp du Non, le premier ministre avait blâmé «l’argent et des votes ethniques» pour la défaite. Le PQ a mis 10 ans à s’en remettre et à se justifier.

Il faudrait bien que le PQ cesse de chercher des boucs émissaires chez les ethnies, à Radio-Canada, dans les médias de la famille Desmarais ou ailleurs chaque fois que les électeurs boudent son projet.

L’épisode est clos, pour le moment, grâce aux excuses de Péladeau. Les libéraux ne manqueront pas une occasion de lui rappeler ses déclarations passées, ou encore son manque de jugement.

Après son poing levé de la campagne, c’est son deuxième faux pas. Sa popularité ne se dément pas dans les sondages et auprès des militants. Pierre Karl Péladeau est un actif pour le parti, mais il pourrait devenir un boulet s’il n’apprend pas à modérer ses propos.

* * *

À propos de Brian Myles

Brian Myles est journaliste au quotidien Le Devoir, où il traite des affaires policières, municipales et judiciaires. Il a aussi été affecté à la couverture de la commission Charbonneau. Blogueur à L’actualité depuis 2012, il est également chargé de cours à l’École des médias de l’Université du Québec à Montréal (UQAM). On peut le suivre sur Twitter : @brianmyles.

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Deux choses: 1) Péladeau s’est excusé, sur Facebook, de ses propos sur les immigrants qui font perdre un comté par année au PQ, mais l’un de ses partisans, le député Maka Kotto, a affirmé qu’il avait raison. 2) Vous écrivez : «Alors que les micros du monde étaient braqués sur lui pour son discours de concession de la victoire au camp du Oui…» Parizeau a évidemment fait un discours de concession de la victoire au camp du NON.

Ce que M. Myles n’explique pas ici c’est que le PQ se trouve face à un paradoxe. Les jeunes québecois s’intéressent de moins en moins à la notion de l’indépendence et afin d’avoir leur appui le PQ doit se transformer en parti politique qui n’est plus indépendentist. Le rôle d’un parti politique, au moins dans une démocracie, n’est pas de déveloper une notion qui n’est pas populaire chez la population mais plutôt de représenter ses orientations collectives vis-à-vis la future direction de la jurisdiction.

Vious avez parfaitenment raison M. Clark, mais la question alors pour un parti comme le PQ qui a goûté au pouvoir est : voulons-nous rester dans l’opposition le temps nécessaire que nous ayons convaincu nos concitoyens de la nécessité de notre projet? Je crois que c’est ce type de sacrifice que beaucoup de députés péquistes ne veulent pas faire.

« Les jeunes québecois s’intéressent de moins en moins à la notion de l’indépendence »

Ceci est une affirmation plutôt gratuite. Il faut côtoyer les jeunes pour comprendre que tout ceci est très circonstanciel. Pour s’y intéresser, il faut qu’il sache de quoi il s’agit. Il faut qu’ils comprennent qu’il s’agit d’une absolue nécessité. Depuis le référendum volé de 1995, la souveraineté a été balayée sous le tapis. Ramenons-la à l’ordre du jour et l’engouement resurgira. Pourquoi voteraient-ils pour quelque chose qu’ils ne connaissent pas ou peu ?

Si Brian Myles (comme Chantal Hébert d’ailleurs) énonce des faits en évoquant le peu de popularité du PQ chez les plus jeunes, il tombe bien dans l’opinion en parlant de « ses appels incessants au repli identitaire ». Ce faisant, oui, il joint les rangs éditoriaux de Radio-Canada et Gesca, ces chantres du multiculturalisme canadien qui, à force de prendre toute la place, ont convaincu les bien-pensants et les jeunes que toute question identitaire est nécessairement un « repli » ou de la « xénophobie ».

En 1995, on a d’abord fait dire à Parizeau ce qu’il ne disait pas: il a bien dit « des votes ethniques » et non « le vote des ethnies ». Lui-même, longtemps marié à une Polonaise, Parizeau dénonçait le vote unidimensionnel en faveur du NON dans certaines communautés et, surtout, l’octroi massif et anormal de la citoyenneté canadienne à des nouveaux québécois à la veille du référendum. En sommes, il disait à « nous », les descendants des Canadiens-français: « souvenons-nous que nous avons voté majoritairement OUI ». Les Stéphane Dion et cie se sont ensuite jeté sur le cadavre chaud du référendum perdu pour en dire tout ce qu’ils voulaient, la place médiatique étant laissée libre par les défaits, rendus incapables de même dire « nous ».

L’essence du projet souverainiste a toujours été la survie de la culture canadienne-française (culture qui, faut-il le rappeler, s’est nourrie d’autres cultures qu’uniquement celle de la France). Son but est de faire des citoyens de toutes les origines, des Québécois à part entière. En 1995, la seule condition était d’accepter le français comme langue nationale et gouvernementale. Vingt ans plus tard, voyant ressurgir sur la place publique le fait religieux alors que nous avions choisi comme peuple de le reléguer à la sphère privée, on veut ajouter certaines autres conditions, comme la primauté du principe d’égalité homme-femmes. Mais à chaque fois, depuis au moins 40 ans, les Libéraux, par pur clientélisme politique, et leurs partisans fédéralistes dénoncent le « repli », le « nationalisme ethnique », la « xénophobie ». Les bien-pensants, à leur tour, et les jeunes nés après la Charte des Droits de Trudeau, et n’ayant pas connu le Québec d’avant la Loi 101, répètent le même mantra. Pourtant, même Bouchard-Taylor critiquent le multiculturalisme (lui préférant l’interculturalisme), comme bien d’autres personnage publics en Europe. Et, non, pas que des gens « d’extrême-droite ».

Bryan Myles et Chantal Hébert sont les premiers à souligner le peu d’appui de jeunes au PQ. PKP parlait pourtant lui aussi de démographie, pas exclusivement d’immigration. La démographie inclut les phénomènes générationnels comme pourrait l’être le PQ et je suis sûr que PKP a bien vu le très haut taux de têtes grises aux assemblées péquistes. Quant à « l’immigration » dans sa tirade, elle ne fait que reprendre un fait archi-connu : l’immense majorité des immigrants, surtout non-francophones, n’est pas interpellée par cette urgence canadienne-française au coeur du projet souverainiste. Parizeau voulait prévenir ce que plusieurs disent maintenant: « la souveraineté, les Québécois n’en ont jamais voulu » tandis que PKP disait « le temps presse et il faut redoubler d’ardeur ». Autrement dit, il n’a jamais été question, ni chez Parizeau, ni chez PKP, de « mettre la faute sur les immigrants ».

Le problème avec des chroniqueurs politiques comme Brian Myles et Chantal Hébert, c’est qu’ils présentent comme un fait établi la désuétude de l’idée de souveraineté, en particulier chez les jeunes, qu’ils semblent si bien connaître. Il passent sous silence par exemple, toute la mouvance Option Nationale. Souvent, dans la même phrase, ils disent que « les jeunes vivent dans un monde diversifié qu’ils aiment », sous-entendant que les péquistes ne le sont pas ou ne l’aiment pas. La vérité c’est que le peuple québécois a toujours été tolérant, ouvert, et ce depuis les premiers Canadiens, ces enfants des Français et des Amérindiennes. Et le projet souverainiste, et le PQ, depuis Lévesque et même encore aujourd’hui ont toujours été inclusifs. Ce n’est pas parce que quelques gens de St-Clin n’étant pas des communicateurs professionnels ont dit certaines choses un peu grossières dans le cadre des débats sur la Charte, qu’une charte de la laïcité ou la souveraineté du Québec sont des « appels au repli identitaire »!

Et qu’on ne vienne pas de surcroît nier le poids des médias dans cette tendance. Lisez The Gazette et vous verrez qu’un immigrant qui lit d’abord ses nouvelles en anglais n’aura jamais le goût de la souveraineté. Écoutez la radio de Québec, pour comprendre que si on y rejette plus que jamais les péquistes et la souveraineté, ce n’est pas parce qu’on y fait l’apologie du multiculturalisme. En sommes, PKP a dit en quelques mots seulement ce que Myles, Hébert et d’autres constatent eux-même dans de longues chroniques, mais sans cette rectitude politique qui tue trop souvent les débats publics. Alors, de grâce, cessez cette hypocrisie!

Eh! Oui! Le Québec appartient a tous les québecois et pas seulement aux souverainistes! Les québecois ont le droit de lire The Gazette car il est publier pour les lecteurs québecois @ Montréal! Ce n’ est pas de la SURVIE des québecois qu’ il faut se préoccupé mais bien de la survie des péquistes!

Un actif pour le parti? Je crois qu’il est un boulet depuis son arrivée, comme un taureau dans un magasin de porcelaine. À part être une personnalité connue, il n’a jamais été une figure publique très reluisante avec comme exemple, ses positions acharnées d’enfant gâté contre R-C et Gesca. PKP est un entêté qui croît possèder seul la recette de la réussite politique. Mais dans cette arène, papa ne lui a pas lègué ses talents sur un plateau d’argent comme il l’a fait avec son empire.

Bravo, vous avez tout dit en peu de mots! On ne fera pas un social-démocrate d’un patron arrogant et briseur de syndicats. Son passé est garant de son avenir…

À prime abord, il est vrai d’affirmer que Péladeau n’est pas l’homme publique le plus populaire du Québec. Moi aussi, ma première impression était que PKP n’était pas l’homme de la situation pour devenir chef du PQ. Ce que j’ai compris depuis c’est le fait que Péladeau est capable de rassembler une partie de l’électorat acquis à la CAQ. L’arrivée de Péladeau coupera l’herbe sous le pied de la CAQ. Péladeau ratisse encore plus large. Même certains Libéraux nationalistes (mais non indépendantistes) sont tentés par l’idée d’indépendance avec un PQ dirigé par PKP. D’une part, Péladeau peut ne pas plaire à un certain pourcentage de gens acquis normalement au PQ, mais sa notoriété compense largement pour cette perte.

Un émigrant qui arrive au pays et qui jure sur son honneur d`être fidèle à son pays d`accueuil, le Canada, pas besoin d`être une lumière pour savoir qu`il ne votera pas séparatiste demain matin, et les fédéralistes s`en servent allègrement. Pour ma part j`ai toujours pensé que M. Pariseau aurait du mettre la faute de la défaite de ce référendum au Québécois eux même, ce soir là, lors du dépouillement du vote tout allait bien pour le camp du oui jusqu`à l`on arrive à la ville de Québec et les alentours où les votes du « non » se sont mis à grimper de façon vertigineuse, à ce que je sache la ville de Québec et ses environs est en majorité peuplé de québécois pur laine, par ma faute, par ma faute par ma très grande faute. C`est bien plus le « fun » et facile de mettre cela sur le dos autres une défaite. Je comprend la déception de M. Pariseau ce soir là, il avait travaillé très dur et ça failli passé le oui. Quant à sa déclaration malencontreuse contre les ethnies ce soir là, les journalistes dit sérieux devraient la mettre aux oubliettes et regarder ce qui se dit de sérieux et valorisant de nos hommes politiques qui s`impliquent pour remonter un peu le débat. J`ai en mémoire la bourde de madame Paillette avec les « Yvette » les journalistes et les fédéralistes du temps on tous embarqué dans le bateau des « Yvette » ça faisait vraiment sérieux un peuple qui rejette une option pour sont avenir parce que une personne avait dit ne pas être des « Yvette ». Est-ce que c`est assé « téton » à votre goût. Le temps serait peut-être venu en 2015 de ne pas recommencer le même connerie avec PKP.

Je me demande souvent à quel point l’ » élite argentée » de la région de Québec étant, en grande partie et depuis des générations, issue des fonctionnaires provinciaux, est restée meurtrie et rancunière de l’austérité que le gouvernement du Parti Québécois leur avait imposé en 1982.

Quand on sait comment une » élite » a les moyens de faire passer SES messages, ce ne serait pas surprenant que la mémoire » collective » sévisse encore longtemps….

« que la mémoire » collective » sévisse encore longtemps…. » Ah! Ah! venant d’un bon partisan du PQ, je trouve votre critique très intéressante alors que le PQ n’arrête pas de nous rabattre les oreilles avec les mesures de guerres ou la nuit des longs couteaux…

Parce que dans le cas Meech et de Charlestown… Ce n’est pas qu’une élite argentée mais tout un peuple qui a été floué…

Même les partisans radicaux qui considèrent (peut-être!!!) avoir gagné à ce jeu-là…. Misére… de peuple divisé…

Et n’ayez crainte… La peur référendaire sera entretenue encore longtemps…. Elle est telllllement nécessaire à la suprématie » élitiste » des partisans libéraux…

Vous n’imaginez pas le PRIX à payer pour demeurer dans un Canada qui convoite un TERRITOIRE mais qui renie tout un PEUPLE co-fondateur….

Pensez à la Louisianne…. Combien de générations cela prendra-t-il pour effacer un peuple de seconde zone, même pour certains de souches » PARFAITS BILINGUES !!!! qui se croient au dessus de la mêlée et parfaitement intégré au Canada anglophone…

Je les appelles: les immigrés dans leur propre pays… Sortez un peu de vos chaumières confortables, allez vous faire servir en anglais à Montréal, à Toronto, à Calgary et tissez des liens fraternels d’égaux à égaux avec vos voisins….

Bien sûr, cela peut occasionnellement fonctionner, surtout avec une certaine ouverture d’esprit et quelques courbettes subtiles….

Maintenant, traitez-moi de xénophobe, de raciste et de replié sur soi-même… C’est tellllement pratique….. ( 😉

Alors que les micros du monde était(sic) braqués sur lui pour son discours de concession de la victoire au camp du Non, le premier ministre avait blâmé «l’argent et des votes ethniques» pour la défaite. Le PQ a mis 10 ans à s’en remettre et à se justifier.

Le PQ a été élu trois ans plus tard. Et le scandale des commandites a prouvé que Parizeau avait entièrement raison.

Le PQ est en chute libre, d’ autant plus qu’ il rassemble seulement la gauche québecoise et les lobbys syndicaux! Ne vous demandez pas pourquoi il perd des plumes a tous les sondages. PKP est un étranger parmi tout ce membership et c’ est pas demain la veille qu’ il réussira a mettre de l’ ordre dans ce parti s’ il est élu chef!

@ reflecteur, ce n’ est pas ( l’ élite argentée ) de la région de Québec qui a fait avorté le référendum de 1995 et encore moins celui de 1982 parce qu’ il y avait beaucoup plus de fonctionnaires provinciaux dans la région de Montréal! Je demeure @ Québec depuis plus de 40ans et je m’ appercois qu’ il y a oui une différence entre les contribuables de Québec et les autres et j’ ai peut-être une explication a donnée la-dessus.

La ville de Québec a été assiégée @ 5 reprises et conquise deux fois par les Anglais . Les habitants de cette ville ont été habitués aux changements de régimes et aussi a une certaine rigueur des régimes militaires en place. Les citoyens ont cotoyé régulièrement des militaires Français et Anglais chargés de défendre la ville contre les envahisseurs!

Donc pour eux consciemment ou inconsciemment ; ils ont une expérience de différents régimes et demeurent très cartésiens façe au politiciens qui veulent tout changés et surtout les promesses hypothétiques pour faire un nouveau pays ne leur apportent pas une excitation spontanée!

C’est bien plus simple que cela. Il suffit d’écouter la radio d’extrême droite de Québec pour ce rendre compte que le message transmis par ces postes de radio (poubelle) repousse toute forme de progressisme ou d’idées de centre gauche.

Extrême droite et radio poubelle sont des mots utilisés par des progressistes frustrés de voir des gens émettrent des opinions autres que les leurs! Je dirais plutôt des opinions de centre droite et des radio d’ opinions ça serait plus juste et et moins campé!

Cher Beauly,

J’avoue ne pas saisir le sens profond de la pensée de l’élite médiatique de la région de Québec. Est-ce que la » supériorité » anglaise en terme de gestion cartésienne des affaires publiques et économiques a marquée, à ce point, l’imaginaire des citoyens de votre région depuis des siècles ???

Je ne sais pas… Ce que je sais, par contre, c’est le pouvoir subtile, mais néamoins efficace, d’une minorité de gens confortablement installée et qui pense profiter de privilèges plus PERMANENT dans un statu-quo » conservateurs » que dans un progressivisme qui pourrait améliorer l’ÉPANOUISSEMENT de TOUT un peuple…..

Je ne vous demande pas d’applaudir…. seulement d’y RÉFÉCHIR…..

@ reflecteur, oui la réflexion est de mise! Pour moi progressisme veut dire progrès n’ est-ce pas? Donc pour moi un budget équilibré le plus souvent possible est signe de progrès! Développer nos ressources naturelles pour créer la richesse, ça c’ est du progrès! Avec cette richesse on pourrait faire l’ envie du reste du Canada et être fiers de notre peuple.

Tout est dans les moyens a prendre pour en arriver a une certaine indépendance économique! Au départ si le modèle québecois tel que penser , revu et corriger depuis la révolution tranquille ne fait plus l’ unanimité parmi la population et que d’ autres forces plus a droite émergent de l’ eau; il faut comme vous dites si réfléchir! Ce n’ est pas en insultant la radio de Québec et en insultant aussi les citoyens de Québec qu’ on va progresser! Je pense sincèrement que la gauche québecoise est en possesion de la science infuse et ne voit pas l’ heure, ni le moment de se remettre en mode RÉFLEXION et ça correspond drôlement avec la descente progressive du PQ dans les sondages!

Au Québec on a tendence a se donner beaucoup d’ importance et très souvent nos politiciens manquent de courage pour remettre de l’ ordre dans les priorités! Au moment ou l’ on se parle, nous n’ avons aucune crédibilité face aux autres provinces et autres états américains. Commencons par faire le ménage dans notre cour et nous allons sans doute PROGRESSER.

Cher Beauly02,

Que nous faut-il, selon Vous, pour gagner cette véritable crédibilité..?. Des Sables Bitumineux et un développement sauvage…. Et au diable la nature, puisque le dieu Évangélique de Harper va leur donner une nouvelle planète à pirater…

Selon Vous, en autant que les dollars sont au rendez-vous, tout est parfait… Et le Québec, sans réel contrôle sur sa politique minière, sur l’évasion fiscale ou sur ses frontières nordiques ( redistribuées en catimini ) devrait » progressé » normalement…

En passant, allez voir sur Wikipédia le mot: PROGRESSISME… 🙂

Comme citoyen Canadien parce que nous sommes citoyen canadien , il faut commencer par le commencement; c’ est à dire réfléchir sur l’ opportunité de se séparer du Canada! Si PKP devient le chef de l’ opposition OFFICIÈLLE , il devra sans doute être très très transparent pour aspirer au poste de premier ministre du Québec lors des prochaines élections provinciales et demander aux citoyens québecois de se séparer du Canada!
Alors que se passera t’ il? Sans doute que les opposants politique vont lui poser des questions sur ses AVOIRS prolifiques au Québec! La
réponse sera quoi? J’ ai mis tout cela en tutelle sans regard! Bof ! Pas de problème on se sépare car il a mis ça en fiducie sans droit de regard!!!

J’aime mieux un propriétaire de médias qui se présente devant peuple pour obtenir son appui qu’à des propriétaire de médias qui envoient leurs serviteurs en mission pour le dénigrer.

D’une part, je crois que Péladeau avait raison tout comme Parizeau disait la vérité en 1995. C’est juste qu’on a pas le droit de le dire. Ceci dit, en ce qui concerne les jeunes, il est peut-être vrai qu’ils se tournent vers d’autres partis, mais c’est une erreur de leur part. Tôt ou tard, ils finiront par rentrer au bercail. Les Libéraux auront toujours leur lot de jeunes fils à papa riche fédéraliste, mais pourquoi diable un jeune s’identifierait à la CAQ ? Un parti sans âme, ni idéal. Je veux bien croire qu’ils s’intéressent à Québec solidaire et ses positions idéalistes et déconnectées de la réalité, mais le jour où quelqu’un réalise que, d’un point de vue strictement pragmatique, la seule¸façon de vraiment faire avancer les choses consiste à faire élire un parti capable de gouverner et surtout de prendre le pouvoir ce jour-là tu vires ton capot de bord et tu votes PQ. D’ici là, il faudra que le parti se fasse plus attrayant, mais c’est un exercice qui ne devrait pas être si difficile que ça.

Je regrette mais je ne pense pas que les jeunes vont revenir au PQ d’ici 4 ans et qu’ ils vont épouser l’ article no.1 du PQ soit l’ indépendance pure et simple ! Je ne suis pas devin mais la propabilité d’ une opposition si éloignée de l’ électorat québecois va mener le parti vers sa disparition tout comme l’ Union Nationale de Duplessis.

Le PQ devra se renouveller et ce très rapidement et ce que l’ on voit actuellement dans la course a la chefferie n’ inspire pas grand monde!

À force de prendre les jeunes pour acquis en pensant qu’ils voteront pour le pays, le PQ a oublié que les jeunes qui ont peu entendu parlé de souveraineté sont désormais des citoyens ouverts sur le monde qui ont décroché à la suite du débat sur la Charte. Pour le dire autrement : le chantier de la jeunesse pour la souveraineté reste à bâtir !

Vous avez, selon moi, tout à fait raison….

Présentons aux Jeunes instruits et conscients des enjeux planétaires un programme progressiste et qui s’inspire des recommandations éclairées par d’autres Jeunes Adultes:

CONCLUSION
Le retour d’un État stratège au Québec

Dans l’ouvrage » État stratège et participation citoyenne « , Louis Côté, Benoît Lévesque et Guy Morneau affirment que les défaillances de l’État québécois résultent, depuis quelques années, de son incapacité à fixer des objectifs à long terme en concertation avec la société civile.(1).

Souffrant d’un manque de vision, de cohérence et d’anticipation, il agirait comme un « État pompier », serait incapable de concevoir des projets d’avenir et ferait preuve d’une grande timidité à défendre ce qui semble relever de l’intérêt général. Les auteurs proposent donc la création d’un État stratège qui, plutôt que de déterminer nos politiques publiques sur la base de la réélection à court terme des membres du gouvernement ou sur celle des intérêts des groupes privés gravitant autour du parti politique élu, miserait sur des politiques intelligentes et prévoyantes.

1. Voir Louis Côté, Benoît Lévesque et Guy Morneau (dir.), État
stratège et participation citoyenne, Québec, Presses de l’Université du
Québec, 2009.

Extrait de: LES ORPHELINS POLITIQUES, par Paul St-Pierre Plamondon….

PKP vous êtes le candidat idéal, ne lâcher pas, nous avons peut être une chance de voir disparaître ce parti qui nuit au climat économique du Québec depuis si longtemps.

Parce que vous croyez que si Nous étions tous des petits moutons fédéraux bilingues bien dociles depuis quelques générations déjà, la concurrence interprovinciale serait plus loyale devant nos Grands Maîtres d’Ottawa…

Quelle belle naïveté !!! C’est touchant…. 🙂

La photo donne le ton : Dénigrer ! dénigrer !! dénigrer !!!

Dégueulasse.

J’aime mieux un propriétaire de médias qui se présente au peuple pour obtenir son appui qu’à propriétaire de médias qui envoient ses serviteurs en mission contre lui.

« Les libéraux ne manqueront pas une occasion de lui rappeler ses déclarations passées, ou encore son manque de jugement »

Vous êtes libéral. CQFD.