Le prix de la division

En cette première journée du sommet sur l’enseignement supérieur, commençons par quelques observations et quelques constats.

Comme je l’expliquais ce dimanche à l’émission Les coulisses du pouvoir, les sommets étant avant toute autre chose des opérations essentiellement politiques servant surtout à faire avaliser par les élites qui y sont conviées un certain nombre de ses propres décisions prises d’avance, aucun gouvernement ne s’y rend avant de s’être assuré d’avoir attaché un maximum de fils dans le cadre de rencontres préliminaires, qu’elles soient publiques et/ou privées.

D’autant plus pour Pauline Marois. À la tête d’un gouvernement minoritaire et ayant de surcroît amplement porté le carré rouge alors qu’elle était dans l’opposition, rien de semble avoir été laissé au hasard dans ce sommet où les désaccords réels se comptaient à peine sur les doigts d’une main. Si ce gouvernement navigue à vue dans plusieurs dossiers depuis son élection, ici, de toute évidence, le bureau de la première ministre et celui du ministre de l’Enseignement supérieur ont investi des efforts considérables à ce que ce paquebot-ci donne l’impression de savoir où il s’en va. .

Quitte à le faire en créant un conseil national des universités, une brochette de «chantiers», d’«assises», de «groupes de travail» et de «démarches» diverses. Les sujets soulevés, certes, sont d’une grande complexité et nécessitent sûrement, il est vrai, nettement plus qu’un sommet télévisé d’une journée et demi, force est toutefois de constater en même temps que le gouvernement sera sûrement fort heureux de sortir de ce sommet en sachant que dorénavant, ces nouvelles structures pourront prendre sa relève loin des caméras et des manifestations.

Ce qui nous amène à un autre constat: même si cette «réflexion» sur l’enseignement supérieur en est en fait à ses tout débuts et risque, au dehors des murs industriels de l’Arsenal, d’en laisser tout de même plusieurs sur leur faim dans le milieu universitaire, il reste que rien de cela, aussi imparfaite soit la démarche, n’aurait vu le jour sans la mobilisation sans précédent, le printemps dernier, de milliers d’étudiants et de centaines de milliers de citoyens, toutes générations confondues, venues les appuyer dans leur grève et leurs manifs quotidiennes.

Des dernières décennies, jamais, au Québec, l’éducation supérieure n’aura eu droit à autant d’attention. Tout comme, d’ailleurs, la promesse d’une reddition de comptes dorénavant plus marquée et exigée des directions des universités. Quoique, dans les faits, les recteurs n’ont pas encore dit leur dernier mot sur le sujet.

Je reviendrai plus tard cette semaine sur certaines des «propositions» présentées au sommet par le gouvernement. Pour le moment, sur le premier objet de la grève étudiante – soit la demande d’un gel des droits de scolarité après plusieurs dégels successifs et une hausse de 75% décrétée par le gouvernement Charest -, j’avancerai ceci.

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Chronique d’une indexation annoncée

Le scénario d’une indexation des frais de scolarité, soit la nette préférence connue de la première ministre, sera en effet le «consensus» imposé aux étudiants. C’était un secret de Polichinelle, bien évidemment. J’en faisais ici l’analyse au début du mois.

Hautement prévisible, cette indexation, d’autant que l’on rapporte aussi que dans les rencontres privées tenues avant le sommet, des membres du gouvernement auraient relevé qu’à leur avis, leur appui du mouvement l’an dernier leur aurait en fait «coûté» leur majorité lors de l’élection. Une hypothèse loin d’être démontrée dans les faits, mais qui semble néanmoins avoir fait son chemin au gouvernement.

Prévisible aussi d’autant que les sondages – si chers aux gouvernements et encore plus, lorsqu’ils sont minoritaires -, montrent une opposition importante à tout gel des frais. Même si les sondages ont le propre, par définition, d’être changeants – tout comme l’opinion publique qu’ils mesurent parfois presqu’autant qu’ils ne l’influencent -, l’important pour les gouvernements, surtout minoritaires, est ce que les sondages disent au moment où ils cherchent à obtenir la faveur populaire pour une décision ou une politique.

Pour ou contre cette indexation, il reste que politiquement, la division qui s’est installée entre les principales associations étudiantes depuis l’élection du 4 septembre est ce qui aura permis au nouveau gouvernement de remporter la mise sur l’objet premier de la grève étudiante. Sans oublier un certain épuisement qui s’est installé au sein d’une partie des étudiants opposés à toute hausse, de même que la difficulté nettement plus marquée qu’il y aurait à tenter de mobiliser des milliers d’étudiants contre une indexation de 70$ par année plutôt qu’une hausse radicale de 75%.

Tout comme, dans la même mesure, les étudiants en grève n’auraient jamais pu établir un réel rapport de forces sans l’unité – même ardue et tenant souvent par un fil -, maintenue tout au long de la gréve entre la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), la Table de concertation étudiante du Québec (TACEQ) et la Coalition large de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE) – la plus militante des quatre.

Or, six mois plus tard, pour toutes sortes de raisons, autant internes qu’externes, la CLASSE, redevenue l’ASSÉ, se retrouve isolée des trois autres associations. Cet été, elle perdait Gabriel-Nadeau Dubois, un porte-parole déterminé, raffiné sur le plan stratégique et doublé d’un communicateur redoutable.  Du côté de la FECQ, son ex-président «gréviste» Léo Bureau-Blouin s’est rapidement recyclé en député du Parti québécois et en recrue-vedette pour Mme Marois.

Côté FEUQ, sa présidente y est encore, mais terminera bientôt son mandat. Martine Desjardins, elle-même souvent le «ciment» qui, le printemps dernier, contribuait d’ailleurs à garder l’unité d’action entre les associations étudiantes, elle semble être devenue en quelque sorte l’interlocutrice principale du gouvernement. Et ce. même si la FECQ et la TACEQ, entre autres, sont également au sommet.

Que des rumeurs aient circulé tout juste avant le sommet – ou aient été circulées -, à l’effet qu’à l’instar de Léo Bureau-Blouin, elle serait intéressée éventuellement par une carrière politique au PQ – rumeurs qu’elle a imméditement démenties -, ne fait qu’ajouter au constat qu’une grande partie du mouvement étudiant est définitivement entré, volontairement ou non, dans l’ère post-Printemps érable.

De fait, même si elle est opposée à toute indexation, sans un vrai rapport de forces politique, la FEUQ, hormis de se dire «déçue» par la tournure pourtant annoncée du sommet sur cette question et de dire qu’elle entend se battre bec et ongles,  peinera à ne pas prendre ce qui passera.

Et ce qui passera risque de ne pas être particulièrement clair, non plus, comme en témoigne cet extrait du communiqué émis lundi soir par le gouvernement qui prévoit, entre autres choses:

intégrer la hausse des frais afférents dans le périmètre d’une éventuelle indexation des droits de scolarité, ce qui permettrait aux universités d’absorber les coûts de système associés aux services financés par les FIO (frais institutionnels obligatoires).

En soirée, lundi, l’idée d’un autre «chantier», celui-là sur les droits de scolarité et les conditions de vie des étudiants, semblait vouloir faire «consensus» auprès des associations étudiantes, des syndicats et de la Fédération québécoise des professeurs d’université (FQPPU).

Mais avec ou sans ce chantier, chez les étudiants, pour les uns, de ne plus être soumis à la hausse radicale imposée par le gouvernement Charest sera vu comme une victoire en soi, même imparfaite. Pour les autres, l’indexation sera vécue comme une dure défaite.

Parmi ces derniers, on en trouvait déjà ce lundi, prêts à manifester leur désaccord et leur déception. Ce mardi, on en trouvera aussi, peut-être nombreux, à la manifestation convoquée pour après la  fermeture du sommet.

Bref, s’il est vrai que le gouvernement Marois aura réussi à «pacifier» le mouvement étudiant en mettant fin à la confrontation qui était devenue le pain et le beurre du gouvernement Charest, c’est aussi en bonne partie parce que le «front commun» effectif que ce mouvement formait l’an dernier n’est aujourd’hui qu’un souvenir.

La suite des événements au cours des prochains mois et des prochaines années saura dire si cette unité perdue aura ou non des conséquences néfastes sur la vaste réflexion tant attendue et tant demandée par les étudiants eux-mêmes l’an dernier.

Pour le moment, une chose, au moins, est certaine.

L’idée d’une politique gouvernementale, quel que ce soit le parti au pouvoir, basée sur un gel des frais de scolarité vu dans une «perspective» éventuelle de gratuité – une option appuyée non seulement, entre autres, par la défunte CLASSE et l’ASSÉ, mais aussi par l’ancien premier ministre Jacques Parizeau et plusieurs intellectuels de renom – vient de rendre l’âme, officiellement, sur le plancher du sommet de l’Arsenal.

 

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MONSIEUR Parizeau est en faveur de tout ce qui peut nuire au PQ de Mme Marois afin de mieux favoriser l’ON de M. Aussant.

MONSIEUR est en faveur de la gratuité mais ne l’a pas accordé quand il a été au pouvoir.

Le prix de la division n’est rien en comparaison de celui de l’allergie aux conflits:

http://blogues.journaldemontreal.com/danielgirard/actualites/le-cout-eleve-de-lallergie-au-conflit/

Pour acheter la « paix sociale », et récompenser ses p’tits n’amis, le Parti québécois est prêt à tout sauf à parler SÉRIEUSEMENT de la qualité de l’enseignement supérieur au Québec.

Mis à part McGill, nos universités québécoises (francophones!) sont loin, très loin de trôner parmi les meilleures (ô culture de la médiocrité quand tu nous tiens!) et le sommet actuel, digne des comédies les plus désopilantes que je connaisse, ne fera rien pour améliorer la situation.

Voici ici une petite idée du coût de notre sclérose et en même temps, qui détruit les mythes sur les universités américaines:

http://affaires.lapresse.ca/opinions/chroniques/francis-vailles/201302/25/01-4625197-les-deux-bolles-quebecoises-de-harvard.php

McGill est la 18e meilleure université au monde. Il faut aller au 114e rang pour retrouver celle de Montréal et au 324e pour Laval. l’UQUÀM n’y figure même pas. C’est dire…

Toutes les universités le mieux cotées au monde, TOUTES sans exception sont anglophones et exigent des frais importants; par contre, si l’on a des notes intéressantes, on a accès à des bourses d’étude qui font en sorte que tous les étudiants qui en ont le talent peuvent s’y développer.

On y préviligie la QUALITÉ plutôt que la quantité.

Ici, à part McGill, c’est tout le contraire. On veut que tout et chacun ait son petit diplôme universitaire ce qui en fait au final, des titres sans beaucoup de valeur.

Si vous étiez un employeur, engageriez-vous un diplômé de Harvard ou de l’UQUÀM?

Bonjour,

Bien sûr, la gratuité scolaire serait tout un must dans ce pauvre Québec. Car nous devons bien le dire car le Québec est très « riche en pauvres » et tout à fait « pauvre en riches ». Que l’on se le dise tous ensemble plus souvent car la lucidité n’est jamais l’apanage, la marque de commerce d’un endroit quelconque qui était dévoré par son amour démesuré du drapeau comme auparavant. Au moins, un vent d’espoir souffle avec cette jeunesse qui naquit dans une « ambiance plus cosmopolite » avec cet apport des autres ethnies en les côtoyant, ce qui est le must requis pour ne pas se faire pogner en se faisant avaler et gober par l’attrait d’un bout de tissu à vrai dire.

En effet, au moins la dynamique nationaliste est ou bien semble hors du champ d’action avec ces étudiants beaucoup plus politisés que nous étions dans les années 1960 et 1970. Ce qui enlève des entraves au Parti Québécois dans ses négociations avec nos étudiants qui, faut bien le dire d’une certaine façon furent à quelque part des enfants Rois, mais aussi à contrario, une forme de misère et de dégradation du tissu social qui vient avec.

En outre, en arrivant du café et d’avoir été quérir mes quotidiens matutinaux, tout en jasant avec un vieux péquiste viré Option Nationale, celui ci osa dire qu’au Québec, nous sommes bien chanceux d’avoir des « routes en asphalte ». Car dans les trois dernières décennies, le Québec joua souvent « au pays » sans avoir les moyens de ses ambitions. Mais, c’était pas grave du temps du Parti Libéral d’Ottawa, car le Canada bouchait les trous et arrondissait les fins de mois du Québec avec ses multiples ambassades et Maisons du Québec ma chère. Aujourd’hui, avec ces demandes estudiantines, avec un gros nuage noir qui se dessine à l’horizon annonçant la Crise, nos étudiants devront se contenter de l’indexation qui dans les faits ressemble à des peanuts.

Finalement, le Parti Québécois et la fantastique Notre Dame de Béton jouèrent gros l’an dernier en s’affublant du carré rouge, cette couleur incarnant partout le socialisme et le Centre Gauche partout sur la Terre. Encore le maudit flasher à gauche des péquistes qui pogna bien des crédules et des naïfs. Car nos péquistes sont surtout de cette engeance conservatrice avec le bleu prédominant comme partout ailleurs sur la Terre avec de forts penchants de droite.

En conclusion, l’indexation serait un must si la logique pour sauver les meubles est au rendez vous avec les étudiants. Et voilà qu’après avoir promis la Terre Promise à ses nationalistes dans 1,000 jours en se trompant « d’une coupelle de zéros » comme d’habitude, ce qui veut dire plutôt 100,000 jours avec Monsieur Bernard Landry qui mystifia ainsi nos péquistes, nos étudiants pensaient décrocher la LUNE avec nos péquistes qui se faisaient aller résolument avec le tambourinage de casseroles. Comptez vous chanceux d’avoir au moins l’indexation vous Autres les étudiants même si ce n’est pas la LUNE que vous espériez. Et ayez une bonne pensée pour nos péquistes à qui la Terre Promise devait arriver dans 1,000 jours et qui réalisent aujourd’hui qu’un économiste se trompa encore une fois de quelques zéros….. Avec plaisir, John Bull.

Si le «front commun» n’existe plus, c’est que la FECQ-FEUQ préfère ménager leur image de respectabilité plutôt que de défendre réellement leurs mandats. En effet, la FEUQ est officiellement contre toutes hausses et la FECQ pour le gel dans une perspective de gratuité scolaire.

Et que font-elles, ces fédérations ? Elles participent à ce somment, qui dans les faits n’est autre chose qu’une opération de relations publiques. Elles auraient pu faire comme lors de la rencontre des partenaires de l’éducation du gouvernement libérale qui visait à décider la façon dont les frais de scolarité allait être augmentés et quitter en claquant la porte! Mais, non. On dirait que certaines personnes sont plus attachées à leur futur carrière de politicien-nes qu’à l’idée de défendre les intérêts des étudiantes et étudiant.

C’est triste, mais si on regarde l’histoire, c’est pas surprenant. Regardons juste le sommet. David Paradis, ancien président de la FEUQ s’y retrouve pour l’entreprise privée. Même chose pour Christian Bélair, prédécesseur de M. Paradis à la FEUQ. Pensons aussi à François Rebello, cet ancien député PQiste qui par opportunisme a pensé être élu sous la bannière de la CAQ. Et Youri Chassin, cet économiste de la très à droite IEDM, qui a œuvré à la FEUQ?

C’est bien plate, mais la FEUQ et la FECQ sont des clubs-écoles pour des futur politiciens et politiciennes de carrière. Martine Desjardins a démenti négocier l’indexation contre une job au PQ, mais en entrevue elle n’a pas vraiment démenti son intérêt pour la politique partisane et le PQ. J’aimerais me tromper, mais tout porte à croire qu’au prochaines élections, ou au mieux les autres d’après, elle portera les couleurs du PQ. D’ailleurs, surveillons Pier-André Bouchard Saint-Amant, président de la FEUQ et 2005, qui avait accepté une offre que même les membres de la FEUQ trouvait insuffisante. Lui aussi risque de faire bientôt le saut!

Bonjour,

D’abord à Monsieur Bousquet : Monsieur Parizeau n’a pas « accordé » la gratuité parce qu’il suivait un plan, celui de laisser l’inflation réduire les frais de scolarité à peau de chagrin. Cette façon de faire ne plait peut-être pas à tout le monde, mais c’est déjà mieux que celle de Madame Marois.

Ensuite, il est peut-être prématuré de croire que tout est fini sur ce chapitre. Outre l’argument que l’on ne connait pas l’avenir, il faut prendre en compte que la lutte est et fut dure, très dure et que les étudiants, même les plus militants avaient beaucoup à perdre. On leur accordera qu’ils soient fatigués et qu’ils ont beaucoup de travail à faire pour rattraper celui qu’ils n’ont pu faire lors de la Grande Grève. Par conséquent, il est normal qu’ils se « contente » de l’annulation de la hausse de Monsieur Charest et d’un compromis +/- acceptable, du moins plus que les édulcorants proposés par le PLQ. Compte tenu que ceux-ci ont acquis la conviction qu’ils peuvent améliorer leur sort en dépit d’une opinion en majorité (pas écrasante) contre leurs revendications et que par le fait même, ils ont enseigné aux autres de la société, un des moyens de transformer une vision en quelque chose qui peut marcher, j’appellerais cela une trêve. D’ailleurs, le mouvement de contestation du pouvoir établi se poursuit avec Idle No More et les chercheurs d’emploi et dans une certaine mesure, la Ville de Gaspé.

On ne connaîtra pas un autre printemps érable parce que les étudiants dans leur ensemble ne sont pas intéressés à perdre encore une partie de leur session déjà pas mal essoufflante, vu la reprise des cours perdus. Ce sommet est un exercice de marketing où les étudiants ont préséance. Comme l’annonce d’une multitude de chantiers à venir, nous n’aurions pas eu besoin d’un tel exercice avec autant de participants. C’est une promesse du parti des carrés rouges. En conclusion, j’ai trouvé le reportage à la SRC sur le comparatif avec les autres provinces très révélateurs. Je ne comprends toujours pas la colère des étudiants face au frais de scolarité qui sont les plus bas au Canada sans compter le manque de contrainte à terminer dans les délais prescrits. Mon père dirait: «Ils ont la bride sur le cou»

M. Martin écrit : « Monsieur Parizeau n’a pas “accordé” la gratuité parce qu’il suivait un plan, celui de laisser l’inflation réduire les frais de scolarité à peau de chagrin. »

Pourquoi est-ce qu’il n’a pas, comme il le suggère, taxé les banques ou les minières, pour que la peau de chagrin en question, rétrécisse tout de suite…plus vite ?

Il est souvent plus facile de critiquer que de s’exécuter.

Bonjour,

Certainement que ce Sommet ne visait avant tout qu’une seule chose en catimini, soit de protéger la paix sociale. Tout en disant bravo aux deux parties concernées dans ce débat qui fut et de loin plus acrimonieux l’an dernier, le temps de se casser bien des dents.

Tant qu’à cette proposition de Monsieur Jacques Parizeau, le tout n’est que voeu pieux afin de donner un croc en jambe réussi aux péquistes, une vraie jambette de son cru. Toutefois, dans son époque comme chef du Parti Québécois, « Monsieur » aimait les péquistes de très loin et à vrai dire comme un British avec une bonne distance de bras » Tout comme Monsieur bien souvent aurait préféré avoir une perche de quinze pieds. Voilà pourquoi nos péquistes lui collèrent le sobriquet de Monsieur parce que celui ci leur semblait altier, mais peut être bien que Monsieur n’aimait surtout pas les « sentir de proche ».

Et en terminant, de sincères félicitations pour Notre Dame de Béton avec son port altier surtout depuis que celle ci est revenue de Londres tout en ayant adopté le côté British de Monsieur, soit de garder une bonne distance avec les militants. Au plaisir, John Bull.

En général, ce sommet est arrivé à ses fins. Il a permis de faire, en général, consensus autour de l’idée d’une indexation des frais de scolarité. Il a aussi mis en évidence que cet enjeu est important pour l’image de ce gouvernement et Mme Marois a su imposer son autorité. À quel prix? Bien sûr qu’il y a un coût à cela.

Ce qui me déçoit de ce sommet, ou plutôt de cette formule, c’est de ne pas avoir toucher à l’essentiel qui est la vision, la perspective que nous devons avoir de la formation supérieure. Le décrochage scolaire? La compétition folle entre universités? Le taux de fréquentation universitaire de la majorité fracophone versus celle de la minorité anglophone et des nouveaux arrivants? Le poid du privé dans l’orientation des universités?

J’ai l’impression qu’autour de ce concept de pelleter en avant, avec ces comités et tables de tous accabits,on a cédé aux recteurs ce qu’ils voulaient.

Bonjour Monsieur Bousquet,

Merci de votre réponse.

Je ne peux malheureusement pas répondre à votre question de manière satisfaisante au pourquoi de cette taxation alors qu’il était ministre des finances. Je pourrais supposer qu’il ait voulu se les ménager en vue du prochain référendum (prochain dans le contexte des années 1980) ou qu’il était simplement d’avis qu’il ne faut pas les taxer plus (au début des années 1980, on vivait une crise économique et la niveau d’imposition des corporations étaient similaire à celle des personnes et ménages privés). Après tout, Monsieur Parizeau n’est quand même pas une personne de gauche en matière de fiscalité.

Alors que j’étais étudiant à cette époque, on comprenait que le gel des frais jouait en notre faveur ; il n’y avait donc pas lieu de remettre cette stratégie en question. Il nous importait plus de bonifier le régime des prêts et bourses afin de pouvoir étudier sans avoir à passer trop de temps sur des jobs déjà pas facile à trouver. En soi, c’était déjà une lutte très intense. Il se peut donc que l’absence de pression soutenue de notre part sur cet aspect (taxation) ait joué également un rôle dans son inaction.

Vous avez encore oublie que vous avez voter pour un gouvernememt minoritaire.Pauline comme Obama voulaient mais ils ont les mains tordues , Que voulez vous

Vous avez oublie que vous avez nomme un gouvernement minoritaire. Que voulez-vous des miracles .Pensez y un peu a qui la faute.
Merci

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