Le problème de Funkytown

Bon, je l’avoue, me suis tapé Funkytown, dans une salle quasi-déserte, ce dimanche soir, dans l’espoir de vous écrire un billet politique.

Ce n'est pas Saturday night fever à Montréal
Ce n'est pas Saturday night fever à Montréal

D’abord parce que j’avais lu Nathalie Petrowski, dans La Presse de samedi, dénoncer la nette prédominance de l’anglais (60-40, écrit-elle) dans ce film anglofun:

Le problème de Funkytown, c’est son marketing opportuniste qui joue sur les deux tableaux et tente de faire croire au public québécois qu’il va voir la version disco des Boys alors qu’il s’en va voir un film sous-titré où l’anglais l’emporte largement sur le français.

Vrai, le film se déroule dans un milieu anglicisé (on ne veut pas de « disco » en français, par exemple) et où les personnages ont épouse et maîtresse anglophones. L’anglais est très présent et heureusement qu’il y a des sous-titres car dans le premier quart du film, la musique disco est si forte qu’on entend mal les dialogues.

Mais cela m’a moins dérangé que de me rendre facilement compte de la post-synchronisation française de toutes les scènes concernant le jeune italo-montréalais bisexuel.Il aurait parlé italien avec sa mère, j’aurais préféré !

Je suis aussi allé acheter mon billet parce qu’un ami péquiste m’avait avisé

de la charge anti-Parti Quebecois grossière du film Funkytown. Tous les clichés y sont : déclin de Montréal, exode vers Toronto, repli sur soi, police de la langue fasciste.

En effet, tous les clichés y sont, mais ils sont éructés par un des personnages les plus détestables du film. Genre Elvis Gratton sérieux. Le PQ s’en remettra facilement.

L’action se déroule de 1976 à 1980 et un parallèle paradoxal est suggéré entre la grande époque du disco vs l’élection du PQ de 1976, puis son déclin vers 1980 vs l’échec référendaire.

Rapport ? À mon avis aucun. Sauf pour la coïncidence de date, le film ne fait qu’indiquer qu’il existe au Québec des réalités complètement déconnectées des débats politiques en cours, ce qui n’est, dans toute société, qu’un bien banal constat.

Non, le vrai problème du film est que j’ai failli sortir aux deux tiers. Je reconnais la tentative de faire revivre l’univers du disco Montréalais de la fin des années 70. Le problème est qu’on ne s’attache à aucun des personnages et qu’on se lasse rapidement des cinq ou six intrigues entrelacées qu’on nous y présente. La mayonnaise ne prend pas.

Le problème de Funkytown, c’est que ne pas le voir ne manquera pas à votre culture, francophone ou anglophone, politique ou musicale.

Vivement Bon cop Bad cop II !

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J’ai vu le film hier soir et la salle était pleine. Malgré certaines faiblesses, j’ai beaucoup aimé, particulièrment pour le jeu de Paul Doucet, tout en nuances et très juste. Quant à l’usage de l’anglais, ça m’a semblé être le reflet exact de la langue parlée pendant ces années-là. Le milieu qu’on décrit n’est pas celui de la fonction publique ou d’une salle de presse. Et cela nous démontre qu’il y a eu un net progrès dans le français parlé au Québec depuis ces années.

Je confirme.
Vu aussi ce dimanche midi dans salle peu encombrée de St-Hyacinthe. Dans la queue d’attente au guichet, entendu une personne demander billet pour fuckingtown!

Bonjour,
N’étant pas du tout un cinéphile, habitant dans une société qui se croit distincte, ayant en horreur les humoristes québécois qui essaient de dilater la rate coincée par le coeur gros de nos nationalistes, tout cela n’est que de la petite bière en observant ce qui grenouille ici dans la Belle Province car la réalité dépasse le plus souvent la fiction. Donc, pas besoin d’aller au cinéma ni voir ni entendre de l’humour….. Étant de l’avis de ce Monsieur Pierre Foglia qui ne va jamais au cinéma en se contentant de lire les critiques et cela me suffit…
Et oui, ayant lu les critiques de ce film soit : Bon cop Bad cop, ce que j’en ai retenu est que beaucoup de québécois ont le siège, soit le séant en Ontario mais bien sûr, le coeur au Québec, dépensant un fric gagné en Ontario pour venir faire le Jars dans la Belle Province avec les poches pleines ! Tant qu’à ce film soit : Funkytown, en se rapportant au milieu des années 1970, ces images peuvent bien faire rougir de honte certains nationalistes avec les yeux d’aujourd’hui….
Finalement, ayant encore lu les critiques, certains se devraient d’aller visionner ce film avec Pierre Richard et Rémi Girard afin d’avoir un autre portrait de la québécitude avec ce merveilleux film tourné dans le Québec profond qui se gargarise. Bien sûr : Le Bonheur de Pierre qui fut aussi descendu en flammes si bien que le nationaliste moyen ne se vantera sûrement pas d’avoir vu ce chef d’oeuvre qui fit fureur dans l’Hexagone en cassant du sucre sur un certain côté trivial…. Au plaisir, John Bull.

Un film oû on a jeté pêle-mêle de vieilles idées des milieux anti-québécois du temps, une oeuvre aux ingtrigues décousues qui raconte des évènemnts plutôt déconnectés les uns des autres.
En anglais surtout, avec des personnages italos québécois ultra stéréotypés dont les voix sont doublés en français de manière caricaturale: des lêvres qui bougeant sans liens avec les mots. Bref, du cinéma qui s’apparente aux émissions der radio poubelle.

« Bon cop Bad cop » était aussi un ramassis insupportable de clichés, digne d’un colonisé A-1. J’ai même été franchement étonné de son succès relatif, ayant considéré ce film comme un navet pur jus.

Peut-on remarquer, avec cet exemple comme avec le travail des réalisateurs de cette génération (et celle des plus jeunes encore), qu’il y a un désintérêt manifeste relativement à l’identité québécoise – sinon une honte – que les anciens réalisateurs formés à l’ONF (Arcand, Falardeau, Groulx, Carle, Jutra, etc.) n’ont jamais éprouvé.

Funkytown ou la sauce néo-libérale injectée à rebours dans les années ’70 …

il ne fallait s’attendre à autre critique de Lisée, il a vu le film comme péquiste, il a oublié ou ne voulait pas se rendre intéressant en ne voulant pas donné la bonne critique à savoir que ce que le milieu de la drogue peux apporter aux gens, pour l’époque du référendum tu peux pas dire le contraire c’est une réalité de l’époque tant qu’au coté bilingue et bien c’est une situation du moment, ce film est qu’une réalité.

J’ai beaucoup de difficulté à suivre votre pensée Jean-François. Vous vous insurgez du fait de cette nette prédominance.

Ça me fait penser à Espace musique, une station d’État francophone, qui devrait valoriser la culture francophone mais qui s’emploie à un mélange musical qui bientôt en fera une station carrément bilingue. Écoutez pour voir.

Sur la première chaîne, écoutez les émissions, notamment c’est bien meilleur le matin. Vous constaterez que les trois quart des références culturelles des chroniqueurs culturels sont anglo-saxonnse. Américaines en fait.

Et puis il n’y a qu’à suivre vos propres clips. de fois en fois j’entombe enbas de ma chaise. 90% des clips video que vou sprésentez sont…américains et en anglais.

J’ai de la difficulté à vous suivre dans cette critique. C’est exactement ce qui se passe et ce n’est rien de nouveau.

Quant à cet autre navet de Patrick Huard cela ne m’étonne pas vraiment. À force de rires gras, on va peut-être finir par s’apercevoir de la l’indigence culturelle du bonhomme. Je préfère nettement les films de Bernard Émond.

De façon naïve on vient d’ouvrir la porte au bilinguisme dans notre cinéma.Après ce sera notre théâtre et tout le reste suivra.

Patrick Huard est irresponsable lorsque il déclare que les deux solitudes sont choses du passé. Cela ferait tellement l’affaire du Canada anglais de présenter des oeuvres »bilingues »partout dans le monde et ainsi s’immiscer dans notre culture de façon sournoise et insidieuse.

Patrick dans la vie il n’y a pas juste l’argent et des films financés par téléfilm propaganda ,au Québec il y aussi 400ans et plus d’histoire à préserver.

Je trouve que ça ressemble davantage a un documentaire sur l’envers de la médaille du milieu artistique de cette époque. Les autruches n’ont pas apprécié qu’on leur montre le côté moins reluisant. Moi j’ai adoré. Pour avoir fréquenté ce genre d’établissement dans cette époque et n’y avoir vu que du feu. Avec le vécu que j,ai aujourd’hui je n’ai aucun mal à croire que l’envers du décor ressemblait à ça.
Pour le milieu artistique j’ai toujours cru qu’il y avait des contacts et jeux d’arrière scène qui comptent plus que le talent. Pour vendre il faut être vu et entendu. Pour celà il y a d’autres conditions plus difficile investir par les gens bien pensant et talentueux. Tout n’est jamais tout noir ni tout blanc.

M. Huard a repris son étendard de « pont cinématographique » entre les deux solitudes… ce film, comme « Bon cop bad cop », est d’abord fait pour être populaire dans le ROC (on verra si ça marche) et ensuite au Québec… La démagogie de Huard n’a d’égal que sa tendance à bouffer du Québécois quand ça peut lui servir à quelque chose. À quand une nomination de ce grossier personnage au sénat canadien, en bon porte-parole de l’unité?

Vous souvenez-vous de Geraldine Hunt et de son fils Freddy James? Tous deux ont été des figures marquantes du disco au début des années 80. Désirant inviter le fils dans une discothèque pour jeunes de Gatineau j’ai négocié le contrat dans leur semi-détaché de Brossard …Pas un seul petit mot de français!

@ John Bul
On peut lire dans vos commentaires que vous êtes beaucoup plus cultivé et réfléchi que Elvis Bob Gratton et Patric Huard, c’est peu dire.

Il me semble qu’il faut reculer la caméra pour obtenir un plan panoramique, pour avoir une vision d’ensemble et développer de nouveaux réflexes. Au lieu de faire comme si on était dans une situation de communication normale au Québec Passons au niveau méta-communicationnel si vous le voulez bien. Vous savez comme nous l’a appris Paul Watzlawick avec les petits jeux de fou de Georges et Martha dans Qui a peur de Virginia Woolf ? Peut-être plus intéressant pour nous qu’Hamlet et en prime Watzlawick parle de double contrainte et je ne serais pas surpris que ce soit une chose qui caractérise les blocages que nous refile Ottawa avec tous les moyens dont ils disposent. Il faut s’intéresser à la scène communicationnel qu’on avec le Qué-Can et négliger les contenus souvent irritants, peu diversifiés en cela monotones et répétitifs tapant toujours sur les même clous ce qui ne les empêche pas au contraire d’avoir toujours du succès chez nous.

Je me demande si dans BCBC 2 (vous ne me forcerez pas à écrire le titre de ce moins pire film autrement ) ils ne pourraient pas insérer le lynchage de Larose et de son manuel de ‘propagande’ scolaire à Tout Le Monde En Parle à moins par notre deNiro (avec Larose notre chauffeur de taxi a monté dans cette tonalité du «c’est à moi que tu parles ?!!! » ou bien que lui chose notre deNiro retourne a TLMEP et tombe cette fois sur Létourneau et Leroux ensemble ou un à la suite de l’autre ? Ils sont un peu les symétriques de Larose pour leur pays… Les chances que ça arrive ? Pas impossible, en autant qu’il ne s’agit pas d’un authentique anglo-canadien alors là on ne trouverait plus cela drôle.
Il faut toujours se demander quel nouveau COUP médiatique sophistiqué on va nous servir demain parce qu’on sait qu’il y en aura un. Et comment va-t-on réagir, répliquer à la nouvelle injure. Nos Canadians du Québec ou du ROC , je suis certain qu’ils se font moins d’ulcère que nous…
Faut dire que leur style de logique bancale avec lequel ils prennent toujours l’initiative a quelque chose de pas mal séduisant et il faut dire qu’ils peuvent vraiment s’en payer le luxe nos communications étant ce qu’elles sont. Peut-être est-ce un réel plaisir quand on est derrière la lorgnette au lieu de faire les frais du spectacle. Une sorte de triomphe au lieu de subir toujours et même plus que toujours même quand on décide de jouer la rationalité de gentleman avec ces petites brutes culturelles.
J’ai lu que Desmarais se plaignait que ses journalistes ne donnaient pas assez de faits et étaient toujours trop émotifs (dans l’information opium de Pierre Godin ) mais ça se comprend, on subit beaucoup… On n’inspire pas le respect. Votre type du McClean, le spécialiste en corruption il n’a jamais passé près de bafouiller à Tout Le Monde En Parle et ainsi il a fait pour les canadian plus que vous avez fait pour nous qui vous êtes pourtant donné beaucoup de mal. Il est demeuré bien solide sur son socle. On ne lui a sans doute pas demandé de s’abaisser à jouer le jeu des vérités et des meilleures raisons avec l’autre culture qui n’est pas en position de force, mais qui est sans défenses réelles sinon celle des mots vains sans conséquences et pour qui subir des insultes à son intelligence est le lot quotidien.
Et votre bonhomme carnaval en colère, il fait peur à qui ? Car au fond, c’est bien de peur qu’il s’agit ici, suffit de lâcher sa loupe et de voir l’ensemble des façons dont ils s’amusent à nos dépens comme ça devait se faire couramment jadis et sans doute encore aujourd’hui dans les colonies ou ce qui en est l’équivalent.
On ne doit pas passer trop de temps à réfuter leurs insultes … Sinon il faut craindre qu’ils y prennent goût à ce petit jeu-là, cela semble malheureusement le cas et cela semble en voie de devenir une institution.

La culture disco est avant tout étatsunienne. On a suivi. J’avais 25 ans en 1976, mon premier boulot, mon premier appart au centre-ville de Montréal, alors les boites disco j’y allais, pas pour la réflexion politique, plutôt nulle, mais pour la drague. Pour le sérieux, il y avait encore des boites à chanson. Le phénomène Coco Léopold, en sous-genre il y a encore Girouard (c’est quoi son prénom déjà?), montre combien les Québécois sont accueillants: ce prétentieux exploiteur et maître manipulateur a pu faire radio et télé en s’inventant une vie glam tout à fait bidon. Comme le film.

Comme disait la vieille dame: «Faut ben qu’le peup’ oublie sa misère…»

Nous sommes loin de «Temps des bouffons» de Pierre falardeau avec ce film.

Cependant, à lire John Bull, le doute traverse mon esprit.

La mentalité d’assiégé des fédéralistes à tout crins perdure.

Oui dans le film DISCO le vrai bon disco n’est pas la. Le personnage Coco Douglass Léopold est completement raté. Coco etait beaucoup plus tapette et spectaculaire. Et Patrick sans rien lui
enlever, on le voit trop et son personnage manque de DRIVE. En plus on voit personne fumé du crack.
On c’est tres bien que c’etait a son plus fort dans ces années. Un film finnissant sur une notes mélodramatique cheap. C’est presque de la merde.

J’ai très hâte de voir ce film, qui traduit très bien la dualité français/anglais de Montréal de la fin des années 70. Un film strictement en français n’aurait absolument pas démontré la réalité du showbusiness de l’époque. Un film strictement en anglais non plus.

Douglas Léopold passait allègrement d’une langue à l’autre. La musique disco à Montréal était principalement en anglais. Le PQ n’était pas dans le coeur de tous les Montréalais; il avait et a toujours ses dissidents.

Au Québec, il faut prendre le droit de critiquer, à travers nos diffusions culturelles, les réalités d’hier et d’aujourd’hui. Le PQ ne doit pas être à l’abri de ce genre de critique.

Funkytown n’est pas un film sur l’essort politique du Québec mais bien sur la courte période disco des années 75-80 et que ne vous en déplaise les conversations anglaises sont un reflet de cette réalité. C’est bien beau de se regarder le nombril mais je pense que le Québec est maintenant prêt pour autre chose.

C’est le genre de films québécois qui dégoûte du cinéma québécois. Téléfilm Canada ne s’ennuie pas de Falardeau, nous si! Patrick Huard: la décadence du cinéma québécois.

Le cinéma tout compris d’origine en salles intéresse surtout les 14-35 ans, il y a un petit problème. Ce n’est pas l’âge d’or du cinéma, ce que les Funkytown d’aujourd’hui prouvent.

Rejoignant le commentaire d’Inukshuk, il y a des films québécois de qualité encore si ce n’est qu’effectivement les jeunes réalisateurs ne s’intéressent plus à la question nationale à part le cinéaste boomer, B.Émond.
Pour faire un exemple, c’est un film sur la tuerie à la Polytechnique qui a retenu l’attention depuis deux ans.

Pour les amateurs de cinéma québécois de plus de 45 ans, il y a quelque chose de cassé entre le nouveau cinéma québécois et celui des cinéastes âgés comme A.Forcier et B.Émond. Dans une conférence justement à la B.N.Q, Émond ne s’est pas gêné pour dire que le cinéma des nouveaux réalisateurs le laisse sur son appétit tout comme feu Pierre Falardeau n’en pensait pas grand chose non plus de ce cinéma.

On peut soupçonner que le cinéma québécois d’aujourd’hui pratique l’esquive, s’engage au cinéma non politique par commodité avec Téléfilm Canada. Fait le choix ce cinéma national de se dénationaliser, de refuser l’histoire collective classique et au mieux en s’en tenant exclusivement à la production de scénarios sur la vie psychologique et intime.

Il y a bien sûr des catastrophes comme la production de films comme ceux de Huard, des petites comédies innocentes et divertissantes avec G.A.Lepage. Ce Funkytown précisément qui a inventé le cinéma bilingue et québécophobe semble avoir atteint tout de même des sommets de négationnisme local et de haine de soi! Funkytown a sûrement satisfait les promoteurs de l’unité nationale canadienne à Téléfilm on n’en doute pas!

Je viens juste de voir et d’entendre Funkytown.

Je le conseille sans restrictions. Excellente distribution d’acteurs, bon scénario et musique qui accompagne bien l’action.

Le fait que les langues françaises et anglaises alternent, reflète bien le milieu su show-biz du milieu montréalais du temps avec sa musique anglophone.

Les fédéralistes du temps sont très bien représentés. Ils occupaient alors presque toutes les directions des entreprises culturelles ou autres.

Les Québécois les plus âgés, majoritairement fédéralistes et les jeunes, majoritairement souverainistes. Les riches plus fédéralistes et les pauvres, plus souverainistes…plus ou moins.

Tout m’a semblé être assez fidèlement reconstitué dans ce film, un autre bon film québécois.

Funkytown ou une version renouvelée et plus bizzaroïde encore d’Elvis Gratton (sans que le réalisateur le sache ou en soit conscient!)…

Les choses ne s’améliorent définitement pas… 🙁

Le problème, c’est que nos institutions culturelles ont maintenant tendance à subventionner des films bilingues, comme pour démontrer aux Québécois comment tout va bien madame la Marquise alors que la situation du français à Montréal et en banlieue se détériore.
Et que nos chanteurs et chanteuses sont en train de donner raison à Steve Faulkner quand il chantait il y a 25 ans « Les Cajuns de l’an 2000 » en faisant référence au peuple québécois. Car, de plus en plus de nos artistes préfèrent maintenant « .performer » in english. Peut-être considèrent-ils que nous avons définitivement perdu notre combat pour le pays ?
Et pendant ce temps-là. des génies comme Marc-André Forcier peinent à survivre et doivent hypothéquer leur maison pour produire du bon cinéma original et typiquement québécois.
Il y a un maudit problème…

M. Schneider, si le fait d’être bilingue, permet à des Québécois, avec ce film, d’aller chercher du Cash dans le ROC en y développant un nouveau marché comme Céline Dion va en chercher aux USA en chantant en anglais, so be it. Bravo !

Nous, francophones, avons été assez pauvres assez longtemps dans un marché full-anglophone dont nous étions les clients. Tant mieux si nous leur vendons maintenant.

M. ou Mme Inukshuk qui écrit : «Funkytown ou une version renouvelée et plus bizzaroïde encore d’Elvis Gratton (sans que le réalisateur le sache ou en soit conscient!)… »

Premièrement, est-ce que vous êtes allé voir ce film ?

Deuxièmement, si oui, en quoi exactement, il pourrait ressembler à celui d’Elvis Gratton ?

Je ne comprends pas cette comparaison entre Funkytown et Elvis Gratton. Il est important que le cinéma reflète une certaine diversité. Pourquoi devrait-elle être toujours engagée ?

Il y a de place pour les oeuvres de Pierre Falardeau et de Marc-André Forcier, tout comme les nouveaux réalisateurs dont Denis Villeneuve, Daniel Roby, Podz, doivent être en mesure de prendre leur place et nous proposer un cinéma actuel, engagé ou non.

Hier, j’ai écouté une baladodiffusion où Roger Frappier de MAX Films a dit qu’à son arrivée à Montréal, les cinémas de la rue Ste-Catherine ne diffusaient aucun produit québécois, que le premier film québécois à être diffusé à été RED de Gilles Carles. Même encore là, le propriétaire de la salle a fermé le son et regardé les images afin de voir si le produit avait du potentiel.

Cela ne se verrait plus maintenant. Pour des «Funkytown» et «Incendies», qui attirent bon nombre de québécois dans les salles, il y a des films d’auteurs intéressant comme «La vie qui commence» et «À l’origine d’un cri», qui prennent la route des salles.

Ce n’est pas du cinéma engagé certes. Correction. C’est un cinéma engagé à diffuser la diversité, à montrer les différentes facette de vivre québécois.

Des fois, quand je regarde qui et comment certaines personnes reçoivent des subventions, j’ai l’impression de retourner quelques décennies en arrière, du temps de la « glorieuse » époque du Pacte de Varsovie.

Ici, au Québec, j’ai l’impression que pour obtenir des subsides il faut impérativement répondre correctement aux questions suivantes:

1.- T’es qui toé?
2.- Tu connais qui toé?
3.- Tu frayes avec qui toé?

Après avoir remporté un certain succès avec son film « 3 p’tits cochons », on serait porté à croire que les vannes de l’argent de l’État se sont toutes grandes ouvertes à Patrick Huard.

Même après ses performances plus que médiocres dans « J’en suis » et « Sur le Seuil » et son navet et four commercial « filière 13 », on continu d’alimenter les élucubrations de ce cinéaste sans talent.

Je croyais que c’était un jury de pairs qui attribuaient les subventions, mais lorsque je vois que le travail de certains cinéastes de carrières ayant remporté des prix à travers le monde ont peine à faire financer leurs film, sous prétexte qu’ils ne s’adressent qu’à un petit nombre ou qui ne sont pas assez grand public, ça me fait gerber.

Quand arrêterons nous de subventionner des gens qui s’improvisent dans un domaine pour véritablement mousser l’excellence et valoriser le travail de ceux et celles qui ont fait du cinéma québécois ce qu’il est devenu aujourd’hui.

Je n’ai rien de personnel contre Patrick Huard, mais qu’il se confine donc à ce qu’il fait de mieux, sois de l’humour!!!

M. SensCommunRugueux, M. Patrick Huard est seulement un excellent comédien principal dans ce film, pas le réalisateur.

Inukshuk est masculin et il a travaillé pendant 7 ans dans l’Ouest canadien avant de revenir à Montréal le lendemain du dernier référendum de 1995.

J’ai déjà eu à servir aux tables de cleints anglophones commandant de la « separatist soup » (soupe aux pois) tout en riant à gorge déployé…

Non, je n’ai pas été voir le film. Mais sur la seule base que ce film se déroule en franglais pendant la plus grande partie du film – selon les propos du billet de départ -, le lien avec le syndrome « Elvis Gratton » est facile à faire.

Si vous ne faites pas le lien, c’est que vous êtes peut-être un Elvis Gratton qui s’ignore. Gratton aurait effectivement dit la même chose que vous:

« M. Schneider, si le fait d’être bilingue (!), permet à des Québécois, avec ce film, d’aller chercher du Cash dans le ROC en y développant un nouveau marché comme Céline Dion va en chercher aux USA en chantant en anglais, so be it. Bravo ! »

Des Québécois à la langue dénaturée et contaminée d’anglicismes, c’est le fantasme ultime du Canada anglais. Voilà.

Le long métrage de Daniel Roby, Funkytown, a atteint la première place du box-office le week-end dernier au Québec, devançant des films américains comme The Mechanic et The Rite avec des recettes de près de 400 000 $.

Mme Michelle Coudé-Lord de Canoë divertissement écrit : «Allez voir Funkytown pour vibrer au rythme des années du disco à Montréal, mais également pour réfléchir sur comment vivre avec le succès, comment équilibrer sa vie, comment accepter l’autre tel qu’il est. L’auteur Steve Gallucio sert plus qu’un show du samedi soir à la disco dans Funkytown. Il nous livre une leçon de vie. »

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