Le Québec, la clé de la réélection de Justin Trudeau

Les intentions de vote annoncent une récolte de sièges encore plus importante qu’en 2015 pour les libéraux au Québec, explique Philippe J. Fournier. De quoi compenser les pertes appréhendées ailleurs au Canada.

Photo: La Presse Canadienne/Matthew Usherwood

En 2015, le Parti libéral du Canada a repris les rênes du gouvernement fédéral après une quasi-décennie de règne du Parti conservateur de Stephen Harper. Mené par une vague de sympathie envers son chef, que beaucoup percevaient comme le négligé tôt dans la campagne automnale de 2015, le PLC a remporté un total de 184 sièges à la Chambre des communes — 14 de plus que le seuil de majorité de 170 sièges (il y a 338 sièges au total).

En ce début d’année électorale au Canada, quelles sont les probabilités d’une réélection de Justin Trudeau ? Historiquement, les électeurs canadiens accordent généralement à leurs gouvernements au moins deux mandats avant de changer de parti. Le dernier gouvernement à n’avoir remporté qu’un seul mandat remonte à 1979 et au Parti progressiste-conservateur de Joe Clark. Et encore, il n’avait remporté qu’un gouvernement minoritaire (136 sièges sur 282).

Pour le dernier mandat unique et majoritaire d’un premier ministre, il faut remonter au conservateur Richard B. Bennett, en poste de 1930 à 1935.

* * *

Jetons un coup d’œil aux totaux de sièges remportés par parti et par région lors de l’élection fédérale de 2015 :


En 2015, le Parti libéral du Canada de Justin Trudeau a balayé l’entièreté des 32 circonscriptions des provinces de l’Atlantique et a remporté une majorité de sièges au Québec (40 sur 78) et en Ontario (80 sur 121). À peine rendu à la frontière de l’Ontario et du Manitoba, le PLC avait déjà remporté 152 sièges — il n’en manquait que 18 pour atteindre la majorité.

Se sont ajoutés 8 sièges dans les Prairies (Manitoba, Saskatchewan), 4 sièges en Alberta et 17 sièges en Colombie-Britannique. De plus, le PLC a remporté les 3 sièges des territoires.

Avant la défaite de Stephen Harper, la dernière fois que le Parti conservateur avait perdu une élection alors qu’il était au pouvoir datait de Kim Campbell. En 1993, la première ministre menait son parti à la pire défaite de l’histoire de la Confédération, passant d’une majorité de sièges à seulement deux.

Vingt-deux ans plus tard, la défaite conservatrice était plus honorable : Stephen Harper, après près de 10 ans au pouvoir et trois mandats consécutifs, menait le Parti conservateur du Canada à un total respectable de 99 sièges au pays, y compris des gains nets de sièges au Québec.

De son côté, le Nouveau Parti démocratique a essuyé de grandes pertes en 2015, mais a tout de même obtenu son deuxième résultat en importance dans l’histoire, après la vague orange de Jack Layton, en 2011.

Enfin, le Bloc québécois a remporté 10 sièges, dont plusieurs de justesse, soit un gain de 6 sièges par rapport à 2011, et ce, même si sa part des suffrages au Québec est passée de 23 % à 19 %.

Comment les résultats de 2015 se comparent-ils avec les dernières projections de sièges ? En considérant tous les sondages de sociétés professionnelles publiés dans les derniers mois (consultez la liste complète ici), voici les moyennes* des totaux de sièges par région pour chaque parti :

Les incertitudes et intervalles de confiance des moyennes indiquées dans le tableau ci-dessous sont disponibles ici : PLC, PCC, NPD, BQ, PVC et PPC. Ces résultats ont été compilés lors de la projection fédérale Qc125 du 6 janvier dernier.

Soustrayons maintenant les valeurs de ces deux tableaux afin d’indiquer les écarts :

Dans les Maritimes, le PLC trône toujours en tête des intentions de vote, mais un balayage complet des 32 circonscriptions semble peu probable selon les chiffres actuels. En effet, les conservateurs se trouvent en position favorable pour enregistrer des gains, particulièrement au Nouveau-Brunswick.

Il n’y a plus de doute en regardant ces chiffres : une forte performance au Québec sera la clé de la réélection de Justin Trudeau. Avec l’effondrement du NPD depuis le départ de Thomas Mulcair, c’est le PLC qui récolterait de loin le plus grand nombre de sièges. S’ils parvenaient à remporter plus de 50 sièges au Québec (la projection actuelle est de 58, soit 18 de plus qu’en 2015), les libéraux pourraient alors espérer récolter une pluralité — si ce n’est une majorité — de sièges au pays.

Les chiffres ont fluctué énormément en Ontario depuis l’élection de Doug Ford à Queen’s Park en juin dernier. Au cours de l’été 2018, les conservateurs détenaient une avance moyenne de quatre à huit points en Ontario. Puis, à l’automne, le PLC a repris la tête, bien que la course demeure encore serrée avec le PCC. En effet, la projection de sièges actuelle place le PLC et le PCC à égalité statistique. Donc, si la tendance se maintient, le PLC essuiera des pertes en Ontario par rapport à 2015.

Dans les Prairies et l’Alberta, les conservateurs dominent actuellement dans les intentions de vote, au point où seules les circonscriptions de Winnipeg et de Regina-Wascana (Ralph Goodale) pourraient demeurer dans le giron libéral. D’ailleurs, selon les derniers chiffres, le PCC est même projeté en tête dans 33 circonscriptions albertaines sur 34 !

* * *

L’usure du pouvoir est venue à bout de plusieurs longs règnes récents au Canada : Pierre-Elliott Trudeau / John Turner, Brian Mulroney / Kim Campbell, Jean Chrétien / Paul Martin et Stephen Harper. Quel sera le sort des libéraux fédéraux en octobre prochain ? Si les Québécois devaient tourner le dos à Justin Trudeau, le PLC n’aurait presque et mathématiquement aucun chemin vers les 170 sièges requis pour une majorité.

Néanmoins, si on analyse les performances du PLC dans le dernier demi-siècle, cela risque peu de se produire. En effet, quelle est la fiche du PLC contre un Parti conservateur uni depuis 1969 ? (Indice : seuls des Trudeau ont remporté des majorités.)

Ce qui nous mène à Maxime Bernier et à son Parti populaire… Nous regarderons ces chiffres en détail dans une prochaine chronique.

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36 commentaires
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Le canada a vraiment besoin d’une alternative au parti libéral et au parti conservateur. Les conservateurs ne peuvent faire mieux, le npd est n’importe quoi et le bloc est désuet.

tant qu’un parti ne sera pas présent de la côté est à la côte ouest, les libéraux vont gagner.

Si la réélection de monsieur Trudeau est plutôt favorable, il sera probablement intéressant d’observer la répartition des votes dans nombre de circonscriptions. Un des enjeux de la prochaine campagne sera sans surprise les questions d’environnement et encore celles relatives aux inégalités sociales auxquelles sont liées le passage harmonieux de cette transition.

Monsieur Trudeau devra possiblement sortir de sa zone de confort pour conserver toutes chances de former un gouvernement majoritaire encore cette fois.

Sur de tels sujets, la performance des chefs de partis sera essentielle. En principe le NPD devrait avoir des atouts dans sa manche pour relever le défi de l’environnement. Ceci pourrait permettre à ce parti d’être moins vulnérable qu’il n’en parait actuellement.

Le parti de Jagmeet Singh devra démontrer sa force, sa détermination et exercer sur les électeurs-ices indécis-es un pouvoir indéniable de séduction.

Je suis curieux de savoir si le Parti vert sera également capable de capitaliser des votes sur ces thèmes. Si ce parti ne devait élire encore une fois qu’Elizabeth May, il faudrait se poser de sérieuses questions sur son leadership. Les Verts devraient logiquement représenter une force déterminante dans l’avenir du pays et… pas seulement en Colombie-Britannique.

Au Québec, je reste sceptique sur une possible résurrection du Bloc par la seule grâce de son unité retrouvée même sous la houlette d’Yves-François Blanchet. À moins qu’il ne trouve finalement la formule pour nous permettre de former un État républicain libre qui soit somme toute complètement indépendant. Encore faudrait-il que les souverainistes d’icite se libèrent de ce masochisme de type : indépendance-association-soumission qui les habite.

Lorsqu’on est libre, on se tient debout.

Les gens ne veulent plus entendre parler des mots indépendance et souveraineté ,,la raison de la descente du PQ et du Bloc le confirme donc passons maintenant a autre choses

@ michelfournier676,

Je partage en grande partie votre opinion. Cependant, ce que j’aimerais bien savoir c’est ce qui se trouve désormais dans cet « autre choses ». Je souhaierais d’autre part vous faire remarquer qu’aux dernières élections provinciales les deux partis « souverainistes, indépendantistes » ont obtenu tout de même et tout confondu 33,2% des suffrages exprimés. Et… je soupçonne un certain nombre d’électeurs « caquistes » d’être encore souverainistes….

58 sièges à Justin au Québec? No way. Impossible. Il va se passer quelque chose. Jamais pareil bouffon ira chercher autant de sièges au Québec

Je l’espère de tout mon cœur que Justin Trudeau ne passera pas . Un autre mandat avec ce parti et vlammmmm la déroute .

C’est vraiment à ça auquel il faut s’attaquer et des maintenant, Cessons de laisser des journalistes spéculer avec des donnés très aléatoires sur un future bien incertain pour Justin. Voilà que les prophètes de malheur veulent déjà insinuer la victoire de Juju. Non et non! Contestons afin d’éviter que les médias encore une fois fassent le jeu des politiciens en place.

On est des moutons au Québec et 50% de gnochons qui savent à peine lire et écrire, si on se prends pas en main maintenant, l’Islam Politique va prendre le terrain, on s’est débarassés de Couillard, de Coderre, il reste Trudeau, à cause de nos frontières ouvertes, nous ne sommes plus en sécurité, l’immigration on en a besoin, mais fait sécuritairement .

Les libéraux n’auront pas le status de parti après les élections fédérales en 2019. C’est le pire parti de l’histoire sans équivoque.

J’ai écouté à la radio des extraits de la visite de Trudeau à Regina.

Je suis tellement fier des patriotes qui ont défié Trudeau sur des points cruciaux, tels que la charia, l’immigration, etc. peu importe les plaisanteries de ses partisans libéraux naïfs. Que Dieu sauve leur âme, car ils ne savent pas ce qu’ils font!

Bravo, Patriotes! Passez le mot à ceux qui pourraient ne pas avoir votre courage. Vous êtes les Croisés de la présente époque. Continuez sur cette énergie et défier la propagande de ses autres visites jusqu’aux élections.

En octobre je vote pour le candidat qui a le plus de chances de battre le libéral dans mon comté, même si c’est le Bloc. Faut ce qu’il faut pour se libérer de ce gouvernement tordu qui ne sait pas compter.

J’ose croire que les québécois ne sont pas devenus ¨légumes¨ au point de faire réélire un navet comme premier ministre fédéral. Quoique… bien des gens sont encore à l’époque mentale de se faire acheter par une caisse de bière ou un frigo ! Quant à moi, comme un autre des commentateur de cette chronique, je voterais BLOC, peu importe le candidat, même en sachant que le Bloc ne pourra jamais devenir un gouvernement fédéral, ce qui n’est pas son but de toute façon. Comme on dirait en espagnol, ¨Anything but liberals…¨, tout sauf ça !

Vu que les Verts et le NPD n’ont a peu près aucune chance de remporter l’élection (et le bloc n’a mathématiquement aucune chance), je vois donc une minorité libérale comme le moins mauvais scénario. On pourrait même imaginer les conservateurs finir avec une poignée de sièges en plus mais avoir le NPD + les Verts qui décide de garder Trudeau au pouvoir en échange d’une réforme du mode de scrutin… Ça serait vraiment la meilleure chose qui pourrait arriver.

Le Québécois moyen est une boule d’émotions impressionnable et utilise très rarement sa raison lorsqu’il se présente aux urnes d’où mon opinion que le Québec sera très favorable à Trudeau.

Il est un des nôtres, est rassembleur, charismatique, a une personnalité relativement attachante, est séduisant et parle avec son coeur. Bref, il a tous les atouts pour conquérir les Québécois(es), surtout si les Conservateurs se mettent à augmenter dans les sondages.

Les Québécois sont prêt à donner la gérance de milliard de milliards de nos taxes que nous payons de nos sueurs au premier « moineau » qui se présente en vu de devenir le gérant de nos milliards de $, du moment qu`il est beau, qu` il fait pitié, qu`il se promène en campagne électorale en donnant la main à tout le monde en faisant de « selfies », sans savoir si seulement il fiable et compétant en matière de finance… il serait temps de se servir de notre jugement (cerveau )et non de nos émotions avant d`aller voter. C`est notre présent et notre futur qui est en jeu.

On ne voit pas Trudeau du même œil; ¨Il est un des nôtres, est rassembleur, charismatique, a une personnalité relativement attachante, est séduisant et parle avec son cœur¨… Cette phrase à elle seule dit exactement le contraire de ce qu’est Trudeau, il est tout sauf ça. On l’a vu quand il a rabroué une dame âgée qui lui posait la simple question ¨Quand allez-vous rembourser les millions pour les immigrants illégaux ?¨ S’il avait été des nôtres, il aurait répondu simplement sans engueuler et insulter cette dame bien de chez nous. Si c’est ça parler avec son cœur, on a vu le cœur qu’il a. Dire qu’il est séduisant, je me rappelle que son père avait été désigné comme le plus bel homme du Canada de son temps; c’est vous dire que tous les goûts sont dans la nature, même les mauvais. Alors, ses larmes de croco quand il demande pardon devant différentes communautés, il peut se les garder, il ne me fera pas pleurer. Un guignol, c’est un guignol !

@ C. d’Anjou:

Je comprends très bien qu’un séparatiste en fin de parcours soit pris de panique devant la possible réélection de Trudeau mais il faut quand même admettre qu’il possède des qualités évidentes et utiliser UN événement pris hors contexte pour tenter de le discréditer est disons…questionnable.

Je ne suis pas personnellement très favorable à sa réélection pour différentes raisons et j’attends de voir les alternatives mais je dois avouer que jusqu’à maintenant, je ne suis pas très impressionné par celles-ci.

Entretemps, Trudeau défend ardemment le Français en Ontario contrairement au Parti québécois qui était au pouvoir lors de l’épisode de l’hôpital de Montfort, et il a récemment nommé un quatrième ministre dans la région de Montréal. C’est quand même un plus.

M’enfin, on verra comme disait l’autre. Il reste encore beaucoup de temps avant l’automne prochain.

J’espère que tu te trompes avec ton commentaire . Pour ma part il n’a pas eu et n’aura jamais mon vote . Il nous tue à petit feu nous finirons déguiser comme il aime tant le faire .Il aime tellement cet habillement qu’il serait beaucoup plus simple qu’il déménage dans ce pays .

Belle remarque raciste à l’os… Il y a encore une frange de
l’électorat au Québec qui se complaît dans l’auto-racisme
il faut croire, malgré la dégelée qu’ils ont subi au provincial.
Il y en a qui n’apprendront jamais…

@ François 1 : ¨utiliser UN événement pris hors contexte ¨… S’il ne s’agissait que d’un événement, ce serait déjà pas pire, mais il y en a tellement d’autres. Et je ne vois pas comment l’événement dont je parle est ¨pris hors contexte¨, bien au contraire, il était bien à sa place et de la bonne façon.
Quant au ¨ Je comprends très bien qu’un séparatiste en fin de parcours soit pris de panique ¨, je ne suis aucunement pris de panique, je ne comprends tout simplement pas comment ni pourquoi les québécois votent encore pour un autre Trudeau; ils n’ont rien compris la première fois ??? Je suis effectivement séparatiste, car le Québec ne peut pas et ne pourra jamais être ¨souverainiste¨ dans la fédération actuelle. Je suis même prêt à parier que l’ouest canadien va se séparer du ROC avant nous, et ce qui serait cocasse et ironique, ce serait qu’on en mette la faute sur le Québec en rapport avec la péréquation.
Pour ce qui est du ¨en fin de parcours¨, personne ne manque ce but là, pas même le plus timoré de nous.

@ C. d’Anjou,

En tout respect j’aimerais apporter quelque nuance à vos plus récents propos. Vous écrivez en substance : « (…) je ne comprends tout simplement pas comment ni pourquoi les québécois votent encore pour un autre Trudeau; ils n’ont rien compris la première fois ??? »

Vous êtes d’une génération qui a connu Pierre Elliott Trudeau et vous avez certainement des motifs de ne pas avoir pleinement apprécié toutes ses politiques, mais… c’était il y a 50 ans.

Depuis les Québécoises et les Québécois qui ont le droit de vote et qui l’exercent, ne sont pour un très grand nombre plus les mêmes que celles et ceux qui votaient en 1968 ou encore même dans le début des années 80. Tout dépendant de votre âge, en 68 même, vous n’aviez pas encore le droit de vote ou vous veniez à peine de le recevoir. C’est donc la génération de vos parents ou vos grands parents qui votaient en très grand nombre Trudeau.

Bien que Justin Trudeau soit le fils de son père. Il n’est pas pour autant le clone de son père.

Dans notre système politique, vous n’êtes pas sans ignorer qu’un Premier Ministre est un chef de parti. Les politiques du PLC ont évolué au fil du temps, comme d’ailleurs tous les partis au Canada. Un chef de parti applique (en principe avec discernement) les politiques du parti qui l’a mis au pouvoir.

Les politiques de Justin Trudeau, peuvent être critiquées ou critiquables, comme d’ailleurs celles de tous les partis qui exercent à un moment donné un mandat de gouvernement. Il est difficile et à tout le moins hasardeux de comparer les politiques d’aujourd’hui avec exactement celles du temps passé.

Tel que notre système électoral est configuré, nous ne choisissons pas directement un Premier ministre, nous élisons en tout premier lieu des députés. J’ai à une certaine époque voté pour un député du Bloc québécois parce que j’estimais qu’objectivement il représentait bien la circonscription dans laquelle je vivais. Ce vote n’était pas dû à des convictions, malgré tout, mon bulletin entrait en ligne de compte dans sa réélection. Quand j’ai déménagé… le dit député bloquiste n’a pas été réélu. En partie parce que la structure de l’électorat avait changée.

Les études faites sur la manière dont votent les électeurs, démontrent qu’il y a presque toujours une prime aux vainqueur, les indécis ont tendance à voter finalement pour celui ou celle qui a les plus grandes chances de l’emporter. C’est à cela que servent les sondages électoraux, pour influencer les indécis à voter pour le parti ou le candidat qui se trouve le plus haut.

@ M. Serge Drouginsky, vos analyses sont toujours bien élaborées. Eh oui, je crois être de votre âge, car en 1968, j’avais 18 ans et PET était au pouvoir sans que j’aie voté pour lui, car l’âge de vote était de 21 ans à l’époque si je ne me trompe pas.
Je n’ai pas apprécié ce que PET a fait contre le Québec alors, et comme la pomme tombe près de l’arbre, je craignais la même chose du fils de… Et je ne suis pas déçu en ce sens que junior continue la démarche de son père en nous enfonçant un multiculturalisme débridé au fond de la gorge, en rudoyant ses propres citoyens/ citoyennes devant les caméras dans un seul but électoraliste, en faisant le clown sur la scène internationale. Il n’a pas hérité, de ce côté, de la classe de son père, je dois l’admettre, malgré quelques réticences.
Et non, Trudeau n’est pas mon P.M. et le rêve que j’ai chéri toute ma vie ne se réalisera sans aucun doute pas de mon vivant, mais des surprises peuvent quand même survenir d’ici quelques années sur le plan politique canadien qui pourrait faire en sorte que le Québec puisse tirer sa carte du jeu. Une fédération, ça se construit… et ça peut se déconstruire aussi pour le bien de tous. Regardez bien ce qui se passe en Europe dont plusieurs pays en ont mare de se faire dicter leurs politiques par des gens qui ne sont mêmes pas élus par les peuples mais nommés par on ne sait qui (Ex: Jean-Claude Junker et autres).
J’aime le monde tel qu’il est, mais je ne suis pas un mondialiste et le jour où toutes les cultures seront mélangées (rêve de Trudeau), eh bien, il n’y aura plus de cultures, et nous serons tous beiges. Je trouve ça très décourageant. La nature a fait des milliers d’espèces d’oiseaux, voudrions-nous qu’ils deviennent tous pareils ??? J’en doute.
Bonne journée à vous.

@ C. d’Anjou,

Merci pour votre réponse, intéressante.

En 1968 j’avais 13 ans, dans la ville que j’habitais, les pavés volaient très très hauts. J’ai dû attendre, moi aussi d’avoir 21 ans pour pouvoir voter et jusqu’au mois de mai 1997 pour disposer du droit de vote au Canada. Tout comme vous, je pense que la façon de faire de la politique devrait évoluer dans le temps.

En ce sens, je suis un « jeune » électeur Canadien…. Contrairement à beaucoup de gens, je m’intéresse à l’histoire du pays dans lequel je vis. Je sais que PET n’a pas fait que des heureux. Mais je ne me sens pas obligé d’embrasser les querelles passées.

Jusqu’en 2014, le président de la Commission européenne était désigné par les chefs d’États ou chefs de gouvernements des État membres de l’Union. Il s’agissait en effet d’un choix discrétionnaire, mais pas anti-démocratique. Usuellement le choix se portait sur une personnalité consensuelle qui ne soit autant que faire se peut pas trop partisane.

Depuis, les choses ont changé, puisque ce sont les têtes de liste des partis à l’élection des députés européens (scrutin proportionnel intégral) qui sont éligibles au poste de président de la Commission. C’est donc le Parlement européen qui propose un candidat au poste de président. Jean-Claude Juncker était appuyé par une majorité de députés. Les membres du Conseil européen (chefs d’États) ont toujours le droit de refuser un candidat, mais pour se faire leur refus doit être à la majorité qualifiée (je vous passe les détails de la majorité qualifiée qui diffère de la majorité simple). Seul deux membres du Conseil s’étaient opposés à sa nomination.

Si beaucoup de gens en ont marre en Europe, ce peut-être pour d’autres raisons : pouvoir d’achat stagnant notamment, perspectives d’emploi nulles ou mainmise de l’ingénierie financière (quant-à-elle non élue) qui par son lobbyisme conserve encore dans bien des capitales le pouvoir de faire la pluie et le beau temps. Ce ne sont d’ailleurs que quelques aspects. La croissance de toutes formes d’inégalités (malgré les discours officiels), tout cela probablement n’aide pas et cela mine la confiance des gens envers leurs institutions.

@ François 1

« Le Québécois moyen est une boule d’émotions impressionnable et utilise très rarement sa raison lorsqu’il se présente aux urnes » (sic)

Manifestement, vous n’avez jamais digéré la défaite pourtant prévisible du PLQ l’automne dernier. Est-ce à dire que la majorité des Québécois manquait de raison à l’époque où le PLQ remportait les élections? N’importe quoi!

« Trudeau défend ardemment le Français en Ontario contrairement au Parti québécois qui était au pouvoir lors de l’épisode de l’hôpital de Montfort » (sic)

Faux! Au moment où la campagne SOS Montfort s’est mise en branle, le ministre Jacques Brassard (du PQ) réaffirmait la position du Québec : « Peu importe le choix que feront les Québécois quant à leur avenir politique, cela ne saurait remettre en question l’engagement de solidarité, je dirais même le devoir de solidarité du Québec envers les communautés francophones et acadiennes. Le Québec sera toujours solidaire des luttes que vos communautés mènent pour préserver leur identité et leur avenir » [source : La Presse, 14 mars 1997].

Que vouliez-vous que le PQ fasse de plus? L’hôpital Montfort relève évidemment de l’administration provinciale ontarienne, laquelle était alors dirigée par Mike Harris. Or, c’est lui seul qui par ses actions aurait pu mettre en péril cet important outil pour les Franco-Ontariens. Votre partisanerie anti-PQ vous aveugle, si bien que vous manquez de rigueur, hélas!

Votre projection des sièges pour le Québec ne me semble pas le reflet de ce qu’on entend ou lit sur les médias sociaux.

On sous-estime beaucoup le côte de popularité de trudeau no 2 tout en négligeant les ressentiments que plusieurs de ces décisions ou contradictions flagrantes des promesses de ce parti faites en 2015.

On sous-estime également, les forces du BLOC dans les régions, il est vrai que les médias, les journalistes en premier, font très souvent dans la caricature de ce Parti, nonobstant la »période martine »… la mode au dénigrement par plusieurs commenteux envers les réalisations de ce parti… alors, que peut d’entre-eux serait capable de faire les liens des nombreuses batailles menés au parlement par les parlementaires du BLOC… On verra bien dans les prochains mois.

Changer vos chiffres au Québec, une grosse majorité ne veut plus rien savoir de Trudeau qui a toujours dénigré le Québec et les canadiens français, on en a marre de ce bouffon.

Je ne voterai pas Trudeau. Je ne sais pas encore pour quel partie je vais voté mais ce ne sera pas pour « lui ». Par contre si ça prend ça pour réveille le peuple de flans mous à-plat-ventristes du Québec et qu’il s’éduque un peu sur son passé, présent et future potentiel et que Trudeau les motive asser pour qu’ils décide a considérer une République Québécoise indépendante pur et simple alors je dis votez Trudeau. J’encourage les gens a aller visionner les vidéos sur YouTube de M. Jean Jacques Nantel qui explique beaucoup mieux que moi comment on se fait voler avant de me répondre n’importe quoi. L’Alberta n’a que le pétrole sale et en plus est enclavée, parle d’indépendance et nous qui avons richesses naturelles a profusion ainsi qu’un accès privilégié a l’Atlantique et l’Arctique fesons dans nos culottes. Imaginez si chaque bateau qui passent le St-Laurent jusqu’à Toronto devait nous payez un droit de passage et que chaque baril de pétrole qui transite sur le territoire québécois était taxé par le Québec vous croyez qu’on aurait besoin de leurs péréquation? Oui! un gars comme Trudeau m’encourage a voir les options qu’y s’offre au Québec. Allez! Tirez vos boulets…

Tout d’abord, je crois qu’un Gouvernement minoritaire serait le bienvenu. Au rythme où Trudeau endette le Canada, il est temps que le PLC n’ait plus les coudées franches. Secondo, au-delà de l’intention ferme de sortir Couillard, il y avait derrière l’élection de la CAQ une certaine ferveur nationaliste québécoise qui pourrait profiter au Bloc. Et ce sera souhaitable. Comment peut-on sérieusement songer à voter davantage pour Trudeau après 4 années de gaffes ? Je comprends qu’il peofite avant tout de la faiblesse des autres particulièrement du NPD, mais voter Trudeau me semble être un non-sens. J’espère un retour en force du Bloc suffisamment élevé pour empêcher un Gouvernement libéral majoritaire.

Faut que le peuple soit con et pas à peu près pour aller réélire ce trudeau en lui donnant même plus de sièges ??? Espérons que le sondage a été mal fait ??? Les libéraux de trudeau, le fils aussi sale et hypocrites ? L’agresseur de femme, et le pro de l’immigration à outrance ! Il est le plus incompétent de tous les crottés qui ont passés là !

Le tout dernier sondage démontre qu’au Québec, ce sont très majoritairement les femmes qui voteraient pour Trudeau…

Des explications?