Le Quebecor dans le rouge !

Rassurez-vous, l’empire Quebecor se porte économiquement fort bien. C’est sa crédibilité qui en prend un coup, dans le dernier (et l’avant-dernier) baromètre des médias publié par département des communications de l’Université d’Ottawa. Voyez cette question et cette réponse:

On a comme l'impression que les lecteurs/téléspectateurs se doutent de quelque chose. (Cliquez pour agrandir.)
On a comme l'impression que les lecteurs/téléspectateurs se doutent de quelque chose. (Cliquez pour agrandir.)

Commentaire de l’auteur du rapport, Marc-François Bernier, titulaire de la Chaire de recherche en éthique du journalisme, qui ne sera pas cité de sitôt dans l’empire Quebecor :

On peut constater que la moitié des répondants partagent le point de vue de bon nombre de journalistes québécois quand ils soutiennent que c’est Quebecor Media qui utilise le plus ses journalistes pour servir les intérêts économiques et politiques de ses dirigeants.[…]

À la majorité (51,7 %) de ceux qui considèrent que les médias de Quebecor offrent la meilleure qualité d’information croient néanmoins que c’est aussi ce conglomérat qui utilise le plus ses journalistes pour servir les intérêts économiques et politiques de ses dirigeants. Cette majorité augmente chez ceux qui estiment que ce sont les médias de Radio-Canada qui offrent la meilleur qualité d’information (53,7 %), puis elle passe à 56,5 % pour ceux qui estiment plutôt que ce sont les médias de Gesca qui offrent la meilleure qualité d’information.

En somme, le fait d’être un fidèle des médias de Quebecor influence légèrement le jugement à ce sujet. […]

Finalement, la majorité de ceux qui estiment que la concentration de la presse au Québec nuit, un peu ou beaucoup, au droit du public à une information de qualité sont aussi d’avis que c’est Quebecor Media qui utilise le plus ses journalistes pour servir les intérêts économiques et politiques de ses dirigeants, contre moins de 45 % chez les répondants qui croient que la concentration favorise un peu ou beaucoup le droit du public à une information de qualité.

Il faut préciser que le sondage du Baromètre des médias 2010 a été réalisé alors que les journalistes du Journal de Montréal se trouvaient en lock-out depuis plus de 600 jours, ce qui constitue le conflit de travail le plus long de l’histoire des médias québécois. Mais il a été réalisé avant le rejet, très médiatisé et très commenté, des offres patronales par les journalistes, le 12 octobre 2010.

Par ailleurs, Quebecor est étroitement associé au projet de ramener à Québec le club de hockey Les Nordiques, ce qui nécessite la construction d’un amphithéâtre au coût estimé de 400 millions $ d’argent public exclusivement. Ces deux dossiers ont à la fois des supporteurs mais aussi des critiques, et d’aucuns ont déjà soulevé le fait que les médias de Quebecor seront mobilisés afin d’influencer l’opinion publique, tel le président de la Centrale des syndicats du Québec.

Ces nuances étant apportées, il serait étonnant que l’opinion manifestée massivement par les répondants de notre sondage repose simplement sur ces deux dossiers. Il semble plutôt vraisemblable que le jugement populaire se soit progressivement élaboré, et peut-être sédimenté pour longtemps, à partir d’un ensemble d’événements tels la couverture que des journalistes de Quebecor ont accordé, ou accordent toujours, aux produits de divertissement mis en ondes par le réseau TVA (Star Académie, Le Banquier, Occupation double, etc.).

On sait que des journalistes du Journal de Montréal ont déjà porté plainte au Conseil de presse du Québec à ce sujet, sans compter la multitude de commentaires et de critiques alimentés par la stratégie de convergence de Quebecor Media.

On peut lire le rapport complet ici.

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Au moins Québécor investit beaucoup au Québec et se veut rassembleur via son contenu très Québécois.Imaginons si en 2000 Ted Rogers avait mis la main sur vidéotron et tva et aurait piloté de Totonto cet immense réseau!… Nous serions complètement pris dans un espèce de »nation building »canadian sur fond d’écran rouge et noir à la rds. De plus Péladeau veut ramener une équipe de la LNH à Québec ce n’est quand même pas rien!

PKP est un gentil. Son drame tient avant tout en ce qu’il n’a jamais de sa vie, jamais voulu décevoir son père, Pierre Péladeau, même et peut-être encore plus après sa mort. Comme lui, en affaire, il se montre féroce et intraitable. PP était un géant, un entrepreneur considérable, un homme d’affaire hors du commun, un génie impitoyable (pingre et généreux à la fois mais limite, limite avec l’éthique des autres-pour dire le moins). PKP a appliqué au jdm, la potion qu’aurait utilisée son père pour un autre journal (il est difficile de penser qu’il aurait eu le courage de reprendre ses immenses cadeaux fait à son sixième enfant reconnu, qu’il considérait comme le plus bel endroit au monde et dont il était le plus fier, le journal de montréal (sans majuscules). Une chose est certaine, PKP comme son père est profondément, viscéralement Québécois.

Pierre Karl Péladeau n’a pas décidé de réduire considérablement le nombre de journalistes et les autres catégories de personnel rattachés au Journal de Montréal uniquement pour accroître les profits d’ensemble des entreprises de son conglomérat,

il l’a fait parce que le marché québécois de la presse écrite, tout comme les marchés canadiens, nord-américains et mondiaux en général de l’information sur papier, est sur une pente continue de forte décroissance.

Nous devons nous en rendre compte, l’information virtuelle est en voie de remplacer une importante partie sinon presque toute l’information produite sur support physique (journaux, magazines et autres) et ce, dans un avenir prévisiblement plus rapproché que lointain.

P. K. Péladeau a pris une décision d’affaire avisée au bon moment, c’est tout.

Si les conditions du marché de la presse écrite, qui ont entraînées une importante diminution des revenus publicitaires pour ce type de média, ont énormément changées à la baisse partout dans le monde, dû à la montée de l’information virtuelle, on ne peut lui en imputer la responsabilité.

En tant que dirigeant d’entreprises privées responsable, qui doit protéger l’ensemble de ses secteurs d’activités, en ne conservant et en ne mettant l’accent que sur les seules activités rentables de ses entreprises, il se devait de le faire.

Il serait aussi financièrement malsain à moyen et plus long terme, de renflouer une activité qui est appelée à devenir plus ou moins rapidement déficitaire à même les profits d’opération d’une autre ou de d’autres activités rentables.

Un groupe d’entreprises, quelle qu’il soit, ne peut pas très longtemps utiliser les profits de ses activités rentables pour soutenir une activité en définitif déclin, il en deviendrait tôt ou tard, financièrement incapable.

M. Lisée connait-il les notions élémentaires de probabilités et de statistiques? S’ils les connaissaient, il aurait tout de suite vu (cela ne prend quère plus que 3 secondes de réflexion) qu’il n’y a aucune différence significative entre le 51.7 % et le 56,5 % d’un de ses paragraphes. L’analphabétisme mathématique de la plupart de nos journalistes est vraiment désespérant et extrêmement dommageable.

Bien sûr un médium qui sert amplement les intérêts politiques des journalistes (comme Radio-Canada) a nécessairement plus de crédibilité, n’est-ce pas? Servir les intérêts politiques d’un journaliste (en lui permettant d’inviter ad nauseam ceux qui pensent comme lui ou qui vont répéter ce que lui-même voudrait dire, mais ne le peut , de peur de paraitre « non-objectif), c’est nécessairement noble, n’est-ce pas? Alors que servir les intérêts d’un dirigeant, c’est nécessairement sale, n’est-ce pas?

Pourquoi ne pourrait-on pas faire l’hypothèse qu’il y a plus d’intelligence dans le dirigeant moyen que dans le journaliste moyen?

« Au moins Québécor investit beaucoup au Québec »

1) Investissement = rendement (ce n’est pas désintéressé) et d’où provient ce rendement ? de la poche des annonceurs et des acheteurs (donc du Québec); ça ressemble plus à un drainage de richesse vers Québécor qu’à une vraie création de richesse

2) Avec le nombre de mises à pied dans les 30 lock-out des 14 années de pouvoir de PKP (au lac Saint-Jean, le précédent lock-out a fini par forcer une entente: de 23 employés, ils ont tombés à 5, pas fort comme création d’emplois)

3) Un démentèlement des grands conglomérats des médias québécois permettrait d’avoir plus de liberté d’expression, sans perdre le contrôle de nos médias à l’étranger, et forcerait les journaux à avoir leurs propres journalistes au lieu de « récupérer » ce qui se fait ailleurs dans le « réseau »: donc plus d’emplois et plus de nouvelles locales

4) »Péladeau veut ramener une équipe de la LNH à Québec ce n’est quand même pas rien »

Aux frais des contribuables qui devront lui payer un amphithéâtre (tandis que lui empocherait les profits générés par l’équipe). De plus, l’amphithéâtre ne pouvant, probablement, être rentable qu’avec les Nordiques, il pourra à tout moment user du chantage classique des gros gens d’affaires: « loyer modique et abris fiscaux sinon je sacre mon camp avec mon équipe ». Bref, les Nordiques ne nous rapporteront que des miettes pour compenser les énormes montants qu’on va investir dans l’amphithéâtre.

@honorable

« ’il n’y a aucune différence significative entre le 51.7 % et le 56,5 % »

Si nous faisons l’hypothèse que la taille (N) de l’échantillon était de 1000 répondants, c.-à-d. la taille optimale pour obtenir un échantillon représentatif de la population du Québec, la marge d’erreur peut être théoriquement calculé ainsi e = 1/(racinecarrée de N) donc ici:
0,031622776601683793319988935444327

Soit: 3%. A ma connaissance la différence entre 57% et 52% (il faut arrondir pour ne pas tomber dans de la fausse précision) égale 5%.

Donc, statistiquement vous avez tort. Mais, la véritable réponse à cette question de signification passe par un test élémentaire, celui du Chi 2. Je suppose que notre universitaire s’y est plié.

P Lagassé

Pour l’équipe de hockex ce sera tellement payant qu’il n’aura pas de chantage à faire. Car pour la bâtisse, si Péladeau paie un loyer à la ville ce sera assez minimum comme paiement mensuel.Je crois aussi qu’il va investir dans la bâtisse via la caisse de dépôt Québec et ses investissements sont beaucoup plus importants chez-nous que Power et Gesca de Desmarais.

Je suis convaincu que Québécor investi plus d’argent au Québec, encourage et donne de l’emploie à beaucoup d’artistes et d’artisans Donc cela est rassembleur et n’est pas tapisser de feuille d’érable sur fond rouge et noir…

Cependant pour la liberté d’expression je suis d’accord avec vous. Mais ne pas oublier que Péladeau a des chroniqueurs autant souverainstes que fédéralistes. Ce que ne sont pas les apôtres de Paul…

Bonjour,
Mais que serait le Québec séparé du Canada sans aucune solidarité sociale avec des travailleurs qui croupissent sur le trottoir suite à un lock-out de l’employeur Québécor ? Les nationalistes québécois qui sont d’ardents consommateurs du Journal de Montréal et de TVA ont beau se péter les bretelles mais au moins, Rogers a beaucoup plus d’humanisme avec son personnel. Le problème est souvent le fait que le Québécois est infiniment plus habitué de recevoir au lieu de donner. La solidarité, kossé que ça donne! Une maudite chance que le OUI n’a jamais passé, ce serait catastrophique sans la solidarité canadienne et sa péréquation. Au plaisir, John Bull.

Bonsoir,
Et dire que Monsieur Pierre Péladeau fonda le Journal de Montréal en profitant de la grève du Montréal Matin et surtout, en s’affichant comme un nationaliste ! Point n’est besoin de dire qu’avec les trois S, soit du sang, du sexe et du Sport et la technique de communication KISS, soit Keep it simple and Stupid, il rejoignit la plupart des nationalistes québécois ! Et peu de temps après avec Monsieur René Lévesque comme columnist à la page 6 et la femme toute nue de la page 7. Le jaunisme venait de frapper la Belle Province avec plus ou moins un million de lecteurs au bout de six mois ! Et la belle histoire continue même avec un lock out de Québécor avec ses travailleurs sur le trottoir….. Enfin, si c’est ça la société dite distincte, ne me parlez surtout pas de souveraineté en me donnant des hauts le coeur ! Au plaisir, John Bull.

On parle bien entendu d’un sondage de perceptions et non de faits.

Car si on parle de faits au sujet de médias qui utilisent le plus ses journalistes pour servir les intérêts économiques et politiques de ses dirigeants, pour moi Gesca et Quebecor sont sur un pied d’égalité.

Non mais…. Gesca, Power corp, Desmarais… les éditos de Pratte et cie, pro-fédéralistes, pro-droite, pro-conseil du patronat… Difficile à battre…la différence c’est que eux utilise la manipulation de concepts politiques, commerciaux de haut niveau, ce qui ne touche pas les gens dans leur quotidien(du pain et des jeux, c’est tout ce que le peuple réclame!)

La stratégie de Québécor est plus évidente car elle concerne de produits directs de consommation: revues, abonnements videotron, billets pour les Nordi… euhh pas encore!!!

Bref, ca donne quand même un éclairage sur ce qui est important pour les gens: Ils se sentent manipulés par le 7 jours qui fait la promo de Star Ac. Mais ne se rendent pas compte de la manipulation intellectuelle de Power Corp( qui est aussi le patron caché de Sarko, Charest, etc…)

Et comme le JdM est le plus lu, alors il faut croire qu’il y a des intérêts convergeant entre les Québécois et les dirigeants de Quebecor.

« c’est Quebecor Media qui utilise le plus ses journalistes pour servir les intérêts économiques et politiques de ses dirigeants »

Je suppose que Rogers vous paye pour servir les intérêts du Chez-nous des artistes…

Lorsqu’un sondeur pose une question idiote, il faut s’attendre à ce que la réponse le soit aussi.

Mis à part auprès des journalistes progressistes syndiqués, la crédibilité de Quebecor se porte très bien.

David,

Pour paraphraser le dernier billet de Foglia, je dirais que le JdM est un fourre-tout et que les Québécois aiment bien ça…

Avoir un certain sens ethique, de la discipline et de la rigueur, est-ce vraiment une question d’orientation politique ?

Il y a de bons journalistes nationalistes et souverainistes qui travaillent pour « Le Devoir », et ils font souvent preuve de beaucoup de rigueur, de discipline et d’intégrité. De plus, ils n’ont rien de démagogues, et sont loin de pratiquer le « jaunisme ».

Pour moi, cela n’a rien à voir avec l’orientation politique. Rien n’oblige dans l’orientation politique d’un souverainiste ou d’un fédéraliste à être médiocre, M. John Bull(no 11).

Les journalistes fédéralistes de Gesca peuvent aussi faire un bon travail. D’ailleurs, on remarquera qu’ils apprécient parfois leurs adversaires. Je ne sais pas si certains l’ont déjà observé, mais plusieurs journalistes de Gesca semblent beaucoup apprécié Mme Marois. Même M. Pratte semble avoir un faible pour elle, et ne peut s’empêcher de la complimenter. Il faut dire qu’elle leurs donne un bon « coup de main » aux fédéralistes et à la droite. C’est bien d’être aussi « objectif ».

Vous nous parlez de Quebecor Media, mais il me semble que le groupe Rogers prend de plus en plus la même orientation que cette entreprise. Allez savoir, on verra peut-être apparaître à un moment donné « une femme toute nue » dans un coin de la page du magazine « L’actualité », afin d’attirer l’attention vers le blogue de M. Lisée ou la chronique de Mme Hébert. M. Wells nous l’a dit, il s’agit d’être « provoquant », alors soyons « provoquants ».

D’ailleurs, disons-le, ce phénomène d’abrutissement touche aussi Radio-Canada avec leur émission « Tout le monde en parle ».

Il est assez révélateur que TVA se plaigne que Radio-Canada les copie. Ils ont raisons les gens de TVA, l’abrutissement devrait rester leur domaine, ce n’est pas la vocation de Radio-Canada.

Souhaitons que nos médias retrouvent leur bon sens.

En fait, c’est toute la sphère de l’information qui sortira perdante de ce lock-out (si celui-ci prend fin un jour). Il reste à voir quel sort connaîtra RueFrontenac.com prochainement.

En fait le JDM/JDQ, c’est juste la version québécoise du New York Post : De la merde empilée dans du papier journal.

@Honorable

Après avoir cru constater une faille dans le raisonnement de M. Lisée, vous écrivez avec un mépris évident (commentaire #4):

« M. Lisée connait-il les notions élémentaires de probabilités et de statistiques?… L’analphabétisme mathématique de la plupart de nos journalistes est vraiment désespérant et extrêmement dommageable. »

Ne me dites pas, honorable PhD, que vous avez fait défaut de remarquer que le blogueur que vous aimez haïr cite ici un texte dont il n’est pas l’auteur? Il s’agit d’un texte, pourtant rapporté en mode « blockquote », de M. Marc-François Bernier, titulaire de la Chaire en éthique du journalisme.

=c=c=

Et pour bien démontrer l’étendue de ce mépris qui est vôtre, vous en rajoutez un peu plus, dans ce commentaire #5, tout aussi « lumineux » que le précédent:

« Pourquoi ne pourrait-on pas faire l’hypothèse qu’il y a plus d’intelligence dans le dirigeant moyen que dans le journaliste moyen? »

Je vous retourne la question. Vous le méritez bien: Ne pourrait-on pas formuler l’hypothèse qu’il y a plus d’intelligence dans le journaliste moyen que dans le détenteur moyen d’un PhD en biophysique moléculaire?

Vous vous êtes, encore une fois, tiré dans le pied. Mes félicitations!

Il y a beaucoup plus de censure sur le blogue de Québécor que sur les 2 autres mentionnés. Vous pouvez critiquer les journalistes du Devoir, vous pouvez écrire dans cyberpresse que « la presse est le pion de GESCA et du parti Libéral », etc… Vous pouvez même critiquer la famille Desmarais, ils vont vous publier. Critiquez PKP un tant soit peu sur le site de canoe et vous serez coupé. Je l’ai vu quelques fois par expérience personnelle, et même si la critique est légère.
Je ne dis pas que La Presse est admirable d’objectivité ou quoi que ce soit… Je note juste que dans le monde de PKP, que ce soit en relations syndicales, dans l’unanimité de son équipe éditoriale ou au niveau des échanges d’idées, il a des méthodes tendent vers la dictature. Son réseau de droite qu’il appelle « Liberté Québec », il a pris l’idée où? Dans un vieux politburo soviétique?
Je crois que le véritable besoin au Québec n’est pas dans d’un parti politique de droite, mais d’un réseau de médias de masse qui ne chercherait pas à imposer ses vues à son public. C’est pour ça, je crois, que PKP craint Rue Frontenac malgré sa petite taille.

M. Lisée a cité en blockquote des résultats non significatifs. Il était important de le souligner, afin de ne pas tomber dans des débats imaginaires sur des données non significatives. Si M. Lisée a cité les résultats en question sans mettre de « sic » ou « NDLR », c’est, nul doute, qu’il les croyait significatifs. Penser le contraire serait lui prêter de la mauvaise foi, ce que je ne saurais faire et ne ferai pas, même si certains le souhaitent.

Rappelons que le taux de réponse de ce sondage n’était que de 30 %, ce qui augmente encore la marge d’erreur réelle. Un bas taux de réponse introduit une erreur systématique qui est difficile à quantifier.

Pour bien comprendre le monde des « Sciences humaines » et les dérives qui y règnent trop souvent, lire « Impostures intellectuelles » d’ Alan Sokal et Jean Bricmont.

@Honorable #21

Vous vous perdez encore une fois dans les méandres de votre pensée tordue.

Le problème, je le répète, est que vous ne savez pas lire. Vous attribuez à Lisée des propos et des conclusions qui ne sont pas de lui.

Et vus cherchez encore une fois à noyer le poisson. Êtes-vous PhD en statistiques? Si vous le souhaitez,je puis vous référer à l’une des intervenantes de mon blogue, laquelle détient en mathématiques le même diplôme que vous détenez en biophysique?

Et quand vous vous enfargez dans les fleurs du tapis, votre humilité à nulle autre pareille vous interdit de reconnaître votre erreur.

En quoi donc Jean-François Lisée a-t-il commis l’erreur que vos lui reprochez aux commentaires 4 et 5?

Vous avez une réponse? Ou allez-vous encore vous défiler?

@warren peace: M. Lisée a commis l’erreur de citer des résultats qu’il aurait dû savoir non significatifs (c’est pourtant dit clairement au #21). Je n’ai nulle part attribué des propos à M. Lisée ou insinué que les chiffres sont de lui. J’ai tout simplement écrit qu’il aurait dû se rendre compte que les chiffres cités étaient non significatifs.

« un de ses paragraphes » (#4) référait, bien sûr, au texte entier de M. Lisée, qui inclut des citations. Il faut être malveillant pour voir les choses autrement. Quand je cite la page X du livre de l’auteur Y, c’est « une de ses pages », même si la page X peut être entièrement constitué d’une citation !

Bonjour M. Lisée,

Tout ce débat autour du rôle et de l’influence de la presse et des médias sur la démocratie me fait penser que finalement il serait peut-être mieux que la presse soit nationalisée d’une certaine façon ou que des contrôles quelconques favorisent une vraie liberté de presse et d’opinions. Le capitalisme ne favorisera jamais la liberté de presse, il favorisera toujours des intérêts privés. Comment réconcilier démocratie et capitalisme ?

@Honorable…

J’ai testé sur la différence entre ces proportions,

H0: Les trois proportions sont les mêmes

On rejette H0 avec une valeur p quasiment nulle…

Alors je tenais à vous dire que je trouve très comique l’idée de citer Sokal et Bricmont en racontant n’importe quoi…

D’accord, j’avais lu trop vite et comparé les mauvais pourcentages.

Vous avez raison il n’y a aucune différence significative entre le 51.7 % et le 56,5 %…

@Koval, votre jargon contient « plus de son que de sens », dirait Jean-Jacques Rousseau. Je dirai plus simplement : plus d’opacité que de clarté. Le jargon obnubilant (notamment le saupoudrage de symboles scientifiques dans le seul but d’intimider et figer les non initiés) est d’ailleurs une tactique classique utilisée par les imposteurs que Sokal et Bricmont dénoncent. Ces imposteurs, soit dit en passant, sont presque tous francophones ! A vous lire, je constate qu’ils ont généré des disciples…

Le commentaire précédent (14:39) répond au premier commentaire de Koval, et a été écrit sur la base de ce seul commentaire. Espérons que koval se rachètera dans un 2ème commentaire qui le fera paraitre sous un jour plus favorable.

@koval : je vous pardonne votre erreur de lecture de 11:31, apprécie votre appui de 14:06 (où vous vous rachetez, ce qui vous honore) tout en espérant qu’un jour warren peace reconnaisse la sienne. Je rappelle de nouveau l’évidence que warrren peace n’a su saisir: les paragraphes du billet de M. Lisée incluent tous les paragraphes, que ces paragraphes soient des créations ou des citations!